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Les 3
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Une mallette
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Quelle solution
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
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que force reste
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Monsieur le prés
régime libéral
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AU -D E L A
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l'ivresse du pou
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pour manipuler
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quelle Républiq
Sans Ethique
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Très chère
A chacun
la méritocratie
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LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
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barbarie ?
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grande arnaque
véritables enjeu
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vers une dynasti
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advienne que pou
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encore 1waderie
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courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
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Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
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Quel enseignemen
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JEUNESSE
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De l’Indignation
LEçONS
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SUNUGAL
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TRIBUNAL
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L’élection prési
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le 23 décembre 2
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Quel candidat pour 2012 ou 2011 ?

Quel candidat pour 2012 ou 2011 ?  
 
‘‘ L’union fait la force ; mais la force de qui ? ’’  
Alain  
 
Mon bien cher compatriote  
Je te parle au singulier au lieu du pluriel pour te rappeler et me rappeler aussi à moi même, ton importance infinie puisque tu es le Peuple.  
Depuis que le gouvernement de Wade a commencé sa campagne électorale, bon nombre d’années avant son heure ; en utilisant les moyens et les biens de l’Etat les hommes intègres de ce pays sont indignés par cette fourberie antidémocratique manifeste. Bien sûr de plus patriotes que moi se mobilisent sur tous les fronts pour en découdre avec ce régime, cette tragicomédie interprétée par des acteurs l’un plus mauvais que l’autre et qui malheureusement n’amuse qu’eux même ; mais à qui par imprudence, nous avons confié les rênes du pouvoir, puisqu’il faut oser le dire, c’est nous qui les avons élus ‘‘Nous le Peuple’’ Nous les avons élus sous l’emprise du mécontentement populaire car, (ne soyons pas amnésiques) en l’an Deux mille le Peuple n’en voulait plus de Abdou Diouf et de son régime fantoche et désastreux serti de clientélisme, de néocolonialisme et de népotisme ;quoiqu’il ne mêla pas sa dame et ses enfants aux affaires de l’Etat, ainsi que ne l’ont fait ni Senghor ni Blaise Diagne. Ils sont fort peu les sénégalais qui connaissent de vue et même de nom la progéniture du poète et de son dauphin. Faites du micro trottoir, le résultat sera surprenant. L’ancien élève de l’école de la France d’outre-mer n’était formé que pour défendre les intérêts de l’ex colonisateur sur son fief. Son amitié avec Jaques Chirac et le cadeau qui lui a été fait (secrétaire général de la francophonie) au détriment du congolais Henri Lopez nous éclaircissent largement .Abdou Diouf n’était là que pour préserver le pacte colonial comme son prédécesseur qui nous l’avait imposé par une mascarade constitutionnelle sans suite et qui inspire aujourd’hui encore, d’autres dictateurs ici et sur le continent. Nos présidents n’ont de soucis que leur bien être propre leur intérêt et celui de leur famille. Leur unique préoccupation est de cultiver le sous développement, l’irrationnel et le terrorisme d’Etat. Combien de nos enfants sont abandonnés à eux même et forment des milices à la solde de sombres personnages sans statut, sans foi ni loi pendant que la télévision fait une médiatisation inutile et coûteuse sur Karim qui passe Meissa comme était passé Leyti notre fameux Djibo, qui à mangé à tous les râteliers depuis Senghor. Le caméléon change de couleur mais il n’est pas versatile. Invitez Karim à dire la plus petite action patriote qu’il a faite en faveur de la nation, avant que nous ayons élu son père ; il ne le pourra jamais. Nous au moins avions été dans le mouvement scout du Sénégal et l’on nous a appris qu’il fallait toujours se dévouer pour la nation. Même un ignorant avec autant de moyens que Wade a mis dans les mains de ce fils; décrocherait la lune, au lieu de créer un club de bouffons autours de lui. L’on assiste à une ruée vers Karim, car aujourd’hui il est devenu un véritable « Birima » , les gens flagornent, applaudissent et encaissent de par ses mains l’argent et les autres biens du peuple que nous avons confiés à son papa et qui, au lieu de l’utiliser à bon endroit, a mené le pays à une véritable banqueroute irréversible puis est aujourd’hui obligé pour farder sa comptabilité financière, de spolier le peuple. J’en prends pour petite preuve, la taxe sur les appels téléphoniques entrant au Sénégal qui handicape au plus haut point les pauvres émigrés, façon de les remercier des milliards qu’ils envoient au pays et qui contiennent le peuple dans la résistance passive .La télévision au lieu d’informer et d’éduquer le peuple, ne produit que des émissions de propagande en faveur de Wade et famille sinon d’abêtissement, et d’amusement. Cette télévision de mystification dirigée par des renégats décorés qui enfoncent la jeunesse profondément dans l’obscurité et la misère. Nos jeunes qui ne sont pas dans ces sortes de milices font de l’haltérophilie dans l’espoir de décrocher un contrat de lutte. Combien de milliers sont-ils sans avenir ? Cependant il n’est pas utile d’être membre du gouvernement pour mériter de la nation ; car quand les rapaces défassent les acquis démocratiques et pillent nos biens, des milliers de jeunes sénégalais sont entrain de travailler ici comme partout ailleurs dans les associations, les ONG, et même dans le bénévolat pour élever socialement et moralement leur compatriotes. Le but de ma lettre n’est pas de critiquer un individu, ou un type d’individu comme ces politiciens archaïques que l’on trouve dans tous les regroupements populistes ,qui se sont enrichis avec les moyens de l’Etat et qui continuent malgré leur maladie et leur incapacité avérées de croire qu’ils sont la destination du Sénégal, et qu’il sont les seuls dignes de le présider(je leur rappelle que la dignité c’est la préférence de l’ honneur à l’intérêt ;pourtant ils ont encore la chance de mériter de la nation, et d'obtenir son pardon en se mobilisant autour du seul thème moral et fédérateur qui est d'aider au choix de l'homme d'honneur qui va être utile au peuple. J’interpelle le peuple souverain qui sait que ‘‘l’union fait la force,’’ pour qu’il se pose une question fondamentale, avec Alain ‘‘ Mais la force de qui ?’’ La réponse précipitée et irraisonnée à cette question nous a valu que, l’union de l’an Deux mille ait fait la force et l’émancipation de Maitre Wade de sa famille et de son fils au détriment des centaines de milliers de jeunes, sur qui seuls et seuls il comptait et qu’il haranguait humblement jusqu’à la dernière heure où Abdou Diouf l’a téléphoné pour lui signifier qu’il se reconnaissait défait. Le fils du Ndiambour se précipita ainsi pour freiner la frénésie hargneuse des jeunes qui étaient prêts à verser leur sang pour changer les donnes de leur avenir qui se dessinait sombre. Il l’est d’avantage aujourd'hui et chaque jour plus. ‘‘L’histoire n’est qu’un éternel recommencement’’. Au vue de la mobilisation, et de l’espoir que toute la jeunesse du pays portait sur Wade, aucun Homme n’aurait par la suite préféré son fils à quelque enfant du pays qui soit et d’où qu’il soit. Il est dommage que Mandela ne l’ait pas inspiré. La jeunesse est tout désabusée, quand elle se rend compte aujourd’hui, que les vingt milles emplois par an que Gorgui promettait solennellement et qu’il a multiplié par dix (deux cents mille) n’étaient que l’haltérophilie, la lutte les tamas et la danse qui ne mènent nulle part un peuple. Mame less Camara disait que Wade se prend pour la destination du Sénégal alors qu’il n’est qu’un pont. Il est certain qu’en l’an Deux mille douze, nous nous départirons de ce régime malgré toutes les fourberies ; aussi il est urgent de trouver un dépositaire digne qui n’a dans son cœur que l’intérêt du Sénégal et du peuple. Ce dépositaire ne peut être que nous même, ‘‘ Nous le Peuple ’’. Ce n’est pas par hasard que le texte de la première constitution des Etats unis commence ainsi. Mon bien cher compatriote, quand tu seras seul dans l’urne, n’oublie pas que tu as à toi seul ton destin, celui de tes enfants et de ta nation dans ta main. N’oublie pas que tu as le devoir moral de solidarité envers cette génération humiliée et à genoux, ainsi qu’envers les générations à venir. Demande-toi si tu veux rester sans trêve à patauger dans l’eau, d’un hivernage à l’autre au milieu des immondices et des moustiques. Demande-toi si tu veux continuer de chercher la pitance pour toi et tes enfants qui ne trouvent pas de travail, jusqu’à ce que mort s’en suive .Demande-toi si tu veux continuer chaque matin à payer ton transport de Dakar à Yeumbeul ou partout ailleurs six fois le prix parce que l’itinéraire est morcelé par des transporteurs cupides en l’absence de tout ordre et de toute autorité. Demande-toi simplement si tu veux que ton enfant ait les mêmes chances que celui de quelque citoyen qui soit fût-il Président de la république. Demande-toi si tu veux te faire soigner gratuitement ta famille et toi. Si ta réponse est oui, dis-toi bien que tu as dans tes mains l’architecture de ton destin et que tout cela est immédiatement possible. Il te suffit tout simplement de changer d’avis, car ne l’oublie jamais, "Pour changer de vie, il faut changer d’avis." Quant à moi je ne suis et ne me veux qu’être ton humble serviteur.  
 
Papa amadou Ndiaye  
leconsulteursa@yahoo.fr  
Le déboisement urbain au Sénégal : Quand la route met l’arbre en péril ! 
 
 
Quand, dans la perspective de l’organisation du sommet de l’Oci, le gouvernement du Sénégal a entrepris un ambitieux programme de réalisation d’infrastructures routières à Dakar, j’ai fortement applaudi comme la majeure partie des Sénégalais. Ainsi, après plusieurs années de dur labeur et de désagréments de toutes sortes, le résultat final s’avéra admirable ! Qu’il s’agisse de la corniche ouest, de l’autoroute à péage, de la Vdn et des axes routiers de l’intérieur du pays, les appréciations positives sont presque unanimes. La mobilité urbaine et interurbaine s’est nettement améliorée à la grande satisfaction des usagers de la route.  
Comme tous mes compatriotes, je dois me réjouir de ce résultat appréciable. Toutefois, je demeure toujours inquiet, voire outré par le sort réservé aux plantations d’arbres le long des axes routiers à Dakar. La situation est également préoccupante dans la plupart des capitales régionales du Sénégal. Je voudrais juste évoquer quelques exemples malheureux hélas !  
Les beaux arbres qui bordaient la corniche ouest, ont presque tous disparu. Ils ont été remplacés par de vieux cocotiers qui ont pratiquement atteint la limite de leur longévité et de leur croissance. Le résultat est visible. Ces palmiers supportent péniblement la crise de transplantation. Ils en souffrent et meurent inéluctablement ! Malheureusement, les initiateurs mal inspirés qui ont fait ce choix risqué, s’entêtent à les remplacer par des sujets aussi vieux, au lieu d’utiliser de jeunes cocotiers pleins de potentiel de résistance et de croissance !  
En plus, cette zone littorale rocailleuse de la région de Dakar ne convient pas au cocotier d’une manière générale. En effet, ce palmier exige un sol sableux, riche, salin et bien drainé. Pour bien se développer, le cocotier a besoin de lumière et d'humidité. Il doit être bien arrosé de manière à éviter que la terre soit desséchée autour de son système radiculaire. Un apport d'engrais est parfois nécessaire pour faciliter son développement. Je ne crois pas que les cocotiers de la corniche bénéficient de toutes ces conditions écologiques indispensables pour pouvoir remplacer efficacement les filaos et autres prosopis qui bordaient la corniche.  
Les travaux d’aménagement de l’avenue Cheikh A. Diop n’ont pas manqué de ravager la quasi-totalité des arbres qui bordaient cet axe routier jadis ombragé. À Liberté 6 extension, les plantations de cordia sur les deux voies ont été ensevelies sous des monticules de sable déversés sans ménagement sur ces beaux arbres par des excavateurs géants. La Sicap Baobab et Dieuppeul ont reçu leurs coups de déboisement urbain, au nom des travaux d’aménagements routiers.  
Pour sa part, l’autoroute à péage a fait payer aux arbres un très lourd tribut. En effet, au lieu de la border de plantes résistantes et vivaces du genre filaos, caïlcédrats, flamboyant, cordias, prosopis ou autres, les initiateurs ont réalisé de timides plantations d’espèces ornementales souvent rabougries et vulnérables au niveau de quelques échangeurs. Ainsi, contrairement à ce qui se passe dans les pays modernes soucieux des questions environnementales, l’autoroute à péage et d’autres axes routiers du pays sont essentiellement composés de béton, de goudron et de ferraille, ne laissant aucune place aux arbres et aux parterres fleuris. À la place des arbres, ce sont surtout des forêts de panneaux publicitaires qui occupent l’espace le long des routes. Cela se traduit d’ailleurs par de graves accidents de la circulation du fait que ces panneaux détournent l’attention des conducteurs ou leur cachent une partie de la route ou certaines intersections dangereuses.  
La route de l’aéroport L. S. Senghor, de son côté, a été littéralement ravagée par le déboisement urbain. À partir de la Patte d’oie, le goudron, le béton et le fer ont ravi la vedette aux arbres et aux espaces verts. La Vdn, quant à elle, a perdu ses flamboyants aux belles fleurs pourpres au seuil de l’hivernage. Même les grandes avenues de Dakar-Plateau ont été impitoyablement frappées par le déboisement urbain. L’avenue Léopold S. Senghor, ex-Roume, a vu ses caïlcédrats agressés de toutes parts. Heureuse exception ! Une banque qui avait fait abattre quelques caïlcédrats pour raison de travaux de rénovation, les a remplacés avec bonheur par de jeunes sujets solides qui se portent très bien et se développent normalement aujourd’hui. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. En général, on abat les arbres pour des motifs plus ou moins fallacieux, avec la bénédiction et la complaisance de certaines municipalités qui donnent avec désinvolture des autorisations préalables sur la base desquelles le service des Eaux et Forêts délivre le fatidique permis d’abattage.  
Un autre fléau contribue dangereusement à la désertification urbaine. Il s’agit des élagages abusifs. Certaines municipalités, sociétés nationales et autres particuliers, non seulement élaguent abusivement les arbres, mais ne contribuent nullement à la restauration des plantations des rues, avenues et places publiques dans les villes. C’est ainsi que le splendide flamboyant qui avait la forme d’un superbe parasol orné de fleurs écarlates et qui faisait la fierté de la route de l’aéroport près de la Mosquée inachevée, a été méchamment étêté et sauvagement mutilé par des individus ignorant toutes les règles de la sylviculture. En vous rendant à l’aéroport, s’il vous plaît, regardez sur votre droite ce malheureux flamboyant au tronc fourchu ! Il a tout perdu ! On lui a brutalement arraché son âme, son charme et sa magnificence ! Quel scandale !  
Dans l’intérieur du pays, Thiès risque de perdre ses arbres centenaires si les autorités et les populations de cette ville ne se mobilisent pas fermement pour y mettre un terme. En effet, la plupart des cailcédrats géants de la route de la gare (Avenue du Général De Gaulle) ont été arbitrairement et abusivement abattus par des propriétaires de cantines avec la complicité des autorités locales.  
Saint-Louis non plus n’a pas échappé au déboisement urbain. En effet, beaucoup d’arbres dans la ‘vieille ville française’ sont devenus très vieux et sont mal entretenus. Certains ont simplement disparu du décor de la ville. Le plus célèbre d’entre eux, le mythique baobab dénommé ‘guy séddale’ a disparu à jamais du paysage saint-louisien. L’avenue Dodds, devenue Serigne Mourtada, à l’époque de la colonisation, s’appelait ‘Allée des cocotiers’ du fait de cette superbe haie de cocotiers qui bordait cette rue de Ndar-Toute. Aujourd’hui, cette avenue ne compte plus qu’un seul et unique cocotier, dangereusement incliné au-dessus du marché de Ndar-Toute. Le déboisement urbain est encore passé par là !  
Dans un passé récent, nous avons toujours admiré les impressionnants fromagers de Sébikotane avec ses colonies de hérons et autres cigognes qui avaient fait de ces arbres des dortoirs et des nichoirs. Aujourd’hui, ces magnifiques fromagers se sont tous effondrés sous la hache aveugle et impitoyable des bûcherons !  
Le ministère de l’Environnement et d’autres États africains se sont investis avec courage pour la réalisation de la grande muraille verte. Quelle initiative louable ! Mais comme nous l’enseigne le dicton, nous devrions commencer par balayer (ou plutôt reboiser) devant notre porte, en nous attaquant à la déforestation urbaine ambiante et insidieuse qui menace nos grandes agglomérations. Ce serait un acte de haute portée civique et de nécessité vitale qui améliorerait notre cadre de vie, valoriserait nos habitations, et nous préserverait de la pollution et des méfaits des changements climatiques.  
Planté le long des axes routiers, l’arbre protège l’emprise de la route, consolide sa durabilité et réduit les pollutions sonores. L’arbre défend la route contre les rafales de vents violents et la préserve des érosions, ravinements et glissements de terrain de toutes sortes. Dans les établissements humains, l’arbre réduit la teneur de l’air en gaz nocifs. Il filtre et absorbe les gaz polluants. Il produit chaque jour une quantité d’oxygène utile à la respiration d’environ 40 personnes. Son absence favorise l’effet de serre, réduit l’ombrage et intensifie la chaleur et l’évaporation. Des espèces comme l’eucalyptus permettent d’atténuer les méfaits des inondations ! Il faut rappeler que cet arbre est très efficace dans les opérations de drainage.  
Pour toutes ces raisons parmi tant d’autres, la composante plantation d’arbres d’alignement ou d’ombrage devrait être obligatoirement intégrée dans tout programme de réalisation de routes, de cités ou d’édifices au Sénégal. Compte tenu de la gravité du phénomène, il serait souhaitable et urgent de créer une agence spécialement chargée de la lutte contre le déboisement urbain et de la promotion du reboisement des établissements humains. L’ampleur du fléau le justifie largement et l’enjeu en vaut véritablement la chandelle !  
Les multiples bienfaits de l’arbre évoqués par la sainte Bible et le saint Coran depuis la nuit des temps et dont nous jouissons quotidiennement, devraient nous inciter à prendre conscience de la valeur de l’arbre dans notre vie. C’est une obligation pour nous tous de l’entretenir, de le protéger, de le respecter, de le défendre, de l’aimer, de le faire aimer par tous, pour tous et pour toujours.  
Colonel Moumar GUEYE Ingénieur des Eaux et Forêts Écrivain E-mail : moumar@orange.sn  
Une croissance toujours plus élevée, moins de pauvreté et de faim dans un monde incertain  
 
 
Au cours de la dernière décennie, la volonté manifeste d’éradiquer la faim ainsi que la pauvreté extrême a été constamment placée au cœur des efforts déployés par la communauté internationale pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement adoptés en 2000. Jusqu’à l’émergence des crises alimentaire, énergétique et financière de ces deux dernières années, les pays en développement avaient progressé dans l’atteinte de cet objectif, progrès réalisés certes à différentes vitesses selon les pays.  
En 1981, 52 % des habitants des pays en développement se trouvaient en situation de pauvreté extrême ; en 2005, ce taux était de 25 %. Jusqu’à l’avènement des crises, les efforts déployés par les pays et leurs partenaires commençaient ainsi à porter leurs fruits, la pauvreté diminuant sensiblement en Asie de l’est, en Amérique latine, en Europe centrale et de l’est.  
Cette amélioration n’a cependant pas été partagée par tous. L’Afrique subsaharienne maintient son retard dans l’éradication de la pauvreté. Les taux de malnutrition ont chuté, mais pas assez rapidement pour atteindre l’objectif d’éradiquer la faim en 2015. Trop de personnes à travers le monde continuent de souffrir des conséquences de la faim, de la pauvreté ou restent vulnérables face à celles-ci. Le manque d’emploi et un accès difficile aux services et aux opportunités économiques les accablent davantage.  
Les crises ont rendu la situation encore plus difficile. La Banque mondiale estime que 64 millions de personnes supplémentaires ont sombré dans la pauvreté extrême en 2010 (vivant avec moins de 1,25 dollar par jour). D’ici 2015, 1,2 million d’enfants de plus âgés de moins de cinq ans risquent de décéder, 350 000 écoliers supplémentaires risquent de ne pas achever le cycle primaire et environ 100 millions de personnes en plus risquent de rester privées d’accès à l’eau potable.  
La crise alimentaire de 2008 semble appartenir au passé. Mais elle n’a pas disparu. Pour la première fois de l’histoire, plus d’un milliard de personnes se coucheront tous les soirs le ventre vide. Nous devons donc redoubler d’efforts pour cibler notre assistance envers les pauvres et les plus vulnérables.  
Les investissements effectués tout au long du cycle de la chaîne alimentaire visant à augmenter la productivité agricole ainsi que la production ne vont pas seulement contribuer à diminuer la famine. Ils contribueront également à diminuer la pauvreté ; en effet 75 % des personnes pauvres des pays en développement se trouvent en zones rurales, et la plupart dépendent de l’agriculture comme unique moyen de subsistance.  
Les pays à faible revenu doivent se doter de programmes de filets sociaux de meilleure qualité afin de protéger leurs habitants les plus pauvres. Ces pays doivent également continuer à leur donner les moyens suffisants pour développer leurs aptitudes afin de leur permettre d’occuper des emplois mieux rémunérés et de sortir du piège de la pauvreté.  
La nutrition doit faire partie intégrante de ces programmes de filets sociaux. L’objectif d’améliorer la nutrition peut avoir de nombreuses conséquences positives du fait de son lien évident avec la mortalité infantile et maternelle, l’éducation et la santé. La Banque mondiale travaille avec le Programme alimentaire mondial et l’Unicef afin d’améliorer le rapprochement entre nutrition et programmes de filets de sécurité tels que les cantines scolaire et le programme ‘Vivres contre travail’. Au travers de ces partenariats, nous espérons pouvoir faire évoluer les connaissances portant sur les suppléments nutritionnels et d’autres moyens d’améliorer les régimes alimentaires des populations pauvres.  
Le redressement de l’économie mondiale est inégal et incertain, de surcroît sans l’assurance d’un regain nécessaire de l’emploi.Nous devons rattraper le retard et accélérer le rythme pour éradiquer la pauvreté. Les pays en développement offrent de nombreuses opportunités d’investissements avec des retours sur investissement non négligeables susceptibles de créer une nouvelle source de demande mondiale.  
Le potentiel de croissance n’est pas limité à quelques marchés émergents. Des politiques de meilleure qualité ont amélioré les performances de croissance ainsi que les opportunités dans de nombreux pays à faible revenu, y compris ceux d’Afrique subsaharienne, qui ont enregistré une croissance annuelle de six pour cent au cours des cinq dernières précédant la crise.  
Améliorer les compétences des personnes est essentiel pour leur offrir des perspectives et des opportunités d’emploi. Ceci est fondamental au moment où les pays émergents font face à de graves défis démographiques - avec un nombre record de jeunes demandeurs d'emploi en Afrique et au Moyen-Orient et une main-d’œuvre qui se réduit en Europe orientale et en Asie centrale et orientale. Mettre l’accent de façon efficace sur les travailleurs - en les employant tous et au meilleur de leur productivité - est vital.  
En conséquence, les pays devront disposer de systèmes qui renforcent les compétences en aidant les plus jeunes tout au long du développement de la petite enfance en mettant l’accent sur la nutrition, la stimulation et les qualités cognitives de base ; qui assurent qu’une fois à l'école, les filles et les garçons pourront apprendre, grâce à des normes claires, des enseignants de qualité, des ressources suffisantes, et un accent porté sur les résultats et sur la performance dans l'ensemble du système scolaire ; qui développent les qualités pertinentes recherchées par les employeurs à travers l’enseignement supérieur et les formations professionnelles ; et qui encouragent l'entreprenariat et l'innovation.  
La relance dépendra également du rebond du secteur privé. Les entreprises investiront et créeront des emplois en fonction des perspectives économiques. Les pays devront favoriser un climat d'investissement et des affaires plus attrayant en établissant des règles claires, en mettant en œuvre des réformes régulatrices, et en mettant à la disposition des petites et moyennes entreprises et des personnes démunies des financements pour leur permettre d’investir.  
Les pays doivent également s'efforcer d'améliorer la gouvernance et de lutter contre la gangrène de la corruption. Les gouvernements, en collaboration avec les partenaires au développement, doivent évoluer rapidement et créer plus d'opportunités. Et tout particulièrement, l'élargissement des possibilités pour les filles et les femmes puisque les économies ne seront pas efficaces en discriminant contre la moitié de leur population. Alors que la communauté du développement fait le point sur les progrès des Objectifs du millénaire pour le développement à l'Onu cette semaine, nous devons regarder au-delà des chiffres, en tirer un enseignement et faire le point sur nos efforts à ce jour. Nous avons besoin d'investir dans ce qui fonctionne et corriger ce qui ne remplit pas son rôle. Et ce faisant, nous devons toujours garder à l'esprit qu’au final, ce travail est de responsabiliser les personnes. L'esprit humain peut accomplir des choses étonnantes. Nous avons besoin d’en donner l’occasion à chacun.  
Robert B. ZOELLICK Président du Groupe de la Banque mondiale  
Absence de dialogue entre le Pouvoir et l’Opposition : A qui la faute ? 
Les Sénégalais, quelles que soient leurs appartenances ( ethnique, religieuse, politique) doivent se parler ayant ce pays en partage, où chacun a le droit de vivre harmonieusement, dans un environnement sain, être heureux, se développer et user du bien commun qui doit être redistribué équitablement ; dans un Etat organisé avec des lois et règlements respectés par tous ; un Etat qui bannit une justice à deux vitesses et qui est attaché à la transparence dans la conduite des affaires de la République. 
La concorde engendre la paix et une nation ne peut se construire et se développer, de manière durable et harmonieuse, que dans l’unité des cœurs et des esprits. Pourquoi les 19 précédents appels au dialogue du Chef de l’Etat n’ont pu aboutir ? Pourquoi est-il si difficile de renouer ce dialogue ? Aujourd’hui, il nous faut nécessairement identifier les causes et les facteurs qui risquent de plomber cette énième invitation. Nous sommes tous interpelés, c’est la raison pour laquelle nous tenons à attirer l’attention des patriotes pour que chacun prenne conscience de ce qui pourrait menacer demain cette concorde nationale. Ces facteurs bloquants, de notre point de vue, sont de trois ordres : 1. Les Citoyens ne sont pas assez patriotes ; 2. Le Pouvoir n’a pas mené jusqu’au bout sa volonté de dialoguer ; 3. L’Opposition doit cesser les dilatoires et autres jeux de ping-pong. 
1. Sommes-nous réellement des patriotes ? 
Nous sommes nombreux à constater cette nouvelle propension qu’ont les Sénégalais à entretenir, à dessein, la confusion chaque fois qu’un sujet d’intérêt national est évoqué, allant jusqu’à inciter à la désobéissance générale. Leur passe-temps favori est de véhiculer des rumeurs enrobées d’une couche d’amalgame qui vient corser et fausser le débat. Les sujets sont dévoyés, biaisés à souhait. Les valeurs piétinées. Aucune autorité dans ce pays n’ose s’élever contre ce nouveau phénomène de société et tirer la sonnette d’alarme. On laisse faire. Quant aux organes de presse dont le rôle est pourtant d’informer juste, vrai, sans partialité, ils n’assument pas pleinement leurs responsabilités. Il est temps de décrypter le ras- le-bol général et de comprendre qu’actuellement de nombreux Sénégalais sont saturés de politique politicienne, de bavardages stériles qui occupent une place trop importante dans une certaine presse (écrite et parlée) ; ces faux débats n’améliorent ni le vécu des populations ni le développement durable pour permettre d’éradiquer la pauvreté qui est la cause de toutes nos souffrances. Comme si tous s’étaient donné le mot, les contributions qui sont publiées depuis un certain temps font dans la virulence ; exigerait-on de leurs auteurs 
une certaine forme de communication qui consisterait, trop souvent sans preuves, à trainer dans la boue leurs semblables ? Est-ce, parce que les Sénégalais sont devenus très friands de cancans et autres scandales, que les grilles des articles traités quotidiennement ne sont quasiment que politiques ? La presse proposée aux lecteurs est à l’image des tabloïds. La quasi-totalité des médiats ont-ils choisi d’évoluer comme des paparazzi, ces chasseurs à l’affût de scandales et de commérages croustillants ? On peut critiquer sans avoir recours à un certain langage. Il n’est pas nécessaire d’avoir l’injure à la bouche et d’utiliser la violence verbale quand on fait dans la critique constructive. Heureusement qu’il existe encore beaucoup de Sénégalais qui ne se reconnaissent pas dans cette nouvelle race de citoyens. C’est le lieu d’interpeller les mouvements citoyens qui ne sont habités d’aucun esprit partisan ou sectaire, ceux-là dont le rôle véritable est d’éveiller les consciences et la fibre patriotique pour la protection des symboles, le respect scrupuleux des Institutions, des lois et règlements d’une république laïque démocratique ouverte sur le monde ; de plaider les causes justes afin de permettre l’émergence d’une nouvelle citoyenneté du troisième millénaire. Un mouvement citoyen, pour qu’il soit crédible et rassurant, doit se tenir à équidistance de toutes les formations politiques ; il n’est l’antichambre d’aucun parti et ne doit pas accepter de servir de tremplin à un politicien embusqué, dont l’unique objectif inavoué est la conquête du pouvoir, sans coup férir, ambitionnerait de briguer des suffrages. Vous comprendrez qu’une telle attitude est à blâmer parce que suspecte, confuse et inconcevable. Ce qui traduit un manque de respect et d’estime vis-à-vis des électeurs. Les patriotes doivent accepter d’accompagner tous ceux et celles qui partagent les mêmes valeurs pour l’émergence de leur Nation et dans le strict respect des symboles de la République. Le pays a besoin de stabilité et de concorde, aucun Sénégalais n’étant ni meilleur ni pire qu’un autre, essayons d’aider tous ceux qui ont la volonté de travailler pour le Sénégal et son développement, avec la générosité en bandoulière. 
2. Le Chef de l’Etat doit mener jusqu’au bout sa volonté de dialoguer 
Cette initiative de renouer le dialogue qui vient du Chef de l’Etat relève de sa propre responsabilité. En sa qualité de gouvernant, c’est lui qui doit créer les conditions pour consolider les valeurs culturelles fondamentales et les symboles qui constituent l’unité nationale. Le Président de la République a tout intérêt à rassurer les Sénégalais quant à la sincérité de ses appels au dialogue. Il doit tout mettre en œuvre pour le matérialiser en s’adressant aux véritables interlocuteurs et éviter de vouloir coûte que coûte réunir 
dans une seule et unique entité l’Opposition, quand on sait que tous ces partis sont autonomes, qu’ils ne parlent pas toujours le même langage et n’ont pas les mêmes préoccupations, excepté le pouvoir que chacun cherche. Nul n’ignore que leur coalition ne peut exercer aucun pouvoir de décision sur un parti-membre ni pris séparément ni globalement. En l’absence d’un Chef de l’Opposition, ce nouvel appel au dialogue ne doit pas ressembler aux précédents, il faudrait changer le format. S’agissant des invitations à ce dialogue, l’option de contacts individuels et nominatifs serait plus appropriée, ce qui laisserait la liberté à chaque parti de l’Opposition dûment constitué et reconnu comme tel, d’user de son droit de répondre comme il l’entend. Si le contenu de l’invitation est bien précisé, le jeu n’en sera que plus clair, il n’y aura plus de place aux tergiversations et ne répondront à ce nouvel appel que ceux qui le voudront et se sentiront concernés, sans contraintes et sans conditions : en toute responsabilité. 
3. L’Opposition doit cesser les dilatoires et autres jeux de ping-pong 
Tous les partis politiques, dans leur Profession de foi ont proclamé urbi et orbi qu’ils se sont lancés en politique pour « régler les problèmes, d’eau, d’énergie, d’habitat, d’inondation … des populations, en s’engageant pour elles ». Ont-ils besoin de termes de références pour parler du vécu quotidien des Sénégalais pour lesquels ils prétendent se battre ? On dirait qu’ils veulent faire dans du compliqué, déplaçant de l’air pour rien : ce sera de la paperasse, encore de la paperasse, une fois de plus, à ranger dans les tiroirs, une littérature qui connaitra le même sort que les précédentes. Tout ça après moult gesticulations : ne s’agit-il pas là d’un prétexte pour alimenter des débats inutiles ou, tout court, un refus déguisé ? Rejeter le dialogue pour la concorde nationale est une abomination et est en contradiction avec tous leurs discours. Nous avons le sentiment et l’intime conviction que c’est l’absence d’un statut de l’Opposition qui bloque le dialogue Pouvoir-Opposition. Dans ce cas il y a lieu de revoir le cadre et le format : Ne dialogueront que ceux qui le voudront, en toute liberté et en âme et conscience. C’est cela aussi la démocratie. Les hommes politiques qui ne se battraient que pour les intérêts stricts de leurs concitoyens ne sauraient être un des facteurs bloquants de ce dialogue ; ils ont le devoir d’être clairs dans leur jeu en engageant les vrais débats (sociaux, économiques) pour améliorer le quotidien de ces derniers. Ils devraient également savoir que pour rassurer leurs compatriotes, il est primordial qu’ils puissent régler définitivement la question du leadership de l’Opposition et considérer que tout le monde les observe ! 
En conclusion, nous rappellerons que le pays appartient à tous ses fils et filles et que personne n’a le droit de le déconstruire ; il nous faudra donc rectifier nos démarches 
respectives. Tous les citoyens, principalement les acteurs politiques (Pouvoir comme Opposition), doivent s’inscrire naturellement dans la dynamique d’une concorde nationale. Nous devons respecter le choix légitime de chaque parti politique et comprendre qu’il ne puisse accepter de monnayer son autonomie, sa liberté. La classe politique dans sa grande majorité, doit assumer sa part d’échec et de responsabilité de l’alternance politique de 2000, faire son mea culpa ; ces acteurs-là devraient être les premiers à engager le dialogue, sans conditions préalables en toute simplicité et sans faux fuyant. Les erreurs se situent de part et d’autre ; nos leaders politiques sont-ils prêts à mettre leur orgueil, leur égoïsme de côté, taire leurs rivalités, sans se renier pour autant ? Aujourd’hui, il n’y a aucune possibilité de dérobade, il s’agit d’une démarche citoyenne franche. C’est une exigence du moment, une priorité absolue, une première étape. Le peuple les attend. Ce énième appel au dialogue ne doit pas finir en eau de boudin. Il est temps de réaliser l’alternative de l’Alternance sans brûler le pays : pourquoi pas une solution transitoire ? Les propositions et autres solutions généreuses de sortie de crise pourraient nous mener vers un gouvernement d’union nationale. C’est à l’issue des rencontres que des conclusions pourront faire l’objet de documents signés et validés par tous ceux qui aiment le Sénégal et souhaitent la concorde nationale. La seconde étape pourrait envisager la question de l’entrisme, si le salut de la Nation est à ce prix. 
Fait à Dakar, le 14 septembre 2010 
-*Denise d’Erneville -*Présidente de l’Association CONVERGENCES 
 
CHEIKH TIDIANE GADIO, ANCIEN MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DU SENEGAL 
« J’étais devenu un obstacle pour la succession dynastique »* 
M. le ministre d’Etat, qu’est-ce qui explique que « le meilleur ministre des Affaires étrangères d’Afrique » pour reprendre les mêmes qualificatifs du président Wade à votre endroit, soit remercié aussi brutalement et littéralement défénestré du gouvernement où il faisait partie des « inamovibles » ? 
Une réponse honnête et exhaustive à votre question me ferait faire des révélations, ce qui ne correspond ni à mes valeurs, ni à mon éducation, ni la haute idée que je me fais de l’Etat. Je peux cependant admettre que le Président ne m’a pas donné sa version des faits au moment de la rupture et même après, ni à moi, ni au peuple sénégalais. 
En ce qui me concerne, j’ai avancé à mes compatriotes au moins une certitude : j’étais devenu au fil du temps – en dépit de mes excellentes relations de travail, voire de ma complicité affective avec le président Wade - un obstacle majeur au déploiement du projet de succession dynastique, projet que j’arbore au plus haut point et je ne m’en suis du reste jamais caché ! 
Certains observateurs ont aussi tenté une autre explication par l’hypothèse de ma profonde divergence avec le Président à propos de son soutien déclaré à Dadis Camara pour expliquer notre rupture. 
D’autres ont évoqué mon aversion connue et mon opposition notable à la création d’un super ministère qui a fusionné quatre ministères et qui a été confié à un seul Sénégalais à qui on a voulu tailler aux forceps un profil princier, en totale contradiction avec les valeurs de notre république où en principe tous les citoyens sont égaux en droits et en devoirs. 
J’ajouterai que ma rupture avec le Président a mis du temps à se dessiner, mais elle a commencé à prendre corps dès après les présidentielles de 2007 avec sa sortie malheureuse lors de sa conférence de presse qui a suivi la proclamation des résultats le donnant victorieux. A ma grande surprise, le Président qu’on attendait dans un discours rassembleur aux accents gaulliens, nous a servi une diatribe et des menaces contre Niasse, Tanor, Dansokho, Bathily et Idrissa Seck. Attaques suivies d’une présentation de son fils aux Sénégalais comme étant un brillant sujet et un génie de la finance internationale. Le projet dynastique venait ainsi de faire son baptême de feu, me plongeant personnellement dans un profond scepticisme et me confortant dans ma conviction que la rupture était inéluctable si le Président ne se ressaisissait pas au plus vite. 
Voilà ce que je peux en dire pour le moment ! 
Cheikh Tidiane Gadio, leader du mouvement politique citoyen "Luy Jot Jotna", a invité récemment, le président de la République à renoncer à sa candidature à l’élection présidentielle de 2012 et à son projet de dévolution monarchique du pouvoir au profit de son fils Karim Wade. Pensez-vous, M. le ministre d’Etat, qu’un tel projet puisse prospérer au Sénégal ? 
Vous savez le drame du Sénégal, c’est que le nationalisme nous pousse parfois à des extrêmes au point de nous faire croire exempter d’office de certains malheurs. A mes compatriotes qui avancent avec une certitude carrée et une sérénité effrayante « Ne vous fatiguez pas le projet dynastique n’a aucune chance au Sénégal ! », je dis c’est bien d’être serein mais c’est encore mieux de s’opposer vigoureusement et au quotidien à ce projet d’abord secret et rampant, ensuite debout et assumé, projet humiliant pour notre peuple, pour sa belle histoire politique et pour son génie intellectuel... 
C’est ici que l’on trouvera la raison principale de la formation de notre Mouvement politique citoyen avec le slogan historique « Luy Jot Jotna » (il est urgent d’agir !). Ce cri de ralliement (des rois guerriers ceddo du Cayor) qui remonte au 17ème siècle a séduit les Sénégalais qui nous ont réservé un accueil émouvant et enthousiaste. Nous avons probablement enregistré le plus d’adhésions en dix semaines d’existence dans l’histoire politique du Sénégal et nous prouverons cette affirmation le moment venu. Notre section d’adhérents gérés dans la confidentialité compte une foultitude de magistrats, d’inspecteurs du trésor, des impôts, des cadres de beaucoup de ministères et même de la présidence de la république, des professeurs d’université, des banquiers, des hommes d’affaires, des fonctionnaires internationaux, beaucoup d’entre eux astreints à l’obligation de réserve. 
Tous ces adhérents au MPCL (Mouvement Politique Citoyen-Luy Jot Jotna) ont apprécié le fait que nous soyons le premier mouvement politique sénégalais à avoir posé centralement que le fil principal du nœud de contradictions qui minent le Sénégal est le dangereux projet de dévolution dynastique du pouvoir en œuvre dans notre pays. Une fois ce fil dénoué et exposé au grand jour, tout le reste devient plus lisible. En effet, l’affaissement organisé de nos institutions n’a d’intelligibilité qu’analysé sous l’angle de la volonté de passage en force du projet dynastique dans un pays africain comme le Sénégal où on vote depuis 1848. Ce qui donne plus de relief à son caractère aberrant ! 
Ces adhérents ont aussi apprécié que nous soyons les premiers à expliquer la négligence de la forte demande sociale (crise dévastatrice du secteur de l’électricité, inondations récurrentes des banlieues, chômage endémique des jeunes, désarroi du monde rural, cherté croissante de la vie, etc.) par la concentration sur les problèmes de succession au détriment du pénible vécu des citoyens. Personne ne nous fera croire que le Peuple sénégalais ne peut pas relever le défi de l’électricité ou celui des inondations, mais ses leaders ont la tête à autre chose. Tout ceci est aggravé par les ravages de la mal gouvernance et de la corruption dénoncées chaque jour par une presse héroïque sommée par la désertion des politiques et par l’histoire de jouer un rôle de bouclier pour un peuple martyrisé. 
Le MPCL a aussi lancé un appel pour une « levée citoyenne majeure » à la OBAMA pour que la maxime « la politique est une affaire trop sérieuse pour être laissée entre les mains des politiciens » s’applique au champ politique sénégalais. Après avoir salué les immenses contributions des Assises nationales et des partis historiques, nous avons néanmoins constaté le besoin non satisfait des Sénégalais d’une nouvelle offre politique, citoyenne, jeune, rénovée, en phase avec la modernité politique d’une république vertueuse et en phase avec l’aspiration très audible et très intelligible des peuples africains pour l’unité continentale et pour un nouveau leadership ! 
Notre appel à la réconciliation nationale en Casamance comme étant une urgence nationale absolue plait aux Sénégalais et correspond à une conviction sincère et profonde car c’est une condition essentielle de la Renaissance nationale. De même, notre plaidoirie pour que le Président Wade accepte de sortir par la dernière grande porte qui lui reste et qui passe par son abandon du projet dynastique, sa renonciation à la candidature pour un troisième mandat et l’organisation par ses soins d’élections transparentes et libres, rencontre l’assentiment de nos compatriotes qui comprennent que c’est par là que débutera la renaissance institutionnelle et démocratique du Sénégal. Pays phare du combat démocratique et panafricaniste dans le continent à qui il faut redorer le blason. 
Faure Eydéma au Togo, Ali Bongo au Gabon. On parle du fils de Hosni Moubarak, Gamal Moubarak en Egypte. De celui de Khadafy en Lybie et dans quel autre pays ? Est-ce l’ère des fils désormais quand on sait que dans votre pays, le Sénégal, on parle de plus en plus de Karim Wade le fils de Wade comme probable successeur ? 
Je ne m’autorise pas à porter des jugements de valeur sur les choix politiques de mes compatriotes des autres pays africains, je ne me l’autorise que dans le cas du Sénégal pour les raisons expliquées plus haut. Autant c’est une dangereuse illusion de croire que tous les pays africains peuvent connaître un développement symétrique et répéter les mêmes processus, autant c’est un danger réel que de penser que ce qui se passe ailleurs ne pourra jamais se passer chez nous. Chaque peuple a son parcours historique. Ma certitude est que le peuple sénégalais n’est pas formaté pour accepter ou seulement concevoir même en théorie une dévolution dynastique du pouvoir en République. Voyez la colère furieuse de 99,99 % des Sénégalais à la simple évocation de ce projet. C’est là une Vérité que les thuriféraires de ce projet indigne cache au Président du Sénégal dont ils ont lourdement hypothéqué le legs historique –qui pourtant était fort louable aux yeux de beaucoup d’Africains. Nous lui souhaitons de tout cœur de briser la torpeur dans laquelle on l’a enfermé et se réconcilier ainsi avec son peuple qui est magnanime et qui est aujourd’hui élogieux pour Senghor et Diouf qu’il avait pourtant voué aux gémonies quand ils terminaient leur magistère. 
Vous avez déjà déposé une demande de reconnaissance de votre mouvement politique et vous tapez déjà sur la table ! Craignez-vous un dilatoire de la part des autorités compétentes ou un refus de leur part de reconnaître votre mouvement ? 
Nous avons eu un échange de correspondances avec le Ministère de l’Intérieur fort intéressant à propos de notre récépissé. Nous préservons la confidentialité de cet échange pour le moment car nous sommes confiants que la sagesse va prévaloir et qu’après plus de 80 jours d’attente, l’une des plus vieille démocraties d’Afrique va délivrer son acte de naissance à un bébé qui est né, qui a appris à marcher et qui parle déjà comme un citoyen leader exemplaire… Ce bébé a déjà été baptisé, il s’appelle « Mouvement politique citoyen » et il a choisi un nom de famille original « Luy Jot Jotna ». 
Mouvement citoyen ou politique ? Une confusion semble s’installer dans le landerneau sénégalais avec la profusion de ces mouvements dits citoyens. Qu’est-ce qui selon vous expliquerait un tel phénomène ? Moyen de contourner les partis politiques ? 
Vous savez, il faudra s’y faire, la « détérioration des termes de la transaction politique » a atteint un point de non retour. Les partis classiques et la forme ancienne de la politique (modèle hérité de Lénine ou des libéraux), ont fait leur temps, épuisé leur capacité historique de renouvellement ou d’innovation et sont des candidats sérieux –comme disait justement Lénine- au Musée des antiquités politiques. De là que l’émergence des « mouvements citoyens à vocation politique » comme diraient Gadio et ses amis, ou des « mouvements sociaux à vocation politique » comme diraient notre frère et ami Mansour Sy Jamil et ses amis, était inéluctable car l’homme restera à jamais un animal politique qui ne pourra pas se passer de la politique. Même après la prétendue « fin de l’histoire » ! 
Au fond, de quoi OBAMA est-il le nom et la figure emblématique ? Justement, en bâtissant sur les flancs du vieux parti démocrate un mouvement dans le mouvement c’est à dire un mouvement citoyen à la base (Grassroots Movement), il a raflé la mise par l’innovation, le courage politique et le renouvellement d’un discours politique antérieurement essoufflé. Il a aussi - chemin faisant - sifflé la fin de la récréation et insufflé une nouvelle vie à l’irruption citoyenne dans la sphère de la politique ; irruption cyclique et par séquences historiques qui annonce toujours une ère de recomposition et de reconceptualisation de la politique. La révolution citoyenne est partout en marche, dans et en dehors des partis classiques. Voyez le maire socialiste de Dakar, Khalifa Sall, il se déploie comme un vrai leader de mouvement citoyen. Et c’est fort apprécié par ses compatriotes. La même observation est valable pour Cheikh Bamba Dieye, le maire de Saint Louis et sûrement bien d’autres. Voilà pourquoi notre organisation politique porte sans aucun complexe le nom évocateur de « Mouvement politique citoyen » ! Tout un programme n’est-ce pas ! 
La gouvernance unifiée voire unique de l’Afrique que vous appelez de tous vos vœux tarde à se matérialiser. Qu’est-ce qui l’explique et que faut-il, selon vous, faire pour son avènement rapide ? 
Je vous propose, si vous me l’accordez, que l’on revienne dans un futur entretien sur le riche débat sur les Etats Unis d’Afrique qui est le combat de ma vie depuis au moins 1976 quand jeune bachelier, je suis entré en politique, avec en bandoulière NKrumah, Mao et Cheikh Anta Diop… 
Lors de cet entretien je promets de vous livrer la réflexion que j’ai menée, après un combat passionné et passionnant aux côtés du président Wade, un éminent panafricaniste. J’en ai tiré des enseignements qui nous permettront de fourbir nos armes et d’aller à l’assaut des citadelles conservatrices et anti-unitaires et de les terrasser un jour très prochain afin de réaliser l’idéal de NKrumah (l’avènement des Etats Unis d’Afrique). Un tel idéal, on le sait, est partagé par la majorité des Africains conscients mais est bloqué dans sa réalisation par un leadership africain qui préfère le rôle de wagon à celui de locomotive de l’histoire et qui n’a aucun « sens de la mission et du destin » comme dirait mon ami, le sémillant intellectuel africain-Américain Molefi Kete Asanté. 
La Guinée Conakry est à la croisée des chemins avec un deuxième tour « ouvert » de la présidentielle, le 19 septembre prochain. Quelle est votre lecture des mutations qui s’opèrent dans ce pays et quels sont les dangers qui sont cependant susceptibles d’en plomber l’évolution positive ? 
L’Afrique toute entière, pas seulement la Guinée, doivent une immense dette de reconnaissance au Général Sékouba Konaté et à ses compagnons. Dieu les a mis dans une trajectoire historique donnée et ils en ont compris le sens et en ont tiré le meilleur parti, avec humilité et courage. Comme quoi si les masses font l’histoire, les Chefs historiques (ceux en phase avec l’histoire) peuvent contribuer à bien la faire. Si les massacres du 28 septembre de sinistre mémoire n’avaient pas mis la Guinée devant son destin parfois tragique, le Général Sékouba Konaté n’aurait probablement pas émergé sous cette forme saluée par tous. C’est là une autre façon de dire que le vrai héros dans cette affaire reste le peuple martyr de Guinée par qui souvent passent les brusques accélérations de l’histoire africaine. Espérons donc que la Guinée pourra conclure avec succès sa transition et élire enfin son premier président démocratiquement et librement choisi par le peuple ! 
Que celui-ci soit mon ami, le brillant cadre Cellou Dalein Diallo, ou mon grand frère, l’opposant historique Alpha Condé, le peuple de Guinée seul sera le véritable vainqueur du scrutin du 19 septembre. Nous serons là, en panafricaniste convaincu, fier des leçons et des sacrifices de ce peuple exemplaire, pour célébrer avec lui et en disant au Président élu : la Guinée vous écoute, l’Afrique vous écoute, le monde vous observe, que Dieu soit votre berger !!! 
Hommage est aussi dû au Président Compaoré qui s’est fait la main et qui accumule succès diplomatique après succès diplomatique au bonheur des panafricanistes que nous sommes, puisque nous sommes des citoyens d’une seule patrie : l’Afrique ! 
La Côte d’Ivoire a enfin retenu une date pour sa présidentielle. Devons-nous toucher du bois, ou pensez-vous que cette fois ci, c’est irréversible et définitif ? Que le provisoire dont le pays se contente depuis des années maintenant, sera une page définitivement tournée ? 
J’ai une histoire relationnelle très riche avec la Côte d’Ivoire. Depuis l’âge de 13 ans, au prytanée militaire de saint Louis en passant par mes séjours parisien, étasunien ou cestien, j’ai toujours compté parmi mes meilleurs amis des ivoiriens. Je connais et aime profondément ce peuple pétri de qualités, tolérant, accueillant, pacifique que des politiciens ont entrainé malheureusement dans un tourbillon immérité. 
Ensuite Dieu m’a placé dans une situation historique où, sous les auspices du Président Wade, j’ai pu conclure à Bouaké le 17 octobre 2001 l’Accord de Cessez-le-feu qui a mis fin aux hostilités militaires en Côte d’Ivoire. A ce jour, les Ivoiriens de tout bord me le rappellent affectueusement dans les aéroports, dans les rues de Paris, Washington, Dakar ou Abidjan… 
Je ne peux que prier pour que les élections ivoiriennes se tiennent comme promis par la classe politique et le gouvernement le 19 octobre prochain. Je n’ai aucune raison de douter de la sincérité des uns ou des autres. Si je peux risquer un conseil, c’est de dire que même en Irak occupé et sous la guerre de Al Qaida, un peuple courageux a pu voter. Le peuple ivoirien est aussi très courageux et digne, il est prêt à trancher et à se doter de dirigeants librement choisis. 
Je sais, pour en avoir discuter avec eux, qu’Africains, Américains et Européens en particulier sont prêts à accompagner ce beau pays, ancienne et future locomotive de l’Afrique de l’Ouest, à réussir une sortie de crise démocratique par les urnes, de façon pacifique et dans l’esprit d’une véritable réconciliation nationale. 
Vous savez, seul un ancien Ministre des Affaires étrangères peut être considéré comme un « petit frère et ami » par Gbagbo, un « grand frère et ami » par Soro, « un petit frère et ami de la Coté d’Ivoire » par Ouattara et Bédié. Ce qui est mon cas. Qui est alors mon candidat aux prochaines élections ? Je le connais depuis 2001 : c’est le peuple ivoirien, car c’est lui la seule constante, alors que les leaders viennent et partent. 
Croisons donc les doigts et faisons confiance aux leaders de ce grand pays africain car il faut espérer qu’ils ont bien compris et assimilé les cruelles leçons de l’histoire récente de leur pays, et ont décidé de placer les intérêts de la Côte d’Ivoire au dessus de leurs intérêts personnels ou partisans en s’engageant dans les futures joutes électorales ! 
Cheikh Tidiane Gadio est-il candidat en 2012 ? En cas de deuxième tour qui l’exclurait, pour qui voterait-il ? 
Notre mouvement a regretté que les politiciens aient piégé notre peuple en lançant 2 ans et demi avant les échéances une campagne présidentielle qui coutera cher à notre économie et qui pourrait aggraver les blessures infligées à notre système politique et institutionnel. Par conséquent, nous ne pouvons pas ajouter notre voix au concert de klaxons tympanisant de ceux qui ont les yeux rivés uniquement sur le fauteuil présidentiel. Il y’a plus important aujourd’hui : résoudre la crise de l’électricité et les délestages intempestifs qui terrorisent les populations ; sortir nos citoyens des zones inondées de l’eau boueuse, de la chaleur torride et de l’infestation des moustiques, commercialiser correctement les abondantes productions agricoles du monde rural, créer des emplois pour les jeunes aujourd’hui livrés à eux mêmes, libérer l’énergie créatrice et le leadership naturel des femmes sénégalaises, répondre au désir de servir le pays de la Diaspora, restaurer la dignité et l’intégrité des institutions républicaines, résoudre la grave crise de la gouvernance qui sévit dans le pays, réconcilier le Sénégal en ramenant la paix en Casamance et en levant l’hypothèque sur la stabilité du pays que constitue le projet dynastique. 
Apporter de vraies réponses à ces urgences constitue un viatique pour demain bien supérieur à l’annonce d’une candidature aux présidentielles prévues dans seulement 18 mois. L’histoire d’ici là a largement le temps de faire des grimaces, des contorsions et des accélérations brusques dont seule elle a le secret. Ce cas échéant, les politiciens sénégalais courent le gros risque de devoir se dédouaner par l’autocritique car ils auront préféré leur urgence d’accéder au pouvoir aux urgences du peuple et des citoyens à résoudre les vrais problèmes de leur pénible quotidien. 
• Propos recueillis par Mbaye FALL  
• Pour le Magazine « Matalana », L’autre Afrique Septembre 2010  
• Avec la permission du Mensuel  
• • Le titre est de la rédaction 
EXERGUES 
1/ Ma rupture avec le Président (…) a commencé à prendre corps dès après les présidentielles de 2007 avec sa sortie malheureuse lors de sa conférence de presse qui a suivi la proclamation des résultats... 
2/ C’est encore mieux de s’opposer vigoureusement et au quotidien à ce projet d’abord secret et rampant, ensuite debout et assumé, projet humiliant pour notre peuple 
3/ Le peuple sénégalais n’est pas formaté pour accepter ou seulement concevoir même en théorie une dévolution dynastique du pouvoir en république 
4/ La « détérioration des termes de la transaction politique » a atteint un point de non retour. 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 20.09.2010
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