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quelle pertinenc
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TEST
TRIBUNAL
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le 23 décembre 2
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L' ETROIT périmètre de LA RUSE

 
Jungle… 
Les investitures pour les locales du 22 mars 2009, continuent de faire des vagues. Mais cette effervescence politique n’emballe pas Goorgoorlu, préoccupé, par ce qu’André Malraux appelait « l’humaine condition ». Les promesses, ou décisions, sur les denrées de première nécessité et autres produits jetés à la mer par les commerçants, décrédibilisent aujourd’hui le gouvernement de l’alternoce. Plus d’actes, et moins de paroles ; c’est ce que le peuple exige. Mais malheureusement, on a l’impression que ceux qui nous dirigent ont perdu le gouvernail. Et le pays ressemble, comme un frère, à une véritable jungle. 
( Mor Todjangué )  
 
 
Candidat Municipal Wade  
Souleymane Jules Diop Jeudi 22 Jan 2009  
« Les crimes purement moraux  
et qui ne laissent aucune prise  
à la justice humaine, sont les plus  
infâmes, les plus odieux »  
Honoré de BALZAC  
Nous avons beaucoup pensé, ces dernières années, à ce que serait le Pds sans Wade. Nous n’avons jamais imaginé une fin aussi brutale et aussi tragique. Ce n’est pas l’échec d’un parti, c’est l’échec d’un chef qui a toujours réduit son parti à sa propre personne. Abdoulaye Wade avait jusqu’ici exercé un contrôle absolu sur son entourage. C’est son entourage qui le contrôle maintenant. Il s’était pris au jeu de la division, et voilà qu’il est lui-même divisé. Il s’était toujours imposé à son parti. Son parti s’impose maintenant à lui. Il donnait l’impression d’avoir un avis sur tout. Il n’a plus aucun avis sur rien du tout. Les décisions qu’il prend le matin sont contestées l’après-midi. Son parti s’est transformé en factions rebelles qui se battent les unes contre les autres. Le chef de guerre, impuissant, n’est plus que l’ombre de lui-même. On ne s’oppose pas seulement à lui, on s’avise de le faire savoir. Ceux qui lui obéissaient les yeux fermés ne se contentent plus de lui dire non. Ils se moquent de lui quand il détourne le regard. Il n’y a pas un seul pouce du territoire sur lequel son autorité n’est pas contestée. Il a divisé le pays en petites parcelles pour contenter ses petits. Ils ont transformé chaque petit sentier en un champ de bataille.  
Il vous faut parfois vous rendre à la préfecture pour savoir à quelle région, à quel département vous appartenez. Si vous êtes de Kaoulack, il se pourrait que vous retrouviez vos pénates à Kaffrine. Si vous êtes de Kolda, il se pourrait que vous vous réveilliez le lendemain à Sedhiou. Il peut arriver qu’une frontière vous sépare de vos voisins immédiats et que pour voter, vous soyez dans l’obligation de changer de région. Dans ce désordre immense, même un chat aurait du mal à retrouver ses petits. Mais ce régime ne s’encombre d’aucune mesure, quand il veut parvenir à ses fins.  
Nous avons envisagé les scénarii de fin de règne les plus pessimistes, mais personne ne s’attendait à cette sortie tragique. Les hommes font tout pour entrer dans l’histoire. Abdoulaye Wade fait tout pour en sortir par la petite porte. Il avait conduit son parti à la victoire en 2000 et étendu son emprise sur l’ensemble du pays. Il couronne cette carrière finissante par la destruction de son pays et de son parti. L’opposant avait fait du Pds, il faut le lui concéder, un des instruments de conquête du pouvoir les plus puissants des temps modernes. Mais il n’a jamais réussi à en faire un parti politique. Il y a quelques mois, il feignait encore d’en faire un grand parti de rassemblement. Mais la soif de pouvoir l’a abîmé. Le Pds est devenu un cadavre trop lourd à porter. Il faut avoir le cœur bien accroché pour ne pas s’en détourner. Son Comité directeur, la seule instance qui se transforme au besoin en Congrès, est devenu un refuge d’anciens « socialistes » où le Duché va recevoir toutes les semaines son tribut d’acclamations. Les vrais « libéraux » qui avaient cheminé avec lui se gardent de telles sournoiseries. Dans toutes les localités du pays, ils se sont organisés pour résister au vent de changement que leur impose « la famille ».  
On ne sait pas de quoi ce désordre indescriptible est le nom. Mais il a un visage, celui de Karim Wade. Tout le monde n’en était pas convaincu, mais nous savons maintenant le pourquoi de tous les règlements de compte de ces dernières années. Il jurait sur tous les saints que sa Génération du concret était une organisation caritative. Nous savons maintenant que les nattes de prière et les subventions accordées à l’Eglise n’étaient pas des cadeaux du ciel. Les hommes d’Eglise et les imams doivent se sentir insultés, puisque toutes ces années durant, ils croyaient recevoir un grand bienfaiteur, alors qu’il s’agissait d’un vulgaire politicien.  
Quoiqu’il fasse maintenant, Abdoulaye Wade a livré le pays au chaos. Il a poussé si loin les divisions que toute réconciliation devient impossible. Quoi que nous fassions, Karim Wade a décidé de s’imposer à nous ou de nous imposer le chaos. Il n’y a que dans sa tête qu’existent les 800 000 cartes que son mouvement aurait vendues à travers le pays, pour le rendre si arrogant. Il en est si peu sûr qu’il s’est réfugié derrière une liste proportionnelle pour s’emparer de la capitale. Quand viendra le moment de la confrontation, il aura toujours des feddayin capables de se flageller à sa gloire. La présence de Farba Senghor, imposé par Viviane Vert, n’a pas d’autre but. Il est là pour prendre le commandement des nervis et assurer les sorties nocturnes contre les récalcitrants. Karim Wade sera loin de cette grande tension électorale. C’est aussi un des avantages attachés à son rang, de vaincre sans péril. Il attendra tranquillement son intronisation. Abdoulaye Wade nous a fait beaucoup de mal, mais il a plus de courage.  
N’importe quel homme raisonnable aurait dissuadé Karim Wade de se lancer dans cette aventure insensée. Malgré tous les moyens mis à sa disposition, les liquidations politiques, le pays se refuse à lui. Le président de la République est lui-même devenu la victime des ambitions qu’il a fait naître dans la tête de son fils. La tentative de réconciliation avec Idrissa Seck a révélé au pays entier ce que beaucoup de gens soupçonnaient déjà. Abdoulaye Wade n’a plus aucun contrôle sur le pays. Le pouvoir est passé aux mains de Viviane Vert et de son fils Robert. Après la sortie d’Iba Der Thiam, il n’a eu aucun mal à envoyer Awa Ndiaye à la télévision nationale démentir le chef de l’Etat et le remettre à sa place. C’est bien fait pour Idrissa Seck, mais c’est mal fait pour le Sénégal. La parole du président de la République ne signifie plus rien. L’institution présidentielle était fragilisée. Elle est maintenant ridiculisée. Celui qui est désigné pour remplacer le président de la République en cas de vacance du pouvoir n’est pas mieux. Il n’a rien entre les jambes. Pape Diop veut installer Karim Wade et retourner vendre du poisson. Il l’a dit au journaliste qui lui a signalé qu’il y avait des trous sur son Cv et qu’il avait changé d’état-civil. Mardi dernier, quand il a été bloqué à l’entrée de la préfecture de Dakar, le président du Sénat a obéi sans brocher. Il attendait l’ordre de Karim Wade. Il a un tempérament de théâtre, le maire de Dakar. Mais il sait d’où viennent les ordres.  
SJD 
Auteur: Souleymane Jules Diop  
 
 
SudQuotidien : Lundi 26 Jan 2009 
CONSEQUENCES DE LA GOUVERNANCE LIBERALE SELON L’AFP « Les ressorts du pays sont cassés »  
 
 
« Des événements qui pourraient paraître anodins mettent en relief l’état d’un pays dont les ressorts sont cassés… » Selon le Bureau politique de l’Alliance des forces de progrès (Afp), « la situation nationale est profondément marquée par les conséquences de l’échec multiforme et l’incapacité du régime de Me Abdoulaye Wade à sortir du périmètre de la ruse… » Les « progressistes » qui s’inclinent devant la mémoire des Sapeurs pompiers tombés récemment en service commandé trouvent que les faits qui ont été à l’origine de la disparition des soldats du feu et d’autres illustrent le dénuement dont souffre des services stratégiques de l’Etat, alors que la gabegie, l’affairisme et la corruption continuent de plus belle… » 
La situation nationale s’est autant dégradée du fait, déclare le Bureau politique de l’Alliance des forces de progrès (Afp) au sortir de sa réunion du jeudi 22 janvier 2009, sous la présidence de Moustapha Niasse, son Secrétaire général, « des choix des gouvernants, qui ont d’abord opté pour la satisfaction des intérêts d’un groupuscule aux instincts prédateurs ». Les camarades de Madieyna Diouf, l’examinant, disent dans le communiqué sanctionnant leurs travaux que celle-ci est « profondément marquée par les conséquences de l’échec multiforme et l’incapacité du régime de Me Abdoulaye Wade à sortir du périmètre de la ruse, pour traiter en profondeur les dossiers qui concernent les priorités de notre pays et de ses populations. 
En réalité, des événements qui pourraient paraître anodins mettent en relief l’état d’un pays dont les ressorts sont cassés, du fait des choix des gouvernants, qui ont d’abord opté pour la satisfaction des intérêts d’un groupuscule aux instincts prédateurs. C’est le cas des nombreuses attaques armées dont sont victimes de paisibles citoyens dans les régions périphériques et de l’incendie d’un immeuble suivi d’effondrement ayant provoqué plusieurs décès, notamment dans les rangs des Sapeurs-pompiers ». Ils ont tenu auparavant, souligne le communiqué, à s’incliner tout d’abord « devant la mémoire des Sapeurs-pompiers qui ont perdu leur vie en accomplissant leur mission avec générosité et sens de l’humain ». 
Selon eux, ces faits illustrent le dénuement dont souffre des services stratégiques de l’Etat, alors que la gabegie, l’affairisme et la corruption continuent de plus belle. « Le monde rural, l’école sénégalaise, la santé publique, l’emploi, la jeunesse, le troisième âge comme les femmes ont payé un lourd tribut consécutif à des errements, dont le régime de Me Abdoulaye Wade est incapable de se départir. Même quand les problèmes sont bien posés, les effets de manche se manifestent spectaculairement, parfois comiquement, à la place des vraies solutions ». Puisque « le ridicule ne tue pas, on nous lance le Bajeenu Gox ». En ce qui concerne les finances publiques, si Moustapha Niasse et ses camarades disent noter que les injonctions des partenaires au développement et des institutions de Bretton Woods ont amené le pouvoir à reconnaître les effets pervers de la reconstitution de la dette intérieure, ils n’en constatent pas moins que « le régime de Me Wade continue de jouer à cache-cache pour masquer le véritable état des lieux et se livre de surcroît à des paiements discriminatoires, en procédant à des règlements de compte ». Ils dénoncent « cette forfaiture de plus… » 
Au chapitre des élections locales, actualité oblige, les progressistes avancent : « face à l’unité de l’opposition patriotique et à la détermination du peuple qui entend exercer pleinement sa souveraineté, la panique a gagné les pseudos libéraux. Ils se sont mis à se livrer à leurs jeux favoris, c’est-à-dire la violation des lois et règlements, ainsi que la pratique de la violence ». Ils situent « dans ce volet de la mal gouvernance » les attaques « inconsidérées et sans fondement d’un mercenaire impénitent qui a pu bénéficier d’une fréquence télévision, à la faveur d’un contrat infect dont certaines clauses secrètes l’obligent à éructer son trop plein d’insanités, en direction d’un leader respectable et respecté dans le monde entier ». Riposte d’un Bureau politique à Sidi Lamine Niasse, le patron du Groupe de presse : « Walf » qui s’en était récemment pris à Moustapha Niasse, le guide de l’Afp. 
Le Bureau politique a adressé par ailleurs et en conclusion de ses travaux « ses vives félicitations au Secrétaire général du Parti, M. Moustapha Niasse et aux délégations qui l’ont accompagné lors des rencontres que l’Afp a eues avec les directions respectives de APR/Yakusa et du RSD/TDS. Ces concertations avec les partis dirigés respectivement par M. Maki Sall et M. Robert Sagna participent d’une volonté commune d’unir les forces patriotiques… » 
Auteur: Madior FALL 
 
R E A C T I O N S 
L’âme et la plume 
 
Qu’importent donc les ignobles diatribes de la rage gratuite contre la grandeur des âmes bien nées, le bon sang, le roc SJD, ce soldat de la République reste et restera toujours debout. Rien n’y fera. Le combat de SJD est celui de tous les Sénégalais. Les hyènes et les charognards affamés, aiguisent les couteaux pour se tailler encore la part du lion. Des minables qui ne doivent leur promotion qu’aux ignobles basses œuvres historiques. 
 
Médisance déshonorante et odorante de la puanteur des médiocres souillant la conscience des hommes d’honneur. Des hommes d’honneur immunisés contre la pestilence insolente des désespérés. 
 
Nous devons du respect à l’honorable soldat de la République. La bête reprend du poil. Ceux qui s’adonnent bassement à des injures, à dessein de plaire aux traîtres, doivent savoir qu’ils n’ont pas le monopole du verbe et de la littérature rhétorique. Le wadisme ne passera pas, nous les justes, nous vaincrons assurément.  
 
Le griot de la République 
 
Der Thiam, le parrain du cirque, le griot de la République, un transhumant décomplexé, débridé, œnologue de fonction, l’homme de la démesure, retournant inlassablement sa veste de caméléon qui lui colle à la peau. Cette créature n’a aucune crédibilité au regard de la morale. Un créateur de contre valeurs, du mouvement Abdoo nioudoy, professeur émérite dans l’art de l’opportunisme déroutant et des bassesses les plus sordides, transmué honteusement en wadiste éclairé, mangeant donc sans vergogne dans tous les râteliers. Etrange destin d’un dinosaure véreux au verbiage creux ! 
 
Les fidèles ndougourous 
 
Le camp des justes, des vrais guerriers patriotes, triomphera pour le bonheur du peuple, contre les traîtres de la République aux âmes impures. Un choix aveugle du tyran se croyant éternel, qui n’a d’éternel que son bout de nez, un choix voué à l’échec, animé par des sorciers, des vers de terre, tapis dans l’ombre, des maîtres « ndougourous », aigris, et jaloux, du succès incontestable du vrai maître de la vérité blessante. La vérité de l’âme incarnée par une plume alerte au service du peuple. Une plume plus tenace, efficace, tranquille qui assène ses coups, oui des coups de massue aussi foudroyants que les marteaux. Oui le soldat tiendra bon. On peut les comprendre, ces gens, dont l’étroitesse d’esprit est à la mesure de leur point de vue toujours aussi bornée. Leur mérite, si mérite il y a, se réduit aux insanités réelles et éternelles de leurs discours, comme seule réponse, érigée en système de gouvernance. Les discours attentatoires prouvent que la bête, atteinte, blessée, chancelante, finira à coup sûr par rendre l’âme. Les faits parlent d’eux-mêmes. Kouniouy dign dëmm ngay guéné yéli liir ci penc mi lougn la dign yowa, autrement dit, l’accusé coupable d’anthropophage, donne lui-même la preuve de son accusation, en exhibant sur la place publique les cuisses d’un nouveau né. Alors, Les anthropophages, pris en flagrant délit, nient en bloc devant l’évidence et accusent avec une légèreté déconcertante l’accusateur tranquille. Un monde à la renverse. Il faut le voir pour le croire. Idrissa Seck est complice d’un coup d’Etat institutionnel. Ce n’est pas une surprise quand on connaît les deux hommes, excellant dans l’art des combines, C’est une épine qu’on ne saurait leur ôter. Idy est un allié éternel, fidèle à son mentor, salissant davantage son image déjà écornée. De toute façon, l’esclave n’a guère le choix. Dans ce pays, comme toujours, la règle du régime réactionnaire, libéral veut que le choix des voleurs l’emportent sur celui des plus honnêtes. La dictature de l’argent des magiciens. Ce deal supposé n’a que le nom. C’est une dictature. Un hold up politique. 
 
Une imposture permanente 
 
Une imposture. Ses déboires avec la justice bridée n’étaient rien d’autre qu’une machination, fabriquée par le maître d’œuvre, chef d’orchestre, habile des coups bas. Un cirque médiatique tout simplement. Une comédie pour distraire les Sénégalais. Les deux hommes tels des jumeaux, sont toujours unis en âme et en conscience par le même cordon ombilical. Extraordinaire manipulateur, Wade inculpe, libère, acquitte et anoblit à sa guise quand il veut comme il veut. Il est à la fois dieu, Président de la République et juge à la place des juges. Aujourd’hui, seuls les naïfs tombent dans le panneau. Ni l’un ni l’autre ne seront en mesure de redresser le bateau qui chavire inexorablement. Les Sénégalais doivent se réveiller et voir la réalité. Ces deux hommes partagent les mêmes valeurs funestes pour le pays. Demain, le réveil sera insoutenable. Ce sera trop tard malheureusement. Le Sénégal regorge d’intellectuels intègres, capables de diriger le pays en bonne gouvernance. Refusons donc le piège infernal des gourous du mensonge, motivés par des intérêts mesquins. Certains hommes politiques déculottés, décomplexés, s’opposent pour se poser en vulgaires patriotes. Idrissa Seck est de cela. C’est un pouvoiriste convaincu, un ultra libéral comme son mentor. Il ne croit nullement aux sourates auxquelles il ne cesse de se référer. C’est de l’escroquerie intellectuelle pour mieux avilir les consciences. Il connaît la psychologie des Sénégalais sensibles à l’islam. Et ça marche. Pour refuser, il être digne, c'est-à-dire un homme de conviction et d’honneur. Le menteur est toujours le plus habile à gagner les élections, du moins jusqu’à présent. Il sait parfaitement qu’il ment, mais il le fait quand même en toute conscience La rhétorique est un art. Ce qui compte, c’est le résultat. La fin justifie les moyens. Il ne l’est pas et ne le sera jamais. S’il refusait, il pourrait redorer son blason, mais il regagnerait l’amer saveur de la pénombre et pour toujours. En réalité, il nous prouve bien qu’ils sont de mèche et parfaitement en entente cordiale, intérêts réciproques obligent, depuis la nuit des temps. Le palais : le secret de polichinelle entre l’esclave et son maître ne passera pas. Vigipirate !  
 
Dans ce duel de combat, de mort liant les deux protagonistes condamnés par un même destin, on se demande lequel des deux est vraiment l’esclave ? Etrange destin sans fin ! Le maître ou l’esclave ? Une tragédie qu’on ne saurait qualifier. Un mélodrame qui ne dit pas son nom. Les gesticulations médiatiques de l’un et de l’autre pires que des pitres, sont à la mesure de l’étroitesse de leur esprit. Hasard du calendrier avec l’événement qu’on connaît ! Bizarre ! Talents ou mesquineries ? Le but du jeu est facile à comprendre. Pendant que SJD est empêtré dans son procès, lequel sera peut être condamné, on ne sait jamais, il faut passer par derrière et accélérer vite la succession. Et le tour est bien joué par l’effet de surprise. La campagne d’intoxication peut désormais commencer pour valider l’inacceptable. Il n’est pas question de cautionner un régime de tarés, recrutant à la pelle des voyous, sans retenue, peu importent les moyens d’Etat, pour ses seuls plaisirs de garder le pouvoir. Un tel régime si moribond, excellant dans le mensonge, les intimidations, les emprisonnements aveugles, le népotisme révoltant, doit être combattu vigoureusement. C’est un impératif, un sacerdoce. Se taire, c’est se complaire. Nous ne pouvons plus tolérer les arriérés de gourous motivés par des intérêts égoïstes. Utilisez vos armes bien bénies, insultes, menaces, l’artillerie répressive, cela ne nous fera jamais reculer d’un iota. Nous sommes blindés. Nous connaissons la chanson. Il n’est pas possible de mettre tout un peuple dans une bouteille. Nous pensons, donc nous existons. En l’espace de moins de huit ans, une caste de ramassis, incultes, s’enrichit en toute insolence, alors que les mêmes hier, jetaient l’opprobre au parti socialiste, l’accusant de ne pouvoir résoudre la simple équation de l’électricité, aujourd’hui les mêmes, toujours les mêmes créent des sociétés bidon avec des prête noms derrière lesquelles ils se sucrent. Un racket organisé sur le dos du peuple. Plus personne n’ose plus parler au risque de sa vie. Maintenant, nous avons bien compris la leçon. 
 
 
La diversion ne passera pas 
 
Puisque SJD a travaillé au sein du gouvernement, il doit donc se taire, affirment ces détracteurs. Des arguments qui n’engagent que leurs auteurs. 
Critiquer SJD d’avoir été conseiller en communication d’Idrissa Seck, c’est manqué de respect au peuple Sénégalais. En tant que patriote, pouvait-il refuser l’offre de la république ? 
 
C’est comme si on reprochait à l’opposition d’avoir balisé le terrain à Wade en mars 2000, laquelle opposition a claqué légitimement la porte quand son honneur a été bafoué. De la même façon, dire que SJD n’a pas apporté de preuve de son procès contre Karim Wade, privilégié en flagrant délit du régime de son père, c’est faire preuve de légèreté notoire, c’est voir le soleil et le nier. L’argumentaire auquel se réfèrent les détracteurs de SJD, selon lequel ALC avait apporté la preuve dans son imbroglio avec la lonase. Bien que Abdou Latif Coulibaly ait fourni des preuves matérielles, indiscutables, accablantes, il a été pourtant condamné pour vols et recels de documents administratifs dans son procès contre la Lonase. ALC et SJD mènent le même combat contre l’injustice ambiante. La condamnation éventuelle de Karim contre SJD n’aura aucun effet plausible sur la crédibilité certainement ragaillardie de ce dernier. En réalité, la victime préfère être du côté de son bourreau, son oppresseur, plus tôt que du côté de son libérateur. Ne pas souscrire à la noble tâche de SJD, c’est participé en quelque sorte au complot idéologique d’antan, selon lequel la mentalité africaine est prélogique, qu’il est incapable de penser. D’ailleurs, SJD n’est pas une exception. Prenons le cas de Senghor contre Cheikh Anta Diop, le savant africain. Sous prétexte que des querelles personnelles les opposaient, ce qui était totalment faux, car le blanc, le maître, est toujours derrière les traîtres. Senghor, un allié sûr du colonialisme, a bien écrit ceci, concernant les nègres : l’émotion est nègre, mais la raison est hellène. En d’autre terme, le nègre est dépourvu de raison cartésienne par rapport à l’homme blanc. Tout intellectuel qui défend la bonne cause est toujours stigmatisé. On essaie de le déstabiliser par tous les moyens, en achetant les consciences fragiles. Il est tant que cesse la démocratie de l’argent. C’est inacceptable. Il est inconcevable que ce pouvoir continue de brider la parole des justes. La corruption des esprits est légalisée par un pouvoir corrompu et incorrigible. Il est l’adversaire résolu de tout un peuple qui n’en peut plus. Nous demandons un soutien massif pour le soldat de la république, SJD. Le combat des justes contre le mal absolu continue avec la même détermination. Nous ne sommes pas des godilltots d’un régime répressif, incapable de résoudre la simple équation de l’électricité. Karim Wade n’a aucune légitimité. Il est malheureusement le fils d’un président grisé par le pouvoir, croyant pouvoir vaincre tout un peuple en colère. Et qui dit non. Tout n’est pas permis. Nous ne céderons jamais. Le combat de la bonne plume toujours plus aguerrie, l’assaut contre la bande des nouveaux riches de la dernière heure. Le wadisme ne passera pas, nous les justes, nous vaincrons assurément.  
 
Auteur : Honneur 
 
"quatrième président d'un peuple qui a crié le 19 mars 2000 à la face du monde son appartenance au concert des grandes nations démocratiques. " 
 
C'est son plus grand rêve mais il va falloir qu'il passe par le suffrage universel et non par un quelconque tripatouillage de la constitution.  
 
Idrissa seck directeur de la campagne qui a mener Wade au pouvoir en 2000. 
 
Macky Sall directeur de la campagne qui a réélu maitre Wade. 
 
Karim Wade président de l'Anoci avec ses travaux d'embellissement et manageur voilé des élections locales de cette année, qui a tout à prouver.  
Il va l'avoir, son mandat électoral.  
 
Les deux premiers ont montré leurs capacités, le troisième et un élément de l'ombre, un petit soldat, fils du général, qui ne va jamais au combat mais qui guette l'ennemi et finit par dire à ses ouilles de lui asséner le coup fatal. 
 
Le choix est vite fait. Mais qui décide ?  
 
 
 
 
 
Karim Wade est le meneur de ces élections locales au niveau du pds, pardon de la GC. C'est à son tour de montrer à Wade, son père, ses capacités d'homme politique capable de fédérer une large frange de la population. Ces élections sont un test pour lui et il a tous les moyens pour mener à bien ce combat. Il n'aura pas besoin de réussir pour avoir les faveurs du président. Les ligatures paternelles lui en assure déjà la pérennité.  
 
Je ne crois pas à la parade de la succession automatique du père par le fils en cas de vacation du pouvoir. Le président lui a donné tous les moyens, y compris ceux de l'état, pour prouver sa maturité politique qui lui permettra de se confronter au suffrage universel. Le cris de guerre paternel : "tu as l'argent, j'ai l'armée, j'organise les élections et tu les gagnes" suffira comme catalyseur.  
L'inconnu demeure cependant comment le président quittera t-il le pouvoir.  
Partira -t-il de son propre gré afin de confirmer au monde entier son image de démocrate et demander à un successeur docile et sans envergure politique d'organiser des élections et faire gagner son fils ? Mais le pouvoir donne tous les envergures et ce n'est pas sûr que le successeur respecte les termes du contrat.  
Organisera t-il des élections au terme de son mandat, auxquelles son fils participera ? Il pourra continuer à protéger son fils, ayant toujours toutes les carte en main.  
S'accrochera t-il au pouvoir à vie ? Scénario probable. Abdoulaye Wade aime le pouvoir et l'a acquis tardivement 
 
 
Décès de Mamadou Dia, ancien président du Conseil, figure emblematique 
 
NETTALI.NET - Avec le décès de Mamadou Dia, ancien président du Conseil des ministres, le Sénégal perd l’une de ses plus illustres figures et un de ses personnages les plus emblématiques. L’ancien président du Conseil des ministres est décédé ce dimanche 25 janvier à 1 heure du matin. Âgé de 99 ans, Mamadou Dia était interné dans une clinique de Dakar où il est décédé. 
 
Mamadou Dia était président du Conseil des ministres au lendemain de l’accession du Sénégal à l’indépendance en 1960. Mamadou Dia est né en 1910 à Diourbel. Instituteur de formation, Mamadou Dia qui très tôt s’est lancé dans l’arène politique, est le signataire pour le Sénégal avec Michel Debré, côté français, des transferts de compétences qui consacrent l’accession du Sénégal à l’indépendance. 
 
De 1960 à 1962, il fut président du Conseil des ministres. Léopold Sédar Senghor était alors président de la République, et le Sénégal vivait alors sous le régime parlementaire. Tout bascula en décembre 1962, lorsque le président Senghor fit arrêter Mamadou Dia qu’il accusa de coup d’État. Auparavant, c’est une motion de censure qui avait été votée contre son gouvernement à l’Assemblée nationale 
 
En 1963, Mamadou Dia est jugé et condamné à la perpétuité. C’est à Kédougou qu’il sera enfermé. Pour se défendre contre ses accusateurs, Mamadou Dia avait sorti une phrase devenue célèbre. « On ne fait pas un coup d’État quand on détient le pouvoir », avait-il lancé à l’époque. Il passera douze années de sa vie à Kédougou et refusera de demander la grâce comme on l’y invitera. Il ne sera libéré qu’en 1974 par Senghor qui l’amnistiera. 
 
Depuis sa libération, le président Mamadou Dia n’avait de cesse de lutter aux côtés du peuple. Après avoir créé avec d’autres hommes politiques sénégalais qui se battaient dans la clandestinité, le journal And Sopi pour se lancer dans le combat contre l’ancien régime socialiste, Mamadou Dia créera le Mdp au lendemain de l’instauration du multipartisme. Se réclamant du socialisme autogestionnaire, il sera même candidat à l’élection présidentielle de 1983 contre le président Abdou Diouf. Il acceptera de fusionner par la suite son parti qui deviendra plus tard le Msu, avec la Ligue communiste des travailleurs (Lct). 
 
Aussi bien en 1988, qu’en 1993, il soutiendra la candidature de Landing Savané à l’élection présidentielle. En 2000, il fera partie des leaders de l’opposition à avoir soutenu la candidature de Me Abdoulaye Wade. Il aura des brouilles avec le président Abdoulaye Wade, car ne partageant pas sa façon de conduire le pays. En véritable homme de refus et de principe, il se distinguera dans l’opposition au régime du président Wade qui pourtant faisait partie de ses avocats en 1963. 
 
Mamadou Dia est parti, laissant à la génération actuelle, son héritage politique incommensurable. La levée de son corps est prévue cet après-midi à 16 heures, à l’hôpital Principal. L’administration et l’ensemble de la rédaction de Nettali s’associent à la ***!ur qui frappe sa famille ainsi que l’ensemble du peuple sénégalais et présentent ses condoléances les plus attristées. Que la terre de Yoff où il sera inhumé lui soit légère 
 
Auteur: Nettali  
 
 
Le retour d'Idrissa Seck au PDS est-il un signe de reculade de Wade ? S'est-il rendu compte de la dangerosité du positionnement de son fils comme dauphin ? 
En tout cas, les ambitions de Karim Wade sont tenaces et le bonhomme semble déterminé et résolu à lui succéder, aidé en cela par la stimulation maternelle. Karim Wade va finir de réaliser le noyautage de toutes les administrations. C'est l'une des étapes du processus de conquête du pouvoir.  
Quel sera le comportement d'Idrissa Seck ?  
Le débat est ouvert. 
 
Kilam2000@voila.fr  
 
rimka FENEANT, PARESSEUX ET OPPORTUNISTE A SOUHAIT qui attend que ses DOUNGOUROUS s'échinent sous le soleil ardent pour tranquillement s'approprier le fruit du labeur.YAMBAR PAR EXCELLENCE ! 
Un homme doit suer et souffrir en travaillant beaucoup 
www.senegalrisque.populus.ch 
 
 
Ferloo.com : Dimanche 25 Jan 2009 
Khalifa Ababcar Sall : « Karim Wade nous trouvera sur son chemin s’il prend Dakar pour un tremplin vers la Présidence »  
 
Commentant l’investiture de Karim Wade sur la liste proportionnelle de la coalition Sopi pour la mairie de Dakar, la tête de liste de la coalition Benno Siggil Senegaal dans la même circonscription, Khalifa Ababcar Sall, pécise que « ce qui le gêne c’est de partir de Dakar pour atteindre la Présidence de la République ». Dans ce cas, avertit-il, « Karim Wade va nous trouver sur son chemin ».  
 
Invité de l’émission "Grand Jury" ce dimanche sur la Rfm, Khalifa Ababacar Sall a expliqué les raisons pour lesquelles il a accepté de diriger la liste de la coalition Benno Siggil Senegaal à Dakar. Il s’agit tout d’abord « de l’appel du devoir, la volonté de servir Dakar en bâtissant une nouvelle gouvernance locale avec l’implication des citoyens dans la gestion de la cité ». 
Il s’est félicité du consensus obtenu après de larges discussions dans la confection des listes. Ce qui, selon lui, a abouti « au renouvellement du personnel politique à Dakar, uni, soudé et engagé et porteur de meilleurs projets pour Dakar ». 
Autant d’"atouts" et avec « le bilan jugé médiocre de l’équipe sortante » qui lui font dire que « Dakar est à la portée de la coalition Benno Siggil Senegaal ». D’autant plus que, fait-il observer, « les consultations des Assises nationales ont produit une offre programmatique très intéressante qui peut être mis à profit dans le cadre de l’aménagement de Dakar ». 
Il s’est, en outre, félicité du fait que 97% du territoire national est couvert par sa coalition. Il impute la responsabilité de ces problèmes au gouvernement qui n’a pas pu définir tracer la carte électorale après le découpage territorial et ces nouvelles régions qui ne sont pas encore dotées de tribunaux devant permettre aux candidats d’aller faire leurs pièces à fournir ». De plus, il parle de fichier « bidonné » et dit être gêné par le « tripatouillage, la magouille du code électoral », allusion faite à l’instruction qu’aurait donné le Président de la République un préfet pour recevoir les listes de sa coalition Sopi. 
Auteur:Abdou TIMERA 
 
LE QUOTIDIEN: 
VELINGARA - Tentative de retouche d’une liste candidate : La Ceda s’oppose au Pds 
26-01-2009 Le Parti démocratique sénégalais (Pds) a tenté de torpiller la loi électorale en tentant de faire des retouches sur sa liste candidate ; cela, après expiration du délai imparti pour le complément de dossiers. Mais, la Commission électorale départementale autonome a opposé son veto. Par Abdoulaye KAMARA 
 
Samedi dernier, le député libéral Amadou Bèye Baldé s’est rendu à la préfecture de Vélingara avec les noms d’une vingtaine de ses fidèles qu’il voudrait voir figurer sur les listes de candidatures au Conseil municipal. Cela, après expiration du délai imparti aux partis et coalitions de partis pour le complément de dossiers. C’était sans compter avec la détermination du préfet de faire respecter la loi électorale. «Rassurez-vous : aucune modification ne peut être autorisée après expiration du délai. La Ceda a visé les listes que j’ai mises soigneusement dans un coffre. Personne ne pourra y toucher.» Alioune Badara Mbengue s’adressait aux militants du maire Amadou Woury Diallo, venus en masse envahir les lieux pour s’opposer à ce qu’ils considèrent comme «une forfaiture». Le président de la Ceda, interpellé, a également rassuré : «Aucune retouche ne pourra être faite sur les listes, après que nous les ayons visées. Nous avons les copies de ces listes. Après la parution des arrêtés, nous les confronterons avec les listes authentifiées.» Le docteur Ibou Seck a ajouté : «Je n’accepterai jamais de modification sur les listes, après le délai légal défini par la loi.»  
Le secrétaire général du Pds aurait demandé, par l’entremise du ministre Bécaye Diop, que 20 fidèles du député Amadou Bèye Baldé soient introduits sur la liste des candidatures de la commune de Vélingara, en remplacement de proches du maire. C’est tard dans la nuit du vendredi que le secrétaire général de la Fédération régional, Bécaye Diop, a appelé le maire Amadou Woury Diallo, pour qu’il veuille bien accéder au vœu de Me Wade, qui souhaite voir un partage équitable entre sa tendance et celle du député Amadou Bèye Baldé. En militant discipliné, le maire, proche de la «Génération du concret», a bien voulu satisfaire ce souhait présidentiel, malgré les protestations de ses fidèles. Selon une source bien informée, le ministre aurait même supplié le président de la Ceda, qui est resté de marbre. Une intran-sigeance qui a fait le tour du département et a augmenté sa cote de popularité auprès des politiques.  
A rappeler que le 17 janvier dernier, le maire et le député étaient convoqués à Dakar par l’administrateur du Pds, Abdoulaye Faye, pour s’accorder sur une même liste de candidatures et les modalités de sa confection. Au sortir de cette réunion, le maire a été choisi comme mandataire du parti. A ce titre, il lui revenait de déposer la liste libérale de la commune auprès de la commission de réception logée à la préfecture. Sur cette liste, selon une source digne de foi, ne figurent que cinq proches du député Baldé. Une information confirmée par un proche du maire qui note que «jusqu’à 23h, le 20 janvier passé, le maire a attendu le patriarche Baldé pour proposer des noms. Le partage convenu prévoyait 12 pour lui, 14 pour le maire et les autres places réservées aux alliés. Nous étions obligés de choisir ceux que nous connaissons. En réalité, cette tendance souhaitait une forclusion de notre liste, parce qu’elle a investi ses ténors sur celle de la Coalition And liggey Senegaal». Plusieurs proches du député Baldé se sont fait investir sur la liste de la coalition pilotée à Vélingara par le Rewmi de Idrissa Seck. C’est dire que le Pds va battre campagne contre le Pds pour les Locales.  
Correspondant  
 
Attention monsieur le Président ! 
26-01-2009 La situation du pays ne laissant en marge aucun citoyen, je suis convaincu du fossé entre le président et le peuple qui s’élargit de jour en jour.  
Au lendemain de l’alternance, pour empêcher la répétition des mêmes erreurs du pouvoir de Diouf, j’avais fait diffuser, à travers la presse, je cite : «Le Président Wade ne sera pas victime de son entourage comme ce fut le cas du Président Abdou Diouf.» 
M’étais je trompé ? En tout cas, les dernières sorties successives du ministre Pape Samba Mboup chef de Cabinet de Monsieur le président de la République et la fronde des Imams contre le coût de l’électricité, gérée par un ministre qui ne semble pas inspirer confiance au vu des événements, dessinent une nouvelle situation. A cela s’ajoute la crise économique et financière même si elle est mondiale, ainsi que l’effervescence de quelques foyers de tension sociale dans le pays.  
Même si le Président Wade a su remettre le Sénégal sur les rampes de lancement du développement après quarante ans de règne désastreux des socialistes, il n’est point nécessaire de rappeler qu’il faut travailler toujours travailler encore travailler ! En cela, nous lui sommes très reconnaissants. 
Selon son Excellence le Président feu Léopold Sédar Senghor, dans l’élaboration de sa politique de santé en 1974 (quatrième plan quadriennal), les acteurs de l’agriculture et de l’éducation ont besoin d’une bonne santé et surtout préventive pour bien conduire le développement du Sénégal. C’est pourquoi, je me sens en devoir d’interpeller Monsieur le Président de la République, Maître Abdoulaye Wade sur la crise récurrente qui gangrène le système et les structures de santé. 
Je voudrais, au passage, saluer la valeur des acteurs de la santé (médicaux et paramédicaux) qui constituent une référence africaine voire mondiale. Malgré cela, nous assistons à un véritable tâtonnement dans la mise en œuvre d’une politique de santé, qui ne répond pas aux besoins des populations. Au delà de la gestion catastrophique des urgences dans certaines structures de santé, des dysfonctionnements relationnels entre certains acteurs de la santé d’une part et certains services d’autre part, de même que des femmes au terme de leur grossesse qui circulent toute la nuit à la recherche d’un hôpital d’accueil pour leurs accouchements. On peut aussi citer entre autres difficultés :  
a) La prise en charge gratuite des personnes du troisième âge qui souffrent d’une bonne mise en application pour des raisons de manque de moyens dans certaines structures de santé. Il s’y ajoute également le manque de contrôle de l’effectivité de cette tâche dans les structures. 
b) le médecin sans blouse, un concept original lancé par le chef de l’Etat en 1999, demeure encore incompris dans certains milieux de la santé. Il n’a pas encore été placé dans son véritable contexte. 
c) La réforme hospitalière, pourtant source d’espoir pour la revalorisation du système sanitaire national est réduit à un vain mot. Il aurait dû faire l’objet d’une bonne application à travers le projet d’établissement, véritable casse-tête des hôpitaux, de même que le système d’accueil, la réorganisation des services hospitaliers et le droit du patient, etc.  
La réforme hospitalière aurait dû aussi faire l’objet de suivi et de contrôle permanent dans son application à travers les hôpitaux et d’une évaluation périodique en relation avec les partenaires sociaux et la presse. Malheureusement le ministère de la Santé, au-delà des déclarations d’intention stériles au nom du gouvernement, ne semble pas disposé à s’investir à fond dans ce défi majeur de la santé. Pourtant, une visite inopinée et nocturne d’inspecteurs ou d’agents de renseignements aurait pu anticiper sur le diagnostic réel et la recherche de solutions concertées dans toutes les structures de santé.  
Par ailleurs les incompétences directionnelles dans les structures de santé et la dévalorisation des conseils d’administration sont à redouter dans les établissements de santé. Les errements et les tripatouillages budgétaires dans le cas d’un hôpital réputé dont le mutisme de l’inspection générale d’Etat sur l’anéantissement de 67millions de subventions d’équipements, ne militent pas en faveur d’un décollage de cette institution par un diagnostic éthologique et globale sans complaisance.  
Je ne saurais terminer sans insister sur la nécessité de la mise en place de budget de service en recette et en dépense en vue d’une évaluation trimestrielle et annuelle. Aussi, la volonté de vouloir gérer les services de santé comme des royaumes, au détriment de l’établissement public de santé, est une méthode ancienne révolue, d’avant réforme qui ne cadre pas avec la gestion moderne des services de santé. 
Le problème de la santé interpelle tout le monde au premier rang desquels Monsieur le président de la République. Puisse Dieu l’y accompagner en 2009. 
Moussa DIALLO - Secrétaire général sous section C Pds Parcelles Assainies, Unité 15 villa 180 
 
Jean-Charles Tall, ancien représentant du Forum civil au Conseil de surveillance de l’Anoci 
26-01-2009  
«Les chantiers de l’Anoci ne sont pas finis, et il y faut en tirer des conséquences» 
Dans cette suite de l’entretien qu’il a accordé au journal Le Quotidien, l’architecte lève d’autres zones d’ombre qu’il a constatés dans la gestion de l’Agence pour l’organisation du sommet de l’Oci, et donné son opinion sur la manière dont les évènements de Kédougou auraient pu être évités.  
Vous aviez eu à décrier les procédures de passation de marchés par l’Anoci. Pouvez-vous nous en dire plus ? 
Nous avons constaté qu’il y a un certain nombre de marchés qui ont été passés, et sur lesquels nous n’avons pas d’information. Nous avons demandé des informations plus précises, notamment en ce qui concerne les études sur les aménagements paysagers. Nous voulons savoir comment cela s’est passé. Sur certains marchés, nous avons eu des informations, qui nous ont été données par la Direction de l’Anoci.  
Quelles informations avez-vous eues ? 
Certaines relatives aux marchés des routes. Et ces rapports sont en train d’être analysés. Encore une fois, il est important de comprendre notre démarche. L’idée n’est pas de nous dire que nous allons là-bas pour chercher la petite bête ou pour délivrer un blanc-seing à qui ce se soit. Nous ne sommes ni avec ni contre qui que ce soit. On nous demande de faire un travail, nous prenons les documents et quand nous n’avons pas les documents, nous disons clairement que les gens ne jouent pas franc jeu, et nous en tirons les conséquences.  
Concernant le tunnel de Soumbédioune, sa réalisation a exigé une rallonge budgétaire de 6 milliards de francs. Cela n’a pas empêché de constater que cet ouvrage suinte. Comment expliquez-vous cela? 
Personnellement, je vais l’aborder d’un autre point de vue. Je pense que, quand on fait une prévision budgétaire et qu’on a un dépassement, il faut le justifier. La question que nous leur avons posée, c’est pourquoi il y a dépassement ? Sur cette question, nous n’avons pas eu de réponse. Est-ce que les études au départ ont été mal faites ? Est-ce que l’entreprise avait sous-estimé ses travaux ? Est-ce que les difficultés qui ont amené cette surévaluation étaient totalement imprévisibles ? Parce que, dans chacun des cas, il y a une attitude différente à adoptée. Si ce sont les études, cela engage la responsabilité de la structure qui a fait les études. A ce moment, on tirera les conséquences. Ce qui nous paraît important actuellement, c’est d’avoir des réponses précises à ces questions. C’est une question qui a fait couler beaucoup d’encre et paraît relativement choquante quand on voit le montant du dépassement qui a été annoncé, par rapport au montant du budget prévisionnel. Maintenant, sur la dangerosité du tunnel, c’est une question qui est plus du ressort d’un ingénieur de génie civil. Toutefois, il y a quelques questions qu’il faut se poser quand même. Pourquoi tout d’un coup, le tunnel a été fermé ? Et là, je pense que l’Anoci a péché un peu dans la communication. Quand vous livrez un tunnel, que l’on commence à l’utiliser et que, tout d’un coup, vous le fermez pour y effectuer des travaux, il faut dire clairement pourquoi ces travaux. Dire clairement que nous avons peut-être des problèmes. Il n y a pas eu de communication, alors que les Sénégalais voyaient que le tunnel était en partie fermé. Deuxième chose, quand on rentre dans ce tunnel, qu’on lève la lève et qu’on voit la qualité du coffrage réalisée, ça pose problème, Aujourd’hui, les techniciens qui passent dedans pensent que le coffrage aurait au moins pu être amélioré. Maintenant, aucun technicien ne peut dire que ça tient ou ça ne tient pas, s’il n’y a pas devant lui sa note de calcul. Je pense que les ingénieurs qui ont réalisé ce tunnel sont des experts et qu’ils vont assumer leurs responsabilités jusqu’au bout. Je pense qu’on n’a pas commis la bêtise de faire quelque chose qui va s’effondrer dans deux ou trois ans. Je l’espère en tout cas. 
On a remarqué que, contrairement à ce qui a été dit, les travaux ne sont pas achevés… 
Le Forum civil avait dit très clairement, dès le départ, que les délais qui étaient donnés pour les travaux, ne nous paraissaient pas réalistes. Maintenant, nous avons vu des gens accélérer des travaux. Quand vous allez à l’aéroport et que vous prenez l’autoroute, vous vous rendez compte, qu’au milieu de la route, il y a des regards qui font des protubérances extrêmement dangereuses pour la circulation, surtout si on roule assez vite la nuit. Nous pensons que les travaux ne sont pas terminés et qu’il y a des conséquences à en tirer. Est-ce que c’est l’entreprise qui est fautive ? Est-ce que l’entreprise n’a pas respecté les délais parce qu’elle n’a pas été payée ? Ce que l’on constate, c’est que depuis que le sommet est fini, les entreprises ont retiré leur personnel des zones de travaux et que visiblement, il n’y a pas d’amélioration. Tout ça, ce sont des questions sur lesquelles nous n’avons pas de réponse. Nous avons écrit plusieurs fois à l’Anoci. Même si nous ne sommes plus dans la structure, je pense qu’on va prendre en compte nos observations, parce qu’il y va de la sécurité des gens. Nous avons pris la responsabilité d’utiliser l’argent public pour faire les travaux, au moins que ces travaux soient achevés.  
Concernant les derniers événements de Kédougou, comment expliquez-vous que l’Etat refuse de rendre public le contrat minier qu’il a signé avec les entreprises étrangères ? 
Sur ce point, je ne parle pas en tant que Forum civil, c’est le coordonnateur qui est habilité à le faire, mais je peux reprendre ses propos. M. Mbodji a dit clairement que la transparence exige de l’Etat la publication de ce contrat minier. Il faut qu’on sache exactement. Ce n’est pas un terrain qui appartient à un gouvernement socialiste ou libéral, c’est la propriété du Sénégal, des Sénégalais. Donc, n’importe quel Sénégalais a la possibilité de savoir dans quelles conditions les contrats ont été passés. Il n y a rien à cacher à-priori. La demande que nous faisons aurait dû être anticipée par l’Etat depuis longtemps. Et, pour nous, à part des questions de sécurité nationale, il n y a pas de sujet tabou. Je vous renvoie au rapport que le Forum civil a établi sur la gestion des ressources nationales. En présentant ce rapport, nous avions dit à l’époque qu’il risquait d’y avoir des débordements, parce que les frustrations des travailleurs par rapports aux richesses potentielles dont la région de Kédougou dispose, sont telles que, si on n’y prend garde, cela risque de déborder. C’est ce qui est arrivé. Aujourd’hui, il y a une personne décédée. La vie d’une personne est tellement importante qu’on ne peut pas s’amuser à laisser des situations de ce genre. Il faut le maximum de transparence. Quand l’Etat signe une convention, il doit publier cette convention et dire dans quel cadre elle a été signée. 
Ne craignez vous pas que ces incidents ne se reproduisent ailleurs ?  
L’Etat ne doit pas être déconnecté des populations. L’Etat n’est que la représentation de l’ensemble des collectivités. Quand quelqu’un est président, ministre ou député, il l’est parce que le Peuple lui a confié cette responsabilité. Il faut qu’il y ait une gestion participative des ressources. C’est dommage que les hommes politiques n’aient de compte à rendre qu’à la prochaine élection. Il y a des pays où il y a des espaces publics d’interpellation, où le maire vient tout le mois dire : «Voilà les actions que j’ai menées». Les citoyens vont lui dire s’ils sont d’accord ou pas et il accepte la critique. Pour moi, une critique, ce n’est pas une entreprise de démolition. Malheureusement, nous n’avons pas cette relation avec les décideurs. 
SUITE et FIN  
La mauvaise conscience des grands bandits  
26-01-2009  
Avec la disparition de Mamadou Dia, c’est l’emblème d’une race d’hommes politiques de très grande envergure qui nous quitte pour (on le lui souhaite de tout cœur) aller se reposer ailleurs dans un monde moins affligeant que ce Sénégal. En comparaison de ce que sont devenus la plupart de nos dirigeants aujourd’hui, l’ancien président du Conseil est un modèle, naturellement imparfait, du profil de leader dont a besoin notre pays à sa tête. L’on a tout dit et médit de lui : intolérant, inflexible, intransigeant, tyrannique… Rares sont ceux qui, dans l’honnêteté de leur conscience, lui ont reconnu cette volonté incontournable qu’il mettait à raccorder sa pratique politique et ses convictions fondamentales aux besoins réels des Sénégalais. Toute sa vie, il aura maintenu sa cohérence d’action face aux soubresauts de son temps. Il l’a payé au prix fort ! Les Français, puissance coloniale, l’ont détesté quand ils se sont rendus compte que sa politique nationaliste remettrait fondamentalement en cause leurs intérêts. Et comme souvent dans ce type de conflit, c’est sur leurs vassaux locaux, dont le chef de file était Senghor, qu’ils se sont appuyés pour recadrer le destin de notre pays. 
Mamadou Dia a été combattu et éliminé de la vie publique car, non seulement il donnait un Sens à l’action politique, mais cette action participait par, ailleurs, à combattre le crétinisme auquel recourent en général les politiciens dans les rapports entretenus avec leurs administrés. C’est sa rigueur morale et son engagement au service exclusif du peuple sénégalais qui expliquent le mieux sa relégation au purgatoire. C’est la France qui a détruit cet homme, avec l’aide de ses collaborateurs locaux, dans le scénario d’un Vichy local au sommet de l’Etat, les rafles et les exécutions de masse en moins. 
Ils étaient nombreux, ceux qui sont allés lui rendre un ultime hommage, hier. Mais, combien sont-ils à pouvoir approcher, pour ne pas dire égaler, les qualités intrinsèques d’homme d’Etat portées par cet homme de refus jamais pris dans les arcanes publics de la corruption, de la compromission, de la concussion et des détournements de deniers ? Sa modestie et son sens du devoir envers ses compatriotes sont entrés en parfaite contradiction avec les délibérations organisées par les grands bandits du marigot politique, lesquels n’ont même pas eu la décence de taire leurs forfaits à l’opinion. Mamadou Dia avait sans doute les moyens de puiser dans les caisses de l’Etat, d’instituer pour son fonds de guerre politique un petit 10% de commissions sur des marchés, de réclamer sa part sur des aides négociées aux quatre coins du monde. Il ne l’a pas fait. Il pouvait bien s’offrir de superbes villas sur toute la longueur du domaine maritime en ne laissant rien alors à ceux qui, aujourd’hui, ont fini de piller cet espace à la vitesse de l’éclair. Il s’en est écarté, car il en aurait eu honte. Il avait toute latitude de se constituer un parc automobile de grande densité tout en vivant encore aux crochets de l’Etat. Il a préféré rester lui-même. Il lui était loisible de se doter d’un avion particulier avec lequel le trajet Dakar-Washington-Paris serait l’égal d’une petite randonnée entre Thiès et Popenguine, on aurait dit que c’est pour vendre la destination Sénégal. Cela ne lui est pas passé par la tête. C’est la victoire de la sobriété sur l’idéologie du bling-bling. Honneur au patriarche devenu la mauvaise conscience des bandits de grand chemin aveuglés par l’énormité du butin à partager ! 
Dans un pays où la mode veut que l’homme politique qui ne s’enrichit pas reste un idiot parfait, le parcours de Mamadou Dia est une leçon morale à haute dimension. On doit lui pardonner les erreurs qu’il a pu commettre dans l’exercice de ses fonctions car, il avait le grand dessein de faire du Sénégal l’exact contraire de cette caricature d’Etat démocratique et social que des castes politiciennes enfermées dans une logique de reproduction impitoyable ont construite pour leurs fins propres. Cet homme mérite autant que d’autres que les drapeaux de la République soient en berne. 
Par Momar DIENG  
 
Maodo, le Grand Mamadou Dia 
26-01-2009 L’infatigable Patriarche, au dessein immense 
Le très grand Maodo, debout face à tous les vents 
Pour le combat d’émancipation de son peuple flapi. L’infatigable Patriarche, au dessein immense 
Le très grand Maodo, debout face à tous les vents 
Pour le combat d’émancipation de son peuple flapi. 
N’étant pas de la race des politiciens indolents, 
Givrés du pouvoir et subissant le destin et ses aléas 
Vous avez eu les visions du devenir de votre peuple  
 
Où en serait le Sénégal fourbu et soucieux  
Si, avec Maodo, nous avions cheminé ensemble 
Avant que, par les colons et les néo-colons,  
D’un complot vous fûtes encellulé, 
Dans leur tentative de sceller les chaînes d’acier 
Des peuples serrés à l’étau avec l’instinct de carnassier.  
 
Vous fûtes l’exemple à ne pas donner à une certaine Afrique, 
Une Afrique à sucer, une Afrique à spolier, une Afrique à asservir. 
Car vous saviez mieux que quiconque, le Sénégal à bâtir  
Avec les valeurs et le génie de son peuple. 
 
De vos yeux d’enfant à Diourbel vous avez vu Bamba 
Le vaillant et valeureux serviteur de Moustapha,  
Chambellan au statut envié de la sublime créature,  
Mohammed Rassoulilahi, le meilleur des êtres  
 
Qu’attend le Sénégal ? Qu’attend l’Afrique 
Pour vous élever au pinacle parmi ses serviteurs dévoués  
Véritablement patriotes qui du continent martyr ont mérité : 
Mandela, Kwame Krumah, Patrice Lumumba, Amilcar Cabral… 
Attendent-ils après vous pour vous célébrer avec des larmes de crocodile ? 
Avec vous certainement nous serions au-delà de l’émergence bancale 
 
Vous êtes l’homme de la vérité. Du bon et droit chemin 
Celui du mont à arpenter sur la voie sinueuse du développement 
Votre socialisme autogéré aurait changé nos terroirs fort justement.  
Vous fûtes libre de vos mouvements vers le Kremlin 
Sans passer par l’Elysée aux temps des camps, 
Au temps de la fraîcheur diplomatique des super grands.  
 
Vous n’auriez pu vivre que près du peuple,  
Votre résidence, au cœur de la populeuse Médina, 
Entre les cocotiers où la nuit les grillons entonnent leur symphonie 
Et le jour où on entend le chœur des brouhahas du marché Tiléne 
Après vous personne n’aurait pu l’habiter si ce n’est la culture  
Jouxtant l’Ecole Alassane Ndiaye «Allou» cet autre grand patriote  
Vous fûtes aussi un grand bâtisseur des choses  
Et un militant de la vertu et du bon comportement des êtres. 
 
Je me souviens quand les bulldozers sont venus déblayer 
Dans ma ville, la route passant devant ma maison natale  
Qui Prenait forme depuis le tribunal jusqu’au cimetière de Séssene 
Nos aînés nous ont dit que ce fut votre œuvre  
Et aussi les lampadaires qui ont longtemps illuminé le chemin  
De la route de Bambey à la demeure du vénérable Thierno Kandji. 
Apres vous le sable fit disparaître la route à l’exception, seul rescapé 
De votre ouvrage un gros cailloux sur lequel je me suis assis tant de fois. 
Pour réciter et chantonner «Adèle et le petit soldat qui revenait de guerre» 
Abdoulaye NDOUR / andour@myway.com 
 
Mamadou Dia - Abdoulaye Wade, héros tragiques : L’un est arrivé trop tôt, l’autre trop tard 
 
26-01-2009 
Ils s’étaient connus en Cour en 1963. Ils se retrouveront devant une autre juridiction d’exception 25 ans plus tard, en 1988. Ils s’étaient connus en Cour en 1963. Ils se retrouveront devant une autre juridiction d’exception 25 ans plus tard, en 1988. Tour à tour accusé et défenseur, dans un premier temps, prévenu et témoin de moralité dans l’autre. Le premier venait de perdre le pouvoir ; l’autre y songeait déjà depuis dix ans au moins. Par la suite, les rôles se sont inversés : Abdoulaye Wade est devenu président de la République, d’un Etat prospère qui lutte contre la pauvreté ; Mamadou Dia est, lui, l’icône du champ politique sénégalais qu’il observe avec la rupture épistémologique nécessaire, avec l’œil malicieux du Patriarche tour à tour ulcéré, emporté et amusé, mais toujours lucide. Portraits et destins croisés de deux héros tragiques arrivés trop tôt pour l’un et trop tard pour l’autre. Et, qui devaient se transmettre le témoin, plutôt que de cheminer ensemble.  
Leurs destins se sont croisés par deux fois en Cour, en une génération (1963 et 1988). L’un incarnait le rêve d’un Sénégal réellement indépendant ; il le vivra avec fougue, passion et dogmatisme, l’autre le bras armé de ce rêve non encore réalisé. Mamadou Dia régnait sur un pays pauvre qu’il fallait sortir de la misère ; Abdoulaye Wade a accédé au pouvoir au moment où les restrictions économiques imposées par Abdou Diouf commençaient à porter leurs fruits. Mais, cette opulence ne fut pas bien exploitée au profit des populations : les sévères mesures économiques de Diouf fonderont une demande sociale qui est toujours là, qui a été fatale à l’un comme toujours les ides de mars et qui gênent considérablement l’autre aujourd’hui : sous le règne de Wade, en effet, et en moins de quatre ans, l’analyse économique du pays indique que le Sénégal régresse à grands pas et se retrouve à son niveau de 1960 (Le Soleil N° 9268 des 21-22/04/2001), bien que certaines données récentes essaient d’en atténuer l’impact et la perception réelle Esam I (1994-1995) et Esam II (2001-2002, section 1, mars 2004).  
C’est le terrain économique qui fonde et explique l’admiration de Abdoulaye Wade pour Mamadou Dia : au procès de 1963, sa plaidoirie a porté plus sur le grand économiste qu’était le président du Conseil, à ses yeux, que sur la crise politique elle-même (Agence de presse sénégalaise : «Le président Dia et ses compagnons devant le Tribunal», mai 1963, in Le Devoir N° 31 à 33, juillet-septembre 1987). Lui-même semble être plus un révolutionnaire que le libéral bon teint qui s’est retrouvé au pouvoir en 2000 : le jeune avocat post-Bandoeng a joué un rôle essentiel auprès des futurs dirigeants du Tiers-monde qui connaîtront diverses fortunes dans le processus devant menerà l’Indépendance des Nations anciennement colonisées. Malheureusement, avec «l’archipellisation» de ces anciens Etats sous l’impulsion des institutions de Bretton Woods (Jean Ziegler : Les nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résistent, Fayard, 2002), l’Etat providence de Mamadou Dia et de Abdoulaye Wade (théoricien de la double planification dans les années 50) s’est mué au début des années 80 en Etat gestionnaire ; opportuniste comme en 1974 avec la définition des courants politiques imposée par Senghor, Wade s’est libéralisé aujourd’hui, sans conviction : Wade l’Africaniste, au contraire de Dia le nationaliste, comprend très bien que l’Afrique, oubliée depuis la chute du mur de Berlin, est plus un terrain en friche de micro-Etats à vendre, sans pouvoir autre que de faire flotter un drapeau aux Nations-Unies. C’est le règne de la privatisation : Chemins de fer, Sonacos, Lonase, La Poste, etc.  
Hegel donne une définition d’un concept qui semble s’appliquer à Abdoulaye Wade et à Mamadou Dia. Dans son explication du héros tragique, il avance qu’il est forcément incompris dans un cas (s’il est arrivé trop tôt) ou que sa mission n’a plus d’objet dans l’autre cas (trop tard). Mamadou Dia et Abdoulaye Wade épousent-ils la perception que donne Hegel du héros tragique ? Sont-ils des héros tragiques ? Il semble que oui : l’adorateur du socialisme autogestionnaire à la Tito (Yougoslavie) ou à la Nyerere (Tanzanie), le collectiviste issu de l’enseignement élémentaire (il était directeur d’école à Khombole quand il s’est lancé en politique) avait feint d’ignorer les théories de Amin et de Cardoso, futur président du Brésil, sur la notion de la dépendance de l’école de l’Amérique du Sud (le centre et la périphérie), théorie matérialisée par le système de reproduction induite des mécanismes de domination et d’alliance des classes dominantes d’hier à celles des nations nouvellement indépendantes ; avec le Père Lebret et le Décret 32, il se heurtait fatalement au Français qui a dirigé le Sénégal indépendant pendant les 20 premières années, Senghor, Immortel comme seuls le sont les Français de souche. Au surplus, une analyse épistémologique de la doxa du Président Dia post-74 fait noter une floraison d’intellectuels fidèles à ses idées, aux projets économiques et sociaux assez cohérents mais, malheureusement, sans prise réelle sur les populations rurales, pourtant, objet premier du Premier Mawdo (Oumar Soumaré : La nébuleuse marxiste au Sénégal, in Le Devoir, n°s 22 à 24, Novembre-Décembre 1986).  
Il le comprendra sans doute dès 1983 quand, «militant sans âge», il testera sa popularité aux élections de cette année ; il quittera par la suite le champ politique actif, sa densité morale et sa vie date en faisant plus un guide retiré. 1983 pourrait donc être considérée comme le seul hiatus de sa vie d’homme libre. Hegel en aurait fait son ténor principal dans sa société civique : la «moralität» sociale a besoin d’un leader qui serait un Premier Mawdo non politique, au sens premier du vocable : Mamadou Dia remplit aujourd’hui ce rôle moral et stabilisateur du champ politique et social sénégalais.  
Au contraire de Dia, Wade a cherché le pouvoir dès le début des années 70 avec la libération de l’ancien président du Conseil, autre signe de rapprochement dans l’étude du destin des deux hommes : l’émergence de l’un (Wade) est consubstantielle au déclin de l’autre (Dia), dans une logique politique et historique quand l’arrivée de Wade est, entre autres, la condition sine qua non de la libération de Dia. Autrement dit, l’éclat de l’un ne peut se faire que dans le déclin de l’autre, si l’on applique la parabole du tisserand de Amadou Hampathé Ba à Wade et à Dia des années 70. La «longue marche» vers le palais de la République se fera par le feu et le sang lors des «années de braise» (88 à 91, l’expression est de Wade lui-même), avant le fer des agressions.  
Wade a adopté la logique du «crétinisme parlementaire» de Lénine qui consiste à attendre sagement le moment des élections pour entamer des marches et pour demander aux militants d’aller voter. Mamadou Dia est lui, loin de la rue publique, développant plus une certaine densité morale que physique : de son exil volontaire au Maroc, après sa libération, à son incursion ambiguë sur le champ politique actif de 83, on retiendra surtout la logique de l’action pensée d’abord sous forme d’idées partagées ou à partager. Pendant ce temps, Wade renforçait son camp politique avec l’appui d’alliés qui l’accompagneront jusqu’au pouvoir, formations qui se révéleront encombrantes par la suite qui le maintiendront constamment sous pression (Ld, Aj, Urd-Fal, etc...). Certaines avaient vécu avec lui les années de braise et ceci explique sans doute cela.  
Au total, Wade et Dia n’ont rien de commun ; ils mettront malheureusement trente ans à le savoir, dès janvier 2001 avec le référendum constitutionnel. Les promesses d’une révision de son procès de 63 ne parviendront pas à le dérider. Héros tragiques tous les deux, ils demeureront à jamais incompris pour être arrivé trop tôt, dans un premier temps, trop tard, dans l’autre : autant Dia s’est emmuré dans un dogmatisme avéré en 62 en donnant la primauté au parti sur l’Etat, au point de tout perdre, autant Wade aujourd’hui, devenu sans objet, se faufile entre ses alliés et ses frères sans pour autant donner corps à un rêve entre aperçu avec lui mais qui tarde encore à se réaliser. 
Pathé MBODJE - M. Sc, Journaliste - Sociologue Parcelles assainies, Unité 10,  
Villa N° 276, Dakar, Sénégal - blog : http ://koccbarmafall.skyrock.com 
site Internet : www.jammireew.com 
 
SUD QUOTIDIEN: 
lundi 26 janvier 2009 
Le site : www.elections.sn qui renferme le fichier électoral pour les élections locales du 22 mars 2009, répond par ceci à ce jour 23 Janvier 2009, quand vous l’interrogez : « En construction à cause du nouveau découpage électoral » 
L’impréparation à tout point de vue, l’incompétence et le cafouillage monstre de l’administration en général et, de toutes les structures de l’Etat, y compris la CENA, chargées des élections et du processus électoral, ont assurément toutes lamentablement échoué. Elles ont fait preuve, d’un manque de professionnalisme à propos de ces élections, qui frise même, l’amateurisme au-delà du tolérable. 
Rappelons au passage s’il en est besoin que, Me Wade dans le cadre du NEPAD, est chargé du volet des NTIC et particulièrement de la fracture numérique. Il s’est toujours vanté de l’avancée de notre pays dans le domaine de l’informatique par rapport au reste de l’Afrique d’abord et même au niveau du tiers monde. On l’a même entendu récemment dire qu’il n’a trouvé à son arrivée à la présidence de la république que 2 ordinateurs –naturellement, permettez-nous de douter de cette sortie invraisemblable- que nul ne peut croire. 
Ceux qui fréquentent régulièrement l’administration sénégalaise sous le régime libéral, savent pertinemment que la réalité est tout autre. Tout le tintamarre fait par Me Wade autour des NTIC, n’est que du vent et, la preuve nous est donnée par son équipement informatique archaïque –à dissocier d’avec les micros informatiques flambants neufs, qui ornent et servent de meubles dans les bureaux des ministres et directeurs généraux, s’ils ne prennent pas le chemin de leur propre domicile- dans les divers services de l’administration générale. Disons plutôt, après avoir détruit tous les fondements d’une bonne administration, Me Wade et son gouvernement, n’ont procédé à aucune modernisation tant au point de vue méthode qu’organisationnelle depuis leur arrivée au pouvoir, dans le but de rendre plus performante cette administration. Ainsi, la vétusté de l’équipement existant et l’archaïsme de l’organisation combinés, ont conduit notre pays, au bas de l’échelle des administrations africaines, sauf au niveau du discours, faux en tout. 
Ainsi, malgré un report d’un an, la direction générale des élections a été dans l’incapacité totale de mettre à jour le fichier électoral et de le tenir à la disposition des citoyens sur Internet, conformément à la nouvelle configuration du découpage administratif et territorial actuel. Pour vous en convaincre, visitez vous-mêmes le site des élections qui doit renfermer le fichier électoral pour les élections locales du 22 Mars 2009. En tout cas, jusqu’au moment où nous écrivons ces lignes, le site est toujours en construction. Mais pour combien de temps encore ? Nul ne le sait. Il s’y ajoute tenez-vous bien encore, que même le n° de téléphone de la direction générale des élections qui est indiqué (33 823 75 44) est déclaré par la Sonatel, comme étant non attribué. 
Vous conviendrez avec moi, qu’il est inadmissible voire inconcevable à l’heure du numérique que de pareils faits puissent se produire et même exister depuis un an, dans un pays dont le chef vante partout les prouesses du génie informatique de son gouvernement, mais qui est tout même, incapable de solutionner un problème qui ne relève point du tout d’un génie. En vérité, tout ceci n’est que pure vanité pour tromper son monde comme à l’accoutumée. La réalité crue, que veut dissimiler le gouvernement, ce sont les lacunes criardes liées à une absence presque totale d’un réseau informatique Internet comme intranet qui couvrirait l’ensemble de l’administration sénégalaise pour la moderniser et la sortir de son archaïsme sur le plan informatique. En effet, aucun site d’un ministère ou d’une direction nationale ne fonctionne correctement, pour permettre aux citoyens de communiquer à distance avec leur administration. On ne devrait plus à l’ère du numérique, pour l’obtention d’une pièce d’Etat civil, se déplacer ou faire la queue pour en obtenir une, grâce justement au génie de l’informatique et de l’Internet. Mais hélas ! L’informatique et le numérique en particulier, limitent en grande partie la fraude à défaut de l’éliminer. Il est établi que Me Wade ne mène pas une lutte conséquente contre la fraude et la corruption. Alors dans une certaine mesure, pour maintenir la fraude dans les centres d’Etat et la corruption d’une manière générale dans l’administration, L’Etat laisse entrouvertes toutes les possibilités de manipulations ultérieures pour des besoins éventuels de fraude. 
Par ailleurs, nos gouvernants pensent naïvement ou plutôt bêtement, que la seule parole leur suffit pour hisser notre pays au sommet du développement économique et social, ou de la technologie de pointe. Même si du reste, nous sommes les derniers partout, eux, se proclament comme Me Wade, les premiers sans la moindre preuve à l’appui. Ainsi, au rendez-vous où l’on présente les faits palpables et concrets, nous, nous nous présentons avec le verbe et beaucoup de sonorité pour cacher nos faiblesses. 
Nous sommes aujourd’hui à la veille des élections locales qui ont été déjà renvoyées, on s’en souvient, sous le prétexte fallacieux de la création de nouvelles régions et leur découpage qui ne pourrait être fait à temps, pour permettre à ces nouvelles entités de prendre part aux consultations de 2008. J’avais en son publié un article intitulé : « La création de régions « bidon », un prétexte fallacieux pour reporter les locales . » 
Alors, est ce que, c’est cela une bonne préparation des élections, après les avoir reportées une première fois pour le même motif ? Nous voici toujours à la case départ et le risque de report se précise avec évidence, par la faute de l’administration et, de la CENA plus spectatrice qu’arbitre. Au vu des couacs et de la pagaille qui ont émaillé, le dépôt des listes, marqué par une inorganisation incontestable traduisant simplement une incompétence notoire du ministère de l’intérieur et de la CENA, on peut bien craindre, connaissant nos gouvernants et leur façon cavalière de régler les conflits, sans compter la crise en leur sein et la situation défavorable qui plane sur leur coalition, qu’une décision inattendue de report, survienne à tout instant. 
Au demeurant, comment peut-on organiser des élections dans une circonscription dont les limites géographiques ne sont pas connues, dont la population qui y habite n’est pas déterminée, par voie de conséquence, le nombre d’électeurs et des élus qui s’y rapportent sont aussi ignorés ? Pratiquement c’est du néant ! Sans parler de l’inexistence d’une administration territoriale sur place. 
Cette impréparation du gouvernement, qui est à tous égards, au-delà de l’incompétence, une manière de mettre devant le fait accompli, les acteurs qui prennent part à ces consultations, mais aussi les citoyens électeurs appelés à choisir leurs élus locaux, à se poser certainement cette question évidente, à savoir : à quoi servent réellement nos administrateurs, dans la mesure où, ils sont incapables de préparer et d’organiser des consultations transparentes à tous points de vue et à date prévue, depuis 7 bonnes années ? 
Les interrogations fusent tout logiquement de partout, à propos de responsabilités relatives à ces élections. Naturellement, dans cette confusion supposée, le gouvernement y trouve son compte pour se tirer d’affaire. Mais, je pense que, si nous sommes conséquents avec nous-mêmes, en notre qualité de citoyens, nous devons absolument situer objectivement les responsabilités. En nous fondant sur un principe républicain simple, à savoir, le pouvoir est remis entre les mains de ceux qui sont désignés pour une période donnée à nous administrer. Durant toute cette période, ce sont eux qui sont les décideurs et même leurs décisions erronées, font force sur l’ensemble de la population, ainsi, jusqu’au terme de leur mandat, ils sont responsables de tout ce qui nous arrive. Par conséquent, il ne me parait pas logique de chercher des responsables ailleurs que dans le gouvernement ou de vouloir leur substituer d’autres. 
A cet effet, l’Etat est le premier responsable à respecter les échéances électorales, à organiser selon la loi des élections libres, démocratiques et transparentes sans équivoque. La préparation administrative relève entièrement de sa compétence et à elle seule. Et tout ceci, devrait se passer dans l’ordre et la discipline. Il dispose de tous les moyens et pouvoirs pour s’en acquitter correctement. 
C’est pourquoi, à mon avis, les cafouillages, les manquements et autres distorsions de l’administration notés çà et là, ne sont que des signes, d’une incompétence à assumer une tâche régalienne, dans les règles de transparence. On peut penser aussi, que c’est un prétexte pour reporter encore sine die les élections en vue. D’autre part, la CENA qui doit veiller sur le processus en amont et en aval est malheureusement forclos et dépassée par les évènements ou, plus exactement s’est mise au service du parti au pouvoir. Elle a terriblement failli à son devoir et rôle d’arbitre des élections. Nulle part, on ne l’a entendu remettre de l’ordre ou appelé les acteurs à l’orthodoxie. 
Ensuite l’administration a manqué de perspicacité et prévision en direction des élections, pour n’avoir pas mis à disposition les pièces d’Etat civil prévues à l’occasion et à temps ainsi qu’en quantité suffisante. 
Les autres acteurs ne sont que des administrés, qui doivent se plier aux ordres des décideurs si toutefois la loi est respectée. Par conséquent, en cas de report, ne soyons pas surpris car, les éléments sont quasiment réunis. 
Mandiaye Gaye  
Gaye_mandiaye@hotmail.com 
 
DECES DE MAMADOU DIA De l’acteur avisé au spectateur engagé  
par Abdoulaye Ndiaga SYLLA | SUD QUOTIDIEN , lundi 26 janvier 2009 
Un engagement total pour le Sénégal. L’éthique de responsabilité chevillée à la démarche. L’Islam vécu pleinement, dans ses manifestations cultuelles et sa dimension sociétale pour rester conforme à son essence : « Din » et « Dawla », religion et communauté. Tel s’était présenté, au cours de son passage dans cette « vallée des larmes », Mamadou Dia. Dans ses rapports avec son pays, le commerce qu’il a entretenu avec les hommes, ce qu’on pouvait lire dans sa vie de musulman, le « Mawdo » a été un modèle de patriotisme, d‘intégrité, de croyant. 
C’est sans doute dans la somme des ces qualités qu’il faut trouver l’explication de son nationalisme ardent et des avancées notées dans la conduite des affaires du pays lors de sa gouvernance. Il avait su, bien avant l’indépendance, dans la période qui a suivi la loi cadre de Gaston Defferre votée en 1956, se mettre au travail avec une équipe très retreinte constituée de ministres de grande valeur avec, comme critères, la compétence, l’intégrité et la rigueur dans le management des hommes et le traitement des dossiers. C’est ainsi qu’il avait réussi la transition et montré que les Sénégalais étaient parfaitement en mesure de prendre en charge les destinées de leur pays. De la race des instituteurs à l’ancienne, bien formé, imprégné des réalités du pays, cet homme cultivé, curieux de tout, passionné d’économie, pragmatique n’était pas du lot des socialistes dogmatiques. 
Il avait, malgré les résistances, lutté contre les archaïsmes qui gangrènent notre société, donné une direction à la nation, travaillé en s’appuyant sur des plans bien élaborés à révolutionner le monde rural. Cela ne se fit pas sans dommage, tant il est vrai qu’il n’est pas possible de gouverner sans tâche. Des travailleurs ont été radiés pour faits de grèves, des formations politiques comme le Parti africain pour l’indépendance (Pai) traqués. Ils sont pourtant nombreux, ses anciens contempteurs à reconnaître qu’il était toujours animé du souci de bien faire, au service de la République et de l’intérêt commun. 
Blessée en 1962 quand le duo de choc constitué avec Léopold Sédar Senghor et qui aurait pu conduire rapidement le Sénégal sur le chemin de l’émergence s’est transformé en duel, orpheline en ce début d’année 2009, la République porte aujourd’hui le deuil de l’un de ses plus illustres fils. Toute sa vie, l’ancien sénateur, député, leader politique, a administré la preuve qu’il est parfaitement possible de conjuguer activité politique et sens de l’Etat, vérité, intégrité et militantisme. Arbitrairement condamné à la suite des évènements de 1962, emprisonné à Kédougou pendant douze ans, il n’a jamais renoncé à son combat pour les libertés, le développement du pays et n’a eu de cesse de refuser toute compromission. Un de ses anciens ministres qui n’était pas de ses amis m’a en marge d’une interview recueille il y a quelques années, confié, « C’était un chef intègre, juste. Dans les ors du pouvoir, comme après, il est resté le même, indifférent aux flagorneries ». 
Il ne suffit pas aujourd’hui de lui rendre hommage. Toute la classe politique doit se ressaisir et prendre exemple sur cet homme, « acteur avisé » quand il était aux affaires, « spectateur engagé », jusqu’à sa mort. Il fut attentif aux bruits du monde, disponible comme personne, dans le landerneau politique pour apporter dans la « corbeille du patriarche » ses réflexions sur les questions qui agitent notre temps. Rarement, sa vigilance a été prise à défaut. Intransigeant avec les socialistes du temps des magistères de Senghor et de Abdou Diouf, il ne s’était aussi jamais montré indulgent avec le régime libéral. Mamadou Dia abhorrait la lâcheté, la cupidité, le reniement des valeurs qui fondent la dignité de l’homme et lui donne respectabilité dans l’exercice des fonctions. On ne peut perpétuer sa mémoire d’un homme qui mérite de la nation sans s’inscrire dans son code de conduite. Pourquoi ne pas donner son nom au Building administratif, siège mythique du gouvernement qu’il a été le premier à occuper comme Sénégalais et président du Conseil ? 
 
Me Guédel Ndiaye, fils de Valdiodio Ndiaye : ’’Le procès de Mamadou Dia doit être révisé pour l’histoire’’ 
L’avocat Me Amadou Guédel Ndiaye souhaite que le procès de l’ancien président du Conseil, Mamadou Dia, décédé dimanche à Dakar à l’âge de 98 ans, soit révisé ’’pour l’histoire du Sénégal’’. 
’’Je pense que le président Wade le fera. Tout le monde y tient. C’est pour l’histoire du Sénégal’’, a confié à l’APS, Amadou Guédel Ndiaye qui se dit ‘’peiné par la disparition de ce grand homme avant que la révision de son procès n’ait eu lieu’’. 
Accusé de coup d’Etat par Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia a été arrêté en décembre 1962 et condamné en 1963 à la perpétuité. Il a passé 12 ans à la prison de Kédougou, ville située dans le sud-est du Sénégal. Gracié en mars 1974 puis libéré, il est amnistié en avril 1976, un mois avant le rétablissement du multipartisme au Sénégal. 
’’Tout le monde sait que le procès a été truqué. Depuis ce matin (dimanche), toutes les radios lui rendent hommage. On ne comprend pas qu’il y ait un tel hommage sans révision du procès pour faire justice à Mamadou Dia et à ses compagnons’’, a dit l’avocat dont le père Valdiodio Ndiaye a été compagnon de l’ancien président du Conseil à la prison de Kédougou. 
L’idée de la révision de ce procès avait été agitée par le président Abdoulaye Wade à son arrivée au pouvoir, avant de l’abandonner à cause notamment de l’opposition de M. Dia lui-même . 
A la question de savoir s’il a abordé ce sujet avec le défunt, Me Ndiaye affirme en avoir parlé avec son fils. ’’Je voulais le rencontrer. J’ai parlé tout dernièrement à son docteur qui m’a dit qu’il était très fatigué’’, a dit l’avocat sénégalais. 
 
RECHERCHE DE SOLUTIONS À LA CRISE ALIMENTAIRE Le CNCR invite à une grande concertation autour de l’agriculture  
par Cherif FAYE | SUD QUOTIDIEN , lundi 26 janvier 2009 
Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) a bouclé vendredi dernier 23 janvier 2009 son atelier international sur la crise alimentaire. Il s’agissait ainsi, durant les trois jours de travaux et d’échanges, de rechercher les voies et moyens par lesquels une souveraineté alimentaire des populations pourra être assurée. Sous ce rapport, le Cncr a engagé la responsabilité du Gouvernement et des partenaires au développement pour une grande concertation autour de l’agriculture. 
« Il faut une grande concertation autour de l’agriculture pour parler de ses problèmes, identifier les mécanismes de mise en œuvre de leurs solutions et les traduire en plan de développement pour une période donnée. Ce qui constituera une politique agricole efficace ». Cet appel est de Baba Ngom, Secrétaire général du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux qui était en conclave à Dakar du 21 au 23 janvier dernier pour rechercher des solutions à la crise alimentaire de plus en plus menaçante. 
« Il faut que les acteurs s’unissent autour de l’essentiel », a-t-il indiqué. Dans la même perspective, la déclaration finale du Cncr a stipulé que « les Organisations professionnelles agricoles (Opa) considèrent, que face à la hausse brutale et durable des prix des produits alimentaires importés, les pays de la sous-région et particulièrement le Sénégal n’ont d’autres choix que d’opter une politique ambitieuse qui va dans le sens de la souveraineté alimentaire », comme défini par l’Appel de Niamey en novembre 2006. 
Les défis de l’État et de ses partenaires 
Les recommandations de l’atelier international « Voix paysannes vers les voies de la souveraineté alimentaire » interpellent directement l’État du Sénégal et les différents partenaires au développement. L’État du Sénégal en même temps que ses partenaires doivent « favoriser une concertation entre tous les acteurs dans l’élaboration d’une politique agricole et alimentaire ; poursuivre l’effort de mettre la priorité sur le secteur agricole et particulièrement l’agriculture familiale dans l’allocation des ressources publiques ; promouvoir une réforme foncière concertée qui attribue des titres de propriétés aux exploitations agricoles familiales sur les terres qu’elles détiennent », entre autres. 
Dans un premier temps, relativement à la nécessité d’une mise en place d’une politique agricole et alimentaire fiable, et de promotion d’une réforme foncière adéquate, il faut s’accorder sur une reconnaissance du statut du paysan pour faciliter son accès aux financements. 
L’équilibre socioéconomique de la nation en dépend largement. « Quand l’agriculture va, tout va », disait un rapport des années 80 sur l’agriculture sénégalaise. D’autre part, la valorisation de la production entre en ligne de compte pour « rendre disponible un cadre commercial de précaution (TEC, APE) afin de stimuler un secteur agricole et agro-industriel dynamique et des prix rémunérateurs aux producteurs », a indiqué le Cncr dans sa déclaration finale. 
Le Cncr a considéré que pour réussir une politique agricole adéquate et bénéficier d’une souveraineté alimentaire, il est important de « prendre en compte les volets relatifs à la commercialisation ou à la transformation, la gestion de l’offre et des opérations post-récoltes, l’organisation de la mise en marché et le stockage des produits ». Ce qui renvoie au souci de « mettre en place un mécanisme de commercialisation, et d’évaluation des besoins en volume de production et de consommation ». 
Pour ceci, il faudra selon les participants à l’atelier, « revoir complètement les règles d’accès aux marchés telles que définies dans l’accord agricole de l’Organisation mondiale du commerce ; mais aussi d’accélérer le processus d’intégration à travers l’application concrète du protocole de la Cedeao ». 
Par ailleurs, le problème de la maîtrise de l’eau, de la disponibilité des intrants en temps opportun, ainsi que du renouvellement des équipements agricoles est soulevé. Pour assurer une bonne sécurité alimentaire, il faut impérativement avoir une agriculture productive. « Quand nous ne parvenons pas à mettre sur place un stock qui puisse gérer une situation de crise, il en sera toujours ainsi », s’est lamenté Baba Ngom qui prédit que les prix des céréales risquent encore de grimper d’avantage au mois de juillet prochain. 
Le devoir de changer 
Toutefois, la responsabilité des paysans est aussi engagée dans la gestion de la crise et la lutte pour l’autosuffisance alimentaire. Mamadou Cissokho, Président d’honneur du Cncr, a estimé que même si c’est un devoir pour l’État « de promouvoir une politique expliquant aux populations que les tendances ont changé, il est nécessaire de retourner à la terre et de consommer local ». 
Selon lui, « il faut que les paysans mangent ce qu’ils produisent » pour mieux se protéger de cette menace mondiale qui fait que 75 millions de personnes sont en état d’insécurité alimentaire. Il a ainsi rappelé la nécessité d’inverser la tendance d’importation de céréales qui coûte annuellement au Sénégal plus de 400 millions FCFA (environ 2/3 du riz consommé au Sénégal sont importés), car « le secteur de l’agriculture ne produit pas assez de denrées alimentaires pour l’alimentation de la population », comme l’a souligné le rapport introductif à l’atelier. 
« Les principales importations de produits céréaliers sont le riz et le blé qui représentent respectivement 75 % et 25 % des importations céréalières totales », a souligné le rapport d’analyse de marché Sénégal : Commerce du riz du Programme alimentaire mondial (PAM) paru en août 2008. 
Les facteurs internationaux (contraction de l’offre des céréales, hausse du prix du baril de pétrole) ont aussi engendré une hausse généralisée de principales denrées consommées au Sénégal, selon le même rapport. 
« Au cours du premier semestre de 2008, le coût des importations en dollars a augmenté de 61 % se manifestant sur le marché local par une hausse de 53 % en Francs CFA. Ainsi, même si la nourriture est disponible dans certains cas, les exploitations familiales n’ont pas été en mesure de satisfaire correctement leurs besoins alimentaires du fait de sa cherté », a-t-il indiqué. Par conséquent, le déficit céréalier que connaît le Sénégal a une incidence sur les conditions de vie de ses populations. 
Il faut rappeler que cet atelier de trois jours est une résultante de la situation de crise qui prévaut en milieux rural et citadin. La situation alimentaire du Sénégal connaît des perturbations depuis un certain nombre d’années avec la dégradation des conditions écologiques qui ont perturbé les productions agricoles et occasionné un exode massif des populations vers les centres urbains ou d’autres lieux de migration (Espagne). Le Cncr a salué l’effort des pouvoirs publics par la forte subvention de l’agriculture vivrière à travers la GOANA et une stabilisation du prix des céréales locales en milieu rural. 
Chérif FAYE 
 
APRES UNE SITUATION MACROECONOMIQUE SECOUEE Un plan de redressement 2009-2011  
par Bakary DABO | SUD QUOTIDIEN , lundi 26 janvier 2009 
Après ces dernières années marquées par un recul de la croissance et une dette intérieure colossale, le Sénégal compte remettre un peu d’ordre dans la situation macroéconomique. Un objectif que le gouvernement veut atteindre en réalisant la convergence de l’économie avec un Programme Pluriannuel pour le Pacte de Convergence de Stabilité de Croissance et de Solidarité 2009-2011. 
Si en 2007, l’activité économique s’est redressée avec un taux de croissance réelle du PIB estimé à 4,8% contre 2,3% en 2006, pour 2008, il était attendu un ralentissement de l’activité économique imputable aux difficultés du secteur industriel consécutives notamment au retard de redressement des ICS suite à leur recapitalisation et aux effets induits de la crise alimentaire et énergétique. Dans le domaine des finances publiques, les recettes budgétaires ont évolué moins vite que prévu en raison notamment du ralentissement de l’activité économique. Toutefois, des difficultés de trésorerie ont conduit l’Etat à rationner les dépenses d’investissement et à régulariser des instances de paiement de plus de 2% du PIB. Ce qui fait qu’au total, le déficit public (dons compris) est estimé à 4,4% du PIB et le déficit budgétaire de base (hors Ppte et Iadm) à 1,5% du PIB. Hors dons budgétaires, le déficit budgétaire de base devrait s’établir à 1% du PIB. 
Cette situation amène le gouvernement à chercher, sur la période 2009-2011, à consolider et à améliorer les résultats obtenus au niveau du secteur réel, des finances publiques, des comptes monétaires et des échanges extérieurs. A cet effet, le Comité national de politique économique, dans un document publié sur le site de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), estime que la réalisation des objectifs devrait se traduire notamment par l’approfondissement des réformes structurelles et sectorielles, notamment la mise en œuvre du Programme Economique et Financier appuyé par l’Instrument de Soutien à la Politique Economique (Ispe). 
Pour ledit comité, cette période serait également marquée par la mise en œuvre du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté(Drsp) de deuxième génération et la Stratégie de Croissance Accélérée (Sca). Ce qui, selon le Comité national de politique économique, devrait permettre d’augmenter la contribution encore faible des exportations à la croissance économique et de ramener, à long terme, le déficit du compte extérieur courant hors dons en dessous du seuil de 5% retenu dans le cadre de la surveillance multilatérale au sein de l’Uemoa. La même source précise que ces principes directeurs sont articulés autour des huit objectifs que sont, entre autres, maintenir le ratio du solde budgétaire de base (hors PPTE et IADM) rapporté au PIB nominal à un niveau supérieur ou égal à 0 %. 
A cela, s’ajoute le maintien maintient du taux d’inflation annuel moyen à 3 % au maximum par an, le maintien du ratio de l’encours de la dette intérieure et extérieure rapporté au PIB nominal, à un niveau inférieur à 70 %. Il sera également question d’assurer une non - accumulation d’arriérés de paiement intérieurs et extérieurs sur la gestion de la période courante, maintenir le ratio de la masse salariale sur les recettes fiscales, à un niveau inférieur ou égal à 35 %, maintenir le ratio des investissements publics financés sur ressources internes rapportés aux recettes fiscales à un niveau supérieur ou égal à 20 %, amener le déficit extérieur courant hors dons par rapport au PIB nominal à un niveau inférieur ou égal à 5% et maintenir le taux de pression fiscale à un niveau supérieur ou égal à 17 %. 
Sur la période indiqué, le Comité national de politique économique assure que « le Sénégal œuvrera à maintenir et consolider la stabilité économique et financière et s’engage à créer les conditions du respect des normes indiquées ci-dessus ». selon lui, le pays entamera la mise en œuvre des mesures visant à ramener à court terme, le solde budgétaire de base rapporté au PIB nominal à un niveau positif, le taux d’inflation en dessous du seuil de 3% et, à moyen et long terme le déficit du compte courant de la balance des paiements en dessous du plafond communautaire de 5%. La même source ajoute que le programme pour 2009-2011 vise à porter le taux de croissance moyen à plus de 5% à partir de 2009, après 3,9% en 2008 ; maintenir une stabilité des prix en ligne avec celui de ses principaux partenaires ; et contenir le déficit public et du compte courant de la balance des paiements, dons inclus, à un niveau soutenable. 
Selon le comité, le programme se fixe également comme objectifs l’amélioration de la gouvernance et la mise en œuvre de réformes essentielles à la levée progressive des principaux obstacles à la croissance de l’investissement privé et à l’élimination des risques de déséquilibres financiers majeurs d’origine publique ou parapublique. 
 
WALF FADJRI: 
 
Le président Mamadou DIA s’est éteint  
Le dernier hommage de la nation au bâtisseur de l’Etat  
Roland Colin, son ancien directeur de cabinet, raconte leur dernière rencontre en France  
Le décès du premier Premier ministre du Sénégal n’affecte pas seulement le peuple sénégalais. Beaucoup de ses connaissances expriment leur tristesse de voir celui que l’on appelle affectueusement ‘le Grand Maodo’ tirer sa révérence, dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 janvier 2009, à l’âge de 98 ans. Parmi ses connaissances, il y a un de ses plus proches collaborateurs, Roland Colin qui fut son directeur de cabinet. Pour ce dernier, le président Mamadou Dia a mis toute sa volonté à la libération des peuples africains.  
 
Wal Fadjri : L’ancien président du Conseil du gouvernement du Sénégal, Mamadou Dia, vient de s’éteindre. Vous aviez dirigé son cabinet. En apprenant son décès, quels sentiments vous habitent ?  
Roland COLIN : C’est un sentiment de tristesse. Mamadou Dia nous a donné beaucoup d’enseignements dont il faut maintenant garder la mémoire. C’est quelque chose de capital.  
Wal Fadjri : Que peut-on retenir de lui ?  
Roland COLIN : On peut retenir de lui le fait que c’est un des grands patriotes combattants de la liberté. Toute la vie de Mamadou Dia a été orientée vers la volonté de libération des peuples africains. Il en a été un des artisans fondamentaux. Les évènements qu’il a connus dans sa vie, notamment à la suite du conflit de 1962 (avec le président Senghor qui l’accusa d’avoir fomenté un coup d’Etat, Ndlr) ont contribué à le mettre un peu en marge de l’histoire d’une manière tout à fait indue. Plus les choses vont, plus on se rend compte qu’il a une place beaucoup plus importante que l’opinion publique a pensé.  
Je suis tout à fait satisfait de voir que Mamadou Dia a réintégré l’histoire sénégalaise et africaine. Vous savez que j’ai écrit un livre-témoignage - vous savez que j’ai été son compagnon. A l’occasion de la promotion de ce livre, j’ai été impressionné de voir à quel point, les hommes et les femmes de ce pays que j’aime, sont en train de découvrir et de redécouvrir l’homme. Il y a vraiment des leçons pour l’avenir, surtout que l’Afrique est aux prises avec les difficultés que l’on sait. Je crois que le témoignage sur des hommes comme Mamadou Dia représente un jalon important. Je dirai même plus : Mamadou Dia était un démocrate viscéral, profondément persuadé que la démocratie et le développement sont les deux faces de l’aventure humaine. Mamadou Dia a lutté toute sa vie. Quand j’étais à ses côtés dans son gouvernement, il mettait en œuvre ce que l’on appelle aujourd’hui la démocratie participative. Donc c’était aussi un champion de la démocratie. Aujourd’hui, ceux qui parlent de cette démocratie participative le font de façon un peu abstraite. Mamadou Dia, lui, l’a mise au concret avec cette aventure de l’animation rurale dont il a été le grand promoteur. Cette aventure rurale a été un outil fondamental de la démocratie post-coloniale intégrée au développement. Il y a là une vision fondamentale des choses. D’ailleurs, la mondialisation à visage humain a commencé dès le lendemain de la colonisation. Le message de Mamadou Dia a été malheureusement et tragiquement interrompu par douze ans de prison cruelle et injuste qui lui ont été imposées. On a parlé de coup d’Etat, mais il n’y a jamais eu de coup d’Etat au Sénégal. Il y a simplement eu des divergences sur quelques points fondamentaux. Mamadou Dia avait une vision de l’avenir que d’autres n’avaient pas.  
‘Il était un démocrate viscéral, profondément persuadé que la démocratie et le développement sont les deux faces de l’aventure humaine’  
Wal Fadjri : Que dites-vous aux nouvelles générations qui ne connaissent Mamadou Dia qu’à travers ces évènements de 1962 ?  
Roland COLIN : Je leur dis que la crise de 1962 n’est pas du tout ce qu’on en a présenté. La crise de 1962 était essentiellement la difficulté vécue par une classe dirigeante de sortir de la colonisation. Mamadou Dia voulait une émancipation vraiment profonde et totale. Senghor était beaucoup plus hésitant. Je ne sais pas si des gens souvent mal intentionnés ont soufflé sur le feu ou pas, mais l’on a accusé Mamadou Dia de vouloir confisquer le pouvoir alors que c’était le contraire. Mamadou Dia n’a jamais voulu s’emparer du pouvoir à des fins personnelles. Il voulait au contraire que le pouvoir procède du peuple. Tout ça a été un évènement particulièrement tragique. J’ai toujours pensé - je l’ai dit à l’un comme à l’autre - que leur compagnonnage était miraculeux. Ils avaient une complémentarité qui avait vocation à figurer comme une référence majeure non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour l’Afrique. Les douze ans de prison de Mamadou Dia ont interrompu toute la portée que ce compagnonnage aurait dû être.  
Wal Fadjri : Par rapport à ce conflit de 1962, certains ont accusé des puissances étrangères, notamment la France, à cause du contexte de la guerre froide et le fait que des gens accusaient Mamadou Dia de prôner des idées communistes…  
Roland COLIN : Qu’il y ait la guerre froide, c’est vrai ; qu’il y ait des sensibilités très fortes qui aient eu peur du socialisme africain de Mamadou Dia, c’est vrai aussi. Mais jamais, Mamadou Dia n’a été communiste. Au contraire, Mamadou Dia a toujours été socialiste, mais au sens démocratique du terme. Quand on parle, aujourd’hui, de social-démocratie et de socialisme démocratique, c’était la position de Mamadou Dia dès le départ. Mais il y a eu des gens qui ont eu peur, et puis, il y a eu des intérêts moins avouables à la clef de tout cela. En effet, des milieux économiques et financiers voyaient d’un mauvais œil ce que la démocratisation devait apporter par rapport à la rupture de l’économie de traite. Mamadou Dia est parti en guerre contre l’économie de traite et disait, dès la loi-cadre, qu’un pays qui ne mettrait pas fin à l’économie de traite, ne pouvait en aucune façon se considérer comme indépendant. Par conséquent, il fallait mettre en place une économie qui serait sous le contrôle du peuple sénégalais. Cela n’est pas du tout du communisme. C’est tout à fait autre chose. Au contraire, Mamadou Dia était partisan de l’économie sociale et passionné de coopérative. C’est cela qu’il voulait mettre en place et qu’il avait commencé à mettre en place avec son animation rurale, ses coopératives de développement. Cela menaçait les puissances marchandes qui contrôlaient le système arachidier au Sénégal.  
‘Mamadou Dia était partisan de l’économie sociale et passionné de coopérative. C’est cela qu’il voulait mettre en place et qu’il avait commencé à mettre en place avec son animation rurale, ses coopératives de développement. Cela menaçait les puissances marchandes qui contrôlaient le système arachidier au Sénégal’  
Wal Fadjri : Vous qui avez connu cette période senghorienne, que pensez-vous de l’état de la démocratie sénégalaise aujourd’hui ?  
Roland COLIN : La démocratie sénégalaise - je ne suis pas citoyen sénégalais, mais un ami proche - a beaucoup de chemin à faire. Justement dans le sens d’approfondir cette voie d’économie sociale. Dans la conjoncture où nous sommes, il y a une leçon à tirer des époques pionnières non seulement pour le Sénégal, mais pour toute une série d’autres pays. Moi qui ai fréquenté des universités africaines et guidé des étudiants de différents pays africains, je mesure de plus en plus que des expériences fondatrices sénégalaises des années 1960 devraient être considérées comme des voies devant inspirées des recherches nouvelles, des pratiques nouvelles d’autant plus que la grande crise dans laquelle nous sommes tous plongés, a fait volé en éclat la certitude de ceux qui pensaient que l’économie néolibérale, l’économie de marché allait régler tous les problèmes. Il faut inventer des voies nouvelles. A ce titre, un homme comme Mamadou Dia fait figure de pionnier. Et ses messages sont tout à fait très stimulants aujourd’hui. J’en ai la profonde conviction. Ce qui m’a toujours impressionné et ému, c’est de voir cet homme, qui disparaît aujourd’hui dans sa 98e année, garder sa tête et sa lucidité, son cœur et ses convictions jusqu’au dernier souffle. Il y a là également des exemples magnifiques à prendre.  
Wal Fadjri : Durant ces dernières années, il a produit des ouvrages critiques sur les régimes des présidents Diouf et Wade…  
Roland COLIN : Il a toujours eu une liberté d’expression ; il a toujours refusé de taire ses convictions. Et il l’a fait tout au long de sa carrière et notamment dans les années récentes. Il avait monté une cellule de travail qu’on appelle le Grenier du patriarche. Mais il s’exprimait régulièrement. Maintenant qu’il nous a quittés, ce serait intéressant de recueillir ses écrits, y compris ceux des années récentes. Vraiment, l’homme est matière à réflexion et à inspiration. Ce que je trouve de remarquable, c’est que quand il faisait acte d’opposition, ce n’était jamais pour faire prévaloir des positions personnelles ou pour attaquer des individus. C’était en accord avec ses convictions et de ses idées. Mamadou Dia est resté un humaniste tout au long de sa vie avec une vision spirituelle très forte. L’islam de Mamadou Dia est un islam tolérant, d’ouverture et d’amour des autres. Cela qui doit être pris en compte dans les temps que nous vivons.  
Wal Fadjri : Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois ?  
Roland COLIN : Je l’ai vu pour la dernière fois il y a quatre à cinq mois. C’était lors de sa dernière visite en France, au mois de septembre dernier. Comme d’habitude, nous avons passé un grand moment ensemble. Je l’ai trouvé lucide, comme toujours. J’avais l’impression que ce vieil homme avait la capacité de transférer du courage, de l’énergie et des convictions. En une heure d’entretien avec Mamadou Dia, j’avais eu l’impression de ‘recharger mes batteries’, sans compter la verdeur et la vigueur de son intelligence, de sa mémoire qui était prodigieuse jusqu’au dernier moment. Il était capable, malgré son handicap. Mais cet homme aveugle voyait beaucoup plus loin que la plupart des autres. Cela m’a beaucoup impressionné.  
Propos recueillis par Moustapha BARRY (Correspondant permanent à Paris)  
 
 
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Témoignage : Le legs d’un homme de refus 
 
 
Le Sénégal a perdu hier l’un de ses plus grands bâtisseurs et l’Afrique l’un de ses libérateurs. Le président Mamadou Dia était tout cela en même temps et même plus que cela. Cet homme de refus, je l’ai connu alors que j’étais tout jeune parce qu’il était le disciple de mon frère aîné, El Hadj Abdoulaye Niasse Khalifa. Ils étaient deux amis d’enfance et Khalifa lui a donné le wird tidjan à Saint-Louis. Un wird dont il recevra la confirmation de mon père (avec l’Idjaza) alors qu’il était en fonction à Fatick dans l’enseignement. Cet homme de conviction, je l’ai surtout admiré. Non seulement en tant que militant politique convaincu, mais également en tant que fervent musulman. A Kédougou où j’ai servi comme enseignant, je côtoyais le Centre pénitentiaire spécial (Cps) où il était emprisonné avec ses compagnons. Cela m’a permis de connaître l’environnement dans lequel il a payé le prix de son engagement pour son pays.  
Au lendemain de son élargissement de prison, je l’ai reçu à Léona Niassène au nom de mon grand frère et en sa présence, devant une immense foule d’adeptes venus de partout. J’ai eu, à l’époque, l’honneur de faire des témoignages sur l’homme et son engagement. Des années plus tard, j’ai également reçu son épouse Oulimata Bâ, un petit matin. Elle venait alors me transmettre le soutien du président Mamadou Dia et me mettre, sur ses instructions, sous la protection de Me Valdiodio Ndiaye commis pour me défendre à la suite d’un délit d’opinion.  
A Dakar comme à Paris, j’ai eu, par la suite, de longues discussions avec le président Dia sur ces questions qui nous préoccupaient tant et portant sur le Sénégal, l’Afrique et l’Islam. J’ai retenu de lui un musulman fervent, avec une dimension mystique très élevée. Un homme qui vit sa religion sans calcul ni appréhension. Mais j’ai retenu également en lui le fervent militant du progrès et du développement. Toute sa vie durant, il s’est battu pour l’indépendance réelle du Sénégal, de l’Afrique et du Tiers monde.  
Le Sénégal a perdu un grand homme, un homme intègre, humble. Une référence pour tous ceux qui continuent de croire en l’avenir de notre continent et à la cause juste de tous les combattants, où qu’ils se trouvent dans le monde. Sa disparition est intervenue à un moment où une espèce de caste veut transformer la politique en une chose banale alors que son credo aura toujours été de faire de la politique un noble combat pour le développement. Et ce fut son legs à la postérité. Paix à son âme et que Dieu lui réserve une place de choix dans le paradis le plus élevé !  
Sidy Lamine NIASSE  
Extraits de ‘Mémoires d'un militant du tiers-monde’ : Le Grand Maodo raconte son enfance 
 
 
‘Aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, au plan de l’éducation, je puis dire que celle qui m’a le plus marqué c’est, assurément, ma mère bien que l’influence de mon père sur moi soit profonde.  
‘A mon père, je dois le sens certain de la religion. Il était polygame. De ce fait, sa case était distincte de celle de ses épouses. Je passais la nuit auprès de lui. Homme d’une rare piété, il consacrait la plus grande partie de la nuit à ses dévotions. J’ai été témoin de ses nombreuses prières surérogatoires. Doué d’un pouvoir d’imitation habituel chez les enfants, je me réveillais parfois pour l’imiter. Mon père est mort dans ma tendre enfance, je suis resté plus longtemps avec ma mère.  
‘Mon père était originaire de la Vallée du Fleuve, d’une circonscription qu’on appelle maintenant, par assimilation au vocabulaire français, une préfecture :celle de Kanel. Il était issu, précisément, d’un petit village de cette préfecture : Sinthiou Bamambé. Les habitants en sont des paysans, des éleveurs. Mes aïeux, le père du mien, son grand-père étaient marabouts-paysans. L’un d’entre eux a une réputation de saint. Ce climat familial de rigueur morale et d’austérité explique l’orientation spirituelle de mon père. Ce dernier m’a légué cet héritage (…).  
‘C’était un contestataire avant la lettre. Il m’a raconté ses démêlés, la façon dont il refusait des consignes qu’on lui donnait, ce qui lui a valu beaucoup de retard dans son avancement. Une fois - j’en ait été témoin - une personnalité, un officiel - peut-être un ministre français - en tournée en Afrique, était de passage à Khombole. Mon père était brigadier de police (il était adjoint au commissaire). A l’occasion de l’arrivée de ce personnage, il a refusé de porter sa tenue ainsi que ses galons. Interrogé, il répond : ‘Je refuse ; je proteste parce qu’il est inadmissible que je n’avance pas depuis tant d’années. D’autres qui acceptent des ordres bêtes, qui ont l’échine souple s’en tirent mieux que moi, alors qu’on n’a rien à me reprocher’. Je l’ai entendu tenir ces propos à son commissaire, prenant le risque d’être révoqué. Moi, son fils, je le confesse, j’ai dû emprunter un peu de cet état d’esprit. Courageux, ce simple brigadier de police l’était. Il n’était pas un béni-oui-oui. Voilà la tradition dans laquelle j’ai été élevé.  
‘Mon père avait beaucoup de dignité et de courage physique : chaque fois que se présentaient des ‘coups durs’, qu’il fallait braver le danger, il était toujours prêt. Cherchait-on des voleurs dangereux, des assassins, il était toujours volontaire. C’est précisément cette détermination qui lui a coûté la vie. Il est, en effet, mort parce qu’il poursuivait un voleur - un Peulh arrêté par lui - qui avait tenté d’échapper. Le voleur, en désespoir de cause, s’est jeté dans un vieux puits de ferrailles. Mon père, entraîné par son élan, alors qu’il l’avait saisi par les vêtements, est tombé dans le puits. Tous deux, broyés, n’ont pu survivre à leurs blessures. Le voleur, lui, avait déjà expiré quand on l’eut sorti du puits, tandis que mon père était dans le coma. Il ne rechignait point devant les tâches ingrates. Il était prêt à se substituer à ses subordonnés pour faire, lui-même, le travail, en cas de danger.  
‘Le premier choc de ma vie, je l’ai éprouvé assurément le jour de la mort de mon père. Quand je l’ai vu dans l’état où il se trouvait, prêt à rendre l’âme (j’avais dix ans), je n’ai pas pleuré. Toute la famille, les amis, tout le village et toute l’escale de Khombole, atterrés, priaient, pleuraient. Moi, je me suis isolé pour prier en ces termes : ‘Non, Dieu ne tue pas mon père, laisse-le moi’. Je suis resté seul, une demi-heure à parler à Dieu en langage direct. Quand je suis revenu, mon père avait vécu. On l’a amené à la maison. J’ai essayé de pleurer ma solitude par ces mots : ’Si Dieu, malgré mes prières, m’a enlevé mon père, c’est parce qu’il vaut mieux qu’il soit ainsi ; ce ne peut être que son bonheur’. Cet événement, loin de m’abattre, m’a curieusement, raffermi dans ma foi.  
‘A ce moment-là, je fréquentais déjà l’école coranique. Y étant allé très jeune, j’avais, dès l’âge de sept ans, je crois, déjà mémorisé tout le Coran. A l’école coranique, j’ai trouvé des camarades de classe d’âge que j’ai vite dépassés.  
‘Le souvenir de mes marabouts est demeuré vivace dans ma mémoire. Le premier d’entre eux, un maure, n’est pas resté longtemps avec moi, il devait mourir peu de temps après. Brutal, il m’avait terrorisé. Je crois qu’avec lui, je n’aurais jamais pu mémoriser tout le Coran. Terrorisé par lui, j’avais commencé d’organiser des fugues.  
‘Mon père, pour des raisons de service, était loin de Khombole. Ma mère, sous la surveillance de qui j’étais, me réveillait le matin, pour l’école coranique. Mes absences étaient sévèrement punies par elle. Contrairement à mon père, qui était doux, très bon, ma mère, tout en m’aimant bien, ne me pardonnait aucune escapade. (…)  
‘Je n’ai pas connu El Hadj Malick Sy, mort alors que j’étais encore très jeune. Par contre, j’ai fait la connaissance physique de Cheikh Ahmadou Bamba pendant mon séjour à l’école régionale de Diourbel. Le jeudi et le dimanche, nous nous rendions, par curiosité, à Kërgu mag (quartier mouride de la ville). Par divertissement, plus que par dévotion, nous participions aux travaux de construction de la mosquée. C’était, surtout, pour nous, l’occasion de saisir une chance de rencontrer le prestigieux Cheikh. Cette chance, je l’ai eue, une fois. Le Cheikh el Kabir apparut, ce jour inoubliable, par une fenêtre basse, accroupi, le visage voilé, en boubou blanc enveloppant un corps frêle d’ascète. La foule des talibés se prosternaient tandis que certains se roulaient par terre, secoués de convulsions hystériques. Ce fut une brève apparition au cours de laquelle le Cheikh fut peu loquace : ‘Voici quelques pains de sucre pour faire du thé’, laissa-t-il échapper à travers son litham. Il ajouta : ‘Tendez vos mains pour recevoir mes prières’. Très entreprenant, je me faufilai entre les fidèles en transe et m’approchais pour recueillir ma part de bénédiction. Cette audace me valut quelques raclées de la part des adultes qui ne purent dissimuler leur jalousie à mon égard. Quand, le soir, je racontai la scène à mon beau-frère, Serigne Lèye, il me dit, avec une profonde conviction : ‘Un grand destin t’est promis’.  
‘Quoi qu’il en soit, cette rencontre physique avec Ahmadou Bamba Mbacké m’a fortement impressionné : c’est de ce jour que date ma fervente admiration pour lui (…)’.  
Le premier maodo tire sa révérence : Parcours d’un homme politique pas comme les autres 
L’ancien président du Conseil du Sénégal Mamadou Dia est décédé hier à 1h du matin à la clinique des Madeleines à Dakar à l’âge de 99 ans (son âge réel, mais non déclaré). A un an de son centenaire, cet homme qui a été le signataire de l’acte d’indépendance du Sénégal, n’a vraiment jamais quitté la vie politique nationale, à cause de son amour pour la patrie.  
 
Ses nombreuses interventions dans la presse sur des questions politiques sont là pour prouver que ‘le Grand Maodo’, comme on l’appelait affectueusement, a toujours cherché à orienter la classe politique quand celle-ci était en bisbille avec le pouvoir. De même que l’ancien Premier du Conseil s’est toujours rangé du côté du peuple sur des questions d’intérêt national, restant constant dans ses postures de refus. Et à ce titre, il s’est surtout distingué par ses critiques sévères à l’endroit du régime d’une alternance à laquelle il a pris une part prépondérante.  
Pourtant, rien ne destinait cet instituteur de formation à la carrière politique. Cet engagement politique est né en lui vers en 1943 quand il a été affecté comme directeur d’école à Fatick. ‘Il est vrai que comme directeur d’école régionale, je m’étais complètement donné à ma tâche, je ne faisais pas de politique parce que je détestais, j’abhorrais la politique’, raconte Mamadou Dia, dans son œuvre intitulée : ‘Mémoires d’un militant du tiers-monde’. ‘Toute ma passion, c’était l’univers de l’école, l’étude du milieu’, ajoute-il. Seulement, avec la libération, les habitants de Fatick, les notables sont venus lui dire qu’il est question ‘d’une Assemblée du Conseil général et nous, nous souhaiterions que vous acceptiez d’être le candidat de Fatick pour les élections’. Mais la réponse du jeune directeur d’école est sans appel : ‘Je leur ai répondu que je ne faisais pas de politique et qu’il y avait des politiciens professionnels, qu’il valait mieux s’adresser à ceux-là plutôt qu’à moi’. Mais les Fatickois qui n’avaient rien voulu comprendre, ont insisté. Et c’est dans cette région du Sine Saloum que Mamadou Dia rencontre celui avec qui il dirigera les destinées du Sénégal : Léopold Sédar Senghor.  
‘J’étais donc, en ces temps-là une sorte de contestataire qui n’aimait pas la politique. Je considérais que la politique, c’était une chose sale et que tous ceux qui y touchaient, risquaient de se salir, même s’ils étaient propres au départ. Mais, à la suite de la démarche des gens de Fatick, j’ai cru devoir accepter de me présenter aux élections, d’autant plus que je ne considérais pas mon mandat de Conseiller général comme un mandat de politicien’, se souvient Mamadou Dia dans ses ‘Mémoires’. ‘J’étais là pour rendre service. Je n’étais pas un homme de parti. Je n’avais pas encore adhéré au parti. J’ai dû le faire après, bien sûr ; mais jusque-là, je n’avais pas de parti. J’étais absolument indépendant, je détestais les partis. Je pensais que c’était avant tout des machines électorales. D’ailleurs, je n’ai pas beaucoup changé d’opinion à ce sujet’.  
A l’époque, Mamadou Dia s’était fait ardent défenseur des couches défavorisées. Et c’est à travers ses écrits dans les journaux comme le Réveil, le journal du Rda, ou l’A.O.F qu’il s’est surtout fait remarquer par Senghor. ‘Dans mes articles, je présentais les revendications et les problèmes des paysans. Je décrivais la misère qui régnait chez eux…’ C’est ainsi qu’il a été amené à fonder pour les paysans du Sine, une des premières coopératives paysannes du Sénégal. ‘Mais vraiment, une coopérative qui allait être la mieux gérée au Sénégal’, reconnaît Mamadou Dia. ‘C’est là en réalité que j’ai été amené à m’intéresser plus particulièrement aux problèmes politiques et économiques’, ajoute l’ancien président du Conseil qui affirme en outre que c’est par le contact des humbles, des pauvres, le contact de la brousse, qu’il est venu au socialisme.  
Rien d’étonnant alors que cet homme qui fut président du Conseil de Gouvernement du Sénégal issu de la Loi-cadre Defferre (adoptée le 23 juin 1956), puis chef du gouvernement de la République sénégalaise en 1958, avant d’hériter de la présidence du Conseil après l’indépendance (septembre 1960), puisse continuer jusqu’à sa mort, à dénoncer les tares du régime de l’alternance. Sans ne rien attendre en contrepartie. ‘De ce dévouement à la cause nationale, nous n’attendons de nos compatriotes ni des fleurs ni des couronnes ni stèle quand Dieu Le Très Haut nous appellera, mais tout simplement des prières ferventes dans la stricte tradition musulmane, c’est-à-dire dans une fervente humilité, afin que le Seigneur nous accorde Son pardon, ainsi que l’agrément qu’Il réserve à Ses esclaves qui, leur vie durant, se sont efforcés de L’adorer et de Le servir, habités uniquement par Sa crainte et son amour’, disait-il dans un de ses textes en février 2007.  
Mamadou Dia a été secrétaire général du Bloc démocratique sénégalais (Bds, ancêtre de l’Ups-Ps) pendant 13 ans. De 1949 à 1955, il a été sénateur français. Il a siégé au Palais Bourbon en tant que député du Sénégal de 1955 à 1956. Mamadou Dia a, en outre, occupé les fonctions de maire de la commune de Diourbel, avant de devenir vice-président, puis président du Conseil. En décembre 1962, de profondes divergences l’opposent au président Léopold Sédar Senghor qui, l’accusant de fomenter un coup d’Etat, l’arrête et le condamne à la perpétuité en 1963 à Kédougou. Gracié en mars 1974, puis libéré, il est amnistié en avril 1976, un mois avant le rétablissement du multipartisme au Sénégal.  
Georges Nesta DIOP  
 
 
 

 

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