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Sénégal : le crépuscule d’un pouvoir annonce-

Sénégal : le crépuscule d’un pouvoir annonce-t-il toujours l’aube d’un nouvel Etat ? 
Notre pays a été gouverné à son indépendance par un parti unique, d’abord traversé par des influences contraires (souci de préserver les intérêts de l’ancienne puissance occupante et nationalisme intransigeant) et qui ont abouti à la crise politique survenue en 1962. Après la mise à l’écart de l’ancien Président du Conseil, Mamadou DIA et avec l’instauration du régime présidentiel, la totalité du pouvoir revint au Président de la République, également secrétaire général du parti. Et comme l’on pouvait s’y attendre, malgré l’instauration du mutipartisme au milieu des années 1970 et une liberté accrue de la presse au bout des deux décennies suivantes, l’usure du pouvoir accompagnée d’une absence totale de démocratie au sein du parti en charge du gouvernement, a conduit à de graves dérives dans la gestion du pays. Cette évolution a eu comme conséquences une économie de moins en moins productive et proche de l’effondrement, des finances publiques en détresse et une accentuation inévitable des difficultés des populations que l’ajustement structurel n’a fait qu’intensifier. Aussi, le changement politique intervenu à la tête de l’Etat en 2000 avait-t-il suscité un grand espoir pour la majorité des Sénégalais. Mais cet espoir a-t-il été satisfait ? Les difficultés vécues jusqu’en 2000 ont- elles été vaincues ? Les faiblesses structurelles du parti actuellement au pouvoir sont –elles comparables à celles qui ont causé la défaite du parti socialiste en 2000 ? 
Mais d’un autre côté, les forces politiques qui offrent une alternative, qui proposent de réformer l’Etat, ont-elles réellement la capacité de changer en profondeur la situation que traverse le Sénégal ? Sont-elles suffisamment unies pour cela ? Les dirigeants de ce camp se sont-ils vraiment convertis à une nouvelle conception du pouvoir qui désormais ferait d’eux, s’ils revenaient aux affaires, d’authentiques serviteurs des populations, profondément engagés à œuvrer dans le cadre strict des priorités du pays, mais aussi renonçant à la personnalisation du pouvoir (c’est-à-dire à imposer aussi bien à leur entourage qu’aux membres de leur parti, le culte de leur personne) ? 
Voilà, nous semble-t-il, d’importantes questions qui interpellent chaque citoyen, pour peu qu’il ait une conscience claire et une lecture exacte des réalités vécues par notre pays. 
Quelle appréciation porter sur l’évolution du pouvoir actuel ? 
Il parait nécessaire, dans un tel exercice, d’évoquer les conditions dans lesquelles le P D S a été créé en 1974. Il faut en effet, se souvenir que le régime politique d’alors était fortement répressif, à l’encontre de tout opposant, si bien que le fondateur du P D S, Maître Wade, pour endormir la vigilance du Président Senghor, a dû présenter d’abord son parti comme un parti de contribution. Malgré tout, très vite, l’activité du P D S en a fait un vrai parti d’opposition, briguant les suffrages des citoyens, exprimant des opinions contraires à celles du pouvoir d’alors, sur plusieurs questions intéressant la conduite des affaires du pays. 
Il faut aussi signaler que Maître Wade a dû trouver seul les moyens qui devaient assurer le fonctionnement du parti, qu’il était aussi l’inspirateur exclusif de la ligne politique de l’organisation, l’unique interlocuteur des autorités et des partis étrangers appartenant à la mouvance libérale internationale. Cet ensemble de rôles donne au secrétaire national du P D S le sentiment qu’il est tout pour le parti. Et de là est peut-être née chez lui, la conviction que le parti est tout à lui et que même les personnes qui le secondent dans la direction de l’organisation, ne sont que des collaborateurs et absolument pas de vrais responsables. De même, la perception qu’a Maître Wade de sa relation avec les militants, l’a amené à toujours considérer que ceux-ci se sont ralliés à ses idées, à sa vision, d’abord, avant d’être, secondairement, et peut-être accessoirement, membres du parti. Cela signifie que, pour lui, même s’il abandonnait ce parti pour en fonder un autre, ces militants le suivraient dans leur grande majorité. Il faut ajouter à cette configuration le fait que le secrétaire national, durant son long combat, a toujours été aux avant-postes, payant de sa personne plus que tous les autres, étant régulièrement victime de privations arbitraires de liberté, le régime du parti socialiste voyant en lui son principal ennemi, plus qu’un simple adversaire politique. 
Voilà les raisons qui font que l’on peut regarder Maître Wade, comme celui qui a porté son parti au pouvoir et non l’inverse. 
Ainsi, l’on comprend mieux pourquoi la personne du secrétaire national prend le pas sur les structures du parti et l’on peut s’en convaincre encore plus, si l’on reste attentif, par exemple au rôle insignifiant que joue le congrès du P D S : celui-ci ne s’est pas réuni depuis plus de dix ans ! 
Il devient évident que l’appartenance de fait du parti au sécrétaire national, cette possession, ainsi que la déficience sinon l’invalidité des structures qui en sont les corollaires, conduisent à l’impossibilité d’une émergence de figures marquantes à côté du chef ; et les dispositions sont même prises, pour éviter qu’un cadre du parti acquière une notoriété qui en ferait un éventuel rival ; la notion de numéro deux est presque inconcevable et par conséquent il est difficile que le parti sécrète le mode de sa propre pérennisation. 
L’on peut aussi, sans se tromper, avancer que le chef du P D S, peut-être sous couvert du régime présidentiel, a bel et bien transposé sa relation avec son parti dans son rapport avec l’Etat. 
Ici aussi, il n’est pas loin de considérer que le pouvoir d’Etat, sinon simplement l’Etat, est tout à lui. Mais c’est précisémént à ce moment, qu’apparaissent les signes d’une dérive qui éloigne des schémas de la gouvernance républicaine et qui conduit vers une pratique monarchisante. Car comment comprendre que quatre ministères, que rien ne relie entre eux du point de vue des missions et des activités, puissent être confiés à une seule personne, de surcroît le fils du Président ? Et l’on ne peut parler d’un souci d’économie, dans un gouvernement qui compte quarante et un ministres, avec un bon nombre de départements dont les missions n’occuperaient pas, à plein temps, une direction nationale ! Il conviendra probablement de prévoir des dispositions dans la constitution, pour définir une norme de structure du gouvernement sénégalais et interdire certains cumuls qui n’ont droit de cité dans aucun royaume contemporain. 
Il n’est pas du reste, inutile de rappeler qu’être républicain et démocrate, ce n’est pas seulement observer les lois et règlements, c’est aussi être respectueux d’une certaine décence, d’une déontologie qui commande qu’on ne privilégie pas son clan ou ses amis, au détriment des autres citoyens ayant les mêmes mérites et qui au surplus appartiendraient à la mouvance politique en charge du pouvoir. L’on peut se demander, d’ailleurs, si le pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat de nommer les membres du Gouvernement et de définir leurs attributions, ne trouve pas sa limite dans le principe d’égalité des citoyens pour participer à la direction des affaires publiques de leur pays, stipulé à l’article 13 alinéas 1 et 2 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples. La même convention, ratifiée par le Sénégal qui d’ailleurs y fait expressémént référence dans sa constitution, prévoit à son article 2 que la jouissance des droits et libertés reconnus par la charte, ne doit souffrir d’aucune distinction liée à la naissance, ou à d’autres appartenances (race, ethnie, religion région etc.) Nous interpellons ici les spécialistes du droit administratif et du droit constitutionnel, car à notre sens, la ratification d’une convention internationale emporte l’intégration de ses dispositions dans le droit interne du pays concerné. 
Et cette conception que le chef de l’exécutif a de sa relation avec l’Etat, fait que toutes les autres institutions cèdent le pas au Chef de l’Etat, cet affaiblissement étant imputable à deux facteurs : le comportement du P D S au Parlement qui avalise de manière mécanique tous les désidératas de l’Exécutif et une instabilité organisée voire planifiée de l’institution gouvernementale. Ce dernier facteur est essentiel dans le dispositif, parce qu’il faut à tout prix éviter qu’un Premier ministre reste longtemps en poste, pour acquérir la popularité qui rendrait délicat son renvoi, ou en ferait un possible successeur. Quant aux ministres, leur statut n’a jamais été marqué par une égale précarité, tout cela, probablement, pour bien leur faire comprendre que leur vrai patron, ce n’est pas le Premier ministre. 
Ces constats faits sur la nature du P D S, mais aussi sur la vision que son secrétaire national a de l’Etat, font que, quand le pouvoir connaît des difficultés dans ses rapports avec l’opinion et avec les électeurs, c’est le Chef de l’Etat seul qui est considéré comme responsable, puisqu’étant à la source de toute décision, de toute nomination, de toute attribution de compétences, dans son parti et dans les structures étatiques. 
Une telle concentration du pouvoir et l’absence de voie tracée pour assurer une relève interne, propre à cette mouvance politique, suggèrent que le P D S n’est assuré d’aucune survie lorsque le Président Wade quittera son magistère. 
Au demeurant, l’opposition sénégalaise (ainsi que de larges secteurs de l’opinion) dit subodorer que, pour Maître Wade, c’est sa descendance qui doit assurer son prolongement politique. 
Mais si ce rève devenait projet, il se heurterait à d’énormes difficultés. 
En effet, si la démarche consiste à recourir de manière transparente et régulière aux suffrages des Sénégalais, on ne peut s’empêcher de retenir que les raisons de l’échec du test électoral de mars 2009, les affaires liées à la gestion contestée des fonds publics dans différents projets et sur lesquelles la lumiére n’a pas encore été faite, les accusations de corruption qui ont été relayées jusque dans les milieux internationaux, constituent de sérieux handicaps. Et il faut ajouter à cela, le fait que le bilan que le pouvoir peut afficher, concernant son action, même s’il présente des aspects positifs, est largement affaibli, quoiqu’on dise, par le caractère inapproprié des choix opérés dans l’allocation de certaines ressources, par la forte survivance de la pauvreté au sein de la majorité de la population, par les déficiences prononcées et récurrentes du secteur de l’énergie, l’insuffisante efficacité des fonds consacrés à l’éducation, le désarroi chez une partie importante de la jeunesse. Quant à l’agriculture, le seul secteur de l’arachide - où le gouvernement semble oublier que, en matière de culture industrielle, on produit pour vendre – est assez révélateur de l’imprécision et du caractère peu élaboré des politiques adoptées. 
Si par contre il s’agissait d’emprunter d’autres voies, en faisant violence à la constitution et aux valeurs républicaines, ce projet représenterait un grand danger pour la cohésion nationale et serait la source de grands périls pour la paix civile. Et commettrait une faute suprême tout homme politique, de quelque bord qu’il soit, qui, par ses faits et gestes et dans le seul but de servir une ambition personnelle, ferait sombrer le pays dans la violence et le chaos. C’est pourquoi, pour notre part, nous osons espérer que ceux qui prêtent cette intention au Président Wade se trompent, car une telle entreprise serait non seulement fort hasardeuse, mais elle remettrait également en cause la lecture que ses compatriotes ont de sa vie, de sa trajectoire politique, consacrée pour l’essentiel et jusqu’à l’alternance, à l’engagement sans concession, à la lutte continue pour la défense des libertés publiques et de la démocratie. 
Dans l’histoire de tous les pays, les grands hommes qui marquent leur époque, se distinguent souvent par une certaine hauteur de la pensée, par une vision qui porte loin, mais surtout, par un dépassement de leur propre personne, par un désintéressement qui force le respect, enfin par une constance à toute épreuve, dans la voie d’excellence où ils veulent engager leur peuple. Mais cette éminente position leur fait également obligation, si la vie leur en donne le temps, de savoir conclure leur action (ou de laisser à d’autres le soin de la continuer), à un moment et d’une manière qui permettent de garder intacte la valeur des symboles et référents qu’ils auront contribué à édifier. 
La description qui précède et par laquelle nous avons tenté de caractériser le modèle dans lequel s’est coulé le pouvoir actuel, à travers à la fois le parti et les institutions, suggère que de sérieux obstacles empêcheront un tel système d’assurer sa propre reproduction. En effet le pouvoir s’est assez replié sur lui-même, négligeant sa relation avec les populations et seulement préoccupé par les ajustements d’appareil pour constamment faire face aux compétitions internes. De plus, du fait de cette nécessité impérieuse de fragiliser quiconque affiche une prétention à une position dominante, aucun profil prééminent n’est apparu pour assurer une relève, sans même parler des résistances désormais très fortes de l’opinion qui montre des signes pressants et non équivoques d’aspiration à un vaste changement. 
C’est pourquoi il convient de s’interroger sur la capacité des forces politiques qui proposent de nouvelles options, de réellement mettre en oeuvre une autre conception de l’Etat et de mettre fin aux difficultés de tous ordres auquelles font face les populations. 
Le changement attendu peut-il être apporté par l’opposition ? 
L’opposition que l’on considère comme étant structurée, se retrouve dans le regroupement de Benno Siggil Sénégal. 
Cette organisation s’appuie désormais sur les conclusions des assisses nationales. Les dites assises ont été l’occasion d’inviter une partie de la société civile à se joindre à l’opposition, pour mener une réflexion sur les nouvelles orientations qu’appellent la solution des différents problèmes auxquels se heurte le développement du Sénégal, tant du point de vue politique, qu’économique et social. 
L’on peut donc dire le regroupement Benno Siggil Sénégal a désormais à sa disposition ce qui équivaudrait à un programme, même si ce dernier comporte des imperfections. 
Dans ce programme on notera la part résevée aux modifications jugées nécessaires quant à la charpente de l’Etat, où il est préconisé, en particulier, l’installation d’un régime parlementaire, en lieu et place du régime présidentiel. On peut tout à fait souscrire à cette proposition, quand on a fini de constater les dégats causés par l’extrême personnalisation du pouvoir qui, depuis l’indépendance du Sénégal, a vidé la démocratie representative de sa signification, de son contenu. On a assisté à la confiscation de la souverainté nationale par un pouvoir personnel qui a été peu contrôlé et rarement sanctionné. Et voilà pourquoi, il n’est pas surprenant qu’encore aujourd’hui, la majorité des populations vive une situation d’extrême pauvreté. Et l’image n’est pas surfaite, que de considérer que le Sénégal est un pays coupé en deux, présentant d’un côté l’essentiel des habitants dans un véritable dénuement et de l’autre, une minorité à qui rien n’est refusé et dont le style de vie ferait croire qu’elle appartient à un pays des plus développés. 
Mais, la question que l’on peut se poser est de savoir si les responsables des partis qui composent Benno Siggil Sénégal, adhèrent sincérement à cette réforme du système politique. Car, le régime parlementaire offre au Premier ministre, chef de la majorité à la chambre, la réalité du pouvoir exécutif au détriment du President de la république, qui n’a que des fonctions de représentation. Comment alors comprendre les disputes qui ont lieu entre les différents chefs de parti, pour désigner un candidat qui, s’il est élu, n’assurerait qu’une brève transition vers le régime parlementaire, après l’adoption d’une nouvelle constitution. 
Il y a donc là une grande inconnue concerant les intentions des uns et des autres, et cela constitue une hypothèque sérieuse, pour la mise en application de ce qu’on peut retenir comme étant les nouvelles options de l’opposition. 
Sur le plan du développement économique et social, la situation que vit actuellement le Sénégal nécessite, au-delà de la simple définition de nouvelles orientations, que les forces politiques qui promettent de redresser le pays, nous présentent de vrais programmes concernant chaque secteur et déclinant les différentes actions, par lesquelles des retombées mesurables accroitront les revenus du plus grand nombre. Il est temps, en effet, qu’une nouvelle détermination mobilise les acteurs politiques, et les engage à s’inscrire, désormais, dans la voie qui mène à une modification radicale de la structure de notre économie : celle-ci est, comme tout le monde le sait, caractérisée par un secteur tertiaire fournissant les 52% de la richesse nationale, alors que le secteur primaire où se retrouvent 65% de la population, n’est concerné que par 13 à 14% de ces revenus. C’est d’ailleurs une vraie supercherie que de dire que, parce que son produit intérieur brut par tête d’habitant est de 400 000 fcfa, c’est-à-dire 1095f, soit plus de 2 dollars par jour, le Sénégal, en conséquence, ne serait pas à ranger dans la catégorie des pays pauvres : ce qu’il faut plutôt préciser, c’est que les 8 millions de personnes qui vivent dans l’agiculture, la pêche, l’élevage ont moins de 300f par jour, n’étant concernées que par une très faible proportion du produit intérieur. 
En effet, à qui profitent les exédents d’exploitation du secteur des télécommunications, sinon à ses actionnaires ? A qui reviennent les bénéfices des banques et des assurances ? Qui est concerné par les profits du commerce de gros ? Etc… 
Nous attendons que l’on nous propose des actions pour que, en trois ou quatre ans, les importations de riz soient arrêtées, grâce à une production locale suffisante ; nous demandons qu’on nous présente de nouveaux itinéraires, pour permettre aux agriculteurs de vendre convenablement leurs récoltes. Nous souhaitons être convaincus que ceux qui, hier, ont privatisé la filière arachidière, seront assez intransigeants vis-à-vis de l’industrie, pour la forcer à reconsidérer sa politique d’approvisionnement et de vente, afin de privilégier la transformation de la production nationale. Mais aussi, quand prendra-t-on réellement l’engagement, en changeant l’échelle de nos ambitions dans ce domaine, de véritablement développer la production horticole du sénégal, en mettant à profit le privilège que nous confèrent nos ressources en eau, notre position géographique, notre climat ? 
Que dire de l’éducation nationale, où un mimétisme vis-à-vis d’un système étranger, empêche de concevoir et de mettre en œuvre les réformes propres à fournir les ressources humaines qu’exige le développement de notre pays ? 
Des autres services de base, où les ressources publiques ne sont dirigées que par dose homéopathique, alors que d’autres dépenses dont l’utilité est des plus contestables, sont privilégiées ? De l’énergie, où règne une grande opacité dans les filières et processus d’approvisionnement en carburant et où de sérieux audits sont plus qu’urgents ? 
Toutes ces questions et d’autres encore, demandent que ceux qui proposent une alternative, fournissent des gages quant à leur détermination à y apporter de vraies solutions et convainquent les Sénégalais que leurs espoirs ne seront pas à nouveau déçus. 
Mais le meilleur gage, c’est certainement, comme nous le soutenons constamment, que le jeu politique devienne équilibré grâce à l’apparition d’une troisième force, d’un nouveau pôle suffisamment fort pour rendre difficile aux partis traditionnels, la possession d’une majorité les autorisant à faire comme bon leur semble. L’exemple de ce qui se passe en Grande Bretagne nous donne raison, car dans ce pays, le parti libéral grâce à sa progression sans précédent, à obligé les conservateurs à conclure avec lui un accord de gouvernement, autour d’un programme dans lequel sont pris en compte une bonne partie de ses options. 
Pour arriver à de telles fins, comme nous l’avons suggéré, c’est la société civile qui doit s’impliquer, puisqu’il a été démontré qu’elle a des compétences, qu’elle n’est pas coupée des populations, qu’elle recèle en son sein de vrais patriotes. Il suffit donc qu’elle se mobilise, qu’elle s’organise, qu’elle se fédère même, de manière à mettre en commun ses moyens pour être encore plus forte. 
Toutefois, ici, il y’aurait lieu de prendre garde à bien distinguer entre les différents mouvements qui ont vu le jour récemment, et s’assurer que leurs vrais mobiles ne visent pas simplement à défendre des causes personnelles et qui ne concernent en rien l’intérêt bien compris des populations. 
En outre, l’apparition des nouveaux procédés d’expression que constituent les pétitions, consacrant un recours incontestable à une forme de démocratie directe, doit être encouragée et, dès que possible, institutionnalisée par une disposition constitutionnelle. Ce sera d’ailleurs l’occasion de faire de la pétition, non seulement un moyen de refuser une situation ou de faire abroger une décision jugée contraire à l’intérêt général, mais également un outil pour créer des règles nouvelles que les parlementaires, laissés à eux-mêmes, n’auraient pas votées. Il s’agit là, de lutter contre les blocages que les partis ont tendance à imposer, pour être les seuls canaux par lesquels s’exprime la volonté populaire et le plus souvent, faire tiompher l’intérêt partisan, comme le conçoivent les appareils et autres états majors. 
Les développements qui précèdent nous ont permis d’identifier les traits qui caractérisent la situation actuelle du Sénégal, pays qui semble se trouver à un tourant décisif de son histoire. L’on voit, en effet, face à face, d’une part, un pouvoir qui vit une grande incertitude quant à sa survie et qui cherche dans tous les sens, des solutions pour une continuité, dont il s’est, jusqu’ici, volontairement privé des bases qui pouvaient la garantir ; d’autre part, une opposition qui a fait un grand effort pour élaborer les concepts et les stratégies en vue de changer profondément la nature de l’Etat et du pouvoir, mais qui doit surmonter les difficultés et les obstacles sur le chemin d’une union durable. De plus entre ces forces traditionneles, apparaît une société civile, porteuse des vrais espoirs de ceux qui doutent, désormais, de la capacité des partis à relever ce pays, qu’ils ont contribué à installer dans la difficile situation où il est plongé. 
C’est pourquoi l’on peut avancer que les Sénégalais sont devant un défi de la plus grande importance et fondamentalement politique. Il leur faut reprendre en main leur propre destin, définir eux-mêmes les priorités de leur pays, s’impliquer dans l’action pour que celles-ci soient au coeur des programmes de l’Etat. Pour cela, de nouvelles formes d’organisation politique, d’autres canaux pour exprimer toutes les opinions, s’avèrent nécessaires. Et tout doit être mis en œuvre pour qu’une telle mutation s’opère dans les meilleurs délais, de manière à éviter qu’une décennie soit encore perdue, aggravant la détresse déjà profonde de ce vaillant peuple. 
• Sidy DIOP « Convergence Patriotique- le Sénégal d’abord » 
• Email sidyamadouyella@hotmail.com 
 
 
 
 
 
Penda Mbow : " Abdoulaye Wade veut tout ramener à lui" 
Retour sur 50 ans d'indépendance pour le Sénégal, avec Penda Mbow, ex-ministre de la Culture. 
 
Historienne, animatrice de la société civile sénégalaise, Penda Mbow, 55 ans, préside le Mouvement citoyen. Ministre de la Culture durant quelques mois en 2001, elle enseigne l'histoire du Moyen Age ainsi que celle des religions à l'université Cheikh-Anta-Diop de Dakar. 
Le cinquantenaire suscite-t-il au Sénégal des débats passionnés? 
Depuis 1960, la perception de l'indépendance a beaucoup changé. L'intérêt, au fil des ans, s'est estompé. On est loin de la ferveur populaire palpable durant la première décennie de l'ère post-coloniale. Ce qui n'empêche pas certains acteurs politiques d'utiliser cet anniversaire sur un mode populiste. En clair, le pouvoir a voulu en faire sa chose. Au sein de la population, on ne sent pas réellement de dynamique ni de mobilisation. D'autant que nous n'avons pas pris le temps d'engager le débat sur le contenu de cette indépendance, ni sur notre trajectoire au long du demi-siècle écoulé. Deux nuances toutefois. Dans la diaspora, il existe un effort de réflexion, comme l'atteste une conférence tenue récemment à New York. Et au pays, dans le cadre des Assises nationales, on a planché pendant deux ans sur la situation politique, économique et sociale du Sénégal. Avec à la clef un rapport de 300 pages, présenté comme une contribution importante au cinquantenaire. 
Comment s'inscrit, dans un tel contexte, l'inauguration sur les hauteurs de Dakar, le 3 avril dernier, du très controversé Monument de la renaissance africaine, si cher au président Abdoulaye Wade? 
On a vu dans cette période éclore des polémiques sans lien véritable avec la commémoration de l'indépendance elle-même, au risque de focaliser les esprits sur d'autres enjeux. Tel fut le cas au sujet de ce fameux monument. J'observe que la beauté du spectacle proposé à cette occasion n'a pas suffi à remplir le stade de Dakar. Le résultat de la tentative de récupération politique me paraît pour le moins mitigé. Tout le monde peut s'accorder sur le thème de la renaissance du continent ou de l'idéal panafricain. Mais il ne s'agit pas là du meilleur facteur de mobilisation : l'objectif unitaire semble tellement difficile à atteindre au regard des difficultés qu'éprouvent les citoyens au jour le jour... Il dessine certes une ligne d'horizon, mais ne résout pas les tracas du quotidien. 
Comment, à vos yeux, aurait-il fallu contourner cet écueil? 
On aurait pu, on aurait dû creuser notre projet de société, nos rapports avec l'ancienne puissance coloniale, s'interroger sur notre héritage de pays leader, dont la capitale fut aussi celle de l'Afrique occidentale française, prompt à revendiquer son rôle historique. Après tout, l'intelligentsia africaine francophone a été formée ici. Il aurait été utile de se demander ce qu'il convient de faire pour aller de l'avant sur la voie de l'intégration continentale, ne serait-ce qu'à l'échelon sous-régional. Cette introspection n'a, hélas, pas eu lieu. Il y aurait tant à faire dans les écoles, les médias, à la télévision nationale. Mais Abdoulaye Wade occupe trop de place dans l'espace public, au détriment de notre véritable histoire. Il veut tout ramener à lui, à sa personne. Et prétend apparaître comme le leader incarnant à la fois l'indépendance et la renaissance. D'où les relents de populisme évoqués précédemment. 
Doit-on attribuer aux impératifs du calendrier - le cinquantenaire cette année, l'échéance présidentielle de 2012 - l'apparent durcissement du discours d'Abdoulaye Wade envers Paris, patent lors du processus de rétrocession des bases militaires françaises? 
Il faut remonter plus loin dans le temps. A l'époque où Jacques Chirac, alors à l'Elysée, a voulu mieux honorer la mémoire des anciens combattants venus d'Algérie. Wade s'est senti relégué au second plan. C'est alors qu'il a lancé la Journée du tirailleur. Les rapports avec la France connaissent ainsi des hauts et des bas. Et le président en joue pour mieux négocier le soutien de l'ex-puissance coloniale. Depuis l'accession d'Abdoulaye Wade à la présidence, le discours s'est d'ailleurs focalisé sur les dossiers conflictuels. 
Quel souvenir personnel gardez-vous du printemps 1960? 
J'étais très jeune, mais je me souviens fort bien de l'ardeur et de l'enthousiasme qui régnaient alors. Tout le monde croyait avoir brisé les chaînes de la domination coloniale. Chacun avait envie de construire le pays, de montrer son savoir-faire. Je vois encore le défilé des tisserands et des artisans. Nous avions devant nous une perspective exaltante. A la différence de la jeunesse actuelle, confrontée notamment à la pénurie d'emplois et aux carences du système éducatif. Qu'on songe à la vague d'émigration sauvage de 2006-2007, des candidats à l'exil entassés au péril de leur vie sur des rafiots de fortune. Autant dire que l'adolescent de 1960 était beaucoup plus idéaliste que celui de 2010. Reste cette question : comment galvaniser aujourd'hui les énergies ? 
Quelles icônes peuplent aujourd'hui le panthéon des élites sénégalaises? 
Il est plus que jamais dominé par la figure du Ghanéen Kwame Nkrumah, incarnation du dessein panafricain et, pour reprendre la formule qu'emploie Robert Badinter à propos de Condorcet, de l'intellectuel en politique. Mais d'autres pionniers bénéficient d'une excellente image : le Tanzanien Julius Nyerere, respecté pour son intégrité, le Bissau-Guinéen Amilcar Cabral, le Burkinabé Thomas Sankara. Chez nous, aujourd'hui, le rappeur Didier Awadi a le mérite de ramener de tels personnages sur l'avant-scène. En revanche, l'aura du Guinéen Ahmed Sékou Touré, jadis admiré pour son "Non !" à de Gaulle, a perdu de son éclat. On admet désormais qu'il fut un tyran sanguinaire, qui a beaucoup fait souffrir son peuple. 
Qu'en est-il en dehors de la sphère intellectuelle? 
Un phénomène vaut d'être souligné : le rôle éminent dévolu aux figures religieuses, notamment aux marabouts. Il y a là encore récupération politique des chefs de file emblématiques des confréries mouride ou tidjane. Lesquels tendent à supplanter dans la mémoire collective les héros de l'accession à la souveraineté. Voyez à qui sont dédiées maintes rues et avenues... Je viens de participer à une session de formation de jeunes leaders politiques : eux-mêmes invoquent souvent des référents religieux. Dans le même temps, de nombreux jeunes ignorent quasiment tout de personnages tels qu'Alioune Diop [fondateur de la prestigieuse revue Présence africaine, NDLR] et Mamadou Dia - le premier chef de gouvernement du Sénégal indépendant - ou de l'aventure du PAI, le Parti africain de l'indépendance. Quant à Senghor, on commence à l'oublier. 
Léopold Sédar Senghor ne serait donc plus la figure tutélaire du paysage sénégalais? 
Il demeure le père de l'indépendance et celui qui a construit l'Etat moderne. Nul ne conteste qu'on lui doit la mise en place d'institutions solides et une louable ambition en matière d'éducation. Bien sûr, certains l'accusent d'avoir servi trop docilement les intérêts de la France. Ce n'est pas mon opinion. Il a voulu hisser le Sénégal vers les sommets, quitte à placer la barre très haut. 
Le Sénégal a-t-il atteint, selon vous, l'âge adulte de l'indépendance? 
Il me paraît difficile de prétendre que le pays est authentiquement indépendant. L'indépendance n'est pas que politique. Si vous n'avez pas les moyens de votre développement économique ou de votre projet de société, s'il vous faut compter sur l'aide extérieure pour votre subsistance, votre souveraineté n'est pas totale. Nous vivons sous l'influence de plusieurs formes d'acculturation. Des tas de pays nous soumettent ainsi leurs projets éducatifs, et nous ne parvenons pas à garantir une école digne de ce nom à tous les enfants du pays. 
 
 
Auteur: Vincent Hugeux - lexpress.fr 
 
Quand Karim Wade s’essai dans la tromperie et l’endormissement  
Karim Wade s’insurge contre l’idée d’une dévolution monarchique du pouvoir tout en étant au cœur d’une stratégie visant à tout tenter pour le maintenir au sommet après le départ de son père.Le gars cherche à endormir son monde et à jouer sur les mots. Mais comprenons-nous bien : Ce n’est pas une tentative de dévolution monarchique à la Jigme Singye Wangchuck (Bhoutan) ou à la Tupua Tamasese Efi (Samoa) que les sénégalais déplorent. Cette tentative ne mérite même pas attention. D’ailleurs même si elle a germé dans leurs esprits, Ils ont vite fait de l’étouffer sachant qu’elle n’aboutira à rien et qu’elle risque de faire beaucoup de dégât dans leur rang. 
 
Ce que les sénégalais déplorent c’est cette tentative de monarchisation contemporaine mixée à la république que Karim Wade cherche à élever au rang de mérite. Ce que nos compatriotes ne sauraient tolérer c’est ce projet de dévolution monarchique du pouvoir qui emprunte les contours d’une succession démocratique et qui cherche à présenter le prince sous les traits d’un candidat méritant. Où se trouve le mérite quand on accorde à son fils prés de la moitié d’un budget d’un pays et qu’on le soustrait des mécanismes de contrôle et de sanction ? Où se trouve le mérite quand on lui permet de gérer une structure qui facture un kilomètre de route trois fois plus cher que les prix appliqués dans la sous-région sans être inquiété? Où se trouve le mérite quand il lui est donné le pouvoir d’orienter la politique de la nation sans être un élu du peuple et de bénéficier d’un traitement de chef d’Etat? Il ne s’agit pas de mérite mais bien de favoritisme. Un procédé digne d’une monarchie mais enroulé dans les méandres de la république pour mieux faire passer la pilule. 
 
Les hommes et les femmes émérites sont ceux qui sont le plus souvent persécutés et à qui on refuse le droit de dire la vérité. Après Bara Tall et autres, c’est Abdou Latif Coulibaly qui est visé aujourd’hui. Wade devrait savoir que les hommes et les femmes qu’il persécute sont également des fils et des filles d’autres sénégalais. 
 
Si son fils est meilleur que tout le monde parce qu’il a l’essentiel du pouvoir, qu’il se garde d’essayer de détruire les fils des autres qui n’ont que la sueur de leur front pour gagner leur vie et qui ont préféré faire un pacte avec la vérité et non avec le diable. 
 
Si Karim Wade pense que « c’est insulter les Sénégalais que de parler de projet de dévolution monarchique du pouvoir », nous lui rappelons que c’est Wade père qui a déclaré dans une interview sur TV5 qu’il n’excluait pas de se faire remplacer par son fils et qu’il sait comment les autres ont fait et qu’ils ne sont pas plus intelligents que lui. Et pour rappel il nous a déjà laissé une idée du procédé qu’il a compris des autres : Utiliser l’armée, l’argent et le pouvoir. N’est ce pas le Conseil qu’il avait donné à Faure Gnassingbe, pour le pousser de succéder à son père ? 
 
Si Karim Wade pense que « ceux qui évoquent cette tentative de dévolution monarchique du pouvoir ignorent tout de l’histoire du Sénégal », qu’il se souvienne que ce sont ses collaborateurs qui ont déclaré qu’ils allaient en faire le remplaçant de son père depuis lors ils ne font que prendre des galons dans l’appareil d’Etat. 
 
Karim Wade apparait aujourd’hui comme un personnage de cirque qui suscite intérêt et curiosité mais sur qui tout le monde compte pour mettre fin au spectacle. Cependant, puisqu’il distribue des bonbons après chaque piètre prestation, beaucoup ne sont pas pressé de le voir céder la place mais tôt ou tard le spectacle prendra fin. 
Fatou DOP 
fatouivon@yahoo.fr 
www.fatouivon.blog.com 
 
La vérité sur l’Affaire Sudatel selon Moubarak Lô :Une fumée sur un voile déjà épais et aussi opaque 
! J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre contribution parue dans le journal Walfadrji du mercredi 7 juillet 2010, intitulée La vérité sur l’Affaire Sudatel. Je salue votre courage et votre pertinence. Le pouvoir central va certainement vous tirer des lauriers, étant donné que vous volez, quelque part, à son secours en vous basant sur la rigueur intellectuelle qui sied en la matière, comme vous dites. C’est tout à votre honneur. Je ne dis pas que vous le défendez 
! ? A l’état actuel des choses, certainement pas au peuple sénégalais Cela dit, mon propos sera axé sur l’amalgame que pourrait apporter votre contribution qui, dans ma compréhension, cherche plutôt à expliquer pourquoi le ministre de l’Economie et des Finances a raison, plutôt que de dire la «vraie» vérité sur l’affaire Sudatel. L’affaire Su da tel, à notre humble avis, ne consiste plus aujourd’hui à savoir seulement si les 200 millions de dollars annoncés ont été versés conformément à l’accord dans les comptes du Trésor public, mais aussi et surtout de répondre à la question de savoir si la question des 20 milliards de francs Cfa de commissions révélée est avérée ou non et à qui profite-t-elle réellement 
! Or, dans votre texte, vous n’allez pas jusqu’à affirmer cela. Vous ne vous limitez seulement qu’à confirmer, j’allais dire plutôt qu’à prendre la défense du ministre de l’Eco no mie et des Finances Abdoulaye Diop, lorsqu’il affirme que, «Sudatel a réglé la totalité du prix de la licence…» et que le «Trésor public a entièrement perçu les 200 millions de dollars…» Plus loin, vous suggérez dans votre texte «qu’il est donc plus que temps d’arrêter la désinformation concernant un éventuel détournement de destination des 200 millions de dollars de la Sudatel». Soit, encore que le citoyen a le droit d’exiger toute la lumière sur cette question. L’intitulé de votre contribution, que je qualifierai de bonne foi, est en effet très éloigné de son contenu. Le profane qui vous lit ou qui en entend le commentaire, pourrait facilement conclure que tout ce qui se dit sur l’affaire Sudatel, notamment la fameuse question des 20 milliards de commissions, n’est donc pas vrai 
Auparavant, vous dites dans votre lead «que (…) Bara Tall a initié une pétition pour réclamer la vérité sur les 20 milliards de francs Cfa supposés avoir curieusement disparu lors de la transaction portant sur l’octroi d’une licence au groupe soudanais Sudatel».  
ou bien de voir la si tuation se retourner contre soi, lorsque la vérité éclatera ! Je n’écris pas pour défendre Bara Tall, que je ne connais que de nom, comme la majorité des Sénégalais. Je souscris et j’adhère d’ailleurs entièrement à sa démarche. J’ai plutôt envie de dire qu’en matière de communication, notamment par rapport à des situations de crise comme celle-là, l’analyse ou la relation des faits ne doit souffrir d’aucune ambiguïté. En un mot, la transparence totale, au risque d’être traité de partie pris 
– il a le devoir de le faire – il n’a pas intérêt à faire le contraire d’ailleurs, ni d’essayer de nous expliquer une perte de change ou non, que même nous les profanes en économie nous ne ferions pas. Vous avez si bien explicité cela d’ailleurs dans votre analyse. ; entre la comparaison de l’énoncé et du lead et le contenu du reste du texte. A notre avis, la question n’est pas de savoir si le ministre de l’Economie et des Finances a dit vrai dans cette histoire Au regard de tout cela, j’estime qu’il y a un réel amalgame. Ce que je désignerai comme un effet d’annonce – .Un titre vendeur, diraient les journalistes, une volonté manifeste de brouiller les pistes, diront d’autres - se situe à ce niveau  
Le fond du débat et du problème se situe au niveau de l’affirmation première qui parle de 20 milliards de commissions versées à des parties bien citées nommément et dont on ne nous a pas apporté jusqu’à présent un démenti catégorique avec des explications claires que la raison est en mesure d’entendre et de comprendre. On nous a annoncé le prix d’une licence négociée par une équipe, paraît-il en dehors des arcanes habituels, dont l’un est venu se glorifier des prouesses qu’ils ont effectuées, devant tous les Sénégalais, sous le «coaching éclairé du président de la République», au cours d’un Conseil des ministres dont il ne fait pas partie.  
? En un mot, la «Vraie» vérité sur l’affaire Sudatel qui englobe beaucoup de paramètres. J’estime donc que, lorsqu’un problème survient entre temps, avec une accusation aussi grave, après justement l’annonce faite par Abdou Latif Coulibaly de La Gazette, nous pensons que le minimum voudrait que le même scénario soit utilisé pour expliquer les tenants et les aboutissants de «cette grave accusation», qui n’a pas été officiellement démentie jusqu’à présent. C’est là où se trouve le mérite de Bara Tall qui, si je comprends très bien, ne demande pas si la totalité des 200 millions de dollars annoncés a été versée ou non, mais de savoir plutôt qu’en est-il des 20 milliards de francs Cfa de commissions dont on parle, à qui profitent-ils et pour quelle raison 
: Je saluerais la pertinence de votre texte si vous aviez répondu aux questions suivantes  
; (vous avez brossé d’ailleurs cet aspect) Pourquoi la licence ne nous est pas revenue au prix annoncé 
? Existe-t-il oui ou non une commission de 20 milliards de francs Cfa versée à des intermédiaires et à des officiels sénégalais lors de la transaction de cette licence 
? et quelle suite sera donnée à cette affaire Si oui, à qui profite cette commission 
? Sinon, pourquoi les autorités ne traduisent pas devant la Justice ceux (ou celui) qui ont porté ces graves accusations 
? Quels sont les vrais tenants et aboutissants de ce dossier 
: «Les personnes qui dirigent un pays où les populations sont, en grande partie, analphabètes et mal informées parviennent facilement à les instrumentaliser. Les chefs d’Etat africains doivent être honnêtes avec eux-mêmes et mener leur pays dans le droit chemin plutôt que d’exploiter l’ignorance de ceux qui leur sont aveuglément fidèles.» C’est la réponse à ces questions qui, je pense, correspondrait mieux à l’affirmation de votre titre La vérité sur l’affaire Sudatel. Tout autre forme de commentaire qui n’apporte pas d’éléments de ré ponse à ce questionnement somme tout basique participerait plutôt à jeter de la fumée sur le voile déjà épais et aussi opaque de cette affaire Sudatel qui, est loin encore de nous livrer la vérité. Nous sommes des Sénégalais, des Séné galais intellectuels, qui comprennent ce qui se passe ici et qui voyons ce qui se fait ailleurs dans de pareilles circonstances. Nous avons le devoir d’être du côté de la vérité pour servir notre peuple et non des individus ou des clans. J’ai envie de terminer ma correspondance fraternelle – parce que j’apprécie ce que vous faites dans votre domaine et pour le pays – en vous invitant à réfléchir sur cette citation de Wangari Maatahi, Pre¬mière femme africaine prix Nobel de la Paix , en 2004 qui disait  
 
Jean Paul NDIAYE 
Dakar 
 
BENNO : UN REFUGE DE CLANDESTINS, D’AIGRIS ET DE TAUPES 
Bon sang, où est passée l’opposition ? 
A analyser la situation politique au Sénégal, l’on se demande bien si les ‘réfugiés’ politiques qui composent « Benno » méritent d’être appelés opposants. Du tripatouillage constitutionnel aux remaniements permanents et chroniques, en passant par le conclave des imams pervers qui appellent à voter Wade en 2012, sans mentionner le poste de vice-premier ministre récemment créé et qui relève du foutage de gueule, l’opposition sénégalaise, croit avec naïveté, pouvoir mettre fin aux dérives d’Abdoulaye Wade sans descendre sur le terrain. 
Il faudrait le dire une bonne fois pour toutes. Un opposant comme Abdoulaye Wade, le Sénégal n’est pas prêt d’en revoir. La nature a horreur du vide. La République aussi. Wade et ses affidés occupent le terrain, de jour comme de nuit, et s’illustrent aussi bien dans la construction d’infrastructures que dans les scandales à répétition, les remaniements et nominations fantasmagoriques, alors que l’opposition, cloîtrée dans son salon privé de Benno, pense que le pouvoir s’offre avec des tournées internationales truffées de beaux discours semi-révolutionnaires. 
Au lieu de créer l’événement, nos opposants en herbe se contentent de commenter les informations quotidiennement relayées dans la presse. Heureusement que les Sénégalais, dans leur majorité, ne comptent pas sur ces gens là, pour venir à bout d’un régime qui ne tient plus que par le courage, l’abnégation et la longévité d’un seul homme, fût-ce le plus âgé des présidents du monde. Abdoulaye Wade, jadis opposant, n’hésitait pas à défier l’Etat et ses institutions, braver l’interdit, quitte à séjourner à plusieurs reprises en prison. Depuis la dernière répression policière relative aux émeutes de la faim à Dakar le 31 mars 2008, certains leaders de l’opposition, qui avaient décidé de battre le macadam aux côtés des émeutiers, n’osent plus braver les forces de l’ordre. Les grenades lacrymogènes sont passées par là. Chat échaudé craint l’eau froide. 
Voilà pourquoi vous ne les verrez ni à la DIC, ni dans les maisons d’arrêt, car ils ne méritent pas d’être emprisonnés à cause de leurs idées. Parce que des idées, ils en ont peu, très peu, ce qui explique leur attentisme et leur mutisme assourdissant devant les dérives d’un pouvoir à la merci d’une bande d’opportunistes prêts à tout pour s’agripper aux « entrailles » d’une république devenue une basse-cour, où toute sorte de volaille se croît invité à picorer. 
Une opposition qui sombre dans la naïveté, pensant que le seul fait d’être contre Abdoulaye Wade peut suffire comme programme politique. Ils ne proposent aucune réponse crédible devant les inquiétudes d’une jeunesse désœuvrée et en proie à l’émigration clandestine. Que ce soit la crise en Casamance ou les mouvements sociaux à la société de transport « Dakar Dem Dik », les étudiants thiessois qui réclamaient un bus, l’accaparement de la télévision publique par une bande d’érudits pervers qui font campagne pour un vieillard qui traîne un pas dans ce monde et l’autre dans la tombe, les alliés de Benno, dont certains ont participé au festin des vautours, jouent le jeu du pouvoir et ménagent le président, au nom d’une soi-disant opposition républicaine. 
Encore une fois, ce n’est pas la diaspora qu’il faut convaincre, mais bien les Sénégalais basés au Sénégal, confrontés à la hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité, les coupures intempestives d’électricité, sinistrés des inondations et victimes d’autres calamités. Au-delà des assises nationales, il est urgent de descendre sur le terrain et d’agir, parce qu’en matière de proximité avec les populations, Wade et ses alliés ont une longueur d’avance. Abdoulaye Wade pose des actes ; l’opposition, quant à elle, se contente de les commenter. 
Le dernier en date, sa candidature prématurément annoncée pour 2012, à 88 ans, ce qui devrait être dénoncé avec la dernière énergie, quitte à organiser des marches pacifiques pour l’obliger à se retirer, et montrer à la face du monde, que les Sénégalais ne peuvent aucunement être associés à de telles idioties qui n’honorent pas leur République, laquelle mériterait plus que les errements continus et caprices d’un vieil homme dont les humeurs sont aussi fluctuantes qu’une houle de l’océan. Pas plus tard que la semaine dernière, Abdoulaye Wade créait un poste de vice-premier ministre, après nous avoir cassé les oreilles avec la vice-présidence toujours vacante, dans une pollution sonore dont la République se serait passée volontiers. Si cette inflation institutionnelle ne rentre pas dans le cadre d’une diversion mûrement réfléchie, il faudrait y voir sans doute les conséquences de la dégénérescence des neurones… 
Les idées ont toujours été portées par des hommes, qui vaillent la peine de faire des sacrifices. Et ces hommes ne sont nullement à chercher du côté du pouvoir, encore moins dans les rangs de Benno, en passe de devenir un refuge de clandestins, d’aigris et de taupes qui n’empêchent pas Abdoulaye Wade de roupiller. 
• Momar Mbaye 
• mbayemomar@yahoo.fr 

 

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Modifié en dernier lieu le 14.07.2010
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