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fetichisme
DEMAIN !
Que prépare Wade
CINEMA
Genre-parité
Coup de patte
URGENCE
HARO
Les bus de DDD
DIVERS
ÉTATS-UNIS
le mouvement cit
B O U R D E
DANSOKHO
E N F I N
Et après ?
terrorisme
TRANSMISSION
DERISIONS
POSSIBLE
Doyna sëk
catastrophe
Indépendances
Pouvoir et Oppos
IMPOTS
2è TOUR
Usa-sénégal
L'alternoce
Karim
Par devoir citoy
Corruption :
L'usure (riba)
INONDATIONS
50 ANS INDEPENDA
Fichier électora
auditer fichier
Normalisation
Bourgui Wade
Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
La grève
indifférent
mépris inaccepta
PROVOCATION
PRESSE
D E S T I N
délires et de ra
SYNDROME 2007
Fonctionnaires
VOLAILLE CHAUVE
FAUSSE PISTE
Une mallette
ne gouverne pas
L’humilité
l’argent
Ministre
CARRIERES
L’opposition
2012
MEDITEZ
CIRCULEZ
Téléphonie mobil
Le solaire rural
SOWETO
CALIGULA WADE
Sénégal de 2012
un homme passif
le crépuscule
Présidentielle
SYNDICATS
le lumpenproléta
Dernier rempart
Délestages !
Karim Wade,
Le mérite ne se
Quelle solution
Non, Karim,
quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
Vente des terres
Les masques tomb
théorie fumeuse!
Mademba Sock ?
TOURISME
Le vent de révol
AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
mon pays ?
Electricité
L’ultime coup de
Sondages politiq
qui croire ?
TROISIEME MANDAT
patriotisme ?
Benno Siggil Sen
l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
récurentes inond
Le dernier homme
L’identité afric
quelle Républiq
Sans Ethique
Global Voice
Très chère
A chacun
la méritocratie
Ces Seigneurs
ELUS
ne contrôle plus
LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
PDS:FONCIER
barbarie ?
Latif Coulibaly
Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
Mépris ou mépris
Stade suprême
vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
Appel de détress
La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
encore 1waderie
apprivoisement
Une « curiosité
CINQ Exploits
courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
marchandage
Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
E T H I Q U E
Crise de l’Energ
Machiavel
CHAOS
L’Etat a t-il
hors course
NATION ALITEE
La mouche
père & fils
Tsunami
Que reste-t-il
CORRUPTION
pâle copie
UBUESQUE
TOUS
Terminus 2012
DEMONS
la révision list
danse du scalp
WADE MALADE
3éme mandat ?!
le triste sort
la croissance
SYNDROME
HERITAGE
T R O P
des institutions
COTE D'IVOIRE
fesman3
aides allouées
«Y en a marre »
immolations
Le 19 Mars 2011
Y ' EN A MARRE !
Le choix de Madi
moribond
Le temps révèle
Coups d’état
statut victimair
HOMME D’ETAT ?
AU MOT
Le prix de la ra
ndoumbélane
Improbité social
Mouvements citoy
LA SECURITE
un défi à releve
Terminus2012
la République
T I C K E T
Wade GO
L'assommeur
23 JUIN 2011
Quel enseignemen
P A I X
Le paradoxe
JEUNESSE
«Si les > Sénéga
De l’Indignation
LEçONS
REPONSES
SUNUGAL
N O N
Sale temps
« QUART BLOQUANT
sortie de crise
implosion social
«par devoir !»
A l’attention
WADE DEGAGE
Où est l’Etat ?
CONFLAGRATION
TRAGEDIE
la montagne
PEUR BLEUE
MENSONGES
Me WEDDI
SORTIE
A DIEU
que faire ?
ce que la rue
Bennoo a initié,
TEST
TRIBUNAL
Faillite
Autocratie
Citoyens et patr
Subordination
Conseil constitu
de mal en pis !
Impasse
pour le REPOS
S E U L S
exigence populai
une génération g
L’élection prési
PSERIGNE DIOP
la postérité
G A L E R E
en DANGER
Ce que Wade
LE PARADOXE
le péché origine
Quand les mouton
FAUX DEBAT POLIT
Les Mercenaires
Et si le préside
Ces exorcistes
LA METHODE
Abdoulaye Wade :
Le Président Wad
le Sénégal méri
Cour des comptes
PROGRAMME
Macky Sall :
Bennoo : tout ça
Mauvais présage
quelles conséque
Présidentielles
contentieux cons
Candidature de
candidat consen
Macky
incertitudes
le Sénégal tombe
facebook s'invit
DESENGHORISER
nonagénaire grab
Réagir ou Périr
Mes chers compat
Le vieillard et
L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
Violences scolai
dernier combat
candidats déclar
IMPROBABLE
‘Nguur kenn du k
Emploi au Sénéga
libéralisme wadi
la ‘cécité de Be
Nihil Obstat
Département d’Et
vieille démocrat
Quelle paix ?
A S S U M E R
RESPONSABILITES
Le soleil se lev
S T O P
D E F I A N C E
peuple gibier
WAKH WAHET
De l’art de (mal
SE L E V E R
Le bien public
ADRESSE AUX REPU
conscience citoy
FORFAITURE
IMPOSSIBLE
à feu et à sang
T E N S I O N S
Qu'avons-nous fa
12 MORTS
A U T O C R A TE
WADE (KARIM)
un DEVOIR
M A I T R E
La voie/voix du
A T Y P I Q U E
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U R G E N T
Cabochard Polit
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Qu'avons-nous fait de notre pays ?

Qu’est-ce que Khadafi aurait dit à Wade s’il vivait jusqu’à ce jour ? 
Sous un climat de tension farouchement entretenu par de nombreux 
foyers de contestation, le président sénégalais s’était rendu à 
Benghazi pour y rencontrer le Conseil national de transition (CNT), 
l’autorité politique de transition créée à l'occasion de la révolte 
libyenne le 27 février 2011, pour coordonner les différentes villes 
basculées sous le contrôle des insurgés et conduire le combat contre 
le régime de la Jamahiriya arabe libyenne dirigé par le défunt 
président Mouammar Khadafi. Le motif officiel de ce voyage, 
semble-t-il, était de servir un message de paix au colonel Khadafi. 
Beaucoup de sources stipulaient qu’il agissait sous recommandation du 
président français Nicolas Sarkozi qui, de toute évidence, a plusieurs 
intérêts à sauvegarder en terre africaine de la Libye. Mais cela n’est 
pas le plus important. 
 
Clairement, Wade demandait au défunt président libyen de quitter le 
pouvoir sous le prétexte que son peuple s’est levé pour dire « Assez ! 
». « C'est dans votre propre intérêt et dans l'intérêt de tout le 
peuple libyen que vous quittiez le pouvoir et ne pensiez plus jamais à 
le reprendre » martelait-il au colonel Mouammar Khadafi. Il ajoutait : 
« je suis l'un de ceux qui peuvent vous aider à sortir de la vie 
politique, et le plus tôt sera le mieux, afin d'épargner des vies 
libyennes ». 
 
L’urgence n’est plus aujourd’hui de sauver des vies libyennes puisque 
le colonel s’en est allé, à jamais. C’est plutôt de la vie des 
sénégalais qu’il s’agit : les vies libyennes valent-elles plus chères 
que celles des Sénégalais au regard de leur président ? Qu’est-ce que 
Khadafi aurait pu lui dire à présent que le front politique et social 
est en ébullition au Sénégal ? 
 
En arabe ou via un interprète, le guide de la révolution libyenne 
aurait pu ironiquement lui rappeler qu’en Libye, c’était davantage des 
rebelles que le peuple qui se sont insurgés. Or, c’est manifestement 
le contraire qui se passe aujourd’hui au Sénégal. 
 
Il aurait pu lui dire que la population libyenne ne demandait 
essentiellement qu’à avoir droit au chapitre, soit davantage de 
liberté qui allait la conduire vers une perte perceptible aujourd’hui 
de plus en plus. Or, si au Sénégal la population bénéficie de la 
liberté d’opinion, elle n’est pas du tout à l’abri de la pauvreté et 
de la misère. Les Sénégalais sont fatigués de ne pas pouvoir manger à 
satiété, se soigner convenablement, éduquer leur progéniture comme ils 
veulent et les mettre au travail. 
 
Il aurait pu lui rappeler que même dans son pays qui dispose 
d’immenses richesses naturelles, il a toujours été nécessaire de 
sauvegarder le caractère sacré des vertus de base. Or, au Sénégal les 
vertus ont été corrompues par une classe politique en divagation qui 
tient en otage tout un peuple dont une grande partie de ses membres ne 
croient plus aux valeurs cardinales dont la loyauté, l’honnêteté, la 
patience, la bravoure, la piété, la dignité, le respect de soi et des 
autres, le travail. La musique les berce, l’argent les oblige, le sexe 
les abuse et la lutte les amuse. Que devient une jeunesse 
insoucieusement exposée à toutes ces dérives ? 
 
Il aurait pu lui signifier qu’il avait beaucoup fait pour son pays, 
même s’il est loin d’être exempt de reproches. Pourtant, ce que le 
monde retient de lui aujourd’hui est l’image d’un dictateur ignoble. 
L’image d’un fugitif violemment extirpé d’un trou d’égouts et 
copieusement molesté par une foule en furie qui réclamait sa tête 
depuis un certain temps. 
 
Il aurait pu lui faire comprendre qu’il avait promu des valeurs liées 
au travail au point de garantir une dignité à ceux qui n’ont pas 
d’emploi. On se souvient qu’en Libye, même les chômeurs avaient droit 
à un salaire mensuel décent. À l’apposé, la majorité des jeunes 
sénégalais, y compris ceux fortement diplômés, sont des chômeurs 
avilis qui ne bénéficient d’aucune assistance de la part leur Etat. 
Or, au Sénégal, les mœurs sont tellement perverties que même la 
cellule familiale de base n’accorde plus aucune considération à ses 
membres qui n’ont pas de travail. 
 
Il aurait également pu attirer son attention sur le fait que le motif 
le plus idiot qui pousse un Etat à la résistance face à son peuple est 
l’espoir de pouvoir survivre et conserver ses prérogatives. Mohammed 
Hosni Moubarak y croyait face à la vague de protestation qui déferlait 
à la place Tahrir. Zine Al Abidine Ben Ali y avait cru face aux 
mouvements de la foule amassée au lieu emblématique de la Khasba qui a 
accueilli la révolution dite « du jasmin ». Le président libyen 
lui-même pensait pouvoir préserver les rênes de son pouvoir malgré la 
résistance des troupes du CNT galvanisées par l’appui musclé des 
forces dévastatrices de l’OTAN. 
 
Il aurait pu l’entretenir de ce que vaut le pouvoir comparativement à 
une perspective de déchéance et de mort atroce qui constitue le sort 
inéluctable de tout dirigeant qui brave la volonté populaire. « 
L'obstination ou ardeur d'opinion est la plus sûre preuve de bêtise : 
est-il rien certain, résolu, dédaigneux, contemplatif, grave, sérieux, 
comme l'âne ? » se demandait Michel de Montaigne. Quelle laideur que 
de se sédimenter dans un pouvoir alors que l’on n’a plus rien à offrir 
à son peuple en dehors d’un mépris orgueilleux ! 
 
Le président sénégalais avait suggéré à Khadafi d’accepter de quitter 
le pouvoir et de partir paisiblement sous la garantie qu’aucune 
poursuite judiciaire ne serait lancée contre lui et les membres de sa 
famille. Le président libyen ne lui aurait-il pas rétorqué les mêmes 
propos ? Qu’il dise ses conditions de libération du pouvoir et qu’il 
parte ! 
 
Plusieurs faits et facteurs lui auraient certainement donné raison, 
mais l’âge du président est sans doute le plus remarquable. Il a 
atteint un âge canonique où, selon certains savants doctes de l’islam, 
Dieu Lui-même est indulgent en son égard. Mais qui connaît cet homme 
sait qu’il n’est pas de nature à céder sous la pression sociale, aussi 
farouche qu’elle soit. Non seulement il est réputé têtu, mais il est 
engoncé dans un carcan par une bande de profiteurs qui assimilent le 
départ du vieux président au déclic de leur propre déchéance. 
 
Enfin, le colonel Kadhafi aurait pu l’avertir et lui rappeler les 
conséquences de son entêtement démesuré à rester à Tripoli. « Nous 
n'avons qu'un seul choix : nous resterons sur notre terre mort ou vif. 
Nous vaincrons nos ennemis, cette bataille nous a été imposée » 
disait-il. Il a livré la bataille, il n’a pas survécu. Outre-tombe, le 
colonel n’a plus qu’à lui susurrer les mots de Florence Nightingale 
qui croyait qu’une certaine dose de stupidité est nécessaire pour 
faire un bon soldat. Le Général Olesegun Obasanjo pourra-t-il alors 
sauver le soldat Wade ? 
 
Ibrahima Sylla 
Enseignant-Chercheur 
UCAD. 
Enseignants du Sénégal, de grâce sauvez l’année scolaire 
En nous adressant à une élite, des responsables et d’honorables 
citoyens de notre pays , dont certains sont nos maîtres , amis, frères 
et sœurs, loin de nous l’idée (que nous ne saurions du reste 
concevoir) de vouloir donner des leçons ou d’émettre un quelconque 
jugement à leur endroit. Dès lors nous serait-il peut être permis de 
donner un avis inspiré d’une position très certainement différente de 
celle de la plupart d’entre eux. L’essentiel est que nous pensons 
partager les mêmes soucis pour notre chère patrie. 
Sans remettre en cause l’aptitude des personnalités qui le composent, 
le gouvernement actuel ne semble plus être le meilleur interlocuteur 
pour discuter de la plate-forme de lutte des enseignants. Sa 
discrétion face à un problème aussi grave qu’une menace d’année 
blanche ressemble plus à un aveu de dépassement ou d’impuissance qu’un 
simple mépris à l’endroit des différents mouvements qui s’activent et 
se font entendre de plus en plus fort dans le milieu scolaire et 
universitaire. Cette indifférence ne doit pas pousser à la 
radicalisation au point de compromettre l’année scolaire. Vous pouvez 
sauver l’année et devrez le faire pour avoir raison demain de 
continuer défendre vos droit et l’école sénégalaise votre principale 
raison de souffrir aujourd’hui. En effet personne ne peut aujourd’hui 
dire de quoi demain sera fait, ni le Président de la République (dit 
‘’sortant ’’) encore moins ses ministres. En pleine campagne 
électorale ces derniers ne devraient plus se permettre de prendre 
certains engagements qu’ils n’ont pas pu gérer avant pour diverses 
raisons. Le hasard du calendrier républicain a fait aujourd’hui que 
l’on se retrouve, comme entre le marteau et l’enclume que sont : d’une 
part la campagne électorale où l’essentiel des ministres ne font plus 
désormais qu’expédier les affaires courantes et d’autre part les dures 
réalités de l’agenda scolaire avec ses exigences de quantum horaires. 
Peut-on envisager logiquement une négociation sereine et prospère avec 
un partenaire dont la survie est fortement menacée ? Nous estimons que 
non. Les principaux dossiers de la plate forme des enseignants qui n’a 
cessé de s’étoffer depuis des années exigent une attention 
particulière incompatible avec l’atmosphère critique qui traverse le 
pays. Cela ne servirait à rien d’avoir été ou non satisfaits de ses 
revendications, si nous ne dépassons pas les épreuves du 26 février 
avec succès. Toutes les énergies devraient se tourner vers la 
résolution des graves problèmes politiques qui menacent la stabilité 
du pays. L’heure est à la sauvegarde de notre démocratie et de notre 
indépendance en tant que nation. 
Par ailleurs même si tout se passe bien, une négociation sérieuse ne 
pourrait être menée d'ici mai 2012 (cas ou le régime actuel resterait 
encore au commande) ou juillet- septembre (en cas de changement de 
régime), quelque soit la bonne volonté des autorités en place. C’est 
vrai qu’on peut toujours opposer la continuité de l’Etat et la 
permanence de l’Administration pour le fonctionnement minimum des 
établissements et services. Mais cela ne suffit pas pour résoudre des 
dossiers aussi lourds que ceux actuellement brandis. L’autorité 
compétente et les responsabilités sont d’un échelon particulier. 
Le bon sens indique, qu’il ne serait plus pertinent de poursuivre une 
grève tout en sachant qu'il n'y aura plus d'interlocuteur fiable et 
engagé d'ici la nomination du prochain gouvernement issu des élections 
de février- mars 2012. S'acharner à maintenir le combat dans les 
conditions actuelles, c'est opter délibérément pour sacrifier l'année 
scolaire, les élèves et étudiants avec. Sans compter les conséquences 
de natures diverses qui en découleront et qui seront par nous tous 
payées très cher. Ceux qui ont vécu l’année blanche 1988 vous diront, 
de Grâce surtout plus ça. 
Au moins 40 % du budget de fonctionnement alloué par l’Etat à 
l’Education sera jetée par la fenêtre. Les investissements consentis 
par les populations déjà éprouvées par le coût exorbitant de la vie, 
le seront en pures pertes. Nous n’insisterons pas sur la cascade de 
perturbations dans les différents cycles pour une dizaine d'années 
encore. Les enseignants qui subissent avec leurs élèves les classes 
pléthoriques et à double flux pourront difficilement inventer et 
assumer le triple flux pour caser les effectifs. En chiffres, c’est au 
bas mot entre 350 à 400 milliards de francs CFA qui seront du coup 
perdus. De quoi réhabiliter et équiper une bonne partie des 
établissements scolaires du Sénégal et /ou construire et équiper un 
hôpital moderne dans chacune des 14 régions du Sénégal. 
Nous pensons que les menaces à l’endroit des enseignants et celles 
projetant de décréter l’année blanche sont aujourd’hui très mal 
placées. Et le ton devrait être plus conciliant allant même jusqu’à 
prier les enseignants à faire de leur mieux pour sauver l’année en 
attendant des négociations à programmer au plutôt possible. Face à la 
défaillance du gouvernement, Il faut nécessairement que les 
enseignants se ressaisissent et fassent le sacrifice de reporter 
toutes leurs revendications à l’installation du nouveau gouvernement 
issu des élections. C’est ce sursaut que les élèves et leurs familles 
vous demandent de tout cœur. Il serait dommage de continuer d’enfoncer 
un clou déjà mal positionné quand le gouvernement actuellement 
impuissant ne peut rien opposer de rassurant. En retour les différents 
partis engagés dans les élections devraient sans attendre, remercier 
les enseignants d’avoir sauvé l’année scolaire et s’engager à régler 
les problèmes récurrents qui ont toujours miné l’Ecole sénégalaise 
dont le niveau ne cesse de dégringoler depuis de nombreuses années. 
Les associations de parents d’élèves, les autorités religieuses et 
coutumières, la société civile, de même que les associations 
consuméristes devraient aussi s’engager à être les témoins et garants 
d’un tel pacte à respecter dès que possible. Ainsi nous appelons 
modestement : 
- Les enseignants du Sénégal toutes tendances confondues à réaliser un 
recul stratégique pour mieux sauter ; 
- Les partis politique en compétition pour la Présidence de la 
République et ceux qui auront bientôt en charge le contrôle de 
l’institution parlementaire à s’engager sans délai à œuvrer de façon 
prioritaire pour des pourparlers avec les acteurs de l’Ecole 
sénégalaise ; 
- Les chefs religieux, les chefs coutumiers et la société civile à 
être les arbitres et témoins privilégiés des ces engagements. 
Il ne sera point nécessaire de signer des accords. Les déclarations 
publiques et la parole donnée suffiront dans un Etat civilisé pour que 
le moment venu chacun prenne ses responsabilités. L’engagement des 
enseignants à sauver l’année scolaire étant un geste hautement 
patriotique, la réalité constatée n’échappera à personne, à aucun père 
ou aucune mère de famille. Vos élèves vous en seront infiniment 
reconnaissants. Il est vrai que vous occupez une place digne de 
respect et le peuple tout entier vous le reconnaît. Il suffira 
seulement qu’on soit à l’avenir plus attentif sur certaines valeurs 
pour que de pareilles situations ne se reproduisent. C’est par leurs 
capacités d’indignation et de dépassement que l’on reconnaît les 
grands peuples. Et sur ce registre nul n’est mieux placé que 
l’éducateur pour donner la première leçon. 
Alors Vive le corps enseignant ! 
Vive l’Ecole sénégalaise ! 
Et que la paix règne sur notre pays 
 
Dr Aliou LAM, 
Médecin Lieutenant Colonel (CR), Professeur agrégé du Val De Grâce 
Clinique Ophtalmologique Colaser, Dakar 
‘Ave Cesar ! Ceux qui vont mourir te saluent’ 
De la vaste culture chinoise enseignée par l’éminent écrivain Alain 
Peyrefitte, nous avons appris que ’le pouvoir lit dans les 
consciences’ et qu’à cet effet il a un mécanisme de commandement aussi 
délicat qu’un mécanisme d’horlogerie. Au Sénégal, il semble que le 
mécanisme a disjoncté et que les opérateurs sont pris au dépourvu, 
faute de n’avoir pas su établir un cadrage solide et cohérent avec des 
composants adéquats. Confrontés à la dure réalité du pays, ils 
enfourchent un discours désespérant, démontrant ainsi leur incapacité 
à préserver la Nation et la République de la tempête dont les signes 
avant-coureurs étaient perceptibles depuis que la communauté de 
Sangalkam a enterré son fils Malick Bâ. 
Ils ne savent pas lire dans les consciences et prennent trop de 
libertés avec les institutions et le patrimoine économique, au grand 
malheur des Sénégalais qui n’en peuvent plus d’être regardés de haut 
par de nouveaux riches qui, à l’origine, ont été portés au pouvoir 
pour servir le pays et non s’en servir. Leur mépris des valeurs 
républicaines a atteint son paroxysme avec la délibération du Conseil 
constitutionnel dont les membres sont sans doute peu fiers de l’image 
que la postérité retiendra d’eux. 
Il est impératif, comme dans la Rome antique, que les consuls prennent 
garde afin que la République n’éprouve aucun dommage et que la Nation 
soit fortifiée. Le sacerdoce n’ayant pas été assumé avec abnégation 
par celui qu’ils ont élu et réélu, les citoyens ont pris leur 
responsabilité pour remettre les pendules à l’heure. Face à cette 
détermination qui aurait dû l’amener à plus de sagesse, le président 
de la République a fait le choix d’une confrontation dont il ne 
sortira pas indemne. A force de défier l’opposition politique et de 
caricaturer la société civile, il a favorisé la convergence des forces 
vives de la Nation qui lui adressent le cri du cœur : ’Empereur, ceux 
qui vont mourir vous saluent.’ Leur détermination est d’autant plus 
forte, qu’ils ont juré de rendre hommage à la mémoire de leurs 
compatriotes dont la mort a été banalisée par celui dont la 
responsabilité suprême devait suffire aux orphelins pour transcender 
leur douleur. 
Ils en sont arrivés à la conclusion que le Sénégal ne peut plus rien 
attendre d’un homme dont la sénilité est lourde de dangers pour la 
Nation et la République. En attestent les innombrables actes qu’il a 
posés et qui tendent tous à diviser les Sénégalais, à les dresser les 
uns contre les autres, à saper la morale et le moral dont ils doivent 
s’armer pour se reconnaître à jamais comme les enfants d’un pays où la 
solidarité et la fraternité ne sont pas de vains mots.Nous avons 
l’impérieux devoir de construire perpétuellement notre pays et de le 
défendre contre quiconque aura le toupet de vouloir ébranler ses 
fondements. Nous sommes un Peuple attelé à la réalisation d’un But 
avec une Foi inébranlable. 
Mbagnick DIOP, Citoyen indigné 
Violences pré-électorales : pourquoi nos marabouts se taisent-ils encore ? 
A une semaine de l’élection présidentielle, le Sénégal s’embrase.En 
effet, depuis le vendredi 17 février 2012 dernier, aucune des 14 
régions ne semble avoir échappé à ce vent de violence politique 
aveugle qui souffle sur le pays. Presque partout, des groupes de 
jeunes, armés de pierres, affrontent les forces de l’ordre puissamment 
équipées. Et, comme à chaque fois pour mater les manifestants, la 
police, chargée du maintien de l’ordre, tire à l’aveuglette sur les 
foules. Bilan à ce jour : 7 morts et des dizaines de blessés. A ce 
rythme, on va droit dans le mur et l’élection risque d’être 
compromise. 
Notre pays vit, sans doute, aujourd’hui, l’une des heures les plus 
troubles de son histoire. L’existence d’un péril grave et imminent 
n’est plus à craindre pour la simple et bonne raison que la violence 
va crescendo. Il ne se passe pas un jour, en effet, sans qu’il y ait 
mort d’homme. Mais, paradoxalement, face à cette brutalité inouïe et 
sauvage, aucune voix ‘autorisée’ ne semble officiellement s’élever 
pour dénoncer avec véhémence la barbarie et les dérives autoritaires 
d’un pouvoir policier incarné par Me Abdoulaye Wade et ses ouailles. 
Chaque jour, le régime tue ou emprisonne, à tour de bras, des 
personnes dont le seul tort est de vouloir s’opposer pacifiquement à 
la volonté d’un presque nonagénaire de briguer un troisième mandat 
présidentiel. 
Tout le monde sait ce qui se passe mais, par hypocrisie peut-être, 
beaucoup ferment criminellement les yeux. Comme l’autruche, chacun 
enfonce sa tête dans le sable pour ne pas voir la réalité. Cette 
attitude cynique et mesquine n’est hélas que l’expression de notre 
lâcheté. La vérité fait-elle si peur à dire ? Où sont passés les vrais 
hommes et femmes de ce pays ? 
Il est des moments de doute et d’incertitudes où l’avenir du pays doit 
interpeler tout un chacun. Le mutisme, dans ces cas, devient coupable, 
complice et lâche.C’est en ce sens que parler est salvateur. Notre 
pays a besoin, tout de suite et maintenant, d’entendre les voix 
d’hommes ou de femmes, pour qui, tous ont respect et considération. On 
en est arrivé là aujourd’hui. Mais, si tous n’ont pas l’art de prendre 
la parole pour se faire entendre, d’aucuns l’ont assurément. C’est 
indiscutable.Nous pensons aux guides religieux musulmans et chrétiens 
que tous tiennent en très grande estime. En effet, dans nos cultures, 
la parole du guide est vénérée. Elle inspire respect et considération. 
Les écrits religieux, sur un autre registre, nous enseignent que les 
croyants se doivent de dire la vérité quoi qu’elle leur coûte, car 
elle seule est facteur de paix et de stabilité. Aujourd’hui, tous 
savent que si le pays est en crise, c’est principalement à cause de 
l’obstination aveugle du président Wade de se maintenir vaille que 
vaille au pouvoir en dépit de son âge très avancé. Cette vérité est 
là, mais personne n’ose la dire car au Sénégal dire la vérité, toute 
la vérité, rien que la vérité pose problème. Ceux qui ont ‘osé’ parler 
au vieux l’ont fait en le caressant dans le sens du poil. Qui donc 
pour faire entendre raison à Wade alors ? 
Nous pensons que seuls nos guides religieux peuvent se charger de 
cette mission salvatrice car ils ont l’autorité, la probité et la 
légitimité nécessaires pour ‘rappeler à l’ordre’ le vieux président 
qui est apparemment devenu sourd aux appels de son peuple. Depuis 
1960, le pouvoir politique s’est appuyé sur les différentes confréries 
pour perdurer. Cette relation s’est parfois traduite par une 
allégeance des politiciens aux familles maraboutiques.C’est en ce sens 
que nous pensons que leur voix portera plus loin que la nôtre car il 
est des choses qu’un ‘vrai talibé’ ne saurait jamais refuser à son 
marabout.Un appel solennel de Touba, de Tivaouane ou du Clergé 
catholique pourrait potentiellement épargner encore de nombreuses vies 
d’ici la date fatidique du 26 février 2012 où tout peut arriver. 
Nous attendons de nos marabouts, de nos évêques, cette fois-ci, non 
pas un Ndigël électoral mais un appel à la raison et à la paix 
sociale. L’invite que nous leur lançons est juste pour rappeler qu’ils 
ont un devoir sacré envers les millions de disciples que nous sommes. 
Pour certains, les illustres grands-pères ont connu la privation et 
l’isolement pour défendre la foi, la vérité et l’homme noir stout 
court. D’autres, par contre, ont pris les armes ! Nous sommes sûr et 
certain qu’un seul mot venant du vénéré Cheikh Sidi Mokhtar Mbacké, 
khalife général des Mourides, pourra faire plier Wade et son régime. A 
cet homme comme aux autres guides religieux, nous disons : ’Parlez on 
vous écoutera !’ 
Amadou SARR, saramadou2008@gmail.com 
 
Qu'avons-nous fait de notre pays ? 
Nous nous adressons, dans cette réflexion, à nos concitoyens avec 
lesquels nous voudrions analyser une situation et des phénomènes 
qui, non seulement, ne se produisent point ailleurs, mais dévoient 
notre culture. Nous sommes, peut-être, différents des autres. Aussi, 
en voulant être trop singuliers, trop particuliers ne risquons-nous 
pas, à la longue, de détruire le socle des valeurs qui fondent notre 
société ? Le 19 mars 2000 le peuple du Sénégal s’est révélé à la face 
du monde en réussissant, sans tambours ni trompettes, ce qui, souvent, 
pose problème en Afrique : Une alternance démocratique. Ce qui n’était 
pas rien. Mais cette phase de notre histoire politique, loin d’amener 
les citoyens et les dirigeants à tourner la page des incertitudes et à 
s’atteler aux tâches qui nous auraient, à moyen terme, permis 
d’atteindre une émergence économique, installa une bonne part du 
peuple dans une joyeuse pagaille. 
 
L’euphorie s’était emparée de tout un pays qui fêtait «son exploit», 
«sa victoire». Et on oublia, pendant une période fort longue, que les 
élections ne devraient être que des parenthèses dans la vie d’une 
nation responsable. Et que la réalité, à laquelle il faudra faire 
face, dans toute sa rigueur, nous attend. Quel que soit le temps qu’on 
aura mis à nous amuser. Mais, et, malheureusement, comble des combles, 
on acceptait et tolérait tout des «acteurs» de cette «alternance 
miraculeuse». 
 
Naquit, alors, une ère d’incivisme et d’indiscipline durant laquelle 
tout, hélas, a été désacralisé, démythifié. Paradoxalement, même ceux 
qui étaient censés mettre un frein à ce laisser-aller étaient de la 
partie. Rien, désormais, n’était sacré. Et on laissa faire jusqu’en 
haut lieu. Même le Palais de la République fut banalisé au point que 
les tamtams et les tambours accompagnant le folklore des «militants» y 
firent leur entrée. 
 
Des phénomènes aussi ubuesques les uns que les autres nous taraudent l’esprit. 
Dés qu’un ministre quitte l’attelage gouvernemental sa famille, ses 
collaborateurs et ses «militants» sont plongés dans un deuil où la 
douleur est incommensurable. Certains, manifestant leur 
mécontentement, vont jusqu’à bruler le drapeau national !!!! Une 
hérésie sans commune mesure. Et cela se passe chez nous, au SENEGAL. 
 
Un jour, un chauffeur de car ndiaga ndiaye, par un acte d’incivisme 
notoire, tua un gendarme d’une escorte officielle. Il avait refusé de 
se rabattre sur le bas côté de la route, comme indiqué par la flèche 
du cortège. Bien évidemment il fut jugé et une peine de cinq ans de 
prison fut prononcée à son encontre. Alors, tous les chauffeurs et 
transporteurs en commun se mirent en grève, arguant que la peine était 
trop sévère. Les autorités gérèrent la situation en tenant compte de 
la réaction des chauffeurs et transporteurs. Alors que leur camarade 
venait de commettre un homicide volontaire !!! Ailleurs c’eût été la 
peine de mort. On imagine facilement qu’après des faits similaires 
le ver se soit tranquillement installé dans le fruit. 
 
L’impunité s’installait progressivement et atteignit des niveaux et 
des degrés indicibles. 
26 septembre 2002, Le «JOOLA», qui plus est le bateau qui faisait la 
liaison Dakar- Ziguinchor, sombra avec 1953 passagers. Seules 64 
personnes échappèrent au naufrage. Même le «Titanic» fit moins de 
victimes. 
Comment en était-on arrivé à cette catastrophe? Et pourquoi les gens 
n’ont-ils pu être secourus à temps ? 
Colère, révolte, deuil……… 
 
Il fallut quand même répondre aux questions posées par le commun des mortels. 
Il apparut très clairement, en résumé, pour ne pas rouvrir les plaies, 
que ces raisons ont conduit à cette catastrophe qui a battu tous les 
records Guinness : indiscipline, incivisme, non observation des normes 
sécuritaires………… L’équipage, après avoir atteint le nombre de 
passagers autorisés, recevait encore des voyageurs et des bagages. Les 
images avant naufrage ont montré, à l’escale de Carabane, le bateau 
naviguant sur le côté. Dans l’insouciance générale. 
 
Au cours du voyage marquant la reprise de la navigation du «JOOLA», la 
traversée Dakar Ziguinchor se serait faite avec un moteur ; alors 
qu’il en fallait deux pour être dans les normes sécuritaires. Et il y 
avait, à bord, deux ministres de la République. Dont celui en charge 
des Transports !!! 
Il y eut, alors, un répit à cette joyeuse pagaille. Et un concept, 
INTROSPECTION, fut dépoussiéré afin que nos concitoyens changent leurs 
manières de faire. 
Mais qui dit introspection, dit voyage à l’intérieur de soi-même. Et 
voyager à l’intérieur de soi-même en toute objectivité requiert un 
courage que tout le monde n’a pas. 
 
Il est vrai que les Sénégalais s’y essayèrent réellement, mais c’est 
exigeait beaucoup d’eux. Car tant qu’on indexait l’autre c’était 
facile. Mais si on se découvre, comme faisant partie des éléments du 
désordre et de l’incivisme, on a vite fait de changer de décor. Les 
choses en restèrent là. Et les Sénégalais retrouvèrent rapidement leur 
jeu favori. 
Novembre 2007. Pour des raisons de sécurité, d’hygiène et de fluidité 
de la circulation dans notre capitale les autorités avaient pris des 
mesures concernant les marchands ambulants. Non seulement ces derniers 
refusèrent de se plier à la loi, mais ils mirent Dakar en sac, brulant 
tout sur leur passage. 
Les autorités finirent par revenir sur leur décision. Et ceux dont on 
avait la preuve qu’ils ont brûlé et saccagé ne furent point inquiétés. 
 
On n’a pas besoin de dire qu’à partir de ce jour les digues avaient sauté. 
La marche de notre pays fut secouée par des évènements aussi 
préoccupants les uns que les autres. Mais les autorités les ont gérés 
en ne tenant, malheureusement, compte que de la donne politique au 
détriment de celle citoyenne. 
 
D’ailleurs, en revisitant l’histoire politique du Sénégal, à partir 
des indépendances, nous avons trouvé les premiers indices de cet état 
de fait qui risque de retarder notre marche vers le développement. 
Les indépendances acquises en 1960 avaient conduit, dans l’euphorie, 
l’élite africaine de l’époque à prendre en main les destinées de nos 
pays jusque là administrés par des puissances coloniales. Cette élite 
privilégiée était adulée par des populations dont le seul 
soulagement, pour le grand nombre, était d’être sorti des exactions 
liées à la colonisation. Au SENEGAL des chansons furent composées en 
l’honneur de ces «héros» d’une indépendance, comme pour la plupart 
des pays de l’ex A.O.F, négociée. Or l’ancienne puissance coloniale 
avait déjà formaté «ses cadres» pour qu’ils continuent à servir ses 
intérêts. C’est dans ce contexte que de nouveaux concepts virent le 
jour. A l’instar des slogans comme «moom sa bopp», «moom sa rééw», du 
reste très nobles, des concepts aussi pernicieux les uns que les 
autres naquirent. Dans l’insouciance la plus totale. 
BOROM REEWMI 
 
Le Président de la République, dépositaire du suffrage des sénégalais, 
émanation de la volonté du peuple, allait échapper totalement à 
celui-là. Du simple fait que le concept de borom reewmi signifie «le 
maître du pays» et non autre chose qui corresponde à la fonction de 
Chef de l’Etat. Les cadres de l’administration dans ce cas se 
considèrent comme des roitelets. Le Président SENGHOR avait, 
incidemment, un jour, demandé aux membres de son entourage de lui 
donner la signification exacte du mot POUVOIR en Wolof. Et tous, sans 
se concerter, ont trouvé la définition suivante : NGUUR (Royauté). Il 
prit sa tête entre les mains et dit : «Alors là, c’est le comble». 
Comment pouvez-vous habituer des gens que vous avez élus à se 
considérer comme des rois ? Au point de les amener à y croire 
parfaitement ? En de telles situations vous acceptez qu’ils pillent 
l’économie du pays. Qu’ils hypothèquent l’avenir de vos propres 
enfants. Car un roi ne rend pas compte. N’est-t-il pas tout comme un 
maître absolu ? C’est pourquoi personne n’a crié au scandale quand, 
dans les années 1970, en période de sécheresse, donc de mauvaise ou 
pas de récolte du tout, on saupoudrait les paysans et les exposait au 
soleil. Parce qu’ils ne pouvaient pas rembourser leurs dettes de 
semences. Certains sont morts par suite de ces saupoudrages, d’autres 
ont traîné des maladies handicapantes. Cela n’a choqué personne. Et on 
ne parla même pas des gens qui sont morts de faim pendant ces mêmes 
années. Sans être cynique c’est, en quelque sorte, un retour de bâton 
; car on ne fait pas d’un serviteur un roi. Dans la langue de 
Shakespeare, Fonctionnaire signifie civil servant. 
MAG DU FECC YALNAA DEE 
 
Dans notre culture les vieillards sont des sages. Et ne commettent ni 
bassesse, ni impair, en somme aucune turpitude. Encore moins des actes 
considérés comme irresponsables. Ce sont nos repères. On se tourne 
vers eux quand les problèmes de la vie nous amènent à nous détourner 
du droit chemin. Mais il est arrivé un moment où dans l’imagination 
populaire on pouvait penser qu’un sage puisse se permettre de danser ! 
Comment ? Si cela en valait vraiment la peine. Ca alors ! Et les 
repères disparaissent du coup. La porte ouverte à tout. Car, si ceux 
qui devaient mettre un frein à une inconduite sont de la partie, c’est 
la dérive 
LEKET’U NEEN DU NAX BEY 
 
En milieu rural quand on veut attraper une chèvre (ou un bouc) on lui 
montre une calebasse où il y a du mil ou un autre aliment dont elle 
serait friande. La chèvre s’approche avec méfiance parce qu’elle ne 
sait si c’est un piège ou une aubaine pour elle. Jusqu’au moment où on 
l’attrape. Il arrive que certaines personnes se comportent comme 
cette chèvre (donc comme un animal). Pour peu qu’on leur fasse 
miroiter une friandise ou une situation mirobolante. Parce que comme 
pour la chèvre, la chose reste virtuelle .Rien ne doit amener un homme 
à jouer à ce jeu ou à s’y faire prendre 
NJERIN LOO FEKKE 
 
Ce concept ancré, comme les précédents, dans l’inconscient des 
Sénégalais fait que chacun fait ce qu’il veut, où il veut comme il 
veut, quand il veut pourvu seulement qu’il y trouve son propre compte. 
Nonobstant le malaise, le danger ou toute autre nuisance qu’il fait à 
autrui, à son environnement, à son pays. 
 
Parce que tout simplement il se dit peu, ou pas du tout, intéressé à 
une chose qui ne lui profite pas en tant qu’individu. Le poète SENGHOR 
disait : «Quand on se marie on se multiplie par deux. Quand on fait 
des enfants on ne meurt plus». Pour rappeler à ces individus 
mentionnés plus haut qu’ils ne pensent même pas à leurs enfants qui 
continueront à porter leur nom. On doit, au contraire, faire en sorte 
que nos enfants ne vivent pas les situations pénibles que nous avons 
eu à vivre bien que nos parents aient consentis des sacrifices pour 
nous. On doit s’ériger en modèle pour nos enfants, tout en leur 
donnant une bonne éducation. Et ne pas vivre la situation que James 
BROWN décrit dans The Soul of a black man: 
 
«It’s so hard when a father is trying to get respect from his own son.» 
 
«Quel triste spectacle que de voir un père qui quémande le respect de 
son propre fils» 
 
Etant entendu que la liste des concepts qui nuisent à nos valeurs 
n’est pas, à ce stade, exhaustive, nous avons, tout de même, une 
histoire où les exemples de courage, d’abnégation et d’altruisme font 
légion .Dans la sagesse seereer on dit : «O kiin daawre fo 
mbataakiin. O kiin yiif ‘o fo laaw». Autrement dit : «Ce qui fait la 
force de l’homme ce n’est pas son animalité, mais son esprit et son 
cœur». D’où l’homme qui transcende les attractions néfastes du moment 
pour se projeter dans le futur. Et dans notre culture, cela ne date 
pas d’aujourd’hui. Tout comme ce fait d’Histoire qu’on ne raconte pas 
souvent : En 1890, lors de la chute de Ségou, ALBOURY NDIAYE, subira, 
volontairement, une canonnade durant deux heures de temps, en tant que 
roi du DJOLOF en exil, en vue de protéger le repli d’AHMADOU sur le 
MACINA .Préservant, ainsi, l’héritage d’ELHADJ OMAR TALL. 
 
Les SENEGALAIS se glorifient, pourtant, de ces faits, entre autres 
noblesse de cœur et esprit chevaleresque. Il leur resterait, tout 
simplement, à s’en inspirer dans tous les actes qu’ils posent et qui 
engagent leur pays et leurs enfants. 
Aujourd’hui, malheureusement, dans l’élite politique, une nouvelle 
race de sans foi ni loi, cherche à se pré positionner en mettant entre 
parenthèses l’étique et la déontologie. La pratique de la politique au 
Sénégal continue d’étonner et de surprendre. Parce que le pouvoir 
politique, compte tenu des informations distillées par les média, ne 
sert que des intérêts égoïstes. Un examen de l’actualité confirme le 
caractère inadapté des politiques des gouvernements connus entre 1960 
et 2O11. Qui n’ont pas pu évoluer en fonction des espoirs et des 
espérances des populations. L’enrichissement illicite et la corruption 
se développent en même temps que s’aggrave, sans mesure, la précarité 
et la peur. 
 
Notre pratique politique est devenue, au terme de 51 années, une 
véritable usine à enrichissement illicite. Où une gent de sans loi et 
de sans foi gouverne, avec férocité et cynisme, une société fortement 
stabilisée par le registre religieux et traditionnel. Cependant, le 
recours à l’indignation et au dépit reste une alerte maximale. 
 
Comment comprendre que l’impunité soit désormais érigée en règle ? 
 
Il se trouve, aussi, que certains parmi ceux qui briguent, 
aujourd’hui, le pouvoir d’Etat, sont des générateurs avérés de la 
précarité et de la peur dans lesquelles plonge le plus grand nombre 
des populations sénégalaises. Les acteurs politiques actuels ont mis 
en panne, dans leur immense majorité, la Nation Sénégal. Car ils sont 
devenus, presque tous, du fait de l’enrichissement sans cause, des 
rentiers. La plus part de ceux issus des régimes de Senghor, Diouf et 
Wade disposent de patrimoines obtenus par le biais de la corruption, 
de la concussion et du détournement de deniers publics. 
 
D’ailleurs, le ridicule, selon toute vraisemblance, ne tue plus au 
Sénégal mais….enrichit. 
 
Nous notons, pour nous en désoler, que le recours aux média, sans 
rigueur et sans mesure, est devenu, aujourd’hui, la règle pour tous 
les acteurs politiques. 
 
Elhadj Hamidou KASSE qu’on ne présente plus aux sénégalais, avait, en 
parlant de la presse, dans l’OFFICE n°204 du samedi 17 décembre 2005, 
sorti des idées qui ont, encore, aujourd’hui leur pertinence. «Les 
média ne sont plus simplement des relais qui collectent et diffusent 
l’information, ils sont devenus de puissants instruments de 
façonnement des consciences.» 
 
Robert MENARD de RSF déclare dans le Walf Grand’Place du jeudi 15 
décembre 2005 : «Le pluralisme de l’information renforce la démocratie 
quand la presse est responsable. Quand la presse jette de l’huile sur 
le feu, le pluralisme de l’information est la pire des choses pour un 
pays». Parce que «La presse a un devoir d’exactitude, un devoir 
d’impartialité, un devoir d’objectivité, d’honnêteté, au moins» 
poursuit-il. 
 
Mais notre nation, le SENEGAL, rejette tout système de pertinence 
politique qui l’oblige à plonger dans une piscine sans eau. Parce que 
notre pays entend rester une terre de croyance, de traditions et de 
civilisations. Bien que les agressions se multiplient ! 
 
Le Sénégal ne se limite, guère, au pré positionnement électoraliste. 
Mais se préoccupe, particulièrement, de son futur, de celui de sa 
jeunesse, de ses femmes. Pensons à créer des conditions d’une 
existence décente. Car les forces de destruction déciment, sans 
mesure, les peuples dépourvus de paratonnerre citoyen. 
 
Par Wagane FAYE – 
Professeur d'Anglais – 
Expert Associé à CARED Afrique – 
E-mail : ngenbale@hotmail.fr 

 

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Modifié en dernier lieu le 22.02.2012
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