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Risque d' une monarchie élective !

 
 
Nettali : Mardi 11 Nov 2008 
ABDOU LATIF COULIBALY, JOURNALISTE- ECRIVAIN : " Karim Wade N’a Ni La Compétence, Ni L’étoffe, Encore Moins La Rigueur Et Le Profil D’un Homme D’etat. "  
NETTALI.NET- Dans cette interview, Abdou Latif Coulibaly analyse les récents événements qui ont marqué l’actualité politique nationale. Le journaliste-écrivain, par ailleurs, directeur de l’Issic explique pourquoi Karim Wade ne peut pas succéder à son père. Il donne, également, sa lecture de la démission de Macky Sall et sa vision sur l’apport politique des "Assises nationales" auxquelles il prend part.  
Que pensez vous de ce message envoyé par la génération du concret à certains journalistes « A ceux qui disent pourquoi Karim Wade, répondez pourquoi pas Karim Wade. Why not Karim Wade. » ? 
Certains Sénégalais, j’imagine une minorité se demandent pourquoi Karim Wade doit succéder à son père. Pour moi la façon de poser la question suffit à elle seule à informer sur le malaise de ceux qui la posent. Cette question est tellement saugrenue qu’il me paraît inutile de répondre, mais puisque vous me posez cette question, je vais répondre en disant : pourquoi ça ne doit pas être lui et ça ne peut pas être lui. Nous ne sommes pas au Sénégal dans une monarchie élective. Par ailleurs, je suis convaincu que Karim n’a la compétence, ni l’étoffe encore moins la rigueur et le profil d’un homme d’Etat. Rien dans son histoire et dans son expérience personnelle ne le prépare à de telles charges, sauf de valoir le fait que son père est le président de la république. Un autre élément et non des moindres, s’oppose à cette éventualité. Karim Wade n’a pas la culture sénégalaise, même si effectivement il peut exhiber des papiers prouvant sa nationalité sénégalaise. Or, pour moi nul ne peut sérieusement prétendre diriger un peuple quand on n’est pas pénétré de ses valeurs et ses coutumes. Ce n’est pas une qualité suffisante, mais elle est nécessairement cumulative avec d’autres tout aussi essentielles. Cette donne est d’autant plus pertinente dans le cas d’espèce que l’intéressé ne peut s’adresser au peuple sénégalais dans aucune langue locale du pays. Imaginez un américain pouvant justifier sa nationalité française aller se présenter aux suiffrages aux citoyens de ce pays dans un français presque incompréhensible à cause de l’accent anglais prononcé. Karim Wade est certes un sénégalais, mais il n’est pas un sénégalais comme nous tous. Soyons de ce point de vue exigents avec nous-mêmes dans la manière d’envisager l’avenir de ce pays. A cause de cette exigence, Karim Wade ne peut pas prétendre à la succession de son père. 
Est ce que ce n’est pas l’élection d’un métis à la tête des Etats-Unis qui encourager la « Génération du concret » ? 
Obama est américain, parle l’anglais américain et est ancré dans la culture américaine. Culturellement Karim Wade n’est pas un sénégalais à part entière. Ce serait démocratiquement indécent d’essayer de faire de Karim Wade le quatrième président du Sénégal. 
Quelle lecture faites-vous de la démission de Macky Sall du Pds et de tous les mandats acquis sous la bannière de ce parti ? 
Je pense que le départ de Macky obéit à une logique politique cohérente. L’ancien président de l’Assemblée se donne en démissionnant les moyens de ses nouvelles ambitions politiques. Il sait qui’en restant dans le Pds, il n’aurait pas la possibilité de conduire de façon libre un quelconque projet politique. En partant, ce dernier entend se battre et se mettre au service de son pays et de son peuple qui, en définitive, devait être le seul arbitre habilité à trancher le débat sur la succession de Wade. Personnellement, je pense que Macky Sall est cohérent et a bien fait, en ce qui concerne son avenir politique personnel, de quitter le Pds. 
Ne s’achemine t-on pas vers la dislocation du parti de Me Wade eu égards à ce qui s’est passé avec le Ps à la fin des années 1990 ? 
Sans nul doute. Le Ps a connu un éclatement du fait de déchirures et de la loyauté de son président (Abdou Diouf Ndlr). Si jamais demain, on organise des élections libres et transparentes dans ce pays, le Pds sera balayé. Wade est incapable d’organiser des élections et les perdre. Mais c’est pas parce qu’on ne veut pas perdre des élections qu’on restera nécessairement au pouvoir. Est ce que le « Front Siggil Sénégal » peut être une alternative crédible ? 
Je vais répondre par autre chose. C’est ce que le « Front Siggil Sénégal » a préparé qui constitue une alternative parce que la démarche des "Assises nationales" repose sur des idées et la recherche d’un consensus. Autrement dit, il ne s’agit plus de mettre en avant un homme mais des idées ou des principes. Tout le monde peut s’en approprier. Ce qui est fondammental aujourd’hui c’est que les « Assises Nationales » donne une réponse à ce peuple. Maintenant il faudra avoir un leadership pluriel et collectif pour que l’alternative se réalise. Nous allons sortir enfin de la perspective homme-messie, homme-providentiel. 
Est ce que cette question du leadership ne sera pas la pomme de discorde ? Un leadership ne se dégage pas naturellement, sans anicroches. . Barack Obama a combattu Hilary Clinton. En France avec le Parti socialiste, il y a eu un combat féroce. que tout le monde combatte et les meilleurs vaincrons. C’est ça la démocratie Il y a une perspective qui se dessine : capacité de réflexion, recherche d’un consensus. Après quand on aura fini, il n’est pas dit que nécessairement le leadership sortira de l’opposition telle qu’elle se présente aujourd’hui. Il peut sortir de la société civile. 
Auteur: Nettali  
 
 
SudQuotidien: Samedi 8 Nov 2008 
L’ARROGANCE ET L’INGRATITUDE COMME MONNAIE D’ECHANGE  
Qui aurait crû qu’au soir du 19 Mars 2000 le Sénégal se trouverait dans la situation où elle se trouve actuellement ? En me posant cette question, je me pose certainement la question que se posent les sénégalais dans leur écrasante majorité tellement la déception est grande et la pilule dure à avaler. Mes chers compatriotes, ne nous leurrons pas car notre pays va mal, il va trés mal. 
La situation socio-économique que traverse aujourd’hui le Sénégal frise le chaos et nous fait craindre le pire. Le spectacle qu’il présente est indescriptible. Refuser d’admettre une telle réalité serait tout bonnement faire preuve de malhonnêteté sinon de lâcheté, ce que ni ma conscience, ébranlée au plus fort d’elle-même, ni ma foi ne me permettraient de faire car l’heure n’est plus à la rigolade encore moins aux supputations. Le pays est en danger ! 
Je suis aujourd’hui profondément convaincu que ce Sénégal qui croule sous le poids des inondations, de la déchéance politique, économique et morale n’est pas le Sénégal qu’auraient souhaité voir tous ces dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui s’étaient donné rendez-vous un soir de Mars 2000 dans les artères de Dakar pour célébrer un événement historique qui venait de se passer dans notre cher pays, l’alternance. 
Hélàs, l’euphorie n’aura été que de courte durée et la réalité des choses nous aura rattrapés au bout d’un itinéraire fait de doutes et d’incertitudes. Ce Sénégal qui ploie douloureusement sous le poids de la misère est bien le pays qui nous a vu naître et qui nous tant donné. Nulle n’a alors le droit de rester insensible face au mal qui est en train de le gangréner et qui risque de le perdre si des voix et des actes ne se s’élèvent pas pour dire non, non et non. 
Ce Sénégal que l’on voit sombrer à petits feux est le Sénégal de ces millions de gens, ces honnêtes citoyens qui se lèvent tous les jours, à l’heure où les dernières étoiles se meurent sous un ciel encore clair-obscur et où le soleil, dans sa dernière procession, libère de ses entrailles ses premiers éclats qui viennent échouer, tels des vagues fouettant inlassablement le corps tendu d’un rocher, sur les flancs de la terre encore trempée du sang et de la sueur de tous ceux qui, un jour ou l’autre, se sont battus ou continuent encore à se battre pour assurer leur survie. Ce Sénégal-là est celui de ces braves femmes, le pagne solidement noué autour des reins, désertant quotidiennement les faubourgs de la banlieue dakaroise de yembeul, Keur Massar, Fass Mbao pour rallier le centre-ville où elles tentent, dans une dernière énérgie de désespoir, de gagner dignement leur vie dans des conditions parfois épouvantables. 
C’est le Sénégal de ces milliers de jeunes qui, au jour le jour, arpentent les allées du Port de Dakar où les ruelles abritant des concessions en construction pour monnayer leur force aux prix de rémunérations qui frisent parfois l’indescence. C’est le Sénégal de ces marchands de Sandaga, de Diaobé ou du marché Sor à Saint Louis qui se battent sans relâche pour sauver ce qui leur reste d’un espoir trahi par des gens dont on ne sait d’où ils viennent tellement leur comportement frise l’irrationnalité et la barbarie. 
Je me refuse alors à penser, encore moins à accepter, que ce Sénégal-là est celui des fêtards et des paresseux comme on a insidieusement voulu nous le faire croire. Tout au plus, je demeure convaincu que ce pays est celui de ces millions d’hommes et de femmes qui ont un sens élevé des responsabilités qui les incombent vis à vis de leur pays et qui tiennent à tout prix à le préserver des dérives de toutes sortes. Aucun pays n’est à l’abris d’une insurrection ou d’un révolution car la violence, qui peut s’exprimer sous des formes diverses et variées, n’est l’apannage d’aucune entité sociale. 
Dès lors, comment en sommes-nous arrivés à cette situation car, véritablement, au vu des réalités du moment, l’échec dépasse toutes nos espérances. La réponse à cette question est toute simple : Nous nous trompés de choix le 19 Mars 2000. Nous avons purement et simplement fait une erreur de casting et maintenant nous en payons cher le prix. Nietzche disait : « J’ai tourné le dos aux gouvernants quand j’ai vu ce qu’ils appellent gouverner : marchander, trafiquer le pouvoir avec la racaille ». 
En décidant de confier les déstinées de notre pays à ceux qui nous gouvernent aujourd’hui, nous ne pouvions, un instant, nous douter que nous venions de confier une partie de nous-mêmes à une bande d’arrivistes, de menteurs, de nullards, d’incompétents et de traficants de tout acabit (trafic de CV, donc de diplômes, trafic de passeports diplomatiques, trafic de drogue, pédophilie, meurtre, tentative de meurtre et j’en passe). Ces gens n’ont pas hésité à marchander sur la dépouille de ces milliers de jeunes sénégalais morts en mer alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes espagnoles dans des embarcations de fortune. Jamais, d’ailleurs, je ne me permettrais de porter un quelconque jugement sur la vaillance de ces jeunes qui ont affronté la mort pour fuir la misère dans leur propre pays. 
Quelle a été l’attitude de nos gouvernants face à ce drame qui a frappé le pays tout entier et par rapport à quoi il fallait adopter une attitude teintée à la fois de compassion et d’humanisme ? Plutôt que de porter le deuil est de proposer des solutions concrétes, ces gens se sont empressés, telles des fauves affamées devant leur proie, de réclamer au pays de josé Louis Zapatéro et de de l’extémiste Mariano Rajoye de l’argent pour, affirment-ils, les aider à lutter contre l’immigration irrégulière. Un chantage odieux ! « Je peux vous aider à lutter contre l’immigration clandestine contre mes vallées fossilles. » Telles furent les propos de Wade à l’endroit des autorités espagnoles. Ainsi, des milliards de nos francs leur furent versés par le gouvernement espagnol à la veille des élections de 2007. Vraissemblablement, cette manne financière de 13 milliards aura servi à financer la campagne électorale du candidat Wade durant ces élections de 2007. 
Les centaines de visas offerts par l’Espagne, dans le cadre des accords qui ont été signés entre les deux pays, serviront plus tard à faire voyager des gens qui n’avaient pas les compétences requises, moyennant évidemment des espèces sonnantes et trébuchantes. Certains de ces visas ont été vendus jusqu’à cinq millions de francs cfa et toutes ces magouilles ont été orchestrées dans les services de Aliou Sow alors ministre de la jeunesse et par ses acolytes. 
Les chefs d’entreprises espagnols qui avaient recruté ces « talents » ont, par la suite, fait part de leur profonde indignation aprés qu’ils eurent découvert qu’ils ont ont été roulés dans la farine par le gouvernement sénégalais et les contestations qui s’en sont suivies sont aujourd’hui un secret de Polichinelle. Décidément, ces gens ne nous auront rien épargné en huit années de régne : crime, mensonge, manipulation, achat de conscience, détournement...tout y passe. Rien d’étonnant pour des gens qui sont habitués au mensonge et à la triche ? Oui, ces gens sont nés dans le mensonge et la triche et ils mourront dans le mensonge et la triche. 
Et, Comme si cela ne suffisait pas, ce gouvernement continue à fabriquer un nouveau type d’hommes incapables de se projeter dans l’avenir et faisant preuve d’une arrogance et d’une ingratitude sans commune mesure. Jugez-en par la gravité des propos tenus par Wade lui-même : « Je n’ai pas d’ego au Sénégal, ni dans mon parti ni dans l’opposition » ou encore : « Le PDS restera cinquante ans au pouvoir ». Comment un homme qui a bénéficié du suffrage des sénégalais aprés plus de vingt cinq ans de chasse aux voix bredouille peut-il se permettre de tenir de tels propos ? C’est à croire que notre bonhomme a réellement des comptes à régler avec son ego. 
Comment alors s’étonner que ses ouailles comme Farba Senghor et Doudou Wade aient repris, telles des litanies du matin à l’image de samba Diallo, les propos de leur chef en les agrémentant d’insultes, d’injustes et de menaces à l’endroit de tous ceux qui auraient le tort de ne pas penser comme eux ou de ne pas réfléchir comme eux. Les propos tenus par Doudou Wade au lendemain de la riposte des marchands ambulants de Sandaga contre la politique anti-sociale du régime de Wade en sont une parfaite illustration mais font peur à bien des égards : « Nous sommes prêts à en découdre avec tous ceux qui seraient tentés de causer des troubles, Nous sommes prêts à tout...même à l’assassinat ». Cher Monsieur Wade, j’ai envie de vous dire que vous et votre famille politique avec à leur tête votre chef avez déjà eu à assassiner des gens et dans cette série d’assassinats, le plus macabre aura sans doute été l’assassinat de Me Babacar Sèye que votre mentor, Wade a commandité. 
D’ailleurs, quelle crédibilité peut-on accorder à ces propos venant de quelqu’un qui est censé incarné les valeurs de la République mais qui n’hésite pas à faire dans l’apologie du crime ? Aucune, car ces gens ont prouvé depuis leur accession au pouvoir que leur seul et unique souci c’est d’exister politiquement, les préoccupations du peuple, ils n’en ont cure. Le spectacle auquel ils se livrent avec ce qu’il convient d’appeler l’affaire Macky, aprés l’affaire Idy, et dont le seul responsable n’est autre que Wade, est vraiment pathétique et témoigne du recul qui caractérise notre pays depuis ce fameux soir du 19 Mars 2000. 
Pourtant, au même moment, parallèlement à cette guerre fratricide que le père a déclenchée au sein de sa propre famille politique, des sénégalais ont senti la nécessité de se regrouper autour d’assises qu’ils ont voulu nationales et auxquelles ils ont confié tous ceux à qui il reste encore un brin de patriotisme car s’il y a vraiment une chose que ces gens qui nous gouvernent ont réussi à faire durant leur magistère, c’est bien d’avoir tué chez bon nombre de nos compatriotes l’amour de la patrie. Le nombre de compétences ayant préfèré fuir le pays plutôt que de s’associer à cette racaille politique en est une parfaite illustration même si, par ailleurs, leur attitude est critiquable mais aussi...défendable. 
Malgré les griefs qu’on peut porter de part et d’autres au tenants de ces assises, elles ont le mérite de se tenir à un moment où notre pays traverse une crise sans précédent. A une invitation pour participer aux assises, Wade et son régime n’ont trouver comme réponse que de traîter les initiateurs de ce qui n’est rien d’autre qu’une concertation nationale de traîtres avant de qualifier les assises de coup d’etat. 
Voudraient-ils alors nous faire penser que les Ibrahima Fall, les généraux Seck et Keita, sans oublier le président Mbaw et toutes les compétences venues de l’intérieur comme de l’extérieur du pays sont des traîtres qui mériteraient d’être guillotinés ? Non, non Messieurs vous n’avez rien compris. Nous sommes d’ailleurs trés contents de savoir que le MFDC a décidé de participer à ces assises, ce qui sera juste une pierre de plus dans la construction de l’édifice Sénégal. Non Messieurs, les vrais traîtres sont à trouver du côté de ceux qui, au moment où les pays va mal et peine à souffler, préfèrent se livrer à une bataille de clochers à l’intérieur d’une formation qui renferme tout ce que l’on peut retouver de nauséabond en politique. 
Vous avez fait primer l’intérêt partisan sur l’intérêt national. Que les gens souffrent ou qu’ils meurent ne vous incommode point. Alors, chers Messieurs, regardez-vous dans une glace et vous verrez à quoi ressemble le visage d’un traître. Ayez un peu de décence et laissez tranquille ceux qui ont au moins le mérite de s’assoir autour d’une table pour parler de ce qui leur est le plus cher au monde : leur pays. 
Ayons le courage de le dire, ce pays part à la dérive et il ne mérite pas ça. Il est en train de s’effrondrer parce pris en otage et étranglé par une bande de voyous qui font planer une épée de damoclés au dessus de la tête des onze millions d’âmes que compte le Sénégal et qui, au bout du compte, ne veulent autre chose que d’en faire l’Etat des voyous. La société civile est en péril ! Ces arrivistes à la petite semaine « Fayouniou Narba Kkoromom ». Le Sénégal leur a tout donné, ce pays leur a beaucoup pardonné mais hélàs, ces gens n’ont eu à l’égard de ce peuple que arrogance et ingratitude comme monnaie d’échange. Ils ont blessé ce peuple et les blessures sont si profondes et le traumatisme tellement fort que je me demande si un jour il nous sera possible de rebondir et nous reconstruire aprés les souffrances que Wade et son régime nous ont infligées. 
Malgré tout, j’ai cependant envie de dire à ces gens que quand on a le minimum de conscience des responsabilités que l’on exerce dans l’aréne sociale, que ces responsabilités soient politiques ou autres, on se doit de comprendre qu’un jour viendra où on devra impérativement rendre des comptes. Mais véritablement, je ne pense pas que ceux-là qui nous gouvernent aujourd’hui soient suffisamment conscients de cet état de fait car ils sont tellement imbus de leurs personnalités et tellement sûrs d’eux qu’ils ne voient pas le danger venir. Pour rester au pouvoir, ils seraient prêts à tout, même à vendre leur âme au diable. 
S’il leur reste un minimum de bon sens et de lucidité, ils doivent comprendre qu’un jour viendra où le peuple soldera définitivement ses comptes avec eux. Ce jour-là, personne ne sera là pour les plaindre, non personne. 
Amadou Mbaye 75013 Paris 
hama.amadou@hotmail.fr 
Auteur: Amadou Mbaye  
LE VENT DU CHANGEMENT VIENT DE PRENDRE SON ELAN… CONTRE TOUTES ATTENTES… LES USA VIENNENT D’ELIRE LE PREMIER PRESIDENT NOIR… 
LA DEGRADATION DES MŒURS EST UN PRODUIT DE L’ANARCHIE QUI REGNE AU SENEGAL… L’EXACERBATION DES CONDITIONS D’EXISTENCE EST NATURELLEMENT LA VOIE OUVERTE A TOUT CES MAUX…QUE DIEU NOUS EN PRESERVE… JE VEUX DIRE DU PIRE DES PIRES… 
 
LE PROCHAIN PRESIDENT DEVRA ETRE LE PRODUIT D’UN PROJET DE SOCIETE COLLECTIVEMENT MURI, EN PHASE D’AVEC LES ASPIRATIONS DU PEUPLE SENEGALAIS…LOIN DES PERSONNAGES FABRIQUES DE TOUTES PIECES! 
A présent à la suite d’un calcul politicien munitieux, c’est plutôt un cirque d’anciens snobs qui s’offre à la face du public sénégalais autour de personnages centraux (idy, karim, macky, avec leurs acolytes…voyez bien, jusque là c’est cette trilogie qui hante l’opinion publique tel que façonnée par une Presse pernicieuse! SI ON N’EST PAS POUR LE 1ER, ON EST POUR SES AMIS, PAS POUR LE 2ND, MAIS POUR SES SYMPATHISANTS, AINSI DE SUITE…CERCLE VICIEUX! 
 
AU LIEU D’ETRE L’AVANT-GARDE DU PEUPLE EN MATIERE DE CHOIX POLITIQUES, la presse, en ordre dispersé cherche à satisfaire son désir d’originalité à l’aune des conquêtes de prébendes…En 2000 la situation de désarroi partagé par le Peuple a été un dénominateur tacite et tactique du réflexe d’unité autour des media… Pour cette fois-ci jamais opacité n’eut été aussi entretenue au point que les media pour réussir ce coup unitaire de 2000, ils doivent, Cette FOIS-CI, par Option (OFFICIELLE OU OFFICIEUSE) se prononcer sur les choix Légitimes de projet de société et d’homme à porter ledit projet pour l’intérêt, non pas d’un groupuscule de renards politiques dans le poulailler, mais pour enfin Vivre les promesses d’une vie décente en ce 21eme siècle!  
 
Loin des querelles de personnes, LE PROCHAIN PRESIDENT DOIT ETRE UN HOMME D’INTEGRITE, DE MERITE, UN HOMME IMBU DE VALEURS DEMOCRATIQUES, pas un parfait homme ce qui n’existe nullement! 
Au fait c’est encore moins parceque l’essentiel des protagonistes du Jeu Politique ont démontré leurs limites en matière d’intégrité, de mérite et de valeurs intrinsèques, que du fait qu’ils ont, d’une manière ou d’une autre participé (à divers degrés) aux différentes administrations qui ont jusque là été néfastes pour le Peuple!  
L’alternance a été un slogan, en son temps, plein de sens rationnel, mais la suite nous aura édifié que c’est pas le slogan qui fonde la pertinence… CE QUI FONDE CETTE DERNIERE, NE L’OUBLIONS JAMAIS, C’EST BIEN LA MATURATION D’UNE CONSCIENCE CITOYENNE AUTOUR D’UN «IDEAL» DE PROJET DE SOCIETE D’ABORD, D’UN PARADIGME DU DEVELOPPEMENT DURABLE EU EGARD A NOS DEFIS DE PAYS EN DEVELOPPEMENT…(CF AUX OMD), CE QUI FONDE LA PERTINENCE DE NOS CHOIX POLITIQUES C’EST PLUTOT L’EQUATION ENTRE NOTRE RETARD ECONOMIQUE (MALGRE NOTRE POSITION FAVORITE A L’INDEPENDANCE) , NOTRE REGRESSION CULTURELLE EN SUS DE NOTRE RYTHME DE DEPERDITION SOCIALE… telles sont les éléments de l’équation qu’un Acteur Sénégalais quelconque, imbu de valeurs de Diomm, Ngor, Fitt devra se reconnaître, se confondre pour présider à nos destinées… 
 
Notre échec Historique sera de limiter nos présidentiables à ceux qui ont fait et continuent de faire l’info… à la limite, dans un esprit de convivialité, de fraternité, de démocratie élargie, pourvu que les règles du Jeu soient définies d’avance et pas à l’arrivée comme c’est souvent le cas dans ce jeu politique de lâches (continuant allégrement de lire Machiavel en diagonal), les anciens doivent naturellement aider la Nouvelle Dynamique POUR L’INTERET SUPERIEUR DE LA NATION SENEGALAISE… ENFIN INDEPENDANTE: ALIMENTAIREMENT, ENERGETIQUEMENT, ET SURTOUT IDEOLOGIQUEMENT!  
 
Notre combat digne d’entreprise, a partir de maintenant, c’est bien naturellement de penser à ce second Pole à émerger… SECOND PAR RAPPORT A TOUT CE QUI A PREEXISTE DE CONNU, DE SNOB TONITRUANT…Quand je dis pole encore c’est en terme de contenu à donner à un nouveau paradigme de projet de société à charge de servir de Road Map à un Quelconque Autre candidat à émerger! 
 
LA POLITIQUE N’EST PAS MAUVAISE, C’EST L’USAGE QUE CERTAINES PERSONNES EN FONT QUI EST REPREHENSIBLE… ET L’ON COMPRENDRA COMBIEN EST-IL FASCINANT DE FAIRE DE LA POLITIQUE DES LORS QU’ON EST MU QUE PAR LA PRATICABILITE DE NOTRE ACTION ET DE NOTRE VISION… LA FOI DEPLACE DES MONTAGNES A-T-ON DIT… Y’A PAS MEILLEUR TERRAIN QU’EN POLITIQUE OU VOUS VERREZ L’AXIOME PRENDRE EFFET! 
 
Aux media d’en attester de la véracité de l’approche, à l’opinion d’en juger de l’opportunité, mais je pense que les Assises Nationales peuvent être le terreau qu’il nous faut pour aborder cette démarche proactive de révision du processus du Choix qui s’impose en ce moment! 
 
AUX ETATS UNIS C’EST PAS UNE MAJORITE DE NOIRS QUI A PORTE BARACK AU SOMMET, C’EST PLUTOT L’URGENCE DE L’HEURE QUI A FINI PAR FEDERER DES ESPOIRS, DES ENERGIES ISOLEES, DES CONVICTIONS CITOYENNES DOUBLEES DE REGRETS A N’EN PLUS FINIR, C’EST JUSTEMENT CE COCKTAIL D’INGREDIENTS EXOTIQUES QUI A FAVORISE L’EMERGENCE DE BARACK QUI VA ENFIN ETRE LA BARAKA DE CE PAYS-PHARE…MA CHA ALLAH. 
 
Travaillons à l’émergence de ce même Pole vecteur de dynamique unitaire! 
 
A bon entendeurs… 
 
M. Ndiaye 
realpolitiks@hotmail.com 
realpolitiks.spaces.live.com 
 
 
 
 
Plan de succession  
 
Source : Alpha-2.info  
 
La défénestration de Farba Senghor de son poste de ministre de la république n’a certainement pas été prévue par Wade. Tant qu’il restait dans sa mission de fou du roi, il pouvait encore garder sa place et ses privilèges. Farba a été un pion important sur l’échiquier de Wade. Il a contribué à écarter Idrissa Seck, à combattre Macky SALL, à défendre le fils de Wade. Il ne lui restait qu’à attendre de nouvelles missions pour montrer toute sa compétence dans les rôles qui lui sont confiés. Mais il voulait trop prouver pour coloniser de nouvelles charges. Le poste de Premier Ministre, il y croyait. Ce qui lui a fait penser qu’il pouvait aménager sa propre stratégie pour attirer l’attention du chef et provoquer une sanction positive. Mal lui en a pris. Cette indépendance d’action ne pouvait prospérer dans un schéma réglé à la minute et dans lequel, il n’est qu’un pion. La logique de confrontation qu’il a engagée, ne semble pas être l’option de Wade, dans son plan de succession. De toutes les façons, c’est trop risqué pour son fils, en plus d’être inutile.  
Wade est déjà très avancé dans sa stratégie. Il a besoin de cerner deux facteurs incontournables dans l’optique d’une succession paisible : la légalité et la légitimité. Il s’est déjà arrangé pour avoir un parlement acquis à sa cause. Le vote des lois passera comme lettre à la poste. Il y’aura aucune difficulté à ce niveau. Ensuite vient la question de la légitimité. Sur celle-ci, Wade rencontre plus de difficultés que sur la première.  
 
Son fils ne peut pas passer à l’occasion d’élections libres et transparentes. Il le sait. Mais ce n’est pas un obstacle pour quelqu’un qui a réussi à passer au premier tour, en 2007, en déjouant tous les pronostics. Wade sait que son fils peut emporter des élections à défaut de pouvoir les remporter. Karim n’a pas commencé sa stratégie par une décente sur le terrain politique. Cette activité interviendra en dernier ressort pour chapeauter un plan en phase d’achèvement. Il aura juste besoin d’un nombre assez important, déplaçable et gonflable par le moyen des ntic. Il ne va pas se tuer pour créer une base politique conséquente, il n’en a pas besoin puisque l’option n’est pas la voie démocratique. Elle peut avoir une connotation démocratique mais elle ne le sera pas en réalité. La portion magique de passage forcé à dose de fichier manipulé et d’achat de consciences peut toujours servir.  
 
Mais ce que Wade craint c’est que ces procédés antidémocratiques, déjà connus et détectés ne puissent pas fonctionner comme sur des roulettes. La légitimité usurpée demandera pour cette fois un travail plus sérieux. Trouver et rallier le maximum de complices dans le groupe des journalistes, chefs coutumiers, marabouts, intellectuels… est un choix avancé dans la perspective de la légitimation d’une forfaiture par une opinion nationale virtuelle. Chez les marabouts, la démarche semble concluante, du coté des intellectuels, il en compte de renoms dans son camp. Des personnes qui brillent dans tous les domaines de compétence, prêtes à tous les sacrifices pour nous convaincre de la justesse de toute sorte de forfaiture.  
 
 
Le seul groupe qui peut tenir tête à Wade est celui des journalistes. Wade a cherché, par tous les moyens, à les manipuler, sans y parvenir. C’est pourquoi, une campagne de discrédit contre la presse réfractaire a été enclenchée tout en se satisfaisant des répliques. L’idée est simple : faire de cette presse un adversaire déclaré du pouvoir, dont les propos devront, dorénavant, être vus sous l’angle d’adversaires du pouvoir.  
 
Si Wade parvient à contrôler l’ensemble des télévisions, (ce qui semble être le cas) et une partie de la presse écrite et radiophonique, le tour sera joué. A l’annonce de résultats ou après une forfaiture, il y’aura deux versions : celle de la presse dite libre mais manipulée et celle de la presse à laquelle, ils auront déjà réussi d’accrocher le sobriquet « d’opposition. ». Le reste n’est qu’une question de communication et de campagne de persuasion auprès des forces occidentales dont la complicité peut être acquise en amont.  
 
D’ailleurs Karim Wade y travaille. Sa dernière rencontre avec SARKOZY montre qu’il est entrain de chercher le soutien des puissances occidentales. Il n’est point besoin de s’y attarder : les pays n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. Si Karim leur promet des dividendes économiques, ils ne se priveront pas d’être de simples spectateurs qui finiront par se ranger à la volonté souveraine d’un Etat.  
 
 
Les sénégalais n’ont pas jubilé au lendemain de la victoire de Wade à la dernière élection présidentielle. La raison est simple : ils n’ont pas majoritairement voté pour lui. Ils l’ont prouvé quelques mois après avec le boycott massif des élections législatives. Mais cela n’a pas empêché à Wade de gouverner et de jouir de ses prérogatives constitutionnelles. C’est cette fin là qu’il cherche pour son fils. Qu’importe les procédés utilisés, l’essentiel est qu’il soit au sommet.  
 
C’est pourquoi le combat de l’opposition doit s’accentuer sur la création d’une force dissuasive capable de faire réfléchir Wade, à deux fois, avant de penser à violer un principe démocratique. Une forte alliance doit faire face aux Wade pour éviter à notre pays de tomber dans une monarchie républicaine. Les guerres de chapelle entre membres de l’opposition ne feront que des perdants puisque l’installation de Karim les amènera tous à la retraite. Des actions citoyennes, en dehors de celles politiques doivent également se manifester. C’est une affaire qui nous concerne tous.  
 
 
 
Fatou Diop  
 
Seneweb.com: Mardi 11 Nov 2008 
Professeur Arona Ndoffene Diouf : Lettre Ouverte À Maître Abdoulaye WADE, Président de la République du Sénégal  
Pr Arona NDoffene Diouf, Ph. D. 
Président de l’ACAD  
Greensboro, le 31 Octobre 2008  
Lettre ouverte  
À Maître Abdoulaye WADE, Président de la République du Sénégal  
CRISE DE L’ÉNERGIE AU SÉNÉGAL : POURQUOI PAS LA TOURBE, MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ?  
Monsieur Le Président, je voudrais tout d’abord vous adresser mes remerciements les plus sincères pour avoir eu l’amabilité de me faire l’honneur de m’inviter à venir vous accompagner dans votre recherche de voies et moyens pouvant faire avancer notre pays, en phase avec la marche d’un monde en continuelle progression. Bien que pour des raisons personnelles je n’ai pas pu accepter votre offre du « meilleur espace » de votre gouvernement, comme vous me l’aviez proposée en 2004, cela ne m’empéchera aucunement de vous donner ma contribution sur les solutions des crises qui affectent durement notre pays.  
Monsieur le Président de la République, 
le sept décembre 2004, vous m’aviez honorablement reçu en audience à votre Hôtel, Le Grand Hyatt de Times Square, en plein centre de New York. Je me suis alors retrouvé en face d’un homme, certes, marqué par le poids des années, mais apparemment encore robuste et mentalement au meilleur de sa forme, vue sa maîtrise, non seulement des affaires courantes du Sénégal, mais aussi des perspectives qui peuvent remettre le pays, l’un des plus pauvres de la planète, sur les rails de la prospérité.  
Ensemble, en présence de votre ex-Conseiller Maître Alioune Badara Cissé, de Monsieur Karim Wade, votre fils et de votre secrétaire Madame Astou Thiam, nous avions fait le tour des problèmes qui se posaient au Sénégal et qui se rapportaient à mes domaines d’expertise à savoir, entre autres, la maîtrise de l’énergie, l’autosuffisance alimentaire par l’exploitation de nos eaux superficielles, comment sauver les ICS qui sombraient, grâce à la valorisation et à la vente des millions de tonnes de stocks de phosphogypse -résidus de la production d’acide sulfurique à partir de la roche phosphate- et la désalinisation.  
Pour chacun des problèmes évoqués, nous convenions ensemble de perspectives de solutions. Cependant, l’un d’eux semblait particulièrement être un sujet de grande préoccupation pour vous. Il s’agissait des difficultés que rencontrait le Sénégal en matière d’énergie ainsi que de sa maîtrise dans un monde devenu de plus en plus capricieux et dynamique en matière de fuel fossile. Nous avions alors identifié ensemble beaucoup de pistes parmi lesquelles fut retenue l’exploitation des millions de mètres cubes de tourbe des Niayes pour une production d’électricité : une solution durable et efficace pour faire baisser la facture pétrolière qui devenait de plus en plus pesante pour l’État et, en particulier, pour la Senelec.  
C’est alors, Monsieur le Président de la République, que vous me chargiez de vous faire une étude de faisabilité pour la création de deux sociétés privées d’exploitation intégrée et de mise en valeur industrielle de la tourbe (SST) et du phosphogypse (SSP) au Sénégal.  
En Mars 2005, vous m’aviez invité au Sénégal pour vous présenter les résultats de mes travaux. Je vous ai alors exposé, en présence de votre ex-Premier Ministre, Monsieur Macky Sall, un rapport détaillé de 284 pages portant sur la faisabilité d’une usine de tourbe avec la création de deux centrales électriques à tourbe de 80MW chacune : une à Lompoul et une autre à Taïba Ndiaye. 
Je vous rappelle aussi que le financement de ces projets avait été conclu avec un bailleur de fonds espagnole avec qui nous avions effectué les analyses préléminaires en matière de traitement, de séchage et de production.  
Permettez- moi, de vous faire ici une fois de plus un état des lieux sur les utilisations de la tourbe à travers le monde.  
La tourbe, exploitée dans plusieurs pays, pourquoi pas au Sénégal? 
La tourbe a été employée comme source d'énergie pendant au moins 2000 années à travers le monde. Elle était utilisée comme combustible alternatif au bois pour la cuisine et le chauffage dans les régions tempérées et boréales d'Europe, en particulier en Irlande, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suède, en Pologne, en Finlande et en URSS.  
Depuis la flambée du prix du pétrole sur le marché mondial en 1974, après la guerre du Proche-Orient, beaucoup de gouvernements avaient approuvé une politique de valorisation et d’accroissement de leur production de tourbe. Par example, plus de 6000 MW de génération d'énergie électrique de la Russie ont été produits grâce à la tourbe, et, en outre, environ 4,5 millions de tonnes de tourbe sont produites annuellement pour le chauffage domestique à travers ce vaste pays.  
La Finlande et la Suède ont installé plusieurs centrales électriques de combustion de la tourbe qui produisent de l'électricité et fournissent de la vapeur et de l'eau chaude pour le chauffage urbain. L'Irlande obtient environ le tiers de son énergie électrique à partir de sept stations utilisant la tourbe, lesquelles consomment environ 56 % de la production annuelle de tourbe du pays, d’une valeur de cinq millions de tonnes. Au Canada et aux États-Unis, un Conseil national inter-États de recherche a été mis en place pour établir un Programme d'énergie à partir de la tourbe qui redéfinit le développement des ressources énergétiques des deux pays.  
Les Réserves de tourbe au Sénégal 
Les réserves de tourbe au Sénégal sont estimées à plus de 82 millions de tonnes localisées dans les Niayes (de Cayar jusqu’a Rao, Saint-Louis), au Sine Saloum et dans les mangroves fossiles du fleuve Casamance, comme le confirment tous les résultats des prospections menées depuis les années 1965, 1970 et 1981 dans le cadre de plusieurs études scientifiques d’exploration et d’estimation. 
Cette quantité et la qualité de la tourbe pure et riche en valeur calorifique ont confirmé son choix pour la production d'électricité dans de petites unités dans la gamme de 50 à 1000 Mkilowatts.  
Des efforts précédents d'exploitation de la tourbe au Sénégal, menés en 1985 par la Compagnie des Tourbières du Sénégal (CTS) grâce à un financement Norvègien et en 1995 par le groupe belge Tractabel, ont rencontré une forte résistance du fait de politiciens qui ont voulu sauvegarder des intérêts étrangers. Évidemment, toutes leurs allégations n’avaient aucun fondement rationnel ou scientifique. Elles ont, cependant, été les raisons principales à l’origine de la fermeture, par le gouvernement de Diouf, de la CTS et de Tractabel Sénégal. 
Dans mon rapport de Mars 2005, j’ai proposé une technologie novatrice mise au point dans mes laboratoires aux Etats-Unis et qui pouvait apporter une solution aux contraintes sus-évoquées. Il est possible de mettre en place un système moderne d’amélioration et de réaménagement des surfaces exploitées dans les Niayes en utilisant du phosphogypse pré-traité par voie bioremédiale. 
Cette solution qui stimulerait le développement intégré dans la région des Niayes serait économiquement la bienvenue, en ce sens qu’elle serait génératrice de revenus chez des populations désoeuvrées et tant de fois abreuvées d’innombrables programmes d’agriculture et d’élevage mal orientés, depuis les régimes de Senghor et Diouf.  
Monsieur le Président de la République,aujourd’hui, je ne suis plus persuadé que vous restez toujours dans la même dynamique et dans les mêmes dispositions qu’en 2004, lors de notre premiére rencontre à New York, à la recherche de solutions idoines pour faire avancer notre pays.  
A plusieurs reprises, je suis retourné au Sénégal dans le cadre du suivi des études que j’avais menées à la suite de vos instructions, en vue de la création de l’usine de tourbe, dont vous aviez confié la réalisation à ... Monsieur Samuel Sarr.  
Je vous ai écrit à deux reprises des correspondances à titre de rapports d’étape mais sans suite de votre part sur la réalisation de ces projets pourtant si urgents et qui représentent aujourd’hui la seule issue à long terme pour le Sénégal, afin que le pays puisse conjurer l’actuelle catastrophe énergétique et donc économique.  
Malgré les nombreux programmes que vous proposez inlassablement avec des trompettes médiatiques, vous et vos nombreux gouvernements n’ont pas réussi à soumettre un programme solide exposant les défis urgents auxquels les sénégalais font face aujourd’hui. Au contraire, vous avez toujours eu recours aux manoeuvres politiciennes pour apprivoiser le peuple sénégalais demuni, meurtri et pris en otage dans une impasse politique indécente. A preuve, les jeunes qui s’embarquent dans les pirogues des missions-Barsax suicidaires et nos parents restés au pays qui vivent, malgré eux, des conditions de vie de plus en plus dégradantes et déshumanisantes.  
Monsieur le Président de la République, par cette lettre, je me permettrai de vous tenir entièrement responsable de la situation de chaos que vit notre pays. De par votre faute, le Sénégal vit aujourd’hui la période la plus terrible et la plus scandaleuse de son histoire sur tous les plans : politique, économique, éducatif et social. Les problèmes auxquels le Sénégal est aujourd’hui confronté sont l’œuvre des inconduites politiques et des désastres sociaux provoqués par vous meme et vos politiciens véreux dont le seul objectif est de satisfaire leur propre intérêt.  
Monsieur le Président de la République, au demeurant et contrairement à votre inertie, je ne me retirerai de cette cause que quand je verrai se concrétiser ces importants projets qui devraient grandement contribuer à résorber, d’urgence, l’extrême crise énergétique bien connue de notre pays.  
Permettez-moi, une fois encore, de réitérer mon engagement indépendant et indéfectible à soutenir, de par mes expertises, toutes initiatives pour un Sénégal dévelopé et prospère pour tous ses enfants.  
Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à mes sentiments profondément patriotiques.  
Arona NDoffene Diouf, PhD 
Directeur des Programmes des Sciences de la Terre et de l’Environnement 
Consultant International en Energie Renouvable et Non-Renouvelable 
Expert en Traitement des Eaux et en Valorisation des Ressources Naturelles 
Département des Ressources Naturelles, North Carolina Agriculture & Technical State University 
Président de l’ Union des Sénégalais Concernés (USC) 
Président de l’Alternative Citoyenne (ACAD) 
ACAD International (www.acadsunureew.com) 
Greensboro, North Carolina 
Etats Unis 
Le Matin : Mardi 11 Nov 2008 
SÉNÉGAL : Wade face à un amas de fronts  
Macky entre en rébellion contre Wade. Un nouveau front s'ouvre en défaveur du leader du P-S. Énième front pour Wade qui tente de mettre tous ses adcersaires au pas. Sans compter le front social en ébullition permanente, l'opposition prête à ouvrir le feu sur le chef de l'État. À cela viennent se greffer la guerre ouverte par Idrissa Seck et d'autres contradictions soulevées au sein du parti libéral. Kyrielle de feux ardents...  
Me Wade aime vraiment les fronts. Si on ne lui en crée pas, il en crée. La dernière illustration nous a été servie avant-hier avec la destitution de Macky Sall. Ce dernier devient par la force des choses un adversaire dangereux pour Me Wade. Ce nouveau front entretenu par Macky Sall est en train d'organiser la riposte qui sied pour ne pas être sacrifié sur l'autel des acquis à la cause de Wade. Si l'on scrute l'histoire récente du Pds, on se rend compte que Me Wade est un véritable combattant. Il est en froid depuis des années avec Idrissa Seck. Le feuilleton Wade-Idy, qui a pris le pays en haleine pendant deux ans, est loin de s"estomper. 
Le paradoxe chez Wade, c'est lui-même qui promeut certains hommes politiques, les propulse et les bouffe par la suite. Comme qui dirait, un père qui "tue" ses enfants. Des exemples, on en compte : Serigne Diop, à l'époque plus jeune député, Ousmane Ngom, Modou Diagne Fada, Alioune Show, Jean Paul Dais ont eu, à un moment de leur marche, la couverture du leader du P-S avant de connaître la disgrâce par la suite. Pour l'heure, ils semblent réhabilités. Du côté de la gent féminine, des amazones connues pour leur loyauté à l'égard du Parti libéral, comme WA Diop et Amiante Talle, ne flirtent plus le parfait amour avec celui que les libéraux se plaisent, au sein du parti, à appeler la "seule constante". Malheureusement, cette constante se caractérise par son inconstance. Et pour preuve, ses compagnonnages se brisent souvent de manière brutale.  
À ce climat délétère, vient s'ajouter la révolte des anciennes du parti qui, sous la houlette de Marième Talle, réclament plus de "reconnaissance". Depuis plus de deux semaines, ces frondeuses crachent leur venin pour signifier à Me Wade qu'elles n'entendent plus être les dindons d'une farce savamment orchestrée par des néo-libérales. Les velléités de positionnement des uns et des autres rendent la situation plus complexe pour Me Wade. On s’achemine inéluctablement vers des conflits ouverts. Cette conjonction de facteurs bloquants est de nature à gripper la machine libérale. Les différents segments de cette formation sont sur la défensive. Cet abcès structurel qui a toujours gangrené le P-S, et de loin guéri, dans la galaxie libérale, les contradictions sont multiples. Moustapha Diakhaté sous le label "Taxawu Sopi" ne cesse de vilipender la démarche du libéral en chef.  
Des velléités guerrières transparaissent en filigrane dans le comportement des militants de ce mouvement dénommé " Génération du concret" qui brille par l'abstraction. On ne sait pas qui est qui et qui fait quoi dans cette entité. Beaucoup de libéraux se lèvent pour décréter qu'ils sont des pionniers dans la "Génération du Concret". Cette structure dont son leader supposé refuse de se dévoiler au grand jour risque de créer de nombreux problèmes au P-S et à son leader. 
C'est sur les ruines du P-S qu'on cherche à bâtir la génération du Concret. Cette conjonction de fronts politiques corsés par le harcèlement permanent du "Front Siggil Sénégaal", auxquels Wade doit faire face, n'est pas une mince affaire. Surtout s'il doit s'accommoder du Front social marqué par la spirale inflationniste où le "goorgorlou" est viscéralement étranglé par un pouvoir d'achat qui s'effrite de jour en jour. Les Sénégalais doivent vivre mieux. Là réside le challenge de Me Wade. Qu'on ne nous divertisse pas outre mesure...  
Auteur: Mademba Ramata DIA  
Le Matin : Mardi 11 Nov 2008 
SEYDOU BADIAN KOUYATE, ECRIVAIN ET ANCIEN MINISTRE : " Le malheur de l’Afrique vient de la Banque mondiale et du FMI "  
 
Militant de la première heure de l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (RDA), Seydou Badian a été nommé Ministre de la Coordination économique et financière et du Plan du Mali le 17 septembre 1962. Dans cette interview, l'auteur de Sous l’orage, indexe la Banque mondiale et le Fonds monétaire international en parlant de la pauvreté en Afrique.  
 
Comme la Guinée, bientôt beaucoup de pays africains vont entrer dans leur cinquantenaire. Si bilan, il y a à faire, quel bilan feriez-vous ? 
Si on était parti dans l’indépendance rupture, l’Afrique pourrait présenter un autre visage. Mais nous sommes partis après l’élimination de Kwamé Nkrumah, Modibo Keïta, après l’encerclement de Sékou de Touré, qui a été politiquement éliminé, nous sommes tombés dans le néocolonialisme. Si on se plaint aujourd’hui de la pauvreté, c’est parce que la régression a commencé par l’école africaine qui est tombée, la corruption généralisée, les guerres entre nous. Cela est l’œuvre du néocolonialisme et c’est regrettable. Le Fonds monétaire et la Banque mondiale sont des instruments de l’impérialisme qui ont tué l’Afrique. Le malheur de l’Afrique vient de ses institutions de Bretton Wood. Si on parle de pauvreté en Afrique, c’est parce qu’elle a été forgée et créée par les ajustements structurels qu’on a imposés aux Etats africains. Nous avons tous suivi comme des moutons de sacrifice.  
On nous dit partout, le secteur privé, oui le développement doit se faire par le secteur privé. Je viens de sortir mon livre là-dessus. Mais secteur privé, où est-il ? Où est notre secteur privé ? Quel rôle joue notre secteur privé et quelle est sa capacité? C’est le slogan qui nous a mis en retard et qui nous maintient encore en retard. Quand Dominique Strauss Kahn a été élu à la tête du FMI, j’ai applaudi parce que je me souviens d’une de ses déclarations. Il disait : « Quand le capitalise ne permet pas le développement, il faut que l’Etat se substitue » (Le Nouvel Observateur n°1695 du 11 avril au 06 mai 1997). Ceux qui ont osé jeter les bases de l’industrie africaine, c’est la Guinée, le Ghana, le Mali, etc. Aujourd’hui au Mali par exemple, les industries qui existent, textile, sucrerie, cigarettes, allumettes sont des usines faites par l’Etat de Modibo Keïta en coopération avec la Chine.  
Si le coup d’Etat n’avait pas eu lieu, aujourd’hui le Mali serait parmi les Etats émergents parce que nous avons, nous aussi, un sous-sol assez riche. Si les Africains veulent se tirer d’affaires, il faut qu’ils s’éloignent de la doctrine des institutions de Bretton Wood. Ce sont là des instruments de la néo-colonisation de l’Afrique. Notre secteur privé n’est pas capable d’industrialiser le continent et nous resterons éternellement vendeurs de matières premières et consommateurs de produits manufacturés. Le FMI et la Banque mondiale, avec leurs ajustements structurels, des pères de famille jetés à la rue, ce sont eux qui ont créé cette pauvreté-là. Et maintenant, avec des assiettes, ils veulent prétendre nous aider à nous tirer d’affaires. C’est ridicule !  
Mais nous sommes en démocratie ? 
Ecoutez ! Le socle de l’Europe a été bâti par les monarques. On n’impose pas la démocratie. Une démocratie-cadeau, ça va où ? Nulle part ! C’est le poison qu’on a introduit chez nous. Ce n’est pas la démocratie qui a bâti le socle de l’Europe. Les Chefs d’Etats africains n’ont pas été capables de dire non à l’Occident.  
La Chine revient toujours dans vos propos. Qu’est-ce que ce pays représente pour vous ? 
Pour moi, je remercie bien le ciel parce que l’année dernière j’ai effectué mon 34ème voyage en Chine. J’ai conduit la première délégation du Mali indépendant en Chine en septembre 1961. J’ai pratiquement rencontré la plupart des grands dirigeants de la Chine. Mais attention, il y a aussi des truands. Il y a des grosses entreprises d’Etat, sérieuses, capables avec lesquelles nous pourrons travailler. Il y a aussi des capitalistes chinois qui veulent travailler en Afrique, mais ne connaissent pas. Nos Etats africains ne sont pas libres pour traiter avec la Chine. Moi, je pense sincèrement que la Chine peut tirer l’Afrique d’affaires. Elle en a la volonté.  
Ce n’est pas pour le bon Dieu. Elle le dit, elle-même : « C’est l’avantage mutuel. Tu gagnes, je gagne ». Nous, nous avons les ressources, elle, elle a les moyens et la technologie. Nous pouvons discuter avec les Chinois, surtout au niveau des grosses entreprises d’Etat. J’ai la liste d’une vingtaine de grosses entreprises qui veulent travailler avec l’Afrique. Elles peuvent développer l’Afrique. Celles que je vois en Afrique, sont en général des entreprises moyennes. Les grosses ne viennent pas, il faut que les Africains s’organisent pour traiter avec elles. Il y a aussi des privés. J’ai visité dans la banlieue de Pékin une usine qui fabrique de petits avions de deux places. Elle appartient à un jeune qui a une trentaine d’années. Il ne connaît pas l’Afrique et je suis le premier Africain à échanger avec lui. Je l’ai rencontré par le biais d’un jeune chinois dont le père a travaillé avec nous au Mali. 
J’ai visité aussi une grande usine qui fait des téléviseurs écrans plats. Et le Directeur de l’usine m’a dit qu’il a failli venir au Mali parce que son père avait travaillé avec nous à Sikasso. Aujourd’hui, les grosses entreprises chinoises ne demandent qu’une seule chose, traiter avec les Africains sérieux. Mais est-ce que les Africains le sont ? Est ce que nous sommes sérieux ?  
Je vous renvoie la question ? 
Parce que j’ai fait un constat, d’après des exemples bien précis que j’ai vus dans quelques pays. Certains veulent traiter que quand ils ont 10%. L’intérêt du pays ne les préoccupe pas. Ce qui compte pour eux, c’est le pourcentage qu’ils peuvent ramasser. C’est dommage. Il faut que l’industrialisation soit l’affaire du Chef de l’Etat. Ou alors quelqu’un qui lui est très proche pour qu’on ne laisse pas certains ministres faire la pluie et le beau temps sur le dos des populations.  
La concurrence déloyale a fini de faire ses preuves en Afrique. Ne croyez-vous pas que laisser la Chine, qui fait déjà peur aux grandes puissances, s’implanter en Afrique ne serait pas une mort anticipée ? 
Encore une fois, il ne s’agit pas de laisser les frontières ouvertes. Les boutiquiers chinois que vous voyez ici, c’est l’équivalent de nos « bana-bana » (vendeurs à la sauvette) en Chine. On ne laisse pas nos frontières ouvertes. Moi je parle d’industrialisation et du développement agricole avec des entreprises d’Etat qui gagnent, je gagne. Quand on dit que la Chine va coloniser l’Afrique, je rigole. Ce n’est pas possible. La Chine traite avec nous. Nos lois, sont nos lois. Nous sommes maîtres chez nous. Nous acceptons ce qui nous arrange et nous refusons ce qui ne nous intéresse pas. Comment la Chine peut coloniser l’Afrique ? 
Alors là, vous savez, les Chefs d’Etat africains qui ont le malheur de traiter avec la Chine et surtout de signer des accords d’une certaine ampleur, tout de suite on se déchaîne contre eux. On s’est déchaîné contre le Président Bongo, contre Denis Sassou Nguessou parce que d’importants accords ont été signés entre ces deux Chefs d’Etat avec la Chine. C’était pour développer leurs pays. On s’est déchaîné sur Bongo : « Il a des immeubles par-ci, il a des appartements par-là ». Je connais des ministres de rien du tout qui ont des appartements à l’avenue Roche etc. On n’en parle pas. Mais on s’est déchaîné après ses deux Chefs d’Etat. C’est une vraie entreprise de déstabilisation parce qu’ils ont signé des accords avec la Chine.  
Le Président Bongo, les mines de Bélinga et le Président Sassou Nguesso, le pétrole, le bois etc. Les « associations » entre guillemet t’attaquent et trouvent que tu es corrompu, tu es ceci ou cela, tu détournes des fonds etc. Mais avant, leurs amis ne détournent pas ? Le Président Bongo possédait ces immeubles avant. Pourquoi, ils se sont tus. Ce n’est pas sérieux. Ils sont contre les accords Brazza-Pékin et Libreville-Pékin. Les Africains doivent cesser d’être des naïfs, des imbéciles. On cherche par tous les moyens à nous déstabiliser parce qu’on traite avec la Chine. Vous avez vu l’histoire Tibétaine pour boycotter les jeux Olympiques. Qu’est-ce qu’ils n’ont pas fait ? Les associations, les athlètes… pour saboter les jeux olympiques. Mais vous avez vu comment ça s’est passé. Moi je suis Africain et allié de la Chine. L’Afrique passe avant tout. C’est nous qui sommes maîtres de nos pays, c’est nous qui y avons élaboré nos lois, la Chine doit s’y conformer et elle le fera. Il n’est pas question qu’on se laisse coloniser.  
Si je comprends bien, l’Afrique doit s’allier à la Chine pour participer au concert des Nations ? 
Comme vous, je suis africain. Où est-ce que l’Afrique pourra trouver ses intérêts ? C’est ça qui m’intéresse. Je ne suis pas un anti-occidental. Il y a des occidentaux qui sont nos amis. Mais je ne veux plus de ces tiers-mondistes et de ces quarts-mondistes qui ne sont que des néo-colonisateurs. L’Afrique avec l’Asie, oui, mais d’égal à égal. Comme le disent eux mêmes, « avantages mutuels ». Les dirigeants chinois actuels ne demandent qu’à travailler correctement avec nous. Dire que la Chine va nous coloniser, c’est ridicule. Nous traitons avec l’Asie sur la base de nos intérêts mutuels. Nous traitons avec l’Occident sur la base de nos intérêts mutuels.  
Mais nous refusons les dictats des institutions qui, quand elles nous donnent vingt francs, jettent trois pères de familles dans la rue. Ces pères de familles ont chacun huit à dix personnes à nourrir. D’où vient la pauvreté ? Il faut que nos Etats africains prennent en main l’industrialisation de l’Afrique pas le privé. Ils n’ont pas la force et ne le peuvent pas. C’est un piège. Ça fait plaisir à l’oreille. C’est le privé, le privé etc. Ils sont contents. Mais qu’est-ce qu’ils peuvent faire ? Ils n’ont pas cette capacité. Il y a des privés asiatiques en Malaisie, à Singapour qui ne demandent qu’à s’associer avec le privé africain. Dans ces conditions oui, pourquoi pas. Mais, il faut éliminer cette espèce de poison qu’on essaie d’imposer aux Africains : « La Chine et l’Asie veulent coloniser l’Afrique ». Non ! Nous ne sommes plus colonisables. Nous ne serons colonisables que quand nous-mêmes nous accepterons de l’être.  
A vous entendre parler, on a l’impression que vous regrettez quelque chose. C’est quoi en réalité ?  
Je disais à un ami, nous avons franchi la barre des quatre-vingts ans. Voir ce que nous voyons aujourd’hui, c'est-à-dire la déliquescence de l’Afrique actuelle, nous aurions dû partir avec les autres. Ne pas assister impuissants à la dégringolade de l’Afrique. Des Chefs d’Etat obscurantistes et analphabètes. Des Chefs d’Etat qui pillent. Des Chefs d’Etat qui ne se soucient aucunement des intérêts de leurs pays. J’ai lui ai aussi dit : « Pourquoi la démocratie en Afrique engendre facilement l’autocratie. Quelque chose que nous ne comprenons pas ». Il m’a dit : « oui, on va y réfléchir».  
Regardez la situation en Mauritanie. Un homme a été démocratiquement élu, nous avons tous applaudi. Et voir le comportement que cet homme a eu vis-à-vis de son peuple. Je me suis dit c’est quoi ? C’est une malédiction ou quoi ? Comment peut-on relever de leurs fonctions tous les Chefs militaires ? Mais c’est un acte suicidaire. Je ne comprends plus. Sur quoi il s’est basé pour faire ça ? Dieu seul le sait. Nous, nous sommes en vie, mais nous souffrons beaucoup de voir certains faits, de voir l’Afrique se perdre, de voir les jeunes braver l’Océan Atlantique pour partir en Europe, de voir les jeunes s’adonner à la drogue en masse, de voir certains Chefs d’Etat africains devenir des points centraux de certains distributeurs de la drogue.  
Devant tout ce que nous voyons, on aurait mieux fait peut-être de partir. Mais nous avons un devoir, c’est de dire ce que nous voyons. Et d’avoir le courage de dénoncer les maladresses, les distorsions et d’en assumer les conséquences. On ne peut pas se taire. Ce serait de la trahison. On doit parler, qu’on nous écoute ou qu’on ne nous écoute pas, ce n’est pas notre problème. Nous devons parler. Nous devons rester fidèles à ceux qui sont partis. Notre devoir aujourd’hui, est la fidélité à ceux qui sont partis et la fidélité à une Afrique unie. L’Afrique de la dignité et de l’honneur. L’Afrique qui sait compter sur elle-même, l’Afrique qui n’est pas un continent couché, un peuple qui n’est pas couché, un peuple qui ne passe pas son temps à tendre la main aux autres, mais un peuple qui veut être acteur aussi et non spectateur.  
Auteur: Cheikh Talibouya AÏDARA  
LeQuotidien: Lundi 10 Nov 2008 
Pr Mary Teuw Niane : «Les politiciens… doivent donner l’exemple en laissant leurs enfants étudier ici  
 
C’est un vieux débat que les fils ou filles des hommes politiques ont la chance d’étudier ou de poursuivre leurs études dans les grandes écoles occidentales. Le recteur de l’Ugb, Mary Teuw Niane, s’en est rendu compte, mais c’est pour, ensuite, douter que cela puisse participer à «crédibiliser nos diplômes». «Que les politiciens, les professeurs et les cadres donnent, les premiers, l’exemple en laissant leurs enfants étudier ici jusqu’en Licence au moins», plaide-t-il. Sans quoi, à ses yeux, c’est encourager la fuite des cerveaux. Le conférencier semble rejoindre, en outre, pour sortir l’Université de Dakar de ses maux, les étudiants de Lettres qui réclamaient -c’était un des points de leur plateforme qui avait abouti à deux mois de grève, l’année dernière- le saucissonnage de leur Faculté en trois entités pour désengorger l’Ucad. Sauf que Pr Niane propose, lui, trois universités : Ucad 1 pour les Lettres et Sciences humaines, Ucad 2 pour les et Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion, et Ucad 3 réservée aux Sciences, techniques et technologies. «Je sais que les collègues sont attachés à l’histoire mythique de l’Ucad, mais c’est pourtant chose faite à Abidjan et Ouaga», rassure-t-il. 
Abdoulatif COULIBALY, journaliste, analyste politique : «Le Pds ne croit pas au pouvoir des urnes»  
11-11-2008 Abdoulatif Coulibaly analyse, ici, la démission de Macky Sall du Parti démocratique sénégalais (Pds). Il trouve que ce n’est pas une mauvaise décision. Seulement, le Pds ne semble pas croire à la vérité des urnes ; autrement, il ne se débarrasserait pas aussi facilement de ses n° 2. 
Recueillis Par Cheikh F. BARRO 
 
Comment analysez-vous le départ de Macky Sall du Parti démocratique sénégalais ?  
Macky Sall est un cadre du Pds qui a prouvé, tout au long de son militantisme, son attachement à ce parti. Il est arrivé à un moment de sa vie où il a compris qu’il n’y a plus sa place et il en a tiré toutes les conséquences positives, de mon point de vue. Je ne pense pas qu’il y ait un autre choix plus difficile que celui qu’il a fait hier (Ndlr : dimanche). Il est conséquent avec lui -même ; il a décidé d’abandonner toutes ses responsabilités au sein du parti. Il est vrai qu’il n’avait quasiment plus de responsabilité dans son parti, sauf celle d’être maire. Il n’avait pas de choix. Cela aurait pu étonner qu’il reste dans le parti, qu’il s’accroche à quelque chose qui n’est plus à lui. Manifestement, le Pds, ou en tout cas le premier responsable dirigeait, le parti royalement pendant un bon moment, sans Macky Sall. J’ai entendu un membre du Pds que je respecte beaucoup, qui a des idées claires, dire : «En réalité au Pds, nous avons un problème de secrétaire général national. Le secrétaire général est le problème du parti dans la mesure où il ne supporte aucun n°2. C’est cela la véritable question dans ce parti.» Maintenant, Macky est parti, il faut qu’il oriente sa vie.  
 
Vous n’êtes pas du même avis que ceux qui pensent que Macky Sall a commis une erreur politique en renonçant à son humilité parlementaire ?  
Même si c’est une erreur politique, il l’assumera. Dans la vie, quand on n’agit pas, on ne fait pas d’erreur. Je ne pense pas que ce soit une erreur politique. Rester un simple parlementaire après avoir été le président de cette institution et après avoir subi ce qu’il (Macky Sall) a subi là-bas, c’est d’abord une question humaine. Quelle est l’erreur politique qu’il a commise en démissionnant de l’Assemblée nationale ? Peut-être qu’il y a des analystes assez savants pour voir cette erreur. Pourquoi, devrait-il s’accrocher à un parti politique qui ne veut plus de lui, qui l’a humilié directement ? Il a été directeur de campagne ; il a conduit la liste du Pds qui a gagné les élections législatives, avec toutes les réserves par rapport à cette victoire, compte tenu du boycott, je ne vois pas comment Macky Sall pourrait humainement rester. En politique aussi, il y a une dimension humaine. Il y a des émotions politiques qui sont sources de progrès dans la vie. Les émotions ne sont pas forcément mauvaises. Les émotions politiques peuvent accoucher de très grandes choses. Je ne comprends pas pourquoi les gens disent, «oui, il est parti sous le coup de la colère » ! Probablement, s’il est ému et qu’il est parti, c’est humainement normal. Politiquement, en quoi le fait de rester au Pds lui aurait permis d’avancer en quoi que ce soit ? La preuve : Idrissa Seck qui a cherché à s’accrocher dans le parti, a été foutu dehors. On l’a expulsé. J’imagine que ce serait la suite logique de ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale. A Fatick, certains se sont réunis pour demander son expulsion du parti ; je ne comprends pas pourquoi Macky devrait attendre qu’on le court-circuite davantage.  
 
Pensez-vous que son départ aura un impact sur le Pds ?  
Le Pds n’existe pas globalement, en réalité. C’est un homme qui dirige le parti comme sa propriété. De son point de vue, il n’y aura aucun impact, sinon il ne l’aurait pas fait. Il (Ndlr : Me Wade) est suffisamment lucide : s’il devait avoir un impact certain, il ne l’aurait certainement pas fait. En revanche, si les gens pensent qu’on peut comptabiliser les départs des gens sans conséquence pour le parti, c’est qu’au fond ils ne croient pas que ce sont les électeurs, les citoyens qui déterminent l’issue d’une élection. S’ils étaient persuadés que ce sont les citoyens qui déterminent le vote et que leur choix sera décisif, ils ne peuvent se permettre de renvoyer tous les gens qui deviennent importants dans leur parti, sans penser qu’il peut y avoir des conséquences sur le résultat des élections. De toutes les manières, même si Macky Sall doit partir avec 2% ou 3%, Idrissa Seck 2 ou 3% de l’électorat, s’ils croyaient aux urnes et aux élections, prendraient-ils le risque de se séparer d’eux ? Ma conviction profonde est que les responsables du Pds sont convaincus, qu’ils ne peuvent et ne doivent pas perdre une élection, avec tout ce que cela comporte comme idées perverses, comme comportements répréhensifs du point de respect de la démocratie et de la légalité. Etant entendu qu’ils n’ont cure de l’électorat, ils peuvent se permettre des actes de cette nature.  
 
Est-ce à dire que par rapport à l’électorat, c’est le Pds qui perd avec cet énième limogeage ?  
Je suis convaincu que le Pds dans une élection normale, bien organisée, ne peut pas gagner au Sénégal.  
 
Quelles sont les perspectives pour Macky Sall ? Vous le voyez dans l’opposition radicale, dans les Assises nationales ou à côté d’Idrissa Seck ? 
Je ne vois pas de positionnement quant aux Assises nationales ou dans un parti déterminé. Il va construire une organisation politique d’abord. Ensuite, il va créer une convergence dont il parle lui-même avec Idrissa Seck ou avec d’autres, mais dans des conditions où il ne viendra pas se fondre dans un parti politique donné, mais de trouver ensemble des consensus forts qui leur permettraient, dans un collectif dynamique, de prétendre à autre chose.  
La liberté n’a pas de prix. Cet homme-là (Macky Sall) a senti un soulagement quand il a déclaré se retirer du Pds. Les gens qui disent que c’est une erreur politique n’imaginent pas qu’il peut être, du point de psychologique et de son entourage familial, terrifiant et terrible de vivre ce qu’il a enduré ces derniers temps. Ils avaient peut-être envie de sortir vite de ce capharnaüm, de cet échoir incroyable. Ne serait-ce qu’en prenant du recul pendant un moment et de se reposer, cela fait du bien. De ce point de vue, il prendra le temps de se reposer, de monter tranquillement son directoire et probablement d’agir politiquement. Le jeu politique, ce n’est pas nécessairement être président de la République. Il y a des Premiers ministres, des présidents de l’Assemblée nationale… 
 
Est-ce que la sortie de Macky Sall n’augure pas aussi la formation d’un nouveau pôle dans le landerneau politique, à côté des regroupements existants ?  
L’idée première qui se pose au niveau de tous les analystes, c’est de dire qu’il va retrouver Idrissa Seck, sans doute. Je ne pense pas que cela soit une donnée incontournable. Compte tenu du fait qu’ils ont eu un passé militant commun et compte tenu des rapports qu’ils avaient quand ils étaient tous dans le Pds avant l’avènement de l’affaire Idrissa Seck, on peut penser à leurs retrouvailles et la construction d’un bloc libéral face l’autre bloc libéral ; c’est politiquement logique. Mais, ce n’est pas parce que c’est logique qu’il faille croire que cela va se réaliser. Je ne peux pas préjuger ou défendre des convergences qui vont se réaliser demain entre Macky Sall et d’autres formations politiques. Je fais partie des gens qui pensent que l’avenir du Sénégal, de ce point de vue, est tellement incertain que certainement c’est l’imprévu qui sera élu demain. Autrement dit, c’est l’inattendu qui va se produire dans un futur plus ou moins proche. Personne ne sait ! Il n’est pas nécessairement établi aujourd’hui que les acteurs les plus en vue dans l’arène politique vont rafler la mise à la fin. Encore moins d’ailleurs les successeurs ou prétendants potentiels qu’on prépare dans des usines, des fabriques de politiques et qui n’ont pas l’étoffe encore moins l’envergure pour gérer ce pays. Sauf celui de pouvoir dire : «Mon père est le président de la République.» Sauf à considérer que le fait d’être le fils du président est un avantage pour diriger le pays. Aujourd’hui, Macky comme les autres partent à chance égale, si jamais le jeu politique est libre, transparent et juste.  
 
Si Karim Wade doit donc hériter du Pds, le départ de Macky Sall serait-il à son désavantage ?  
Il ne peut pas hériter du Pds. Beaucoup de citoyens qui sont dans ce parti demeureront rigides et conscients du fait qu’eux tous qui sont dans le Pds. Si jamais Karim Wade devrait prendre le parti par un phénomène extraordinaire, il vaut mieux qu’ils préparent leurs valises. Il n’y a pas d’exception. Il n’y a aucun responsable aujourd’hui, au cas où Karim Wade prendrait le pouvoir, qui peut prétendre à un quelconque poste. Ils seraient tous réduits à des situations de courtisans et ceux qui ne sont pas dans le parti auront plus de chance que ceux qui y travaillent. Cela me fait dire, qu’au fond, c’est une hypothèse tellement invraisemblable et pas crédible que je me garde de faire trop de spéculations.  
 
Mais, en cette période charnière, quelle erreur Macky Sall doit éviter face au pouvoir ?  
Ce n’est pas à moi de dire à Macky ce qu’il doit faire ou ce qu’il ne doit pas faire. Il est un homme politique, et quelque soit la posture d’un homme politique, c’est de mettre en avant le pays, l’intérêt général, surveiller ses actes et suivre une conduite et des principes. Le reste, c’est pure spéculation.  
 
delfa@lequotidien.sn 
Karim Wade au Palais : un chantier à double dimension (politique et sociale)  
09-11-2008 Depuis un certain moment, notamment au milieu du premier mandat du Président Abdoulaye Wade, l’idée de sa succession est très agitée dans le landerneau politico-médiatique sénégalais. Il est prêté au Président Wade, à tort ou à raison, la volonté de se faire succéder par son fils, Karim Meïssa Wade. Cette idée a été, pour la première fois, du moins publiquement, soutenue par Idrissa Seck, son ancien Premier ministre et ancien numéro 1 bis (sic) du Parti démocratique sénégalais (Pds) pour le paraphraser. Il disait, en substance, que le fils biologique est en passe de prendre la place du fils adoptif. 
La conséquence est connue de tous : Idrissa Seck est démis de ses postes de Premier ministre et de numéro 1 bis du Parti démocratique sénégalais, emprisonné pendant sept mois, aujourd’hui, il s’est emmuré dans son mutisme traditionnel. Mais la singularité de ce silence est qu’il est étonnant. Comment un parti politique qui s’attribue le nom de Rewmi (le pays), c’est-à-dire soucieux des préoccupations des populations, s’illustre par le silence de son leader et de ses collaborateurs au moment où le quotidien de ces populations est caractérisé par la cherté de la vie, les inondations, les délestages intempestifs, entre autres. Bref, apparemment, Idrissa Seck est complètement mis hors d’état de nuire pour des raisons que seuls Wade et lui savent et que nous autres Sénégalais ignorons royalement.  
 
Son successeur à la Primature et au poste de numéro 2 du Pds, Macky Sall, a subi, excusez-nous, est en train de subir le même sort. Mais la particularité du cas Macky Sall est qu’il subit tout sans, jusque-là, aucune résistance comme dans l’Armée à l’image de la soumission d’un soldat à l’endroit de son chef, alors qu’on est bien en politique. La politique, rappelons-le, n’est pas une affaire d’enfants de cœur mais plutôt de rapports de force.  
D’aucuns datent la disgrâce de Macky Sall au sein de sa famille politique suite à la convocation par l’Assemblée nationale des dirigeants de l’Agence nationale de l’organisation de la conférence islamique (Anoci). A notre avis, cette convocation n’avait servi que de prétexte aux détracteurs de l’ancien Premier ministre de procéder à sa mise à mort politique, mais sa disgrâce lui est antérieure. En effet, l’arrêt brutal du renouvellement des structures du Pds et sa migration de la Primature vers la Présidence de l’Assemblée nationale étaient symptomatiques de sa tombée en disgrâce auprès du Secrétaire général national de son parti, Me Abdoulaye Wade. Mentionnons, pour mémoire, que Macky Sall n’était pas l’initiateur de la convocation mais plutôt les députés Mamadou Seck et Iba Der Thiam. Aujourd’hui, comme dans un film ayant comme acteurs des Députés, des Sénateurs, des Conseillers du président de la République, des structures du Pds, le Conseil constitutionnel, etc. et comme réalisateur la «seule constante» Abdoulaye Wade, la liquidation politique de Macky Sall vient de connaitre son épilogue.  
 
A y voir de plus prêt, le Pds est une propriété privée de Abdoulaye Wade qui fait et défait qui il veut, quand il veut, où il veut et comme il veut. Idrissa Seck ne disait-il pas et tous les membres du Pds avec lui qu’«au Pds, Me Wade est la seule constante, tous les autres sont des variables». Ceci fait que discuter sur la légalité ou non du limogeage de tel ou tel numéro II voire numéro 1 bis du PDS est, en réalité, discuter sur le sexe de l’ange. Car, bien avant l’alternance, tous les numéros II du Pds de Ousmane Ngom à Macky Sall en passant par Idrissa Seck ne bénéficient d’aucune légitimité car n’ayant jamais été investis par un congrès. Alors, la question n’est pas là, elle est ailleurs.  
 
Elle est dans le fait que ces constats semblent donner raison à tous ceux qui soutiennent que Wade père balise le terrain à Wade fils. Il est vrai que ni l’un ni l’autre n’a jusque-là jamais soutenu publiquement une telle idée. D’ailleurs, le contraire nous aurait étonné et serait perçu comme une grave erreur politique. L’adage wolof «ku nieup xam fo dieum do télla yégg» est plus une réalité en politique qu’ailleurs.  
 
Cependant, le silence dans lequel s’est plongé Karim Wade peut être qualifié de «mutisme communicant». Ce mutisme en dit long sur ses ambitions politiques. Les actes sont plus éloquents que le verbe. En effet, depuis un certain temps, Karim Wade est dans toutes les sauces et est accusé, à tort ou à raison, de parrainer de hautes personnalités de ce pays. En tout cas, il est loisible et superfétatoire de soutenir, sans risquer d’être contredit par les barons du Pds, que la génération du concret est plus que jamais du concret.  
 
Tout cela pour dire que la route vers le sommet de l’Oci a cédé la place à la route vers le sommet de l’Etat. Ce processus semble aujourd’hui ne rencontrer aucun obstacle aussi bien au niveau du Pds qu’au niveau de l’opposition. L’opposition sénégalaise souffre d’un leader charismatique capable de regrouper autour de sa personne toutes ses sensibilités, au-delà de leurs différences et de porter le combat de tous ces Sénégalaises et Sénégalais n’épousant pas la politique de Me Wade et de sa chapelle politique. Les exemples des contestations par la violence des marchands ambulants, des populations suite à la cherté de la vie, aux inondations, aux délestages intempestifs, entre autres, en sont de belles illustrations. Pourtant, cette situation contraste avec le verdict des faits face au désintéressement des Sénégalais à chaque fois que l’opposition les appelle à la rue.  
 
A cela s’ajoute le fait que le Front Siggil Sénégaal est une union de façade, de masla et de concours de circonstances. La preuve, l’opposition sénégalaise n’a pas réussi à émettre sur la même longueur d’onde sur l’approche à adopter pour l’élection présidentielle de février 2007. De plus, des protégés de certains leaders de l’opposition font souvent des sorties médiatiques pour critiquer d’autres leaders de cette opposition allant même jusqu’à leur demander de faire leur mea culpa au peuple sénégalais. Cependant, l’opposition pourra bien compter sur ses jeunesses qui sont en train, sans conteste, de lui donner une nouvelle orientation à l’image du patron des jeunesses socialistes. Ce dernier a du courage ce qui est nécessaire en politique. Mais ce courage politique, à lui seul, ne suffit pas pour réussir en politique. Il faut que le politique le combine avec l’art d’articuler son discours et son action politiques aux réalités socioculturelles de la société en question. L’histoire politique sénégalaise nous montre à suffisance que les tenants des discours incendiaires sont toujours entendus mais jamais suivis. 
Ceci dit que le seul obstacle qui peut empêcher Me Wade de réaliser son schéma ne se situe pas au niveau de la classe politique actuelle, mais plutôt au niveau du Parti de la Demande Sociale. Et, ce Parti de la Demande Sociale ne cesse d’enregistrer, présentement, de nouveaux adhérents au regard de la conjoncture socio-économique avec laquelle le quotidien de nombreux sénégalais se conjugue avec la violence de la pauvreté.  
 
Si cette situation perdure, l’opposition sénégalaise en sera à long terme, sans aucun doute, le principal bénéficiaire. Toutefois, si Wade père profite de l’opportunité que lui offre la conjoncture économique mondiale (les prix de la tonne du blé et du baril de pétrole ont considérablement chuté respectivement de 256 dollars en mars et 145 dollars en juillet 2008 à 146 dollars et à 61 dollars en octobre 2008) pour porter secours à son peuple, la donne pourrait changer. Autrement dit, Wade fils pourrait emprunter le raccourci le menant, sans obstacle majeur, vers le sommet de l’Etat.  
 
Adama SADIO ADO 
Sociologue et étudiant en  
Science politique à l’Ucad 
Président du Collectif des jeunes  
cadres de Guédiawaye  
adosadio@yahoo.fr  
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 11.11.2008
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