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fetichisme
DEMAIN !
Que prépare Wade
CINEMA
Genre-parité
Coup de patte
URGENCE
HARO
Les bus de DDD
DIVERS
ÉTATS-UNIS
le mouvement cit
B O U R D E
DANSOKHO
E N F I N
Et après ?
terrorisme
TRANSMISSION
DERISIONS
POSSIBLE
Doyna sëk
catastrophe
Indépendances
Pouvoir et Oppos
IMPOTS
2è TOUR
Usa-sénégal
L'alternoce
Karim
Par devoir citoy
Corruption :
L'usure (riba)
INONDATIONS
50 ANS INDEPENDA
Fichier électora
auditer fichier
Normalisation
Bourgui Wade
Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
La grève
indifférent
mépris inaccepta
PROVOCATION
PRESSE
D E S T I N
délires et de ra
SYNDROME 2007
Fonctionnaires
VOLAILLE CHAUVE
FAUSSE PISTE
Une mallette
ne gouverne pas
L’humilité
l’argent
Ministre
CARRIERES
L’opposition
2012
MEDITEZ
CIRCULEZ
Téléphonie mobil
Le solaire rural
SOWETO
CALIGULA WADE
Sénégal de 2012
un homme passif
le crépuscule
Présidentielle
SYNDICATS
le lumpenproléta
Dernier rempart
Délestages !
Karim Wade,
Le mérite ne se
Quelle solution
Non, Karim,
quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
Vente des terres
Les masques tomb
théorie fumeuse!
Mademba Sock ?
TOURISME
Le vent de révol
AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
mon pays ?
Electricité
L’ultime coup de
Sondages politiq
qui croire ?
TROISIEME MANDAT
patriotisme ?
Benno Siggil Sen
l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
récurentes inond
Le dernier homme
L’identité afric
quelle Républiq
Sans Ethique
Global Voice
Très chère
A chacun
la méritocratie
Ces Seigneurs
ELUS
ne contrôle plus
LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
PDS:FONCIER
barbarie ?
Latif Coulibaly
Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
Mépris ou mépris
Stade suprême
vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
Appel de détress
La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
encore 1waderie
apprivoisement
Une « curiosité
CINQ Exploits
courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
marchandage
Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
E T H I Q U E
Crise de l’Energ
Machiavel
CHAOS
L’Etat a t-il
hors course
NATION ALITEE
La mouche
père & fils
Tsunami
Que reste-t-il
CORRUPTION
pâle copie
UBUESQUE
TOUS
Terminus 2012
DEMONS
la révision list
danse du scalp
WADE MALADE
3éme mandat ?!
le triste sort
la croissance
SYNDROME
HERITAGE
T R O P
des institutions
COTE D'IVOIRE
fesman3
aides allouées
«Y en a marre »
immolations
Le 19 Mars 2011
Y ' EN A MARRE !
Le choix de Madi
moribond
Le temps révèle
Coups d’état
statut victimair
HOMME D’ETAT ?
AU MOT
Le prix de la ra
ndoumbélane
Improbité social
Mouvements citoy
LA SECURITE
un défi à releve
Terminus2012
la République
T I C K E T
Wade GO
L'assommeur
23 JUIN 2011
Quel enseignemen
P A I X
Le paradoxe
JEUNESSE
«Si les > Sénéga
De l’Indignation
LEçONS
REPONSES
SUNUGAL
N O N
Sale temps
« QUART BLOQUANT
sortie de crise
implosion social
«par devoir !»
A l’attention
WADE DEGAGE
Où est l’Etat ?
CONFLAGRATION
TRAGEDIE
la montagne
PEUR BLEUE
MENSONGES
Me WEDDI
SORTIE
A DIEU
que faire ?
ce que la rue
Bennoo a initié,
TEST
TRIBUNAL
Faillite
Autocratie
Citoyens et patr
Subordination
Conseil constitu
de mal en pis !
Impasse
pour le REPOS
S E U L S
exigence populai
une génération g
L’élection prési
PSERIGNE DIOP
la postérité
G A L E R E
en DANGER
Ce que Wade
LE PARADOXE
le péché origine
Quand les mouton
FAUX DEBAT POLIT
Les Mercenaires
Et si le préside
Ces exorcistes
LA METHODE
Abdoulaye Wade :
Le Président Wad
le Sénégal méri
Cour des comptes
PROGRAMME
Macky Sall :
Bennoo : tout ça
Mauvais présage
quelles conséque
Présidentielles
contentieux cons
Candidature de
candidat consen
Macky
incertitudes
le Sénégal tombe
facebook s'invit
DESENGHORISER
nonagénaire grab
Réagir ou Périr
Mes chers compat
Le vieillard et
L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
Violences scolai
dernier combat
candidats déclar
IMPROBABLE
‘Nguur kenn du k
Emploi au Sénéga
libéralisme wadi
la ‘cécité de Be
Nihil Obstat
Département d’Et
vieille démocrat
Quelle paix ?
A S S U M E R
RESPONSABILITES
Le soleil se lev
S T O P
D E F I A N C E
peuple gibier
WAKH WAHET
De l’art de (mal
SE L E V E R
Le bien public
ADRESSE AUX REPU
conscience citoy
FORFAITURE
IMPOSSIBLE
à feu et à sang
T E N S I O N S
Qu'avons-nous fa
12 MORTS
A U T O C R A TE
WADE (KARIM)
un DEVOIR
M A I T R E
La voie/voix du
A T Y P I Q U E
wade DEGAGE
U R G E N T
Cabochard Polit
nouveau Presiden
V O T E Z
PESTE OU CHOLERA
WADYNASTIE
A L E R T E
différemment
YAO NDRE
contentieux élec
UN
le 25 mars 2012
DIGNITE
REPUBLIQUE
Quatre appuis
L' A R G E N T
PARDON
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TAM-TAM
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Et maintenant, que faire ?

Le meilleur profil du leader qui parviendrait à inverser radicalement 
les causes -non les effets- de la crise pluri-décennale que traverse 
le Sénégal, serait celui qui concentrerait chez une seule personne 
l’engagement patriotique d’Amath Dansokho, de Serigne Cheikh MBacké, 
d’Abdoulaye Bathily et de Lamine Senghor, la constance dans 
l’engagement d’Abdoulaye Ly, de Tidiane Baidy Ly et d’Amadou Makhtar 
MBow, le sens de l’entrepreunariat politique d’Ousmane Tanor Dieng, le 
charisme (l’orgueil en moins) d’Idrissa Seck, l’entregens de Moustapha 
Niasse, la droiture et l’humilite d’Ibrahima Fall et la vigueur 
opérationnelle de Mamadou Lamine Diallo . 
 
Mais la qualité d’homme ou de femme d’Etat la plus élevée, et que l’on 
attendrait de ce portrait-robot, est la sagesse et le courage 
politiques, doublés d’un sens ombrageux de la démocratie et 
pointilleux de la justice sociale et de la passion pour l’Afrique que 
l’on retrouve chez Cheikh Anta Diop, Mamadou Dia et Kéba MBaye. La 
valeur ajoutée suprême au-dessus de toutes ces qualités, serait, sans 
l’ombre d’un doute, la générosité et la sagesse enveloppées dans la 
témérité mesurée de Nelson Mandela. 
Or, les “tablettes de la postérité” ne retiendront sûrement pas 
Abdoulaye Wade comme l’un des bienfaiteurs incontestés de la nation. 
 
Il me paraît évident que de telles qualités ne peuvent se retrouver 
que chez un démiurge. Or le Sénégal est revenu, si tant est qu’il en 
ait jamais été ainsi, de ses illusions sur de prétendues trajectoires 
méssianiques. L’Afrique toute entière a mûri de ce point de vue. La 
classe politique nationale, toutes tendances confondues, ayant une 
claire conscience de ce que les alliances politiques sont devenues le 
passage obligé de la prise du pouvoir, elle butte à présent sur les 
modalités d’un partage équilibré du pouvoir, le recentrage de l’Etat 
voire sa réinvention, la guarantie intangible de la liberté 
d’expression sous toutes ses formes et, last but not least, l’accès 
équilibré et juste aux ressources, aux opportunités et aux services, 
selon les intérêts nationaux présents et futurs les plus élevés. 
Maturité 
On peinerait à trouver les attributs essentiels de cette refondation 
(révolution) majeure dans les programmes et la pratique des partis 
politiques ou les déclarations d’intention de la société civile 
arc-en-ciel ou même à travers l’élan certes généreux qui a instruit 
les “assises nationales”, une sorte de porridge idéologique et 
politique qui ne s’est pas donné les moyens de l’action politique et 
de mettre radicalement un terme à la dépendance quasi coloniale qui 
ne laisse au Sénégal aucune marge significative de manoeuvre quant au 
choix des paradigmes et des outils de son indépendance, de sa 
libération et de sa prospérité. Or, la nation a été ensevelie, au 
cours du demi-siècle écoulé dans l’absence de patriotisme d’une grqnde 
partie des élites, qu’elles soient maraboutiques ou occidentalisées, à 
travers une complaisance aussi anachronique qu’incompréhensible 
vis-à-vis de la tutelle française sur les destinées du Sénégal. 
 
La réaction de l’opinion, par suite de la fausse déclaration à la 
nation de M. Abdoulaye Wade qui a rusé jusqu’au dernier moment pour 
tenir en haleine l’attention générale et en bénéficier alors qu’il 
savait qu’il ne se livrerait qu’à un vulgaire exercice de réarmement 
politique de ses troupes défaites, montre que la vitesse de maturation 
de la conscience nationale a atteint un point appréciable. 
 
Mais que faire, à présent ? Il faut évidemment tenir compte de ce 
qu’Abdoulaye Wade ne détient plus entre ses mains périssables le 
destin du Sénégal. L’initiative politique lui a irrémédiablement 
échappé à partir du moment où lui-même reconnaît, à travers le projet 
saugrenu de “ticket” présidentiel (la 19e modification entretenue de 
la loi fondamentale), qu’il peinerait, avec ses alliés de la Cap 21, à 
se faire réélire par le quart de l’electorat. Autant dire qu’il a déjà 
jeté l’éponge, quel que soit le panache feint avec lequel on tente à 
présent de limiter les dégats collatéraux significatifs induits par ce 
faux pas majeur d’Abdoulaye Wade. La mise en scène projetée du 23 
Juillet prochain ne servira à rien parce qu’elle ne sera jamais perçue 
que comme une réaction tardive face à un phénomène antérieur d’une 
plus grande vigueur et d’un symbolisme qui n’echappent à personne. Le 
peuple a bruyamment sonné la charge pour que nul n’en ignore. 
En realité, l’affrontement des logiques qui ont instruit la date 
ineffaçable du 23 Juin et le projet revanchard du 23 Juillet vont, par 
la faute d’Abdoulaye Wade, entrainer la jeunesse sénégalaise dans une 
dangereuse épreuve de force préjudiciable aux intérêts de toutes les 
parties concernées. Il serait, en effet, irrecevable, que le PDS 
puisse tenir sa manifestation et que cette même opportunité soit 
déniée au Mouvement “y’en a marre”. Ce serait une provocation inutile 
qui n’aurait comme conséquence que la sédimentation des sentiments de 
frustration d’une jeunesse qui n’en peut plus de subir les quolibets 
outranciers d’un chef de l’Etat qui semble avoir oublié qu’il gère une 
République et non un étalage de fripperie dans un marché aux puces. 
Face à cette énième dérive, les différents pôles du Mouvement du 23 
Juin affûtent leurs armes, posent leurs ambitions et sont décidés à ne 
laisser aucune autre partie occuper à leur détriment la borne 
symbolique du 23 Juin . 
Un futur immédiat assombri 
 
Des souffrances qui agitent la nation et vont irrémédiablement 
s’intensifier, la plus vive sera sans doute occasionnée par l’étendue 
des crimes économiques directement proportionnelle à l’aggravation de 
la pauvreté, de la dette extérieure et de la spirale inflationiste 
doublée d’une chute en roue libre du taux de croissance très médiocre, 
pour dire le moins. Il faudra plus d’une décennie, peut-être, pour 
rectifier le tir au cas où une nouvelle équipe s’emparerait du 
pouvoir, en se voyant obligée de subir une période d’ajustement 
structurel auto-entretenu ou appliqué au forceps par les institutions 
de Bretton Woods qui ne s’embarasseraient d’aucun scrupule à remettre 
au goût du jour une potion médicamenteuse qui a échoué partout où elle 
a été appliquée. 
 
Face à cette incertitude majeure, la seule question à l’ordre du jour, 
laissée en friche par les “assises nationales”, est celle de savoir 
s’il serait possible à une coalition victorieuse et dans quelles 
conditions, selon quelle strategie et quelles options, d’entreprendre 
le développement sans les institutions de Bretton Woods et avec quels 
moyens financiers, technologiques et humains. De ces défis, le plus 
redoubtable sans doute reste le déficit en ressources humaines en 
quantité et en qualité suffisantes pour inverser les effets durables 
de la mal gouvernance et du néo-colonialisme. 
Compte tenu de son rang alarmant de 26ème pays le plus pauvre du 
monde, le Sénégal ne disposera alors que d’une marge de manoeuvre 
d’autant plus réduite que la médiocrité de ses performances 
sectorielles comme la faiblesse opérationnelle de son capital en 
resources naturelles (halieutiques, minérales et petrolifères), en 
services (électricité, tourisme) et en matière de création d’emplois 
véritables n’auront pas encore bénéficié d’une période significative 
de maturation. 
 
Malgré ces handicaps, il reste que la pauvreté n’est pas une fatalité. 
Elle est le résultat d’options et de pratiques qui doivent être 
constamment passées au crible de la critique par le bas et être 
portées par une vision exclusivement instruite par les intérêts 
nationaux définis avec une précision optimale tant du point de vue de 
la pertinence des instruments et des mécanismes utilisés que des 
cadres légaux pensés et appliqués sans faiblesse par une 
administration politique, légale et judiciaire à la hauteur de ses 
nouvelles missions historiques. 
Un tel projet ne peut être porté que par une coalition d’hommes et de 
femmes dont les leaders ne peuvent pas passer le plus clair de leur 
temps dans des réunions de salon ou des campagnes réactives en 
décalage prononcé par rapport au mouvement historique et social réél. 
 
Le peuple s’est clairement fait entendre. Il n’y aura plus de place 
pour le louvoiement, la ruse, la démagogie, le carriérisme, 
l’idéologisme de pacotille et le délitement éthique et culturel de nos 
valeurs de civilisation les plus sacrées. Il faudrait, en outre, que 
la classe politique s’explique dès à présent et clairement sur la 
contradiction majeure que représente l’attrait indiscutable qu’elle a 
pour le présidentialisme hyper centralisé (ce qui est visible dans les 
discussions en cours et les actes posés) et la proclamation urbi et 
orbi d’un parlementarisme aux contours encore mal précisés par rapport 
aux traditions socio-culturelles et politiques dominantes. Cette 
équation reste encore très mal posée et mérite un dépassement rapide. 
 
Une fois dépassée cette contradiction transcendante, il faudra, à 7 
mois des élections présidentielle et législative, poser les jalons 
concrets d’un scrutin sincère et transparent, dans le respect de la 
Constitution en cours et à travers un maillage très sérré des villes 
et des villages surtout pour que l’expression du suffrage électoral 
soit vigoureusement sauvegardée. Il reste entendu que l’ambiguté ne 
saurait être entretenue plus longtemps au sujet de l’inscription 
obligatoire, de plus d’un million de jeunes qui voudraient voter pour 
la première fois. L’agenda de gestion du processus électoral et de 
mise en oeuvre des recommandations du comité qui en a la charge, 
malgré son caractère chargé, est à portée de mains, à condition de ne 
plus perdre du temps, un temps des plus précieux 
 
Jacques Habib Sy 
Cela aurait été le seizième ou le dix-septième tripatouillage de la 
Constitution sénégalaise en onze ans et demi de pouvoir. A tel point 
que le Président Wade a rendu la loi fondamentale du pays 
méconnaissable. Loi devenue un brouillon taillable et révisable à 
souhait, l’habit grossier est bon à jeter à la poubelle une fois que 
le pouvoir Sopi aura rendu l’âme. L’âme baigne pour le moment dans une 
huile où, à dose égale, il y a mépris pour le bon sens et mépris pour 
le peuple. L’esprit de Wade s’y est englué jusqu’à oublier que dans le 
pays qui lui donna le jour, il y a une réalité autre que le jeu du 
maintien du pouvoir. La dernière tentative de reforme 
constitutionnelle a, à la fois, quelque chose d’inouï, de triste et de 
cocasse. Alors que des gens donnent leur vie partout dans le monde 
pour assurer la règle du règne par la majorité, Wade ne trouva rien à 
faire que de proposer de gagner seulement par le quart des voix 
exprimées plus une. C’est derrière ce montage qu’il voulut aussi 
dissimuler le rêve de dynastie de la maison Wade qui l’habite. Selon 
les rumeurs, Wade avait trouvé des caciques dans l’opposition pour 
occuper le strapontin de Vice-président. Dans son alchimie, le 
marabout du Sopi avait conçu un plan d’une brillante simplicité. Quand 
il serait sacré Président avec 25%, il démissionnerait au bout d’un 
certain temps laissant au Vice-président (devenu Président) le soin de 
nommer Karim au marchepied vers la Présidence. Dans ce calcul byzantin 
il semblerait aussi que le nouveau Président devrait se faire 
hara-kiri (après un temps indéfini) pour enfin laisser la place tant 
prisée de Président au fils béni. 
 
Au-delà de son caractère monumentalement cocasse, ce calcul 
tarabiscoté appelle plusieurs remarques. L’échec de Karim Wade aux 
élections locales de la zone B à Dakar est devenu un complexe de 
famille dans la maison Wade. Il fut perçu comme une preuve irréfutable 
de la médiocrité du fils que les parents compensèrent par des mesures 
à l’encontre du bon sens. Aussitôt après des élections qui furent un 
signe sans équivoque du désaveu du régime du sopi, le père foula aux 
pieds la bonne vielle recette du «Qui-aime bien châtie-bien», surtout 
quand le châtiment est mérité. Wade ne trouva rien de mieux que de 
consoler le fiston par un ministère qui fut réaménagé quelques mois 
plus tard en Premier ministre de fait. L’ins¬piration de l’acte est à 
chercher tout aussi bien du côté de la folie de l’infaillibilité de sa 
dynastie virtuelle que de l’oubli de l’adage qui dit que : «Tu as beau 
soulever un crapaud, il retombera sur ces pattes.» Dans la vanité des 
Wade, il y a un aveu de modestie intrinsèque refoulée. Les promotions 
mirobolantes des fils ne sont en dernière analyse que l’admission par 
le père que les enfants ne sont pas à la hauteur. Elles sont la 
reconnaissance implicite qu’ils sont incapables de se hisser de par 
eux-mêmes sur le champ de la compétition. C’est l’aveu que le rejeton 
Karim en particulier n’a pas la fibre de leadership qui aura inspiré 
le montage qui vient d’échouer. Karim ne manque aucune occasion de 
confirmer le fait avec ses évitements et ses fuites face à la faillite 
de sa mission. Pour prendre un minimum de responsabilité, il faut un 
minimum de grandeur et de compétence. Au contraire Karim recourt 
encore à la recette usitée du bouc-émissaire avec un comportement 
enfantin qui pointe du doigt vers les syndicats qu’il accuse de 
sabotage de surcroît. En montrant qu’à l’incompétence il allie 
l’irresponsabilité, Karim confirme le désaveu inconscient de son père. 
 
L’autre aveu du montage de Wade est qu’il reconnaît, à huit mois des 
élections, qu’il ne peut pas compter sur plus de 25%+1 de l’électorat 
sénégalais. Dans un signe de déclin et de fin de règne où la mise du 
dé-sespoir repose sur le fils, Wade fait montre d’une bien triste 
performance. Le Pape du sopi aura décidément oublié les réflexes de 
survie qui avaient fondé et soutenu sa carrière de politicien. Le 
dictateur aux abois exhibe un manque flagrant d’imagination dans 
l’ardeur de survie si caractéristique des gens de son acabit. La fin 
de son règne restera empreinte du symbole d’une arithmétique 
d’illuminé qui cherche à faire dire aux chiffres autre chose que leur 
valeur ; une métaphysique qui cherche à traficoter la notion de 
majorité pour la rendre conforme à de folles espérances. 
 
Pour l’opposition sénégalaise, il reste à comprendre que la quête de 
la paix à tout prix, est une forme ultime de démission qui fait le lit 
à la dictature. Pour les citoyens moyens, le comportement du pouvoir 
actuel devrait dissiper le mythe d’une exception historique qui 
mettrait le Sénégal naturellement à l’abri d’une dictature. On 
retiendra que face aux régimes sourds, le cocktail-Molotov a prouvé 
être un vocable efficace. Quelques incendies de maisons et de voitures 
de faucons du régime ont convaincu une majorité jusque-là au 
garde-à-vous à sauver la Nation de la folie du chef. Mais Wade 
continue de pérorer sa déférence aux marabouts pour ne pas admettre 
que dans l’après-midi du 23 juin 2011, il n’avait pas de votes pour 
faire adopter son projet de loi. Méconnaissant que les pays, dès fois, 
grandissent en une journée, il alterne entre les menaces, les 
courbettes et les suppliques par fils interposé. Les opposants au 
régime auraient tort de se prendre dans ces jeux et ces fausses 
reculades. Face aux multiples dé¬saveux qu’il a accumulés, le faux-roi 
n’a plus rien à perdre. Il s’avère nu et sait que le monde le sait. 
C’est dire que d’ici février 2012, il faut s’attendre à des 
trouvailles dangereuses et se préparer en conséquence. 
 
Ourouro BAH - Washington DC - Usa 
Des institutions crédibles, la demande sociale numéro un des Sénégalais 
C’est uniquement dans les petites démocraties que l’on parle de 
dialogue entre le pouvoir et l’opposition ! Dans les démocraties 
sérieuses, normales, il y a des institutions fortes que tout le monde 
respecte ! 
Le pouvoir et l’opposition ne constituent pas à eux seuls la Nation 
sénégalaise ! Nous sommes tous concernés et avons notre mot à dire ! 
Le vrai combat pour le Sénégal, c’est celui qui mettra en place une 
démocratie avec des institutions qui transcendent les hommes pris 
isolément ainsi que les partis politiques, pour s’intéresser à l’homo 
senegalensis et à sa Nation. Ce dialogue dans lequel chacun cherche à 
leurrer l’autre nous a retardés ! Depuis Diouf, voire depuis Senghor ! 
Il est grand temps de savoir que le peuple est plus important que les 
partis politiques qui, il faut le rappeler, ne sont que des 
associations privées ! 
 
Remettez au peuple son dû avant qu’il ne soit trop tard pour tout le 
monde ! Le peuple a soif d’institutions fortes et crédibles qu’on ne 
change pas au gré des circonstances favorables ou défavorables... 
Il appartient à ceux qui détiennent présentement les rênes du pouvoir 
de s’armer de sagesse et d’humilité pour aller vite dans cette 
direction en donnant des garanties de transparence et de 
constitutionnalité par rapport à l’élection présidentielle à venir. 
Non pas uniquement aux partis politiques, mais surtout au peuple qui 
piaffe d’impatience. 
 
Mais notre inquiétude est grande, car en lieu et place de la sagesse 
et de l’humilité qui siéent à l’heure qu’il est, on entend parler de 
mise sur pied de comités de défense de la démocratie dans les 
quartiers… De milices en fait ! Si un tel projet commençait seulement 
à être mis à exécution par leurs initiateurs, l’Armée nationale 
devrait sortir de sa réserve et préserver le pays qui serait alors 
menacé de l’intérieur ! Et peut-être de l’extérieur ! 
 
Gorgui DIENG, Laboratoire d’Etudes Africaines et Postcoloniales, UCAD 
Sens et Significations des évènements du 23 juin : Les données 
géopolitiques et stratégiques en question 
Le 23 Juin 2011, le Sénégal a vécu la plus grande confrontation 
politique que le régime du Président Wade ait connue depuis le 19 MARS 
2011, entre le pouvoir et l’opposition. 
 
L’évènement est consécutif à l’organisation d’une grande manifestation 
organisée par l’opposition et une partie de la société civile contre 
le projet de loi constitutionnelle du gouvernement qui introduit 
l’élection d’un ticket présidentiel pour la prochaine élection du 26 
FEVRIER 2012. 
Galvanisée par la tournure des évènements qui ont été émaillés 
d’affrontement violents, l’opposition s’est sentie comme portée par le 
peuple. Et dans cet élan de confiance, elle a cru devoir mettre en 
place le Mouvement dit du 23 juin. 
L’objectif déclaré tel que l’a affirmé un de leurs ténors, est de 
structurer le Mouvement dit du 23 juin, pour pouvoir surprendre une 
nouvelle fois le président Wade à travers des actions de grandes 
envergures qu’il ne verra pas venir et qui le feront partir. 
Le Mouvement dit du 23 juin regroupe pour l’essentiel les membres de 
Benno et leurs alliés de la société civile qui émargent dans le 
système d’appui aux ONG de la veille citoyenne internationale initiée 
par « l’impérialisme de la vertu civique » (IVC). 
L’IVC est ce nouveau visage humain qu’a arboré l’impérialisme 
esclavagisto-colonialiste, depuis ses défaites mémorables dans les 
guerres meurtrières qu’il a menées contre les peuples pour le 
maintien de l’apartheid en Afrique du Sud et des régimes néocoloniaux 
d’Asie , d’Afrique et d’Amérique dont a fait partie chez nous, le 
régime UPS/PS. 
Pour rappel, les partis politiques issus de la famille socialiste de 
L’UPS/PS se sont regroupés dans un front de l’opposition dit Benno 
Siggil Sénégal, contre le Président Maitre WADE qui œuvre à travers 
un combat de plusieurs décennies, pour la réalisation des Etats-Unis 
d’Afrique. 
Ces partis politiques revanchards et crypto-personnels, au regard du 
contenu de leurs discours de dérision et de dénonciations calomnieuses 
du bilan de Wade et de leur manque de programme économique et social 
alternatif, tentent, à la faveur des évènements de 
l’interventionnisme occidental sur les crises politique qui secouent 
le monde arabe, de reprendre du service en tant que leurs anciens 
auxiliaires dans la sauvegarde de leurs intérêts dans les néo-colonies 
qu’ils géraient. 
Les Assises nationales créées au lendemain de leur boycott des 
législatives du 3 juin 2007 pour donner crédit à leur mensonge 
consensuel sur la victoire frauduleuse de Wade à l’élection 
présidentielle de février 2007, ont été une des plus grandes réussites 
dans le processus de manipulation de l’opinion pour la réhabilitation 
de la famille politique de l’UPS/ PS. 
Ce processus de réhabilitation des tenants de l’ancien régime 
néocolonial UPS/PS a été mené de main de maître par des éléments 
d’une presse affairiste qui n’est pas toute la presse et des ONG 
extraverties qui font, aujourd’hui appel ouvertement à l’ingérence de 
l’impérialisme de la vertu civique dans les contentieux politiques au 
Sénégal. 
Nous rappelions déjà dans notre dernier livre LES MERCENAIRES DE LA 
NOUVELLES MISSSION CIVILISATRIC, que les pays africains faisaient face 
à la guerre cognitive la plus meurtrière de leur histoire et que 
celle-ci se déroulait sous le couvert de l’action humanitaire, 
civique et citoyenne. Cette guerre cognitive (…) entend pour 
promouvoir une nouvelle mission civilisatrice qui doit renouveler le 
droit à l’ingérence des puissances de la mission civilisatrice et la 
légitimer au nom de la bonne gouvernance , des droits de l’ homme , et 
de la démocratie. 
Les patriotes panafricains savent aujourd’hui que ce qui motive cette 
reconversion de l’impérialisme esclavagisto colonial est beaucoup plus 
dicté par des intérêts stratégiques que par un humanisme nouveau et à 
double vitesse qu’il se découvre tardivement. L’intérêt stratégique de 
l’ICV est d’arriver à mieux faire face aujourd’hui à la perspective 
d’une montée en puissance irréversible des pays émergents que sont la 
Chine, l’Inde et le Brésil qui trouvent un avantage géopolitique et 
stratégique à tendre la main à l’Afrique pour une coopération 
gagnant-gagnant . 
Quand l’impérialisme esclavagisto-colonialiste arrive à faire passer 
un visage d’humain et qu’il arrive à s’appuyer sur des ONG en totale 
dissonance avec les valeurs éthiques et civiques négro-africaines 
(…), les peuples africains peuvent être trompés un moment, car les 
peuples peuvent se tromper et on peut les tromper, même si ce n’est 
pas tout le temps que c’est possible. 
N’oublions jamais que l’Afrique est le seul grand espace qui peine à 
utiliser ses atouts continentaux et démographiques pour se développer 
et conquérir la place de première puissance économique à laquelle lui 
donne droit son potentiel démographique, économique et culturel 
inégalé. 
La mission que chaque génération africaine doit remplir pour ne pas la 
trahir, est de participer à l’œuvre de réduction des gaps historiques 
qu’entreprend résolument sous le régime de l’alternance survenue le 19 
mars 2000, Maitre Wade, pour parachever l’alternative au régime 
néocolonial de l’UPS/PS. Et en tant que leader panafricain 
contemporain du mouvement mondial pour la réalisation des Etats-Unis 
d’Afrique, Maître Wade est en train de donner une chance à la 
matérialisation du rêve des pères fondateurs du panafricanisme. 
Refusons donc de trahir cette mission comme ces mercenaires de la 
nouvelle mission civilisatrice qui livrent l’Afrique à l’IVC sous la 
forme d’une zone d’opportunité stratégique qui lui permettra de 
reprendre l’initiative historique qu’il a perdue face aux pays 
émergents. 
Refusons d’accepter que l’IVC s’offre des axes d’intervention 
stratégiques en Afrique balisées par des ONG extraverties pour 
organiser la défaite de l’Afrique dans cette guerre cognitive 
qu’affronte Wade pour faire pièce aux APE, au projet d’incorporation 
de l’Afrique du Nord dans l’espace économique européen et la 
destruction de l’espoir des Sénégalais de voir leur pays emprunter le 
chemin de l’émergence économique et des Etats-Unis d’Afrique 
 
Faisons face à l’agenda caché qui s’abrite derrière les discours 
biaisés que les ONG extraverties tiennent sur les droits de l’homme, 
la démocratie et la bonne gouvernance et dont on sait que les 
objectifs inavoués sont de tuer dans l’œuf, toute perspective 
d’appropriation par les peuples d’Afrique, de la maîtrise de leur 
destin sous la direction d’un leadership panafricain comme Maître 
Abdoulaye Wade. 
 
C’est au regard de tous ces éléments que nous considérons que cette AG 
constitutive du M23 est loin d’être une affaire sénégalo sénégalaise. 
Elle a son inscription dans un plan de diplomatie secrète. Elle est 
concoctée avec des milieux impérialistes pour structurer les 
initiatives des mercenaires sénégalais de la nouvelle mission 
civilisatrice. Elle prépare les provocations politiques pouvant 
justifier une intervention extérieure sous le couvert d’un droit 
d’ingérence pour la sauvegarde de la démocratie, des droits de l’homme 
et de la bonne gouvernance au Sénégal. 
 
Cette AG constitutive du M23 est bel et bien la mise en perspective 
d’une jonction entre les anciens et nouveaux auxiliaires de 
l’impérialisme politico-économique et leurs parrains. Ils cherchent 
ensemble à retarder encore une fois l’Afrique, en lui imposant des 
élites extraverties qui vont instaurer des modèles économiques et des 
choix stratégiques anti panafricanistes. 
Amadou Lamine FAYE 
Coordonnateur de l’Alliance Panafricaniste 
Alfaconsulting@yahoo.fr 
 
Wade et Der de grands gâchis 
A entendre Monsieur Iba Der parler du vieux, ce jeudi 14 juillet on 
est tenté de croire que ce dernier n’aura même pas besoin de battre 
campagne pour l’élection de 2012. Des hommages posthumes, pensait mon 
voisin. En soi-disant bon républicain, il con¬seille à ses «anciens 
amis» de l’opposition de respecter le calendrier républicain qui 
voudrait qu’on ne se prononce sur certaines choses no¬tam¬ment les 
lois et règlements de ce pays auprès de qui il prétend combattre. 
Cette posture de donneur de leçons ne l’empêche pourtant pas de violer 
ces lois en tranchant sur le débat actuel concernant la 
constitutionnalité ou non de la candidature du «vieux routier». 
Monsieur Joseph Ndiaye (paix à son âme) disait de son vivant que 
«l’histoire ne ment pas». Il avait raison. Aujourd’hui, il nous a été 
encore donné l’opportunité de vérifier sa déclaration, mais mieux son 
dire nous a poussés à regarder de l’autre côté pour voir que ce 
discours n’engage en rien la responsabilité de l’historien qui peut 
mentir sur sa science. Ce monsieur dont nous n’avons nullement besoin 
de convoquer une histoire récente qui l’obligeait à voir en son maître 
actuel «un diable sorti de sa boîte… aux idées superflues… prétendre 
détenir les solutions miraculeuses des maux dont souffrirait le 
Sénégal», a épuisé le peu de stock de considération qu’une infime 
partie de ce peuple s’obstinait à lui concéder eu égard à son âge. 
 
Cet usurpateur de personnalité qu’une certaine presse aime à appeler 
encore «Député du peuple» a délibérément zappé deux points où son 
peuple l’attendait le plus ; à savoir les évènements des 23 et 27 juin 
derniers et l’affaire Habré. Les erreurs que ce monsieur a commises 
sont d’autant plus graves qu’il le serait davantage si aucune réplique 
ne lui aurait été apportée. A quel prix a-t-il vendu son âme se 
demande-t-on dans les grand-places ? Gardons-nous de dire qu’il l’a 
payé bien cher pour accepter de tomber si bas. 
 
Au nom de quelle science Der «l’usurpateur» s’est permis de zapper les 
évènements des 23 et 27 juin dont le gouvernement semble avoir 
«décrypté le message» et l’affaire Hissène Habré (…). Je ne sais pas. 
 
Monsieur, pour des raisons que le peuple ignore et qui obligent ce 
dernier à en donner les raisons qui lui semblent les mieux appropriées 
si l’on en juge par vos discours plus soumis les uns que les autres, 
vous avez accepté monsieur «le Député du peuple» de vous transformer, 
à chaque fois que l’occasion vous en est donnée par votre seul maître, 
en laudateur et thuriféraire sans égal lorsqu’il s’agit de peindre 
Maître Wade. Vos discours visant à donner du crédit au Président Wade 
auraient atteint les buts escomptés si la crédibilité de son auteur ne 
souffrait d’aucune remise en cause populaire. Le peuple a fini de vous 
croire depuis les premières heures de l’Alternance. 
 
Mais aussi, monsieur le prétendu «Député du peuple», vous avez essayé 
de rejeter la déclaration du Président américain qui disait lors de sa 
visite au Ghana que : «L’Afrique a plus besoin d’institutions fortes 
que d’hommes forts.» Iba en voulant donner un point de vue contraire à 
la déclaration sincère de Obama, vous vous êtes ridiculisé, car le 
simple étudiant que je suis vous apporte la précision qui suit : Obama 
a effectivement raison de poser son avis sur l’Etat de la démocratie 
en Afrique. Nous Africains, nous sommes malheureux de constater que 
notre continent est malade et appauvri par son élite. Le renforcement 
de la démocratie passe nécessairement par la mise sur pied 
d’institutions fortes. Monsieur l’historien, loin de moi l’idée de me 
mettre dans la tête du Président américain pour savoir l’entendement 
exact qu’il donnait à sa pensée. Par contre je sais au moins que 
celle-ci peut bien prendre en compte l’idée selon laquelle tout homme 
d’Etat est en lui-même une institution. Donc, monsieur l’agrégé en 
Histoire, n’est ce pas que votre maître à lui seul incarne une 
institution ? Mais également si vous ignorez que toute institution 
forte repose sur des hommes qui peuvent être forts ou faibles, je ne 
sais pas quel qualificatif placer avant votre nom. Dans l’esprit de la 
pensée du Président américain, il est facile de remarquer qu’elle 
implique que quel que soit l’individu placé à la tête d’une forte 
institution, il ne peut qu’en faire un usage démocratique et 
transparent. C’est cela l’idée d’une institution forte. Des leaders 
aux idées frauduleuses placées au sommet d’institutions fortes, il en 
arrivera des conséquences fâcheuses, non pas à ces institutions qu’ils 
représentent, mais plutôt à eux seuls. Les hommes s’en vont et les 
institutions demeurent disait l’autre. 
 
A Monsieur le président de la République et Secrétaire général du 
Parti démocratique sénégalais, son cynisme nous a encore laissés sans 
voix, pour reprendre la formule de l’autre. Permettez monsieur le 
cumulateur de fonctions de vous le dire pour ne rien vous apprendre : 
vous êtes, comme à votre habitude en de pareils moments, complètement 
passé à côté de la plaque. 
 
Monsieur le Président, de grâce arrêtez au nom de vos petits-fils de 
manquer de respect à votre peuple en général et à la jeunesse de ce 
peuple en particulier. Arrêtez aussi de tout mettre sur le compte de 
votre opposition à vous et à votre clan, car votre peuple devenu 
mature depuis un certain 22 mars 2009 n’est plus manipulable. Cette 
magie de manipuler le peuple seul votre majesté a eu le don de 
l’avoir, lorsque vous étiez leader de cette opposition. Suivez mon 
regard monsieur le Président. 
 
Le peuple sénégalais est au regret de constater qu’il manque de 
sincérité dans le discours de son Président. Vous n’êtes pas aussi 
téméraire pour anticiper votre mort certaine avec cette idée de 
rapprocher l’échéance 2012, si l’opposition le souhaite. Soyez 
sérieux au nom du peuple. Le peuple ne rigole pas monsieur le 
président d’un parti du Sénégal. Vous vous permettez de dire que les 
promesses n’engagent que ceux qui y croient pour encore dresser à la 
minute à votre peuple une liste de promesses. J’ai beaucoup rigolé 
lorsque vous vous êtes permis de promettre l’emploi au conditionnel à 
ceux qui ne l’ont jamais réclamé (les Bac-). Qui ne peut pas le moins 
ne pourra pas le plus. Jamais. (…) 
 
Enfin, monsieur le Président si je peux me permettre de parler au nom 
de votre jeunesse dont je fais tout de même partie, je vous dirais que 
nous donnons moins d’intérêt à l’âge de notre ministre de tutelle. 
Qu’il soit un jeune ou un octogénaire comme vous, cela importe peu 
monsieur le président d’un parti du Sénégal. Nous mettons le focus 
plutôt sur les compétences. The right man at the right place disait 
l’autre. Vous devez vous-même le comprendre ainsi. N’est-ce pas vous 
ce vieil homme de près de 90 ans qui dirige un pays composé en 
majorité de jeunes de moins de 35 ans ? Dans ce cas, la logique 
voudrait qu’on confie notre Sénégal à un Président moins âgé que vous, 
au moins. N’est-ce pas ? 
 
Ndiaga NDIAYE - ndiaga83@gmail.com

 

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Modifié en dernier lieu le 22.07.2011
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