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REPONSE A LA LETTRE DE BENNO WADE PIQUE UNE GROSSE COLERE 
 
Article Par LA REDACTION,  
Paru le Vendredi 31 Jui 2009 
 
Le palais a caché son jeu dans le jeu de ping-pong qui l’oppose ) la Coalition Benno Siggil Senegal. La dernière lettre de l’opposition envoyée lundi dernier, dont nous avons fait état dans notre édition du mercredi 29 juillet dernier, a, en vérité, fait monter la moutarde aux narines du Président Wade. La lettre-réponse qu’il a servie à l’opposition est tout simplement incendiaire. Nous reproduisons in extenso, le contenu de la missive. C’est sans commentaires...  
 
Messieurs, 
J'accuse réception de votre lettre n° 002/888 du 27 juillet 2009 et m'empresse de vous dire que je ne vois aucune objection à soumettre les questions que vous évoquez à une structure appropriée, désignée d'un commun accord, à la seule condition du respect de la loi; le contraire ne pouvant être demandé al! Président de la République dont la mission principale est de respecter et de faire respecter les lois, conformément à son serment. 
 
A la même instance, sera soumis l'examen de la liste des faits survenus sous le régime socialiste ou commis par l'un ou l'autre des vôtres pendant l'alternance alors qu'il exerçait des fonctions 
ministérielles. 
 
L'exercice auquel vous nous conviez ayant manifestement pour but de faire le procès du régime de l'alternance, la logique de la chronologie des faits et du parallélisme des formes exige qu'on fasse, sur la même lancée, celui du régime socialiste. 8ans tenir compte, dans un cas comme dans l'autre, de la notion de prescription et en commençant logiquement par les faits les plus anciens. 
 
Quelques exemples, la liste n'étant pas exhaustive: 
 
1. La mort du Commissaire Sadibou Ndiaye jeté du haut de la mamelle du phare alors qu'il sortait de la Présidence de la République, 
 
 
2. Affaire Babacar Sèye : faudrait-il vous le rappeler, cette affaire a été instruite et jugée définitivement par le régime socialiste avant l'alternance. 
 
y aurait-il une complicité du régime socialiste qui aurait caché certains éléments à la Justice? 
 
Avant de rejuger des citoyens qui ont été jugés contradictoirement et mis hors de cause, il serait plus logique de juger ceux qui, bien que mis en cause dans l'enquête et l'instruction n'ont jamais été convoqués devant la justice à cause de la protection dont ils jouissaient à l'époque. Après seulement, si ce nouvel examen de l'affaire ne conduit pas aux commanditaires, on parlerait de "rejuger", c'est-à-dire remettre en cause des décisions de justice passées en force de chose jugée pour des faits frappés par la loi d'amnistie, 
 
3. Sacrifices humains pour le pouvoir, consistant à capturer deux jeunes filles Albinos et à les enterrer vivantes, 
 
4. Encaissement de chèques dans des comptes personnels à l'occasion de la construction de l'Hôtel Méridien Président, 
 
5. Détournements de fonds au niveau du Secrétariat de la Présidence, à l'occasion de l'organisation de l'QGI en 1991, 
 
6. Encaissement d'argent dans des comptes personnels à l'occasion du Premier Festival Mondial des Arts Nègres à Dakar, 
7. Vente de permis d'amodiation après attribution de milliers, d'hectares dans le Goudiry/Kidira à un camarade chargé de les monnayer, 
 
8. Encaissement d'espèces versées pour l'obtention de permis de coupe par ceux-là même qui étaient chargés de protéger l'environnement, 
 
9. Ventes illicites de terrains à l'aéroport par un Ministre, 
 
10. Transferts à l'étranger de fonds par des ministres pour des montants sans rapport avec leurs revenus réguliers, 
 
11. Transfert de 30 milliards de francs CFA à l'étranger selon des journaux de la Place, sans démenti, dénoncé à l'époque par la Banque Mondiale, 
 
12. Détournement de billets de banques adirés, retirés de la circulation et prétendument incinérés, 
 
13. Ventes illicites de licences de pêche (navires russes) pour des sommes encaissées dans des comptes personnels ouverts dans une banque de la place, 
 
14. Détournement de drogue saisie et destinée à l'incinération qui fut simplement simulée, 
 
15. Vente et trafic de passeports diplomatiques, 
 
16. Affaires des bateaux Swift-Seagal et Adel Korban, 
 
17. Accaparement et détournement de villas appartenant à l'Etat à Dakar-Plateau et Fann-Résidence, 
 
18. Bradage et spoliation d'une bonne partie du Foncier Sénégalais avant 2000, 
 
19. Encaissement d'un chèque de 680 millions CFA par le Secrétaire Général de la Présidence alors que le pouvoir avait changé de main, dans les heures qui ont suivi la proclamation des résultats de l'élection présidentielle de 2000 et avant la passation de service, 
 
20. Morts non élucidés par refus d'enquête par le pouvoir de l'époque, ce qui les rend non prescrits pendant toute la durée du régime. 
 
Questions préalables: 
vous nous remettrez un document signé personnellement par les leaders de votre groupe et tous nos homologues du régime socialiste que nous avons remplacés déclarant que votre initiative les engage et ce, en raison des responsabilités individuelles que pourrait entraîner votre initiative, engagement de renoncer à toute forme de prescription des faits évoqués, 
nous vous laissons le choix de l'instance qui va prendre connaissance de tous les faits et apprécier car, de toute évidence, vous ne pouvez pas être juge et partie. 
 
Dès que vous le voudrez, nous commencerons l'examen des questions articulées dans l'ordre chronologique. 
 
Nous devrons décider d'un commun accord de ce qu'il faudra faire des résultats de l'enquête. 
 
Toutes les autres questions que vous évoquez relèvent de la gestion gouvernementale dont nous répondons régulièrement devant le Peuple ou ses Représentants à l'occasion d'échéances électorales et de débats parlementaires libres. Toutefois, nouS sommes prêts, parallèlement à l'examen des faits articulés d'un côté et de l'autre, à participer avec vous, à un débat public contradictoire. 
 
Nous avons toujours pensé que nos échanges devraient s'inscrire dans le cadre du fonctionnement normal de la démocratie avec un pouvoir qui exerce les responsabilités qui lui ont été confiées par le Peuple Sénégalais et une opposition qui s'oppose tout en aspirant au pouvoir. Ce souci a inspiré les dispositions que nouS avons fait insérer dans la Constitution, consacrant l'opposition comme l'alter ego du Gouvernement et instituant le Chef de l'Opposition. 
 
Mon action politique a toujours été irriguée par le souci de préserver l'interaction entre ces deux rouages de la démocratie, pouvoir et opposition, sans qu'il puisse y avoir une confusion dans les deux rôles. Je constate malheureusement que trop souvent vous avez la déplorable propension à vouloir dicter au Gouvernement ce qu'il a à faire au lieu de vous borner à faire des critiques comme vous l'autorisent la Constitution et les Lois. 
 
Messieurs les Chefs de Partis 
Membres de la Coalition «Bennoo Siggil Senegaal» 
 
s/c M. Amath DANSOKHO 
Secrétaire Général du PIT 
DAKAR 
 
Lobservateur : Samedi 1 Aoû 2009 
LETTRE REPONSE DE l’OPPOSITION A WADE : Le passage qui fâche. 
Selon des sources dignes de foi, c’est le passage ayant trait à l’affaire de l’assassinat de Me Babacar Sèye qui a fâché Wade. Lequel passage, inscrit dans la lettre adressée à Wade, fait état de la nécessité d’inscrire à l’ordre du jour du dialogue politique, cet épisode trouble de l’histoire politique du Sénégal. En effet, dans la correspondance, l’opposition demande que figure dans le débat, « l’adoption de la loi portant amnistie des auteurs d’assassinats, de crimes et délits politiques, telle l’affaire de l’assassinat de Maître Babacar SEYE ». Selon les camarades de Dansokho, « cette question est à mettre en rapport avec l’impunité ambiante qui assure une protection automatique aux tenants et aux proches du régime, cités dans de graves affaires telles la tentative d’assassinat de Talla SYLLA, l’agression des journalistes Boubacar Kambel DIENG et Karamokho THIOUNE, le saccage des locaux de 24 H Chrono et de l’AS ». Ce passage qui n’a plu au Président qui a assimilé l’allusion à une déclaration de guerre. 
Pourtant d’autres points relatifs à la gouvernance politique et économique figurent dans la lettre envoyée à Me Wade. Relatifs précisément à l’urgence d’auditer l’Agence nationale de l’organisation de la conférence islamique (Anoci) et de la Société nationale de l’électricité au Sénégal (Sénélec). « Il est nécessaire (…) que la gestion de certaines structures publiques, au nombre desquelles l’ANOCI et la SENELEC, fasse l’objet d’un audit indépendant financier, technique et d’opportunité ». L’opposition estime aussi qu’un audit détaillé du patrimoine national, y compris le patrimoine foncier, les biens immobiliers et les actions et valeurs mobilières de l’Etat dans certaines sociétés », est nécessaire. « Cet exercice portera sur le domaine public maritime, le stade Assane Diouf, les terres de la Petite Côte, les sites du Champ de tir des Mamelles, de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor, du CICES, de la Zone de captage, l’Hôtel Méridien Président ainsi que sur les actions SONATEL de l’Etat, de l’IPRES et de la Caisse de Sécurité Sociale », peut-on lire dans la correspondance adressée à Wade. 
Benno évoque dans le même sens « la situation financière de l’Etat » qui « est très tendue par les effets de dépenses somptuaires qui accroissent le train de vie de l’Etat ». A cet égard, « l’existence d’institutions inutiles et coûteuses (Sénat, Vice-présidence, Conseil Economique et Social), le nombre pléthorique de ministres du Gouvernement et de ministres-conseillers, la multiplication des agences, le doublement de nos représentations diplomatiques et consulaires et le sureffectif dans nos ambassades, l’augmentation ahurissante des dépenses de fonctionnement (téléphone, carburant, parc automobile et logements conventionnés) ainsi que le train de vie du Président de la République appellent des mesures urgentes de réduction drastique ». 
Autre sujet qui intéresse l’opposition dans le dialogue qu’il compte initier avec Wade, « la crise de nos finances publiques » qui, selon elle, « résulte (…) d’une gestion cavalière des ressources publiques marquée par des entorses graves aux règles budgétaires et par des dépenses extra budgétaires à propos desquelles aucune sanction n’a été prise jusqu’ici ». 
Autre point soulevé, « la dégradation persistante des conditions de vie de nos concitoyens, les hausses régulières sur les prix des denrées de première nécessité, les prix de l’électricité, du carburant et du gaz et le coût élevé des loyers, il est indispensable d’alléger le coût de la vie ». Benno Siggil Sénégal évoque aussi la question agricole, car, lit-on dans le document, « le pilotage à vue qui affecte l’agriculture ne peut plus continuer. Une évaluation sommaire des dernières campagnes agricoles montre que les cultures de rente et celles des céréales ont connu une descente aux enfers, au grand désarroi des paysans précarisés par les logiques spéculatives d’une part et désorientés par l’improvisation d’autre part ». 
L’opposition souligne le cas de la Communauté rurale de Mbane où les populations sont victimes ( …) de la confiscation de leurs suffrages et de l’inversion des résultats des élections locales du 22 mars 2009 avec la complicité de la Cour d’Appel ». Mais aussi de la spoliation foncière et ont vu leurs terres affectées à des personnes qui n’ont aucun lien de rattachement avec la Communauté rurale ». 
Sur le plan institutionnel, Benno pense que « l’Assemblée Nationale doit être dissoute et certaines institutions inutiles et/ou coûteuses (Conseil économique et social, Sénat et Vice-présidence) supprimées ». 
L’environnement économique, l’assainissement du secteur culturel etc, figurent aussi sur le tableau de bord de Benno.  
Auteur: Ndiaga NDIAYE  
 
FACE A UN RISQUE DE «GUERRE CIVILE» À MBANE Benno demande aux bénéficiaires des terres d’y renoncer  
 
Article Par Ousmane DIOP (Stagiaire),  
Paru le Mercredi 29 Jui 2009 
 
Le litige foncier qui secoue la communauté rurale de Mbane inquiète au plus haut niveau les leaders de Benno Siggil Senegaal qui ont tenu hier un point de presse dans un hôtel de la place pour demander aux bénéficiaires de terres d’y renoncer. Car il y a des «risques de guerre civile dans la vallée du fleuve».  
 
«Nous voulons que les gens quotataires de ces terres y renoncent avant qu’il ne soit trop tard. Et solennellement», a indiqué le Pr Abdoulaye Bathily, hier à Dakar, lors d’une conférence de presse des leaders deBenno Siggil Senegaal. Modérateur de la rencontre, M. Bathily juge «très sensible» la question de la terre qui, selon lui, est à l’origine de beaucoup de conflits dans le monde, notamment de la crise malgache. 
A en croire Pr Bathily, il y a non seulement un risque de conflits dans cette localité ainsi que dans tout le pays, mais aussi avec les pays de la sous-région, comme le Mali et la Mauritanie. «Cette affaire va amener des rixes, des bagarres, des violences au moment où on voudra déguerpir ces populations. Ces spoliations risquent d’amener une guerre civile dans la vallée du fleuve et nous voulons éviter cela», a-t-il averti.  
Pour prévenir une telle situation, il a aussi annoncé la décision de Benno d’«appuyer politiquement les populations de Mbane face à la spoliation dont elles ont été victimes». «Depuis 1970, la Compagnie sucrière sénégalaise, l’une des plus grandes entreprises du Sénégal, ne peut même pas exploiter 20 000 hectares de terre. Dans ce cas, comment voulez-vous que des gens exploitent 50 000 hectares», a-t-il ironisé à l’endroit des personnes qui seraient détentrices de terres. De l’avis du Secrétaire général de la Ligue démocratique (LD), «c’est une question qui concerne tous les citoyens, car elle porte en germe la dislocation de l’unité nationale et, en tant que leaders politiques, nous allons prendre nos responsabilités». 
Par ailleurs, le modérateur du jour de Benno a dénoncé l’attitude de la Cour d’Appel, qui a annulé le scrutin dans 5 bureaux de vote de Ndombo et de Diamaguène permettant à la Coalition Sopi 2009 de remporter la victoire après que l’opposition a été déclarée vainqueur au soir des Locales du 22 mars dernier. «Certains magistrats qui jugent cette affaire sont aussi quotataires de terres. C’est une décision politique», a-t-il soutenu.  
Le secrétaire général du Parti socialiste (Ps) a abondé dans le même sens, en dénonçant, à son tour, cette situation. Ousmane Tanor Dieng a déclaré que «rien ne pouvait faire imaginer une annulation du vote et je ne crois pas que la Cour d’Appel ait travaillé judiciairement». 
 
WALF FADJRI : 
Mauvais résultats du Bfem et du Bac : Les élèves sacrifiés  
 
 
Au moment où notre cher pays accorde l’essentiel de son budget à l’éducatif, au moment où les autorités gouvernementales en charge des questions éducatives sont en plein dans la phase de la gestion, cette phase qui succède celle de l’accès et de la qualité, les crises éducatives persistent comme en attestent les résultats catastrophiques du Bfem et du Bac proclamés encore cette année. Comment expliquer une telle situation ? Quels sont les facteurs à l’origine des échecs scolaires dans le cycle moyen et secondaire au Sénégal ? Quelles alternatives préconiser face à ces crises ? 
Plusieurs facteurs de crises affectent le système éducatif. Les échecs scolaires en sont, entre autres, une parfaite illustration. Ces crises ont, cependant, un encrage très profond qui s’inscrit dans l’histoire de l’évolution du système éducatif au Sénégal. En effet, tout a commencé en 1817 avec la mise en place de la première école française au Sénégal par l’administration coloniale, un modèle d’école qui n’émanait et ne reflétait guère les préoccupations de la population sénégalaise. Ce modèle d’école qui a toujours fait l’objet d’un rejet et surtout de la part de la communauté musulmane, avait fini par être imposé sur l’ensemble du territoire national malgré de fortes résistances. C’est dans ces circonstances que le modèle d’école français a évolué et ce jusqu’en 1960. 
Au moment de son retrait du Sénégal en 1960, l’administration coloniale avait donc réussi à atteindre ses objectifs éducatifs. Un nombre assez important de cadres sénégalais avait reçu une formation sous ce modèle, avait servi dans l’administration coloniale pour apprendre les logiques de l’administration coloniale et était apte à les relayer à distance. L’administration coloniale avait donc formé des hommes de confiance selon les objectifs et les ambitions qu’elle s’était fixés pour le Sénégal. Comme le confirme Togola (2003), l’indépendance du Sénégal ‘n’a jamais été le fruit d’une victoire historique et auto libératrice des élites. Elle a été au contraire un processus pensé et conçu par l’ex-colonisateur en lieux et temps utiles pour lui’*. 
Vingt ans après l’indépendance, de 1960 à 1980, aucune réforme éducative n’a été entreprise, les élites nouvellement élues ont reconduit les politiques éducatives de l’administration coloniale. Ce n’est qu’en 1980, face aux crises qui continuent d’affecter le système et aux résistances de plus en plus marquées des populations à envoyer leur enfant à l’école que les Etats généraux de l’éducation et de la formation sont convoqués dans le but d’adapter le système éducatif aux réalités socioculturelles. Dix ans après, en 1991 notamment, la situation éducative ne s’était toujours pas améliorée fondamentalement. C’est ainsi que les élites éducatives dirigeantes élaborent la loi d’orientation qui revient sur les préoccupations d’adapter le système éducatif aux réalités socioculturelles. 
Les années 1990 sont également marquées par une plus forte mobilisation de la communauté internationale et des Nations Unies en particulier à la cause éducative. Cette mobilisation s’est manifestée, entre autres, par la rencontre du 5 au 9 mars en Thaïlande pour la Conférence mondiale sur l’Education pour tous. Face aux crises scolaires qui prennent toujours de plus en plus d’ampleur, notamment dans les pays en développement, la communauté internationale décide de se rencontrer à Dakar, les objectifs d’éducation pour tous, de qualité et de gestion furent consolidés. 
Toute cette période (de 1990 à nos jours) a été particulièrement marquée également par l’introduction de fonds importants pour la gestion de l’Education pour tous. On assiste, depuis, à un intérêt plus accentué à la cause éducative qui semble laisser croire à un attrait pour les fonds mis à contribution pour résoudre les crises scolaires plutôt que pour l’amélioration et la résolution des crises scolaires. Les échecs scolaires qui continuent de gagner du terrain en sont une parfaite illustration. Il est, cependant, clair que la question des fonds alloués ces dernières années pour assurer l’éducation pour tous et réduire les crises scolaires n’est qu’une goutte d’eau dans le vase qui contribue davantage à gangrener le système. Les facteurs de ces crises, comme nous l’avons souligné, mettent non seulement en cause tout un système, mais ils sont profonds. 
Il est donc clair que tant que le système éducatif restera à l’état où il est en train d’être exécuté, autrement dit, tant qu’il ne fera l’objet d’une réélaboration profonde à partir des préoccupations, besoins et objectifs des populations, les crises persisteront malheureusement et, des échecs tels ceux auxquels nous avons assisté, suite à la proclamation des résultats du Bac et du Bfem cette année, seront inévitables. 
Il est à la fois temps et très important de mobiliser tous les acteurs extra et intra scolaires à s’impliquer pour un système éducatif adapté et performant. Dans cette dynamique, il sera intéressant également de s’inspirer des politiques éducatives d’ailleurs, de tester leur adaptabilité dans notre contexte socioculturel et politique de pays en développement et pourquoi pas l’intégrer à notre système. 
Pour parvenir ainsi à un système éducatif de qualité, et pour éviter un système gangreneux qui se généralise davantage qui conduit de plus en plus à des générations de jeunes sacrifiés, il est temps de mettre en place un grand comité de réélaboration de l’ensemble du système éducatif qui sera composé de plusieurs sous-comités qui prendront en charge toutes les composantes éducatives. Ce comité sera audité, suivi et évalué par un autre comité parallèle appelé Comité de veille, de suivi et d’évaluation. 
Ndèye Tening NIANG Consultante Sociologie de l’Education 
* Togola. A., Aliénation, autonomie et ajustement structurel : repérage analytique des sources d’incohérences économiques et politiques en Afrique sub-saharienne. Le cas exemplaire de l’Etat sénégalais sous ajustement structurel, Mémoire de Dea, Institut universitaire d’études du développement, Genève, 2003. 
Décentralisation et politique de jeunesse : Le pari perdu des ministres 
 
 
Le déséquilibre socioéconomique entre zones locales et centres urbains a toujours été un problème fondamental des Etats. Le président De Gaulle l’a très tôt compris, lui qui avait fait du développement local le credo de ses stratégies gouvernementales. Les travaux empiriques montrent également qu’à partir des années 70, les pays ayant bien joué la carte de la décentralisation et d’une responsabilisation accrue des collectivités locales ont enregistré les meilleurs résultats en termes d’évolution socioéconomique. C’est pourquoi, la question de la décentralisation et de la gestion des collectivités locales revêt une dimension prioritaire qui paraît être incomprise par les pouvoirs politiques sénégalais censés conduire la politique de l’Etat à ce niveau. 
Dans la toile des actions gouvernementales au Sénégal depuis 1960, la décentralisation et la gestion des collectivités locales ne cessent de soulever des équations dont la résolution semble être bien planifiée dans la loi de décentralisation de 1996. La décentralisation n’est donc plus une question juridique, mais plutôt une question de programmation socioéconomique. Sous l’angle économique, il s’agit, d’une part, d’assurer un développement harmonieux de toutes les localités du pays sans disparité aucune. Et d’autre part, de résorber les déséquilibres socioéconomiques entre localités du pays en recentrant l’action économique de l’Etat sur des dotations exogènes en faveur des régions économiquement moins loties. 
En effet, une observation objective des dynamiques locales de développement permet de constater une inégale évolution qui témoigne de la défaillance ou de l’absence de mécanismes équilibreurs dans les initiatives du gouvernement dans ce sens. C’est là que réside l’intérêt économique des dotations financières spéciales accordées aux collectivités locales dans le cadre de la ventilation des recettes budgétaires dédiées à la décentralisation. La répartition de ces dotations budgétaires revêt une importance capitale qui semble être ignorée par le ministère de tutelle dès l’instant où elle détermine la capacité de l’Etat à s’occuper équitablement des disparités entre localités au prorata de la demande sociale et des priorités locales. Autrement dit, même si chaque localité éprouve des besoins urgents et cruciaux, l’autorité publique doit savoir dérouler une classification des besoins par ordre de priorité, mais basée sur un programme quinquennal ou triennal, des objectifs clairs et sur une communication qui sache faire patienter les populations. 
Etant donné que les moyens collectifs sont limités et que les problèmes ne peuvent pas être globalement et immédiatement résolus, les maigres ressources publiques doivent être utilisées selon un calcul socioéconomique minutieux qui fait appel au meilleur arbitrage qui soit. Cependant, non seulement les changements humains intempestifs au niveau du ministère de tutelle ont été un facteur bloquant, mais aussi les ministres ont toujours surfé sur la vague du changement dans la continuité. Malgré la prééminence de la question des collectivités locales, le nouveau ministre délégué n’a initié rien de nouveau et se livre à des polémiques stériles au sujet des inondations. Le problème des inondations ne pourra jamais être résolu avec les rafistolages dont se livrent régulièrement les autorités publiques. Il s’agit d’un grand problème qui n’engage pas strictement la responsabilité du régime actuel, dont la faute est de n’avoir pas pu trouver une solution définitive après neuf années de pouvoir. 
Aux grands problèmes, les grands remèdes. Cette assertion est bien comprise par le président de la République qui, au sujet du grand problème de circulation vers Dakar, a pris l’initiative salutaire et courageuse de réaliser l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, malgré la grande difficulté du montage financier, dont il a fait son affaire personnelle. Parallèlement, l’équation des inondations requiert un grand remède sur lequel devrait se faire remarquer le nouveau ministre délégué pour mériter la confiance renouvelée que lui a accordée le président de la République. 
Par ailleurs, on peut noter un manque flagrant d’initiative et de vision chez les différentes personnes qui ont eu à gérer le département de la jeunesse et de l’emploi. En effet, il existe une étroite corrélation entre l’exode rural des jeunes, la promiscuité dans les zones locales et l’émigration clandestine. Les études réalisées par la Banque mondiale montrent que le manque de modernité (téléphone, électricité…) dans les zones locales est le principal instigateur des mouvements de jeunes vers les zones urbaines. Ces études montrent que les localités connectées au téléphone et au réseau électrique ont le plus faible taux de ruée vers les grandes villes du pays. L’électricité est un élément fondamental qui signifie modernité (télévision, vidéos, connexion Internet…) et potentiel de petites activités industrielles et commerciales (cybercafé, boutiques d’alimentation générale, boulangeries, etc.). Donc l’articulation entre certaines politiques de décentralisation et énergétiques constitue l’assiette d’une bonne stratégie de rétention des jeunes en milieu local au profit de l’agriculture et d’une véritable économie rurale. 
Ainsi, dès 2002, le chargé de la Jeunesse et de l’Emploi d’alors (pour rappel, c’est à cette date que la Jeunesse fut érigée en département autonome) aurait pu prouver sa compétence en coordonnant une initiative autour d’un programme commun avec les ministères de la Décentralisation et de l’Energie. Mais, malheureusement, certains de nos vaillants ministres ne prennent jamais la mesure des responsabilités à eux confiées en prenant conscience de l’imbrication, en toile, de toutes les responsabilités gouvernementales. 
L’absence de programmes ambitieux, coordonnés et concertés entre ministères est un phénomène qui entrave l’efficacité globale de l’action gouvernementale. Ces programmes doivent être à l’initiative des ministres qui les exercent avec la bénédiction et la supervision du Premier ministre, dont la tâche est de conduire la politique de l’Etat. 
Il demeure aujourd’hui indispensable que le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi, celui de la Décentralisation et des Collectivités locales et celui de l’Energie mijotent des programmes conjoints centrés sur la création d’une véritable économie locale, dont la portée sera de freiner l’exode rural et l’émigration clandestine. Ce dernier fléau n’est rien d’autre que le résultat de l’entassement à Dakar de tous les jeunes non diplômés d’origine rurale, se livrant généralement à des activités de service et surtout commerciales, dont la saturation est consacrée par l’arrivée en masse des marchandises chinoises. Dès lors, le ministre Aliou Sow semble mal parti et le passage au niveau de deux ministères sans pour autant saisir leurs potentiels points de synergies en faveur de la jeunesse atteste d’un manque de vision inouï. M. Sow donne l’air d’un ministre atteint par le syndrome de Peter. Le ministre qui lui a succédé à la jeunesse, surfe sur cette même vague du changement dans la continuité puisque, depuis sa nomination, un immobilisme latent est observé au niveau de la politique de jeunesse du pays. Le volet Jeunesse et Emploi est sacrifié tout bonnement sous l’autel du Sport. Toutefois, ils peuvent adopter une posture de rattrapage en intégrant des stratégies de coopération et de coordination interministérielle. 
Aly MANGASSA Coordonnateur national de la Pcl/Fc 
Les cas de Thilogne et de Mbane : Deux cas d’école. Une jurisprudence de la Haute Cour très attendue. 
 
 
Ces deux affaires ont défrayé la chronique. Elles ont la particularité d’avoir subi le même sort au niveau de la Cour d’appel de Dakar (infirmation de la décision de la Commission départementale de proclamation des résultats) avec des fortunes plus ou moins diverses. Elles constituent sans doute des cas d’école qui appellent une jurisprudence de principe. 
I. Le cas de Thilogne 
Le cas de Thilogne procède d’une méconnaissance des dispositions électorales par la plupart des acteurs électoraux. Un électeur exprime le souhait de voter avec une photocopie d’une carte nationale d’identité. Certains membres du bureau s’y opposent. Néanmoins, le président du bureau dont la voix est prépondérante et qui a la police du bureau, autorise l’électeur à voter. Il aurait simplement fallu que le vote de l’électeur (qui est effectif par le choix d’un bulletin et son introduction dans l’enveloppe) soit consigné sur le cahier des opérations et annexé au procès-verbal devant être transmis à la Commission départementale de recensement et de proclamation des résultats. Ce faisant, on aurait préservé le droit de vote de l’électeur, mais surtout permis à la Commission départementale de valider ou non un tel vote. Et dans l’hypothèse où le vote est valide, la commission le crédite aux partis ou coalitions bénéficiaires. Le cas contraire, le vote est annulé et ne profite à personne. 
Pour résumer, l’erreur du bureau de vote de Thilogne a été d’introduire l’enveloppe dans l’urne de manière à rendre le vote anonyme. A partir de ce moment deux solutions s’imposaient : Soit annuler l’ensemble du vote du bureau afin qu’un vote manifestement nul ne profite à personne ; soit valider l’ensemble du vote du bureau avec la claire conscience qu’un vote manifestement nul va profiter à un parti ou une coalition de partis. La Commission départementale avait opté pour le premier schéma ; la Cour d’appel de Dakar a infirmé la décision de la commission départementale et a opté pour le deuxième cas de figure. 
La Cour suprême tranchera. Il n’est pas superflu de reproduire les dispositions de l’article 77 du Code électoral : ‘Toutes les réclamations et décisions sont inscrites au procès-verbal. Les pièces et bulletins qui s’y rapportent, y sont annexés après avoir été paraphés par le bureau.’ 
II. Le cas de Mbane 
Le cas de Mbane pose dans mon entendement plus un problème de violation du droit de vote reconnu à tout citoyen qu’autre chose. Le juge électoral a, sans aucun doute, la prérogative d’annuler un vote ou des votes pour des raisons qu’il aura librement et souverainement appréciées. Ce qu’il ne peut pas en revanche, c’est priver des électeurs de leur droit de vote pour des carences ou dysfonctionnements qui relèvent de l’Etat. 
Autrement dit, s’il arrive que le juge électoral procède à l’annulation d’un vote ou des votes pour des causes extérieures à la volonté ou au fait d’électeurs (vote avec d’autres bulletins, insécurité), il a l’obligation d’ordonner la reprise du vote ou des votes concernés afin de ne pas porter atteinte à un droit intangible et inaliénable. Tel n’a pas été le cas en l’espèce pour Mbane avec la décision querellée de la Cour d’appel de Dakar qui a sanctionné aussi bien des ‘irrégularités’ exogènes aux électeurs que ces derniers qui n’ont commis aucune faute. 
Ici ou à Thilogne, la Haute Cour tranchera. 
Maître Assane Dioma NDIAYE Président de l’Ondh djigaconsulting@yahoo.fr 
nsuffisance de ressources des collectivités locales : Aliou Sow relève le caractère impertinent des complaintes des élus locaux  
Le ministre délégué chargé de la Décentralisation s’est déclaré hier surpris par les complaintes et autres dénonciations d'élus locaux sur l'insuffisance des moyens alloués par l'Etat aux collectivités locales, Selon Alioune Sow, l'élu doit plutôt faire preuve d'imagination pour renforcer les ressources financières, les moyens matériels et les ressources humaines de sa collectivité locale. 
 
Pour signifier à l'élu local sa mission auprès des populations de sa collectivité locale, le ministre délégué en charge des Collectivités locales et de la Décentralisation n'y est pas allé avec des gants. ‘Je trouve qu'il n'y a pas plus impertinent qu'un élu local qui dit que j'ai des problèmes parce que je n'ai pas eu beaucoup de ressources’, a déclaré hier Aliou Sow qui procédait à Dakar à l'ouverture d'un atelier de restitution des quatorze rapports régionaux sur la bonne gouvernance, initié par la Plate-forme des acteurs non étatiques. ‘Mais quand vous êtes élu, a lancé le ministre à l'endroit des élus locaux, c'est parce que le peuple place en vous un espoir au niveau local et par conséquent, vous ne devez pas concevoir votre élection ou votre responsabilité comme quelqu'un qui doit être distributeur ou redistributeur des moyens alloués par l'Etat à la collectivité locale’. Mieux, Aliou Sow est d’avis que l'élu doit plutôt faire preuve d'imagination, d'anticipation, de prise d'initiatives en vue de renforcer les ressources financières, les moyens matériels et ressources humaines de sa collectivité locale. 
S'adressant toujours à ses interlocuteurs, le ministre a déclaré que ‘c'est parce qu'on pense que vous êtes la solution à la recherche de ressources qu'on vous a fait confiance pour vous mettre à la tête d'une collectivité locale, sans compter l'apport de l'Etat qui va aller en crescendo’. Le ministre a admis tout de même que le renforcement des instruments et du financement du développement local par l'Etat est irréversible. Toujours est-il, avertit Aliou Sow, qu’ ’il ne faut pas qu'on attende tout de l'Etat, même s'il a exprimé de la façon la plus claire son engagement à renforcer les moyens et les outils destinés au développement local, tout en favorisant la libre administration des collectivités locales’. Le ministre délégué chargé de la Décentralisation est convaincu que ‘c'est l'un dans l'autre que nous parviendrons à avoir des collectivités locales bien développées’. 
C’est pourquoi, précisera Aliou Sow, le gouvernement a pris en charge avec beaucoup de diligence la gestion de certains dossiers, notamment le statut des élus locaux, la fiscalité locale, l'état civil national, mais surtout la fonction publique locale. C'est ainsi qu'il a fait savoir que ‘le président de la République et le Premier ministre sont extrêmement sensibles aux conditions de travail et de vie des travailleurs des collectivités locales’. De l'avis M. Sow, ces derniers doivent avoir un statut et un plan de carrière clairs. Seulement, la question que le ministre se pose est de savoir ‘qui former et où former les agents des collectivités locales ?’. 
Aliou Sow croit qu'une auto-formation n'est pas la bonne solution. ‘Il faut fondamentalement que les gens soient outillés techniquement pour pouvoir être des bras techniques, les conseillers réels et juridiques même des élus locaux qui ont une volonté politique et pas forcément les instruments nécessaires pour pouvoir l'appliquer conformément aux dispositions réglementaires des collectivités locales’, a insisté le ministre. Avant d'ajouter : ‘C'est pour cela que j'ai demandé aux groupes de réflexion de nous faire des propositions concrètes quant à la nécessité de créer un centre ou un institut national de formation et de réflexion et recherche sur le développement local et la décentralisation qui aura une double vocation’. Précisément, a-t-il souligné, ce centre assurera la formation des élus locaux, ainsi que la formation technique de ceux-là qui seront appelés à être des agents dans les collectivités locales. A son avis, une formation générale ne peut être suffisante pour gérer une collectivité locale. ‘Ce sera juste le non-voyant qui guide le non-voyant et, naturellement, le point final risque d'être un mur’, prévient Aliou Sow d'après qui, le gouvernement n'aimerait pas que la volonté politique des élus bute sur des questions de déficit de formation de nos élus ou des agents des collectivités locales. 
Abdoulaye SIDY 
Ce déballage de Wade qui fâche 
 
 
L’opposition regroupée dans Benno Siggil Senegaal semblant vouloir profiter de son appel au dialogue pour faire le procès de l’alternance, le président Wade en a appelé à un parallélisme des formes qui exige, selon lui, qu’il soit également fait, au même moment, le procès du régime socialiste. Et de dresser une ‘liste des faits survenus sous le régime socialiste ou commis par l’un ou l’autre des vôtres pendant l’alternance alors qu’il exerçait des fonctions ministérielles’ qui seraient alors portés devant ce tribunal de l’histoire. Et au cours de cet exercice, il demande que ne soit pas tenue en compte la notion de prescription. 
Premier des faits à s’être déroulés sous le régime du Ps à élucider : ‘La mort du Commissaire Sadibou Ndiaye jeté du haut de la mamelle du phare alors qu’il sortait de la présidence de la République’. Ensuite, l’affaire Babacar Sèye. Et de rappeler que cette dernière affaire ‘a été instruite et jugée définitivement par le régime socialiste avant l’alternance. Y aurait-il une complicité du régime socialiste qui aurait caché certains éléments à la justice ? Avant de rejuger des citoyens qui ont été jugés contradictoirement et mis hors de cause, il serait plus logique de juger ceux qui, bien que mis en cause dans l’enquête et l’instruction, n’ont jamais été convoqués devant la justice à cause de la protection dont ils jouissaient à l’époque’. Il fait ainsi allusion à l’ancien Premier ministre Habib Thiam. 
Autres affaires à élucider pour Wade, les ‘sacrifices humains pour le pouvoir, consistant à capturer deux jeunes filles Albinos et à les enterrer vivantes’, l’’encaissement de chèques dans des comptes personnels à l’occasion de la construction de l’Hôtel Méridien Président’, les ‘détournements de fonds au niveau du Secrétariat de la Présidence, à l’occasion de l’organisation de l’Oci en 1991’. Il s’agit là de deux dossiers sur lesquels misait Karim Wade lors de son débat avorté avec Ousmane Tanor Dieng. Autre pierre jetée dans le jardin du patron du Parti socialiste, Wade réclame que soit également clarifié l’’encaissement d’un chèque de 680 millions Cfa par le Secrétaire général de la Présidence alors que le pouvoir avait changé de main, dans les heures qui ont suivi la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2000 et avant la passation de service’. 
Comme l’opposition parle beaucoup de spoliation de terres sous l’alternance, le chef de l’Etat demande que les socialistes et leurs nouveaux alliés s’expliquent également sur le bradage et la spoliation d’une bonne partie du foncier sénégalais avant 2000, sur les ‘ventes illicites de terrains à l’aéroport par un ministre’, sur la ‘vente de permis d’amodiation après attribution de milliers d’hectares dans le Goudiry/Kidira à un camarade chargé de les monnayer’, ainsi que sur l’accaparement et le détournement de villas appartenant à l’Etat à Dakar-Plateau et Fann-Résidence, sans compter l’’encaissement d’espèces versées pour l’obtention de permis de coupe par ceux-là mêmes qui étaient chargés de protéger l’environnement’. Il n’oublie pas non plus les ‘ventes illicites de licences de pêche (navires russes) pour des sommes encaissées dans des comptes personnels ouverts dans une banque de la place’ en vue de financer la Coupe d’Afrique des nations organisée au Sénégal en 1992, les ‘vente et trafic de passeports diplomatiques’ sous le régime socialiste et les scandales qu’ont constitués les affaires Adel Korban et des bateaux Swift-Seagal. 
Même la gestion du premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, n’a pas été épargnée. C’est ainsi que Wade s’intéresse à l’’encaissement d’argent dans des comptes personnels à l’occasion du premier Festival mondial des arts nègres à Dakar’. 
Quand le porte-parole adjoint du Ps parle de déballage, il n’a pas tout à fait tort. 
Y. MASSALY 
Conclusions du rapport annuel de la Cour des comptes : Les dépenses non autorisées sont récurrentes dans les institutions 
La Cour des comptes a publié son rapport annuel 2007 avec une ferme volonté de pousser les entreprises à de meilleures méthodes de gestion. En effet, presque toutes les institutions ciblées par cette structure de contrôle ont effectué des dépenses non autorisées avec une forte propension à ne pas appliquer les règles élémentaires de gestion.  
 
Le rapport de la Cour des comptes n'a pas été du tout tendre avec les entreprises et structures ciblées. Car les manquements les plus récurrents sont le recours aux dépenses non autorisées et non justifiées. Et selon le président de la Cour des comptes, Abdou Bame Guèye, les mêmes fautes reviennent, mais les gestionnaires semblent ne pas êtres prêts à se conformer aux règles de gestion. Selon lui, ‘92 % des recommandations sont relatives à l'amélioration des méthodes de gestion’. 
En effet, concernant les entreprises qui ont été ciblées, des constats de dépenses abusives sont notés par la cour. Il s'agit de la commune de Mbour avec ses défaillances dans le respect des règles relatives aux marchés publics de même que le Fonds de garantie automobile qui s'est signalé par des paiements de dépenses non justifiées. Ces manquements au niveau de la gestion sont surtout notés au Centre d'appareillage orthopédique et à l'Office nationale de formation professionnelle avec leurs absences de procédures formalisées de gestion budgétaire et financière. 
Un volet important est soulevé par ce rapport qui revient sur la fréquente implication de certains ministères dans le fonctionnement de leurs agences et directions. C'est l'exemple du Fonds de solidarité nationale épinglé par cette structure de contrôle financière qui y relève ‘une immixtion trop marquée de la tutelle dans la gestion non transparente des matières et des stocks, des dépenses non autorisées ou non justifiées’. 
Mais il faut dire que les résultats contenus dans ce rapport concernent la période de 2002. ‘Pour ce qui est de la période de 2003 à 2005, le travail est en cours’, fait remarquer le président Guèye. Ce dernier précise par ailleurs que la structure qu'il dirige, n'est pas répressive, mais elle se limite au contrôle et aux recommandations. Le patron de la Cour des comptes déplore, par ailleurs, la forte propension au non-respect des lois et règlements de gestion dans les différentes institutions. ‘Les mêmes manquements reviennent et ses auteurs n'ont aucune volonté d'appliquer les règles ; il n’y a aucun effort à respecter les bonnes méthodes de gestion’, dénonce-t-il. 
N'empêche, la Cour des comptes se propose de mieux s'engager dans son rôle crucial de contrôle des institutions. Une mission fondamentale dans la politique de renforcement de la bonne gouvernance. 
Abdoul Aziz AGNE 
Cour des comptes : Une institution stratégique de contrôle aux moyens limités  
Avec une dizaine d'années d'existence dans le dispositif de contrôle de gestion des institutions étatiques au Sénégal, la Cour des comptes a eu à produire de nombreux rapports. Un travail qui ne reflète pas les difficiles conditions dans lesquelles elle évolue depuis sa création. 
 
Le fonctionnement de la Cour des comptes a toujours été entravé par de nombreuses difficultés. D'abord, malgré ses nombreux rapports produits sur la base de travaux intenses de contrôle, cette structure ne dispose même pas d'un siège conforme à la dimension de la mission qui lui est assignée. ‘Il nous faut un bon siège pour notre fonctionnement. Le plan a été fait et l'entreprise choisie à la suite d'un appel d'offres, mais il nous manque toujours le financement’, se désole le président Abdou Bame Guèye. Comme pour dire que l'exiguïté de ses locaux constitue, à l'heure actuelle, le principal obstacle à son bon fonctionnement. 
Pis, poursuit le contrôleur en chef de cette structure, depuis 2004, aucun recrutement n'a été fait par la Cour des comptes. ‘Il ne faut pas se leurrer, car pour recruter des personnes, il leur faut un minimum de condition dans leur travail et nos locaux ont même du mal à nous contenir’, avoue-t-il. Mais le problème est que, depuis 2004, les charges de travail de cette cour ont considérablement augmenté par rapport au nombre de son personnel. Un déficit qui ne manque pas de déteindre sur le rythme de fonctionnement de la Cour des comptes. 
Toutefois les difficultés se sont accrues au sein de cette institution en 2007 avec des obstacles qui trouvent leur source dans les textes qui la régissent. C'est pour cela que ses responsables ont engagé, depuis 2004, une vaste réflexion aboutissant à des propositions de modification de ces textes. Et c'est dans la résignation que la Cour des comptes continue à fonctionner en attendant de meilleures conditions. Une attitude qui résume cette position de son président : ‘Nous continuons à travailler, tout en nous disant que les choses peuvent s'améliorer du jour au lendemain’. 
A. A. AGNE 
 
Face aux troubles qui guettent leur secteur : Des Pme et Pmi du Btp entendent s’ériger en sentinelle 
Le Regroupement économique des entreprises industrielles et artisanales de la zone Sonepi (Reeias) réitère sa volonté de se braquer contre toute organisation qui envisage de troubler le secteur des Btp. A travers un communiqué parvenu à notre rédaction, les camarades d’El Hadj Mass Sall entendent s’inscrire dans leur dynamique et s’ériger en sentinelle pour leur secteur. 
 
Après que le Syndicat national des professionnels du bâtiment et des travaux publics (Snbtp) a décidé de mettre en branle son plan d’action, le Regroupement économique des entreprises industrielles et artisanales de la zone Sonepi (Reeias) entend maintenir sa dynamique d’action qui consiste à refuser toute paralysie du secteur. Selon le communiqué de cette structure, ce plan d’action du Snbtp risque à terme de fragiliser davantage le tissu économique du pays qui tente difficilement de se relancer après le choc subi avec la crise économique et financière. 
‘Nous avons décidé de maintenir la dynamique qui a conduit à la prise de position relativement aux menaces d’une corporation du secteur du bâtiment et des travaux publics, tendant à ne plus reverser les retenues sur salaires de leurs employés à l’Ipres, ne plus cotiser à la Caisse de sécurité sociale, de supprimer plus de dix mille emplois et paralyser le secteur pendant trois jours’, s’insurge le président de la structure, El Hadj Mass Sall.Qui prévient que le Reeias reste en alerte afin de rebondir promptement, à chaque fois que de besoin. Car, selon lui, ‘cette question est d’une sensibilité avérée. Nous sommes déterminés à jouer pleinement notre partition dans les actions de développement du pays, en occupant quotidiennement le terrain de nos différents domaines d’activités, par une communication d’anticipation, dynamique et objective, et le professionnalisme, la compétence et un sérieux absolu’, poursuit-il dans le document. 
Compte tenu du poids de leur structure, qui regroupe plus de deux cent cinquante entreprises, ‘du rôle qu’elle joue dans la lutte contre le chômage, la formation professionnelle des jeunes, le renforcement des capacités des techniciens et ouvriers du Bâtiment et des travaux publics (Btp)’, le Reeias compte vulgariser son action pour une meilleure efficacité de sa lutte pour ‘le bien de l’entreprise sénégalaise et des populations en général’. 
Déjà, le 16 juillet dernier, cette structure avait fait une sortie pour fustiger le plan d’action des camarades d’Abdel Kader Ndiaye qui menacent de procéder à des licenciements massifs et à des retenues des cotisations de leurs travailleurs à l’Ipres et à la Caisse de sécurité sociale. 
Seyni DIOP 
Débat - Bone gouvernance et développement (1ère partie) 
 
Deux décennies seulement après leur triomphale accession à la souveraineté internationale généralement survenue aux environs de l’année 1960, la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, surtout ceux francophones, se sont trouvés confrontés à des difficultés économiques d’une acuité telle que, à partir de 1980, la BM et le FMI ont commencé à leur appliquer les fameux programmes d’ajustement structurel (PAS). Le but visé à travers ces PAS, outre celui premier mais non avoué de mettre ces pays en mesure de rembourser la dette extérieure, était de les sortir de la crise pour les engager sur la voie de la croissance et du développement économiques. Mais, à la fin de ces mêmes années 1980, les résultats des PAS se sont révélés tellement catastrophiques que l’on a parlé de décennie perdue pour le développement économique de l’Afrique. Non seulement la croissance et le développement économiques escomptés n’ont pas suivi, mais les PAS se sont traduits par des coûts sociaux si exorbitants que, en son temps, le ministre tanzanien de l’économie, dans des propos rapportés par Pierre-François GONIDEC (in : P-F GONIDEC, Relations internationales africaines, Paris, LGDJ, 1996, p.122), avait estimé que le remède avait parfois été pire que le mal. Réagissant à cet échec des PAS, les deux sœurs jumelles de Bretton Woods en tinrent pour responsable la mauvaise gestion qui avait été faite des crédits qu’elles avaient consentis aux pays concernés. C’est dans ce contexte que, en 1989, la BM, dans une étude intitulée L’Afrique subsaharienne : de la crise au développement durable, une perspective à long terme, lança, pour la première fois, la notion de bonne gouvernance (BG), notion qu’elle reprendra du reste avec plus de force dans un document de 1992 intitulé Gouvernance et développement. Dans l’entendement des experts de la BM qui avaient conçu ces deux documents, la BG apparaît comme la condition du développement, et cela particulièrement dans les pays africains sous ajustement structurel. Depuis, la notion de BG, en relation avec le développement, est devenue récurrente dans les discours et débats politico-économiques en cours en Afrique subsaharienne. Mais toute réflexion sérieuse sur la BG dans son rapport au développement suppose un préalable : la définition des concepts de BG et de développement. 
S’agissant d’abord de la BG, l’expression comprend deux termes : l’adjectif qualificatif bonne et le substantif gouvernance. Ce substantif vient de l’anglais governance et désigne le mode de gestion des affaires publiques. Lorsque cette gestion est bien faite, on parle de bonne gouvernance ; au cas contraire, on parle de mauvaise gouvernance ou de mal-gouvernance. Pour ce qui est du contenu concret de cette bonne gestion des affaires publiques en question, c’est-à-dire donc de la notion de BG elle-même, il fait l’objet de deux conceptions. La première conception est le fait de l’institution même qui a conçu, enfanté, et promu la notion de BG : la BM. Et cette institution de Bretton Woods, peut-être par souci de fidélité à ses statuts dont l’article 4 (section 10) l’enjoint de ne pas s’immiscer dans les affaires politiques de ses membres et de s’en tenir aux seules considérations économiques, revendique une conception purement économiciste de la BG. Dans son entendement, celle-ci se ramène tout simplement à une gestion économiquement saine, transparentec et efficace des deniers publics. Cette conception dite technico-gestionnaire, parce que mettant en avant le seul critère d’efficacité des modes de gestion économique sans considération aucune de l’environnement socio-politique dans lequel s’inscrivent ces modes de gestion, se réduit ainsi à une approche exclusivement financière et comptable de la BG : géré d’une façon économiquement saine, transparente, et efficace, l’argent public et celui mis à la disposition des Etats par les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux devrait déclencher une dynamique de croissance et de développement. L’ajustement que la BM prône dans ce cadre est, par conséquent, un ajustement purement économique ; de même, la BG visée est une BG économique. Mais les questions économiques, en tant qu’elles sont culturellement, socialement et, surtout, politiquement situées, ne peuvent pas être traitées ex nihilo, c’est-à-dire sans considération du contexte et de l’environnement dans lesquels elles baignent et avec lesquels elles entretiennent des rapports dialectiques positifs ou négatifs. C’est pour l’avoir compris que, au début des années 1990, les bailleurs de fonds bilatéraux et les dirigeants des mouvements subsahariens de revendications démocratiques ont repris à leur compte et popularisé la notion de BG dans le cadre d’une conception nouvelle, qui transcende celle de la BM. Selon cette deuxième conception, la BG, ce n’est pas seulement une question de gestion économique rigoureuse ; elle postule également et surtout un régime politique fondé sur la démocratie libérale et l’Etat de droit. En d’autres termes, elle suppose le pluralisme idéologique, le multipartisme, la séparation des pouvoirs, le suffrage universel, l’égalité juridique des citoyens, le respect des droits de l’homme, une justice indépendante, un Etat libéral, la possibilité juridique pour les citoyens d’attaquer l’Etat et ses démembrements en justice, la transparence dans la gestion des affaires publiques, l’association des populations à cette gestion (notamment par le moyen de leur consultation et de la décentralisation administrative), la responsabilité (dans le sens anglais de accountability , c’est-à-dire de l’obligation de rendre des comptes), la lutte contre la corruption. Cette deuxième conception consacre ainsi un élargissement de la notion de BG, et cet élargissement va dans le sens de la politisation du concept. La BG recherchée ici, c’est la BG démocratique, laquelle se situe au plan politique. En somme, avec cette conception, l’ajustement politique vient s’ajouter à l’ajustement économique pour le compléter et en assurer la réussite. Tel est aujourd’hui le contenu généralement conféré à la notion de BG et qui sera retenu dans le cadre de cette étude. Paradoxalement, la BM, même si elle s’en défend au nom des interdits posés par l’article 4 (section 10) précité de ses statuts, semble quelque peu adhérer, dans la pratique, à cette conception, et cela à travers certaines conditionnalités insérées dans les PAS, exprimées dans certains de ses documents (voir le rapport précité de 1989 portant sur l’Afrique subsaharienne ainsi que le document susmentionné de 1992), et tournant autour de l’Etat de droit et de la participation populaire : c’est ce qui explique que beaucoup d’études menées sur la BG parlent de conditionnalités démocratiques posées par la BM ; de même, beaucoup de chercheurs n’ont pas hésité à parler de conditionnalités démocratiques avancées par la BM comme facteurs externes explicatifs des mouvements africains de revendications démocratiques du début des années 1990. 
S’agissant maintenant de la notion de développement, elle est souvent perçue comme la situation d’un pays où la croissance économique est plus rapide que la croissance démographique. Cette liaison établie entre croissance économique et développement fait que, aujourd’hui, celui-ci est généralement assimilé à celle-là évaluée en termes de PNB ; et, de fait, on considère généralement de nos jours que les pays développés sont ceux dont le PNB par tête d’habitant est supérieur à 5.000 dollars. Mais croissance économique et développement ne coïncident pas nécessairement. On parle de croissance économique lorsqu’il y a augmentation, sur une longue période, du PNB réel par tête d’habitant. La croissance apparaît ainsi comme une notion quantitative parce que s’évaluant en termes de PNB. Elle se distingue donc du développement, lequel est une notion qualitative, bien qu’il s’agisse là de deux phénomènes intimement liés. Le caractère qualitatif du développement signifie que celui-ci se ramène concrètement à une amélioration qualitative du niveau et des conditions de vie de la grande majorité, au moins, de la population dans les domaines de l’alimentation, du logement, des transports, des communications, de l’éducation, de la santé, des loisirs, des libertés, de l’emploi, etc. Le développement, au sens plein du terme, ne relève donc pas seulement de l’économie ; il constitue un phénomène global parce qu’embrassant des domaines aussi variés que le culturel, le social, le politique, l’économique, le technique, les droits et libertés individuels et collectifs, etc. En résumé, on peut dire que le développement véritable s’entend de l’épanouissement de la population d’une société donnée, et cela aux plans intellectuel, culturel, social, politique, économique, matériel, etc. Ces clarifications sémantiques étant faites, il s’agira, pour cette étude, de montrer que si le développement économique est un phénomène possible sans la BG (I), celle-ci demeure la condition sine qua non du développement global et durable (II). 
I. LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE, UN PHENOMENE POSSIBLE SANS LA BG 
Sans la BG entendue au sens de la deuxième conception développée plus haut et retenue dans le cadre de cette étude, il est quand même économiquement possible de développer un pays. Il s’agit là d’une vérité illustrée par l’expérience de l’Allemagne hitlérienne, de certains pays d’Amérique du Sud (Chili, Argentine, Brésil), et, surtout, de ce qu’on appelle les dragons d’Asie (Corée du Sud, Singapour, Taiwan, Malaisie, Indonésie, Thaïlande, Philippines). Tous ces pays se sont en effet économiquement développés (ou, pour certains d’entre eux, ont eu à connaître un développement économique) sous l’empire d’un régime fondé sur la dictature et excluant donc la BG démocratique. Et si, comme en atteste le cas de ces pays, le développement économique demeure un phénomène possible sans la BG, c’est, essentiellement, du fait, d’une part, d’une gestion économique méthodique, rigoureuse, et efficace (A) et, d’autre part, d’un Etat fort et engagé au service du développement (B). 
A. Du fait d’une gestion économique méthodique, rigoureuse, et efficace 
Les problèmes de développement économique se ramènent, en grande partie, aux problèmes de la gestion économique d’un pays donné. Pour que le développement économique puisse donc se réaliser, il importe que la gestion de l’économie nationale du pays visé se fasse dans les règles de l’art. En d’autres termes, il est nécessaire que cette gestion se fasse de façon méthodique, rigoureuse, et efficace. Tel est l’enseignement administré par les succès économiques des pays de dictature cités plus haut. Il s’agit, en premier lieu, de pays où la gestion de l’économie nationale s’est faite méthodiquement en ce sens que les objectifs économiques ont d’abord été dûment identifiés et les voies et moyens d’y parvenir judicieusement choisis. Il s’agit, en second lieu, de pays où la gestion de l’économie nationale s’est faite dans la rigueur en ce sens que, une fois les objectifs économiques dûment identifiés et les voies et moyens d’y parvenir judicieusement choisis, ils ont ensuite été strictement poursuivis et respectés. Il s’agit, en dernier lieu, de pays où la gestion de l’économie nationale a été efficace en ce sens que les résultats économiques positifs n’ont pas tardé à se manifester tant au plan social qu’à travers les divers bilans d’étape, ce qui a encouragé les décideurs à persévérer avec encore plus de force dans les options économiques choisies. Et cela, d’autant plus qu’ils s’appuyaient sur un Etat fort et engagé. 
B. Du fait d’un Etat fort et engagé au service du développement 
Si on se réfère toujours à l’expérience pratique des pays de dictature suscités, on peut dire qu’il s’agit là du deuxième paramètre explicatif d’un développement économique réalisé sans BG démocratique. Ces pays, en effet, se distinguent principalement par un Etat fort et engagé au service du développement. On parle d’abord d’Etat fort parce qu’ayant une prise effective sur la société qu’il organise et oriente à sa guise, et s’octroyant, à cet effet, les moyens humains, matériels, et juridiques nécessaires. Cet Etat fort se comprend parfaitement si l’on sait qu’il repose essentiellement sur la dictature. On parle ensuite d’Etat engagé parce que cet Etat fort est au cœur de la bataille pour le développement économique. Il est le principal acteur de cette bataille en ce sens qu’il lui imprime le rythme et l’orientation qu’il juge adéquats à ses objectifs de développement : en effet, il organise, oriente, et réglemente efficacement l’économie nationale en s’appuyant, à cet effet, sur les moyens juridiques, humains, et matériels idoines. Cet Etat volontariste et maximal est dit, plus exactement, interventionniste. Il s’agit aussi parfois, voire généralement, d’un Etat économiquement nationaliste parce que considérant comme supérieurs les intérêts économiques nationaux, principalement par rapport à ceux étrangers ; ce nationalisme économique se traduit généralement par des mesures protectionnistes. L’engagement de cet Etat au service du développement économique se traduit également, de sa part, par une mobilisation des énergies et des compétences pour le compte de ce même développement économique. Le goût du travail est suscité, encouragé, et récompensé par des mesures spécifiques et diverses. Les membres du gouvernement et les divers cadres nationaux sont choisis en fonction de leur mérite et de leur compétence et non, comme c’est souvent le cas en démocratie, en vertu de leur poids électoral et de leur capacité politique à séduire et à drainer des foules ; ces cadres et membres du gouvernement sont généralement imbus des intérêts de la nation et préoccupés par son développement économique. 
Ces diverses caractéristiques se retrouvent généralement dans les Etats susmentionnés et expliquent amplement leurs notables succès économiques. C’est par exemple le cas des dragons d’Asie ; il est communément admis que ces pays ont réalisé leur développement économique sur la base de la planification centrale, des directives, et des encouragements du gouvernement. Ils ont procédé à la création d’unités de politique économique hautement qualifiées, ayant en charge tant la définition d’une stratégie à long terme que l’établissement de plans indicatifs, gérant généralement les budgets d’investissement et se posant en interlocutrices obligées des bailleurs de fonds. Ils ont également eu à protéger leurs marchés intérieurs par des mesures protectionnistes à travers des droits de porte dissuasifs ou des interdictions pures et simples ; la Corée du Sud, par exemple, a carrément interdit l’importation de véhicules de 1962 à 1980, et elle se positionne aujourd’hui dans le peloton de tête des premiers constructeurs d’automobiles du monde. Comme on le voit, ces mesures sont aux antipodes du libéralisme économique que postule la BG démocratique. Par ailleurs, ces pays comme ceux d’Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Chili), en tout cas au moment où ils réalisaient leur développement économique, rejetaient la démocratie libérale et pluraliste. Beaucoup d’entre eux étaient dirigés par des régimes militaires. En Asie, les élites étaient alors hostiles à la démocratie libérale occidentale (ce que, d’ailleurs, elles sont encore largement), préférant choisir leurs gouvernants sur le fondement de leur compétence et de leur patriotisme et non de leur représentativité politique. 
Il faut maintenant se garder de penser, à la lumière de l’expérience des pays cités en exemples dans la première partie de cette étude, que la dictature mène toujours au développement économique. D’une façon générale, tel n’est pas le cas. En Afrique par exemple, aux indépendances, les pouvoirs forts et dictatoriaux ont proliféré un peu partout sur le continent, se justifiant par la nécessité de réaliser l’unité nationale et de mobiliser les énergies pour le compte du développement. Mais, en fait d’unité nationale et de développement, jamais les résultats n’ont suivi ; du fait de pouvoirs incompétents, patrimoniaux, gabégiques, népotistes, et corrompus, les choses ont plutôt empiré tant du point de vue de l’unité nationale que du développement économique escompté. Les pays évoqués ci-dessus ne l’ont donc été que pour montrer que le développement économique est possible sans la BG démocratique. Mais pour le développement global et durable, celle-ci demeure une condition sine qua non. 
Par Malick TAMBEDOU 
(A suivre : II - la BG, condition sine qua non du développement global et durable) 
* Politiste et Juriste internationaliste 
Haut Commissariat aux Droits de l’Homme et à la Promotion de la Paix 
E-mail : malicktambedou@hotmail.com 
LE QUOTIDIEN : 
Du dialogue politique national. 
Aujourd’hui, plus que jamais, dialogue et consensus sont devenus essentiels dans le déroulement du relationnel en démocratie participative, surtout dans un pays en combat pour sa modernisation. 
Aujourd’hui, plus que jamais, dialogue et consensus sont devenus essentiels dans le déroulement du relationnel en démocratie participative, surtout dans un pays en combat pour sa modernisation. Le chef de l’Etat du Sénégal, dépositaire de la cohésion nationale, gagne à élargir les bases d’évolution citoyenne et à renforcer la communication afin que tous les acteurs soient mis à niveau. Il est utile d’organiser le dialogue pour réduire le risque de non communication, d’agrandir les espaces citoyens, enfin, de protéger le patriotisme souvent en prise avec la violence et l’agitation. Même si le président de la République du Sénégal a communiqué avec les populations en décembre 2008, en avril 2009 certaines intempéries ont permis de comprendre que la météorologie politique invite à une concertation. 
L’analyse de la conjoncture politique internationale, africaine et nationale aurait conduit, à notre humble avis, Me Abdoulaye Wade à présenter, cette fois, une offre à certaines formations membres du contrepouvoir pour une mise à niveau. Pour, par exemple, un renforcement de la ligne de fermeté du pouvoir d’Etat et aussi, pour une meilleure sauvegarde de l’équilibre politique du Sénégal.  
Heureusement, l’impact de l’éducation de base sur le comportement collectif et citoyen au Sénégal, le poids très positif de l’Islam, des autres religions et (même des obédiences philosophiques) contribuent à la consolidation des acquis citoyens devenus, assurément les ressorts d’acier de notre nationalisme et de notre patriotisme. 
L’appel de Monsieur le chef de l’Etat ne serait-il pas venu à point nommé avec les manifestations enregistrées et signalées par la météorologie politique ? Certaines situations conduisent à la mise en œuvre d’un gentleman agreement pour que l’ordre politique national ne soit victime d’aucune déconfiture.  
Gérer le service public, promouvoir la démocratie participative, accélérer la croissance et assurer le développement local contre-indiquent, dans une totale mesure, l’escalade de la violence ou le recours incessant à l’agitation, à la désinformation et à l’activisme. 
Peut-être le dialogue permettrait, à certains d’articuler des griefs dont les principaux seraient, entre autres : L’interactivité des chirurgies opérées au niveau de l’ordonnancement juridique national, la non-stabilisation de la progression du train de vie de l’Etat, l’accentuation du pessimisme social, le futur sans espoir de la jeunesse. 
Il convient de lutter, avec acharnement et avec passion afin que la Nation, l’Etat et la République échappent aux balafres risquant, à terme, de se compliquer en cancer politique. Oui, les enjeux et les conséquences de la modernisation conseillent à tous les acteurs une grande circonspection doublée d’un patriotisme ouvert et d’une conscience collective concrète. 
Le pouvoir conduit par le président de la République qui est, au demeurant, la clef de voûte du système pourrait au cours du dialogue, parler entre autres, de ses nouveaux axes de préoccupation, notamment : l’économie et son rapport à la crise, le poids d’une effervescence politique rendue structurelle, la conflictualité politique dans la sous-région, l’emploi, l’insécurité et la paix en Casamance, les enjeux et les buts du Fesman, la décentralisation et l’après 22 mars 2009, la gouvernance internationale, les médias et les contre-valeurs, le gouvernement des Etats unis d’Afrique, la prolifération de l’insécurité dans le monde. 
Certes l’Etat-Nation est un acquis à consolider après 49 ans de construction et de structuration. Maintenant, nous devons engager, tous, les transformations sans agitation mais avec responsabilité. Le dialogue initié par le président de la République serait, c’est notre souhait, un dialogue auréolé de rigueur, de responsabilité, de pertinence. Et non une routine. 
L’Etat voudrait, certainement, associer le contre-pouvoir dans la négociation du virage imposé par une pratique et une démocratie forte. Ce qui reste, pour le plus grand nombre des citoyens, une voie noble pour le développement à la base. 
Peut être que, cette fois, le dialogue ne viserait ni électoralisme ni suffragisme. Mais il peut avoir comme articulation, par exemple, le renforcement de l’efficacité des Collectivités locales, grâce à un transfert très évolutif des compétences. La problématique née de l’utilisation des ressources humaines, la politique de l’emploi, le futur des jeunes victimes du chômage, le financement des institutions de sécurité et de solidarité sociales, le contrôle des services nationaux et les accords dits Acp. 
Donc promouvoir, en ce moment où s’est potentialisé un chaos difficile à débrouiller en relationnel politique, la culture du dialogue et du consensus est un devoir sacré. Il n’en demeure pas moins que la consolidation des acquis, par le biais d’une gouvernance à hauteur d’homme, explique l’enjeu et le but de l’enjeu du dialogue prôné par le Chef de l’Etat du Sénégal. 
Son approche est le moyen qui vaille. Car, gérer dans le désordre, gouverner dans la conflictualité et asseoir l’autorité à partir de l’arbitraire, de la dépendance et de la soumission bloquent une Nation. Ne sommes-nous pas en mesure de faire émanciper notre pays en le sortant de l’infantilisme idéologique et en le mettant désormais sur une rampe pour la croissance ? 
Au Sénégal, il reste vrai que le juridisme et le mimétisme idéologiques sont le fondamental programmatique de certaines formations qui continuent à vivre des diktats dont les objectifs restent, sans doute, notre maintien dans l’état de non rupture, d’aliénation et d’accentuation de la détérioration des termes de l’échange. 
Oui, pour un dialogue sans dégât. 
Comment pourrait-on comprendre l’approche des Assises qui consiste à vouloir amputer un membre sain ? Le chef de l’Etat du Sénégal pourrait, au cours du dialogue, procéder à un rééquilibrage pour arrêter, sans risque, toutes les formes d’irrédentisme. Parce que l’Etat est un et indivisible. 
L’élite qui a pris part aux Assises voulait faire une offre politique. Mais le niveau de la pratique démocratique et institutionnelle au Sénégal peut évoluer, heureusement, sans perfusion. Le chef de l’Etat du Sénégal reste ouvert et marche sans des rustines aux pneus de sa voiture. 
Quitter l’infantilisme politique dans lequel certains voudraient enraciner la pratique africaine en démocratie participative serait-il impossible ? 
Non, le prochain dialogue viendra inaugurer, en effet, la fin du cycle du puérilisme idéologique au Sénégal. 
Wagane FAYE - Professeur d’Anglais Coordonnateur des Cadres du Fap Vice président de la Commission des cadres et experts de la Cap 21 /waganecoumbasandiane@gmail.com  
 
 
Pour le deuxième et dernier boycott. 
L’opposition, surtout celle qui constitue «Benno Siggil Senegaal» commettra-t-elle l’erreur de répondre à l’appel de Wade dans un tel contexte ? D’abord comme l’a dit Niasse : «Wade n’est plus digne de confiance.» Et les faits parlent d’eux-mêmes. Rappelez-vous de l’accord sur lequel reposait la Ca 2000. Rappelez-vous des propos de Wade après sa réélection très douteuse du premier tour (il avait traîné les principaux opposants dans la boue). Rappelez-vous de tous les actes malhonnêtes posés par ce régime. A des faits aussi graves que le mensonge, la traîtrise, les adorateurs de Wade ont voulu donner le sens de ruse. Relisez le n° 655 de l’hebdomadaire Nouvel Horizon : «Le mensonge d’Etat érigé en règle de gouvernance.» 
Les scandales financiers ont ponctué ces 9 ans de règne. Jérôme Godard ferait un très bon témoin, et le gouvernement taïwanais et Idy. 
L’adage ne dit-il pas que : «Qui a déjà trahi, trahira.» 
Si l’opposition met les pieds au Palais ou ailleurs, pour un soi-disant dialogue, elle ne sera pas piégée, mais empoisonnée. Et l’effet de ce poison, mènera inéluctablement à la division de Bennoo. La sainte alliance qui empêche Wade et les siens de dormir volera en éclats. Le pouvoir wading que «la bonne foi n’étouffe pas» a plus d’un tour dans son sac : manœuvres, fausses promesses, corruptions et j’en passe. 
Il usera de tous les moyens légaux ou non pour casser la dynamique Bennoo. 
Déjà, certains donneurs de leçons vont crier sur tous les toits que le Sénégal est un pays de paix, un pays de dialogue où les plus saints marabouts sont enterrés… Et Baghbad ? Dans un passé récent, n’y a-t-il pas eu des attentats à La Mecque ? Pays de paix vous avez dit ? Paix des affamés ou paix des cimetières ? 
A la veille du sommet de l’Oci, Wade avait caressé l’opposition et les syndicats dans le sens du poil : promesses mirobolantes, éloges de l’exception sénégalaise, appel aux chefs religieux, tout y passe. Dès la clôture du sommet, il se remit, comme à l’accoutumée à faire tout ce qu’il voulait. Là aussi, le temps que le Fesman soit derrière nous, vous aurez un Wade doux et gentil, attentionné et charmeur. Mais comme le disait un vieux Peulh : «Celui qui se prend pour le plus rusé est souvent le plus naïf, car tout le monde comprend son jeu et, le laisse faire jusqu’au jour où…» 
D’autres donneurs de leçons diront que, celui qui ne répond pas au dialogue n’est pas patriote. Mais, le premier acte de patriotisme n’est-il pas de combattre ouvertement ce régime d’affairistes et de «profiteurs» sans vergogne. 
Certains thuriféraires crieront à tue-tête que la crise est mondiale. Il y a effectivement une part de vérité dans cette assertion, mais la partie de la vérité qu’elle cache soigneusement, c’est que le régime issu de l’Alternance a fait des dérapages spectaculaires en matière de dépenses inutiles. 
Revisitez l’histoire des fonds politiques. Tous ces milliards qui passent sous le nez du peuple et dont l’histoire et la trajectoire, ne seront clarifiées qu’après une autre alternance digne de ce nom. Le peuple se noie dans une pauvreté inacceptable du fait de l’envolée extraordinaire des prix. Pendant que l’on entretient un Sénat scandaleusement inutile. Comme le disait Tamsir Ndiaye : «Wade ne voulait pas s’imposer l’austérité, l’austérité s’est imposée à lui.» Tout le monde sait qu’au Sénégal, la hausse des prix est antérieure à la crise financière qui, date de septembre 2008. Alors messieurs les souteneurs, cherchez d’autres arguments plus crédibles. 
Le monde rural agonise, car il n’y a pas eu de traite d’arachide. Non c’est trop, et Wade le sait maintenant. Comme une grenade dégoupillée, la situation sociale peut exploser à tout moment. Le 22 mars constitue une alerte. Vous savez, la situation politique de 2012, c’est comme une marmite posée sur le feu trop tôt. Elle devait bouillir en 2012, eh bien, elle a commencé à bouillir depuis le 22 mars 2009 ! Va-t-elle exploser ? N’est-il pas plus sûr, d’enlever adroitement le couvercle en appelant au dialogue ? 
Rien que le fait que certains, sous le couvert de l’autonomie répondent au dialogue et, que d’autres s’y refusent, n’est-ce pas une première division, qui ira en s’aggravant à cause des médias d’Etat ? 
Vous avez réussi avec panache le premier boycott, celui des législatives. Le boycott de cet appel de Wade qui, n’est ni sincère ni patriotique, mais dont le seul but est de sauver son régime en péril, sera le deuxième et dernier boycott, dont le pouvoir issu malheureusement de l’Alternance ne se relèvera jamais. 
Le devoir de l’opposition aujourd’hui est de continuer par des marches, des conférences, meetings et autres activités de terrain à mobiliser et conscientiser les Sénégalais des villes et des campagnes pour la baisse du coût de la vie, la dissuasion du Sénat et de toutes les niches de gaspillages, si chères à ceux qui nous gouvernent. Les conclusions des assises ne devront pas constituer un alibi, dont s’approprierait un Wade qui avait usé de la menace contre les participants à ces Assises nationales. 
Participer à ce dialogue de dupes, c’est sauver un régime qui, tel un château de cartes devant l’orage, connaît le sort qui l’attend. 
De grâce, boycottez cet appel diabolique, et poursuivez la lutte auprès des masses populaires et, des syndicats qui veulent concrètement lutter, pour une vie meilleure et plus digne. 
Demba Silèye MBODJI - Escale - Diourbel  
En réponse à la lettre de Me Wade : Bennoo entre mépris et colère. 
Le maire de Saint-Louis pense que «Sénégal ne mérite pas ça». En réponse à la lettre de l’opposition réunie autour de Bennoo Siggil Senegaal en date du 29 juin pour faire part au président de la République de l’ordre du jour autour duquel elle souhaiterait discuter, Me Wade a réagi. Dans une lettre datée du 29 juillet et reprise par nos confrères de l’Observateur et du Populaire, Me Wade n’aura pas été tendre avec l’opposition, particulièrement avec le Parti socialiste (Ps). A ce dernier, Me Wade rappelle, en 20 points, les événements qui auraient «entaché» ses 40 ans de règne. Mais la riposte ne s’est pas fait attendre. Si Abdoulaye Wilane, porte-parole adjoint du Ps, compare cette sortie à une querelle de chiffonniers, le Pr Abdoulaye Bathily, lui, pense que Me Wade ne raconte que des «ragots». Pendant que le député Cheikh Bamba Dièye, se désole de ce spectacle. 
Propos recueillis par Daouda GBAYA 
Abdoulaye WILANE, porte-parole adjoint du Ps : «Wade pète les plombs» 
«Ousmane Tanor Dieng a du scrupule face à ce genre de débat. C’est une honte parce que cette lettre porte la signature du président de la Répu¬blique. Mais cela ne nous surprend pas de la part du Secrétaire général du Pds qu’il est. Chassez le naturel, il revient toujours au galop! Mais cette lettre a moins le mérite de nous renseigner sur un homme qui a du mal à se hisser au rang de chef d’Etat. Cette situation renvoie à une querelle de chiffonniers. Wade est descendu dans les caniveaux. Le contenu de la lettre est rempli d’affabulations et de propos mensongers dans le but de ravaler à son niveau de chiffonnier tous ceux qui sont dans une posture idéelle, programmatique et de projet sociétal. Cette lettre n’est pas celle d’un Kilifa (sage) au sens des valeurs qui doivent être celles d’un Kilifa. Je crois que Wade a raté l’occasion de laisser le temps faire son œuvre et d’aller se reposer.  
A cela s’ajoutent, au tribunal des hommes, deux sujets qui le mettent hors de lui-même: l’assassinat de Me Babacar Sèye et le contre-exemple, en matière de démocratie et de bonne gouvernance, qu’incarne son fils. Jamais dans l’histoire politique du Sénégal, on a connu un rejet aussi large et déterminé. Puisque Thapa thio ly Wade (Karim) peine à être ac cepté par le Pds, les Sénégalais, par les fautes de gestion et le mal qu’il in carne, Wade pète les plombs. Je voudrais que les Sénégalais prient pour lui. En disant que des ministres de son gouvernement sont coupables des crimes qu’on les accuse, Wade s’accuse, se confond dans la boue. Cette boue-là, Ousmane Tanor Dieng ne veut pas s’en approcher.» 
Abdoulaye BATHILY, Secrétaire général de la Ld : «Cette lettre est ordurière» 
«Vous pouvez comparer notre lettre aux délires de Abdoulaye Wade dont le fond et la forme sont indignes d’un chef d’Etat. Je pense que tous les Sénégalais peuvent en juger. Wade soulève des ragots qui n’ont rien à voir avec la manière dont nous avons analysé les problèmes, sereinement, pour sortir le Sénégal de la situation dans laquelle il se trouve. Cette lettre est ordurière. Aujourd’hui, nous avons d’autres priorités plutôt que d’aller dialoguer avec Wade. Notre priorité, c’est de sortir Sénégal du gouffre dans lequel il se trouve.» 
mérite pas ça» Cheikh Bamba DIEYE, Secrétaire général du Fsd/Bj : «Le Sénégal ne 
«Je pense qu’au Sénégal, les gens ne veulent pas de dialogue. Ils veulent mettre des artifices pour éviter ce dialogue. D’ailleurs, le débat ne doit pas se poser. Je pense que le pouvoir et l’opposition dialoguent à travers les élections. Il est du devoir du pouvoir de veiller au respect des principes démocratiques, de gérer de manière transparente les deniers publics. Le rôle de l’opposition, c’est de veiller aux deniers publics. Il y a une manière de faire la politique qui doit être bannie. Je pense que le Sénégal ne mérite pas ça. Si aujourd’hui, le Président verse dans les déballages en revenant sur le passé des autres et qui n’a aucune différence avec ce qui se fait actuellement depuis l’Alternance en termes de mal gouvernance, de détournements de deniers publics, je dis qu’il y a lieu à reformer la classe politique et faire autrement de la politique». 
dgbaya@lequotidien.sn 
Les comparaisons macabres. 
La lettre-réponse que Me Wade a adressée aux leaders de Bennoo, après qu’il les a invités à un dialogue politique, renseigne définitivement, pour ceux qui se méprenaient toujours, sur la véritable la nature de l’homme envers qui l’usage de civilités républicaines n’est que broutille et roupie de sansonnet. Mais là n’est pas le fond du problème. Ce qui est par contre magistralement instructif, ce sont les petites querelles à la borne-fontaine auxquelles Me Wade, dans sa posture de président de la République et chef d’un parti, a ramené son appel au dialogue politique. Sur les 20 points d’un passé sombre ou assombri qu’il ressuscite et qu’il propose comme éventuel menu sur la table du dialogue politique, la quasi-totalité est une compilation de graves accusations sans accusé, de «crimes» sans «criminel» identifié. A part, les 680 millions de francs Cfa d’un chèque qu’il affirme avoir été endossé par le Secrétaire général de la Présidence aux premières lueurs de l’Alternance, dans aucun autre point, Me Wade ne désigne un coupable à visage découvert. Encore que, sur cette affaire, il aurait dû être interpellé sur son silence qui s’apparente à une complicité ou en tout cas à une négligence coupable, neuf ans durant. Mais Wade décline aujourd’hui seulement une litanie de forfaits, de scandales, de crimes, de détournements, alors même qu’il est supposé avoir été élu pour éradiquer ces gangrènes au nom du changement.  
: «Vous aviez aussi eu à commettre les mêmes actes répréhensibles dont vous nous accusez aujourd’hui». Cette méthode permet d’ensevelir sous les décombres de vaines palabres, de stériles séances d’accusations et de contre accusations, les vraies interpellations de l’heure. Or, on aurait tant aimé que le chef de l’Etat qu’il est, le gardien des valeurs républicaines qu’il est censé être, nous démontrât que sous son règne, toutes ces pratiques sont devenues marginales, à défaut d’être éradiquées. Or, ce serait franchement téméraire que de le soutenir face aux spectacles désopilants et désolants que l’alternance offre aux Sénégalais. ; un aveu du genre ? Un aveu sidérant fonctionne dans les marges de silence de la lettre de Me Wade ? Pourquoi attendre seulement aujourd’hui que l’opposition mette le doigt sur les plaies de la mal gouvernance libérale pour enfin exhiber toutes ces dérives anciennes sur fond de comparaisons macabres, en procédant à des comptabilités si indécentes  Comment le dépositaire de la confiance populaire en mars 2000 a pu garder un si pesant silence de presbytère sur autant de forfaitures, de crimes odieux et de dilapidations des ressources nationales, depuis bientôt une décennie  
? Pourquoi -puisque cela «serait plus logique»- il n’a pas pris sur lui la responsabilité régalienne de juger «les mis en cause», qui ne bénéficiaient plus, en principe, de la même «protection dont ils jouissaient à l’époque»? Et puis, il y a eu des sorties publiques et des publications qui ont accusé nommément Me Wade dans cette affaire. Sans aucun écho de sa part. ?». Puis, argumente-t-il, «il serait plus logique de juger ceux qui, bien que mis en cause dans l’enquête et l’instruction n’ont jamais été convoqués devant la Justice à cause de la protection dont ils jouissaient à l’époque». Mais diantre, pourquoi Me Wade, connaissant tout cela, ne s’est jamais évertué, une fois au sommet de l’Etat, à chercher à établir cette complicité du régime socialiste ; une affaire sur laquelle il a mis une omerta par la fameuse loi Ezzan (il doit se remuer dans sa tombe) et à propos de laquelle il a indemnisé la famille du défunt et libéré les auteurs du crime crapuleux. Me Wade se demande «s’il y aurait une complicité du régime socialiste qui a caché certains éléments à la Justice Soulignons en passant, la sidérante manière dont Me Wade fait refluer dans les consciences l’assassinat du juge constitutionnel, Me Babacar Sèye  
Toutefois, l’hébétude «somnambulée» que suscite la lettre-réponse à Bennoo n’occulte pas l’exigence de questionner les silences bavards de Me Wade sur les détournements scabreux de deniers publics, les malversations célèbres, les délits d’initiés commis sous le règne socialiste par des responsables qu’il s’est chargé de recycler à la faveur de l’Alternance. C’est sans doute là l’effet d’une mémoire sélective. Donc forcément partisane.  
Mais la réponse de Me Wade aura eu, au moins, le mérite d’enterrer la grande diversion que constitue, dans le contexte actuel, son appel au dialogue politique. Tout comme il a raison d’écrire que «nos échéances s’inscrivent dans le cadre du fonctionnement normal de la démocratie avec un pouvoir qui exerce les responsabilités qui lui ont été confiées par le peuple sénégalais et une opposition qui s’oppose en aspirant au pouvoir». Voilà les vrais termes de référence d’un dialogue dans une démocratie. De quoi refroidir les ardeurs zélées des médiateurs de Me Wade. Désormais, l’opposition sait à quoi s’en tenir. Et les vaches…politiques sont bien gardées. 
Par Soro DIOP / sodiop@lequotidien.sn 
CREANCES-Des entreprises lui réclament leur argent:L’Anoci interpellée sur plus d’un milliard dettes. 
01-08-2009 
Lorsqu’au mois de juin, le Conseil de surveillance de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci) avait tenu sa dernière réunion, les deux têtes dirigeantes de cette structure se sont épanchées dans la presse pour se féliciter de leur bilan, et déclarer qu’en matière de gestion financière, leur boîte pouvait en remontrer à bien d’autres en ce qui concerne des comptes bien tenus. Or, alors que tout le monde avait pensé qu’avec la nomination de son président au poste de super ministre d’Etat, et l’élection de son directeur exécutif à la tête de la mairie de Ziguinchor, pos te qu’il cumule déjà avec le Secrétariat général à la présidence de la République, l’Anoci allait disparaître, la voilà qui remue comme un sphinx. 
Elle passe des marchés et gère des milliards, dont on ne nous dit plus comment ils sont acquis et à quelles conditions nous ou nos enfants devront les rembourser… Mais là, n’est pas le débat du jour. Il s’agit ici, plutôt, de relever une autre contrevérité des dirigeants de l’Anoci, quant à leur gestion. En effet, le cabinet Mamina Ca mara les a accrochés sur plusieurs mon tants de dettes dues à des entreprises. 
: créance sur l’Anoci de 206 millions 618 mille francs Cfa pour des prestations de supervision et de contrôle des travaux d’aménagement, d’élargissement et d’embellissement de la Corniche ouest sur le tronçon Stèle Mermoz-Carrefour des Madelei nes ; Hôtel Novotel : créance sur l’A no ci de 8 millions 729 mille 55 francs Cfa pour hébergement des Saoudiens.» ; Setico : créance sur l’Ano ci de 575 millions 470 mille 855 francs Cfa, relative à des travaux sur le tronçon Atépa-Mamelles ; Cde : créance sur l’Anoci de 307 millions 361 mille 29 francs Cfa relative à la Tva sur des travaux complémentaires de la corniche ouest Comme dit le rapport, ce sont des documents remis par les créanciers qui ont révélé ces trous que les gens de l’Anoci se sont évertués à cacher, à en croire les auditeurs. Et les créances en question se présentent comme suit : «Eiffage Sénégal 
Le montant total de la créance retenue fait 1 milliard 98 millions 178 mille 939 francs Cfa. Sur ce point du moins, l’Agence qui a été expressément in de xée sur ces créances, ne pourrait pas se réfugier sur des ministères ou derrière d’autres structures de l’Etat, qui auraient été chargées de réaliser des travaux et de les régler. On ne peut croire que cela soit la rengaine servie aux auditeurs du cabinet Ma mina Ca mara, bien que par ailleurs, l’Anoci ait affirmé n’avoir jamais effectué de dépenses extrabudgétaires. 

 

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