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L'usure (riba)
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Les 3
La grève
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PRESSE
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Une mallette
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Quelle solution
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
Vente des terres
Les masques tomb
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Mademba Sock ?
TOURISME
Le vent de révol
AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
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Electricité
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qui croire ?
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l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
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quelle Républiq
Sans Ethique
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Très chère
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LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
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barbarie ?
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Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
Mépris ou mépris
Stade suprême
vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
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La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
encore 1waderie
apprivoisement
Une « curiosité
CINQ Exploits
courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
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IGNORANCE
Etonnant Wade
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Y ' EN A MARRE !
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L'assommeur
23 JUIN 2011
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JEUNESSE
«Si les > Sénéga
De l’Indignation
LEçONS
REPONSES
SUNUGAL
N O N
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sortie de crise
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Où est l’Etat ?
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Et si le préside
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Abdoulaye Wade :
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Candidature de
candidat consen
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Le vieillard et
L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
Violences scolai
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IMPROBABLE
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Emploi au Sénéga
libéralisme wadi
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Nihil Obstat
Département d’Et
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A S S U M E R
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13 modifications de la Constitution

La présidentialisation monarchique 
Actuellement, il n’est point besoin de se livrer à de savantes analyses pour savoir dans quel état de déclin, de faiblesse, d’humiliation s’enfonce de plus en plus la République. Le pouvoir de Wade en prenant en effet trop de libertés avec la Constitution, la loi et les institutions a fini par réunir les conditions d’une présidentialisation monarchique. Le mouvement apparu dès le début de l’alternance politique en 2000 symbolise aujourd’hui le terreau de toutes les dérives comportementales que le peuple sénégalais subi de plein fouet et de manière brutale. Sans prendre en compte un ordre spécifique propre à ces dysfonctionnements, nous citerons pour avoir une ligne générale, les cas suivants, traits communs à toutes les formes de monarchie. 
 
La confusion des pouvoirs  
Depuis 2000, le Sénégal vit sous le règne du pouvoir personnel individualisé avec un Président, véritable chef d’orchestre tout puissant, touche à tout, exerçant un pouvoir omniprésent. Sa qualité de chef de parti vient accentuer fortement ce phénomène. L’impression générale est que la puissance de l’astre présidentiel ne saurait plus tolérer l’idée même de l’ombre. La faiblesse de l’esprit républicain est d’autant grande que la désubstantialisation du droit, le non-respect de la hiérarchie des normes juridiques et des formes légales ont gagné aussi du terrain. La banalisation de nos institutions et les atteintes à notre identité historique se trouvent à un sommet considérable. Le Président de la République a prêté serment la première fois et de manière incroyable sous son propre hymne. Il a ensuite modifié les emblèmes nationaux allant jusqu’à ignorer qu’il appartient :« à la loi de déterminer le sceau et l’hymne national »,principe mentionné à l’article premier de la Constitution du 07 janvier 2001 dont il fut l’inspirateur. Les Sénégalais sont malheureusement réduits à rappeler toujours au gardien de la Constitution que les institutions ne sont pas quantité négligeable dans la vie d’un peuple fier, d’une République libre et démocratique. Vivons-nous encore dans une République (res publica) avec nos droits et libertés, nos combats et espoirs ? Ou bien sous le règne du coup d’Etat permanent ? La critique que formulait déjà sous la Vème République française, le Président Mitterrand contre la pratique institutionnelle du Général de GAULLE. M. Wade en présidentialisant excessivement son régime a rendu la séparation et l’équilibre des pouvoirs quasi-inexistants dans le pays. Et l’absence d’une judiciarisation de la vie politique dont on pouvait au moins espérer voir constituer la face la plus spectaculaire du retournement de situation en défaveur du pouvoir politique ne saurait voler utilement à notre secours. Car comment admettre au nom du principe de la séparation des pouvoirs qu’un Président de la République prenne sa plume pour exiger du juge constitutionnel des explications sur une décision rendue et si bien motivée concernant l’interdiction faite à ses alliés politiques d’apposer sa photo sur les bulletins de vote ? Comment ne pas se souvenir de l’affaire du certificat médical d’un dirigeant politique, extirpé d’un dossier en cours d’instruction, excipé et commenté au plus sommet de l’ Etat et de surcroît dans la presse étrangère ? Des graves accusations devant l’opinion publique nationale et internationale à l’encontre des principaux leaders de l’opposition, corroborées par des menaces d’emprisonnement ? Comment supporter un instant, ces mots au sujet d’un journaliste :« je ne l’emmènerai pas en prison ». Louis XIV, adepte de la pratique des lettres de cachet et auteur de la célèbre formule « l’Etat, c’est moi » a laissé un nom, une trace dans l’Histoire de France. Il a porté à son apogée la monarchie absolue. Tout cela ne contribue pas pour le moins qu’on puisse dire à créer une justice indépendante et crédible. Ce climat déplorable ne participe qu’à la fragilisation des institutions d’une République abolie par un pouvoir ultra-personnel, phagocytant l’exécutif, le législatif et le judiciaire. 
Le culte de la personnalité  
Ce phénomène a réussi par confiner à l’adulation obligatoire. La propagande est partout, dans les rues ,sur les murs, relayée par des médias d’Etat se comportant comme des attributs du pouvoir, par des nouveaux riches et par une majorité parlementaire, tous dotés de moyens colossaux destinés à mettre en marche la mécanique de l’enthousiasme, selon les principes de la psychologie des masses, cette mécanisation scientifique et bête. On découvre désormais qu’il y a dans notre République : une constante : Lui avec sa vision des choses de l’avenir et nous, le peuple : les variables. La folie ne commence-t-elle pas pour les individus et pour les peuples quand ils s’arrogent le privilège dont on ne sait quelle surhumanité ? Quand ils se mettent à ignorer que toute politique, même la plus grossière implique quelque idée de l’homme et quelque idée d’une société ? La République qui devait être plus haute et plus essentielle que les individus est hélas anéantie par une méthode, une mise en œuvre autour d’un homme providentiel, d’un sauveur suprême au nom d’une aspiration populiste. Ce personnage est devenu le seul possesseur de la plénitude de l’action, absorbant toutes les valeurs dans la sienne. 
Le mépris du peuple  
On peut affirmer sans être trop démenti que le système du « matèye »,ce mélange de laissez-faire, de laissez-passer et de mépris, a déjà eu raison de notre République et de la démocratie. L’unilatéralisme, l’autisme, l’absence de recherche de consensus, l’intolérance, la violence décisionnelle, ces maux sont devenus l’unique méthode pour gouverner. Le Président couple et découple les élections, prolonge le mandat des élus, s’engage à délocaliser un lycée, à créer une nouvelle capitale, à s’ingénier tout seul sans le secours du moindre agronome à imaginer ses plans Reva et Goana ,à mettre fin au rare consensus général ayant existé jusque-là sous son règne : la loi organique portant création de la CENA, et sans l’avis du gouvernement ni du parlement. D’autre part, les faits du prince se sont multipliés:5 semaines sans Conseil des Ministres et 3jours fériés et chômés pour que le peuple assiste à une cérémonie grandiose : une prestation de serment dans un stade de football au nom d’un immortel. Le peuple sénégalais n’est là que pour recevoir l’action, la subir sans en être en tous points, les collaborateurs. Nos concitoyens sont ravalés à la condition d’instrument, quelle que soit leur valeur et leur compétence. Cette politique tend à les traiter comme des choses puisqu’il s’agit de disposer d’eux. Le Sénégal qui se dessine actuellement sous nos propres yeux administre un drôle de contre exemple à Benjamin Constant, ce philosophe qui théorisait avec force que l’autorité du prince ne pouvait se passer d’un minimum de débats, de contrôles et de libertés. L’opposition nationale toujours si républicaine et responsable est voilà avertie sur la nature du mépris, sur l’idée d’une résistance à la confusion, à la hâte, à la versatilité, à la facilité. 
Le goût des dépenses 
L’Histoire exerce sans doute une attraction assez puissante sur tout homme politique parvenu au plus sommet de sa carrière. Le risque est de finir néanmoins par penser que la vanité mène le monde. Le pouvoir a décidé comme d’habitude de porter seul ses grands projets. Les modalités de financement et la durée de réalisation des travaux restent aléatoires. Le train de vie de l’Etat est impressionnant. Le pays dépense sans compter alors que la famine est là. La prodigalité politique ne touche que le Sénégal d’en haut : les députés reçoivent des véhicules en don sans que l’avis du contribuable sénégalais ne soit sollicité. La mise en place d’un Sénat pour lequel le Président a choisi sans débat et de manière discrétionnaire, la nomination et non l’élection de 65 sénateurs parmi ses100 membres révèle plus les limites en matière d’orthodoxie budgétaire que l’éventuelle utilité d’un bicaméralisme à la sénégalaise. Aujourd’hui, un homme assume seul de jour en jour dans ce pays toutes les fonctions de l’esprit, se charge de notre bonheur, de l’ordre, de la puissance, du prestige, de notre avenir et sans doute de sa succession. Ce pays que nous chérissons tant, le Sénégal qui avait présenté ses Cahiers de doléances en 1789, à la chute de la monarchie absolue en France n’entend -il donc plus faire école et exception en Afrique ? Il est temps pour ce grand peuple d’exister pour résister et reconstruire la République : une République démocratique, vertueuse et humaniste, plus grande, plus forte, plus sûre d’elle-même parce qu’elle aura rassemblé tous les enfants de son Histoire. Il est temps que ce grand peuple regarde enfin le problème en face. Si nous restons amorphes, avec un bandeau sous les yeux, nous contentant par dégoût ou par intérêt, par une sorte aussi de remords et de pusillanimité de parlottes éternelles, notre systèmes de valeurs reculera à l’échelle du continent qui voyait depuis longtemps en nous, un modèle d’exception. Il sera alors trop tard. 
Par Mamadou DIALLO, Avocat au Barreau de PARIS, Docteur en droit 
Les épreuves titanesques de la Goana : Les chaînons oubliés des organisations paysannes, des cadres et des Ong 
Bientôt, l’hivernage au Sénégal. Dans quelques semaines, le monde rural aura les yeux braqués sur les pouvoirs publics. Il attend concrètement de voir les effets des dix milliards que l’Etat à décider de mettre au service des populations les plus déshéritées. Il attend aussi, la traduction concrète de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance. Là, ne il s’agira point de répartition de vivre de soudure. 
 
Bien au contraire. Il sera question d’un programme réfléchi touchant à l’aménagement du territoire, à l’accès aux semences, aux intrants agricoles, aux moyens de production et à l’organisation de la mise en valeur de toutes ces filières indispensables aujourd’hui à la sécurité alimentaire de notre pays. En somme, autant les premières pluies sont attendues par les paysans, autant la mise en œuvre de la nouvelle initiative allant dans le sens d’une révolution agricole est attendue par tous les acteurs du développement rural. Comment alors ne pas poser la question centrale au cœur de la prochaine campagne agricole. L’urgence et la bataille de la sécurité alimentaire placent nécessairement le gouvernement dans l’obligation éthique de rompre avec toutes les pratiques que les principaux acteurs du monde rural n’ont cessé de dénoncer depuis des décennies et des décennies. Ici et là, les uns et les autres, ont ouvertement mis en cause les nombreux intermédiaires trop préoccupés par la recherche de l’accumulation de bénéfices sur le dos des pouvoirs publics et des populations concernées au premier chef par les activités agricoles. Le contexte de crise accentué par la flambée de tous les prix des denrées de première nécessité constitue sans doute un prétexté rêvé par tous ces relais dont on soulignera jamais assez les capacités à profiter de faiblesses du monde rural. Ce dernier est inorganisé. Il n’a pas de moyens financiers. Il n’a pas de pouvoir de pressions sur les banques. De ce point de vue, le programme d’urgence et l’initiative agricole se heurteront d’abord à ces forces sociales et économiques qui profiteront inéluctablement des faiblesses structurelles du monde rural pour imposer leur loi à l’Etat et aux organisations paysannes. C’est pourquoi, l’Etat devrait peut être faire confiance aux organisations paysannes capables de défendre les intérêts réels du monde rural. Elles ont les capacités d’acheminer l’aide d’urgence jusqu’aux villages les plus reculés du Sénégal. L’autosuffisance alimentaire devrait aussi passer par ces relais naturels du monde rural. Elles sont bien nombreuses, ces organisations paysannes suffisamment imprégnées des difficultés, des carences des circuits de distribution de l’aide et de l’encadrement du monde rural. Il suffit de faire confiance à leur leadership et à leurs aspirations véritables à l’avènement d’un monde rural bâti sur le socle du développement endogène. Evidemment, l’autre question majeure que l’urgence et la grande offensive posent indirectement réside dans la participation de l’expertise nationale publique et privée. De ce côté, il ne fait l’ombre d’un doute que le pouvoir de l’alternance doit accepter ses insuffisances notoires en matière de campagnes agricoles et de développement des filières alternatives à l’arachide. Sans la participation des cadres nationaux aguerris dans le développement rural et le soutien effectif de toutes ces organisations non gouvernementales évoluant dans le monde rural depuis des années et des années, le pouvoir de l’alternance aura toutes les difficultés du monde à amorcer même la politique de rupture culturelle. Le bon sens invite le pouvoir de l’alternance à reconnaître l’évidence. Là où le parti socialiste a échoué malgré 40 ans de gestion du pouvoir et du monde rural, ce n’est pas un régime encore à la recherche de solutions à une crise agricole sérieuse qui trouvera par miracle les solutions aux problèmes du monde rural. Dans ces conditions, le président Abdoulaye Wade doit mesurer les risques et les conséquences de l’échec de son programme d’urgence et de la grande offensive. C’est ici et maintenant qu’il faut faire appel courageusement aux organisations paysannes, aux organisations non gouvernementales nationales et internationales mais également à l’expertise avérée des cadres du Sénégal évoluant dans le secteur public et privé. La conquête de souveraineté alimentaire est au prix de la contribution intelligente de ces chaînons essentiels dans la lutte contre la pauvreté et le sous développement. MSA/FC 
Un pas vers la violence politique au Sénégal 
Laisser pourrir une situation, est un sentiment qui peut relever ou traduire une réaction individuelle ou collective. Généralement, c’est le cas, quand les pouvoirs publics n’ont pas réellement la solution à des revendications exprimées sous des formes diverses par des citoyens organisés syndicalement ou pas, décident de ne pas réagir dans un sens ou dans un autre. Ils font avec... 
 
Dans ce cas d’espèce, ils laissent par exemple pourrir la grève des syndicalistes. Il s’agit d’une certaine manière d’une position pouvant laisser penser que le pourrissement fait partie des solutions provisoires en ce qu’il débouche toujours sur une solution négociée ou de force imposé par un des adversaires. Laisser pourrir est donc, une non réaction immédiate à des doléances. Le pouvoir observe de près l’évolution du conflit. Dès que, le pourrissement atteint un seuil critique, l’Etat est alors dans l’obligation de réagir. Soit en ouvrant des négociations de fond. Soit en décidant purement et simplement de faire recours à la force publique dont il est l’incarnation par excellence. Le Sénégal a connu, autant, des situations de pourrissement que des scénarii de réactions violentes de l’Etat. Tout au long du règne du parti socialiste sous la direction des Présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf, notre pays a connu des moments politiques fortement marqués par des bras de fer entre des syndicats et l’Etat d’une part et entre le pouvoir et les forces politiques de l’opposition d’autre part. A ce titre, les années 68 et les années 88 cristallisent sans nul doute des périodes alliant le pourrissement et des réactions étatiques violentes. Il est certes difficile de fixer les causes profondes du passage de l’une des formes de réaction passive à l’autre plus ou moins violente. Toutefois, il est permis de postuler que l’évolution de tout conflit social, syndical ou politique ouvert, dépend étroitement du rapport des forces en présence. Autant la densité d’un mouvement syndical ou politique est en dernière analyse dicté par l’état de l’organisation de ceux qui réclament, de la motivation et la justesse des revendications, autant la réaction de l’Etat dépend elle, des capacités de ce dernier à gérer une situation dans les limites de l’acceptable, entendu en termes de respect de la sécurité publique, de la stabilité des institutions et des capacités à trouver des solutions à la hauteur des revendications. La situation de notre pays sous le règne de l’alternance renvoie de plus en plus à une situation de laisser pourrir dans de nombreux secteurs avant et après la dernière présidentielle. Elle se poursuit sous nos yeux. Elle annonce à bien des égards, le passage du pourrissement quasi généralisé à la violence. Le cas peut être le plus visible est et demeure ce qui se passe dans le système éducatif. Les cycles primaire et secondaire sont terriblement perturbés depuis quelques semaines. En dépit des conséquences insoupçonnées de ces perturbations sur l’année scolaire en cours et la scolarité des élèves, les syndicats et le gouvernement n’ont pas véritablement engagé des négociations sur les motifs pédagogiques et sociaux de la démobilisation des enseignants. L’autre secteur en mouvement depuis bientôt deux mois, c’est l’Université Cheikh Anta Diop en général et singulièrement la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines. Là également, le gouvernement est à la limite dans l’expectative face à la revendication de deux Facultés de l’Amicale de la Faculté des Lettres. On pourrait citer, le bras de fer entre l’Etat et les forces politiques regroupées dans les rangs du « Front Siggil Sénégal ». Le dialogue est tout simplement un dialogue de sourds au sujet de la pertinence des assises nationales, de l’Agenda républicain des élections et de la gestion des conflits politiques entre les responsables du pouvoir et cette frange des adversaires des libéraux évoluant en dehors de l’espace parlementaire. Tout est alors du domaine des violences possibles au regard de la volonté des animateurs du « Front Siggil Sénégal », de corriger à défaut de mettre fin au règne de l’alternance par le biais des assises. La ferme volonté du président Abdoulaye wade d’exercer pleinement le pouvoir que lui a confié la majorité des Sénégalais au sortir de la dernière présidentielle laisse peu d’espace à la discussion entre les antagonistes. Dans ces conditions sociales de radicalisation des syndicats enseignants et de certains responsables d’Amicales et de pressions du « Front Siggil Sénégal » le Sénégal passera inévitablement de l’état de pourrissement de la situation scolaire et politique à la violence étatique. Le moment du passage à la confrontation et la nature de la violence de l’Etat dépendront dans une large mesure du rapport de forces entre les syndicats et le « FSS » d’une part et la capacité de l’alternance à faire face à cette résistance se voulant la plus populaire possible. Quand le dialogue est impossible, on ne peut guère s’attendre, à autre chose qu’à la violence aveugle. Il en est ainsi dans notre pirogue, depuis la nuit des temps de l’exercice des pouvoirs politiques. L’irruption du Khalife général des Mourides est à plus d’un titre un indicateur de la mesure du danger planant sur le Sénégal. Au-delà de l’invite à la paix, au pardon et à plus de responsabilité des journalistes dans le traitement délicat de l’information touchant à la vie individuelle des citoyens et à un meilleur respect des guides religieux, on peut lire entre les lignes des préoccupation du saint homme les risques énormes que porte la situation de notre pays. Il aura au moins prévenu les uns et les autres. La critique à peine voilée du comité directeur du Parti démocratique des organisations syndicales d’enseignants qui devront porter toutes les responsabilités d’une année blanche ne trompe plus personne. Le Sénégal se dirige progressivement vers la violence politique d’autant que le report des élections locales va aiguiser davantage les appétits politiques et syndicaux. MAS/FC 
Seneweb.com : Vendredi 9 Mai 2008 
Chronique ] LA GENERATION DU CONCRET UNE CHANCE POUR LE PARTI DEMOCRATIQUE SENEGALAIS ? 
Après le conseil régional de Dakar, et la mairie de Bambey, le Président de la République vient de dissoudre 10 collectivités locales, et chacun y va avec son latin, pour expliquer les dessous de cette décision. 
Cependant, malgré les multiples raisons avancées, aussi bien du coté des membres de la mouvance présidentielle, que de l’opposition, beaucoup plus que la décision du Président de la République, c’est surtout sur la gestion des collectivités locales en général, sur les rapports qu’entretiennent leurs dirigeants entre eux, mais surtout sur le fossé qui ne cesse de se creuser entre les gestionnaires des collectivités locales du Sénégal, et leurs constituants, qu’il faut se pencher ; 
En effet aujourd’hui, une grande menace pèse sur le Parti Démocratique Sénégalais, menace que ses dirigeants semblent ignorer, et qui peut marquer un tournant dans le devenir de ce Parti, et peut être même, un tournant dans la vie de notre pays.  
Les erreurs du Parti Démocratique Sénégalais:  
En l’an 2000, après la victoire du Chantre du Sopi aux élections présidentielles, le Parti Démocratique Sénégalais a omis de privilégier le recrutement à la base, seul capable de faire pression sur les ténors de parti, les partis eux-mêmes, et les électeurs en général, pour renforcer son socle.  
Une autre erreur a aussi été de cautionner que presque tous les leaders du Parti Démocratique Sénégalais se soient retrouvés au gouvernement, ou à des postes de responsabilité;  
Ceci laissait moins de temps pour superviser les activités du Parti, au moment où ce dernier en avait le plus besoin, du fait de ce grand élan populaire en direction du Pds. 
Les militants et les masses ont été laissés à eux-mêmes, et les meeting d’explication ont disparu ; avec WADE au Palais, on a cru que la guerre était terminée, alors on a mis les activités de communication d’en temps et même presque toutes les activités du Parti, et de la CAP21, en veilleuse.  
Pourtant, avec les problèmes de leadership au sein du Pds dés après le départ de Moustapha NIASSE du gouvernement, les différences de sensibilité au sein de la CAP 21, et la nécessité d’expliquer de manière continue la politique gouvernementale, reformater à l’époque le Pds, devait être une priorité.  
En ne privilégiant pas au maximum dans les recrutements, les masses laborieuses qui n’avaient rien à perdre, on a redonné confiance au Parti socialiste, et à une certaine opposition, et les politiciens en mal de publicité, ont trouvé les moyens de manipuler certains médias et certaines masses à leurs profits.  
On pourrait rétorquer que tout cela n’est important car, le 25 février 2007, sous le leadership du Pds, la Coalition Sopi a réussi à faire gagner Maître WADE et au premier tour s’il vous plait; 
Dans la mesure donc où en politique ce qui importe pour un Parti c’est de remporter les élections ou de faire gagner son candidat, on pourrait dire que la stratégie jusque là dessinée par la Coalition Sopi, doit être la bonne.  
 
En juin 2007 de la même année par contre, alors qu’une frange de l’opposition avait appelé au boycott des élections législatives, d’un taux de participation de 70% des électeurs aux élections présidentielles, on est tombé à 35%;  
Alors que selon nous, la raison de ce faible taux de participation n’a rien à voir avec l’appel au boycott de l’opposition, des cadres du Pds se sont évertués à vouloir démontrer que ces 35%, équivalaient à plus, ou mieux, parce qu’on était dans une autre époque, et sous d’autres cieux, mais que toute chose égale par ailleurs, comparés aux résultats d’élections similaires sous le régime socialiste, ces chiffres étaient tout simplement plus qu’acceptables. 
C’est là une analyse trop simpliste qui ne correspond pas à la réalité sur le terrain, ou plutôt qui ne renseigne pas assez sur le comportement des électeurs.  
Le peuple sénégalais a tout fait et tout donné à Abdoulaye WADE et à son parti le Pds; 
Il est dans l’attente qu’ils lui rendent sa monnaie, et il n’y a plus rien qu’il puisse faire en plus  
Le 19 mars 2000, Il a fait du Président WADE le tombeur du régime socialiste, l’a envoyé ainsi au ‘Hall of Fame’, lui a donné après, une majorité plus que confortable à l’Assemblée Nationale pour construire sa politique, et lors des consultations par voie référendaire, lui a signé un chèque en blanc pour nous doter d’une nouvelle constitution;  
Le 25 février 2007, se disant que la République pouvait être en danger entre les mains d’une opposition sans programme, et désunie, 70% des électeurs sénégalais se sont dressés et plébiscité Maître WADE à 56% ou disons plutôt se sont dressés, pour défendre Maître WADE, malgré certaines insuffisances dans sa politique. 
Au mois de juin de la même année, lors des élections législatives, seuls les militants chevronnés de la Coalition Sopi, et les sénégalais très proches des candidats à la députation qui ne pouvaient pas ne pas se rendre aux urnes du fait des relations particulières qu’ils entretiennent avec ces candidats, s’étaient déclarés. 
Les électeurs de février 2007, n’avaient pas une opinion égale pour le Président WADE, et pour les candidats à la députation, inscrits sur la liste de la Coalition Sopi. 
Les sénégalais ne sortent voter en masse, que si Maître WADE a besoin d’eux.  
Les 35% de taux de participation aux législatives, étaient aussi un avertissement à la qualité de la représentation des députés de la mouvance Présidentielle au niveau local. 
En effet, beaucoup de ces candidats députés sont membres des administrations locales, et pendant la campagne électorale pour les élections présidentielles, on a bien entendu une opinion dire que les plus grands ennemis de Maître WADE, étaient les élus locaux.  
Un Ministre de la République avait à l’époque quitté le Ministère clé de la Décentralisation, sans que les médias et le Pds fassent une analyse approfondie des raisons de ce départ.  
Un grand problème du Pds, est que le Charisma du Président WADE, est sans commune mesure avec l’image que les sénégalais ont de ceux qui animent ce Parti. 
 
Si le parti socialiste et ses démembrements dans l’opposition vont être poursuivis pendant longtemps encore par un péché originel, celui d’avoir géré le Sénégal pendant 40ans, et n’avoir rien réussi, qu’à nous léguer ce qui reste de ce que les toubabs avaient construit, aujourd’hui se posent le problème de la crédibilité des élus locaux de tout bord, Majorité comme Opposition, ainsi que celui d’une alternance générationnelle.  
Les assises de la décentralisation viennent juste de se tenir, et elles n’ont pas décelé ces nombreux maux qui existent pourtant dans beaucoup de collectivités locales; 
Des débats qui devaient avoir lieu n’ont pas eu lieu:  
La classe politique ne parle plus aux sénégalais; mon professeur disait, ‘elle ne sait pas parler; elle se parle à elle-même’; alors que ce qui faisait la force du Président WADE, c’est que chaque fois qu’il parlait, il savait parler aux sénégalais, et c’est à eux seuls qu’il parlait.  
Dans un contexte de difficultés économiques, le fossé est entrain de se creuser chaque jour entre les hommes politiques, et les populations, avec une responsabilité plus grande pour le Parti Démocratique Sénégalais, parce qu’il est le parti au pouvoir.  
Dans un contexte de mondialisation de l’économie, davantage de personnes instruites et de technocrates doivent être aux postes de commandes; et une frange du personnel politique est incapable de tenir ces postes; 
C’est le monde qui a changé, et la vieille classe politique doit céder sa place, mais voudra t-elle abandonner ses privilèges ? 
Le Pds est il prêt à opérer ces mutations?  
De la même manière que nous avons fait remarquer que le Pds n’avait pas su assez capitaliser sur la victoire du Président WADE le 19 mars 2000, après le 25 février 2007, il devait être la courroie de transmission pour communiquer fidèlement les réalités locales, et les inquiétudes des masses, pour permettre au gouvernement d’ajuster éventuellement sa politique.  
N’est il pas surprenant que ce soit par la voix du Président de la République lui-même, que les sénégalais apprennent que le gouvernement a soutenu les prix pour une valeur de 152 milliards.  
Le Pds qui a des structures jusque dans les plus petits villages du pays, ne devrait il pas régulièrement populariser la politique gouvernementale?  
Les structures de réflexion du Parti Démocratique Sénégalais, ses organes de communication et de propagande, ne sont ils mis en branle que lors des consultations électorales, ou pour le folklore?  
Un débat ne devrait il pas alors être instauré à l’intérieur du Parti au pouvoir, sur la nécessité du renouvellement du personnel politique, et voir justement si le Mouvement de la Génération du Concret, ne peut pas être une chance pour le Parti Démocratique Sénégalais?  
Avant cela aussi, bien entendu, ‘le concept’ de Génération du Concret lui même, doit être reprécisé:  
La Génération du Concret, ce Mouvement constitué autour de Karim WADE, doit il être une rampe de lancement pour mettre en orbite Karim WADE, et lui permettre d’occuper le Palais Présidentiel à la place de son père, s’il lui arrivait un jour,de décliner des ambitions politiques?  
Le Mouvement, Génération du Concret, pour s’assurer une légitimité, et une crédibilité, ne devrait il pas trouver ses propres militants en dehors des partis, pour se garantir une crédibilité fondée sur une virginité par rapport à la politique politicienne, et ne s’intéresser qu’à une idéologie du concret, c'est-à-dire du travail, et du développement?  
Le Pds ne devrait il pas continuer à labourer dans son propre jardin, mais laisser ce nouveau Mouvement qu’est la Génération du Concret, qui est sous le leadership d’un jeune, privilégier dans ses ambitions, de rassembler toute la nouvelle génération sénégalaise, et intéresser à la politique, cette classe qui jusque là ne s’est jamais intéressée à la chose politique, et qui comprend tous ces intellectuels, experts, membres de la société civile, etc...  
En tout cas comme disait l’autre, il est navrant que le Sénégal n’aie pu trouver personne d’autre en l’an 2000 pour remplacer Abdou Diouf, qu’un Vieillard de 75 ans, qui aurait du aller savourer sa retraite;  
Ce Vieillard a eu qu’en même du mérite car aujourd’hui, avec tous les chantiers ouverts, et les infrastructures réalisées et à réaliser dans le cadre des Grands projets du Chef de l’Etat, ce qui semblait hier relevé du domaine de l’impossible et du rêve pour un sénégalais, est devenu une réalité crue, et palpable;  
Mieux, le Sénégal qui passait pour un pays d’incapables, est aujourd’hui dirigé par des sénégalais, pour des sénégalais, et à travers des politiques volontaristes, est entrain de se prendre en main.  
Les accomplissements de ce Vieillard, ne sauraient donc être confinés uniquement dans des statistiques:  
Parce que le Président de la République a fait disparaître le doute, et ressusciter la confiance en nous même, la confiance en l’homosenegalensis, aujourd’hui au Sénégal, c’est le véritable ‘Mome sa Rew’  
Pour avoir omis de débattre régulièrement de certaines grandes questions de la République, et permis en même temps à l’Opposition d’accroître ses capacités de nuisance, le Pds n’a-t-il pas trop joué dans l’attentisme, et montrer aujourd’hui des limites dans ses capacités à passer d’un stade de Parti pour conquérir le pouvoir, à un Parti de développement. 
Le Mouvement de la Génération du Concret par contre n’a pas encore décliné une Feuille de Route, et pourtant il donne déjà une névrose à toute l’Opposition, et ses réalisations font jasé.  
Plus que l’échéance de 2012, La Génération du Concret doit viser l’après WADE, et trouver les ressources nécessaires pour qu’après le Président WADE, toute la Vieille Classe Politique, soit enterrée.  
On a légiféré pour promouvoir les femmes, et c’est très bien, pourquoi ne pas légiférer pour promouvoir la jeunesse?  
Le Sénégal tout entier doit œuvrer pour une Alternance Générationnelle, et dans la recherche de cet objectif, La Génération du Concret est une chance pour le Pds. 
Faire de Maître WADE Le Dernier Des Mohicans, that is the question. 
Auteur: Samba Soumaré  
Pour la sortie de son autobiographie - samedi 3 mai 2008 à 16:02  
L’autobiographie du Président en librairie le 9 mai : Fiesta à Paris le 14 mai, pour un livre 
A l’occasion de la sortie de son autobiographie en librairie, Me Wade a déjà prévu d’organiser une cérémonie grandiose le 14 mai prochain à Paris, à la résidence de l’ambassadeur du Sénégal dans la capitale française. Ce sera en présence de nombreux invités, en majorité venant du Sénégal, aux frais de la Princesse.  
Le président Wade repart pour un autre voyage en France. Cela n’a en soi, rien d’extraordinaire, vu qu’en huit ans de pouvoir, le chef de l’Etat a passé quasiment la moitié de son temps dans ce pays, où son épouse et lui possèdent un pied-à-terre. La particularité du voyage qui va avoir lieu probablement la 12 mai, est qu’elle est destinée à célébrer la sortie du prochain ouvrage de Me Wade. Et pour cela, le chef de l’Etat a voulu faire les choses en grand, comme à son habitude. Selon des informations en provenance du Palais de la République, de nombreux invités vont quitter Dakar, pour une cérémonie festive à l’occasion de cette publication.  
L’ouvrage que le chef de l’Etat va célébrer avec autant de faste est une autobiographie. Elle est intitulée, Une vie pour l’Afrique, et est publiée aux éditions Lafont, qui semble devenir son éditeur attitré depuis son accession à la magistrature suprême. D’après les informations obtenues par Le Quotidien, l’ouvrage est rédigé sous forme d’entretien autobiographique, dans lequel le Président Wade raconte sa vie, sans jeu de mots. Sous la plume de Gilles Delafont, journaliste français au Journal du Dimanche, le chef de l’Etat s’est laissé aller aux confidences, racontant ce qu’a été sa vie, depuis son enfance jusqu’à son accession à la présidence.  
On remarque par ailleurs, à quel point le Président Abdoulaye Wade a de la suite dans les idées, et semble suivre une certaine ligne directrice. Après avoir produit un essai au début des années 1990, intitulé Un destin pour l’Afrique, il commet aujourd’hui une «Vie» pour le même continent. Lors de sa première édition, Un destin pour l’Afrique, ouvrage d’un opposant au régime socialiste en place à l’époque, n’avait récolté qu’un succès d’estime. C’est sans doute la raison pour laquelle, une fois au pouvoir, le locataire du palais de l’Avenue Léopold Sédar Senghor avait jugé bon de le faire rééditer chez son nouvel éditeur préféré. Le livre a sans doute été subventionné, vu le prix qu’il coûte, par rapport à la qualité de l’édition.  
A la présidence de la République, il est dit que le chef de l’Etat porte en lui l’idée de son autobiographie depuis de nombreuses années. Il avait d’ailleurs commencé à la rédiger, avec l’assistance de Jean-Marc Kalflèche, ancien journaliste au journal Le Parisien. Le décès de ce dernier a mis un frein provisoire à ce projet, en attendant de trouver un autre «nègre», qui a été trouvé en la personne de M. Delafont. Une vie pour l’Afrique sortira en librairie le 9 mai prochain ; ce qui justifie le voyage du Président Wade à Paris. Il a prévu une soirée de gala à la résidence de l’Ambassadeur du Sénégal en France à cette occasion. Et il se dit qu’un grand nombre d’invités viendra du Sénégal. D’ailleurs, à ce sujet, le personnel de la Présidence anticipe d’envoyer en France un nombre encore plus important d’invités que ceux qui avaient été conviés à la cérémonie de célébration du livre de Abdoulaye Wade sur les Mathématiques appliqués aux sciences économiques. «La fête sera encore plus importante, car le Président tient à avoir encore plus de gens à cette occasion», informe un membre du Cabinet présidentiel. Et comme on sait que quand Wade aime, il ne compte pas, on peut être sûr que la situation économique du pays, que certains jugent désastreuse, ne l’arrêtera pas dans sa volonté de satisfaire des flatteurs. Car, toutes les dépenses se feront, on peut être sûr, sur la cassette de la Présidence.  
 
Le Quotidien. 
 
RECHERCHE - Le Pr. Ismaïla Madior Fall sur les révisions constitutionnelles en Afrique :Les modifications de la Loi «sont devenues banales et routinières» au Sénégal 
Le Sénégal est un des plus mauvais élèves d’Afrique en matière de stabilité constitutionnelle. C’est le professeur de droit constitutionnel, Ismaïla Madior Fall qui l’a rapporté, hier, lors de sa conférence de presse tenue au restaurant Just4U. En effet, revenant sur l’échantillonnage de la recherche qu’il vient de lancer et qui est «soutenue» par l’Ong américaine Osiwa, M. Fall a révélé que c’est au Sénégal que les révisions constitutionnelles sont les plus répétitives. «Elles sont devenues banales, routinières», se désole le constitutionnaliste. Au Sénégal, il y a eu douze modifications de la Constitution du 22 janvier 2001, soit en moyenne une révision tous les six mois, avance le professeur. C’est pourquoi la recherche dirigée par M. Fall a choisi le Sénégal comme sujet. Deux autres pays sont ciblés dans cette enquête. Il s’agit du Bénin, pour la simple raison, «qu’il n’a jamais enregistré de révision sur sa Constitution du 11 décembre 1990» et du Burkina Faso présenté par le constitutionnaliste, comme «la médiane». En fait, le Burkina se trouve au centre entre le Sénégal et le Bénin qui sont les deux extrémités.  
En tout cas, le constat de M. Fall est que «le révisionnisme constitutionnel constitue un motif de troubles en Afrique». Il cite la Côte d’Ivoire pour expliquer comment la tentative de «constitutionnaliser l’ivoirité» a plongé ce pays dans une guerre civile. De la même manière, le phénomène est en train d’affaiblir et de fragiliser les processus démocratiques en Afrique. Car, fait remarquer le constitutionnaliste, la plupart des cas de modifications du Texte fondamentale portent sur les «prérogatives, le pouvoir ou le statut du président de la République». Ou encore sur la durée de son mandat, ajoute-t-il.  
De toutes les façons, la recherche est lancée pour comprendre le phénomène, avise M. Fall. Il annonce une série d’actions : la sensibilisation des parties prenantes sur les objectifs du projet, l’analyse des différentes révisions, la tenue d’ateliers de restitution et la publication des résultats de la recherche.  
Cheikh Fadel BARRO  
Fréquence des révisions constitutionnelles en Afrique : Ismaila Madior Fall lance une étude pour en saisir les raisons 
Qu’est ce qui motive les fréquentes révisions constitutionnelles en Afrique ? C’est l’objet de l’étude lancée hier par le professeur de droit public à l’Ucad Ismaila Madior Fall. Cette étude qui couvre essentiellement 3 pays que sont le Sénégal, le Burkina Faso et le Bénin, en collaboration avec d’autres constitutionalistes de ces pays, durera 6 mois et permettra aux spécialistes des textes constitutionnels de saisir les contours de ces révisions devenues banales. 
 
Ismaila Madior Fall et d’autres constitutionalistes africains ont lancé, hier, une étude à l’échelle du continent, pour comprendre les raisons des modifications constitutionnelles qui, à force d’être fréquentes, sont devenues banales. Il s’agit, selon le constitutionnaliste, de comprendre pourquoi en Afrique, les révisions de la Constitution relèvent de l’ordinaire alors que des pays comme ceux du nord mettent plus de 30 ans voire plus sans amender leur texte fondamental. Dans ces pays, le changement du texte fondateur est une exception alors que c’est la règle en Afrique.  
Ainsi, cette étude tentera de montrer d’abord les acteurs, ensuite les personnes et les événements qui favorisent et supportent ces révisions constitutionnelles et enfin les matières sur lesquelles portent ces modifications. ‘En somme, il s’agit de contribuer à la compréhension des révisions constitutionnelles pathologiques en Afrique’, a souligné le professeur de droit Ismaila Madior Fall. Car, selon le spécialiste, cette banalisation de la Constitution a deux effets négatifs. D’abord, elle conduit à une ‘instrumentalisation’ de la Loi fondamentale qui entraîne, à son tour, une instabilité des institutions. ‘Tel a été le cas avec la Côte d’Ivoire quand le gouvernement a introduit le concept d’ivoirité pour empêcher certains opposants de briguer le suffrage des électeurs’, a-t-il expliqué.  
En plus, déplore-t-il, ces révisions tous azimuts ‘qui ne sont pas toujours soutenues par une rationalité politique’ font que les citoyens ont de moins en moins foi en la loi. Selon le constitutionaliste, les révisions sont le plus souvent subjectives parce qu’étant l’œuvre de gouvernants pour se maintenir au pouvoir, en prolongeant le mandat des députés comme au Sénégal ou en autorisant le chef de l’Etat à briguer un mandat supplémentaire comme récemment au Cameroun. Même si, de façon générale, ces révisions se font dans le respect des lois, avec l’utilisation de la majorité à l’Assemblée nationale. Au Sénégal, par exemple la fréquence des révisions constitutionnelles est due, en partie, à la majorité écrasante du pouvoir exécutif.  
Mais, si l’étude concerne l’ensemble des pays africains, en revanche les chercheurs vont mettre l’accent sur 3 pays que sont le Sénégal, le Bénin et le Burkina Faso. Ces pays ont été choisis à cause de leur particularité. Le Sénégal, à cause de la fréquence des révisions constitutionnelles. Depuis l’an 2000, le pays a connu en moyenne une révision tous les 6 mois. Pour le Burkina Faso, la fréquence est moins soutenue avec une révision tous les 3 ans et enfin le Bénin qui est un modèle de stabilité institutionnelle. Depuis les années 1990, le pays n’a pas connu une modification de la Loi fondamentale.  
Cette stabilité s’explique, selon Ismaïla Madior Fall, par le consensus qui a prévalu lors de la mise en place de la Constitution. Selon lui, la Loi fondamentale béninoise est le résultat d’un dialogue national. Elle est issue de la conférence nationale. Par ailleurs, depuis cette date, le président de la République de ce pays ne dispose pas de majorité à l’Assemblée nationale. Ce qui rend difficile toute modification de la Constitution.  
Cette étude menée par Ismaila Madior Fall et d’autres chercheurs africains ainsi que des doctorants en sciences politiques a été financée, en partie, par l’Ong Osiwa. Elle va durer 6 mois. Mais, dans 3 mois, il y aura une restitution partielle des résultats obtenus.  
Charles Gaiky DIENE  
BONJOUR L’AFRIQUE | Wade contre la Fao et les Ong : Ce qu’il craint... 
Publié le 8 mai 2008 à 10h04  
Par Mohamadou SY « Siré » 
En faisant une sortie au vitriol contre la Fao et les Ong, Me Wade cherche t-il des boucs émissaires contre la mauvaise gestion des capitaux des partenaires au développement ? En effet, les bailleurs de fonds envisagent de passer par le secteur privé pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. 
 
Cela commence à être une marque déposée chez Wade : trouver toujours un ou des responsables à la situation de malaise économique que traverse le pays et partant du continent africain. Contre la Fao que dirige Jacques Diouf, Me Wade l’accuse d’avoir accentué les difficultés du secteur primaire et propose purement et simplement sa dissolution. Aux Ong, il leur reproche de détourner les fonds destinés au monde rural. Lui et son gouvernement ne sont jamais responsables dans la perspective « wadienne », de la crise multiforme que traverse le pays (santé, éducation, pouvoir d’achat etc…).Loin de disculper certains pour incriminer d’autres, deux grilles de lecture s’offrent pour expliquer cette passe d’armes entre Me Wade, la Fao et les Ong. 
La mission de la Fao (des institutions du système des Nations unies de manière générale) n’est pas initiale mais plutôt seconde. En ce sens que leurs interventions s’inscrivent davantage dans l’appui budgétaire dans leurs relations avec les Etats. Pour les Ong, le champ d’activités était traditionnellement les secteurs jusque là inexplorés par les pouvoirs publics. Aujourd’hui, avec la mondialisation, les Ong concourent à côté de l’Etat, dans les secteurs économiques, sociaux et culturels pour un développement intégral. 
Avec des milliards injectés dans des projets de développement à la base, jamais le monde rural n’a été au bout de ses peines. Les projets les plus récents sont le Programme de soutien aux initiatives de développement local (Psidel) du 8ème Fonds européen pour le développement (Fed) et le Programme national d’infrastructures rurales (Pnir). L’Union européenne et les Etats-Unis à travers l’Usaid, ont décidé de coordonner leurs actions à travers le Programme national de développement local (Pndl) qui tarde à exécuter des actions concrètes sur le terrain. Par conséquent, les bailleurs de fonds envisagent sérieusement de confier leurs interventions aux privés sénégalais avec une obligation de résultat à la clé. 
C’est cela que le Président de la République voit venir et qui le pousse à porter sur la Fao et sur les Ong la responsabilité de ces investissements à coups de milliards des bailleurs de fonds sans résultats concrets sur le terrain. 
Seulement, semble oublier Wade, qu’un Etat organisé n’attend pas principalement l’aide au développement pour mettre sa population …. « En route vers le sommet » de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana). 
Il est temps que le Président se ressaisisse, car il est minuit moins cinq. 
 
M. S. 
BONJOUR L’AFRIQUE | Les clameurs des ventres affamés 
Publié le 10 avril 2008 à 9h44  
Par Demba Ndiaye 
Maintenant que les clameurs autour du sommet de l’Oci sont derrière nous, il est urgent d’entendre et d’écouter les clameurs des ventres affamés. Avant qu’il ne soit trop tard comme un peu partout sur le continent. Ici même, la semaine dernière, nous parlions d’ « une onde de choc continentale » parce que « l’Afrique a faim ». De Ouagua à Douala, d’Abidjan à Casablanca en passant par Cotonou, les peuples saignés par les politiques d’austérité de leurs pays et la tyrannie de la mondialisation mercantile, envahissent les rues pour crier famine et aide. 
 
Aide de la part de leurs gouvernants, par des mesures sociales vigoureuses des denrées de première nécessité ; par, pour une fois, des coupes sombres dans les dépenses de l’Etat et le train de vie dispendieux et insolent ; par la suppression des multiples institutions budgétivores qui ne servent qu’à caser les copains et les coquins. C’est cela que disent les clameurs des ventres plats. Et quelles réponses donnent leurs gouvernants repus ? La trique, les lacrymos, la prison et, souvent, des tombes au cimetière. 
Les émeutes de la faim sont tragiques par ce qu’elles expriment et les violences qu’elles charrient. Elles disent et rappellent aussi, que le premier des droits des humains, des droits de l’homme, le droit à manger dignement et décemment, sont violés par ceux-là même qui ont en charge de les respecter et les faire respecter : les gouvernants. Ces clameurs pourtant audibles ne rencontrent souvent que des mensonges politiques (« c’est la faute de la mondialisation », « le libre commerce » etc…). Elles butent toujours sur des promesses qui ne sont jamais tenues destinées seulement à clamer la colère de la rue et sauver momentanément les régimes fautifs. 
Chez nous aussi, c’est la même ligne de conduite : discours politiquement défaitistes ; promesses mensongères ; l’usage abusif de la violence policière etc… L’homme qui a brandi mardi son sac de riz vide en pleine séance parlementaire avec l’inscription « le peuple a faim », n’est pas un fou égaré là par hasard. Il est l’exemple dramatique d’une mal vie qui se développe dangereusement dans nos villes et campagnes. En faisant irruption à l’Assemblée où se prennent les mesures anti sociales, il indique aux parlementaires la trahison de leurs missions : défendre le peuple et son droit à la vie décente et digne. Il leur rappelle que leurs ventres rebondis, leurs véhicules insolents et polluants, leurs costards et bazins dernier cri, que tout cela s’est fait (se fait) sur leur dos, avec leurs sueurs. Et qu’a-t-on répondu à cet homme ? La brutalité aveugle et humiliante de gardes de corps arrogants avant d’être remis aux gendarmes. Mais demain, ils pourraient être des milliers dans l’Assemblée et dans les rues pour crier avec toute la force et la puissance de leur faim et de leur colère : « le peuple a faim ». Les gouvernants ont tout intérêt à entendre ces cris du ventre avant d’être emportés par la colère légitime de ces millions de ventres affamés. L’Afrique n’est pas pauvre mais elle a faim (voir par ailleurs). On l’aura compris, je parle bien de l’Afrique d’en bas et pas celle arrogante d’élites usurpatrices. 
 
D. ND 
SENEGAL - STRATEGIE D’INVESTISSEMENT-CRITIQUES  
JEAN-CHRISTOPHE RUFIN : « on ne peut pas faire que des infrastructures » 
vendredi 9 mai 2008  
NETTALI - L’ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Ruffin, apprécie en tant qu’ « observateur », la situation sociale du Sénégal. Dans le N°2 du mensuel « Émergence plus », il analyse les processus de développement du Sénégal à l’aune de la crise alimentaire. Rufin évoque aussi les options stratégiques de son pays la France en terme de présence militaire en Afrique. 
« Ce qui est certain, c’est qu’il y a deux axes dans les processus de développement, notamment ici au Sénégal. Il y a les infrastructures, c’est-à-dire les grands projets lourds, les routes, les barrages. Et puis tout ce qui est réduction de la pauvreté dans le cadre de Dsrp 2 (Document de stratégie de réduction de la pauvreté ), selon les critères du Pnud », a confié l’ambassadeur de France dans le second numéro du mensuel « Emergence plus ». Cependant, il ajoute que, pour un développement harmonieux du Sénégal, il faut équilibrer les actions. « C’est vrai qu’on ne peut avancer dans la voie du développement qu’en marchant sur ses deux pieds. Ça veut dire qu’on ne peut pas faire que des infrastructures. C’est Clair. Il faut aussi qu’il ait un volet social, un volet rural, il n’y pas que Dakar, il y a tout le pays. Je pense que les autorités en sont conscientes », a poursuivi le diplomate français, ancien responsable de l’Ong « Médecins sans frontières » (Msf). 
Renégociation des accords de défense avec les pays africains 
L’ambassadeur Jean-Christophe Ruffin a donné, dans le N°2 du mensuel « Emergence plus », les motivations de la France dans sa volonté de réduction de ses bases militaires en Afrique. « La vérité, c’est qu’en ce moment il y a un grand exercice de réflexion sur le dispositif militaire français en général, c’est à dire le "livre blanc sur la défense" et inévitablement, s’est posée la question de ces forces pré positionnées. Il y avait un écart entre leurs fonctions réelles et leurs fondements juridiques », a expliqué l’ambassadeur de France à Dakar qui ajoute : « leurs fondements juridiques sont des fondements nationaux, ces forces sont théoriquement là pour répondre à des menaces sur la sécurité du pays et elles sont cantonnées au pays lui-même. Or aujourd’hui, elles ont un mandat de plus en plus régional ». 
Dès lors, se pose, selon le diplomate, la question suivante : « A quoi servent ces forces, en pratique, à l’heure actuelle ? ». Comme toute réponse, M. Ruffin a estimé qu’« elles (les forces françaises) servent d’encadrement de la brigade en attente de la CEDEAO au niveau régional. Lors des dernières manoeuvres en décembre, il y avait d’ailleurs des Bissau-Guinéens, des Gambiens, des Maliens, des Burkinabé. Les manœuvres CEDEAO ont été dirigées par un général nigérian avec l’appui de nos forces ». Mieux, soutenant que « la réforme n’a d’ailleurs pas commencé maintenant », les autorités françaises ont « déjà réorganisé en quatre sous-régions, l’Union Africaine. Les forces françaises du Cap Vert pour la CEDEO, les forces de Djibouti pour la zone est-africaine, les forces de Libreville pour la CEMAC et la Réunion pour l’Afrique australe. Et tous les autres dispositifs, c’est-à-dire Tchad, Côte d’Ivoire, qui ne sont pas des forces permanentes, sont des opérations extérieures ponctuelles », a précisé Rufin. 
Arrivée des américains en Afrique 
La renégociation des accords de défense entre la France et les pays Africains entre, selon toujours l’ambassadeur, dans le cadre « d’un grand exercice de réflexion sur le dispositif militaire français en général » et non à cause de la « concurrence » américaine avec le projet Africom – un projet de commandement unifié pour l’Afrique, destiné à coordonner toutes les activités militaires et sécuritaires des États-Unis. Selon le diplomate, « pour les Américains en Afrique aujourd’hui, le prisme de lecture, c’est la lutte contre le terrorisme ». D’ailleurs, M. Ruffin ne manque pas de commenter l’installation américaine au Sénégal, suite à la visite, en 2001, du président Georges Bush. « Il ne faut ni en avoir trop peur ni les idéaliser. Vous savez, les Américains sont arrivés ici en fanfare en 2001, lors de la visite du président Bush. Le Sénégal attendait énormément et finalement, pour le moment, en termes de coopération, en termes de coopération, en termes militaires, il ne s’est toujours pas passé grand chose. Leur présence militaire ici est pour le moment très réduite ». 
 
ALIMENTATION - La crise des ressources : Louis Michel juge que c’est une chance pour l’Afrique 
Dans son discours clôturant la Conférence sur l’Agriculture en Afrique, qui s’est tenue à l’Université de Salzbourg, il y a une dizaine de jours, le commissaire européen en charge du Développement et de l’Aide humanitaire, Louis Michel, a dégagé point par point, les solutions à apporter en faveur du développement agricole en Afrique.  
«Un père ou une mère dans un pays industrialisé peut-il imaginer qu’un jour, il aura à choisir entre nourrir son enfant le matin, le midi ou le soir», a remarqué le commissaire européen en introduisant son discours. Le pouvoir d’achat n’a pas la même connotation pour tout le monde, a-t-il poursuivi. S’il est vrai que les Européens s’inquiètent également de la baisse de leur pouvoir d’achat, il s’agit le plus souvent de s’offrir des biens superflus. A l’inverse, l’enjeu des pays pauvres est avant tout d’échapper à la famine ou à la malnutrition. Le plus urgent est donc de répondre aux besoins alimentaires des populations touchées.  
Mais l’aide alimentaire est temporaire car elle n’apporte aucune réponse aux causes du problème. Au contraire, elle entraîne généralement des phénomènes de dépendance et de perturbation des marchés et n’incite pas au développement agricole des pays qui en bénéficient. Il n’est donc pas étonnant de voir l’agriculture revenir sur le devant de la scène. La Commission européenne se penche d’ailleurs depuis longtemps sur le sujet, a remarqué Louis Michel. Quantitativement, cette même commission a largement plaidé auprès de ses partenaires, pour finalement obtenir un doublement des montants pour le secteur du développement rural. L’assistance apportée dans le cadre d’un programme thématique «Sécurité alimentair» et les mesures d’accompagnement sur le sucre devraient également permettre d’allouer un milliard et demi d’euros supplémentaire en faveur de l’agriculture dans les pays africains, d’ici 2013. Qualitaivement, la Commission propose d’aligner l’assistance européenne sur le «Programme détaillé pour le Développement de l’Agriculture en Afrique», piloté par le Nepad et l’Union africaine. Autre point, pour se préserver, «l’Afrique devra compter sur son propre potentiel agricole». En effet, elle est la seule région du monde où la production alimentaire par habitant ne cesse de décliner depuis 40 ans. La priorité est donc de mettre fin à sa dépendance vis-à-vis des importations de denrées de base. L’accroissement de la production agricole ne pourra se faire qu’avec des ajustements sérieux et l’aide de la communauté internationale. D’autre part, il faut améliorer les réseaux de distribution agricole locaux et mieux relier les petits agriculteurs aux marchés. L’Afrique doit saisir cette crise comme une opportunité pour son développement, a conclu Louis Michel.  
Par Marie BERNARD  
ACCORD - Transfert des activités aéronautiques : Le Pca et le directeur général de l’Asecna refusent de signer 
Le Président du conseil d’administration et le directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique (Asecna) ont boycotté la signature du protocole d’accord de transfert des activités aéronautiques nationales entre le Sénégal et l’Ascena. Nonobstant ce fait, le ministre de l’Artisanat et des Transports aériens, Farba Senghor, a annoncé la rupture du contrat particulier qui liait le Sénégal à l’Asecna.  
La signature du protocole d’accord de transfert des activités aéronautiques nationales (Aans) entre le Sénégal et l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) n’a pas pu avoir lieu hier, comme annoncé. En effet, le président du Conseil d’administration, ainsi que le directeur général de la structure panafricaine ont préféré ne pas se présenter à la cérémonie de signature, prévue à l’aérogare des pèlerins de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor.  
Dans tous ses états, Farba Senghor, ministre de l’Artisanat et des Transports aériens va expliquer de manière abrupte : «Le Pca et le directeur général veulent que le Sénégal reprenne l’aéroport et leur laisse les taxes d’atterrissage et de balisage. Ce que nous n’acceptons pas. C’est pourquoi, ils ont préféré ne pas assister à cette rencontre.» Farba Senghor de préciser à haute et intelligible voix : «Il ne s’agit pas de signer un protocole de rupture, mais de signer les modalités de transfert des activités aéronautiques de l’Asecna au Sénégal. Car, dans tous les cas, cette rupture aura lieu aujourd’hui (hier : Ndlr) à minuit. Nous avions déposé un préavis depuis six mois. Aujourd’hui, ce préavis a expiré.»  
Malgré le refus du patron de l’Asecna et de son Pca, de signer le protocole ou modalité de transfert, le ministre de l’Artisanat et des Transports aériens annonce la reprise de la gestion technique et commerciale de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor et des aérodromes nationaux, par l’Etat du Sénégal. «Cet instant marquera la rupture totale et définitive du contrat particulier qui liait le Sénégal à l’Asecna. Désormais, les taxes d’atterrissage et balisage seront encaissées par le Sénégal. Qu’un accord soit signé ou non, il en sera ainsi, à partir de ce vendredi à minuit», a martelé M. Senghor, dans un état d’excitation avancé et beaucoup d’agitation. Louant l’expertise des cadres sénégalais, le ministre estime que le Sénégal a tout le savoir-faire pour gérer son aéroport et ses aérodromes, à l’instar des neuf pays qui gèrent eux-mêmes leurs aéroports et leurs aérodromes. Le ministre a, notamment, cité les cas de la Mauritanie, Madagascar, Togo, la Guinée-Bissau, de la Côte d’Ivoire, Cameroun, Congo Brazzaville, les Comores et la France. «Tous ces pays assurent la gestion technique et commerciale de leurs aéroports et aérodromes. Pourquoi pas le Sénégal ?», demande-t-il à la volée. Avant de dénoncer : «La France est membre de la convention de 1965, mais jusqu’à présent, elle ne l’a pas ratifiée. Deuxième chose, la France gère ses aéroports internationaux et ses aérodromes et son espace aérien sans l’Asecna. Elle récupère ses redevances au sol. Et pourtant, la France est membre de la convention.»  
Ne se limitant pas à cette affaire, celui que la presse sénégalaise a affublé du qualificatif de «ministre hors du commun», pour ses déclarations à l’emporte-pièce, s’en est pris personnellement au Pca de l’Asecna. Il rapporte que lors de la reconduction du Pca à son poste à la tête du Conseil d’administration de l’Asecna, «il a fallu qu’une lettre soit adressée au Sénégal et aux autres pays membres de l’Asecna. Dans laquelle lettre, il a été demandé aux pays s’ils étaient d’accord pour le reconduire. Considérant la France comme un pays ami, le Sénégal et les autres pays ont répondu positivement en indiquant qu’ils n’y voyaient aucun inconvénient».  
Par ailleurs, estime le ministre, «il n’y a aucune transparence dans la gestion et dans tous les actes que prend l’Asecna». Pour preuve, Farba Senghor raconte: «Lorsque le président de la République m’a instruit de demander à l’Asecna le montant de la contribution de chaque pays dans le groupe, l’apport de l’aéroport Lss, ce que rapporte la Fir océanique, ce que rapporte espace aérien du Sénégal, le directeur m’a répondu : ‘Si on vous dit tout cela, l’Asecna va se éclater’. En fait, le Sénégal contribue annuellement, à hauteur de 78 milliards de francs Cfa sur les 150 milliards que moissonne l’Asecna.»  
Cherchant à démentir l’information, qui a été véhiculée il y a trois jours dans certains organes dakarois, et qui faisait état du licenciement des travailleurs de l’Asecna, Farba Senghor assure que «l’ensemble des travailleurs sera repris dans le cadre de la nouvelle gestion, par la nouvelle structure dénommée, Agence de l’aéroport du Sénégal». «Aucun agent ne sera licencié. Tout le monde sera maintenu avec les mêmes avantages, sinon, nous allons améliorer leurs conditions», a garanti M. Senghor.  
Dialigué FAYE  
AMADOU NDIAYE DIRECTEUR COMMERCIAL DU PAD 
« Le Port de Dakar n’a pas tiré profit de sa position géographique » 
Par APS | | samedi 10 mai 2008 
 
(Aps) - Le Port autonome de Dakar, malgré son emplacement au carrefour des grandes routes maritimes, n’a jusqu’ici pas su profiter de sa position géographique’’, du fait d’un manque d’espace criard de l’infrastructure coincée entre la ville et la mer, a indiqué vendredi, Amadou Ndiaye, directeur commercial de la société. 
Le Port de Dakar est au carrefour des grandes routes maritimes, mais jusqu’à présent il n’a pas su tirer un grand profit de sa position géographique », a dit M. Ndiaye qui faisait une communication lors d’une table ronde organisée dans le cadre d’une conférence régionale sur les PPP ouverte mercredi pour prendre fin ce vendredi. 
Le problème du développement du port réside dans le « besoin d’espace et le développement de la ville » de Dakar, a-t-il dit, relevant « un manque de surface criard pour le port de Dakar ». 
« Nous sommes coincés par la ville et la seule chose qu’il faut faire, c’est d’aller vers la mer et ça demande des investissements importants » que ni l’Etat ni le port ne peut supporter, a expliqué M. Ndiaye. 
C’est ainsi que dans les termes du contrat de concession de la manutention à DP World, la société qatarie, il est prévu que le concessionnaire s’engage à réaliser l’extension du Port et à réaliser ce qui est dénommé le Port du futur. 
« On a pensé qu’il faut faire de Dakar une plateforme logistique en Afrique », a-t-il dit, précisant que, dans la sous région, le PAD est concurrencé par le port d’Abidjan. 
Ainsi, des infrastructures de base ont été réalisées dans ce sens, le « plus essentiel » étant, selon lui, la première extension du terminal à conteneurs sur un terre-plein de sept hectares pour un montant de 20 milliards de francs CFA. Une autre extension qui porte sur 20 hectares, comprenant un terminal et des hangars, est « pratiquement fini », a-t-il dit. 
Le périmètre concédé concerne une partie du port et l’extension, et la manutention est la seule activité concédée, a-t-il précisé, tout en ajoutant que le reste de l’extension du Port est à la charge du concessionnaire. 
Il est également prévu la création d’une gare pour les passagers, a-t-il annoncé, notant que le PAD veut développer la croisière notamment avec la gare maritime de Ziguinchor. 
Wade demande la suppression de la Fao : Une lecture erronée ou un parti pris délibéré  
 
 
Par deux fois en moins de deux semaines, le chef de l’Etat a interpellé la Nation et, au-delà de nos frontières, la collectivité internationale sur l’alimentation, l’agriculture et le système international s’occupant de ce grand secteur. Généralement peu tendre pour tout ce qui concerne les institutions internationales, le chef de l’Etat a particulièrement mis en question l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, plus connue sous le nom de Fao. Il a, à deux reprises, mis en accusation cette organisation de contre performance ou de réalisations insuffisantes. Et finalement, pas de carton jaune mais carton rouge, il en propose directement la suppression, en fonction certainement d’une lecture erronée ou d’un parti pris délibéré sur la base d’on ne sait quelles considérations certainement ni politiques - au sens noble du terme - ni techniques ni personnelles tant les prestations et réalisations de l’hôte de la Via des Termes de Caracalla sont exceptionnelles. Pour pouvoir traiter d’une organisation et lui décerner des prix ou des avertissements et autres jugements comminatoires, il est important de comprendre et d’accepter ce qu’elle est, comment elle fonctionne et quels sont les instruments mis à sa disposition pour délivrer le mandat pour lequel elle a été créée. La Fao, l’une des plus anciennes agences spécialisées des Nations unies, a été créée en 1945 avec l’un des mandats les plus substantiels couvrant quatre tâches essentielles, à savoir ‘réunir, analyser et diffuser l’information sur l’agriculture, l’alimentation et la nutrition, ii) offrir aux Etats membres un lieu de concertation et de dialogue en vue de l’élaboration de politiques communes en ces matières ; iii) leur fournir avis et conseils pour la préparation et la mise en œuvre de leurs politiques nationales, enfin, iv) leur apporter sur leur demande l’assistance technique nécessaire’.  
Depuis lors, ce mandat a été peut-être re-ciblé çà et là et sa mission remise à la hauteur des problèmes et des orientations des pays et de l’heure, mais jamais mise en question comme cela vient d’être dramatiquement fait par le président de la République du Sénégal. Le mandat de la Fao lui donne des missions techniques, scientifiques, d’orientation et de formulation de politique, de démonstrations et de formation technique; il en fait un centre de connaissance et d’expertise sur la question agricole et celles de la conservation et du développement des ressources naturelles vivantes, base de la production agricole au sens le plus large. La Fao n’est ni une organisation de financement ni de délivrance de vivres d’urgence, terrains sur lesquels elle a été malencontreusement jugée et à priori condamnée par le chef de l’Etat sénégalais. La Fao est un forum ou tribune neutre qui permet la discussion et le dialogue sur i) les grandes questions des ressources naturelles pour leur conservation, leur gestion, leur exploitation durable ; ii) de la production agricole et de l’alimentation mondiale depuis la mise au point de technologies appropriées jusqu’aux politiques et stratégies relatives à la gestion des produits, à leur commercialisation et aux situations mondiales qu’elle documente et sur lesquelles elle alerte les gouvernements. La Fao est un immense réseau de connaissances à travers l’expertise qu’elle mobilise en dedans et hors de ses murs pour l’exécution des projets. C’est également un organe d’appui à la formulation de textes législatifs, de politiques et de stratégies pour les besoins des pays intéressés. C’est enfin une agence d’exécution sollicitée par les pays donateurs et récipiendaires pour la mise en œuvre de programmes et projets négociés en commun, liés à la gestion des ressources naturelles, à l’agriculture et à l’alimentation. Cette implication sur le terrain empêche que la Fao ne soit pas seulement un dépositaire des connaissances et de technologies, une académie mondiale de l’agriculture, mais également un outil opérationnel pour le développement sur le terrain. Le fonctionnement de la Fao L’organe supérieur de la Fao est la Conférence qui décide du programme de travail de l’organisation, des orientations générales et des stratégies. Elle est l’expression la plus élevée de la gouvernance de l’organisation par les Etats qui en sont membres et elle veille sur la légalité, la conformité de toutes les pratiques de l’organisation en face de ses statuts et de tous les textes qui la régissent. Il ne saurait y avoir de pratiques non orthodoxes ou illégales qui échappent à la vigilance de la Conférence ou du Conseil qui siège entre les sessions de la Conférence et qui suit de façon plus rapprochée et plus pointue les activités de l’Organisation.  
Un Comité des programmes et un Comité des Finances surveillent la conception et la mise en œuvre du programme de travail du Directeur général et celles du budget de l’organisation. Il est difficile, dans ce cadre, de s’adonner à des pratiques hors norme ou illégales. A l’intérieur, comme de façon indépendante de l’organisation, opèrent des organes et corps de contrôle et d’audit. Au demeurant, l’audit externe de la Fao à peine conclu n’a pas manqué d’affirmer aujourd’hui en 2007-2008, que si la Fao n’existait pas, il aurait fallu la créer. Il n’existe aucune autre institution capable de mener son mandat qui est plus que d’actualité. Les pratiques de la Fao pour la mise en œuvre des programmes de pays Le programme de terrain de la Fao est le domaine de coopération par excellence entre les pays bénéficiaires et les pays bailleurs de fonds. Les projets confiés à la Fao sont négociés d’accord parties et leur mise en œuvre fait l’objet de règles strictes. La Fao, en exécutant ce programme, ne prélève que des frais de gestion qui se montent entre 7 et au plus 13 % du coût des projets. Ces coûts sont structurellement compris dans le calcul des projets, donc rien n’est enlevé de l’escarcelle du récipiendaire pour la Fao, qui reste dans le cadre non lucratif de sa mission. Les différentes réformes de la Fao et surtout celles opérées ces dernières années ont conduit l’organisation vers des pratiques moins coûteuses et probablement de plus en plus efficaces. Il y a certes toujours place à des améliorations continues. L’actuel directeur général a, dès sa prise de service, entamé des réformes et des programmes phares dans plusieurs domaines dont : i) - le recentrage plus prononcé de la Fao sur l’objectif de la sécurité alimentaire avec le programme spécial de sécurité alimentaire. Ce programme s’est démembré dans les programmes sous-régionaux et nationaux de sécurité alimentaire et des opérations d’appui et de vulgarisation tels les échanges d’expertise Sud-Sud, TeleFood, le Programme Micro Jardins, etc., qui tous contribuent en élevant la productivité et en diversifiant les productions à l’avènement d’une sécurité alimentaire durable qui demande une implication de tous les jours et du long terme et évite les improvisations qui dispersent; ii) - la lutte délibérée contre les grands parasites et ravageurs des cultures à travers le programme Empres ; iii) - le développement jusqu’alors jamais réalisé à ce niveau de la coopération Sud-Sud et dans la même foulée de la sécurisation d’une représentation plus équitable des pays en développement dans la gouvernance et le travail de l’organisation ; iv) - la décentralisation de l’organisation donc son rapprochement du terrain des pays en développement avec un renforcement des bureaux régionaux et la création de bureaux sous régionaux ayant bénéficié du transfert de nombreux fonctionnaires du siège sans gros recrutements nouveaux. Cela s’est donc s’est fait plutôt par une meilleure distribution et une meilleure utilisation des ressources humaines. Les effectifs ont été d’ailleurs réduits de 30 % en 2002 ; v) - les deux sommets mondiaux sur l’Alimentation aux niveaux de responsabilité les plus élevés (1996 et 2002) qui ont permis le relèvement de la conscience du monde sur la nécessité d’une vaste conscience de la situation de l’agriculture, de l’alimentation et de la sécurité alimentaire et sur l’urgence d’agir pour réduire de 50 % les huit cent millions d’affamés du monde à l’horizon 2015.  
La coopération de la Fao et du Sénégal a toujours été exemplaire et de nombreuses réalisations et acquis technologiques diffusés partout dans le monde ont eu notre pays comme point de départ. L’on peut citer brièvement quelques implications ou réalisations majeures remarquables : - Des institutions de notoriété nationale ou sous régionale tels l’Institut de technologie alimentaire (Ita) sis à Hann dont les réalisations sont considérables et présentement appropriées dans divers procédés de transformation et de conditionnement des produits agricoles ; le Centre de développement horticole (Cdh) sis à Cambérène qui a mis au point une large gamme de variétés de fruits et légumes qui permettent de ravitailler le marché toute l’année (Violet de Galmi), variétés de fruits et légumes permettant un étalement de la production (comme le cas des mangues) et que valorisent fort heureusement des petites et moyennes industries du pays. - L’appui constant à la formulation de nos politiques et stratégies nationales de développement agricole à travers par exemple a) - L’assistance dans la formulation de la loi agrosylvopatorale b) - Le Programme national de développement agricole c) - Le Programme national de sécurité alimentaire (Pnasa) qui a été formulé, validé par un atelier national organisé par le gouvernement et dont la mise en œuvre aurait pu faciliter une bonne intégration du Reva et de ce que pourrait être la Goana dans un ensemble cohérent et évolutif ; d) - L’appui tout récent aux programmes maïs et manioc malgré leur soudaineté ; e) - La mise en œuvre du programme spécial de sécurité alimentaire (Pssa) avec le renforcement de la coopération Sud-Sud avec le Viêt-Nam, le Maroc, la Colombie et la Chine. Ce Pssa a couvert 450 villages dans les zones rurales des onze régions du Sénégal et 95 sites urbains pour la promotion des micro jardins. Tout cela a impliqué 10 000 producteurs qui sont aujourd’hui parmi les moins affectés et les moins vulnérables du fait de leurs réalisations en matière de maîtrise de l’eau, de diversification et d’intensification des productions agricoles au sens large (agricoles, animales, horticoles, halieutiques et forestières) f) - La modernisation et le développement de tout le programme forestier du Sénégal dans le cadre d’un vaste partenariat associant tour à tour le Pnud, la Banque mondiale, les coopérations bilatérales et de nombreuses Ong avec une réussite majeure dans l’avènement d’une foresterie rurale réelle et effective, l’amélioration de l’utilisation énergétique des forêts, la fixation des dunes, last but not least la formation des ressources humaines. De 1994 à 2007, la Fao a exécuté au Sénégal 113 projets pour un coût de 40 milliards de francs Cfa : 67 projets financés sur fonds propres et 46 à travers des ressources mobilisées auprès des partenaires. Pour 2008, comme réponse urgente à la crise alimentaire, la Fao, à partir de ses ressources propres, a mis à la disposition du gouvernement du Sénégal une enveloppe de 1 238 000 dollars pour aider dans ses domaines d’excellence, soit l’achat de semences et d’engrais à distribuer gratuitement aux paysans vulnérables. Rappelons que, dans les cas d’urgence la Fao ne fournit pas des vivres mais, des semences et autres intrants, du matériel et des outillages agricoles, de l’appui technique et politique pour refaire surgir les systèmes de production et remettre les paysans en selle pour relancer les activités de production. L’on pourrait également rappeler des initiatives régionales et sous-régionales dont la Fao est partie prenante :  
- Le volet agricole du Nepad adopté au cours du Sommet de Maputo en 2003 avec la résolution par laquelle les chefs d’Etat africains s’engageaient à consacrer 10 % de leur budget national à l’agriculture ; - Les programmes sous-régionaux de sécurité alimentaire en coopération avec la Cedea et l’Uemoa ;- La coordination et les appuis dont des appels de fonds qui ont permis de contenir la dernière invasion acridienne.  
Au vu de la crise actuelle, l’appel de la Fao au niveau mondial porte sur 1,7 milliard de dollars, destinés à soutenir les efforts des paysans pour juguler la crise alimentaire (apport d’intrants tels que semences, engrais, matériels, équipements divers, appui technique, etc.). La Fao dont le budget régulier 2008/2009 n’est que de 990 millions de dollars, ne peut que recourir aux contributions des pays membres et en conformité avec son mandat. Faut-il supprimer la Fao… Pourquoi ? Si les pays demandent de manière continue et toujours pressante l’amélioration de l’efficacité et des performances des institutions internationales, c’est leur droit et l’exercice de leur souveraineté entière sur des organismes qu’ils ont créés. Mais ils doivent le faire après due analyse, par les corps compétents et les procédures qu’ils ont établies et à la suite de diagnostics pertinents. Ils doivent le faire sur la base des termes de référence qu’ils ont donnés à ces organisations et des moyens dont ils disposent. Ici, il est important de repréciser certaines choses dans le partage des responsabilités entre la Fao, le Pam et le Fida, organes que la Fao a elle-même contribué à porter sur les fonts baptismaux pour compléter justement l’ensemble des grands acteurs de la Sécurité alimentaire. Le Pam, Programme alimentaire mondial, est un programme conjoint de la Fao et des Nations unies. C’est l’organe par excellence d'aide alimentaire des Nations Unies. Il répond aux besoins d’urgence et apporte l’assistance) aux victimes de catastrophes naturelles ;) aux personnes déplacées à la suite de conflits ou de perturbations écologiques ;) aux personnes souffrant gravement de la faim. Ces apports prolongent la sécurité alimentaire quand des évènements hors norme l’ont interrompue. Le Fida, Fonds international pour le développement de l’agriculture, quant à lui est une banque dédiée à l'aide au développement. Il intervient comme bailleur de fonds et en particulier pour lutter contre la pauvreté. Il n’est pas en duplication avec la Fao qui intervient d’ailleurs dans la conception et la mise en œuvre de ses projets. Comme on le voit, trois organisations qui du reste ont signé des accords pour renforcer leur coopération sur le terrain, interviennent dans) l’assistance alimentaire d’urgence ;) le financement de l’investissement dans le développement agricole; iii) l’appui intégré à la production agricole et au développement rural par la mobilisation des savoirs et connaissances, techniques et technologies au profit de tous les intervenants. C'est-à-dire justement l’assistance technique à l’agriculture, domaine d’excellence reconnu par toute la communauté internationale à la Fao, celle-là même que le président qualifie d’aide à des hommes ou femmes debout.  
Nous osons affirmer que la Fao ne fait pas autre chose, mais l’étend aux dimensions écologiques, environnementales et sociales. L’avènement de ce triptyque a été l’aboutissement d’un long processus de maturation de la Fao elle-même et de la bonne considération de tous les besoins nouveaux avérés depuis la création de la Fao en 1945. Il est bien sûr accompagné par tout un vaste système d’aide aux financements (Banque mondiale, banques régionales de développement, Organisations non gouvernementales, etc.). Nous pensons que c’est dans la considération objective et exhaustive des acquis anciens et nouveaux de l’organisation, du système cohérent dans lequel elle œuvre et dans la considération des valeurs temps et de l’observation ‘tranquille’ de tout ce qui se passe et se développe, et de concert avec toutes les autres parties prenantes, que l’on doit lancer la réflexion et éventuellement prononcer l’obsolescence ou non de l’une ou l’autre de chacune de ces organisations et non de façon impromptue et sous l’emprise des humeurs et des craintes du jour.  
Le collectif des anciens fonctionnaires de la Fao 
Faut-il aller vers des assises nationales sur l’éducation ?  
 
 
L’éducation est l’un des secteurs mère de toute activité humaine. En clair, elle est le bastion du développement durable. Alors, l’enseignant, n’est-il pas dépositaire de graves intérêts de la société ? Si pourtant. En effet, on compte sur lui pour mener à bien l’une des entreprises les plus lourdes : faire un homme. Ainsi, l’éducation des enfants et la responsabilité qu’elle implique peuvent effrayer plus d’un et ébranler les consciences les plus aguerries. De nos jours, l’éducation des enfants au Sénégal est prise en otage, autrement dit l’avenir de la nation semble hypothéqué. Cette situation inquiétante s’explique-t-elle d’une part, par une inconscience professionnelle chez les enseignants, et d’autre part par une mauvaise gestion du système éducatif par l’état ? En tout cas, du moins constate-t-on, la plupart des enseignants ne sont plus animés du désir ardent d’enseigner. Ils n’ont plus le dévouement dans l’accomplissement de leur tâche, en un mot la vocation .Une chose est claire. Celui qui n’est pas attiré par ces vertus morales qui consistent à transformer les enfants pour les rendre meilleurs et aptes à la vie sociale, ne doit pas chercher sa vie dans l’enseignement. Mais plutôt ailleurs peut-être. L’inconscience professionnelle se traduit par le manque de recherches persévérantes des moyens propres à améliorer la qualité de nos enseignements. D’autant que les enseignants réclament des indemnités de recherche documentaire. A cela, s’ajoutent, le quanta horaire souvent flétri, par l’anticipation et le prolongement des fêtes, mais aussi le manque de motivation dans les classes pour donner un bon enseignement. Cependant, éduquer un enfant, former ses caractères, éveiller son intelligence, l’instruire, exigent des qualités professionnelles de premier ordre, certes, mais le métier de l’enseignant est une véritable vocation et sa tâche est une œuvre de choix qui requiert un rare dévouement animé d’un grand amour de l’homme. Pour sa part l’Etat a pour mission, de veiller sur l’éducation des membres de la nation. Il doit recruter un personnel qualifié en quantité suffisante, construire des écoles, mais surtout mettre en place de bonnes conditions de travail et d’apprentissage pour les enseignants et les apprenants. Aujourd’hui, l’école sénégalaise traverse une crise sans précédent. C’est pour cette raison que l’idée d’une assise nationale sur l’éducation semble une urgence pour l’Etat et les acteurs de l’éducation afin de trouver des solutions durables aux problèmes qui gangrènent ce secteur. L’Etat doit discuter avec les syndicalistes pour trouver des réponses et des solutions possibles à leurs revendications. Sur le terrain, les enseignants se plaignent beaucoup. Car ils sentent le besoin d’avancer et d’être traités comme des fonctionnaires après avoir réussi leurs diplômes professionnels.  
Malheureusement, l’Etat joue sur leur carrière par le retard de l’obtention des arrêtés d’admission du Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (Ceap) et du Certificat d’aptitude pédagogique (Cap). A cela, s’ajoutent les textes caducs, qui constituent une entrave pour l’enseignant. Malgré leurs faibles revenus, les parents d’élèves ont effectué des dépenses énormes pour l’instruction de leurs enfants, et ces derniers errent dans les rues, faute de maîtres qui respectent le mot d’ordre de grève de l’Intersyndicale des enseignants. Il est donc temps de mettre en place, une bonne gestion du système éducatif en trouvant des solutions durables aux problèmes de l’école sénégalaise. Il faut aussi vaincre cette injustice faite aux enseignants sur le plan de leur carrière.  
Matar SAMB Instituteur à Bakel  
 
 
POUR ÉVITER DES ATTAQUES DU CARDINAL THÉODORE ADRIEN SARR A POPENGUINE WADE SIGNE DEUX DÉCRETS POUR LE CIMETIÈRE CATHOLIQUE SAINT-LAZARE 
 
Article Par MAMADOU SECK,  
Paru le Vendredi 9 Mai 2008 
 
Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a finalement lâché la patate chaude qu’il détenait par devers lui. C’est-à-dire l’amputation de trois hectares sur le cimetière catholique de Saint-Lazare. Pour rassurer le Cardinal Adrien Sarr, il a signé un décret expropriant le promoteur et un autre pour une donation à l’Eglise. Cerise sur le gâteau, tous les litiges fonciers de l’Eglise seront résolus juridiquement dans les jours à venir, particulièrement ceux de Mbao et de Hann Maristes. Ce qui lui épargnera, certainement, d’être taillé en morceaux dans le sermon de Monseigneur Théodore Adrien Sarr.  
Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, veut-il être épargné de l’homélie de l’Archevêque de Dakar, le Cardinal Théodore Adrien Sarr ? Car, en prélude au pèlerinage marial de Popenguine, le Chef de l’Etat a signé deux décrets. L’un pour exproprier le promoteur des 3 hectares amputés au cimetière Saint-Lazare. Où il voulait construire les sites de la Francophonie et du Haut conseil de l’audiovisuel. L’autre pour acte de donation. «Un décret d’expropriation et de donation a été signé par le Président Wade, pour remettre à l’Eglise la totalité du cimetière. L’État avait prévu de réaliser deux projets sur ledit site. Mais cela a été rangé dans les tiroirs. C’est finalement la commune de Fass qui abritera ces ouvrages. D’ailleurs, un budget d’un milliard de francs Cfa a été dégagé par l’Etat pour la construction des nouvelles salles pour le compte des écoles Manguiers 1 et 2», renseignent des sources établies au Palais. Les mêmes informateurs vont plus loin en soutenant : «Même une décision a été prise par les autorités pour résoudre juridiquement tous les litiges fonciers de l’Eglise». Notamment le site de Mbao. La société Finansen a empiété sur le terrain de l’Eglise pour les besoins de la réalisation de son projet de logements sur 40 hectares. Un dossier pendant devant la justice. Toujours dans le contentieux judiciaire, Gaston Mbengue, promoteur de lutte, risque de perdre son bras de fer avec l’Eglise. Car, des sources proches du dossier renseignent que le contrat de Gaston Mbengue avait été résilié depuis longtemps par le service des impôts et domaines. Seulement, cela n’a pas été enregistré par le service du cadastre. Occasion saisie par le promoteur pour se doter d’un permis de construire. D’ailleurs, un autre site lui a été proposé par les services des impôts et domaines. Retenons que depuis qu’il avait émis le souhait d’amputer des hectares sur le cimetière Saint-Lazare, le Cardinal Adrien Sarr, qui entretient pourtant de très bonnes relations avec le Président Wade, ne cessait de tirer sur lui. Pour qu’il renonce à son projet. Ce qu’il a finalement obtenu à la veille du pèlerinage de Popenguine. Et certainement, il allait saisir cette grande rencontre pour revenir sur le sujet.  
RUPTURE DU CONTRAT PARTICULIER SUR FOND DE TENSIONS Le président du Conseil d’administration de l’Asecna boude la cérémonie 
 
Article Par Latir MANE & Sirandou FALL (stagiaire),  
Paru le Vendredi 9 Mai 2008 
 
Le ministre de l’Artisanat et des Transports aériens, Farba Senghor, a annoncé la rupture du contrat particulier qui lie le Sénégal à l’Asecna. Au cours d’une cérémonie à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor. Ceci, en l’absence du président du Conseil d’administration de l’Asecna qui, selon le ministre de l’Artisanat et des Transports aériens, a boudé la cérémonie.  
La nouvelle est tombée sans le président du Conseil d’administration de l’Asecna. Selon Farba Senghor, le président du Conseil d’administration et le Directeur de l’Asecna ont boudé la cérémonie, pensant qu’il s’agissait d’une signature de rupture. Le ministre de l’artisanat a souligné que l’Asecna prenait des résolutions qu’elle ne respecte pas.  
C’est aux relents d’un meeting devant une forte mobilisation des femmes de l’amicale de l’Asecna, que le ministre Farba Senghor a déclaré la reprise totale et définitive des activités techniques et commerciales de l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Il a d’abord salué « la clairvoyance et le patriotisme des partenaires sociaux. Avant d’ajouter :« Même avec l’absence d’un protocole, le Sénégal était tenu de retirer la gestion des activités à l’Asecna ». Pour Farba Senghor, un préavis de 6 mois avait été lancé. Celui-ci ayant expiré, il est normal que le Sénégal reprenne ces activités. Toujours, selon le ministre, le Sénégal va encaisser toutes les taxes d’atterrissage et de balisage contrairement à ce que souhaite l’Asecna qui veut les encaisser. Si la Mauritanie, le Togo, la Côte d’Ivoire entre autres pays s’occupent de la gestion technique et commerciale de leur aéroport pourquoi pas le Sénégal ?, s’interroge le ministre. M. Senghor a annoncé la création d’une direction de la construction des aéroports et des aérodromes nationaux.  
La destination de 34 milliards à l’origine du différend  
Contrairement à ce que pensait plus d’un Sénégalais, le divorce entre le Sénégal et l’Asecna ne s’est pas déroulé dans un climat sans tension. A la suite de la dénonciation du contrat particulier par l’Etat du Sénégal, c’est hier que les deux partis devaient signer le protocole d’accord. Mais à l’arrivée, le président du Conseil d’administration de l’Asecna a refusé de signer ce protocole d’accord. Tout simplement parce que le Sénégal qui ne veut pas reprendre une coquille vide, a décidé de prendre aussi les redevances d’atterrissage et de balisage. Ce qui est estimé à plus de 34 milliards par an. Avant, l’administration des activités aéronautiques nationales du Sénégal versait ces redevances dans les caisses de l’Asecna. Dorénavant, cet argent ira dans les caisses de l’Etat du Sénégal. C’est d’ailleurs ce qui a poussé Farba Senghor, à mener ce projet à son terme.  
Usure du pouvoir ou usurpation du pouvoir ? : Les difficultés de communication du régime libéral 
«Quand est-ce que le Pds accédera au pouvoir ?» Cette question triviale et apparemment anachronique ne manque pourtant pas d’ironie pédagogique : elle est l’expression du désastre politique que vit le Pds avec la dénaturation qu’il a subie à cause de son extrême perméabilité. Le Pds n’est pas au pouvoir, il ne l’a jamais été et, au regard de ce qui se trame actuellement, il risque de ne jamais y accéder. Entre 2000 et 2008, le Pds est passé de la «cohabitation politique» à la submersion politique. Après la victoire que le Pds, avec ses alliés, a obtenue sur le Ps, il a été obligé de faire les concessions que l’histoire politique du Sénégal exigeait de lui : partager le pouvoir avec des partis et des hommes que rien, du point de vue idéologique et politique, ne prédestinait à gouverner avec un parti comme le Pds. Ce fut, ensuite, l’avènement d’une épuration politique qui, en réalité, n’en était pas une ; car on a remplacé d’intrépides et d’indociles alliés par des transhumants dont ni la culture politique, ni l’idéal moral ne correspondaient à l’idéal du Sopi originel.  
Il importe, sur ce point, de faire une petite précision historique : le libéralisme, le travaillisme, la social-démocratie ; rien de tout cela n’a jamais été un idéal pour les militants du Pds. C’est un fait indéniable qu’à part Wade et quelques membres du Bureau politique, aucun militant ne savait ce que recouvraient ces notions, ni ne s’intéressait à l’opposition pseudo idéologique droite/gauche. Le seul idéal des militants du Pds et du Pds lui-même en tant qu’entité politique, ayant un mode de fonctionnement spécifique, c’était Wade lui-même. Un seul homme pour ce qu’il représentait, pour l’espoir de justice et de progrès qu’il incarnait, pour ce qu’il savait porter le discours du peuple profondément déçu par le régime socialiste ; un seul homme pour son courage, pour son intelligence et sa persévérance, était l’idéal du Sopi. Il n’y a aucun militant du Pds qui n’ait été façonné et moulé dans une sorte de carapace de militant robotique, tout juste bon pour servir la vision et la cause d’un homme. Il n’y a donc point de doute que tous ces gens qui gravitent, aujourd’hui, autour du pouvoir ou autour des cercles accrochés à ce pouvoir, ne sont attirés ni par une quelconque vision du Président (la preuve en est qu’ils sont foncièrement incapables de la décliner ou même de la défendre), ni par un hypothétique idéal politique (car si c’était le cas, ils n’auraient pas attendu tout ce temps pour être les «fous» de Wade).  
La vérité historique est que le Pds a été noyauté, altéré et finalement dilué dans une grande mare d’intérêts privés venus de tous les horizons. Les difficultés que le parti rencontre aujourd’hui face à son opposition qui, malgré sa vacuité originelle et ses fautes historiques, continue chaque jour davantage de prendre de l’entrain et du courage, résident dans le fait que ceux qui sont censés porter, aujourd’hui, la parole du parti, ne sont pas faits pour la porter. Il y a un type de discours qu’on ne peut pas avoir ou adopter quand on n’a pas mûri dans le Pds ; il y a un type de discours intimement lié à l’histoire du Pds, et c’est précisément ce genre de discours qu’on a perdu depuis belle lurette dans le parti. Tous les observateurs politiques et anthropologues politiques savent que les discours politiques sont tous des structures et c’est précisément la raison pour laquelle il est parfaitement possible d’identifier le discours d’un militant du Ps, celui d’un militant de la Ld/Mpt ou celui d’un militant de And-Jëf sans connaître le locuteur qui l’exprime. Il n’est pas sûr de pouvoir faire autant avec le Pds, aujourd’hui : une cacophonie semble régner ici. La conscience politique existe et elle veut dire quelque chose de concret : l’ensemble des représentations, des symboles et valeurs politiques d’un militant ou d’un citoyen. Or, le problème actuel du Pds est que sa parole est portée par une conscience politique qui lui est étrangère, voire hostile.  
L’une des plus grandes épreuves dans un débat est de vouloir défendre des opinions qui ne sont pas siennes, des convictions qu’on ne partage pas. Les partis politiques sont comme des langues : quand on ne parle pas une langue, elle nous semble difficile à parler et parfois même un peu barbare, mais dès qu’on la maîtrise, on s’aperçoit que c’est une langue comme toutes les autres et que la difficulté n’est pas en elle, mais plutôt chez soi. Que l’on aille demander au meilleur linguiste de plaider la beauté et la richesse d’une langue qu’il ne parle pas, il ne se limitera qu’à des abstractions et à des généralités, alors qu’un Wolof prouve l’esthétique et la richesse de sa langue en la maniant avec aisance et spontanéité. La spontanéité ! Voilà une denrée rare maintenant dans le discours de ceux qui sont censés défendre le parti contre ses détracteurs.  
Au regard de toutes ces considérations, il nous semble, donc, que c’est trop simpliste de vouloir mettre les difficultés et l’adversité que connaît actuellement le Pds sur le compte de l’usure du pouvoir ou de la simple problématique d’une vie, dont la cherté a une explication plausible et une justification indubitable. C’est vrai que l’usure du pouvoir n’épargne aucun pouvoir, fut-il le meilleur au monde, dans la mesure où, un pouvoir sans souillure, un pouvoir politique parfait est historiquement inexistant parce que, simplement, au-dessus des facultés humaines. On aura donc toujours quelque chose à reprocher à un pouvoir politique quels ques soient ses efforts et performances. Cependant, la position quasi hypnotique du Pds face aux attaques et interpellations de ses adversaires relève plutôt d’une réalité encore plus dramatique : un divorce entre la conscience politique et le langage politique. Or, s’il en est ainsi, c’est bien parce qu’à la place d’une usure du pouvoir, il s’est passé une usurpation du pouvoir : le parti est usurpé par des gens qui en ont fait un moyen et le pouvoir est, également, usurpé au Pds par des individus que ni le Pds, ni Wade n’intéressent en réalité.  
Les frustrations et les dissensions ne sont pas les seules causes de la léthargie intellectuelle, politique et organisationnelle que vit le Pds. Le problème est que le parti a remporté les élections, mais ne gouverne pas, et ceux qui gouvernent pour lui, ne savent même pas ce qu’est le Pds, ni ce que veulent ceux qui l’ont hissé à ce niveau. Il suffit de faire le décompte des ministères, des directions de sociétés nationales et même des parlementaires, pour se rendre compte que la plupart des noms qu’on va coller à chacun de ces postes n’ont aucune signification, ni aucune valeur dans l’histoire du Pds. Qui sont tous ces ministres, directeurs de cabinet, directeurs de société qui nous polluent l’ouïe, de façon insipide et mal inspirée, par des expressions du genre «la vision éclairée du Président», alors qu’ils sont incapables de la décliner avec pertinence ? La gestologie (l’étude des gestes en tant que signes) n’est certainement pas encore une science expérimentale, mais certains de ses fondements psychologiques apportent beaucoup d’enseignements et d’éclairage sur le fossé qu’il y a souvent, entre le discours politique d’un homme et ses convictions profondes. Il suffit de bien observer la mimique, les tics et l’attitude qui accompagnent le discours de certains de nos ministres, directeurs de société ou Pca, lorsqu’il s’agit de défendre le parti, pour se rendre compte des raisons de la laboriosité et de la fadeur de leur plaidoyer. Le parti est orphelin de ses fils légitimes et il en pâtira tant qu’il ne sera pas affranchi de ses geôliers, c’est-à-dire de ceux qui ont réussi la prouesse d’usurper son âme en gommant son histoire réelle pour la remplacer par l’histoire illusoire ou illusionniste.  
Alassane K. KITANE - Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Nd. Seck de Thiès  
DECLARATION - Woré Seck, présidente du Congad, sur la réplique des Ong au chef de l’Etat : «Ce sont les populations qui vont répondre à Wade» 
Le Congad estime que ce sont les populations et ses réalisations qui vont répondre à Abdoulaye Wade, à la suite de ses attaques récurrentes contre les Ong par rapport à la gestion de l’aide destinée aux populations. La structure révèle aussi toutes les lourdeurs administratives qui précédent l’installation des Ong, pour montrer la transparence qui caractérise ces organisations.  
Après les trois sorties musclées du président de la République pour pilonner les Ong et les traiter de «croque-morts», le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) s’est aussi mis dans la danse pour apporter sa réplique aux «attaques sans fondements du chef de l’Etat». Le Congad n’utilise pas les mots pour répondre à Abdoulaye Wade, mais il pointe son doigt sur son bilan et ses nombreuses réalisations pour étaler ses investissements dans ce pays et, «l’invite à aller sur le terrain pour voir et non de parler» avec plus de 250 millions de francs Cfa investis, cette année, à travers les différentes régions du Sénégal, ses réalisations au niveau des infrastructures sanitaires et scolaires, l’agriculture, la santé, la défense et la promotion des droits de l’homme. «Nous sommes une mission d’ordre public et de secours d’urgence aux populations pour les sortir des problèmes sociaux. Nous n’allons pas lui répondre, mais ce sont les populations, les femmes ou les familles qui vont le faire. Ces gens savent ce que les Ong ont fait pour eux. Nous sommes solides et nous sommes solidaires dans la défense des populations. Nous ne voulons pas de polémique», répond Woré Seck, présidente du Congad.  
Le Congad révèle, cependant, que les Ong n’ont pas la compétence, ni la mission de développer ce pays parce que «nous n’avons ni les ressources ni la compétence de développer ce pays. Nous agissons en fonction de la politique de développement de ce pays et les Ong ne vont pas régler les problèmes du Sénégal».  
En attaquant les Ong, l’Etat du Sénégal semble «être en contradiction» avec les règles qu’il a édictées pour l’installation des Ong, soumises à de véritables lourdeurs administratives. Car, avant l’acquisition d’un Agrément délivré par le ministre de la Famille pour les Ong nationales, il faut déposer un programme d’investissement sur la table des autorités. «Nous pensons donc qu’il y a une véritable contradiction quand on nous traite comme tel. Nous sommes contraints à toutes ces lourdeurs administratives et tout ce processus. Chaque année, il y a un rapport annuel d’évaluation qu’on dépose sur la table des autorités et nous avons un Code d’éthique et de déontologie qui inspire tous les pays d’Afrique. Nous sommes soumis à une transparence. Le problème, c’est le pullulement de ces agences budgétivores, qui se soustraient de la comptabilité parce que les organes de contrôle sont logés à la Présidence. Ce qui n’est pas normal», se désole Mme Seck.  
Le Congad regrette d’ailleurs que les règles du décret 96 ne soient pas appliquées par les autorités comme une rencontre tous les six mois avec le Secrétaire général de la Présidence de la République, mais se désole Mme Seck, «depuis 2000, il n’y a pas eu de rencontres et c’est ce manque de dialogue que nous déplorons. Nous allons vers un plan d’actions à long terme pour avoir plus de visibilité et de lisibilité et nous allons le partager avec le chef de l’Etat».  
La nouvelle préoccupation du Congad est la révision de la Loi sur les Ong confiée au Pr Serigne Diop. Un programme qui fait déjà grincer les dents. «Nous n’accepterons pas que la Loi sur les Ong se fasse sans les Ong. Nous n’accepterons pas que ce projet de Loi soit seulement dirigé par le chef de l’Etat», avertit Mme Seck, qui demande une longue concertation du chef de l’Etat avec ses pairs et les Sénégalais pour réfléchir sur les difficultés de la Fao, «parce que le Sénégal ne peut pas scier la branche sur laquelle elle (la Fao) est assise parce que la Fao est dirigée par un Sénégalais».  
Bocar SAKHO  
AVIS - Alioune Niane, président de l’Ums, sur la séparation des pouvoirs au Sénégal: «L’Exécutif vide les principes d’inamovibilité et d’indépendance de toute substance» 
«Au Sénégal, le pouvoir judiciaire n’est pas indépendant, le système est loin d’être parfait», a déclaré hier le président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), Alioune Niane, sur les ondes de Sud Fm.  
«Aujourd’hui, il y a des affectations pour nécessité de service, il y a des affectations d’intérim qui constituent la règle, alors qu’en réalité, elles devaient être l’exception», a déploré le président de l’Ums.  
Selon M. Niane, c’est ce qui fait qu’il y a «une certaine précarité dans la carrière des magistrats», ajoutant que «c’est ça qui vide de toute leur substance les principes d’inamovibilité et d’indépendance».  
A en croire le président de l’Ums, on peut avoir des magistrats qui sont réellement indépendants, qui exercent et assument leur indépendance, mais l’indépendance du pouvoir judiciaire pose problème.  
Pour M. Niane, il est vrai que sur le plan constitutionnel, il existe un pouvoir judiciaire qui est indépendant du pouvoir législatif et qui est indépendant du pouvoir exécutif. «Mais, dans la pratique judiciaire, il y a beaucoup de choses qui atténuent ce principe constitutionnel», regrette-t-il. Il a cité les obstacles à l’indépendance du pouvoir judiciaire comme les prérogatives du pouvoir exécutif dans l’administration et la gestion des magistrats, la direction du Conseil supérieur par le président de la République, alors que la vice-présidence est assurée par le garde des Sceaux.  
M. Niane indexe aussi le fait que les magistrats élus au sein de ce Conseil ne soient que trois, alors même que c’est au niveau de ce Conseil, que sont faites les propositions de nomination. «Cela veut dire que la carrière du magistrat est presque réglée par le pouvoir exécutif», souffle-t-il.  
Source : Nettali.net  
 
MISE EN ŒUVRE DE LA GOANA Wade va débloquer 34 milliards pour l’achat de 10 000 vaches 
 
Article Par HAROUNA FALL,  
Paru le Vendredi 9 Mai 2008 
 
34 milliards pour l’achat de 10 000 vaches laitières et deux bateaux d’urée pour la production d’engrais. C’est ce que le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade va mettre pour l’instant sur la table pour commencer à mettre en œuvre la Goana. La révélation a été faite mercredi dernier par le ministre, directeur de cabinet politique Babacar Gaye à l’Iseg (Institut supérieur d entrepreneurship et de gestion).  
Invité par Mamadou Thiam, chargé de cours en Communication politique à l’Iseg pour un échange avec les étudiants de Licence Pro en «Journalisme et Communication», sur la communication du président de la République qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, Babacar Gaye, le directeur de cabinet politique du président de la République, a révélé que Wade va mettre sur la table 34 milliards pour l’achet de 10 000 vaches. Il annonce également l’arrivée de deux bateaux d’urée pour la fabrication d’engrais. Tout cela entre dans le cadre de la mise en œuvre de la grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance. A en croire le ministre directeur de cabinet du chef de l’Etat, s’il promet cela, il faut le croire, dans la mesure où il a promis aux Sénégalais de leur construire un tunnel et il l’a fait. Parlant de sa stratégie de communication, il a indiqué qu’il n’a pas de stratégie de communication définie et qu’il communique par devoir. Toutefois, il précise qu’il n’est pas aisé d’assurer la communication d’un homme comme Me Abdoulaye Wade. Un homme multidimensionnel. Qui a une capacité intellectuelle et une vitesse de pensée qui dépasse tous ceux qui l’entourent. Il est revenu sur la sortie de Me Abdoulaye Wade du 27 Avril dernier contre certains leaders de l’opposition qu’il avait qualifiés d’ignares. Pour Babacar Gaye, cette dérision du chef de l’Etat, qui avait parlé en tant secrétaire général national du Pds, était une manière pour Me Wade de se donner une récréation après huit ans au pouvoir. Une manière pour lui de jeter un os à l’opposition pour qu’elle le laisse travailler. Le président de l’Iseg, Mamadou Diop à, quant à lui, salué l’initiative. Il a demandé au ministre directeur de cabinet politique du président de la République de revenir animer une autre rencontre, qu’il veut plus élargie cette fois-ci. Les interventions des étudiants qui ont interpellé le ministre sur la politique de communication du gouvernement et la crise alimentaire ont clôturé la rencontre.  
Aide au développement les vérités de Wade qui dérangent 
La déclaration du président de la République du 04 mai 2008 suscite encore de nombreux commentaires. La partie de son discours qui semble retenir le plus d’attention, est relative aux réserves émises par le Président Wade sur l’efficacité de l’action de certaines Ong sur le terrain.  
Quel que soit l’angle d’approche des critiques du chef de l’Etat sur les Ong, force est de reconnaître que les critiques des pratiques nébuleuses de certaines Ong ne datent pas d’aujourd’hui. Certainement, lorsque ces critiques proviennent d’un chef d’Etat, l’effet amplificateur est plus important. Néanmoins, il faut reconnaître la justesse des critiques du chef de l’Etat,, lorsqu’il souligne que «ce scénario d’exploitation de la fibre altruiste des populations du Nord et du thème de la misère de celles du Sud ou des distributeurs attitrés de l’aide ou improvisés pour les besoins d’intense lobbying de haut niveau à s’intercaler entre les ressources et les destinataires et commencent d’abord par se servir largement».  
Je me souviens d’un séminaire du Dea Géographie pratique du développement dans le Tiers-monde, lorsque les étudiants parlaient de «développeurs», l’un de nos professeurs rectifiait pour parler de «développe-menteurs», excusez- moi du terme !  
En effet, l’action de certaines Ong traduit parfaitement la mentalité des courtiers du développement que J. P. Olivier de Sardan et Tierschenk définissent comme «des acteurs sociaux implantés dans une arène locale qui servent d’intermédiaires pour drainer des ressources extérieures que l’on appelle communément l’aide au développement».  
Le masque de l’humanitaire ou du développement sert de prétexte à de «pseudo experts» et intermédiaires pour faire aboutir des projets personnels. L’analyse de certaines pratiques de ces Ong montre que l’on s’éloigne de la philosophie du développement : projets ficelés sans une implication des populations bénéficiaires, absence de suivi-évaluation, surcoût du budget de fonctionnement, séminaires onéreux dans des hôtels de luxe etc. Qui plus est, la concurrence entre Ong, intervenant dans une même zone et dans des programmes similaires, tourne parfois à l’absurde. Plus grave, on assiste à un télescopage des actions désordonnées de ces Ong qui ont tendance à court-circuiter, voire à occulter le travail des services étatiques sur le terrain, faute de coordination et de concertation. La cristallisation des intérêts, l’absence de prise en compte des besoins des populations, le détournement d’objectifs révèlent les limites de cette action de «développement».  
Nous pensons qu’il faut regarder dans le propos du chef de l’Etat, non pas un procès d’intention à l’égard des Ong, mais une occasion de repenser l’aide au développement et la vision de l’humanitaire pour une plus grande transparence, voire une bonne gouvernance. En effet, les difficultés conjoncturelles de populations ne sauraient servir de tremplin pour les adeptes du gain facile, afin que s’enrichir à travers le masque de l’humanitaire ou l’aide au développement.  
Et par rapport à l’aide, nous devons reconnaître au chef de l’Etat d’avoir été constant ; une constance qu’il a exprimée dans son ouvrage Un destin pour l’Afrique, dans lequel il souligne que «l’aide ne doit pas être une simple assistance matérielle par laquelle on fait les choses à notre place, c’est-à-dire, par laquelle on déresponsabilise les Africains».  
A l’opposé, les gouvernements des pays concernés et les populations doivent être impliqués à tous les niveaux, car «ce qui se fait pour moi, mais sans moi, n’est pas pour moi».  
Enfin, au-delà du chef de l’Etat qu’il est, nous pensons qu’il faut, également, apprécier son discours sous l’angle de l’intellectuel africain qu’il est, avant tout.  
Mamadou KHOUMA - Professeur au LEG de Diourbel - DEA Géographie et pratique du développement dans le Tiers-monde de l’Université Paris X Nanterre Promotion 2000 / mkhouma@hotmail.com  
1 DEA Géographie et pratique du Développement, université de Pais X Nanterre 1999/2000 
2 Olivbier de Sardan J. P., Bierschenken J, 1993 «les courtiers du développemnt» bulletin de l’APAD, n° 5 pp 71-76  
 
Le torchon brûle entre Abdoulaye Wade, le président du Sénégal, et Jacques Diouf, directeur général de la FAO, l'agence onusienne chargée de l'agriculture et de l'alimentation. Rien ne va plus entre les deux compatriotes qui se taclent par déclarations interposées. Après avoir dénoncé une FAO corrompue, Wade veut maintenant que l'agence rembourse l'argent collecté. Diouf riposte.  
 
Source : Journal du Dimanche (France)  
 
 
Alors que la crise alimentaire mondiale a provoqué ça et là des émeutes de la faim, elle risque encore de s'aggraver avec le passage du cyclone Nargis en Birmanie. En effet, la région de l'Irrawaddy, au sud-ouest du pays, la plus touchée, est essentiellement rizicole. Et même si le pays ne fait pas partie des plus gros producteurs ou exportateurs mondiaux, il délivre chaque année sur le marché quelques centaines de milliers de tonnes. De quoi faire monter encore un plus le cours du riz, un temps apaisé.  
C'est dans ce contexte tendu que le président sénégalais, Abdoulaye Wade, s'en est une nouvelle fois pris à la FAO, menaçant de la poursuivre en justice après avoir dénoncé sa vacuité dimanche dernier. "Si vous continuez, je vais vous traduire devant la justice. Il faut rembourser les 20% de l'argent collecté en notre nom", a-t-il lancé à l'adresse des dirigeants de la FAO, jeudi soir, lors d'un entretien à la télévision nationale sénégalaise. En d'autres termes, Abdoulaye Wade demande à l'agence onusienne de rembourser la part de l'aide financière internationale qu'elle prélève pour ses frais de fonctionnement.  
Jacques Diouf défend sa paroisse  
Le chef de l'Etat sénégalais avait déjà présenté la FAO, créée en 1945 et dont le siège est à Rome, comme "un gouffre d'argent largement dépensé en fonctionnement pour très peu d'opérations efficaces sur le terrain". Il avait estimé que la FAO, dirigée par son compatriote Jacques Diouf, devrait être remplacée par une nouvelle agence de l'ONU, le Fonds international pour le développement agricole, qui serait basée en Afrique. Jeudi, il a précisé qu'il avait été en contact avec plusieurs responsables de l'organisation et leur avait exposé ses griefs. "Ils prélèvent 20% de l'argent collecté au nom de l'Afrique pour le fonctionnement de la FAO. Je leur ai dit que ceux qui ont créé l'institution doivent lui donner les moyens de son fonctionnement", a-t-il souligné.  
Interrogé vendredi sur Radio France Internationale (RFI), Jacques Diouf s'est étonné de voir le président sénégalais s'en prendre ainsi aux organisations internationales. "La FAO a un rôle de conseil, un rôle de soutien. La FAO apporte une assistance technique d'expertise. Chaque pays décide de ses priorités", a-t-il dit. "Il suffit de faire l'analyse du budget national, (...) de voir les dépenses qui vont à l'agriculture par rapport aux dépenses qui vont à d'autres secteurs (...) Regardez toutes les dépenses qui ont été faites sur les infrastructures (...), il faut faire une analyse plus objective du budget national, de sa structure. La direction des ressources, c'est une décision du gouvernement, ce n'est pas la responsabilité de la FAO", a souligné Jacques Diouf qui a renvoyé la balle à son compatriote. On attend la prochaine manche...  
Le torchon brûle entre Abdoulaye Wade, le président du Sénégal, et Jacques Diouf, directeur général de la FAO, l'agence onusienne chargée de l'agriculture et de l'alimentation. Rien ne va plus entre les deux compatriotes qui se taclent par déclarations interposées. Après avoir dénoncé une FAO corrompue, Wade veut maintenant que l'agence rembourse l'argent collecté. Diouf riposte.  
 
Source : Journal du Dimanche (France)  
 
 
Alors que la crise alimentaire mondiale a provoqué ça et là des émeutes de la faim, elle risque encore de s'aggraver avec le passage du cyclone Nargis en Birmanie. En effet, la région de l'Irrawaddy, au sud-ouest du pays, la plus touchée, est essentiellement rizicole. Et même si le pays ne fait pas partie des plus gros producteurs ou exportateurs mondiaux, il délivre chaque année sur le marché quelques centaines de milliers de tonnes. De quoi faire monter encore un plus le cours du riz, un temps apaisé.  
C'est dans ce contexte tendu que le président sénégalais, Abdoulaye Wade, s'en est une nouvelle fois pris à la FAO, menaçant de la poursuivre en justice après avoir dénoncé sa vacuité dimanche dernier. "Si vous continuez, je vais vous traduire devant la justice. Il faut rembourser les 20% de l'argent collecté en notre nom", a-t-il lancé à l'adresse des dirigeants de la FAO, jeudi soir, lors d'un entretien à la télévision nationale sénégalaise. En d'autres termes, Abdoulaye Wade demande à l'agence onusienne de rembourser la part de l'aide financière internationale qu'elle prélève pour ses frais de fonctionnement.  
Jacques Diouf défend sa paroisse  
Le chef de l'Etat sénégalais avait déjà présenté la FAO, créée en 1945 et dont le siège est à Rome, comme "un gouffre d'argent largement dépensé en fonctionnement pour très peu d'opérations efficaces sur le terrain". Il avait estimé que la FAO, dirigée par son compatriote Jacques Diouf, devrait être remplacée par une nouvelle agence de l'ONU, le Fonds international pour le développement agricole, qui serait basée en Afrique. Jeudi, il a précisé qu'il avait été en contact avec plusieurs responsables de l'organisation et leur avait exposé ses griefs. "Ils prélèvent 20% de l'argent collecté au nom de l'Afrique pour le fonctionnement de la FAO. Je leur ai dit que ceux qui ont créé l'institution doivent lui donner les moyens de son fonctionnement", a-t-il souligné.  
Interrogé vendredi sur Radio France Internationale (RFI), Jacques Diouf s'est étonné de voir le président sénégalais s'en prendre ainsi aux organisations internationales. "La FAO a un rôle de conseil, un rôle de soutien. La FAO apporte une assistance technique d'expertise. Chaque pays décide de ses priorités", a-t-il dit. "Il suffit de faire l'analyse du budget national, (...) de voir les dépenses qui vont à l'agriculture par rapport aux dépenses qui vont à d'autres secteurs (...) Regardez toutes les dépenses qui ont été faites sur les infrastructures (...), il faut faire une analyse plus objective du budget national, de sa structure. La direction des ressources, c'est une décision du gouvernement, ce n'est pas la responsabilité de la FAO", a souligné Jacques Diouf qui a renvoyé la balle à son compatriote. On attend la prochaine manche...  
 

 

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