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pour agir autrement !

TRIBUNE DE PLAIDOYERS POUR LA POPULATION SENEGALAISE 
« Leneen » pour agir autrement ! 
Une nouvelle organisation d’alerte pour une meilleure gestion du pays est en vue. « Leneen » a été portée sur les fonts baptismaux par la Convergence des acteurs pour la défense des valeurs républicaines (C.a.r). A cet effet, « elle servira de tribune de plaidoyers afin de trouver des solutions aux problèmes de la société sénégalaise », a soutenu la présidente de ladite organisation, Amsata Sow Sidibé de la faculté des sciences juridiques de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar 
 
Quel leardership en 2012 ? 
Le jeu politique marqué ces derniers temps par l’apparition de mouvements citoyens caractérisés par leur opposition au pouvoir projette des lumières qui semblent éclairer des passions et des ambitions inavouées. Les effets de leur action sur les combats politiques justifieront-ils leurs motivations secrètes ? 
 
Sans préjuger de leurs motivations, nous appelons toute la société civile, la presse, la classe politique, intellectuelle et médiatique à la vigilance et à prendre leurs responsabilités en assumant leur devoir pour éclairer et mettre l’opinion à l’abri des manipulations politiques. Faut il rappeler que l’on peut renoncer à son droit mais pas à son devoir ! La politique n’est pas un lieu de confrontations d’intérêts personnels, de règlements de comptes, de manipulations, de calculs, de calomnies et de diffamations, que sais je encore.... 
 
La politique est un art d’organiser et de diriger des sociétés en leur imprimant des impulsions qui favorisent leur développement économique, social et culturel. Il faut éduquer la jeunesse et l’électorat dans le sens d’un idéal démocratique où l’électeur se sent libre et responsable pour pouvoir s’engager dans des choix conscients. Il s’agit pour cela d’encourager l’émergence de profils de comportements et d’opinions favorisés par une prise de conscience politique de l’électorat qui exclut tout acte basé sur de la réaction politique. Si le tempérament de l’électorat vire dans un caractère émotionnel et émotif cela peut menacer la paix et l’ordre démocratique et civil en conduisant à des choix politiques irrationnels. 
 
L’émergence d’une opinion citoyenne garante de la sécurité démocratique et républicaine suppose un débat politique clairement posé et bien orienté. L’enjeu essentiel du débat politique est centré sur la question du leadership. Quel leadership faut-il au Sénégal en 2012 ? Un leadership de continuité ou un leadership de rupture ? Ainsi conceptualisé, le débat gagne en consistance, en cohérence et en visibilité. Sans concept, le débat vire à la diversion et aux dérapages en glissant dans des confusions et des amalgames qui produisent une opinion politique mal formée et mal informée. Le leadership est défini ici comme un ensemble de dirigeants politiques et de partis qui représentent et reflètent des visions, des tempéraments et des lignes politiques diverses. 
 
Les protagonistes du leadership de continuité estiment que l’action du Président de la République portée par une vision et un style politique a produit des réalisations et des effets très positifs sur le présent et le devenir du pays. D’autres parmi ces protagonistes, sans être trop convaincus de la gestion de l’alternance, pensent néanmoins que les engagements budgétaires qui se chiffreront aux environs de 2000 milliards en 2012, loin des 490 milliards de budget de leurs prédécesseurs en 1999, ne peuvent être honorés que par les acteurs politiques actuels au pouvoir. Ils préjugent qu’un changement de personnel politique peut avoir des conséquences sociales néfastes qui peuvent se traduire par une diminution des salaires et une réduction des dépenses publiques. 
 
Toutefois la matérialisation de ce leadership bute sur le choix des hommes qui entretiennent des rivalités nourries par des ambitions présidentielles. Le ticket Idy-Président et Karim-Premier-Ministre peut s’avérer comme un ticket gagnant susceptible de contenir les coups de boutoir d’une opposition revigorée. En s’engageant sans tarder dans cette voie et en prenant l’opinion sénégalaise à témoin, le leadership de continuité a de fortes chances d’engranger des succès devant ses adversaires. La possibilité d’une telle solution suppose cependant une analyse rationnelle dépouillée de toutes considérations subjectives. Les talents de communication de Idy combinés au carnet d’adresses et aux compétences technocratiques de Karim peuvent produire des efficacités d’un degré très rare, tant il est vrai qu’il n’est pas souhaité que Me Wade soit candidat aux présidentielles de 2012. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Il est urgent d’éclairer sans délai cette question de la candidature en 2012 pour avoir la chance d’assurer le succès. En politique la clarté paie, elle est nécessaire pour pouvoir mobiliser. Entretenir ce flou qui dure sans édifier définitivement les militants et les électeurs serait un suicide et un naufrage collectif. 
 
Les protagonistes du leadership de rupture prétendent que les politiques de torpillage de l’unité nationale, de tripatouillage constitutionnel, de corruption, de détournements, de mal gouvernance et de dépenses de prestige conduites par les tenants actuels du pouvoir mènent le pays directement au chaos et à la ruine. Elles menacent la cohésion nationale, détruisent le tissu social, rompent les équilibres, détériorent les conditions de vie des populations en les appauvrissant par la hausse des prix. 
 
L’avènement de ce leadership au pouvoir dépend de la disponibilité des leaders de BENNO à s’entendre sur un ticket gagnant beaucoup plus compliqué à mettre en place. Si pour le leadership de continuité sa réalisation dépend de la volonté de Me Wade, il n’en est pas de même pour son opposé où des leaders sensiblement de même poids politique prétendent tous à des destins présidentiels. Le ticket NIASSE-Président de la République-Tanor–Premier Ministre-Macky-Président de l’Assemblée Nationale aurait pourtant de fortes chances de regrouper la majorité des suffrages des sénégalais autour de lui. Cependant, si les sénégalais font directement l’expérience des effets et des conséquences de la politique de Me Wade en les approuvant ou les désapprouvant, les leaders de BENNO pêchent par l’absence de programme bien ficelé, publié et diffusé partout au Sénégal. La référence générale au programme des Assises Nationales me semble insuffisante. En adoptant sans délai un ticket gagnant et en présentant un programme alternatif concret ils peuvent bénéficier des effets multiplicateurs de l’unité et du soutien d’une bonne partie de la société civile présente avec eux aux Assises Nationales en remportant une victoire éclatante aux présidentielles de 2012. Les électeurs et les militants sont impatients, ils sont lassés par cette situation, ils veulent être orientés. 
 
La clarté dans le débat et les positions politiques peut détendre la tension politique qui règne dans le pays et éviter à d’autres prétendants au pouvoir de se déclarer candidats en sachant qu’ils n’ont aucune chance dans une telle configuration politique. Une interrogation est cependant légitime : la société civile ne constituerait-elle pas un troisième pôle qui prétend présider aux destinées de la nation ? Tout porte à y croire ! En tout cas cela affaiblirait l’opposition et ajouterait de l’imprévision et de l’improbabilité aux issues des joutes électorales de 2012 sans tenir compte des confusions et du mélange des genres relativement aux vocations de la société civile. 
 
* Dr. Abdoulaye Taye 
* Enseignant à l’Université de Bambey 
 
 
 
 
 
Les « mouvements citoyens» s'organisent au Sénégal  
La scène politique sénégalaise a vu surgir ces dernières semaines plusieurs «mouvements citoyens» dirigés par des personnalités religieuses ou de la société civile. Parmi les personnalités qui ont appelé à cette dynamique de transformation: l’ancien ministre des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio, le chef religieux tidjane Mansour Sy Djamil, ou encore l’entrepreneur Bara Tall, trois responsables qui ont commencé à dialoguer pour essayer de coordonner leurs efforts. 
 
A peine créés, les nouveaux « mouvements citoyens » du Sénégal commencent à s’organiser pour passer à l’action. Cheikh Tidiane Gadio, l'un des initiateurs de cette dynamique sociale a d’abord rencontré Mansour Sy Djamil, puis l’entrepreneur Bara Tall. Et les convergences sont là, affirme l’ancien ministre des Affaires étrangères. 
 
Cheikh Tidiane Gadio 
 
Ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères 
 
"La levée citoyenne est en marche, le peuple sénégalais doit être fier." 
Cheikh Tidiane Gadio 
 
 
Premier acte posé par ces « mouvements citoyens » : le lancement d’une pétition, puis éventuellement d’une plainte sur l’affaire des 20 milliards de francs CFA. Une commission payée -selon la presse- à quelques hommes d’influence lors de l’attribution de la troisième licence de téléphonie mobile en 2007, comme l’explique Bara Tall. 
 
Bara Tall 
 
Entrepreneur 
 
"On en a assez d’ensevelir les scandales qu’il y a dans ce pays." 
 
Bara Tall 
 
Selon l’hebdomadaire la Gazette qui a révélé l’affaire, une compagnie offshore basée à Dubaï, Red Sea Holding, aurait été la principale bénéficiaire de cette commission. Une société liée, selon le magazine, à des intérêts sénégalais. 
 
Auteur: RFI  
 
 
 
Famille, je vous enterre ! 
 
« La famille est la cellule de base de la société ! ». Du moins c’est ce que chacun d’entre nous a appris à l’école et c’est même devenu un lieu commun. 
ugement de valeur ou jugement de fait ? Dans tous les cas, c’est un jugement et il porte sur la place de la famille dans la société. Ainsi, ce serait aussi dire, « dis moi quelle famille tu as, je te dirais quelle société tu auras ». 
 
La famille, voilà qu’elle est l’objet de toutes les attentions et chacun y va de ses impressions et généralement l’on s’accorde pour dire que sa place est centrale et que quand elle va, tout va ! Que si elle ne va pas, rien ne va ! 
 
Inclinons-nous alors devant sa majesté « Famille » et invoquons-là face à nos difficultés ! 
 
C’est ce que semblent faire les psychologues quand ils défendent, entre autres, l’idée du complexe d’oedipe ; quand ils analysent la crise d’adolescence ou de maturescence. Pour un développement harmonieux de l’enfant, il lui faut un cadre familial où les rôles parentaux sont affirmés, gage de sa bonne insertion sociale et professionnelle, disent-ils. 
 
Le sens commun abonde aussi dans le même sens et accorde ainsi à la famille une place de démiurge. La société ne va plus parce que les parents ont démissionné. La société ne va plus parce que la famille s’est disloquée. La femme a déserté le foyer si bien qu’il n’y a plus personne pour s’occuper de l’éducation des enfants. Le mariage est malmené, avec toutes les implications de divorce, de fornication, d’adultère qui en résultent. 
 
Rien ne va plus dans la famille et on veut la refonder coûte que coûte pour résoudre les problèmes auxquels la société est confrontée. On confectionne des « codes de la famille », on mise sur les congés parentaux, on fustige les relations sexuelles furtives et désorientées, on alerte et on barricade de partout. 
 
Peines perdues, apprêtez-vous à faire à la famille des funérailles dignes de son rang, c’est-à-dire celles d’un simple mortel, et faîtes votre deuil rapidement au risque d’enliser la société dans des situations mortifères. 
 
Adieu famille ! Poussière tu étais, poussière, tu deviendras ! 
 
Comme un être humain, elle a connu son enfance, son adolescence, sa maturité ou son apogée, et maintenant sa vieillesse ou sa décadence. Et comment connaît-elle sa décadence ? 
 
Sous plusieurs formes :  
 
? La première, toutes les fonctions qu’elle avait accueillies un moment, désertent une à une cette sphère.  
 
* Si le linge sale se lavait en famille, cela n’est plus le cas, de plus en plus on se tourne vers les polices et les tribunaux 
* Si l’on se restaurait en famille, les restaurants reprennent à grand pas le flambeau 
* Si l’on éduquait en famille, les écoles et autres structures éducatives sont venues pour la remplacer 
* Si la profession s’héritait en famille, tel n’est plus le cas ; papa peut être forgeron et sa progéniture autre chose 
* Si les parents étaient des modèles, ils sont tombés de leur piédestal, c’est généralement quelqu’un hors de la famille.  
 
 
 
? La deuxième forme de décadence est due à la désertion du foyer de presque tous ses membres du lever au coucher du soleil. Papa, maman, enfants et autres, chacun quitte souvent tôt le foyer pour vaquer à ses occupations. Qui, à l’école, un autre au bureau ou à l’usine, ou un autre dans la rue entrain de flâner. Et le fait même de rester à la maison est devenu stigmatisant. Il faut faire mine de sortir, comme tout le monde. 
 
Comment donc un lieu aussi inanimé, aussi déserté peut-il prétendre continuer à avoir une certaine emprise sur ses membres ? 
 
Comment ce lieu vide et creux peut-il encore être prisé, aimé et être l’objet de beaucoup de sympathie ? 
 
Ce ne peut être que par nostalgie d’un passé mythique !  
 
? La troisième forme de décadence que l’on peut identifier est celle que l’on pourrait appeler « le goût insensé du cocon familial ». Ma famille d’abord ! Ma famille avant tout ! Mon enfant d’abord ! Ma femme d’abord ! Tout le reste, c’est un océan d’enquiquineurs et d’emmerdeurs. Malgré son délitement généralisé à l’heure actuelle, la famille se nucléarise et ressemble de plus en plus à de petites « bombes nucléaires » du fait de « l’apartheid familial » et des concurrences sournoises et malsaines que cela suscite entre les différentes familles surtout quand il y a des liens de parenté, surtout quand ce sont des familles polygames.  
 
? La quatrième et dernière forme de décadence qui est en fait la plus ancienne, a trait à l’image erronée, aux idées reçues fausses héritées des croyances, des mœurs, etc.… La famille, un havre de paix, de solidarité, de sollicitude ! Rien n’est plus faux ! Aimez-vous comme des frères, voilà une maxime qui ne sonne pas toujours vraie ! Tout le monde connaît les tensions qui peuvent régner entre fratrie et ce ne sont pas des exceptions. D’où vient alors cette croyance en ces relations affectueuses et désintéressées ? Ces fausses croyances ont piégé tout le monde et même les religions sont tombées dans le panneau ! Si les liens de famille ne sont pas choisis, ils ne sont pas donc obligatoirement affectueux et protecteurs. Il peut entrer en eux une bonne dose d’indifférence, de contrainte et de domination.  
 
Voilà les mille et unes faces factices de la famille ! 
 
Pour plus de nivellement, d’égalité solidaire, on gagnerait plus à ne plus s’arc-bouter sur la famille ou sur une image abstraite de la famille. La famille n’existe pas ou si elle existe, ce n’est que pour créer des problèmes d’apartheid, d’égoïsme, de favoritisme alors que de plus en plus elle apparaît qu’elle n’est pas et qu’elle n’a jamais été « la cellule de base de la société ». Comment pourrait-elle l’être avec une physionomie aussi désincarnée ? 
 
Ainsi la famille peut et bel et bien disparaître sans que la société en pâtisse. La famille peut changer, adopter des formes nouvelles ; les liens sociaux ne s’effondreront pas pour autant, car la parenté n’en est qu’un aspect. Un aspect de moins en moins fondamental. 
 
Famille, je vous enterre !  
 
Mamadou Moustapha WONE 
 
Sociologue 
 
Youssou ndour continue son combat pour le Sénégal  
 
Après plusieurs rencontres entre le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye et Youssou Ndour, le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade a donné son feu vert pour le début des programmes de TFM. Malgré l’euphorie et la liesse provoquée par cette nouvelle, le PDG du groupe futurs médias est resté très lucide. Pour que nul n’en ignore, Youssou Ndour a précisé, à plusieurs reprises, qu’il n’y avait eu aucune condition pour la signature de la convention entre le ministère de le communication et son groupe de presse. 
 
Dans la même veine, il est revenu sur le sort à réserver à son mouvement citoyen « fékkéé gnou ci boolé ». C’était pour dire nak, que celui-ci va continuer de plus belle. Car, selon lui, ce qui importe le plus dans tout cela est la bonne marche de notre Djolof bien aimé. Et pour cela, précise-t-il, « nous allons choisir le moment venu de soutenir le meilleur pour notre pays ». Il a aussi tenu à souligner qu’il va échanger avec tout le monde. Autant avec les partis au pouvoir qu’avec ceux de l’opposition. 
 
Car pour lui son rôle de fédérateur doit enfin servir son pays. Et pour se faire il sera « un passe-partout » disait-il à l’antenne de la Rfm. Après un tour du côté de Sacré cœur 2 où réside sa Maman, il est revenu sur la Corniche ouest pour gratifier le public d’un play back. «Rédemption song », chanson en hommage au king du reggae Bob Marley, sera interprété au podium improvisé par ses employés devant l’immeuble Élimane Ndour. Là aussi, il est revenu sur l’avenir de son mouvement citoyen : « ce n’est pas parce que la télé va démarrer que notre mouvement citoyen va baisser la garde. Parce que nak ay domou rew mi lagnou, rakhe ci doli deuk fi ci Médina, donc nous resterons en éveil pour justement veiller sur notre nation ». 
 
l faut aussi souligner, qu’il a en même temps levé le voile sur la polémique télé culturelle ou généraliste pour dire nak qu’il a décidé lui-même sans aucune pression encore moins demande de qui que ce soit de faire une télé culturelle. «Ceux qui pensent que je vais utiliser TFM pour contrecarrer ou encore déstabiliser le Pouvoir de Wade, doivent déchanter. De plus, en tant qu’homme de culture, pour mo,i ce choix reste au demeurant beaucoup plus intéressant. » Notre You national a aussi fait état de ses rencontres avec nos dirigeants avant d’expliquer : «je veux être un passe-partout. Ni avec le pouvoir ni avec l’opposition ». 
 
Ce qui est sûr c’est qu’il dit être avec et pour son pays le Sénégal, qu’il va continuer à se battre pour lui avec la création d’emplois, le travail bien fait (comme à son habitude) mais aussi et surtout avec son mouvement citoyen « fékké gnou ci boolé ». Ndour admet qu’il aura toujours des détracteurs pour prétendre qu’il va lever le pied après l’obtention de la licence pour sa télé. 
 
Mais ce qui est sûr et vérifiable selon le patron de Youssou Ndour Head office et du Groupe futurs médias c’est qu’il n’y a eu que des preuves en bonnes et due forme présentées au président de la République et qui ont motivé ce dernier a donné la licence tant attendue. M Ndour promet donc de continuer son combat pour son pays bien aimé : notre Sénégal !!! A bon entendeur… 
 
Auteur: Mame Sira Konaté 
 
 
 
« Les preuves irréfutables » de Me Wade, se transforment comme d’habitude, en un vent qui passait  
 
Mais Monsieur le Président, où est alors le chèque de « l’étranger » qui a financé la Télévision Futurs Médias? Qui disait détenir par devers lui, la preuve que Youssou Ndour était financé par l'étranger? Un président de la République qui ne daigne pas déclarer des propos injustifiables ou inexacts à son peuple, ne mérite plus de rester à la tête de son pays, à plus forte raison, de vouloir briguer encore un autre mandat, de trop. Moi, en tant que libre citoyen sénégalais, j’ai honte de mon Président et sans doute je ne suis pas le seul dans ce cas. Et chers concitoyens, sachez-le une fois pour toutes, tout en Me Wade, a toujours été ainsi. On dirait d’ailleurs, qu’il ne semble pas être en mesure de faire la différence entre le vrai et le faux, ou bien pour lui, les deux termes sont interchangeables sans aucun état d’âme. C’est une catastrophe pour n’importe quel homme, de se retrouver dans un tel état vraiment déplorable. 
 
Les mouvements citoyens qui naissent dans la période, sont dans une certaine mesure, un signe évident de prise de conscience citoyenne d’une plus large frange du peuple sénégalais. Ceci a semé le désarroi de façon certaine chez Me Wade, et dans tout son camp. Ainsi, il a été pris de court et de peur par l'ampleur des naissances et leur simultanéité. Ces mouvements citoyens qui regorgent des hommes de refus et de valeur et, de tout ce qu’il y a de meilleur chez nous, se développent avec une détermination claire et sans faux-fuyant, pour mettre fin à un régime libéral, qui tourne le dos aux préoccupations essentielles du peuple sénégalais. Ces mouvements, joints aux partis politiques de l’opposition, engagés résolument contre le pouvoir sur place, essentiellement ceux de Benno et autres forces vives, méritent par devoir, le soutien et l’encouragement de tous les patriotes, pour que ces dits mouvements abondent sans réserve dans le sens voulu par notre peuple, pour sa libération du ghetto dans lequel, Me Wade l’a enfermé depuis l’alternance. 
 
Ce qui se dessine en ce moment, par le déclic des mouvements citoyens, Me Wade en est parfaitement conscient, que c’est un danger imminent pour son maintien au pouvoir. Ainsi, il fera feu de tout bois, prendra toutes les dispositions et mesures imaginables et même inimaginables pour les contrecarrer et faire échouer leurs actions, afin qu’ils n’atteignent pas l’objectif qu’ils se sont fixé, et, quel que soit ce que cela puisse lui coûter. Le retournement spectaculaire de Me Wade, intervenu dans la nuit du 10 au 11 Mai 2010, concernant la signature de la convention et l’autorisation du signal pour la Télévision Futurs Médias (TFM) participe à ce paquet de mesures et de manœuvres tendant à torpiller et à déstabiliser ces mouvements et tous ceux qui y adhèrent. Aujourd’hui, l’une des tâches primordiales de l’heure, pour Me Wade, est de casser toute dynamique unitaire et de large rassemblement d’une opposition ferme et déterminée tendant à le faire perdre le pouvoir, le plus rapidement possible. 
 
Mais c'est peine perdue, rien, ni personne ne pourra le sauver d'un débâcle. Le peuple sénégalais et tous les patriotes devront renforcer leur détermination, leur unité et cohésion pour arrêter Wade avant qu'il ne soit trop tard. L’affolement dans lequel, il a accédé à la demande légitime et justifiée de Youssou Ndour, est loin d’être un acte de générosité, mais, c’est plutôt en désespoir de cause et, l’absence d’une issue honorable, qu’il a été contraint de remettre à TFM, ce qui lui revenait de droit depuis 2 ans. Me Wade dans cette opération, a encore complètement perdu la face aux yeux du monde entier. Il avait sans aucun doute sous-estimé Youssou car, pour lui, personne ne lui arrive à la cheville. Il a ainsi traité ce dernier, qu’il méprenait à tort, avec mépris et excès de suffisance, en oubliant que l’artiste sénégalais de renommée mondiale, avait avec lui de solides, puissants et réels soutiens de toute s formes de par le monde, qui le dépassait lui Président de la République, de loin. Espérons que cette défaite humiliante, dans ce bras de fer, lui servira de leçon une fois pour toutes. Et, c’est heureux aussi, que Youssou Ndour ait déclaré sans ambages, maintenir sous mouvement et réaffirmé de façon nette et claire, son statut de citoyen républicain, libre d’exprimer ses opinions comme il l’entend. Mais quoi qu’il en soit et de toutes les façons, chacun de nous est comptable de ses actes et, demain, l’histoire est là pour juger et retenir les actions des uns et des autres, par rapport aux préoccupations essentielles et aux intérêts bien compris du peuple sénégalais. 
 
Comment Me Wade, dans sa stature ou position de Président de la république, peut-il déclarer à la face du monde, détenir parmi les preuves à sa disposition, justifiant aussi le financement par un étranger, le projet de TFM, un chèque, libellé au profit de Youssou Ndour, sans pouvoir le montrer ? Et, tenez-vous bien, en lieu et place d’apporter la preuve matérielle, en présentant simplement et publiquement, le chèque au moment opportun, non ! Il a plutôt préféré convoquer en catimini et nuitamment, vers 23hoo, par l’intermédiaire d’émissaires bien intéressés, pour le sortir de ce guêpier, dans lequel, il s’est lui-même enfermé, pour sans aucune condition, donner l’autorisation d’émettre (le signal), qu’il avait pourtant catégoriquement refusé, appuyé en cela par son fils Karim Wade, avec beaucoup d’arrogance et de manque de respect pour le citoyen Youssou Ndour. Il disait à qui voulait l’entendre en ces termes : « duma ko joox dara touss la ko jooxul » Et maintenant ? Hé oui ! Si le ridicule tuait au Sénégal, certains parmi nous, ne seraient plus de ce monde il y a longtemps, c’est sûr ! 
 
Et comme à son habitude, Me Wade passe encore sous silence, les prétendues preuves irréfutables qu’il déclarait détenir, mais parce qu’elles se sont finalement envolées peut être, ou volatilisées dans la nature, comme toujours. Ce n’est pas tout, qu’est devenu aussi, le prétendu homme d’affaires étranger qui se réfugiait derrière Youssou Ndour, pour le déstabiliser lui, Me Wade ? Ce sont des hallucinations ou des informations erronées, distillées par les courtisans zélés de sa cour ? En tout cas, « furass deni xëdenn ». Il est évident que, si la culture de démission existait en Afrique et singulièrement au Sénégal, avec des institutions crédibles qui veillent scrupuleusement et appliquent avec respect et rigueur la loi à tous égards et à tous les citoyens sans aucune distinction de rang social, ce cas de figure que nous avons sous les yeux, serait un motif suffisant de démission pour des hommes d’honneur ou de destitution par les institutions habilitées, des personnes mises en cause, mais hélas, nous sommes malheureusement loin de là. 
 
C’est véritablement une honte, ce qui vient de se passer dans cette énième opération de mauvais goût de Me Wade, tout ceci, uniquement pour demeurer au pouvoir plus que de raison, même contre la volonté de son peuple. Le peuple sénégalais constate avec amertume et beaucoup de regrets que l’homme Me Wade, n’est intéressé que par et pour le pouvoir et cela, nous devrions en être maintenant convaincus, à la lumière de sa pratique à la tête du pays, depuis 10 ans. En effet, au lieu de travailler pour le développement du Sénégal et le bien être de la nation, il ne se préoccupe que de sa jouissance du pouvoir et de son maintien, et à tout prix. Et maintenant, que le pouvoir semble lui échapper à tous les coups, il fait tout pour le léguer alors à son fils, comme si notre pays était son bien personnel. C’est vraiment triste comme œuvre, pour un homme qui prétend être, celui d’Etat et voudrait pour la postérité, figurer positivement dans l’histoire de son pays. Alors, c’est évident qu’il se trompe de piste car, la roue de l’histoire ne tourne jamais en sens inverse. Ainsi, nous devons tous, citoyens patriotes et conscients, nous détromper et savoir une bonne fois pour toutes, que tout en Abdoulaye Wade, est ainsi fait. Il ne s’embarrasse point de renier ses dires, si toutefois cela peut lui permettre de prolonger tant soit peu son maintien au pouvoir. Toute autre conclusion que celle-là, ne serait qu’une surprise, encore désagréable de notre peuple et le prolongement davantage de sa souffrance, sous Me Wade. 
 
Moralité, quand un homme, ne daigne pas servir à son peuple des contrevérités récurrentes, rien que pour conserver le pouvoir à son profit personnel, il devient très dangereux pour l’ensemble de son peuple. Et alors, c’est une raison suffisante et un impérieux devoir pour chaque citoyen, de retirer toute confiance à ceux qui dirigent un tel Etat, et les combattre résolument par tous les moyens à leur portée, pour tous les citoyens, conscients de cette nécessité. L’heure n’est plus à l’indifférence, qui fait du citoyen un observateur passif, mais plutôt, nous devons tous citoyens confondus, dans un élan de patriotisme sans conteste, nous transformer en acteurs actifs et vigilants, agir chacun dans son domaine de compétence, pour changer la situation. 
 
Le Mouvement de la Refondation Nationale, qui s’inscrit en droite ligne pour la prise en compte et l’application des conclusions des Assises nationales, emporte notre adhésion et soutien total. Et, comme lui, pour abréger voire, stopper la souffrance de nos populations déshéritées, tous les mouvements naissants doivent se déterminer clairement par rapport à ces conclusions-là, afin de faciliter la jonction ou de fédérer tous ces mouvements citoyens vers un et même objectif, qui ne doit souffrir d’aucune ambiguïté à savoir : alterner l’alternance et apporter les changements tant attendus par le peuple sénégalais qui souffre dans sa chair. 
 
Toutes les forces vives et patriotiques, sans exclusive, de notre pays, sont invitées à se joindre et à prendre une part active, au seul et unique combat qui en vaut la peine aujourd’hui, la fin du régime libéral par le départ de Me Wade.  
 
Auteur: Mandiaye Gaye 
 
 
 
Faut-il virer Aminata Tall, Awa Ndiaye et Farba Senghor du Palais de la République ? 
 
Voila une question cruciale que se pose la majorité des citoyens sénégalais. Le Palais de la République, lieu de réflexion, de conception des programmes, de décisions hautement politiques qui façonnent la vie de la Nation, devient une arène de pugilat, entre Ministres de la République. Les sénégalais ont été ahuris d'apprendre, par la presse, ce forfait qui fait honte. Malgré tout, la vie dans ce lieu sacré continue comme si de rien n'était.  
Comment en sommes nous arrivés à ce stade de déchéance ? 
 
 
La réponse la plus plausible pour laquelle s'accordent les sénégalais avertis est la notoriété d'un leadership habitué à l'irresponsabilité et l'impunité. L'élite dirigeante n'est pas comptable de ses actes, dans la mesure où les institutions qui devraient les rappeler à l'ordre sont défaillantes. De sérieuses allégations soutiennent que ces institutions d'équilibre (la justice et le parlement) sont soumises a un exécutif fort (en terme de moyens et d'équipements de répression voire de corruption) mais politiquement déficient. Il n'y a aucun levier de contrôle des forces occultes qui veulent s'accaparer d'un pouvoir qui s'étiole entre les mains d'un vieux Président, mis sous une odieuse perfusion de combines, de traitrises et de lamentables et foireux plans pour une succession improbable. 
 
Comment est ce que des ministres, qui appartiennent à un même parti politique et qui ont le privilège de s'occuper de notre destinée peuvent se permettre de s'envoyer des volées, dans les couloirs du Palais, à quelque mètres du bureau du Président ? It is just insane. Imaginez le Président, entendant du bruit, sort et s'enquiert des tribulations in his own back yard. Quelle Honte! 
 
Au delà de la trivialité de cet incident, il nous semble que les citoyens sont désormais interpellés sur l'irrationalité et l'insouciance qui caractérisent notre République. Les Institutions sont sacrées, il faut les respecter. Les hommes et femmes qui les incarnent disparaissent, elles demeurent. 
 
Le Président de la République doit maintenant prendre ses responsabilités en nous débarrassant (nous qui sommes les citoyens de la République du Sénégal) de ces « ministres » qui ont accompli la plus désastreuse bévue, sans précédent, en qualité de fonctionnaires d'un Etat qui se respecte. 
 
Quand les mandataires s'éloignent de leur mission, il faut faire en sorte qu'ils ne nous portent pas préjudice. Comment? En leur retirant le mandat, tout simplement. 
 
Le citoyen est, et demeure la seule constante.  
 
“I know no safe depository of the ultimate powers of the society but the people themselves”. (Thomas Jefferson).  
 
 
 
Cheikh Sidya Diouf 
 
Membre et Conseiller juridique  
 
D'Alternative Citoyenne And Defar Sunureew 
 
Sit in sur la Corniche : Atepa dit non au scandale foncier  
 
L’architecte Pierre Goudiaby Atepa pose son premier acte d’engagement citoyen, en appelant à un sit-in ce dimanche à 16 heures sur la plage virage, située sur la corniche. L’ancien conseiller du président de la République appelle à la mobilisation générale pour protester contre la privatisation des plages. Selon l’architecte, les Sénégalais doivent s’opposer à cette forme d’exploitation du patrimoine national. Dans un bref entretien accordé à SENEWEB-NEWS depuis Washington, il dénonce cette boulimie foncière qui profite à des particuliers et des étrangers. « Je veux qu’on respecte la loi sur le domaine public maritime. 
 
C’est le combat de tous les sénégalais. On risque de perdre toutes ces terres au profit d’un groupuscule de personnes » martèle Atepa. Il demande aux populations de venir avec des brassards jaunes symbolisant la couleur du sable marin. Pierre Goudiaby en appelle aussi à la détermination de la diaspora et son adhésion à ce combat. 
 
Auteur: SENEWEB-NEWS  
 
Lettre aux intellectuels et hommes de culture 
 
 
La situation de léthargie intellectuelle et culturelle constatée et déplorée par bon nombre d’observateurs de la vie nationale exige que les intellectuels et hommes de culture de bonne volonté prennent leurs responsabilités d’une manière ou d’une autre. Avant d’aller loin, il faut préciser qu’il n’est guère question de prétendre que notre pays ne connaît plus de vie intellectuelle et culturelle. Dakar, Thiès et Saint-Louis sont des villes qui, sur ce plan, s’animent. Les acteurs culturels se bougent et se bousculent, les intellectuels, sociologues, philosophes et autres politologues, aussi. Dans les médias surtout. Mais cette gesticulation médiatique a-t-elle son répondant sur le terrain social, en dehors du m’as-tu vu, m’as-tu entendu ? Quelle conséquence a-t-elle sur le comportement et la mentalité des masses, notamment de la jeunesse que le savoir et la culture doivent contribuer à façonner de sorte qu’elle soit utile à elle-même et à son pays ? 
 
Sur le terrain, les vendeurs d’illusions ont toujours pignon sur rue. Les meilleures places leur sont cédées même dans des espaces où ils n’ont pas grand-chose à dire ou à faire. Car la superficialité, le divertissement et la vénalité ont tellement perverti la société sénégalaise que le prestige et la fortune acquis y évincent toute valeur non convertible immédiatement en biens matériels. 
 
On regrette le temps où les soirées dansantes commençaient par des récitals poétiques ou des représentations théâtrales, où les centres culturels et les Maisons des Jeunes refusaient du monde parce que d’éminents professeurs y abordaient des sujets d’actualité devant un parterre d’élèves, d’étudiants et de personnes avides de connaissance ou parce que des écrivains de renom comme le regretté Abdou Anta Kâ, l’illustre Cheik Aliou Ndao et l’incontournable Cheikh Hamidou Kane tenaient en haleine leur auditoire de la Chambre de commerce de Dakar pendant de longues heures qui passaient trop vite. On regrette le temps de l’Union culturelle musulmane, du Gresen et du Club Nation et Développement, le temps où le subtil Cheikh Ahmet Tidiane Sy hantait le campus de l’Université de Dakar, ayant troqué son grand boubou contre un élégant costume à l’européenne pour rappeler que l’habit ne fait pas le marabout. Je me rappelle avec un pincement au cœur le symposium étalé sur plusieurs jours au cours duquel, un soir, le savant Cheikh Anta Diop, par excès de générosité, est tombé en syncope. 
 
Mais, aujourd’hui, que font les professeurs, les écrivains, les hommes de culture et intellectuels ? Beaucoup font le même constat que moi et ruminent la même nostalgie, étouffant dans les amphithéâtres débordant sur des couloirs-salles de cours, retirés à Keur Birago Bu Bees ou bien en conclave au Méridien Président. L’intellectuel ne faillit-il pas à sa mission quand il parle à distance à son peuple ? Ne se renie-t-il pas lui-même quand, au lieu de dire tout haut ce qu’il pense, il s’isole et pleurniche, transforme son salon en niche de chiens qui clabaudent tandis qu’au dehors, avance la caravane du désastre, quand il s’oublie dans une activité génératrice de revenus s’il ne se met pas au service d’une cause qui n’est ni la sienne ni celle du grand nombre ? 
 
En marge de l’activisme, ce à quoi on assiste ressemble à de la masturbation ou à une danse devant le miroir. Les intellectuels se retrouvent entre eux, restituent leurs connaissances livresques, se congratulent, remercient ceux qui financent leurs assises, devant les caméras et au micro, puis se dispersent. Et au revoir, au prochain colloque national, panafricain ou international. 
 
Et puis quelle perplexité quand on vérifie bien la liste des intervenants aux rencontres grassement rémunérées ! On réalise que la plupart de ceux qui ont la compétence d’animer des débats enrichissants, ne sont pas invités. Délibérément, par oubli ou par ignorance ? 
 
Une preuve tangible de la crise intellectuelle et culturelle qui sévit est la difficulté à organiser dans les délais la troisième édition du Festival mondial des arts nègres. Ce ne sont pas les moyens sur lesquels le chef de l’Etat n’a jamais lésiné qui ont fait défaut. J’ai déjà dit et même écrit ce que je pensais sur la question, bien avant les nouvelles dispositions. Ces dernières, du reste, semblent pécher sur le volet essentiel de la communication. Qui fait quoi, où en est-on exactement dans les préparatifs que nul ne sent ni n’entrevoit nulle part, où va-t-on en réalité ? Un nouveau report sera un camouflet pour tous les intellectuels et hommes de culture qui se taisent comme dans une chronique de catastrophe annoncée. Leur devoir est de revendiquer leur juste place au cœur de la cité. Par l’action constructive et concertée. Par fidélité à l’esprit de Senghor, chantre de la négritude debout et initiateur du premier Festival mondial des arts nègres, à celui d’Alioune Diop qui a contribué à la floraison de la pensée et de la créativité des Africains du continent et de la diaspora et à celui de Cheikh Anta Diop qui a démontré que l’intelligence est la chose la mieux partagée du monde. Par adhésion individuelle et collective à un engagement pour une renaissance qui ne consiste pas à garder l’œil rivé au rétroviseur, qui dépasse le bout des lèvres et des plumes pour être semée comme une graine régénératrice dans le cœur de notre jeunesse dynamique et dans la conscience de notre peuple laborieux, qui pousse en avant sur une voie nouvelle et non pas derrière les autres, qui permette de matérialiser de hautes visions comme celle d’où a jailli le splendide Monument de la Renaissance africaine. 
 
La culture aux hommes de culture ! Voilà le slogan que j’aimerais voir, un 1er Mai, en lettres flamboyantes sur une pancarte brandie ou une banderole arborée par des poètes, des peintres, des critiques d’art et des musiciens que leurs œuvres seules ont consacrés. 
 
Dakar, le 10 mai 2010 Marouba FALL Professeurs de Lettres Modernes Coordonnateur du Giprolec Administrateur au Bsda E- mail : fallafall50@yahoo.fr / marouba-fall@yahoo.fr Site perso : www.e-monsite.com/maroubafall  
 
 
Personne pour défendre le peuple 
 
 
L’histoire nous apprend que, dans ses réactions, le peuple a toujours fait preuve d’immaturité. Ce qui a consterné les gens de bon sens, constate M. Papa Aboubacar Touré, professeur au Cnrs à l’université de Provence en France, dans une étude sur la place du peuple chez les théoriciens du siècle des Lumières. Même au siècle des lumières, où, précise-t-il, les auteurs étaient très réceptifs au concept de ‘droits des gens’, c’est-à-dire des droits naturels reconnus aux citoyens, on n’avait pas confiance au peuple. Ferdinand Hoefer, dans son ouvrage L’homme devant ses œuvres - Philosophie de la nature, Paris 1872, p. 361, que M. Touré cite, parlait du peuple en ces termes : ’L’imprévoyance, l’étourderie, l’inconséquence, la contradiction, le manque de bon sens, l’obstination de chacun de tout rapporter à soi, l’égoïsme passionné, les sentiments exclusifs, bref, tous les défauts, tous les mauvais instincts de l’enfance se manifestent, non seulement dans la conduite privée des adultes, mais à chaque page de leur histoire universelle…’ En effet, le peuple était traité en parent pauvre sur le plan politique. Rousseau, théoricien de la démocratie moderne, reconnaissait lui-même que le peuple veut toujours le bien, mais ne le voit pas toujours ; il a besoin de législateurs, de guides éclairés. 
 
Personne ne va aujourd’hui considérer que le peuple occidental est resté, encore étourdi et inconscient, une multitude légère ignorante, qui oublie ce qu’elle doit vouloir, pendant qu’on délibère et ce qu’elle a voulu, après qu’on a délibéré. Mais, l’idée que ces philosophes des lumières se faisaient de leurs contemporains ou les sentiments contradictoires qu’ils éprouvaient, peuvent s’appliquer à nos peuples, à celui du Sénégal, ‘un peuple de mollassons’, pour reprendre une expression du chroniqueur de Nouvel Horizon, le journaliste Issa Sall. Peut-être que notre peuple n’est pas tout à fait responsable de ses malheurs parce qu’il n’y a personne pour le défendre ; il souffre et on le laisse souffrir de sa belle souffrance. 
 
Celui qui fut juge, feu Kéba Mbaye, avait dit dans un célèbre discours prononcé, en sa qualité de premier président de la Cour suprême : ’Monsieur le Président, les Sénégalais sont fatigués’. Cette phrase, restée célèbre, fut adressée au président Abdou Diouf lors de son installation dans ses nouvelles fonctions de chef de l’Etat le 1er Janvier 1981.Ces quatre mots : ‘Les Sénégalais sont fatigués’ ont résisté au temps et résument bien, après trente ans et malgré l’espoir suscité par l’alternance, ’la réalité de nos campagnes et des faubourgs de nos villes…’, pour paraphraser encore celui qui avait démissionné du Conseil constitutionnel en 1993. Dans sa lettre de démission, il espérait que ‘les hommes politiques auront, très bientôt, abandonné leurs querelles partisanes au profit d’une croisade commune, profondément et largement concertée, afin que règne la fraternité dans la démocratie et pour le travail opiniâtre au profit du Sénégal et de son vaillant peuple’. 
 
L’éthique, la bonne gouvernance, l’engagement sincère et citoyen étaient au cœur des préoccupations de ce juge modèle. Ce législateur désintéressé, qui a tout donné à son peuple, voulait que ‘l’éthique soit adoptée par notre pays comme la mesure de toute chose. Car, accompagnant le travail, elle est la condition sine qua non de la paix sociale, de l’harmonie nationale, de la solidarité et du développement’. Cette éthique, une manière d’exercer la sagesse pratique selon Aristote, est, selon Stéphane Tessier, un espace perpétuel de débats, qui oscille entre le débat individuel et collectif où la mise en transparence des enjeux politiques, économiques et culturels, autant de la part des professionnels que de celle de la population, permet de faire avancer les pratiques. Tout cela, le regretté juge l’a rappelé, à l’occasion de la rentrée académique 2005-2006, dans son cours inaugural sur L’éthique. 
 
Aujourd’hui, que nous rappelons ces propos de notre défunt compatriote, c’est certes pour lui rendre hommage, mais constater que le public de l’Ucad l’avait beaucoup applaudi, mais pas bien écouté, ni bien entendu. Car, nous n’avons pas encore érigé l’éthique comme principe de vie : nous vivons dans un Sénégal où l’on assiste à la fin des convictions et au règne des occasions. 
 
Il faut être vraiment démagogue, pour dire que tout va dans le Sénégal post-alternance. Il est inutile de revenir sur ce que Wade a fait de ses pleins pouvoirs. Juste dire que certains spécialistes ont pu voir en lui un ‘déconstructeur’ : avec lui, tout se détériore. Sitôt l’alternance réalisée, il s’est engagé dans un vaste mouvement de déconstruction, notait la rédaction de la Gazette dans le numéro 10, où un cahier spécial sur des faits et dérives accréditant la thèse de la déconstruction était publié. 
 
Bennoo Siggil Sénégal, une opposition électorale, quant à elle, encore euphorique depuis sa dernière victoire des élections locales, caractérisée par sa léthargie, se contente d’une opposition de salon. Et dans leurs rares sorties, on ne les entend que sur des questions relatives aux élections de 2012. D’ailleurs, dans nos États contemporains, les partis politiques apparaissent, souvent, comme des organisations plus préoccupées de soutenir la promotion de leurs membres, fut-ce au détriment des attentes mêmes de la vie collective, que de contribuer à l’édification du bien commun. Certes, la principale justification de la création d’un parti politique reste la conquête légale du pouvoir, mais on ne doit jamais oublier que le rôle d’un parti politique ne doit pas se réduire à la participation aux seules échéances électorales. 
 
Quant à nos syndicalistes ou ‘syndixaliss’ et présidents d’associations consuméristes, on ne les entend plus râler pour exprimer les plaintes des populations à l’heure de l’inflation au moment où, dans l’arrière-pays, on tournicote autour des greniers vides. Certains syndicalistes, ne se suffisant plus des check-off, ont préféré les prébendes du Conseil économique et social. On a l’impression que personne, parmi ceux qui sont au-devant de la scène, n’est intéressé par le sort du peuple. 
 
Il ne peut pas manquer, dans un pays d’honnêtes citoyens, d'hommes intègres qui refusent le compromis (en droit civil, le compromis est interdit dans les matières qui sont d’ordre public), la compromission ; des hommes d’une grande droiture, désintéressés, au service exclusif de leurs concitoyens. Mais le marabout Mansour Sy Djamil, le chanteur et patron de presse Youssou Ndour, Bara Tall, lui-même, homme d’affaires et patron de presse, le ministre limogé Cheikh Tidiane Gadio, sont-ils de ceux-là ? Ces derniers ne sont-ils pas des frustrés ? Leur combat est-il mené pour le peuple ? Ce dernier les intéresse-t-il vraiment ? Ces mouvements citoyens spontanés ont-ils de l’avenir ? 
 
Depuis quelques jours, on parle beaucoup d’un front pour la République, dont les supposés animateurs sont nos compatriotes susmentionnés. Personne ne doute de leur patriotisme : ce sont des exemples même à montrer à la jeunesse, voire des icônes qui, chacune dans son domaine, s’est illustrée de très belle manière ; ils ont investi dans un pays qui leur a aussi tout donné. On se rappelle, au début de l’alternance, Bara Tall était le chouchou de Wade, l’exemple à montrer aux Sénégalais et aux étrangers. Comme une bête de foire, le patron de Talix-Group était exhibé partout dans le monde par le chef de l’État. Mais, ce qu’on peut constater, quoiqu’en pensent les employés de ces patrons de presse qui ont médiatisé ces mouvements, qui ont plus parlé que leurs employeurs, c’est qu’on n’a jamais entendu Bara Tall, ni Youssou Ndour se prononcer sur des questions cruciales ou participer à une marche nationale. 
 
Les problèmes du Sénégal ne datent pas d’aujourd’hui : ce n’est pas léger comme argument que de dire qu’ils ont attendu d’avoir des contentieux avec Wade pour s’ériger en défenseurs du peuple. On peut douter de leur sincérité ; ces hommes d’affaires ne défendent que leurs intérêts mercantiles. Aujourd’hui que le manager a reçu sa télévision, le futur nous édifiera sans doute sur la suite qu’il donnera à ce mouvement spontané. 
 
C’est dommage que nos politiciens n’aient pas la culture de la démission : si le ministre Cheikh T. Gadio, qui chemine avec Wade depuis 10 ans, avait dénoncé les dérives du pouvoir libéral et pris fait et cause pour le peuple en démissionnant, il serait plus convaincant. 
 
Par ailleurs, personne ne va reprocher aux marabouts d’assumer leur citoyenneté. Le marabout, c’est quelqu’un qui est au fait de la société dans laquelle il vit et qui intervient quand ça ne va pas. Nous sommes conscients du rôle primordial de l’islam confrérique dans le jeu politique sénégalais et qu’il faut prévenir et ne pas attendre les problèmes pour agir. Le marabout, Mansour Sy Djamil, personne ne doute, aussi, de ses capacités intellectuelles, de sa moralité, de son engagement pour des causes nobles. Le petit-fils de Mame Serigne Babacar Sy n’a jamais caché ses idées de gauche : l’amitié qui le liait à notre regretté Professeur Sémou Pathé Gueye, sa participation aux assises nationales en témoignent. Mais, va-t-il constituer l’exception en prenant cause pour le peuple ? Notre interrogation se justifie dans un pays où, de tradition, les marabouts ont toujours soutenu le pouvoir ; dans un pays où les déclarations, agissements et prises de positions des guides religieux confrériques alimentent les griefs de ceux qui accusent nos marabouts de ne servir que le prince, le camp du pouvoir et de snober un peuple qui n’a personne pour le défendre. 
 
Bira SALL Quartier Ndoutt Professeur de Philosophie au Lycée de Thiaroye sallbira@yahoo.fr  
 
 
La loi sur la parité sera ce que les Sénégalaises en feront 
 
 
L’Etat du Sénégal vient de franchir une nouvelle étape, celle du quota vers la parité. Aux femmes maintenant de jouer leur partition, occuper dignement la place qui leur revient de droit, en se montrant surtout généreuses et solidaires de toutes leurs autres soeurs. Nous saluons cet acte politique majeur qui va prendre en charge la question genre qui consiste à mettre à la place qu’il faut l’homme ou la femme qu’il faut, ce qui permettra de réaliser, à coup sûr, le leadership féminin qui sonnera le glas de l’instrumentalisation de la femme militante ; effaçant à jamais l’image dévalorisante de la femme, dans les partis politiques, elle qui est trop souvent confinée dans les rôles secondaires d’animatrices ou de militantes bonnes que pour danser et s’exhiber dans les meetings et autres grands rassemblements ; Une parité intelligente et non arithmétique garantit l’accès à tous les postes de responsabilité : la compétence étant le maître mot. La parité, c’est l’équité et l’égalité des chances pour tous, homme et femme. Elle met fin à une violation des droits politiques de la femme et, en même temps, répare une injustice à son égard. Contrairement à la parité, le principe des quotas est une discrimination, parce qu’il est basé sur le sexe, un acte jugé anti-constitutionnel, même s’il s’agit, dans ce cas, d’une discrimination positive. Dans le préambule de notre Constitution, ceci y est clairement affirmé, proclamant l’accès de tous les citoyens aux services publics ; le rejet et l’élimination sous toutes ses formes de l’injustice, des inégalités et des discriminations. 
 
Quant à la Convention sur les droits politiques de la femme, ratifiée par notre pays le 2 mai 1963, elle assure aux femmes de pouvoir participer à toutes les associations y compris les partis politiques sur la base de l’égalité avec les hommes. 
 
Si le Sénégal a été fier des Caroline Diop, Fatoumata Kâ, Arame Diène, Thérèse King, Mantoulaye Guène, Léna Guèye, Mame Bassine Niang, Marie-Josée Crespin, Maïmouna Kane, Mata Sy, Aminta Mbengue Ndiaye... c’est aux présidents Senghor et Diouf que nous le devons. Les premiers jalons du leadership féminin furent posés dès 1985 par l’Etat du Sénégal. 
 
Mais sous le magistère du président Wade, une femme Premier ministre entrait dans l’Histoire. Une nouvelle ère allait s’ouvrir avec Mame Madior Boye, Mireille Ndiaye, Eva-Marie Coll Seck, Aminata Tall, Awa Diop, Seynabou Wade, Nd. Maguette Dièye, Marie-Josée B. Camara, Awa G.Kébé, Aïda Mbodj, Ndèye Khady Diop, Innocence Ntap Ndiaye, Oumou Khaïry Guèye Seck, Thérèse Coumba Diop, Fatou Gaye Sarr, Aminata Niane., Marie-Thérèse Diédhiou., Nafy Ngom Keïta, Nancy Ndiaye Ngom et les autres. Il faut admettre cependant que c’est avec l’alternance que le principe de quota réservé aux femmes dans les Institutions de l’Etat a été admis, augmentant sensiblement leur nombre, grâce à la volonté politique du troisième président du Sénégal. 
 
C’est connu, et ce n’est pas nouveau au Sénégal, que le parti politique ou le leader politique qui veut gagner des élections fasse un clin d’œil aux femmes et se donne les moyens de conquérir et captiver cet électorat en « respectant » leurs droits humains et politiques, qu’il « essaie » de traduire en actes, faisant l’effort de reconnaître le principe de l’égalité entre les sexes. Le politicien fait preuve d’un manque de rigueur, néglige la plupart du temps de se baser sur des critères objectifs dans le choix et les profils des candidats aux différents mandats (conseillers, députés, responsables dans les structures dudit parti), ne tenant compte ni de la représentativité, ni de la bonne moralité et du travail effectué sur le terrain. 
 
Nous ne demandons pas au président Wade une parité virtuelle ! 
 
La parité devant déboucher sur la conquête et l’exercice du pouvoir, il est important que nous refusions un leadership au rabais, ou un leadership dévalué. Ce sera aux femmes, à elles seules, de décliner leurs ambitions si elles veulent le pouvoir. Retenez que le pouvoir ne se donne pas, il se conquiert et se mérite. Oui, nous le pouvons si nous sommes unies et solidaires. Nous sommes capables de soulever des montagnes avec nos propres ressources, mais au préalable, il nous faut mettre l’accent sur la compétence, pour qu’on mette l’homme ou la femme qu’il faut à la place qu’il faut. Nous refusons une parité qui pèche par un excès de paternalisme et encore moins une parité de façade. Nous ne voulons pas non plus servir de faire-valoir. Ce que nous demandons, c’est qu’on nous fasse seulement confiance et que nos droits humains soient respectés. Avec leur seul poids électoral, les femmes savent qu’elles peuvent remporter des élections et élire le président de leur choix. 
 
C’est un pas de géant qui vient d’être franchi avec ce projet de loi sur la parité intégrale qui sera voté aujourd’hui. En attendant, nous avons trois interrogations : 
 
1. Comment réaliser la parité absolue quand les questions fondamentales liées aux pesanteurs socioculturelles persistent et que les mentalités ne militent pas en faveur de l’égalité des genres ? 
 
2. Est-ce que cette loi instituant la parité absolue homme-femme, une fois votée, aura un pouvoir coercitif ? 
 
3. A quand l’inauguration de l’Observatoire du Genre dont la création et la construction avaient été annoncées par le chef de l’Etat depuis 2007 ? 
 
L’Observatoire du Genre renforcerait les capacités institutionnelles afin d’intégrer l’égalité et l’équité du genre dans les politiques et les programmes de développement, ce qui devrait mettre fin à la violation de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes sénégalaises. 
 
Toutefois, nous voulons rassurer la gent masculine sur ce concept de parité qui ne mérite pas un procès en sorcellerie. Sachez qu’il ne s’agit nullement de parité domestique (travaux ménagers ou autres tâches féminines à assumer avec leur douce moitié), il est question ici des droits politiques que les femmes doivent partager avec les hommes (en attendant la loi sur la parité professionnelle) ; leurs droits politiques qu’elles revendiquent légitimement depuis plusieurs décennies. Personnellement, nous avions été du combat en tant qu’acteur politique. Naturellement, l’Association Convergences est le prolongement de notre combat politique pour le leadership féminin. Entre autres objectifs à atteindre, l’association s’inscrit dans la promotion de l’équité des genres et sa priorité est de protéger et sécuriser la cellule familiale, une famille revêtue du manteau de la dignité humaine (manaanu sutura), dans une société moderne, laïque, démocratique, juste et équitable, avec un environnement sain pour l’épanouissement harmonieux de tous ses membres, dans le respect des libertés individuelles morales et physiques. La femme, pierre angulaire de cette cellule, ne doit ni être marginalisée, ni continuer à subir la confiscation de ses droits. Enfin, donner à l’enfant (au petit garçon et à la petite fille) tous les moyens d’user de ses droits afin qu’il soit armé et mieux préparé à affronter le monde des adultes. La parité commence à la naissance : tous les hommes ne naissent et ne demeurent-ils pas libres et égaux en droit ? Refuser à la femme cette liberté et cette égalité, c’est violer la Déclaration universelle des droits de l’homme, une confiscation de sa citoyenneté. 
 
Mme Denise d’ERNEVILLE 
 
Présidente de l’Association Convergences 
 
Une presse pusillanime 
Le Quotidien nous a appris que le khalife général des mourides a été hospitalisé suite à une intoxication alimentaire. Une nouvelle malheureuse et regrettable qui pourrait toutefois s’abattre sur n’importe quel être humain qui se soumet quotidiennement au besoin alimentaire qu’est l’alimentation. On lui souhaite un prompt rétablissement. Ce qui, en revanche, paraît saugrenu et incompréhensible est l’omerta qui entoure cette maladie. D’ailleurs, le porte-parole du khalife s’est même offusqué, dans sa déclaration du dimanche, qu’un journal privé porte à la connaissance des Sénégalais l’alitement du guide religieux. Ainsi, pour la quasi totalité des médias, c’est motus et bouche cousue sur cette affaire. Cette autocensure de la presse si encline à crier à la liberté d’expression cache, à mon avis, un mal sénégalais plus profond : le culte extrême de la personnalité au détriment des principes élémentaires d’un Etat aspirant à la démocratie et où les hommes seront égaux en droits et en devoirs. 
Ainsi, le mutisme des journalistes s’explique moins par un besoin de protéger la vie privée du marabout que d’éviter d’encourir les éventuelles représailles de talibés mécontents et soi-disant zélés. Et la question qui me taraude l’esprit est de savoir en quoi la divulgation d’une information relative à un état de santé défaillant d’un khalife devrait-elle être sensible voire dangereuse pour un pays ? Comment parler de liberté de la presse et d’exercice effectif de la profession journalistique si parler d’un guide religieux au Sénégal - à moins que cela soit dans des termes élogieux - revient à mettre sa vie en danger ? Lorsqu’il s’agit d’une information erronée ou pouvant entraîner des conséquences dramatiques dans la stabilité d’un pays, il est clair qu’il vaut mieux la garder. Cependant, s’agissant d’une nouvelle qui ne pourrait que nous attrister et où un esprit normal ne songerait qu’à formuler des prières, on se demande ce qui pose vraiment problème dans sa diffusion, surtout que le lieu d’internement du malade est bien tenu secret. 
Et pourtant, nous jugeons normal que des personnalités publiques, quoiqu’elles remplissent des missions dont la portée a un impact quotidien et immédiat sur l’ensemble des Sénégalais, puissent être insultées, diffamées, outragées et traînées dans la boue par cette même presse. Celle-ci ne pipe pas un mot ou observe avec complaisance l’attitude mercantiliste de certains marabouts et leur compagnonnage intéressé avec ces mêmes leaders politiques que l’on traite sans management de tous les noms d’oiseaux. On se croirait dans l’univers d’une fatwa où tout journaliste qui parle d’un marabout, même si c’est de façon objective et impartiale, risque d’être guillotiné. Dans quelle époque vivons-nous ? Les images récentes montrant une jeune fille en pleurs suite aux sévices sexuels d’un marabout, paraît-il célèbre, illustrent avec éloquence le climat presque de terreur dans lequel vit la presse. En plus de taire le nom de ce criminel belliqueux et pervers, personne n’est monté au créneau pour dénoncer ce scandale humain. Aucune entité civile ou formation politique n’a essayé de faire quelque chose pour sauver cette pauvre dame et participer à l’éclatement de la vérité, car on a encore peur de s’attirer les foudres de quelques supposés fanatiques ou de perdre la sympathie de futurs électeurs. Jusqu’à quand devrons-nous continuer à vivre cette inquisition confrérique des temps modernes ? 
Il faut dire en réalité que nous souhaitons vivre pleinement dans des Etats démocratiques tout en refusant de consentir la part de sacrifices que cela exige. Nous voulons en effet garder l’œil droit grand ouvert sur la marche et l’évolution du monde civilisé et enfermer celui de la gauche avec l’œillère de nos réalités socioculturelles. Je me demande même si la démocratie est réellement compatible avec la structure sociétale de notre pays. 
Lamine NIANG / nianlamine@hotmail.com 
 
 
 
 
« Agir autrement ». A l’opposée de ce que font ceux qui gouvernent le Sénégal. C’est ce qu’entend faire l’organisation de la Convergence des acteurs pour la défense des valeurs républicaines (C.a.r) qui a mis sur pied l’organisation dénommée « Leneen ». 
 
Selon sa présidente, Amsata Sow Sidibé de la faculté des sciences juridiques de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, « c’est face aux crises multiformes qui secouent notre pays que des Sénégalais et Sénégalaises d’origine professionnelle et sociale diverse, attentifs aux préoccupations des populations et soucieux du devenir de la nation, ont décidé de se réunir autour de valeurs et d’idéaux républicains, en portant sur les fonts baptismaux « Leneen » ». 
 
Pour Mme Sidibé, malgré les acquis constatés dans plusieurs secteurs de développement, le pays traîne toujours des insuffisances. « Il faut aller en zone rurale et même urbaine pour constater que la souffrance est exaspérée. Dans le domaine de l’économie, de l’éducation et pire encore, la santé qui est restée à l’état primaire. L’énergie, l’environnement et l’emploi sont déficients au Sénégal » a souligné Amsatou Sow Sidibé qui a poursuivi « Quand on observe autant de difficultés, de l’argent injecté dans les secteurs et qu’au final ça ne marche pas, on convoque la question de la gouvernance ». Est-ce que la gestion du pays est des meilleures ? Mme Sidibé répond : « elle présente des failles ». 
 
Toutefois, Mme Sidibé demeure convaincue que le gouvernement à lui seul ne peut pas apporter des correctionnels. « Il y a un droit de participation. Avec notre organisation nous comptons apporter notre pierre à l’édifice du Sénégal, à travers des réflexions, des campagnes de plaidoyers mais aussi en alertant le gouvernement de ce qui ne va pas vraiment dans notre pays ». Pour remplir leur mission de faire revenir les valeurs incarnées par leurs ancêtres pour transformer la société ainsi que le champ politique, Mme Sidibé a déclaré : « nous avons les ressources humaines qu’il faut pour atteindre notre objectif. La démarche sera participative pour faire disparaître l’impunité, la corruption et laisser la place l’équité la transparence et la saine compétition des compétences ». 
 
Rappelons que le lancement officiel de « Leneen » aura lieu demain mercredi à Dakar. 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 14.05.2010
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