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Les 3
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Karim Wade,
Le mérite ne se
Quelle solution
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
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Monsieur le prés
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Vente des terres
Les masques tomb
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AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
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Electricité
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qui croire ?
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l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
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quelle Républiq
Sans Ethique
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véritables enjeu
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advienne que pou
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mendicité
Au secours !
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E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
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Etonnant Wade
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Y ' EN A MARRE !
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LEçONS
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TEST
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L’élection prési
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le 23 décembre 2
Violences scolai
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WADE (KARIM)
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La GOANA confiée à Karim WADE

 
L’OFFICE : Le dahira de Wade…  
Qui disait que le Pds n’est pas un parti, mais un dahira où la parole du « diawrigne» est d’or ? C’est tellement vrai que chez nos libéraux tropicaux, le suivisme est la chose la mieux partagée. Au lendemain de l’agression de Kara et Kambel par des éléments de la Brigade d’intervention polyvalente, ils s’étaient tous barricadés dans un silence complice. Personne n’a osé piper mot de cette agression barbare. Au contraire, ils disaient en coulisses que c’est bien fait pour ces casse-pieds de journalistes. La très médiatisée condamnation servie par Idrissa Seck, les a laissés groggy. Mais depuis que Laye Albatros Wade a recommandé de « laisser la justice faire son travail », les libéraux sortent du bois. Comme des diables de leurs boîtes. Leur groupe parlementaire demande à être reçu par le Comité pour la protection et la défense des journalistes. D’autres structures de ce dahira, pardon du Pds, ont maintenant le courage de condamner. Quelle hypocrisie ! 
( Mor Todjangué )  
XALIMA : 
Redaction Xalima, vendredi 18 juillet 2008 
Source :loffice.sn 
 
Il n’y a plus l’ombre d’un doute que Wade veut que son fils Karim Wade lui succède à la tête du pays. Après les chantiers de la Corniche, qui ne sont pas encore terminés, et qui ont coûté des dizaines de milliards au contribuable. De sources sûres, La Goana, un autre projet de plusieurs milliards de francs Cfa, pourrait être confiée au très choyé fils du président de la République. Un tremplin pour une entrée fracassante dans le monde rural, en prélude à la présidentielle de 2012… 
 
Comme qui dirait, dans ce pays, il n’ya pas suffisamment de cadres ou de gens formés pour piloter à bon port les projets de la nation. Depuis un certain temps, c’est un groupuscule d’hommes nichés au cœur du pouvoir, qui pilote les « grands projets ». Et pourtant, le Sénégal regorge de ressources humaines capables de faire le boulot. L’objectif n’est rien d’autre que de mettre en évidence, un homme, Karim Wade. Le bilan des chantiers de la Corniche n’est pas encore fait, voilà que, de sources concordantes, il serait en route pour piloter le projet de la Grande offensive agricole pour la nourriture en abondance(Goana). Encore un pactole de plusieurs milliards… Depuis la fin de l’Oci, Karim Wade s’était quasiment retrouvé au chômage. Il n’a presque plus d’occupation visible dans le pays. Sinon quelques chantiers attardés de l’Anoci… Il fallait lui trouver une autre activité qui le mettrait en évidence. Et la Goana tombe à pic pour ses ambitions présidentielles. Selon nos sources, le fait que Karim Wade se retrouve à la tête de la Goana est une décision éminemment politique. Nos sources nous révèlent que ce projet va lui permettre de sillonner le pays, et de se retrouver au niveau des hameaux les plus reculés du pays. Les outils agricoles, les semences et autres billets de banque vont lui permettre de se faire une certaine base politique dans le monde paysan, où, il faut le reconnaître, Karim Wade est inconnu. Comme ce qui s’était passé avec l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci), la Goana sera fortement médiatisée. Et des responsables du Pds et de la Génération du Concret seront mis à contribution pour installer des cellules de cette structure jusque dans les villages les plus reculés du pays. Dans les tout prochains jours, soutiennent nos sources, les médias d’Etat ne parleront que de Karim Wade et de La Goana. Pour l’objectif que tout le monde devine… 
 
Pape Ibou Faye ... 
Razzia sur les terres de l’aéroport : Pierre Goudiaby Atépa, architecte « je puis vous affirmer que les terrains ont été donnés avec le consentement des autorités de l’Asecna et de l’Anacs »  
Le terrain de l’aéroport est déjà découpé et vendu à différentes personnes, dont plusieurs proches des hautes autorités du pays. L’architecte Pierre (...) 
 
Le terrain de l’aéroport est déjà découpé et vendu à différentes personnes, dont plusieurs proches des hautes autorités du pays. L’architecte Pierre Goudiaby Atépa, pour sa part, assure qu’il n’agit dans l’histoire que comme réalisateur de projets pour l’un des bénéficiaires, dont il a tu le nom. De l’autre côté, d’autres personnes impliquées, que Le Quotidien a essayé de contacter, sont devenues subitement indisponibles. Par Mohamed GUEYE 
 
L’article paru, hier, à la Une du journal Le Quotidien a créé des remous dans des hautes sphères de la République. De personnalités haut placées du régime ont pris spontanément contact avec la rédaction, pour faire savoir qu’elles n’étaient nullement parties prenantes dans le dépeçage en cours à l’aéroport. Certaines en ont profité pour « livrer » les noms de certaines personnes mouillées, selon elles, dans l’affaire. C’est ainsi que le nom du plus célèbre architecte du pays, M. Pierre Goudiaby Atépa, a été lâché, comme étant l’une des parties. Contacté au téléphone, ce dernier a tenu à mettre les choses au point. Il a assuré que sa seule implication dans cette histoire est à titre professionnel, en sa qualité d’architecte. « Un de mes bons clients m’a demandé que je lui fasse un projet d’habitations sur la partie du site qu’il a acquise. Et je travaille avec lui sur ce projet, sur la base d’un contrat en bonne et due forme. » Avant même que la question ne lui soit posée, Atépa ajoutera : « Vous comprendrez que je ne puisse vous révéler le nom de mon client- pour des raisons d’éthique. » Et de la  
ême manière, l’architecte esquivera la question de savoir sur combien d’hectares porte le projet qu’il a réalisé pour ledit client. 
 
Toutes les autorites etaient informees Il tiendra, néanmoins, à ajouter qu’il avait tenu à s’assurer que toutes les garanties de sécurité de la navigation aérienne étaient données, avant de s’engager dans le projet. Et « je puis vous affirmer que les terrains ont été donnés avec le consentement des autorités de l’Asecna et de l’Anacs ». Une manière de démentir finement ceux qui, dans l’article paru hier dans ces mêmes colonnes, prétendaient n’être au courant de rien de ce qui se passait sous leur nez. L’ancien conseiller du président de la République ajoutera d’ailleurs : « Je me suis déplacé moi-même sur le terrain, avec les autorités du Cadastre, et nous avons rencontré les gens de l’Asecna, et toutes les autorités de l’Aviation civile. Tout ce monde nous a assuré que toutes les normes de sécurité édictées par l’Asecna étaient respectées dans le cadre de ce projet. » Selon l’ingénieur-architecte, il leur aurait été dit que l’axe de la piste de l’aéroport n’avait réellement besoin que d’une emprise de sécurité de 150m. Si cela était préservé, on pouvait, en toute sécurité, construire à une certaine hauteur au-delà de ce périmètre. Comme pour donner du poids à cette information, M. Atépa ajoutera, comme sous le coup d’une profonde réflexion : « Quand nous nous sommes entretenus avec les gens de l’As ecna, eux-mêmes ont reconnus qu’en ce qui concerne l’emprise de l’aéroport, les gens avaient exagéré. Dans le fonds, on n’a pas besoin de tout cet espace. » Traduction, il n’y a aucun mal à le découper déjà. Quoi qu’il en soit, un phénomène curieux s’est produit hier, à la suite de la conversation avec l’architecte attitré de la République. Toutes les autorités de l’aéroport que Le Quotidien a tenté de contacter sont devenues injoignables. A la direction de l’Anacs, les multiples tentatives pour joindre le directeur Arona Cissé sont restées vaines. Joint finalement sur son téléphone mobile, le directeur de l’Agence nationale de l’aviation civile du Sénégal s’est retranché derrière un : « Je suis déjà chez moi, et je ne traite pas des affaires professionnelles au téléphone », faisant mine de n’avoir pas été informé de nos multiples tentatives d’entrer en contact avec lui. 
 
M. Faye dans les toilettes Il n’y a pas que M. Cissé et les autres dirigeants de l’Aéronautique civile qui se sont inscrits aux abonnés absents. L’enquête de la rédaction a révélé des noms de certains bénéficiaires présumés des terrains sur le site de l’aéroport. Parmi les personnes dont le nom revient le plus souvent, il y a l’ancien maire de la commune d’arrondissement de Grand-Dakar. Les informations du journal Le Quotidien le créditeraient de plus d’une trentaine de milliers d’hectares sur ce site. Joint au téléphone hier dans la soirée, M. Faye a été subitement pris d’une incontinence intestinale lorsqu’il a entendu le nom de son interlocuteur, demandant à être rappelé une dizaine de minutes plus tard. Malheureusement, sa diarrhée devait être plus sérieuse que prévue car, plusieurs coups de fils, à intervalles réguliers, sont restés sans réponse, l’homme politique décidant tout bonnement de ne plus décrocher. Sans doute coincé dans les toilettes. Le plus cocasse, si l’on peut dire, a été la réaction de l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des Grands travaux (Apix). Les responsables de cette structure qui ont pris contact avec Le Quotidien hier, après la parution de l’article, semblaient tomber des nues. Il est vrai, comme indiqué dans l’article d’hier, que c’est à cette agence que le chef de l’Etat a confié la mission de réaliser la fameuse Cité des affaires qui est appelée à occuper le site de l’aéroport une fois ce dernier délocalisé à Diass. L’Apix avait même lancé, il y a quelques temps, un Appel public à manifestation pour le recrutement d’un conseiller stratégique, dans l’optique de la réalisation d’une étude de préfaisabilité de cette cité. Et l’appel arrive à terme lundi prochain. Le plus surprenant, quand des travaux se passent en plein jour, au vu et au su de toutes les autorités, est d’apprendre qu’il y a des autorités proches du pouvoir qui sont au même niveau d’information que le commun des mortels. Mais gageons que le site de l’aéroport Léopold Sédar Senghor n’a pas encore révélé tous les secrets de son dépeçage. mgueye@lequotidien.sn 
TENSIONS ENTRE POUVOIR ET MEDIAS PRIVES Le poids des maux, le choc des responsabilités 
Une lecture de quelques déclarations de « l’élément hors du commun » peut aider à avoir une idée des raisons de la tension entre la presse privée et le (...) 
Une lecture de quelques déclarations de « l’élément hors du commun » peut aider à avoir une idée des raisons de la tension entre la presse privée et le pouvoir au Sénégal. En parlant des initiateurs des Assises nationales, Farba Senghor déclare : « ils ont posé un acte anti- démocratique, parce que personne n’a le droit de dire : « nous voulons faire partir le Président ». 
 
Si vous lui rafraîchissez la mémoire, en lui rappelant que dès le lendemain de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle 1993, Abdoulaye Wade n’a non seulement reconnu Abdou Diouf comme vainqueur, mais mieux, il faisait organiser des prières de fin de matinée à la Zawiya précipiter sa chute, son ardent défenseur répliquera : « le monde entier était d’accord que les élections étaient truquées et c’est Abdoulaye Wade qui avait gagné. Et à part cela, il faut dire que le Président Abdoulaye Wade c’est lui qui s’est battu pour l’avènement de la démocratie au Sénégal. Puisse qu’avant il était interdit aux Sénégalais de se réunir, de convoquer des meetings et de faire des assemblées… Donc ce combat était légitime ». Et il ajoutera : « donc c’est différent. 
 
Actuellement, il y a beaucoup de médias, il y a même des télévisons en ce moment, donc les deux périodes sont différentes ». Et il met en garde les directeurs des sociétés nationales : « si le Président n’avait pas gagné, si le Pds ne s’était pas imposé, Wade ne serait pas Président » donc il y deux camps. Les sociétés nationales et tous ceux qui se réclament du régime du Président Abdoulaye Wade ne  
evraient pas participer à ces Assises nationales. » Si on veut donc comprendre les positions d’un groupe, il n’y a pas à se fier aux déclarations de ses chefs qui ont l’appareil conceptuel très développé. Ces représentants présenteront toujours toutes les positions avec une apparence de normalité et en toutes nuances. Mais dés que vous écoutez les porte-paroles qui s’expriment avec une simplicité qui frise la crudité, la position apparaît clairement. 
 
Avec une telle vision, on voit dans toute sa nudité, la conception que le camp présidentiel se fait de la signification d’une victoire électorale. Pour ce camp-là, la République doit être au service des vainqueurs. Et que les ressources du pays appartiennent au chef de ces vainqueurs. 
 
Cette compréhension est partagée à la plusieurs de niveaux de la hiérarchie Pds. De bas en haut.. Qui disait que « la télévision est trop dangereuse et je ne la donnerai pas à des gens qui passent tout leur temps à m’attaquer » ? N’a t- on pas vu un refus catégorique de faire appliquer la loi sur l’aide à la presse sous prétexte que celle-ci est hostile au pouvoir en place ? 
 
C’est cette logique qui prévaut chez le Président Wade et chez un grand nombre de ses partisans qui croient mordicus que le « traitement » qui leur est infligé par les journalistes est vraiment injuste. On en est à oublier tout ce qui existait comme médias privés avant l’élection du 19 mars 2000. Et combien les mêmes pourfendeurs des journalistes de nos jours s’en donnaient à cœur joie à l’époque ? 
 
Les plus ardents défenseurs qui s’étonnent qu’un leader aussi bien élu ne bénéficie pas de la liberté de gouverner en rond, sont des responsables qui parlent soit sous le coup de la colère, soit ont des limites dans le domaine des combats d’idées. Nombreux sont ceux qui occupent des positions stratégiques aujourd’hui mais dont le bagage politique pré-Alternance est très mince, ceux qui sont aujourd’hui pris dans un engrange qui leur échappe, ou finalement ceux qui ruminent leur frustration et leur peur dans une position de marginalisé. 
 
Résultats : une certaine catégorie d’acteurs au premier rang desquels la presse privée sont présentés comme des ennemis. Quelle tragique erreur ! Pendant ce temps, certains membres des médias privés et beaucoup d’autres secteurs de la société, particulièrement la jeunesse, pensent, à tort ou à raison, pouvoir réclamer une certaine propriété de ce vaste mouvement qui a abouti à ce qui est appelé l’Alternance au Sénégal. 
 
Consciemment ou non, un grand nombre de Sénégalais avaient considéré que le Président Senghor devait son pouvoir à son intégration et à sa connexion dans le monde libéral avant d’être consolidé par les pouvoirs traditionnels et religieux. La question de la participation populaire ne s’est jamais posée sous Abdou Diouf, dont l’installation au Palais de l’Avenue Roume n’a été possible que par la volonté de président Senghor. L’article 35 et son initiateur Senghor étaient les seuls responsables de son ascension au sommet de l’Etat. Alors que pour Abdoulaye Wade, presque chaque Sénégalais électeur de ce fameux jour du 19 mars 2000 pense que l’actuel occupant du palais lui est redevable. Chose bizarre, des trois hommes qui ont présidé aux destinés du pays, Wade apparaît le plus comme un chef qui pense mériter plus de liberté de manœuvre que les autres. 
 
Et tant que ce sens incompréhensible d’un mérite exceptionnel reste en vigueur dans le camp présidentiel et la presse, pour certains parmi ses membres, continue de réclamer un statut de participant méritant une reconnaissance spéciale dans la « révolution » de l’an 2000, le combat entre les deux groupes continuera. Le seul vainqueur du combat sera le droit des Sénégalais à une relation normalisée entre le Président de la République et l’Etat en général, et les relais d’une information juste et vraie permettant aux citoyens de se faire une opinion. 
 
Après une longue liste d’attaques et de menaces sans réactions de la part des autorités contre les journalistes, ces derniers avaient fini par se dire que leur droit à la protection passera par longue lutte pour être assuré. 
 
Au lendemain de l’agression perpétrée contre Boubacar Kambel Dieng et Karamakho Thioune, les premières réactions du ministre de l’information Abdoul Aziz Sow et de celui de l’Intérieur Cheikh Tidiane Sy, avaient amené les journalistes à espérer que les choses allaient être différentes. Madické Niang le ministre de la Justice est venu renforcer ce sentiment, en déclarant, sans vérification, que les policiers qui ont commis cet acte ont été mis aux arrêts de rigueur, avant d’être démenti. 
 
Le premier communiqué de Cheikh Tidiane Sy faisait état de sa décision d’affecter les policiers coupables de brimades. Le deuxième communiqué, contrairement au premier blanchissait les mêmes policiers. C’est à se demander si le premier communiqué ne reflétait pas les vrais sentiments d’un ministre qui ne pouvait nier l’évidence, alors que le deuxième est sorti pour faire plaisir au prince. 
 
Quant à Abdoul Aziz Sow, ceux qui le connaissent savent parfaitement « qu’il a mal » comme il l’avait confessé à un de ses amis lors d’un débat radiophonique entre les deux tours de l’élection présidentielle de l’an 2000, lorsque Djibo Ka, le patron de son parti d’alors, avait appelé à voter Diouf après l’avoir invité à quitter la présidence de la République. 
 
Correspondant permanent aux Etats-Unis 
Source © : DAME BABOU 
 
 
SUD QUOTIDIEN : 
VERTIGE POLITIQUE, MIGRAINES ELITISTES ET ASTHME DEMOCRATIQUE 
Par | | vendredi 18 juillet 2008  
La situation ayant déjà coiffé au poteau la position, je ne voudrais guère faire davantage ni volontiers dans les postulats et autres abtulations. Je voudrais, tout simplement, calibrer la fonte démesurée des glaciers conceptuels, l’affaissement des montagnes prophétiques, la destruction progressive des remparts théoriques, l’assèchement des oasis idéologiques, la dévastation des palmeraies idéelles… et puis, dire le changement climatique, comme cela se décline sous des angles différents, à travers l’inflation économique ou le sans-dialogue politique qui, tragiquement, affectent le management démocratique. 
Cela ne cesse de se vérifier et de se confirmer : outre les trente mille personnes qui meurent de soif tous les jours, dans le monde, la politique et la société civile sont entrain de se liquéfier, fondant ainsi comme du beurre sous le soleil égalitariste. Je ne voudrais guère non plus les asséner à coups de matraque. Surtout pas… Car, personne ne peut le nier : malgré la déroute, elles ont beaucoup fait dans la démocratie, pour le Sénégal, pour l’Afrique et pour l’équilibre du monde, qu’en bien même, par moments, elles en étaient même devenues des repères, des allégories voire des traditions. 
Mais, face à la post-modernité, comment ne pas entrevoir d’ici, au fin fond d’un grand parc à thèmes, toujours sujet à agiotages et à boursicotages multiples, devant un kiosque achalandé de journaux, à quelques pâtés d’un transistor, haut débit, crachant continûment les relents de la défaite de la pensée constructive et de la prospection positive, leur auto-exclusion et leur indétermination. Aujourd’hui, détendre pour préparer l’opinion entre deux messages ne suffit pas ! Et divertir le sujet est révolu. Loin s’en faut. Il faut mieux faire selon les nombreux penseurs ayant pu théoriser sur la société-troupeau, parmi lesquels : Ray Bradbury, l’auteur de Fahrenheit 451, Emmanuel Kant, Friedrich Nietzsche, Bernard Stiegler, Sigmund Freud et son neveu américain, Edward Bernays. Toutefois, le concept n’a jamais été aussi étudié et approfondi qu’il l’a été sous la plume de Dany-Robert Dufour. 
Comme d’autres auteurs, Bernard Stiegler et Theodor Adorno à qui on doit le concept d’« industrie culturelle », dont l’analyse critique de la Kulturindustriedemeure d’une grande actualité, Dany-Robert Dufour révèle qu’il s’agirait aussi de prendre en considération le « troupeau » et de lui donner les pleins pouvoirs de sa survie. Cette vérité est indispensable à qui veut vraiment décrire et repenser notre monde et ses sujets. Plus question alors d’accepter d’être le mouton de panurge d’une société-berger qui a fini d’afficher ses limites, sortant la langue vers le bas. 
La théorie du Track’em downl’a vilipendée et suspendue au rang de roi sans trône. Tant mieux. N’est ce pas ? Aujourd’hui, un nouvel espace démocratique se dessine avec son cortège d’ordres : les vivres, le pouvoir d’achat, les droits de l’homme, le savoir, les migrations, la sécurité, la foi, l’emploi, les énergies, le marché, la communication… Reste maintenant à s’entendre sur la re-définition de cet espace. Le fameux cri de guerre : « famille, je vous hais »d’André Gide, repris par les étudiants de 1968, n’est plus d’usage à « interdire d’interdire ». 
Quand on en est vraiment fatigué de tourner en rond et de tirer le diable par la queue, il est en principe normal de changer de disque sans avoir, comme autrefois, à « contester la nature ». Repenser l’espace pour panser les plaies après que la pensée a été défaite ! Un acte difficile mais pas impossible même si l’acte ne s’est pas encore affranchi d’une contrainte. Laquelle équivaut à une question. Laquelle se pose à foison et à tue-tête : qu’est ce que l’espace démocratique ? A ce propos, une littérature fournie existe sur les ouvrages pris isolément. Elle est le fait, soit d’intellectuels intéressés par le sujet et l’étude des traits saillants qui en découlent, soit d’hommes qui racontent sous forme de Portrait un itinéraire politique. 
La question s’est toujours posée mais n’a jamais pu être épuisée, faute de réponse partagée. Tout au plus, elle continue de planer au dessus de nos idées et de nos actes… Aujourd’hui qu’elle persiste et implique un questionnement, elle nous instruit une autre interrogation : qu’est ce que, réellement, la démocratie ? Au sens sénégalais du concept, sans sourciller, d’aucuns diraient que c’est un activisme qui vise la reconnaissance par ses pairs sur la scène politique. Sans hésiter, d’autres penseraient que c’est un prisme, un fantôme et un spectre, donc une fiction. Difficile alors d’y répondre ! Par contre, de mon point de vue, ce qu’il faut en retenir est une chose : on fait de la démocratie, on ne la définit pas. 
Autrement dit, la démocratie ne saurait se résumer en une théorie mais se voudrait plutôt une pratique d’autant qu’elle est le fait d’actions, intégrant continûment des discours dont les plus éminents sont aujourd’hui : la sécurité intellectuelle, la sécurité alimentaire, la sécurité religieuse, la sécurité énergétique... Dès lors, l’on constate que tout repose sur la sécurité et que le partage du savoir, l’équation de la faim, la question de la religion et la problématique de l’énergie sont au cœur du débat mondial. D’abord, le savoir ! L’école libérale s’est encore trompée d’hymne. 
Très tôt, elle a chanté le self love, cher au maître Adam Smith, alors que la production de l’ego n’est qu’une pathologie et une hétérodoxie. L’époque est plutôt à la production et au partage du savoir. Elle l’est d’autant plus que ni l’individualisme ni l’égoïsme n’ont eu à produire un marché aussi juteux que celui investi par quelques unes des plus grosses fortunes de la planète : Microsoft, Google, Yahoo, les acteurs du septième art, les animateurs du show biz… ainsi que certains magnats de la presse. Ce n’est pas une révolution, je n’aime pas ce terme, mais un acte évolutionnaire, une rénovation. Rénovation, car je suis de ceux-là qui pensent que l’idée vit et revit… Ensuite, la faim ! Quand elle parle, la planète se retient et l’écoute. 
Toute la planète en souffre mais c’est l’Afrique qui en pâtit le plus. Cette situation générale amène aujourd’hui tous les peuples à se dresser, à tort ou à raison, contre l’autorité et à lui réclamer du pain. Or, partout dans le monde, le pouvoir d’achat pose problème et les céréales coûtent cher. Difficile de résister aux cours mondiaux et de garder, en même temps, la foi intacte. Ensuite encore, la religion ! 
Sans doute, faut-il explorer l’essence et la portée du discours religieux dans un postulat de Malraux : « tout homme rêve d’être Dieu ». Ou dans la pensée de Garaudy : « la victoire des armes les plus lourdes n’est pas forcément celle des cultures les plus hautes ». Ou encore, entre les lignes du fameux livre de Sigrid Hunke : « quand le soleil d’Allah brille sur l’Occident ». La question religieuse se pose ainsi dans un monde marqué, voici des milliers de saisons, par la tergiversation, le doute né des guerres, la barbarie, la haine, les disparités, la contradiction malsaine. Un monde qui a fait l’objet de maints exposés de la part de grands penseurs dont le très célèbre homme de culture André Malraux. Sans doute, l’un des intellectuels français les plus connus pour avoir déclaré que « le vingt-unième siècle sera spirituel ou ne sera pas ». 
Ainsi, si d’aucuns voyaient dans l’énoncé de ce concepteur une spéculation, une théorie de la représentation symbolique de soi, d’autres, par contre, émettaient une révélation, un message à un moment où Simone de Beauvoir s’étonne… de « découvrir à prés de quarante ans un aspect du monde qui crève les yeux mais que personne ne voit ». Comme pour dénoncer « les volumineuses sottises débitées pendant le dernier siècle » et annoncer son projet : faire toute la lumière sur celles qui constituent, selon la formule de Freud, « le continent noir » avec une franchise désarmante et un courage de tout dire qui la caractérisent. Aujourd’hui, cela ne fait l’ombre d’aucun doute : les religions s’embrouillent, se contredisent et se lancent des pertuisanes de manière énergique. Enfin, les énergies ! 
Et l’on constate que se pose, avec acuité, le débat sur l’expansion et la maîtrise du nucléaire. Un regain d’intérêt suscité par le fait qu’il « existe trois facteurs : la croissance de la demande énergétique, les préoccupations de plus en plus nombreuses en ce qui concerne la sécurité énergétique et les défis des changements climatiques », explique le directeur général de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, Mohamed El-Baradei. Cinquante ans après l’initiative « des atomes pour la paix », dit-il, l’heure est venue d’élaborer un nouveau cadre de travail pour l’utilisation de l’énergie nucléaire ». Un regain d’intérêt également suscité par les spéculations sur le pétrole et le gaz dont les coûts posent un réel problème de survie : une grosse épine dans les pieds du monde ainsi qu’une résistante interrogation pour les prospecteurs : et si le litre d’essence coûtait mille dollars ? 
Finalement, le fait est là : on se rend compte que société civile et société politique ont littéralement échoué en nous voulant trop jouer avec les maux. Un revers se traduisant et s’expliquant aussi par trois facteurs : le vertige des populations face à la tortuosité politicienne, l’essoufflement d’une société civile trop présente aux côtés des politiques et pas assez efficace aux côtés des citoyens ainsi que l’urgence d’une « revanche des minorités hors du parc à thèmes ». Et sous ce rapport, je ne m’attendais pas à ce que ces pans entiers de la démocratie sénégalaise prononcent, si vite, leur mot de la faim - j’allais dire leur mot de la fin - et, par la suite, s’écroulent comme un château de carte devant la prise de décision courageuse, conséquente et pratique. 
Les minorités, où les trouver ? Elles sont dans la culture, les sports, le social, l’économie, l’administration nationale, la gouvernance mondiale. Ce sont ces minorités qui, seules et loin de tout soupçon d’appartenance, sont à même de mener à bien les destinées inhérentes à la survie de la démocratie sénégalaise, par la voie des urnes bien entendu. D’autant qu’en ce millénaire présent, elles semblent plus proches des nouvelles réalités d’exercice du pouvoir que les vaincus de l’espace public qui, ma foi, ont tout rendu politique au point de fossoyer l’esprit de la démocratie. Assurément, de ce millénaire présent, est apparu un management démocratique tout autre. Aujourd’hui, comme tout le monde doit le comprendre ou plutôt comme tout le monde est appelé à le savoir, le tout politique est aussi bien dans la proscription que dans l’antériorité. Elle est dépassée et est hors contexte. 
Seule la production vivrière et énergétique est d’actualité. En tout cas, c’est ce que, sans ambages, le monde de la consommation semble vouloir apporter comme réplique à la crise alimentaire qui, si l’on en croit les prospecteurs, a de beaux jours devant elle. Et sur cette question corrélative à la survie, je ne pense pas que les citoyens puissent continuer, plus profondément, à tremper dans l’erreur : le fait de croire que seules les sociétés civile et politique peuvent diriger. Evidemment, après le changement, le Sénégal devait verser dans l’évolution. Parce que tout a été déjà dit, parce que tout a été déjà fait en matière de débat.. 
Restait seulement à mettre en forme. A défaut, il lui serait difficile de survivre aux nouvelles lois du marché politique et économique, imposant la meilleure gouvernance, si l’on sait que le Sénégal est parmi les cinquante pays les plus pauvres au monde. Et puis, loin d’incarner une forme politique nouvelle ou unique, le Sénégal est un Etat-nation traditionnel, même s’il est vrai qu’il n’en a pas toujours été ainsi. A l’époque du changement, le Sénégal semblait s’orienter vers un nouveau type de régime politique radicalement partagé, allégrement apprécié. Et tout le monde, dans un même élan, apprécia ce qu’il découvrit alors. 
Mais, sitôt après, tout le monde entrevit également qu’un problème couvait. Aucune position politique ni intellectuelle n’est plus importante que de comprendre cet échec relatif. Pour ce faire, nous avons assurément beaucoup plus à se réorienter vers la praxis et à apprendre de la crise actuelle que de se divertir par le flottement démocratique. C’est pourquoi, je dis que l’heure est venue de préparer « l’élément hors du parc ». 
• Issa Thioro GUEYE  
• Journaliste, Ecrivain, Editeur,  
• Consultant en communication  
• issathioro@gmail.com 
INVENTIONS, INNOVATIONS TECHNOLOGIQUES, INVESTISSEMENTS… 
Le génie sénégalais bouscule les tabous 
Par Mame Aly KONTE | SUD QUOTIDIEN | vendredi 18 juillet 2008 | 
 
Vivre et partager les inventions. Cette belle opportunité a été offerte par les inventeurs sénégalais à quelques passionnés de découvertes, au moment où le produit de ces cerveaux ingénieux, était destiné aux investisseurs. Dans la journée du 15 juillet, une cinquantaine d’acteurs du monde de l’invention et de l’innovation technologique se sont retrouvés pour exposer le produit leur découverte à d’éventuels investisseurs. Ces derniers par ignorance ou simple oubli, auront été les grands absents de la fête. 
Dans une Afrique en construction, le fossé qui sépare le monde des investisseurs de celui des inventeurs, est encore, long à parcourir. Le fossé se creuse. Sans doute avec une petite dose d’erreur, on pourrait le penser à l’issue de l’ouverture de la Première cérémonie d’échange et de dialogue entre inventeurs et investisseurs qui a eu lieu, mardi 15 juillet à Dakar. Sous l’égide de l’Association sénégalaise pour la Promotion des Invention et des Innovations (Aspi), le monde des investisseurs, pour ne pas le secteur privé, a été le grand absent de l’évènement. 
Quel dommage ! Dans une salle de l’hôtel Téranga remplie d’inventeurs en tout genre, (des hommes et des femmes du pays), même Ousmane Ngom, ministre de l’Industrie et des Mines avait du mal à cacher sa surprise. Tant l’ingéniosité des invités bousculait nombre de préjugés sur le peu d’entrain que manifestaient les Africains à la découverte et aux inventions. Grosse erreur sinon mépris. 
Une fois n’est pas coutume, mais pour ce coup-ci, la nation a pris le pas sur l’Etat, et son représentant, hilare, qui, au bord de l’émotion, n’en finissait pas de féliciter et de rappeler les rêves teintés d’une certaine « folie » du président Wade ; un homme qui a fini d’anticiper sur tout, mais qui ne sait pas souvent accompagner les grands mouvements souterrains qui se font jour dans le pays. Non, la recherche ne se vend pas trop bien pour les politiques ? Le temps des réalisations (lentes et pas toujours concluantes), n’est pas celui du très politique président. Qui a dit méprise ? 
Jeune ménagère, Isseu Ba, est un autodidacte qui détient un brevet d’invention dans le domaine de l’alimentation. Cette jeune femme, est à la base de la mise en œuvre d’un petit chef d’œuvre avec un fruit que les Sénégalais de la ville ont l’habitude de consommer pour lutter contre l’hypertension artérielle, en le suçant. Le Sump, c’est son nom est le fruit d’un arbre sauvage présent dans une ville comme Dakar, mais surtout dans le Ferlo et dont le nom scientifique est Balanites aegytiaca. Si les branches sont utilisées comme cure dent et vendues dans les marchés, le fruit au goût de sucre et un peu amère, est sucé, cru pour ses vertus. 
En transformant le Sump en sirop, jus, nectar ou en confiture mélangée avec du miel, la longiligne Isseu est à la base d’une invention qu’elle ne soupçonnait guère à ses débuts. C’est comme cela que ça arrive. Aujourd’hui, son invention est protégée par un brevet Oapi. Pour sa grande fierté. 
Autre petite merveille créée, la cuisinière solaire d’Afrique, qui est une invention de M. Abdoulaye Touré. L’homme est un instituteur de profession, qui a, à la suite de plusieurs constats sur les difficultés des femmes du Ferlo à cuire leurs aliments, faute de bois et de charbon en quantité, s’est mis à rêver de la mise sur pied de cet outil dont la principale source d’énergie est tirée du rayonnement solaire qui lui doit son nom. Connu au Burkina Faso, l’inventeur est presque dans l’anonymat au Sénégal. Avec une ressource inépuisable comme le soleil, l’inventeur a fini de faire plaisir à nombre de ménages des villages reculés comme de certaines villes. L’appareil étant vendu aux environs de 50.000 Fcfa, permet de préparer du riz et d’autres plats présents dans la riche gastronomie sénégalaise. 
Autre invention d’importance, la couveuse avicole à pétrole. Voilà une création qui devrait faire plaisir aux femmes rurales qui s’activent dans le secteur de l’aviculture sans avoir les moyens d’améliorer les moyens qui correspondent à leurs besoins. Avec la couveuse à pétrole, l’inventeur Ibrahima Guèye, annonce que les femmes rurales pourraient seulement avec cinq litres de pétrole par mois, disposer d’une importante basse cour avec des volailles les poulets du pays, des oies, canards, Autriches, ou encore la dinde etc. 
Détenteur d’un brevet d’invention, l’inventeur regrette pour le moment que l’équipement soit produit à petite échelle et distribué dans la sous-région au Mali, en Guinée Bissau, en Côte d’Ivoire, au Gabon. Or l’ambition du créateur est d’aller au-delà. 
Un contexte difficile encouragé par l’Etat 
Entre détégumenteur destiné à séparer l’arachide de sa pulpe, granulateur qui sert à moudre avec une certaine hygiène les graines de mil, maïs, sorgho, jusqu’à la machine écorcheuse du bissap, les inventeurs sénégalais sont au cœur du mouvement pour les innovations technologiques adaptées aux réalités du pays. Mais, pendant ce temps où sont les investisseurs et l’Etat ? 
Pendant longtemps, le seul pendant qui les liait à l’Etat était le Grand Prix du chef de l’Etat pour l’Invention et l’Innovation technologique. Il fut supprimé un moment sans qu’on ne sache pourquoi. L’Etat a des états d’âme en Afrique. Du côté des investisseurs, le privé sénégalais n’est pas aussi nationaliste qu’il ne le dit. Il fonctionne comme l’Etat et semble œuvre sans vision. Sa vision et ses orientations sont celles de l’Etat. Ce qui explique une des raisons essentielle du marasme institutionnel qu’a vécu l’Institut de Technologie Alimentaire (Ita) pendant près de trois décennies. 
Dans cet environnement, quelle place occupent les chercheurs et inventeurs ? Quel rôle peut-on attendre d’eux dans une société qui prône l’émergence. Aucune sans doute. Les preuves sont là. La Biennale des Sciences qui devrait être le creuset et la vitrine des chercheurs et autres inventeurs (fussent-ils autodidactes ou non alphabétisés), a été supprimée du calendrier des manifestations nationales prévues au Sénégal. Dans ce contexte difficile rappelé et campé par l’architecte-chercheur, Mbacké Niang, le Technopole de Dakar ressemble plus à un élément de musée dans une ville sans science, qu’à autre chose. Les inventeurs errent dans ce contexte en attendant le Musée de l’invention et de l’innovation technologique promis le Chef de l’Etat, depuis la bouche du ministre de l’Industrie. 
Le Président Wade et les investisseurs pris à témoin 
Voilà les faits. Où devrait-on aller par conséquent. Présent à la cérémonie du mardi 15 juillet, le ministre Ousmane Ngom, a été le témoin d’une situation d’impuissance manifestée par l’Etat qui n’avait plus un cadre réservé aux inventeurs et aux chercheurs. Même en citant le chef de l’Etat et ses ambitions à tout va, l’homme ne semblait pas tout le temps à son aise. Parce que n’ayant pas pris le bon wagon, avec les inventeurs dès le départ. Il saura dorénavant raison gardée et devrait jouer le rôle de l’« avocat » auprès du président Wade. Il l’a aussi promis. 
Après le musée, le mot de Biennale, est aussi sorti de la bouche des organisateurs de cette manifestation, mais aussi du ministre qui est encore allé plus loin. Le Ministre de l’Industrie a émis le souhait de voir une sorte de « Foire aux inventions » tous les ans, qu’il reste à sa place ou non. Nul doute qu’il ne devrait ménager aucun effort, pour aider ces inventeurs, à vendre leur brevet à des investisseurs à l’occasion de la prochaine manifestation dans un an ou deux. A ce délai, la Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance (Goana) aura fourni ses premières récoltes de manioc, de maïs, de mil, de niébé, de bissap et de produits d’élevage etc. Et dans ce décompte, l’Etat dira quelle place elle aura donné aux inventeurs pour transformer ces produits avec les granulateurs, couveuses, détégumenteurs etc. 
Ce sont là autant de défis qu’attendent les inventeurs de l’Etat. Dans un pays qui veut monter en puissance dans le continent et qui a la chance d’abriter le siège du Centre Régional Africain de Technlologie (Crat), l’environnement est pour le moins bien favorable. Le Docteur Ousmane Kane, Directeur du centre a posé les conditions d’une bonne qualité de l’invention. Les juristes, spécialistes des questions des brevets comme Doudou Sagna et le consultant Pape Algaffe Thiam ont campé les choses dans leur contexte. Il reste à l’Etat et au secteur privé d’encadrer le reste pour construire le Sénégal émergent dont on parle avec des leviers forts qui commencent par la magie de l’invention et se terminent par les moyens d’accélérer les innovations. Après c’est l’argent qui fait le reste. 
AFFAIRE ASECNA  
« La position du Sénégal n’est pas digne des enjeux », selon la Ld/Mpt  
Par Bacary Domingo MANE | SUD QUOTIDIEN | vendredi 18 juillet 2008  
 
Pour la Ld/Mpt estime, dans un communiqué daté du 17 juillet, que la position qu’affiche présentement le Gouvernement sur l’ASECNA n’est digne ni des enjeux, ni du passé panafricaniste du Sénégal. 
« Elle n’est non plus digne de la volonté que semble manifester Abdoulaye WADE sur l’urgence à mettre en selle les Etats-Unis d’Afrique. Elle heurte la position africaniste que ce dernier vient d’exprimer avec véhémence il y a seulement deux jours dans une déclaration contre l’Union pour la Méditerranée. Malheureusement on se rend bien compte que chez les tenants du pouvoir le panafricanisme ne dépasse guère la vague du lyrisme », renseigne le communiqué. 
En ce qui concerne la cherté de la vie, le Secrétariat permanent de la Ld/Mpt « se rend bien compte que les jours passent et se ressemblent et rien dans l’attitude du Gouvernement n’autorise à se persuader qu’il est à présent déterminé à éradiquer les pénuries et à assurer le maintien dans la durée des soutiens aux produits de grande consommation dont notamment le riz, le gaz et l’électricité ». Or, dit-elle, s’agissant de l’électricité c’est plutôt une hausse qui est annoncée sur les grosses consommations. « Mais là, personne n’est dupe, on sait que toute hausse sur les grosses consommations des producteurs sera en définitive profondément ressentie dans le pouvoir d’achat des ménages car ces derniers se verraient naturellement fondés à reporter cette augmentation dans les coûts de production et les prix de cession de leurs produits ou services », lit-on dans le communiqué. 
Pour ce qui est du riz, le SEP estime que les commerçants auxquels il est souvent imputé par les tenants du pouvoir des retentions de stocks ou de dissimulation, ne sauraient nullement constituer un bouc émissaire dans une situation dont la maîtrise échappe totalement au Gouvernement. En effet le régime de Wade « mesure bien aujourd’hui l’ampleur des crises dans lesquelles la célébration permanente d’un libéralisme tous azimuts, d’un populisme peu responsable et le transfert permanent et peu glorieux d’imputation, peuvent plonger les ménages ». ` 
Sur l’article 27 de la Constitution, la Ld/Mpt « exhorte à ce propos les démocrates et toutes les forces vives du pays à rester vigilants car sous peu le Gouvernement pourrait être tenté de susciter un autre coup de force qui rendrait cette loi rétroactive dans le dessein obscur de donner à Wade le temps dont il a besoin pour organiser la dévolution dynastique du pouvoir » Par ailleurs, le SEP se réjouit du vaste de mouvement de solidarité en soutien aux journalistes Kambel DIENG et Karamoko THIOUNE, d’une part, et à Latif COULIBALY et Mandiambal DIAGNE, d’autre part. « Ces dernières convocations devraient désormais convaincre tous les démocrates sans exception que le règne de l’arbitraire s’est définitivement installé dans le pays ». 
SUBVENTION DU RIZ  
Le Rsd annonce le désengagement de l’Etat 
Par Bacary Domingo MANE | SUD QUOTIDIEN | vendredi 18 juillet 2008 
 
Le Bureau Politique du Rassemblement pour le Socialisme et la Démocratie / Takku Defaraat Senegal affirme, dans un communiqué daté du 15 juillet, que « le gouvernement se désengagera de la subvention du riz ». Et la conséquence, selon lui, sera bien sûr la pénurie en plus du renchérissement des prix. Pour cette formation soutient que « les importateurs ne voudront pas importer à perte et la porte sera ouverte à la spéculation. Et c’est le Sénégalais qui sera la victime de cette spéculation ». 
Le Bureau politique de « s’étonner que le Gouvernement n’ait pas su tirer les leçons des pénuries des années passées. Au contraire, les effets d’annonce se multiplient, sans impact sur le terrain. Il est tout simplement inacceptable qu’au 21ème siècle des Sénégalais aient soif sans pouvoir accéder à de l’eau potable », renseigne le communiqué. Il estime que le Gouvernement doit accentuer la réduction du train de vie de l’Etat, et s’atteler à appliquer les mesures déjà prises dans ce sens. 
Concernant l’affaire des journalistes Kambel Dieng et Kara Thioune le Bureau Politique, « après avoir regretté et vigoureusement condamné les actes commis par la Police, dénonce avec la dernière la tentative d’ingérence du ministre de l’intérieur dans un dossier dont l’instruction suit son cours. Cette tentative d’influencer la justice est lamentable et le Bureau Politique espère que les magistrats sauront y résister », souligne le communiqué. Il invite le Gouvernement à prendre des mesures vigoureuses contre la torture, d’où qu’elle vienne. 
Le Bureau Politique « constate que la réputation de la police est entrain d’être ternie (les morts d’hommes à Kolda, à Kaolack, etc, en disent déjà long sur l’érection de cette méthode en règle). Le Sénégal doit demeurer un pays où le respect de la personne humaine doit être érigée en règle et la liberté d’expression promue et respectée ». 
Abordant la question relative au projet de révision de l’article 27 de la Constitution, le Bureau Politique « condamne avec fermeté l’interprétation fausse que les tenants du pouvoir font de son libellé, dans la perspective d’objectifs inavoués ». Le Rsd/ Takku Defaraat Senegal « est contre toute modification de quelque norme que ce soit contraire aux dispositions constitutionnelles et contre la volonté populaire ». 
NETTALI : 
SENEGAL-IPRES-VENTE D’ACTIONS SONATEL 
Genesis, Thierno Ousmane Sy et les retraités spoliés 
vendredi 18 juillet 2008  
La nébuleuse sur la vente des actions de l’IPRES à SONATEL s’éclaircit de jour en jour. Dans sa dernière livraison publiée ce vendredi, l’hebdomadaire « Nouvel Horizon » fait des révélations sur cette affaire qui interpelle Thierno Ousmane Sy (voir photo) fils du ministre de l’Intérieur et conseiller en NTIC du président Abdoulaye Wade. Nettali.com vous en donne lecture en citant in extenso le texte sur ce scandale. Un de plus. 
Genesis a payé 13 milliards 
On en sait davantage sur la vente des actions de l’IPRES. C’est donc bien GENESIS qui a acquis les actions de l’IPRES cédées lors d’une transaction conduite par BICIBOURSE, la filiale de la BICIS. L’IPRES a vendu 75.000 actions, soit la moitié de son portefeuille au prix unitaire de 180.000 francs l’action. En engrangeant quelques 13 milliards de francs CFA, l’IPRES met une croix, en revanche, sur de juteux dividendes régulièrement en hausse depuis l’introduction de l’action SONATEL à la BRVM.  
En effet, l’IPRES a encaissé cette année 1,4 milliard de francs CFA grâce à ses dividendes. Si l’année prochaine, la SONATEL génère le même bénéfice et distribue le même montant en dividende, l’IPRES sera privée de 0,7 milliard de francs sans pourtant en gagner autant avec les 13 milliards encaissés après la vente. L’acheteur, lui, encaissera une belle somme. Sans doute aussi quelques intermédiaires. 
Thierno Ousmane Sy, l’acheteur 
La belle affaire a été réalisée par Thierno Ousmane Sy. La société GENESIS, sans doute c’est une société offshore de même nom domiciliée dans un paradis fiscal sous tutelle britannique qui a généreusement bénéficié de cette vente, lui appartient. Sa filiale locale est actuellement dirigée par son frère Arona Sy. 
Ce n’est sans doute pas celle sise à Dakar à l’immeuble Fayçal où elle est voisine de la société anglaise Delarue qui a aussi un juteux marché, celui des cartes d’identité et cartes d’électeur numérisées. Cette dernière est dirigée au Sénégal par Mme Borges qui est la belle mère de Daniel Seck, directeur de l’ARTP dont le conseil d’administration est dirigé par… Thierno Ousmane Sy. 
Peut-être bien tout cela n’a aucun lien avec la vente à GENESIS. Mais, on ne peut ignorer que Thierno Ousmane Sy est tout de même conseiller du chef de l’Etat pour les NTICs et qu’il a sous sa tutelle l’Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE) et siège au conseil d’administration de la SONATEL où il représente l’Etat du Sénégal. Apparemment, cette qualité n’a pas gêné l’agent milliardaire de l’Etat, conseiller du président Wade et fils du ministre de l’Intérieur, Cheikh Tidiane Sy, dans cette affaire d’achat des actions de l’IPRES au détriment des retraités sénégalais. 
Dans les milieux financiers, on a beaucoup parlé de fortes pressions sur le ministère de l’Economie et des Finances pour que l’Etat se déleste de ses actions SONATEL. Un opérateur boursier (Banque Rothschild) avait été même choisi et payé 1,5 millions d’euros pour évaluer les actions de l’Etat et les vendre avec une commission rondelette de 1,5%. 
Apparemment, la pression des bailleurs pour surseoir à une opération désastreuse pour le Sénégal a empêché les initiateurs de cette opération d’aller jusqu’au bout. Se seraient-ils rabattus sur les entreprises publiques détentrices d’un portefeuille intéressant d’actions de la SONATEL pour entrer dans le capital de la compagnie nationale de téléphonie ? 
Les retraités spoliés 
Les grands perdants de cette opération sont les 70 mille retraités sénégalais qui émargent à l’IPRES dont les biens ont été spoliés au bénéfice du propriétaire de GENESIS. Cette affaire a été dénoncée par Fayçal Sharara, un administrateur de la CNES siégeant au conseil d’administration de l’IPRES. Celui-ci a accusé le président du conseil d’administration, Racine Sy, d’avoir vendu les actions sans s’en référer au conseil d’administration comme le stipulent les statuts, alors même que son mandat d’administrateur est expiré. 
Le recours administratif de Sharara n’a pas obtenu de réponse claire des autorités qui ont semblé douter de l’effectivité de la vente en demandant au requérant de prouver qu’effectivement il y a vente. Maintenant que c’est un fait incontestable, sans doute, les auteurs de cette vente au détriment des retraités sénégalais vont expliquer pourquoi ils ont vendu les bijoux de la famille et pourquoi avoir violé les statuts de l’IPRES en prenant une telle décision qui ne relève que du conseil d’administration de l’institution. 
Certains observateurs avisés soulignent qu’une telle opération n’a pu se faire que parce que l’IPRES n’a pas institué de comité d’investissement qui aurait la charge, en pareilles circonstances, de décider des choix stratégiques pour aliéner, par exemple, certains biens mobiliers ou immobiliers de l’institution. 
Mais l’absence de comité d’investissement, selon d’autres experts, n’expliquerait pas que l’on vende les actions car, les dépôts à terme pouvaient servir aux investissements immobiliers, argument de ceux qui ont vendu les actions pour se justifier. 
L’IPRES est, en effet, assez liquide pour investir dans l’immobilier sans se dépouiller de la moitié de son portefeuille d’actions SONATEL pour se faire de l’argent frais. La Caisse de Sécurité Sociale, citée comme l’autre société publique devant vendre ses actions SONATEL, n’a pas encore franchi le pas. 
SENEGAL - POLITIQUE - PROJET DE MODIFICATION DE L’ARTICLE 27 DE LA CONSTITUTION 
Idrissa Seck demande à Wade d’y renoncer 
vendredi 18 juillet 2008  
NETTALI - « La seule voie qu’autorisent l’esprit et la lettre de la Constitution pour modifier la durée du mandat du président de la République et la limitation du nombre de mandat à 2 est le référendum ». C’est la conviction exprimée dans un communiqué par le secrétariat national du parti d’Idrissa Seck qui s’est réuni hier à son siège national située à Dakar. 
Selon Idrissa Seck et son parti, « si le projet de loi portant modification de l’article 27 de la Constitution, déjà passé en commission technique, venait à être adopté en violation flagrante de la Constitution, par la plénière de l’Assemblée nationale, le président de la République se serait arrogé, tout seul, le droit de s’octroyer des années supplémentaires de pouvoir sans consulter le peuple souverain ». Ce que l’ancien Premier ministre et ancien numéro deux du Parti démocratique sénégalais (Pds) trouve tout à fait inacceptable. 
Suffisant pour que Rewmi avertit qu’il se donnera alors « le droit de mener une campagne nationale et internationale en vue d’une réduction de deux ans du mandat en cours du président de la République ». Aussi l’instance dirigeante de Rewmi invite-t-elle le président de la République à renoncer à la « modification anticonstitutionnelle » de l’article 27 de la Constitution par voie parlementaire. 
Sur le plan de son organisation interne, la direction de Rewmi a opéré à quelques changements. C’est que l’ancien président de l’Assemblée nationale Youssou Diagne est nommé vice-président en remplacement d’Awa Guèye Kébé qui a gelé ses activités à Rewmi depuis février 2007. Mais Oumar Sarr, le porte-parole de Rewmi, se garde de parler d’exclusion. A signaler aussi que Ndèye Maguette Dièye est désormais secrétaire nationale à l’organisation tandis que l’ancien gouverneur de région, Idrissa Camara est nommé au poste de secrétaire national chargé des structures de Rewmi. 
FERLOO : 
Réduction du train de vie de l’Etat : La CA 2007 invite Wade à s’inspirer du Bénin  
« Les voyages de Me Wade par avion affrété coûtent cher à l’Etat qui traverse une période difficile », c’est un constat fait par la Coalition Alternative 2007. Pressée de savoir qui et comment on loue l’avion pour Me Wade, ladite plateforme politique invite, par ailleurs, le chef de l’Etat à s’inspirer du Bénin qui a supprimé les voyages de ses ministres ». 
 
« Qui loue l’avion à Me Wade ? Comment il le loue ? ». A ces questions, les alliés de Moustapha Niasse attendent des réponses précises et nettes. La raison de ces interrogations, ils veulent savoir combien coûtent les déplacements du Chef de l’Etat qui voyage depuis quelques temps à bord d’un avion affrété. « On ne peut pas comprendre au moment où le pays traverse des difficultés, que Me Wade se promène » dans un avion affrété aux frais du contribuables sénégalais », s’indigne Massène Niang, porte-parole de la Coalition Alternative 2007. 
Exit ces interrogations, la CA 2007 invite l’Etat à revoir à la baisse le train de vie de l’Etat. Non sans proposer à diminuer le budget de voyage de Me Wade et les membres de son gouvernement. Aussi, les alliés de Moustapha Niasse invitent-ils Me Wade à prendre exemple sur le Bénin qui, selon Massène Niang, pour faire face à la crise alimentaire, a pris entre autres mesures, « la suppression des voyages de tous les ministres » 
Abdou TIMERA 
Le 23ème Congrès de l’Internationale socialiste : Solidarité mondiale, le courage de faire la différence 
Sous le thème général « Solidarité mondiale : Le courage de faire la différence », le 23ème Congrès de l’Internationale socialiste qui s’est tenu à Athènes, du 30 juin au 2 juillet dernier, a abordé quatre questions clés qui sont au centre des préoccupations du mouvement social-démocrate mondial et de la communauté internationale en général : le changement climatique, la paix et la résolution des conflits, l’économie mondiale et la question de la migration. 
 
Plus de 650 participants, représentants 159 partis de plein droit, ont assisté aux débats. Le Parti socialiste sénégalais y était représenté par son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, vice-président de l’IS et Président de son Comité Afrique, Jacques Baudin, secrétaire national aux relations extérieures et à l’Intégration africaine et Aminata Mbengue Ndiaye, présidente du Mouvement national des Femmes socialistes. 
L’internationale socialiste, dont les origines remontent aux premières organisations internationales des mouvements travaillistes, existe sous sa forme actuelle depuis 1951, lorsque, après la seconde guerre mondiale, elle fut rétablie au Congrès de Francfort. Elle rassemble alors presque uniquement des partis d’Europe occidentale. Sous impulsion de feu Willy Brandt, prix Nobel de la Paix et président de l’IS de 1976 à 1992, elle s’ouvrira de plus en plus aux autres continents. Comptant 40 partis en 1976, lorsque le Président Senghor optera résolument pour la voie sociale-démocrate et le multipartisme, et que le Parti socialiste sénégalais adhèrera comme premier parti africain à l’Internationale, elle représente aujourd’hui, avec 159 partis travaillistes, socialistes et sociaux-démocrates, membres de plein droit venant de tous les continents du monde, dont 25 partis africains, la première force politique internationale. Le Président Senghor était le premier vice-président africain de l’IS. Depuis lors, le parti socialiste du Sénégal a toujours siégé au sein du Présidium. 
RENOUVELLEMENT DU PRESIDIUM : UN NOUVEL EQUILIBRE NORD-SUD 
George A. Papandreou, président du PASOK, a été réélu président de l’Internationale socialiste. Les vice-présidents sont également élus par le Congrès. Ils constituent, conjointement avec le président et le secrétaire général, Luis Ayala (Chili, réélu) le Présidium de l’Internationale, organe directeur de l’organisation. 
Le Présidium issu du Congrès d’Athènes a subi de profondes modifications visant à introduire un meilleur équilibre entre le Nord et le Sud et entre les genres. Ainsi, sur proposition de la Commission électorale, présidée par Pierre Mauroy, ancien président de l’IS et ancien Premier ministre de France, et composée de Ousmane Tanor Dieng pour l’Afrique et des anciens Premiers ministres Péguy Cabral pour l’Amérique latine et Sher Bhadur Debah pour l’Asie, le nombre de vice-présidents pour l’Afrique est passé de 3 à 7 et celui pour l’Amérique du Sud de 4 à 8, alors que le nombre de vice-présidents pour l’Europe est tombé à 12. Dans le même temps, la représentation des femmes dans le bureau s’est accrue en passant de 4 à 12 vice-présidentes. Ainsi, la Commission électorale a introduit une véritable révolution qui mérite d’être soulignée, car, pour la première fois dans l’histoire de l’organisation, on prend en compte l’équilibre entre les différents continents dans la représentation au sein du bureau. 
Ousmane Tanor Dieng, Président du Comité Afrique, a été réélu vice-président de l’IS. 
ZIMBABWE : SOUTIEN AU MDC 
Les membres de l’Internationale socialiste sont profondément attachés à la démocratie. L’organisation d’élections libres et transparentes, non entachées de pratiques frauduleuses, dans le respect du calendrier électoral, est un élément fondamental de la démocratie politique. 
L’IS a exprimé sa profonde préoccupation en ce qui concerne la situation au Zimbabwe et a dénoncé le climat de violence créé par le gouvernement qui a rendu impossible, dans un tel climat d’attaques et de terreur, la tenue d’élections libres et justes. 
L’IS a voulu marquer son soutien sans failles à l’opposition démocratique du Zimbabwe en admettant le MDC (Mouvement pour un Changement démocratique) de Morgan Tsvangiraï comme membre de plein droit de l’IS. 
L’IS lance un appel aux pays voisins, à la Communauté pour le Développement de l’Afrique australe, à l’Union africaine et aux Nations unies, afin qu’elles redoublent d’efforts pour assurer que le Zimbabwe avance dans une voie démocratique. 
CONFLIT PALESTINO-ISRAELIEN : CONTINUER LES EFFORTS DE DIALOGUE 
L’IS n’a jamais épargné ses efforts pour promouvoir une solution du conflit israélo-palestinien par le dialogue. Ainsi, il a joué un rôle, discret mais efficace, dans la mise en place du processus de paix d’Oslo, en rendant possible, par le biais de son Comité Moyen-Orient le dialogue entre Israéliens et Palestiniens, membres de l’IS. Le Parti socialiste du Sénégal a toujours été un membre actif de ce Comité. 
L’Internationale socialiste a saisi l’opportunité de la présence des délégations du Fatah palestinien et du Parti travailliste israélien, pour organiser une rencontre entre Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité palestinienne, et Ehud Barak, actuel ministre israélien de la Défense dans le but de contribuer à la relance du processus de paix. 
Notons également la présence à Athènes de Walid Jumblatt, Président du Parti socialiste progressiste du Liban, qui est également membre de l’IS. 
L’IRAK : INSTAURER LA NECESSAIRE PAIX CIVILE 
La présence d’une délégation de l’Union patriotique du Kurdistan, dirigée par son fondateur et leader, Jalal Talabani, Président de l’Irak, a été l’occasion pour l’IS d’analyser la situation en Irak et d’apprécier l’évolution de la situation afin d’aboutir à la stabilité, à la cohésion nationale et à la paix civile. 
SOUTIEN A BARACK OBAMA 
Le Congrès de l’Internationale socialiste a apporté son soutien à la candidature de Barack Obama à l’élection présidentielle américaine de novembre 2008. Une délégation du Parti démocrate américain était présente au Congrès. 
SOLIDARITE MONDIALE : LE COURAGE DE FAIRE LA DIFFERENCE 
Les débats sur les principaux thèmes du congrès : le changement climatique, la paix et la résolution des conflits, l’économie mondiale et la question de la migration, ont intégré des interventions de personnalités reconnues, des contributions de délégués de partis membres ainsi que des discussions sous forme de panels. 
AGIR MAINTENANT SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE 
Pour bâtir une société durable à l’échelle mondiale, il faut agir aujourd’hui et apporter des réponses adéquates pour répondre au changement climatique afin d’éviter les conséquences catastrophiques du réchauffement de la planète, dont l’augmentation substantielle du niveau de la mer, l’extinction de nombreuses espèces animales et végétales et des conditions climatiques de plus en plus extrêmes et déroutantes. Deux défis doivent être relevés : comment parvenir avec succès à un régime post-2012 ? Comment renforcer l’architecture multilatérale pour une société durable à l’échelle mondiale ? Car pour l’IS, combattre efficacement le changement climatique requérra un niveau d’efforts de collaboration entre les nations du monde sans précédent. 
ŒUVRER POUR UN MONDE DE PAIX : l’IS a réitéré son engagement à tout mettre en œuvre pour résoudre, par le dialogue, les conflits et mettre fin à l’instabilité dans différentes régions du monde en organisant des débats avec les acteurs clés impliqués dans des conflits ouverts existants ou là où la paix et la stabilité sont menacées, et notamment en Somalie, au Sahara occidental, au Moyen-Orient, en Irak, à Chypre, dans les Balkans... Par ailleurs, le Congrès a salué les avancées importantes accomplies dans le processus de paix en Côte d’Ivoire et au Népal. 
PLACER L’ECONOMIE MONDIALE SUR UNE NOUVELLE VOIE : L’IS veut œuvrer pour une croissance et un développement au service de tous et faire face, par des mesures d’urgence, mais aussi par une politique volontariste à long terme, à la crise alimentaire, résultat de la distribution inégale, de la mauvaise gouvernance et de la spéculation financière touchant les produits alimentaires. 
Ayant fait le constat de l’échec du libéralisme à outrance qui a marqué les premières décennies de la mondialisation, l’IS prône une alternative fondée sur la dynamique du marché mondial intégrant des valeurs sociales, écologiques et démocratiques. 
LA DIMENSION HUMAINE DES MIGRATIONS 
La personne humaine doit être au cœur de toute politique de migration. L’IS souligne la nécessité de prendre en compte dans la mise en place des politiques de migration les avantages réciproques que peuvent tirer des flux migratoires les pays d’origine comme les pays de destination et d’ainsi rendre justice aux migrants en reconnaissant leur contribution au développement du pays d’accueil. Pour l’IS, tout travailleur doit bénéficier des mêmes droits du travail, qu’il s’agisse des travailleurs nationaux ou étrangers. 
LA FEUILLE DE ROUTE DE l’IS 
Ces différentes thématiques abordées lors du 23ème Congrès de l’IS font l’objet d’une feuille de route pour les trois prochaines années à venir. L’Internationale s’engage dès lors à instaurer de véritables échanges de vues avec toutes les organisations progressistes pour faire avancer la gouvernance mondiale sur ces questions. 
Dans cet ordre d’idées, l’IS se réjouit des échanges déjà fructueux avec des partis non-membres de l’organisation, tels que le Parti communiste chinois, le Parti démocrate américain et le Parti du Congrès indien, qui ont tous exprimé leur volonté et leur disponibilité à œuvrer avec l’IS pour créer des synergies réelles et utiles sur ces questions fondamentales pour l’avenir de notre planète. 
Communiqué de presse de la délégation du PS Au Congrès de l’IS 
Génération du Concret pour Génération Liguèy 
 
« Ils disent toujours : Karim Wade ne doit pas se présenter. Mais jamais ils n’affirment : s’il se présente, il sera battu. » Citation d’un diplomate établi à Dakar depuis 2000. 
La scène politique est marquée par deux faits majeurs : la sortie médiatique de Idrissa Seck et la proposition de loi portant modification de l’article 28 de la Constitution déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale par Me Ndèye Fatou Touré, députée de la liste Tekki. Ces deux faits, de sources lointaines, ont cependant un dénominateur commun : empêcher Karim Meïssa Wade (KMW) de se présenter à l’élection présidentielle de 2012. On peut dire, en reprenant Karl Marx que le sommeil des politiques est hanté par un homme. Pas une intervention sans son nom, pas une déclaration sans le citer. Il est devenu, en si peu de temps, incontournable au point que les médias étrangers l’élisent l’homme de l’année. Jeune Leader suivi à la trace. Ses moindres faits et gestes sont analysés et consignés dans le registre de la succession présidentielle. 
Si l’intervention de Idrissa Seck s’inscrit dans une logique hautement politique dont la ligne de masse se situe autour de la caporalisation du Pds, celle de l’avocate se fixe dans le patrimoine constitutionnelle du Sénégal. 
La précipitation et la hantise sont telles que l’excellente avocate se démêle dans les lacis glacés de la discrimination en voulant proposer la modification de la loi 28 de la constitution. Jugez-en. L’article 28 de la constitution dispose : « Tout candidat à la Présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise, jouir de ses droits civils et politiques, être âgé de 35 ans au moins le jour du scrutin. Il doit savoir écrire, lire et parler couramment la langue officielle » Voyons maintenant la proposition de loi modifiant l’article 28 de la constitution élaborée par Me Ndèye Fatou Touré : « Tout candidat aux fonctions de Président de la République du Sénégal doit être exclusivement de nationalité sénégalaise, jouir de ses droits civils et politiques, être âgé de trente cinq (35) ans au moins et soixante quinze ans (75) ans au plus, le jour du scrutin et ne pas avoir d’ascendant ou de descendant aux premier (1°) et second degré (2°) ou ceux de son conjoint, occupant ou ayant occupé ladite fonction, depuis au moins cinq (5) ans ». 
La proposition de loi de Me Touré est frappée du sceau infâme de la discrimination. La discrimination s’identifie comme une réduction arbitraire des droits, contraire à l’égalité en droit, et induisant une dévalorisation de certains groupes d’humains ou d’une personne. La discrimination est l’action qui consiste à différencier les éléments d’un ensemble au moyen d’un ou plusieurs critères afin de pouvoir appliquer un traitement spécifique à chaque sous-ensemble ainsi constitué. Quelques discriminations sont à noter dans le corpus juridique de Me Touré : par rapport au sexe, à l’origine familiale, au patronyme et à l’origine. 
Un examen précis de la constitution m’oblige à déceler un caractère d’irrecevabilité de ladite proposition de loi. Le préambule de la Constitution du 22 janvier 2001 affirme que le Sénégal à ratifier « la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 et la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 27 juin 1981. Regardons le Pacte International des Droits Civils et Politique de l’ONU. Le corpus onusien condamne la discrimination, notamment dans son article 26 qui précise : « Toutes les personnes sont égales devant la loi et ont droit sans discrimination à une égale protection de la loi. A cet égard, la loi doit interdire toute discrimination et garantir à toutes les personnes une protection égale et efficace contre toute discrimination, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique et de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. » Inutile de préciser la proposition de loi de Mme Touré ne passera pas à la commission des Lois de l’Assemblée. Elle n’aura donc pas la dignité de passer en séance plénière. Juste une question de bon sens. 
Front social pour fonds de commerce politique 
Idrissa Seck lance sa campagne électorale. 2012 sonne déjà à nos portes. L’homme a choisi son moment et la tribune de son discours de campagne. Le moment : la tension sociale née de la pénurie de riz, de gaz, d’eau, les délestages d’électricité, le problème entre quelques forces de l’ordre et deux reporters sportifs, les remous constatés au sein du Groupe parlementaire libéral, les appels multiples et pressants de militants libéraux pour une candidature de Karim Meïssa Wade à la présidence de la République en 2012, la massification douloureuse du Pds avec la problématique du retour de Mes Massokhna Kane et Doudou Ndoye, de Modou Fada Diagne, de Jean-Paul Dias et de Moustapha Diakhaté, le projet de loi portant modification de l’article 27 de la Constitution, etc. 
Le lieu : la salle d’hôpital où séjourne le journaliste Boubacar Kambel Dieng suite à une intolérable cruauté de quelques policiers. Idrissa Seck a choisi sa tribune et répandu, sans peine, sa poudre de propagation. Dans l’absolu, on se croit dans une situation sociale et politique critique alors que la charge négative ne résiste pas à une inspection intellectuelle qui quitte la crête blanche des vagues pour les fonds maritimes. Il y a des actes à déplorer et à condamner au Sénégal. La Police, corps d’excellence, est un segment important de la vie sociale. Elle est distributrice et garante de la sécurité des biens et des personnes. La presse, « enfants de la démocratie » » au sens tocquevillien, informe, éduque et participe à la gestion de la transparence des actes publics et privés. Ce sont deux corps différents mais indispensables. Le danger serait que des politiciens fassent de cet incident un fonds de commerce pour fustiger, dans une démarche réductionniste, tout un système. 
Pour ce qui est des difficultés d’approvisionnement du riz, l’Etat devra réguler le jeu de la concurrence. Le marché sénégalais est inondé malgré les restrictions exportatrices des pays asiatiques, principaux producteurs de riz : Thaïlande, Bangladesh, Chine, Inde, etc. Certains de ces pays, parce que frappés par des catastrophes naturelles, ont décidé de la suspension des exportations de cette denrée. Le Bangladesh et la Thaïlande, pour ne citer que ces deux pays, ont arrêté les exportations de riz afin d’assurer une autosuffisance alimentaire. Nous reste maintenant, comme marché, l’Inde et la Chine. Quand on mesure que ces deux pays abritent plus du tiers de l’humanité, l’œuvre est gigantesque et pourtant le Sénégal et le secteur privé, malgré tout, ont réussi à approvisionner le marché en riz. Et pour permettre aux ménages d’acheter le riz sans problème, l’Etat a subventionné à hauteur de 40 francs Cfa le kilogramme. Même effort de l’Etat pour inonder le marché en bouteilles de gaz à utilisation ménagère. 
Dans un monde où le prix du pétrole poursuit son ascension himalayenne, pouvoir approvisionner le marché et maîtriser les prix des produits dérivés de l’or noir est une prouesse. Cependant, par une manifestation malheureuse de faits sociaux, les phénomènes précités ont coïncidé avec des délestages d’électricité et une raréfaction de l’eau. Aujourd’hui, des solutions sont en train d’être trouvées et les citoyens doivent paisiblement retrouver le confort en matière d’approvisionnement en électricité. 
Nouveau prophète du « Sopi » 
Idrissa Seck propose un retour vers le « Sopi originel » qui de son avis, est dépouillé de son âme parce que traînant de la forfaiture morale et de la contrefaçon politique. Il se veut talentueux et vertueux. Rires. Pour l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, le « Sopi originel » n’appartient plus à Abdoulaye Wade, il est un mouvement transcendant et structurel qui vogue dans une atemporalité parce qu’ayant une charge de valeurs positives. Aujourd’hui, le mouvement libéral a dévié de sa route. Cette déviation impose une reprise en main des affaires libérales au plus haut niveau. Voilà le message du messie Seck. En langage clair, Idy envoie Me Wade à la retraite politique, se proclame le patron des patrons libéraux (Macky Sall, Abdoulaye Faye, Pape Diop, Farba Senghor, Ousmane Masseck Ndiaye, Doudou Wade, Habib Sy, etc.), donne une mauvaise note au président du Conseil de surveillance de l’ANOCI, Karim Meïssa Wade : « La construction et l’embellissement de corniches ne sont pas une priorité ». Et l’ex-maire de la commune de Thiès de sous-entendre une crise acerbe et profonde là où ne subsistent que des difficultés conjoncturelles. Jouant de finesse, il soutient la Goana tout en critiquant les orientations actuelles. L’homme procède par annulation et « injecte », dans le tissu libéral, plus précisément au niveau des « patrons du Pds », le virus de la suspicion. Le démenti de Macky Sall est pertinent et recadre les actes et paroles dans leur naturelle vérité. Invitant subrepticement l’histoire dans son discours, l’homme de Thiès se lance à l’assaut des voix de Me Wade. Dans un style propre et direct, Idrissa Seck « revendique » clairement son « dû » : « Je compte sur les 55 % de Me Wade pour remporter les élections présidentielles ». Son dû parce qu’il serait « l’actionnaire majoritaire du Pds » même si Abdoulaye Wade a créé le parti. Pape Diop, Karim Meissa Wade (membre depuis 1986) et Macky Sall peuvent se rhabiller, le Pds ne leur doit rien, ils n’ont rien fait pour le Pds. L’histoire est abolie. Evanescente, elle finit par s’effacer. Idrissa Seck refait et retrace les lignes limoneuses d’une formation politique qui lui aura tout donné. D’un coup de baguette magique politique, l’ancien maire de Thiès se proclame le futur candidat des Libéraux aux prochaines élections présidentielles. Sinon, avertit-il, « je ne veux pas que ma famille politique connaisse le sort celle voisine des socialistes ». Piques bien méritées, en passant, à Moustapha Niass et Djibo Kâ. Parfait calculateur, il sait que les 19% cumulés de Ousmane Tanor Dieng, de Moustapha Niass et de Abdoulaye Bathily ne peuvent pas garantir une victoire. Dès lors, il ne reste plus qu’à être le rassembleur du Pds et son élément fédérateur. Exit Abdoulaye Wade et porte fermée à toute autre ambition interne. Macky Sall, Pape Diop, Karim Meissa Wade, Abdoulaye Faye, pour ne citer que ceux-ci, doivent se précipiter de regagner les rangs. La récréation est terminée. 
Idrissa Seck se propose de rassembler ce qu’il a contribué intelligemment à désorganiser. Nommé ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la république, aux aurores de l’alternance, le numéro deux du Pds, Idrissa Seck a introduit les germes de la guerre fratricide au sein de la famille libérale. Aujourd’hui le Pds est en proie encore à quelques fossiles de ces luttes. Si l’ambition est un devoir, il est fort déplaisant de mordre la main du bienfaiteur. La désorganisation de la famille libérale avait atteint des cimes insoupçonnables quand Seck dirigeait le parti. Il fallait brouiller systématiquement tous les signaux afin que Me Wade, de lui-même, s’en allât de la présidence. Inutile de revenir sur cette période sombre du Pds, seulement faut-il souligner qu’en 535 jours de gestion de la primature, Idrissa Seck n’a réussi qu’à transformer une partie, et de fort belle manière, de la commune de Thiès. Aucun dossier de nature nationale ne fut traité, en ce temps, par la Primature. Il a fallu l’arrivée de Macky Sall pour que la machine repartît de belle manière. 
Seul le peuple est souverain 
Notre diplomate entend toujours dire : « Karim ne doit pas être candidat ». Mais jamais, il n’entend personne affirmer : « s’il se présente, il sera battu ». 
La politique est « l’examen du réel » Jean Jaurès. La normalité se passe dans d’autres « continents » pour reprendre une topologie chère à Louis Althusser. Aujourd’hui, des ambitions légitimes sont nées au sein de la formation libérale. Parmi les ambitions, une s’affiche au grand jour. La « Génération du Concret ». Il a réussi une pénétration massive du territoire national avec des ramifications dans les pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, d’Océanie et d’Asie. Si Idrissa Seck a dépoussiéré une partie de la commune de Thiès, aidé par Abdoulaye Baldé ; Karim peut se targuer d’avoir doré la capitale en la métamorphosant. La lutte contre les embouteillages est gagnée. Outre cet aspect, le président de l’ANOCI a démontré sa capacité administrative et financière à gérer une grosse entité. Il a réussi l’organisation de l’événement-phare de notre pays en cette année : l’OCI. Il l’a réussi en faisant sortir de terre, tunnels, toboggans, passages souterrains autoroutes, hôtels, etc. Qui plus est, en permettant au Sénégal d’accueillir brillamment plusieurs chefs d’Etat et de gouvernements, Karim Meissa Wade, Abdoulaye Baldé et leur équipe démontrent à la face du monde leur pleine maturité pour diriger le Sénégal. Aujourd’hui, au vu et su de tout ce que I’ANOCI a réalisé, le président de la République doit confier la concrétisation de la GOANA à Karim Meissa Wade. Cet ambitieux projet présidentiel de 500 milliards Cfa, dont l’objectif n’est que I’ accession du Sénégal à la sécurité alimentaire, a besoin d’une équipe performante et ouverte sur la mécanisation agricole internationale et I’ agro-business mondial. Il est impossible aujourd’hui de ne point prendre en compte cet homme dans la succession de Me Wade à la présidence de la République. C’est un fait réel et les libéraux l’ont compris, eux qui, de tout bord, crient leur adhésion en faveur du patron de l’ANOCI. KMW est en train d’élargir les bases électorales du Pds et de se constituer un champ. II sait, mieux que les autres, que Ie Sénégal n’est pas une monarchie. II doit s’ingénier comme Abdoulaye Wade, à remporter les élections en sollicitant la confiance et le suffrage des électeurs. Il ne fera pas comme Léopold Sédar Senghor, devenu président grâce aux dispositions de l’Union Française, de la Loi-cadre (loi N° 56-619) qui donne plus de pouvoir aux colonies et le tout complété par la Communauté Franco-Africaine (1958-1960). Pas comme Abdou Diouf fait président grâce à la modification de l’article 35 de la constitution. Karim Wade doit laisser son nom et partir à la rencontre des électeurs armés seulement de son prénom et de sa noble ambition pour le Sénégal en disant aux jeunes et en ouolof : la Génération ligguèy est dans la place ! 
ABDOULAYE SEYE JOURNALISTE-SOCIOLOGUE 
L’OBSERVATEUR : 
ÉVOLUTION DE LA PAUVRETE DANS LES PMA Le Sénégal classé 25ème sur 49 Etats 
 
Article Par JEAN-PIERRE MANE,  
Paru le Vendredi 18 Jui 2008 
 
Le Sénégal est classé à la 25ème place des pays les plus pauvres des Pays moins avancés. C’est ce qu’a indiqué, hier, Dr Lisa Borgatti, lors du lancement du rapport 2008 de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced).  
Les perspectives mondiales s’assombrissent. La situation des pays les plus pauvres se dégrade de plus en plus. Sur les 50 pays moins avancés, le Sénégal figure à la 25è place. Pour un pays qui bénéficie du double de la moyenne de l’aide publique au développement, ce classement à la 25è place des Pma est inquiétant, a notamment regretté Dr Lisa Borgati, économiste à la Division de l’Afrique et des Pma, à la Cnuced à Genève (Suisse). «Au Sénégal, le taux de croissance réel du Pib n’a pas trop d’impact à cause de la croissance un peu trop fluctuante», renseigne-t-elle. Pire, ajoute Dr Borgati, la relation entre la croissance et la réduction de la pauvreté s’est affaiblie depuis 2000. L’économiste lie les raisons de cette dégradation à la consommation privée qui augmente à un rythme moins rapide que le Pib, à la croissance rapide de la population, à la croissance du Pib liée aux exportations enclavées, à l’inégalité, entre autres, des revenus qui entrave la réduction de la pauvreté. Sur l’aperçu général des 50 pays moins avancés dans un contexte marqué par la flambée inflationniste du cours du baril, le rapport de la Cnuced sur les Pma prévient : «De graves menaces planent sur la pérennité d’une croissance rapide. La croissance que la plupart des Pma enregistre est fortement influencée par l’évolution des marchés internationaux et, en particulier, par les prix des produits de base. En outre, les Pma dépendent beaucoup plus des sources extérieures de financement, en particulier de l’aide publique au développement (Apd) que de leurs ressources intérieures». La croissance des Pma est rapide, mais ne s’inscrit pas dans le cadre d’un processus positif de diversification et de changement structurel. «C’est pourquoi ces pays sont très vulnérables aux chocs commerciaux liés à l’instabilité des prix des produits de base, laquelle touche aussi bien les exportations que les importations», relève le document. Les pays moins avancés, mentionne le document, «en tant que groupe ne sont pas prêts d’atteindre l’objectif d’une réduction de moitié de l’incidence de la pauvreté entre 1990 et 2015, et rien n’atteste qu’un changement notable se soit produit depuis 2000, après l’adoption de la Déclaration du millénaire et de réformes davantage axées sur les besoins sociaux. L’envolée des prix internationaux des denrées alimentaires enregistrée en 2007 et début 2008 aura des effets négatifs sur l’évolution de la pauvreté dans les Pma et freinera la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement, lit-on encore dans le rapport. La Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement recommande la réorientation de la politique de développement des Pma. «La réorientation indispensable marque un retour au développement agricole. La production, la productivité et les capacités productives devraient primer sur l’intégration dans l’économie mondiale et le commerce international. (…) Aussi faut-il trouver un meilleur équilibre entre les Etats et les marchés dans la promotion du développement et la réduction de la pauvreté», conclut le document.  
OCTROI D’UNE ALLOCATION MONÉTAIRE OU SALAIRE AUX PAUVRES Bathily soupçonne Wade d’enrichir les militants libéraux 
 
Article Par HAROUNA FALL,  
Paru le Vendredi 18 Jui 2008 
 
Derrière l’idée d’octroi d’une allocation monétaire ou salaire aux pauvres ainsi que le préconisent des études déjà menées par certains partenaires multilatéraux traditionnels, se cacherait une volonté de Wade d’enrichir les militants libéraux. Il l’a fait savoir hier lors de la réunion du secrétariat de la Ld/Mpt.  
L’octroi d’une allocation monétaire ou salaire aux pauvres ainsi que le préconisent des études déjà menées par certains partenaires multilatéraux traditionnels, ne pourra non plus constituer un remède adéquat aux difficultés que vivent les Sénégalais. Dans le cas du Sénégal, de telles allocations seraient à coup sûr, selon la Ld/Mpt, parcimonieusement distribuées - notamment sur des bases purement partisanes - aux militants du parti au pouvoir. Sur la conjoncture sociale difficile, le Secrétariat permanent constate malheureusement que c’est bien dans cette période - où nombre de personnes très préoccupées par ces contraintes qu’imposent la conjoncture sociale difficile et la situation dégradée des finances publiques demandent avec insistance la suppression du Sénat et de nombreuses agences faisant doublon avec la plupart des ministères, qui ne sont que des institutions aussi budgétivores qu’inutiles - que le Gouvernement décide de faire adopter par le Parlement la création d’un Conseil économique et social. Pire que la désinvolture devant les multiples crises qui s’amplifient chaque jour davantage, c’est là une provocation manifeste aux nombreux manifestants et manifestantes des villes et des campagnes lors des marches récentes et aux ménages meurtris ployant sous une paupérisation aggravée par la détérioration inquiétante de leur pouvoir d’achat. Sur l’article 27 de la Constitution, les Jallarbistes estiment que les tenants du pouvoir n’ont finalement pas hésité à emprunter un détour juridiquement contesté et peu élégant pour procéder à une augmentation de la durée du mandat présidentiel à 7 ans, au moment où le septennat est presque partout abandonné parce qu’il étouffe la démocratie et aboutit souvent à la paralysie et à l’impopularité. Le SEP exhorte, à ce propos, les démocrates et toutes les forces vives du pays à rester vigilants car, sous peu, le Gouvernement pourrait être tenté de susciter un autre coup de force qui rendrait cette loi rétroactive dans le dessein obscur de donner à Wade le temps dont il a besoin pour organiser la dévolution dynastique du pouvoir.  
 
 
 
 
Le matin :LA GRIFFE 
BONJOUR 
[ 18/07/2008 ]  
 
"Notre pays dispose d'un stock de 159 mille tonnes de riz et l'approvisionnement du marché en gaz se poursuit normalement". Voilà une phrase du communiqué du Conseil des ministres qui a attiré notre attention. Pour nos gouvernants, il n' y a rien d'anormal. Au moment où tout est anormal. Il paraît qu'il existe des hommes qui vivent de paradoxes...  
 
 
 
 
Daw THIOW 
SOCIETE 
CONSÉQUENCE DE LA CHERTÉ DE LA VIE:La mendicité ne fait plus bonne recette ! 
[ 17/07/2008 ]  
 
La cherté de la vie ne laisse personne exempte. Les mendiants qui squattent les artères de Dakar et sa banlieue ne savent plus à quel saint se vouer du fait de la rareté des aumônes qu’ils recevaient au quotidien. Ils peinent à remplir leur pot. Une randonnée en ville et en banlieue nous édifie sur la situation.  
 
 
 
Les « mbattu » (calebasse) des mendiants réclament le retour du riz, des grosses pièces de monnaie et du sucre ! Il est 14 heures au carrefour de la cité des eaux, lieu de convergence de beaucoup de mendiants étrangers. Sur place, les plus petits se faufilent à travers les voitures tendant la main pour demander de l’aumône. Durant ce moment, les parents, tranquillement assis sur place, ont une mine un peu désolante.  
« Avec la cherté de la vie, les gens donnent de moins en moins l’aumône. Maintenant, ils se contentent de donner de la petite monnaie à la place des billets, du riz et du sucre. Je peux dire que cela fait maintenant un mois qu’on ne m’a pas donné du riz en aumône. Je parviens difficilement à avoir 1000 Fcfa », confie une mendiante. Une autre mendiante de dire : « Dans tous les cas, nous ne pouvons plus avoir du riz. Comme les personnes qui nous donnaient du riz en aumône peinent à trouver ce produit, il ne nous reste qu’à attendre notre mort. Sincèrement, nous vivons aujourd’hui des moments beaucoup plus difficiles. Avant, les gens me donnaient de l’argent, du riz, du sucre, des bougies, des tissus.  
Et parfois quand je sentais un petit besoin d’argent, je vendais tout. Cependant, la cherté de la vie a donné un sacré coup à la mendicité. Nous avons sérieusement ressenti cela et si la situation perdure, nous irons droit à la mort ». Cette mendiante, mère de quatre enfants, ne parvient plus à nourrir sa progéniture. « Le sucre, le pain et le lait qu’on me donnait en guise d’aumône, me permettaient de leur donner le petit-déjeuner. Cette situation va accentuer davantage notre pauvreté », poursuit la mendiante. Du côté des HLM, les mendiants ne reçoivent plus les restes de repas de midi que les maisons environnantes leur donnaient. « Presque toutes les maisons environnantes nous donnaient à midi leur reste de repas.  
Aujourd’hui, nous recevons de moins en moins de plats. Comme vous le voyez, nous ne disposons pas de moyens pour subvenir aux besoins de nos familles. Nous tirons toutes nos ressources de la mendicité. Aujourd’hui, avec la cherté de la vie et la rareté des produits comme le riz, nous ne pouvons plus avoir les restes de repas qui proviennent des maisons car la situation est aussi dure pour ces dernières », avance M. Diop, mendiante. La venue d’une femme avec un bol de riz a créé le désordre chez les mendiantes. Chaque femme veut s’accaparer du bol pour ses enfants. Finalement, la femme a fait appel aux tout-petits pour leur donner les restes du repas. 
« Il faut laisser les enfants manger car ils ne peuvent pas résister à la faim contrairement aux grandes personnes. Vous savez, la vie est chère maintenant, c’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas vous apporter tous les jours du riz comme avant », lance la femme à l’endroit des mendiantes. Les talibés peinent à assurer leur versement quotidien ! Cette situation est beaucoup plus ressentie chez les talibés qui éprouvent d’énormes difficultés à assurer le versement quotidien. Ils sont nombreux, à faire le tour des gares routières en quête d’aumônes. 
Habillés en haillons, ces jeunes talibés sont affectés par la cherté de la vie. Beaucoup de produits comme le riz, le lait et autres, n’atterrissent plus par les temps qui courent dans les pots des talibés. Maintenant, le versement quotidien au marabout fait défaut. « Avec la cherté de la vie, les gens donnent de moins en moins de l’aumône. Notre marabout nous réclame 350 Fcfa et il faut obligatoirement avoir cette somme sinon, c’est la punition qui nous attend. Nous éprouvons d’énormes difficultés pour avoir cette somme. Le marabout passe tout son temps à nous battre parce que le versement est incomplet. À la place du riz, les gens nous donnent comme aumône du mil. Maintenant à midi, tu peux faire deux maisons sans avoir de quoi manger.  
Les familles commencent à économiser leur riz car c’est un produit qui se fait rare maintenant », dit Pape Diène, jeune talibé venant du Baol. Même les vendeurs qui achètent les produits des talibés ressentent la situation. « Ce sont les jeunes talibés qui me vendaient du riz et du sucre. Maintenant, ils me disent que les gens donnent de moins en moins l’aumône à cause de la cherté de la vie et surtout de la rareté de certains produits comme le riz. Les talibés me vendaient les choses moins chères, mais je suis obligée d’acheter plus cher ailleurs », avance une vendeuse de petit-déjeuner. Les talibés, avec le visage triste, tournent autour de la dame qui leur sert de la bouillie de mil.  
 
Massaër DIA  
LA SENTINELLE : 
BONJOUR L’ AFRIQUE | Etat, Police, Démocratie, Journalisme… : condamnés à vivre ensemble 
Publié le 16 juillet 2008 à 13h08  
Par Demba Ndiaye 
• Les brutalités policières, les excès, (tortures) ne sont pas propres au Sénégal. Hélas ! L’actualité quotidienne africaine dévide sous nos yeux, ce que la République peut secréter d’abject, d’inhumain. Bras armé du pouvoir politique, la police est souvent en retard d’un train en matière de culture républicaine. Elle oublie souvent, trop souvent, qu’elle doit servir la République, les citoyens et non les politiciens, les gérants du moment de l’Etat. Car, si l’Etat est pérenne, les gouvernements eux, sont éphémères, parce que, en République, ce sont les citoyens qui choisissent à intervalles réguliers leurs dirigeants. 
 
Evidement, je ne suis pas naïf au point de croire que c’est seulement au Sénégal qu’on comptabilise les bavures policières ainsi que les excès. Mais ceci ne peut absolument pas justifier cela. Au contraire. Se battre pour rendre la police républicaine, plus républicaine, moins encline à la baston, moins obéissante à des ordres injustes. 
• Notre République sera toujours inachevée si ses corps fondamentaux ne suivent pas le rythme de la démocratisation de nos sociétés. Mais cela, comme tout le reste, est un combat démocratique, des démocrates, des citoyens. De tous les jours. Surtout des citoyens. Ne baissez pas les bras, ne pas courber l’échine, ne pas renoncer à ses droits et à ses devoirs. Voila pourquoi, « La sentinelle » a décidé, dans cette édition, de faire l’état des lieux de ce corps, qu’on aime, et qu’on craint, surtout quand il outrepasse son devoir et oublie sa raison d’être : être au service des citoyens. De tous les citoyens. Même les journalistes, ces têtes de turc de toutes les haines. Oh, il n’y a pas dans ce dossier que vous propose « La sentinelle », révélations spectaculaires, scoops, encore moins un appel à « bouffer du flic ». De toute façon, c’est indigeste. Non, il s’agit d’un état des lieux, une mise à plat, un appel à débattre, à réformer, à mieux former. Je parle bien sûr de la police. De notre police. Aussi, je me permets les quelques réflexions qui suivent, étant entendu, qu’elles peuvent s’appliquer à toute l’Afrique. Et même au delà. 
• « La police, tout rubricard spécialisé le sait d’expérience, est un immense paravent social derrière lequel sont dissimulés les malheurs et les misères, les accidents et les drames, les mensonges et les hypocrisies que, pour son confort, notre modernité préfèrerait ne pas avoir à connaître… » Edwy Plenel, in « Le journaliste et le Président ». 
• « Inscrire l’exigence du passé dans l’inquiétude du présent ». 
De wade, on pourrait dire ceci aujourd’hui : « l’aventure d’un homme (fut-il d’exception) ne suffit pas à fonder l’espoir d’un peuple ». 
Comme l’écrit Edwy Plenel parlant de F. Mitterrand, Président et opposant : « Il nous reste l’autre Mitterrand, celui d’opposition. Le Mitterrand acharné à défendre l’entièreté des libertés, l’exigence de la morale, l’évidence de la solidarité, l’urgence des réformes, la fidélité des engagements etc… ». Remplacer Mitterrand par Me Wade et cela colle parfaitement. Oui, je l’avoue, Mr le Juge : je préfère le Wade opposant, combatif, jovial et, profondément démocrate, à celui qu’il est devenu : le patriarche acariâtre, qui voit des ennemis partout. Surtout nous autres journalistes. 
• J’ai toujours pensé que le libre arbitre était fondateur (fondamental) de nos actions ; j’ai toujours été méfiant de l’adage qui dit que le pouvoir corrompt, et que le pouvoir absolu corrompt absolument. Parce qu’il ne m’est jamais venu à l’esprit que dans une République, on pouvait s’octroyer un pouvoir absolu. Naïvement, je faisais (je fais toujours) confiance au contrôle du peuple, au contrôle du citoyen. Me serais-je trompé quelque part ? 
• Journaliste d’investigation et ex Directeur de la rédaction du « Monde », Edwy Plenel fut un scrutateur féroce des années Mitterrand, du Mitterrandisme, avec sa plume caustique écrit : « Les rois on le sait, ont besoin de fous qui puissent leur dire qu’ils sont nus, qu’ils ont oublié ou qu’ils se sont oubliés. S’ils ne cèdent pas aux tentations de la connivence et de la respectabilité, les journalistes sont ces fous de la politique moderne. Ils ont beau déplaire, ils n’en sauvent pas moins un peu de la mémoire de ces rois, en montrant qu’ils n’ont pas toujours été les rois qu’ils sont devenus ». (Edwy Plenel). Mr le président, souffrez que je pense à vous quand je lis ces lignes. Nous journalistes, sont vos fous locaux. Qu’il ne vous en déplaise. 
• A propos de l’Etat comme structure complexe où se marient les contraires : la légalité et l’illégalité. « Une légalité trouée d’illégalité » selon Nicos Poulantzas. Il dit juste à propos : « l’Etat agit souvent en transgressant la propre loi-règle qu’il édicte, non seulement en agissant à côté de cette loi, mais en agissant contre sa propre loi » (in L’Etat, le Pouvoir, le Socialisme. PUF 1978). 
• De ce point de vue, j’ajoute que : à trop sacraliser la loi entendue comme une règle abstraite et intangible, neutre et objective, nous avons fini par oublier les partis pris de l’Etat dont la secrète raison sait ne jamais perdre ses droits. J’ai une conviction : nous journalistes, nous pouvons être honnêtes, nous ne serons jamais objectifs. Nous pouvons être professionnels, nous serons toujours subjectifs. C’est pour cela que ce métier, tout en étant sublime peut secréter des haines, grandes ou petitement mesquines. Mais c’est le nôtre et, toutes les hordes répressives de l’Etat n’y feront rien. Parce que diantre !, nous vivrons ensemble et périrons ensemble. J’entends bien le Journalisme et le Politique. 
Il nous faut sortir de ce brouillard qui aveugle : la politique n’est pas que cette saloperie que nous avons sous les yeux. Cette politique qui ment, triche, dérobe, affame, réprime, torture. Cette politique qui transforme la République en Sodome et Gorome. 
• Je termine en citant (encore) une dernière fois Edwy Plenel, qui est ma référence-référent dans la profession : « la vérité est un champ de bataille dont nous (journalistes) sommes les grenadiers voltigeurs. Les vérités d’Etat y affrontent les vérités de parti, les vérités officielles, les vérités officieuses, les vérités apaisantes, les vérités dérangeantes. Toutes sont bonnes à dire. Mais il n’est pas interdit, à condition de s’en expliquer, de préférer les unes aux autres… » Comme Charles Péguy, dans « Lettre du provincial » qu’il publia dans ses « Cahiers de la quinzaine », se fixant un objectif en tant que journaliste : « Dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, dire bêtement la vérité, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste ». Alors je dis : le Ministère de l’Intérieur, bras armé et répressif de l’Etat, n’a pas dit la vérité sur l’affaire Kambel Dieng et Karamoko Thioune. Espérons que la justice sauvera l’honneur en étant juste. Bien sûr, je sais que c’est trop demander. Trop leur demander. Mais nous aurions tort d’ajouter une nouvelle démission, à nos petites démissions quotidiennes, apaisantes. 
 
Afrique | Crise alimentaire en Afrique Subsaharienne : Une étude américaine annonce le pire dans les 10 prochaines années  
Publié le 18 juillet 2008 à 16h11  
La fin de la crise alimentaire qui secoue actuellement les populations africaines n’est pas pour bientôt. Elle va, au contraire, s’empirer dans les dix prochaines années. C’est ce que révèle le rapport d’une étude commanditée par le Département d’Agriculture des Etats-Unis sur la sécurité alimentaire dans les pays en développement. Le rapport indique qu’aucun pays de l’Afrique subsaharienne n’atteindra l’autosuffisance alimentaire d’ici 2017. Et pourtant certains pays comme le Sénégal ou le Mali, ont pris quelques initiatives pour faire face à cette crise. Mais l’étude américaine semble minimiser la portée de ces programmes :’’ Goana’’ au Sénégal et ‘’Initiative riz’’ au Mali. 
 
L’autosuffisance alimentaire en Afrique, contrairement aux vœux pieux de certains dirigeants africains, n’est pas pour bientôt en Afrique au Sud du Sahara. C’est du moins ce qu’annonce une étude commanditée par le Département de l’Agriculture des Etats-Unis. Sur un total de 37 pays étudiés incluant les 15 de la CEDEAO, et la Mauritanie, « aucun pays ne pourra faire face de manière adéquate à ses besoins alimentaires en 2017 ». Selon cette étude portant sur la sécurité alimentaire dans les pays en développement, « la situation va se détériorer dans ces pays au courant de la prochaine décennie ». Autrement dit, elle va durer jusqu’en 2017. En revanche, les pays d’Afrique du Nord pourront eux, assurer leur sécurité alimentaire à l’exception des 10% les plus démunis en Egypte selon le document. Néanmoins, les dirigeants de ces pays magrébins devront maintenir le cap de leurs efforts à supporter le coût des importations. « L’Afrique subsaharienne, déjà la région la plus vulnérable avec le plus faible niveau de calories consommées, sera celle qui souffrira le plus de la détérioration de la sécurité alimentaire », avertit le document. Tant il est vrai que suite à cette crise alimentaire certains pays africains ont pris des initiatives pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. C’est le cas de « l’Initiative riz » au Mali. Ou encore la « Grande Offensive pour la Nourriture et l’Abondance » (GOANA) lancée le Président sénégalais Abdoulaye Wade. Des programmes lancés dans la précipitation, dans un contexte où la flambée des prix est devenue intenable. C’est d’ailleurs pourquoi, comme certains africains qui restent sceptiques quant à la faisabilité des ces programmes, l’étude américaine accorde, elle aussi très peu de crédit à ces projets. A l’échelle planétaire, les prévisions sont tout aussi catastrophiques, étant donné que « le nombre de personnes exposés à l’insécurité alimentaire dans les 70 pays à faibles revenus étudiés est passé de 849 millions en 2006 à 982 millions en 2007 », d’après le rapport de l’étude. Qui précise que les personnes qui consomment moins de 2100 calories par jour sont classées dans cette catégorie. « Le déficit alimentaire, estimé à 44 millions de tonnes pour ces 70 pays en 2007, passera à 57 millions de tonnes en 2017, soit un accroissement constant plus d’un million de tonnes par an – et le plus lourd fardeau sera porté par l’Afrique subsaharienne », indique le rapport de l’étude. Déjà depuis le début l’année, plusieurs pays comme Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun ont connu des scènes de violences et des sérieux troubles liés à la crise alimentaire. Et parfois les manifestants se sont vus violemment réprimés par les forces de l’ordre. Car ces manifestations jettent une pierre dans le jardin des gouvernants qui perçoivent ces protestations comme un sabotage ou une menace à leur pouvoir. Dans les autres pays (Togo, Bénin, Niger), même si les manifestations ont été moins violentes, les populations sont aussi sorties dans les rues pour protester contre « la vie chère ». Mais jusque ici, la plupart des gouvernements concernés n’ont servi que des slogans ou des annonces de programmes jugés creux et peu crédibles par les experts ou alors ils se contentent de porter des accusations contre les commerçants et importateurs « véreux » comme en Côte d’Ivoire ou au Sénégal. 
 
Frédéric ATAYODI 
LE QUOTIDIEN : 
Mandela, un modèle qui dérange les dirigeants africains. 
18-07-2008  
Par Amady Aly DIENG* 
 
Le parcours de Nelson Mandela est exemplaire. Enfermé pendant vingt-sept ans entre quatre murs, il en est sorti pour devenir président de la République d’un des plus puissants pays africains. Ne restant au pouvoir que pour un seul mandat, il a renoncé à sa charge. L’exemple est fort, pour l’ancienne comme pour la nouvelle génération de dirigeants africains.  
Son prestige lui permettait de s’accrocher au pouvoir, mais il a sans doute compris qu’on ne peut pas faire son époque et vouloir régenter la génération de ses fils. Mieux, il est rare de voir un homme quitter ainsi le pouvoir et le laisser entre d’autres mains sans que cela ne crée des heurts pour son pays. 
Malheureusement, Nelson Mandela est un exemple qu’on oublie d’évoquer dans les instances où l’on parle d’unité africaine. Ce n’est pas étonnant. Car ce qu’il représente, ne peut s’illustrer dans le syndicat de chefs d’Etat qu’est l’Union africaine. Ceux qui nous gouvernent ne défendent que leurs intérêts, pas ceux de leurs peuples.  
Mandela est un modèle de démocrate gênant pour des dirigeants africains accrochés au pouvoir, dans une Afrique où le temps des élections est révolu ; on n’assiste qu’à des farces électorales. On s’autoproclame élu parce qu’on peut frauder allègrement, là où le pouvoir de l’argent et l’illettrisme permettent n’importe quelle manipulation.  
Mandela a cependant laissé un lourd héritage aux Sud-Africains, aujourd’hui confrontés à des problèmes complexes de coexistence de races, avec des conflits violents et sanglants, engendrant la haine. La manière dont les Sud-Africains vont régler la question nationale, dans un pays qui est un concentré fascinant de trois mondes (un monde développé, un monde sous-développé et un monde qui présage de l’avenir), intéresse tous les Africains qui ne sont pas encore arrivés à ce degré de complexité. Surtout qu’il s’agit d’un pays recelant des possibilités que beaucoup d’autres en Afrique n’ont pas, avec l’étendue de son territoire, son poids démographique et ses énormes ressources. 
 
 
*Amady Aly Dieng est économiste, ancien fonctionnaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest. 
Mandela, une foi née de l’apartheid. 
18-07-2008  
Par Gbossa LAMBERT * 
 
Les actions du Président Nelson Mandela ont été bâties sur de fortes valeurs d’humanisme, de démocratie et de tolérance. Il avait la forte conviction que son pays pouvait et devait se construire dans la diversité et le respect de chacun. Fort de cet idéal, il a pu supporter, avec patience et abnégation, les épreuves que le pouvoir de l’Apartheid lui a fait endurer. Avec cette foi, devenu chef d’Etat, il a pu diriger son pays dans la tolérance et le dialogue vers la paix et le développement.  
Alors qu’il aurait pu solliciter et obtenir de son peuple un nouveau mandat de président de la République, il a montré son respect des principes démocratiques et de la volonté du peuple. Il a adhéré aux principes constitutionnels établis et n’a voulu rester au pouvoir plus longtemps. Il fait partie de l’histoire de l’Afrique et du monde. 
Les chefs d’Etat africains devraient s’inspirer des vertus de tolérance du Président Mandela, de son sens profond du respect, à la fois, de la diversité des opinions, de la liberté d’association et de la liberté d’expression. Le monde entier l’honore.  
Au Président Mandela, digne fils de l’Afrique, je transmets toute ma reconnaissance pour les enseignements qu’il nous a donnés. Je le remercie de nous avoir montré la voie pour contribuer, dans la paix, la concorde et l’intégrité, au développement de l’Afrique. 
 
* Gbossa Lambert, est Directeur général d’EurAfrik, Directeur régional adjoint honoraire du Bureau international du travail (Bit) pour l’Afrique  
Analyse ; Et si Mandela n’avait pas quitté le pouvoir ?  
 
 
 
18-07-2008  
Par Aminata Dramane TRAORE * 
 
Mandela est un grand homme. Un homme de conviction et de courage qui a su libérer son pays. Un homme qui a redonné confiance à son peuple et à l’ensemble des peuples opprimés, malgré les résistances. Nelson Mandela est aussi un grand homme, qui a su quitter le pouvoir au moment opportun. Cela est important, parce que les héros des luttes de libération nationale qui s’accrochent à leur projet, finissent comme Mugabe, à partir du moment où ils s’obstinent à croire qu’un développement autre que la subordination aux grandes puissances est possible. Mugabe n’a pas eu cette chance de partir à temps. Il le paie cher.  
La question que nous nous posions et que nous nous posons encore aujourd’hui, est la gouvernabilité de nos pays par les hommes qui veulent faire corps avec leur peuple. Le fait qu’on fête les quatre-vingt dix ans de Mandela au moment où Mugabe force le destin, impose ce type de comparaison. Ce sont deux hommes exceptionnels. L’un est vilipendé et couvert de boue au moment où l’autre est porté vers le haut et bénéficie de l’hommage qu’on a vu ces derniers temps, à travers un concert géant à Londres.  
Le parallèle n’est pas inintéressant. Mais la leçon que nous devons méditer est encore une fois la possibilité de transformer son pays, de faire corps avec son peuple dans un monde soumis au diktat des institutions internationales de financement et des puissances occidentales.  
De toute façon, à la lumière de ce que je sais des pratiques de dirigeants africains démocratiquement élus, il est clair qu’on se moque de nous. Donner l’impression au monde entier que l’élection est l’alpha et l’oméga de la démocratie, quand ceux qui sortent des urnes sont incapables de rendre compte à leur peuple, est décevant. C’est à nous, aujourd’hui, peuple d’Afrique, de juger du sens de la démocratie et du bien-fondé du lynchage de quelqu’un comme Mugabe. Qui a, certes, fait des erreurs, mais dont il faut qu’on dise tout le bien qu’il fait pour son peuple. Que ce soit en termes d’éducation, de niveau de vie ou de santé. Mais aussi et surtout, pour l’ouverture d’esprit dont il a fait preuve pour constater que les noirs zimbabwéens n’auront jamais les mêmes droits économiques que les fermiers blancs.  
Faire abstraction de cette dimension des réalités d’Afrique australe, c’est se fourvoyer. Naïfs et bien naïfs sont ceux qui pensent que Tsvangiraï est porteur d’une réponse autre que l’ouverture totale du Zimbabwe.  
De Mandela à Mugabe, en passant par les autres chefs d’Etat, nous ne sommes pas au bout de nos peines en matière de transformation sociale, économique et politique de nos pays, en raison de la nature exogène des normes et des institutions. Nous passons plus de temps à apprendre à propos de la démocratie qu’à apprendre la manière de nous organiser localement pour nous libérer.  
Aujourd’hui, on cherche à faire la comparaison entre Mandela et les dirigeants africains actuels. Je ne poserai pas le débat dans ces termes. Parce que l’histoire de l’Apartheid et la nature du combat a changé. Aujourd’hui, nous avons affaire à un ennemi invisible. Avec l’Apartheid, vous êtes en face de l’oppresseur. Vous êtes maltraité du fait, tout simplement, de la couleur de votre peau.  
L’Apartheid est maintenant mondial. Les murs qu’on érige devant les migrants africains et nos pays sous-développés, les directives de retour des immigrés que l’Union européenne vient d’adopter et l’incapacité de cette Union européenne, donneuse de leçons, de reconnaître le droit des peuples d’Europe à revendiquer une construction européenne autre que le tout marché, prouvent qu’on n’est pas en démocratie, ni chez eux ni ici. 
Les notions de démocratie, de bonne gouvernance et de droits de l’Homme, ne sont instrumentalisées que pour nous endormir. C’est pour ça que quand vous tenez compte des puissants, des États qui sont les plus virulents et les plus intransigeants dans la mise au pas de Mugabe - c’est-à-dire George Bush, Gordon Brown et les autres - il y a lieu de s’inquiéter. Qu’est-ce qui donne le droit à ceux qui ont le sang des Irakiens sur la main, à ceux qui, du haut du G8 décident du pillage de l’Afrique, de dire qui est qui en Afrique et qui devrait faire quoi ?  
Je plaide aujourd’hui pour une réflexion sur la nature des contre-pouvoirs en Afrique. La société civile qui est-elle ? Que peut-elle ? Qui sont les opposants ? Sont-ils porteurs de quel projet de société ? Est-ce qu’on a entendu, de ce côté du continent, parler de la nature de ces projets ? Il appartient aux médias, aux organisations citoyennes dignes de ce nom de poser les bonnes questions.  
Si Mandela avait eu l’occasion de rester au pouvoir aussi longtemps que possible, pour une raison ou pour une autre, est-ce qu’il aurait eu droit à l’hommage qu’on lui rend aujourd’hui ?  
On ne peut pas ne pas admirer Mandela en raison de son itinéraire. Mais la question de l’exemplarité, la force de l’exemple, exige des circonstances identiques. La nature du capital mondial, prédateur et violent, ne permet d’être autre chose que des béni-oui-oui. Mandela est parti au bon moment. Mbeki, avec le Nepad et la Renaissance africaine, donne l’impression d’être un relais d’un ordre économique mondial que nous contestons. Mais Mandela lui-même aurait eu les mains liées s’il avait dû tenir tête aux grandes institutions internationales et à certaines forces progressistes qui l’ont aidé en son temps, mais qui sont aujourd’hui libérales.  
Donc, on ne peut pas se pencher sur la nature du pouvoir, sans tenir compte de l’environnement global dans lequel nous évoluons. Et cet environnement est essentiellement tiré par le marché et la logique du profit. Tout dirigeant africain qui ne joue pas cette carte dans l’état actuel des rapports de force, est montré du doigt. En Afrique du Sud, comme dans l’immense majorité des pays africains, nous subissons des politiques d’ouverture dont les conséquences sont ingérables par les prétendues démocraties occidentales.  
 
 
* Aminata Traoré est ancienne ministre de la Culture au Mali. Militante altermondialiste, elle s’est engagée dans le combat contre le libéralisme. Elle coordonne les activités du Forum pour un autre Mali.  
DECRYPTAGE - Le parcours du leader sud-africain est un message : Écoutons Mandela, ce n’est pas en  
 
 
 
18-07-2008  
Par Albert TEVOEDJRE* 
 
Pour tous les Africains sans exception, Nelson Mandela incarne une valeur d’humanité et de dignité. Issu d’une famille royale, il tourne pourtant le dos aux vaniteuses prétentions et il défendra toute sa vie la dignité de chaque être humain.  
Aujourd’hui, on ne comprend pas aisément qu’un avocat à la carrure d’exception, jeune et promis à un bel avenir, ait été prisonnier politique trois décennies durant, sans que cela ait émoussé sa conviction pour le combat contre l’oppresseur. Avec ce choix délibéré, il savait à quel danger il s’exposait et il nous apparaît comme un miraculé universel, dont toute l’Afrique et le reste du monde fêtent aujourd’hui le grand âge, symbole de grande sagesse et de haute lumière. 
Mandela est notre aîné, il incarne le respect et l’espérance pour les jeunes générations en tant que militant engagé, non seulement pour l’indépendance de son pays, l’Afrique du Sud, mais surtout pour l’indépendance, la dignité, la valeur d’humanité de l’homme noir. Il rejoint le cercle des élites du monde noir, dont font partie désormais Senghor, Aimé Césaire et Bernardin Gantin (cardinal béninois, doyen du sacré collège des cardinaux, décédé le 13 mai 2008). 
Mandela s’est très tôt inscrit dans une logique rarement partagée par beaucoup de dirigeants africains de nos jours. Il ne s’est pas accroché au pouvoir …. 
Ce grand militant n’est pas l’homme des immédiatetés du pouvoir et des honneurs. Ce n’est pas le suffrage populaire sur lequel il pouvait compter à vie, qui aurait pu lui manquer. A 81 ans en juin 1999, Il a décidé de se retirer de la gestion des affaires de l’Etat pour se mettre, autrement, au service de son pays en se consacrant à la lutte contre le sida. Quel bel exemple pour le monde politique africain !  
Au plan international, il a su redonner à son pays une nouvelle légitimité fondée sur la réconciliation nationale. Son combat pour la paix et la non-violence lui a valu tant de distinctions : Prix Nehru pour la Paix en 1979, Prix Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix en 1991, avec le président Frederik de Klerk à la fin du régime de l’apartheid, et surtout Prix Nobel de la paix en 1993.  
Mandela nous laisse un héritage et un message. 
L’héritage, c’est le triomphe de l’engagement et de la volonté - c’est l’homme noir rendu à l’universalité et à l’humanisme intégral. C’est le triomphe de l’exigence de mériter ce que l’on veut devenir. 
Le message, c’est de sortir de la vanité appauvrissante, c’est de mériter notre progrès et notre développement. C’est de croire en nous-mêmes et d’exiger l’excellence dans nos efforts quotidiens, pour faire de l’Afrique un continent majeur, dans un monde majeur. 
Ce que représente Mandela ? 
Un exemple et un espoir. 
Courage de se révolter et de s’engager. 
Exemple de fidélité à l’engagement. 
Aller jusqu’au bout de son choix. 
Nourrir son engagement par l’esprit et ne céder à aucune facilité qui distrait du but. 
Cela n’est pas donné à tous.  
Mais ceux qui découvrent en eux ces rares qualités d’homme ne sont pas tous en mesure de les magnifier. Mandela y a réussi - C’est sa plus grande victoire. 
Chaque Africain, chaque négro-africain doit cultiver en lui les possibilités offertes par l’exemple de Nelson Mandela. 
Nous ne sommes pas tous appelés à résister à l’apartheid, à subir la prison pendant des années, à devoir diriger un Etat multiracial. 
Chacun dans l’espace de vie et d’action qui est le sien est appelé à être un Mandela dans son esprit, sa volonté, son engagement et sa résistance à la facilité. Chaque élève, chaque apprenti, chaque fonctionnaire d’Etat, chaque ingénieur, chaque opérateur économique est un autre Mandela quand il réussit à se surpasser, c’est-à-dire à ne pas seulement suivre le penchant paresseux et vaniteux du plus simple, du plus ordinaire et de l’inertie. 
«Si tu veux changer l’avenir il faut d’abord te changer toi-même.» C’est ce que Mandela a accompli merveilleusement. C’est cela son exemple et c’est cela notre espoir. 
Au Chef qui ignore l’humilité, il manque l’essentiel. 
Mandela, grand, très grand parce qu’ayant souffert de lui-même et des autres. 
Mandela grand, parce qu’ayant appris à résister, à se reprendre, à se relever après l’échec, c’est lui le maître et le modèle à suivre par tous ceux que guette la vanité dans l’exercice d’un pouvoir qu’ils voudraient souverain, qu’ils ne savent pas définir comme responsabilité et service, service précaire, révocable et donc, exigeant. 
L’Afrique a mal à sa gouvernance qui ignore souvent le peuple souffrant, qui privilégie les apparences pompeuses, l’argent confisqué et accumulé au détriment des masses sans éducation et sans soins. 
La révolution légitime, le mépris du monde, la colère du ciel, c’est de cela que Mandela nous avertit. 
Ecoutons-le. Ce n’est pas encore trop tard. 
 
 
*Albert Tévoédjre est Coordonnateur du Projet «Millénaire pour l’Afrique» qui fonctionne sous l’égide des Nations-Unies. De février 2003 à février 2005, il a exercé les fonctions de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour la Côte d’Ivoire  
L’Afrique célèbre les 90 ans de Nelson Mandela, aujourd’hui : Le Modèle du Cap au Caire  
 
 
 
18-07-2008  
Ce 18 juillet 2008, Nelson Mandela fête ses 90 ans. Un événement dont le symbole dépasse la simple matérialisation du temps qui passe. Marquer cette étape, c’est magnifier la vie et l’œuvre d’un homme qui a fini d’entrer dans l’Histoire. Une vie de refus, de résistance, de lutte et de liberté confisquée qui symbolisent le passé de l’Anc. Mais aussi, une vie de grandeur et de dépassement qui, à partir d’une vision, ont permis de bâtir l’Afrique du sud post-Apartheid, pour en faire une nation arc-en-ciel alors que tous les facteurs de rupture étaient là (politique, économique, social), pour installer un sombre chaos. 
C’est pour rendre hommage à cet homme que des témoignages d’illustres africains ont été recueillis. Histoire de voir en quoi le symbolisme de Mandela interpelle aujourd’hui, une Afrique en errance. L’initiative a été lancée par Fahamu (www.fahamu.org), un réseau créé pour promouvoir la justice sociale en Afrique et l’émancipation des peuples de toutes formes d’oppression, dans le respect des diversités et l’expression de tous leurs potentiels.  
Parmi les activités de Fahamu figure la publication d’un journal en ligne hebdomadaire de référence, Pambazuka News (www.pambazuka.org), avec des commentaires et des analyses sur les enjeux politiques, économiques et sociaux essentiels pour le développement véritable de l’Afrique. 
Pour les 90 ans de Madiba, quelques-uns des témoignages recueillis sous forme d’interviews par Pambazuka, auprès de personnalités africaines, sont publiés en collaboration avec Le Quotidien.  
Par Momar DIENG 
 
N’est pas Mandela qui veut ! On en a des exemples au quotidien, à profusion. Entre les grands prétentieux qui passent plus de temps dans les airs que sur leur lit, les apprentis démocrates qui administrent leur pays dans la tyrannie mais qui n’arrêtent pas de rêver au Nobel, et les petits sorciers qui ne font confiance qu’aux mirages de leur baguette magique, ils sont légion ceux qui auraient pu prendre Mandela comme repère politique. Le fondateur de l’Afrique du Sud post Apartheid est un modèle. Il est «le» modèle ! Sur la base de son engagement contre les crimes éternellement haïssables de la ségrégation raciale, de l’encadrement humain qu’il a insufflé à son militantisme politique, et de l’exercice de ses fonctions comme président de la République sud-africaine, cet homme n’a point d’alter ego. Dans une Afrique où le traficotage des lois et des constitutions est entré dans le lexique des activités sportives dominantes, Mandela reste un art de vivre politique pertinent. Héros modeste dans un pays sorti des ténèbres du racialisme d’Etat, il avait le pouvoir, tout le pouvoir. Il en usa si modérément, avec une intelligence si délicieuse et si digne d’estime, au profit exclusif des intérêts démocratiques d’une communauté en construction, qu’il se mit à dos une partie du puissant appareil de son parti, le Congrès national africain (Anc). Une légitimité presque sans limites, un charisme phénoménal, lui assuraient au moins deux mandats supplémentaires à la tête de l’Afrique du Sud. Mais il sut résister aux plaisirs de l’exercice aveugle du pouvoir dans un pays où tout pouvait lui être pardonné. S’il avait voulu que lui fussent reconnus quelques attributs de Dieu, l’affaire n’aurait pas fait bruit. Madiba, affectueusement appelé ainsi dans son clan, est un mythe vivant auréolé d’un passé et d’un présent structurés autour d’une formidable envie de rendre service à ses prochains.  
Avocat de profession, il n’a peut-être pas des diplômes qui encombreraient une autoroute entre le Caire et le Cap, sa province natale. Par contre, il a démontré en 70 ans de militantisme, que la vie, la vraie, se construit dans la douleur, les privations, le cachot, l’exil, la résidence surveillée. Autant d’étapes par lesquelles il passa, qui lui donnèrent le statut enviable qui est le sien aujourd’hui qu’il n’est plus aux affaires. 
Mandela est un homme profondément respectable. Il a su mettre en œuvre les modalités par lesquelles un leader politique atteint l’excellence. Dans une société démocratique, on ne naît pas dans le pouvoir, on ne s’arroge pas tous les pouvoirs pour son clan et sa descendance, on n’étouffe pas ses adversaires, on respecte les choix du peuple et on ne les trahit pas, on ne contourne pas les voies légales mais on les affronte, on n’absout pas ses propres turpitudes, on ne détourne pas les biens de la collectivité si on n’a pas pitié pas d’elle, on ne passe pas son temps à des manœuvres politiciennes pendant que le pays réel souffre mille maux, on ne remplit pas les cagnottes du train de vie de l’Etat sur le dos des populations… Juste, il fit de son mieux pour éviter tout cela. Il n’y est pas totalement parvenu mais il a montré, par l’action, qu’il en avait l’envie. C’est un homme cohérent et responsable.  
Sans doute, Mandela doit-il surveiller aujourd’hui les excroissances négatives qui se développent autour de l’icône mondiale qu’il est devenu. Le monde est égoïste, meurtrier, scandaleusement indifférent aux drames quotidiens qui se jouent à ses quatre portes. Pendant que les spéculateurs de la bourse et de la bouffe prennent la terre en otage à travers d’impitoyables procédés d’accaparement, des humanitaires et d’illustres inconnus résistent avec leurs moyens, afin que des centaines de millions de personnes laissées sur le bord de la route aient droit à un brin de vie digne. Nelson Mandela est de ceux-là. Nous en avons encore besoin !  
momar@lequotidien.sn  
 
Le «regard» louche d’un doyen  
 
 
 
18-07-2008  
Ça y est ! On l’attendait, il est venu. Il n’osait pas manquer à l’appel ; il n’a pas pu réfréner ses élans ; l’affaire Boubacar Kambel Dieng et Karamokho Thioune lui en a donné l’occasion. 
Il, c’est l’ancien Directeur général du quotidien Le Soleil sous le régime Ups-Ps, celui-là même qui a réussi la prouesse inégalée d’avoir été Senghoriste, puis Dioufiste et devenir, on ne sait par quelle alchimie, Wadiste avec l’alternance. L’homme, qui a mangé goulûment à tous les râteliers de la République durant sa carrière interminable, vient, une fois de plus, d’enfoncer un poignard dans le cœur de ses jeunes confrères. Ce coup de poignard est d’autant plus douloureux qu’il survient au moment où les autorités viennent de blanchir avant la lettre les bourreaux de Kambel et Karamokho et d’inverser les rôles en les faisant passer pour les agresseurs. Le cadre qui a servi à cette traîtrise est, bien évidemment, ce quotidien dont il a été le maître incontesté sous Senghor et Diouf et dont il s’est servi tant de fois pour pourfendre celui qu’il élève maintenant aux nues sans sourciller le moins du monde. 
Dans la rubrique Regard du samedi 12 juillet 2008 et sous le titre Arrêtons d’être excessif, il s’en est pris à presque tous les journalistes de la presse privée insoumise ; leurs protestations, leur compassion pour leurs confrères torturés, ainsi que leur soif de justice sont perçues comme un «manque de rigueur morale et des excès en tout». Il écrit : «Le Sénégal, tout au moins une partie des Sénégalais, est aujourd’hui tombée (sic) dans le piège du manque de rigueur morale et des excès en tout.» Ignore-t-il que la proposition incidente, isolée par des virgules, ne commande pas l’accord du participe ? Elémentaire, mon cher do-yen. Et ce n’est pas, loin s’en faut, la moindre impropriété de langage dans un texte si court, mais je m’en tiens là, car comme le dit le fabuliste, ce ne sont pas là mes affaires. 
Selon lui, les dures conditions de vie actuelles «fournissent l’occasion rêvée tant attendue -«admirez» la redondance- pour organiser des marches d’insubordination», etc. Ces marches de protestation, expression d’un droit constitutionnel, seraient-elles une «insubordination» ? Aurait-il donc oublié les prières du mardi dont Le Soleil faisait ses choux gras du temps de sa toute puissance ? Il suggère de «vivre démocratiquement notre “opposition” comme cela se vit dans les pays civilisés, c’est-à-dire sans haine, sans vociférations injurieuses, sans excès». Soit. Mais dans les pays civilisés, la Justice ouvre son temple aux justiciables, ne se détourne pas d’eux, ne les laisse pas lui courir désespérément après. Dans ces pays civilisés, le pouvoir ne crée pas une presse d’égout pour injurier et calomnier d’honnêtes citoyens. Il poursuit : «Quand on a la prétention de s’adresser tous les jours aux milliers de professeurs, de magistrats… quand on est lu par des milliers de philosophes, d’intellectuels de très haut niveau que compte le Sénégal, on fait preuve d’humilité…» Fort bien ; mais on doit aussi soigner son style, savoir employer le mot juste en évitant des lourdeurs telles que «faire partir… l’actuel président de la République de ses fonctions»… «Faire preuve d’humilité», c’est aussi éviter de regarder ses jeunes confrères avec condescendance du haut d’une sorte d’Olympe en se prenant pour le Jupiter de la presse. 
Mais, ce qui gêne le plus chez notre «octogêneur», c’est son amnésie sélective, impénitente et ingrate. Quand il parle «d’une certaine opposition, plus nostalgique de la jouissance d’un pouvoir qu’elle a perdu par incompétence, manque de visions et de rigueur…», ne parle-t-il pas du Ps, son ancien parti qui l’a couvé, choyé et fait de lui ce qu’il est ? La Rochefoucault a raison : «On ne trouve guère d’ingrats tant qu’on est en état de faire du bien.» Et de conclure : «La volonté populaire aurait-elle déserté les bureaux de vote et les urnes pour se réfugier dans la seule rue ?» On se croirait en 1988… Vous avez bien raison, «il se fait tard», il est même trop tard peut-être pour refaire ce pays, doyen. 
 
Yatma DIEYE - Professeur d’Anglais Rufisque / yatmadieye@orange.sn  
 
II- Le Sénégal, Idy, Wade et ses Wadaillons : Les Sénégalais serrent la ceinture, les tenants du pou  
 
 
 
18-07-2008  
SUITE - Au plus profond de la crise entre le ministre des Sports et la Fédération de Football, un des membres de la Fédération disait que : «Le Président est mal informé.» Il ne pensait pas si bien dire. Pire encore, Wade est désinformé. Les 3/4 des informations qui lui parviennent sont fausses, manipulées dès le départ et orientées vers des cibles. Toujours quand il reçoit une information d’un de ses proches, c’est pour descendre un adversaire en le décrédibilisant à ses yeux. Si on ne l’améne pas à signer un décret de limogeage sur le champ. Wade reçoit toujours de fausses informations sur l’opposition, sur la presse et sur certains de ses proches et fidèles collaborateurs.  
Les auteurs de ces désinformations ont poussé le bouchon tellement loin que la situation est devenue à la limite, catastrophique. Résultat : le Pds est divisé. Il y a autant de responsables au Comité Directeur que de prétendants à la succession. Peut-être les choses vont changer avec l’arrivée de Cheikh Tidiane Sy, nouveau ministre de l’Intérieur.  
 
Au Pds, tout le monde veut succeder a Wade… meme Farba 
S’agissant de la succession de Wade, les observateurs politiques ne citent que Idrissa Seck, Karim et Macky. Dans ce lot, il faut distinguer ceux qui veulent le fauteuil de Wade et ceux qui ont les compétences pour diriger le pays.  
D’abord Idrissa Seck. Il a été clair. «Je ne voudrais pas que ce qui est arrivé au Ps, nous arrive» a, tout dernièrement, déclaré le Président de Rewmi. Un changement de discours, car lors de son dernier déplacement à Touba, l’ex-Maire de Thiès avait comparé le pouvoir de Wade à un arbre mort qui tombe, faisant beaucoup de bruit. Lui était la forêt qui pousse lentement sans bruit. Cette contre-attaque contre Wade faisait suite au refus de la Haute Cour de Justice de le blanchir.  
Ses derniers propos sur la Goana n’ont pas déplu à Wade qui a limogé son Conseiller Mahmout Saleh, peut-être pour répondre à l’appel du pied de Idrissa Seck, qui rejoint le Président sur l’unité de la famille libérale. Dans leur différend, Wade a toujours joué un franc jeu. On a encore en mémoire des injonctions qu’il avait faites au Palais après la rencontre entre lui et son ancien Premier ministre, à Farba Senghor et à Aliou Sow, en leur demandant de ne plus s’attaquer à Idrissa Seck. Instructions respectées par ces derniers. On se rappelle, l’ancien ministre de la Jeunesse avait tenu un point de presse sur instruction du Président pour dire que «Idrissa Seck est son frère» bla bla bla !!! Farba, lui, s’était abstenu de tenir une conférence de presse, préférant appliquer la demande présidentielle sans acrimonie. Mais vraisemblablement, Idrissa Seck ne veut pas jouer le jeu. Quel jeu ? Le jeu des transactions financières au niveau des offshoring bank. Qui sait ? 
Wade retient les cartes et refuse de les distribuer. L’horizon sur sa succession demeure sombre. Plus grave, il tire son mandat jusqu’en 2014. Madické Niang avance que 5 ans ne sont pas suffisants pour construire un pays. Mais Wade n’a pas que 5 ans, il a 7 ans (premier mandat) + 5 (deuxième mandat) = 12 ans. Et bientôt (+2). Cela fera 14 ans de règne si tout se passe comme Wade le propose. Dieu disposera.  
Le Sénégal offre l’image de la Côte d’Ivoire à la fin du mandat de Houphouët-Boigny. Alassane Ouattara, Premier ministre s’opposait radicalement au «fils» de ce dernier, le Président de l’Assemblée nationale, Henry Konan Bédié. Chacun voulait succéder au Vieux fondateur de l’Etat ivoirien. Ils s’opposaient jusqu’au sein de l’Etat. La suite est connue. 
Au Sénégal, c’est Macky et Pape Diop qui mènent une guerre froide à distance. Une bataille qui peut devenir ouverte le jour où Wade prendra sa retraite.  
Idrissa Seck, deuxième force politique du pays après le Président élu, Karim Wade le vrai fils du Président, même s’il hésite d’entrer dans cette faune peuplée de carnassiers et de bêtes féroces, sont tout aussi ambitieux. Le Président d’honneur de la «Génération du concret» est encouragé, gonflé, soutenu, applaudi, mais n’y croit pas encore, son père aussi. Car la «Génération du concret» est une idée comme le disent certains de ses animateurs, qui oublient que toute idée qui ne se concrétise pas risque d’être dépassée dans le temps et même dans l’espace. Mais en dehors de Abdoulaye Baldé, il n’existe pas un seul responsable de cette structure politique, possédant une base politique réelle.  
L’autre prétendant à la succession de Wade que personne n’a jamais cité, c’est le chargé de la propagande du Pds, Farba Senghor. Ne riez surtout pas ! Il a des ambitions présidentielles cachées. Et son objectif premier, c’est de gagner les renouvellements au Plateau contre l’actuel Maire Fadel Gaye, ensuite de battre Pape Diop à Dakar, de postuler pour le Secrétariat général national du Pds et enfin, de remplacer Aguibou Soumaré à la Primature.  
Farba Senghor est plus ambitieux que Idrissa, Macky, Karim, Niasse et Tanor réunis. Il veut. Est ce qu’il peut ? Est-ce que les Sénégalais ont confiance en lui ? Ces questions trouveront leurs réponses dans l’avenir. Il a toujours dénoncé Idrissa et Macky de vouloir remplacer Wade, mais comme l’appétit vient en mangeant, Farba ne peut plus se retenir et lorgne comme tous, le fauteuil du Vieux. Il serait le sûr parmi tous les prétendants. Cessez de rire !  
Jamais, Farba n’affichera ses ambitions devant Wade. Mais il sait que la meilleure manière de manipuler Wade, c’est de se soumettre à ses désirs, de se comporter en serviteur devant lui. Farba comprend cela en Wade et joue bien sa partition au sein de l’orchestre.  
Des problèmes, il en crée plus qu’il n’en résout. Mais sa force, c’est qu’il est toujours, comme l’avait dit Diouf, «le premier venu» pour souffler dans l’oreille de Wade.  
Le ministre des Transports s’en est vertement pris à son collègue de l’Education, le traitant «d’incompétent». Et pourtant, c’est Wade himself qui disait, lors de son meeting de clôture de la dernière présidentielle, que «Sourang a les mêmes diplômes que moi, il peut être là où je suis. Mais il a préféré venir me soutenir».  
Si tout ministre qui se heurte à des problèmes dans son département est incompétent, qu’en est-il du Président Wade qui est confronté à des problèmes dans presque tous les secteurs de la vie nationale ? Et Farba, lui, qui, depuis qu’il a commencé à gérer le dossier de la Casamance, sort avec un bilan de deux autorités assassinées : Oumar Lamine Badji et Samsdine Aïdara ? Le problème de l’Asecna est-il arrivé à le régler ? Et si Sourang s’était basé sur ses nombreuses et interminables erreurs pour le qualifier d’incompétent ? En se comportant ainsi, Farba risque de donner du crédit à son ennemi juré, Idrissa Seck, qui estime qu’il n’est pas ministrable.  
Quels que soient sa nature et ses défauts, Farba est un candidat caché pour le fauteuil présidentiel.  
Mais partant du même pied, Idrissa Seck possède plus de chances que les autres. Il aurait perdu ses chances si les dossiers des Chantiers de Thiès et celui des fonds politiques étaient efficacement gérés. Mais par précipitation, par atermoiement, par peur, beaucoup d’éléments du dossier ont été oubliés. Et toutes ces erreurs étaient le fruit d’une volonté aveugle de ses adversaires politiques au sein du système, de vouloir «exterminer» un homme gênant, non pour Wade, mais pour eux-mêmes.  
De ce fait, Idrissa Seck a été inculpé, entendu, emprisonné puis libéré. Et jusqu’à présent, nombreux sont les Sénégalais qui disent que «Idrissa Seck n’a rien fait». Tout ceci émane d’une mauvaise gestion de «l’affaire Idy». Conséquence, Idy demeure plus que jamais présidentiable. C’est cela la réalité. Plus que Djibo Kâ qu’il qualifiait à la veille de son arrestation de tortueux, Idrissa Seck fonctionne en dents de scie. Il n’est ni dans le pouvoir ni dans l’opposition. Ni à gauche, ni à la droite, ni au centre. Mais il garde toutes ses chances, même s’il confirme avoir détourné de l’argent qu’il aurait offert à ses proches.  
Comme le disait le Président algérien Abdelaziz Bouteflika au candidat de l’Ump, Nicolas Sarkozy : «Vous avez un atout de taille, c’est votre âge.» C’est ce même atout que Idrissa Seck a sur Wade. Mais il ne s’agit pas d’être jeune pour être président de la République, sinon Bathily allait l’être, lui qui a commencé à solliciter le suffrage des Sénégalais depuis sa prime jeunesse. Landing aussi. Seulement, ils n’ont jamais été seconds à une présidentielle comme Idrissa Seck.  
Wade doit sortir de son Palais 
Le Sénégal travers une crise profonde d’ordre politique (la classe politique divisée), économique, le secteur de la presse en ébullition (mais les journalistes doivent eux aussi écarter l’opposition dans son combat), la crise alimentaire (pénurie de gaz, d’eau, délestage), crise dans le secteur de l’éducation, le dossier de la Casamance resté entier malgré les multiples efforts, crise en sein du parti au Pouvoir.  
Wade n’a plus de parti. Il est esseulé, isolé par des gens qui profitent de cette situation. Les leaders de l’opposition qui pensaient (suite à des promesses) que Wade allait prolonger son premier mandat jusqu’en 2009, pour ensuite organiser des élections présidentielles et législatives anticipées sans sa participation, sont déçus.  
Latif Coulibaly serait sur le point d’être inculpé selon la presse, Madiambal convoqué, Kambel et Kara agressés, Saleh limogé pour ses prises de positions, les anciens alliés tels Oumar Khassimou Dia, le défunt Ben Yacine Diouf du Rpr, le jeune Massamba Seck de l’Apj Jëf-Jël, Me El Hadji Diouf, Moustapha Cissé Lô, Malick Guèye écartés. Pénurie de tout. Aux problèmes économiques, on nous propose des solutions d’ordre politicien. Les Sénégalais serrent la ceinture au moment où les tenants du pouvoir portent des bretelles. Qu’est-ce qui nous arrive ? 
FIN 
 
Mouth BANE - Journaliste politique / Mouthbane2002@yahoo.fr  
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 18.07.2008
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