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quelle pertinenc
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le 23 décembre 2
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Nihil Obstat
Département d’Et
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pour quitter ce sociodrame continu

 
pour quitter ce sociodrame continu 
Le cas de la Communauté rurale de Mbane, une illustration parfaite que, 
Me Wade ne laisserait jamais les élus de Benno travailler librement. 
 
Que ceux qui pensaient que Me Wade, allait laisser les élus de Benno travailler tranquillement se déchantent ! Sa déclaration selon laquelle, qu’il n’allait pas créer de problèmes aux élus de Benno Siggil Senegaal, signifiait justement pour les initiés du langage de Me Wade, qu’il allait au contraire leur en créer énormément, par personne interposée. Le coup de la Cour d’appel, par son arrêt, d’annuler 3 mois après les élections locales du 22 Mars 2009 de 5 bureaux de vote favorables à Benno, pour donner la victoire à la Coalition Sopi, ne fait que confirmer le caractère de la non transparence du processus électoral et les bizarreries que renferment ce code électoral. 
Il est clair que, la hauteur de l’orgueil de Me Wade, ne lui permet pas de reconnaître et d’accepter avec humilité une défaite, même si par ailleurs, celle-ci est cuisante. Le cas de Mbane, n’en est qu’un, parmi tant d’autres. Me Wade et la démocratie sont totalement antinomiques et la preuve, il nous l’a suffisamment démontrée plus d’une fois au cours de son magistère. Il ne peut pas faire bon ménage avec la démocratie, car c’es plus fort que lui. C’est pourquoi, je demeure encore convaincu aujourd’hui, plus qu’hier, que, tant les Sénégalais dans leur écrasante majorité, n’arriveront pas à la conclusion si évidente, que ce régime libéral est dans l’incapacité de tenir, une seule de ses paroles qui pourrait lui porter préjudice ; ils seront jamais à l’abri de surprises désagréables, d’illusions, d’arnaques et de désolation de la part Me Wade. Toutes leurs promesses sont faites uniquement, pour se dégager des contraintes du moment, afin de retarder leur défaite inéluctable qui s’inscrit parfaitement dans l’ordre normal des choses et, logiquement, au vu de travail concret sur le terrain en un mot leur bilan global négatif. 
Les locales du 22 Mars 2009 ont mis à nu la gestion catastrophique ou plutôt le partage de toutes les ressources des collectivités locales, auquel ils ont procédé, à l’image de la Communauté rurale de Mbane.  
Ce partage des terres entre les hommes du Pouvoir, leurs proches et leurs alliés, révélé par les élus de Benno, a fini de montrer parfaitement que les élus vaincus, étaient là pour se servir et non pour servir les populations autochtones. 
Tenez-vous biens ! Un simple contrôle de routine superficiel, dans la Communauté rurale de Mbane, a donné un résultat scandaleux effarant qui nous fait tomber des nues. C’est une des facettes de la GOANA, l’une des dernières trouvailles de Me Wade dont l’échec à été annoncé par lui-même parce que, les fonds qui lui étaient destinés ont pris une direction contraire, selon Me Wade lui-même. 
Les nouvelles autorités élues, dans le cadre de leur investigation, ont pris d’abord le dossier des attributions de terres. Sans aller trop loin et tout suite, la situation a révélé le scandale qui montrait que les hommes du pouvoir la plupart membres du gouvernement, hauts fonctionnaires et autres proches et privilégiés du pouvoir, tapis dans les allées de la présidence et du gouvernement, avaient pris d’assaut toutes les terres des populations et même au-delà, parce qu’au total, les superficies attribuées dépassaient largement, celle de Communauté rurale de Mbane. C’est une situation inédite dans les annales du pays ! Si véritablement nous étions dans un Etat de droit et que le droit s’appliquait simplement selon les lois et règlements sans aucune autre considération sur les citoyens concernés, une bonne partie du gouvernement serait aujourd’hui dans les liens de la justice. Ce scandale, est l’équivalent d’un crime odieux perpétré par ceux-là mêmes qui sont chargés de gérer nos ressources. Cela équivaut parfaitement, à ôter de la bouche des populations le peu de nourriture qui leur restait pour survivre. Mais hélas, notre pays est tout à fait devenu une jungle. 
Dans les normes, un dirigeant doit d’abord montrer le bon exemple, surtout de droiture, de probité morale, de justice sociale, d’honnêteté à l’égard de la chose publique et privée, de solidarité et j’en passe. Au regard de ces conditions citées plus haut, ceux qui nous gouvernent sont totalement disqualifiés parce que dépourvus de ces qualités. Quant à ceux qui figurent sur la liste des attributaires, de par leur attitude, ils démontrent parfaitement ici, qu’aucun d’entre eux ne possède une seule des qualités précitées. Comment voulez-vous que, des gens qui manquent à ce point, de dignité, de morale sociale, de justice sociale, d’équité, qui sont cupides au plus au point et n’hésitent même pas à priver à des paysans autochtones, au sommet du dénuement leur lopin de terre, outil de travail et source de revenus pour leur survie ; eux qui déjà, gagnent ailleurs des salaires faramineux avec des avantages indéterminables, puissent conduire dans les règles de transparence, un pays et son peuple vers un mieux être ? C’est impossible !Et, il ne devrait faire l’ombre d’un doute pour personne, qu’ils ont agi de la sorte sur ordre ou, en total accord avec Me Wade, qui est le premier à se servir indûment de terres appartenant au domaine de l’Etat ou privé, en dehors de toute règle de droit, si ce n’est qu’il est le chef de l’Etat et à titre, il fait ce qu’il veut et comme il le veut.  
C’est ce qui m’amène à dire que : le Sénégal est devenu un Etat sans droit, où la loi n’y est que formelle et le citoyen sans défense, victime de ses propres gouvernants cupides. 
La cour d’Appel, en annulant la victoire de Benno dans cette localité, n’a fait qu’obéir sans doute à des ordres, de ceux-là, qui ont des choses abominables à cacher au peuple, et qu’ils n’aimeraient pas du tout, voir déballer au grand jour à la place publique par d’autres élus, qui joueraient la transparence totale. Et pourtant, il y a bien à Tambacounda, un autre cas aussi insolite qui dépasse l’entendement : un élu qui ne figurait nulle part sur une liste de candidature quelconque selon Souty Touré, Secrétaire général du PSA. La cour d’Appel, a-t-elle examinait ce cas ? En tout état de cause et malgré l’insistance de Souty Touré, victime de la fraude, aucun arrêté venant de la cour, n’est jusqu’ici venu éclairer notre lanterne. 
Pour le cas de Mbane, je pense que les populations ont le devoir et le droit de défendre leur victoire, en apportant leur soutien agissant et effectif sous toutes les formes appropriées, aux nouvelles autorités, qui ont, par cette touche remarquable de révélation des attributions de terres, montré leur ferme volonté d’agir et de gérer dans la transparence pour l’intérêt bien compris des populations autochtones de la Communauté rurale de Mbane. Mbane doit aussi bénéficier du soutien et de l’appui de toutes les forces vives, de progrès, de paix, de justice et démocratiques de notre pays, Benno en tête, pour que le cas de Mbane, ne soit plus possible à jamais dans notre pays. L’indignité qui caractérise les auteurs de scandale prend des proportions inquiétantes avec le régime de l’alternance, ainsi, les scandales, quels que soient leurs dimensions sont aujourd’hui banalisés. Il est tout à fait évident, qu’aucun pays, ne peut dans de telles conditions, comme celles qui se passent chez-nous, émerger ou se développer. C’est pourquoi, il me semble que nous ne devons pas tarder à prendre en compte, les conclusions des Assises nationales, pour nous sortir de ce guêpier avant qu’il ne soit trop tard. 
 
 
 
Mandiaye Gaye 
Gaye_mandiaye@hotmail.com 
WebNews : Mardi 30 Juin 2009 
Le culte de la Campagne Agricole au Sénégal : Une politique d’appauvrissement continu. 
Le sénégalais moyen assimile aujourd’hui l’agriculture à la campagne agricole. C’est au moment de la distribution des semences d’arachides que l’on remarque l’effervescence exceptionnelle qui met au devant de la scène le ministre en personne et son cabinet, ses services déconcentrés, et surtout les leaders d’organisations paysannes. Cela commence d’abord par une vive polémique sur les tonnages à distribuer et se termine par un accord qui permet aux dirigeants des organisations de producteurs de participer à la commission nationale de distribution des semences. Celle-ci est président par une figure très médiatique du mouvement paysan sénégalais connue pour ses sorties tonitruantes sur les questions agricoles et rurales. Toutes les plateformes d’OP y envoient des représentants qui font le tour du pays avec une prise en charge totale (perdiems, hôtels, véhicule, carburant) par le ministère.  
Si l’on peut comprendre l’attitude du ministère qui cherche à accréditer l’idée d’une mobilisation généreuse en faveur du monde rural, pour un gain politique escompté, l’implication des OP dans ce rituel est quant à elle difficilement explicable. Pourquoi ? 
Au terme de ce branlebas de combat pour distribuer 50.000 tonnes, chaque actif agricole recevra entre 5 et 10 kg de semences non certifiées, si l’opération est rondement menée, et les pertes réduites. Ce qui n’est jamais le cas, et une bonne partie est toujours laissée pour compte car si 3.000.000 d’actifs se partagent 50.000 tonnes chacun aura 15kg. En en déduisant les pertes et les fausses estimations, on retrouve ce chiffre qui correspond à la réalité sur le terrain, où le village de Ngoyère avec 32 carrés et 93 actifs a reçu 5 sacs de 50 kg. Ils se sont entendus pour céder les 5 sacs à 5 carrés sur les 32 par tirage au sort. Les 28 autres familles s’en sont remises à …….DIEU. 
Ces quantités sont jugées insignifiantes par les paysans et à juste raison. Avec 10 kg de semences, le paysan sème 8 kg (après triage), cultive 6 kg (pouvoir germinatif 60%), récolte 150 kg (en bon hivernage), les vend à 21750 F (au prix officiel de 145F de 2008) et empoche 20.000 F (après remboursement des semences). Cette somme représente 65% du revenu agricole annuel du producteur du bassin arachidier. Soit 33.000 F/an ou 90 F par jour, contre 400 F/jour estimé comme étant le seuil de pauvreté dans la région de Fatick. 
Cette campagne agricole a donc pour résultat de maintenir les producteurs d’arachide dans une pauvreté intense (écart élevé au seuil de la pauvreté). Elle ne leur offre aucune perspective de s’en sortir en réinvestissant dans leurs exploitations pour acquérir des équipements, des engrais, et des variétés performantes en vue d’accroitre leurs rendements et améliorer leurs revenus. Alors l’année suivante sera, si leurs prières sont exaucées, comme cette année (mauvaise). Et au moindre choc externe (mauvais hivernage, mévente, variations de prix, etc.) cet équilibre se rompt et ces masses paysannes sombrent dans la famine et la sous-alimentation. C’est leur sort depuis plus de 30 ans et les pratiques qui l’entretiennent ne semblent pas changer, au contraire. Jusqu’à quand ? 
En s’enorgueillissant d’être impliqués dans l’organisation de cette campagne, les leaders paysans ont-ils conscience de participer à une mascarade agricole qui confine leurs membres dans un cercle vicieux de pauvreté ? Prennent-ils conscience qu’ils s’écartent de leur mission fondamentale de défense des intérêts des membres des organisations qu’ils représentent ? L’intérêt, pour ce jeune adulte du bassin arachidier étant de se marier et fonder un foyer, il doit verser une dot de 150.000F pour valider son statut de prétendant. Pour cela il doit vendre 1 tonne d’arachide et donc semer 40 à 50 kg sur son champ individuel de 1 ha. Mais vu la pression foncière dans cette zone, il peut disposer au plus de ½ ha et alors il faudra qu’il puisse vendre sa récolte de 500 kg à 300 F/kg pour empocher la même somme de 150.000 F et démarrer son projet de vie. A ce niveau du prix au producteur de l’arachide, il lui faudra 5 années d’économies et de privations pour concrétiser son rêve. Ce qui est pour lui inacceptable. Alors il débarque à Dakar et se fait enrôler dans les chantiers de l’ANOCI comme briquetier avec un salaire journalier de 1000 F. En acceptant de vivre dans la promiscuité et l’insécurité totales de Niari Talli, Montagne, Nietti Mbar, etc. il a de quoi réaliser son projet au bout de seulement un an. Si ce n’est pas l’ANOCI c’est auprès des grossistes chinois qu’il se ravitaille et devient marchand ambulant. Si ces créneaux ne lui réussissent pas, il trouve emploi dans les gangs de voleurs et/ou agresseurs. Dans ce dernier cas il a toutes les chances d’enterrer son projet de mariage et se reconvertir à cette nouvelle vie urbaine qu’il commence « bien », mais à coup sûr finira « mal ». 
Dans ces conditions précises, le rôle du leader paysan est de se battre pour un relèvement conséquent des prix des produits agricoles locaux qui impactent directement le revenu des producteurs et leurs conditions de vie. Plutôt que de se quereller sur l’augmentation des quantités de semences à distribuer, qui ne profiteront qu’à de riches opérateurs ou autres sombres intermédiaires à qui elles seront achetées. Mais ce combat pour des prix rémunérateurs devra être mené en même temps que celui pour la sauvegarde des terres rurales. Les évènements récents de Mbane montrent l’urgence de protéger ces petits paysans contre les agissements de faux investisseurs agricoles et vrais spéculateurs fonciers, opérant à partir du sommet de l’Etat, sous le couvert de lois injustes, et à la faveur d’une GOANA mal orchestrée. 
En clair, le vrai combat pour les organisations de producteurs c’est d’obtenir une politique agricole qui engage l’Etat et ses démembrements, et non d’avoir ces campagnes agricoles qui créent et entretiennent le faux débat sur l’agriculture. Les campagnes agricoles sans la politique agricole, c’est faire des briques pour construire une maison sans avoir de plan d’architecture.  
Les Organisations Paysannes peuvent (doivent !) boycotter purement et simplement ces campagnes agricoles appauvrissantes, pour exiger que soit mis en place un cadre d’élaboration et de gestion concertées d’une politique agricole globale, axée sur la revalorisation des prix et des revenus agricoles, dont l’Etat aura l’initiative et sera le garant de la mise en œuvre. C’est la porte de secours pour quitter ce sociodrame continu.  
Faap Saly FAYE 
Ingénieur Agronome 
L’OBSERVATEUR : 
INJURES, DEBALLAGES, PROPOS DEPLACES... KARIM DECOUVRE LA REALITE DE L'ASSEMBLEE 
 
Article Par NDIAGA NDIAYE & SERIGNE SALIOU SAMB,  
Paru le Mercredi 1 Jui 2009 
 
 
C’est devant un parterre de 300 personnes (députés et sénateurs) que Karim Wade et Abdoulaye Baldé se sont exprimés hier à l’Assemblée nationale, pour défendre les 432 milliards de francs Cfa qui ont été dépensés pour le compte de l’Anoci. Présidés par Alé Lô, les débats ont été houleux avec à la clef des échanges d’injures très vulgaires entre certains députés. Des coups en dessous de la ceinture ont été donnés… Mais à l’arrivée, Karim a manifesté sa volonté de se soumettre à tous les audits. 
De 16h à 21h 45mn. Pendant près de 6 tours d’horloge, le président du conseil de surveillance de l’Anoci et le directeur exécutif de cette agence ont affronté le feu roulant des questions des députés et sénateurs. De Doudou Wade à El Hadji Diouf en passant par Mously Diakhaté, Imam Mbaye Niang, Ndèye Fatou Touré, Fatou Aïdara…, ils sont revenus sur le financement et l’exécution des travaux de l’Anoci. Mais certains d’entre eux se sont livrés à des écarts de langages indignes d’une représentation parlementaire. 
 
Injures publiques à l’Assemblée nationale 
La séance d’explications des responsables de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci), hier, devant l’inter- commission des Lois et des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, a permis de découvrir une face hideuse des Parlementaires. Pourtant, les interventions des élus se déroulaient normalement jusqu’à ce que Me El Hadji Diouf prenne la parole pour interpeller Karim Wade et Abdoulaye Baldé sur l’utilisation et l’utilité du bateau Msc Musica qui a été loué pour héberger des hôtes. Mais, son intervention est entrecoupée par les chahuts et autres quolibets de Fatou Younouss Aïdara. A cette dernière, El Hadji Diouf demande d’écouter gentiment, tout en la traitant d’analphabète. «Diangoo, Diongoo», lui lance-t-elle. Piquée au vif par cette remarque de Me El Hadji Diouf, Fatou Younouss Aïdara a répliqué en balançant des insanités, allant jusqu’à insulter de mère son collègue. «Sa y… moo diangoul.» Attaque suivie d’un commentaire injurieux. Des mots qui ont volé très bas et qui ont refroidi toute l’assistance. «C’est moi que tu insultes de mère», interroge Me Diouf, visiblement hors de lui, d’après les confidences de députés qui ont pris par aux travaux. Loin de se limiter à un constat, Me Diouf embouche une trompette d’injures plus vulgaires que celle de Fatou Younouss Aïdara. La réplique dépasse même les injures reçues. Le député formule ainsi une phrase avec l’utilisation de mots au bas des pâquerettes. Des injures d’anthologie que la morale interdit même de rapporter. Il a même fallu quelques minutes pour assainir l’atmosphère polluée par ces insanités.  
 
Blocage de la séance 
Outre cet épisode qui a ému Karim Wade et les autres personnalités présentes, la députée Gnagna Touré s’est aussi illustrée dans la perturbation des interventions de l’opposition, tout comme Woré Sarr. Un autre incident qui a aussi marqué la séance d’explications, au point de valoir son interruption durant une dizaine de minutes, c’est la passe d’armes entre le bouillant El Hadji Diouf et le Président du Groupe parlementaire libéral et démocratique, Doudou Wade. Alors qu’on devait ouvrir la seconde liste des orateurs, des députés libéraux ont voulu que Doudou Wade parle seul, au nom de tous les membres du groupe. «Jamais !», s’est interposé El Hadji Diouf qui a refusé la formule. Devant l’insistance de Doudou Wade et de Alé Lô qui présidait la séance, Me Diouf se tient debout et s’est emparé du micro. «Si je ne parle pas, Doudou Wade n’aura pas la parole. Je suis membre à part entière de la commission, personne ne va parler à ma place. Vous voulez me mettre à l’écart parce que ce que je dis dérange», insiste-t-il. Les maintes tentatives de le faire revenir sur sa décision sont restées vaines. Et une situation indescriptible de s’installer. La pugnacité de El Hadji Diouf finit par faire plier Alé Lô qui se résout finalement à lui accorder des minutes d’intervention. Et la séance suit son cours durant plus de 6 heures. Le tonitruant député a néanmoins félicité Karim Wade avant de le mettre en garde contre son entourage qui, selon lui, ne fait que l’induire en erreur. 
 
«Nous sommes prêts à nous soumettre à tous les audits» 
Les explications de Karim et Baldé n’ont pas convaincu les élus de l’opposition. Et ils n’ont pas manqué de le dire à la sortie de la salle. Des élus comme Mously Diakhaté, Ndèye Fatou Touré et Imam Mbaye Niang ont été moins tendres avec le fils du président de la République. Même si certains d’entre eux l’ont également félicité. Tout comme la plupart des députés et sénateurs libéraux qui ont, comme d’habitude, salué le travail de titan abattu par Karim Wade. Ce dernier a, pour sa part, réaffirmé sa volonté de se soumettre à tous les audits qui pourraient s’intéresser à l’Anoci. 
 
TERRAIN DE L'AEROPORT, RELATIONS AVEC WADE, PAPE DIOP, KARIM Mbackyou Faye dit tout 
 
Article Par Mamadou WANE & Latir MANE,  
Paru le Mercredi 1 Jui 2009 
 
Son nom a été cité dans une affaire de cession par l’Etat de 30 hectares de terrain situés aux Almadies. Lui, c’est l’opérateur économique Mbackiou Faye, qui a déjà vendu à l’Ipres une partie de ces terrains à 27 milliards Cfa. Mbackiou Faye explique comment et pourquoi l’affaire a été montée avec l’Etat. Non sans se défendre des accusations de malversations proférées contre sa personne.  
 
Votre nom a été cité dans une affaire de 30 hectares de terrains que vous avez acquis dans des conditions jugées « nébuleuses ». Comment et en vertu de quel statut spécial avez-vous acquis ces terrains ?  
 
Cette affaire n’est ni une nébuleuse, ni un deal, mais une opération normale. Je vais vous dire. En 2004 ou 2005, l’Etat du Sénégal lance un projet qui s’appelle le « Monument de la renaissance ». Que l’Etat voulait au départ construire avec une société coréenne qui s’appelle Mensuatude oversea of company (Mop). Cette société devait venir opérer au Sénégal pour la construction de ce monument qui devait donc coûter au début 12 milliards de F Cfa. l’Etat du Sénégal, par la définition de sa politique qui émane du président de la République, a jugé utile d’avoir une œuvre artistique de cette nature. Ce n’est pas à moi de définir la politique dans ce domaine. L’Etat a consulté la société coréenne dans un premier temps. Parce que, l’affaire consistait à remettre à la société coréenne des terrains, qui appartiennent à l’Etat du Sénégal, pour que cette société coréenne, puisse mettre ces terrains en valeur ou les commercialiser, pour financer le monument de la renaissance. Au dernier moment, cette société coréenne a décliné l’offre, parce que n’ayant pas la compétence ou les outils, pour mettre effectivement en valeur des terrains. N’ayant pas son siège au Sénégal, elle ne pouvait visiblement pas s’occuper des opérations de commercialisation de ces terrains, dont les fruits devraient servir à édifier cette statue. L’Etat a lancé une consultation, pour pouvoir ériger ce monument. Etant un opérateur privé, j’ai postulé. Un point, un trait. D’ailleurs, je n’étais pas la seule personne à être contacté à cet effet. 
 
Qui d’autre ?  
Je ne peux pas vous le dire.  
 
Vous ne nous avez pas encore dit comment vous avez fait pour acquérir une superficie aussi étendue dans une zone aussi prisée ? Comment vous avez décroché la poule aux œufs d’or alors que beaucoup d’hommes d’affaires au Sénégal ne peuvent pas avoir la même aubaine ?  
La poule aux œufs d’or ? non. Avant que la poule ponde des œufs d’or, il faut d’abord avoir une poule, l’élever, la nourrir espérant qu’elle ne soit pas stérile pour pondre. Il fallait voir l’état dans laquelle j’ai pris ces terrains. C’était une forêt. Il y a des endroits à l’aéroport où vous n’osez pas rentrer en plein jour. Vous trouverez des singes, des serpents, boas, des chacals. C’est un milieu infecte, qu’il faut nettoyer et donner aux gens. Aujourd’hui on peut dire que c’est une poule qui a pondu, des œufs en bronze.  
 
Mais visiblement, il n y a pas eu un appel d’offres ?  
Il n’y a pas eu d’appel d’offres. D’autres personnes étaient contactées, mais ils avaient demandé plus. J’ai été mis au parfum de l’affaire, j’ai donné mon offre et il a été retenu. D’ailleurs, on ne m’a pas donné tout ce que j’avais demandé en contre partie.  
 
Combien aviez-vous demandé ?  
J’avais demandé plus. C’est tout ce que je peux dire. 
 
Vous n’aimez apparemment pas les chiffres. Mais pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste l’accord que vous avez signé avec l’Etat pour pouvoir contrôler une superficie de terrains aussi importante ?  
Quand mon offre a été retenue, j’ai signé une convention. Qui consistait à financer le Monument de la Renaissance, dans la durée de sa construction, le coût global du Monument. Et l’Etat a convenu avec moi de me payer en nature. L’Etat ne pouvant pas payer les Coréens, je me suis subrogé à l’Etat pour payer les Coréens. C’est une subrogation de payement. Et en contrepartie, l’Etat, m’a donné ces terrains (les 30 hectares) en dation. La « dation en payement », pour être un peu plus clair, c’est un échange. Il m’appartient de brûler, de les détruire ou de les offrir à qui je veux. De les viabiliser, de les vendre. L’essentiel, j’ai un engagement de payer le coût de la construction. J’ai honoré ces engagements. Et l’Etat m’a donné ces terrains en payement. C’est clair comme l’eau de roche. 
 
Mais qu’est ce qui empêchait à l’Etat du Sénégal de payer directement les 12 milliards pour la construction du monument, au lieu de faire des montages aussi compliqués ?  
Je ne sais pas. Je ne suis pas l’Etat. Il faut le demander aux autorités de l’Etat.  
 
Vous avez quand même encaissé 27 milliards de l’Ipres. Une vraie aubaine, non ? 
 
Attendez ! Au moment où je le faisais, personne n’y croyait. Je pouvais ne pas trouver un client qui s’appelle l’Ipres et qui veut faire des réserves immobilières. Je suis un opérateur économique et ce n’est pas aujourd’hui que j’ai commencé à vendre des terrains. La cité Fadia qui se trouve aux Parcelles Assainies, c’est Faye et Diagne, c’est moi qui l’ai loti et vendu par la suite. C’étaient des dunes de sable. Je l’ai acheté à 2000 francs le mètre carrée, et je l’ai vendu à 25 milles francs le mètre carrée. J’ai investi et j’ai cru à cela. Regarder ce qu’il y a derrière. C’était une forêt immense, que j’ai nettoyé, viabilisé, et clôturé pour séparer le terrain de l’aéroport. J’ai fait des aménagements à l’intérieur qui m’ont coûté beaucoup d’argent.  
 
Qui vous ont coûté combien ?  
Je ne vous dirais pas combien cela m’a coûté. Je ne vous le dirais jamais. 
 
Nous insistons…  
Je ne vous donnerais jamais les coûts. Pourquoi dois-je vous donner les coûts. La nature de l’opération est claire. Je vous signale que je ne suis pas le père Noël, je ne suis ni la Croix rouge, ni Croissant rouge, ni Caritas. Je suis un opérateur qui prend de l’argent au niveau des banques. Cela coûte de l’argent que d’emprunter de l’argent dans les banques. Allez emprunter un milliard pendant un an vous verrez combien ça va vous coûter en frais financiers. Les terrains que vous achetez combien ça vous coûte en viabilisation…Ne pensez pas que j’ai fait 12 milliards, j’ai vendu 18 hectares à 27 milliards. C’est normal, parce que j’ai cru à une affaire. L’Etat me l’a vendu 10 fois plus que son prix normal défini par le barème. Par le décret. Dans cette zone le décret dit que le mètre carré, c’est 4000 francs Cfa. L’Etat me l’a vendu à 40.000 francs, le mètre carré. Il y a des personnes qui bénéficient de terrains un peu partout à Dakar sans payer le franc symbolique. J’ai acheté ces terrains. Je ne parle que sur la nature légale, le reste, mon business je n’en parle pas.  
 
Ils sont rares ces sénégalais qui ont des avantages aussi suspects… 
 
Justement, c’est parce que je suis sénégalais que des gens en parlent. Mais des plus value, il y a d’autres gens qui en font mais personne n’en parle. Si c’était un Dupond, un Durand, un Saleh ou un Omaïs ou quelqu’un d’autre, on n’en parlerait jamais. Au Sénégal nous vivons une pandémie qui n’est autre que la jalousie.  
 
Ce n’est pas facile d’avoir un terrain aussi placé dans un quartier aussi bien côté. On dit même que Pape Diop vous a aidé dans cette opération ?  
Vous verrez tout le temps le nom de Pape Diop collé à Mbackiou Faye. Mais Pape Diop est un ami, il est d’ailleurs plus qu’un ami. C’est un frère. Je ne m’en cache pas.  
 
Votre ami depuis quand ?  
On s’est connu, il y a neuf ans. Mais quand j’ai commencé à faire l’immobilier je ne connaissais pas Pape Diop. Je vous dis que la cité Fadia va bientôt avoir 20 ans. C’est moi qui l’ai loti. J’ai d’autres terrains à l’extérieur de Dakar que j’ai achetés, il y a 15 ans. Quand j’achetais des terrains qui valent trois cents francs le mètre carré qui, aujourd’hui valent 20.000 francs, 30.000 francs ou 40.000 francs, je ne connaissais pas Pape Diop. C’est parce qu’il est un homme public. Il est la deuxième personnalité de l’Etat. Quand on parle de Mbackiou Faye, on fait tout de suite le rapprochement avec Pape Diop. De grâce laissez-le tranquille. Pape Diop est l’un des hommes politiques les plus honnêtes de ce pays.  
 
Pouvez-vous être formel que Pape n’est en rien mêlé à cette histoire ?  
Je peux jurer sur le Coran que Pape Diop n’est mêlé ni de près ni de loin dans cette affaire. Cette affaire concerne Mbackiou Faye de A à Z.  
 
On dit aussi que la famille présidentielle a des intérêts cachés dans ce dossier qu’en est-il exactement ?  
Il faut avoir du respect. Ce qu’on n’accepte pas pour soi-même, on ne doit pas l’accepter pour les autres. Au-delà de ça, nous sommes des croyants. Musulmans ou chrétiens. La valeur de l’individu, c’est d’avoir du respect pour l’autre. Je suis sénégalais. Quelque soit Alfa, je ne vais pas migrer de ce pays. Si j’ai un milliard je vais l’investir ici ou le manger avec mes frères et sœurs, mes concitoyens, mais je ne quitterais jamais ce pays. Aujourd’hui si j’avais demandé un terrain nu, inoccupé que personne ne veut, j’aurais dit à l’Etat j’ai un projet, d’habitat social, je voudrais que l’Etat me donne 10 hectares au franc symbolique. L’Etat devrait pouvoir me le donner. Pourquoi cherchez-vous des deal partout.  
Par exemple, pour parler de l’affaire qui a eu lieu au village de Mbane, je suis persuadé que vous, en tant que Sénégalais pure souche, vous ne savez pas où se trouve le village de Mbane. Il y a peu de Sénégalais qui connaissent la localité de Mbane. Il a fallu qu’on donne des hectares de terrains à des Sénégalais pour qu’on parle. Au Sénégal les ministres ne doivent rien avoir, de même que les directeurs de société. Les hommes publics n’ont droit à rien. Alors que c’est des terres qui dorment là-bas. Pour viabiliser un hectare de terre, pour rendre ces terres arables, cultivables, et amener de l’eau, il faut dépenser à l’hectare 3 à 4 millions. On octroie à quelqu’un cent hectares, il dépense trois cents millions. Il va fixer la population jeune de Mbane, parce qu’il y a du travail, il va faire du maraîchage ou de l’agriculture, ou tout ce qui est rentable. Il fixe la population, il crée des richesses un pôle de développement, de la main d’œuvre, on dit qu’on l’a donné au directeur de cabinet du président de la République. Alors où est-ce qu’on va dans ce pays ? On aurait laissé ces terres pendant 15 ans, 20 ans à l’Etat où il est, personne n’en parlerait. Vous croyez que c’est juste ça ?  
 
Pour ne pas trop nous éloigner de notre affaire, est-ce vrai que le reste des terrains a été cédé à des ministres ?  
Je suis en train de viabiliser le reste et de le vendre. Si vous voyez le nom de ces personnes-là, ou bien une personne qui a une affinité avec ces personnes, venez me le dire, je me mettrais une balle dans la tête. Au Sénégal, on vit de Ceebu Jeen et de rumeurs. C’est le plat préféré des Sénégalais. Je ne fuis pas la rumeur. Serigne Touba a dit : « si vous n’avez rien fait, ne fuyez pas la rumeur, car elle ne vous rattrapera jamais. Mais si vous avez touché à la rumeur. Même si vous courez aussi vite que vous pouvez, la rumeur vous rattrapera tôt ou tard ». Je n’ai pas peur de la rumeur. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat. J’ai fait une opération normale. Et je suis sénégalais. Les autres n’acceptent pas que les Sénégalais soient millionnaires ou milliardaires. Ils l’acceptent pour les étrangers mais pas pour les Sénégalais. Or, pour développer ce pays, il faut créer des richesses sénégalaises.  
 
Le représentant du Fmi, Alex Ségura a dit que si ce qui a été dit sur cette affaire est avéré, alors c’est très grave !  
Lui, il a ses paramètres. Je ne rentre pas dans ces paramètres. Je suis un Modou Modou, un opérateur économique. Je fais une affaire commerciale. S’il a des questions à poser ou des remarques à faire, il n’a qu’à le faire à qui de droit. Je n’ai aucun lien avec lui. Je n’ai aucun lien avec ce monsieur-là. Je ne suis pas du Fmi ni de la Banque mondiale. L’argent que j’ai eu, je l’ai obtenu à la sueur de mon front. J’ai emprunté à gauche et à droite, j’ai fait le Modou Modou. Si ce monsieur a des critiques par rapport à ça, il sait où s’adresser. Mais pas à moi. 
 
Une enquête parlementaire va sans doute être ouverte. Ne craignez-vous pas quelque chose à ce propos ? 
Ils n’ont qu’à faire une enquête parlementaire. Je suis clean. Je ne crains absolument rien dans cette affaire.  
 
RENCONTRE D’EXPLICATION AVEC LE MAIRE DE DAKAR Karim entend assumer son rôle de conseiller municipal 
 
Article Par Latir MANE ,  
Paru le Mercredi 1 Jui 2009 
 
Karim Wade continue ses visites de remerciement. Hier, il était chez le maire de Dakar pour le remercier de son soutien lors des décès de sa femme et de sa tante. Mais Karim y était aussi au titre de conseiller municipal. Un poste qu’il entend remplir pleinement.  
 
Après la défaite de la coalition Sopi 2009 aux élections locales à Dakar, bon nombre de Dakarois se demandaient déjà si Karim Wade allait accepter de siéger au Conseil municipal de la ville de Dakar. Le concerné vient de leur apporter la réponse, même si c’est avec un peu de retard.  
Hier, le ministre d’Etat chargé de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures a exprimé «sa volonté de participer aux activités du Conseil municipal et d’assumer pleinement le mandat de conseiller municipal que les électeurs dakarois lui ont confié». Il l’a fait savoir à l’édile de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, non sans ajouter qu’il «réitère sa disponibilité au maire qui doit pouvoir compter sur son engagement. Car, au-delà des clivages politiques, le seul combat qui vaille est celui de la satisfaction des attentes des Sénégalais». M. Wade a fait savoir au maire qu’il a, dans le cadre de sa nouvelle fonction de ministre d’Etat, reçu des instructions fermes de la part Me Abdoulaye Wade de poursuite des travaux routiers et d’assainissement dans la capitale. Il a promis de lancer bientôt un important programme à ce sujet. 
Karim Wade a en outre remercié le maire de Dakar pour son soutien et sa disponibilité lors du décès de sa femme et de sa tante. Il a d’ailleurs demandé au maire de transmettre ses remerciements au Conseil municipal pour ses condoléances des deux décès de son épouse et de sa tante. Karim a également demandé au maire de transmettre ses remerciements à ses camarades socialistes qui lui avaient témoigné leur sympathie en ces douloureuses circonstances. En retour, M. Sall lui a fait savoir que cela est naturel. Et qu’il est normal que l’opposition, en de pareilles circonstances, se déplace pour apporter son soutien et présenter ses condoléances, quelles que soient par ailleurs les divergences politiques.  
 
Khalifa Sall refuse que la rencontre soit filmée 
Karim Wade a débarqué à l’hôtel de ville vers 12 heures, en compagnie de son staff de quatre personnes. Il a souhaité que la rencontre soit filmée par la Rts, et on ne sait à quelle fin. Mais le maire n’a pas jugé nécessaire la présence des caméras dans ce qu’il a considéré comme une séance de travail. Cela ne fait pas partie des habitudes du nouveau maire, a-t-on confié. Finalement, les journalistes ont été vidés de la salle où s’est tenue la rencontre. 
 
LE QUOTIDIEN : 
432 milliards à huis-clos à l’assemblée nationale : les coulisses d’une grosse farce. 
l Le soldat Baldé au secours de son capitaine Karim 
l Interpellé en wolof, Karim répond en français 
Karim Wade a passé, comme il l’a souhaité, son grand oral, hier, à l’Assemblée nationale. Dans le but de se laver des soupçons de manque de transparence qui le poursuivent, il a bénéficié de conditions particulières pour s’expliquer. Ce qui n’a pas été sans difficultés, bien que la séance se soit passée en un huis clos total. 
D’abord, tout semble avoir été arrangé pour que le fils du Président passe inaperçu. Seuls, les députés et les quelques ministres venus soutenir Karim Wade avaient accès à l’As¬semblée nationale. Pour une première fois, les journalistes se sont vus interdire l’entrée dans l’hémicycle. Ces mesures restrictives n’enlèveront rien en leur détermination. Ils prennent leur mal en patience et décident de faire le pied de grue tout au moins pour voir l’arrivée du président de l’Anoci. Jusqu’à 16 heures, la presse ne reçoit aucun signe. Et quelle n’a pas été la surprise des journalistes quand ils apprennent que Karim Wade était ? Ils apprennent avec stupéfaction venu il y a environ une demi-heure. Par où que c’était par une entrée autre que la porte principale que Karim, les députés et certains ministres venus avant lui, ont accédé à l’Hémicycle. Bien que coupés de toute information et bloqués aux portes, les journalistes n’en démordent pas. Leur patience va payer, quand vers 17 heures, ils reçoivent finalement l’ordre d’entrer dans la maison. Seulement, ce ne sera que le début d’une autre séquence d’attente qui va durer jusqu’à 21h30.  
Entre temps, aux environs de 20h30, Me El Hadj Diouf qui sort pour prendre un peu d’air sera assailli de questions. Le ; il compare ce qui se passe à l’intérieur député avocat, ne mâche pas ses mots à du cinéma avec «Karim dans le rôle d’un professeur qui vient dispenser un cours magistral aux députés dont certains boivent et applaudissent». Il dénonce vivement la présence de la Rts dans la salle, alors que les autres journalistes sont tenus à l’écart. «Autant qu’eux, vous avez aussi droit à l’information», déplore Me Diouf. Puis, il rejoint la séance qui se terminera près d’une heure plus tard. Quand les portes s’ouvrent, un tohu-bohu général s’installe. Mais là aussi, toujours dans le souci de tenir éloigner les journalistes, un incident se produit. Dans un petit hall qui donne directement à la salle des débats, les journalistes privilégiés continuaient à faire leur travail, alors que la grande majorité est tenue à l’écart et n’avait droit au chapitre que par une baie vitrée. Ensemble, ils font un vacarme infernal pour réclamer l’égalité dans les traitements. Les gendarmes qui bouchaient les entrées finiront par céder. Pendant ce temps, Karim Wade, lui, est toujours dans la salle où s’est déroulé son exposé. Bien obligé de sortir par cette unique porte, il se voit contraint de dire quelques mots à la presse. Il se félicite de l’exercice qu’il vient de passer et remercie les députés qui ont bien voulu l’écouter. Et comme toujours, il s’est dit fier de la gestion de l’Anoci. «C’est un exemple de transparence dans la gestion des affaires publiques au Sénégal», confie-t-il. Mais quand dans la foule des journalistes, une question fuse sur les audits externes de ; alors Karim met immédiatement fin à sa déclaration. Aidé d’un l’Anoci impressionnant cordon de sécurité, il s’engouffre dans sa luxueuse voiture qui quitte l’Assemblée nationale en trombe. Son adresse à la presse, brutalement interrompue, n’aura duré que deux minutes après plus de cinq heures de questions-réponses face à une trentaine de députés et sénateurs. Fin de la comédie. 
Par Rudolph KARL 
karl@lequotidien.sn  
 
REACTION - Me Ndèye Fatou Touré, député, responsable du Mouvement Tekki. 
«Est-ce qu’entre l’aéroport et le centre-ville, il y a vraiment 75 kilomètres de routes ?»  
Propos recueillis par R. KARL 
«Nous avons eu droit à un discours très aérien. On nous a donné beaucoup de ; c’est ce que j’ai eu d’abord chiffres, mais on ne nous a donné aucun document à déplorer. Nous n’avons aucun rapport chiffré, aucun procès-verbal d’activités, même annuelles. Nous n’avons eu aucun bilan qui puisse nous permettre de ; donc notre rôle est de vérifier, car en fait nous sommes un organe de contrôle pouvoir vérifier toutes les déclarations faites aussi bien par le président du Conseil de surveillance que par le directeur exécutif de l’Anoci. 
Nous avons préconisé et même demandé que la Cour des comptes puisse faire le point, même ; après coup avec l’Anoci. Ils disent qu’ils ont fait 75 kilomètres de routes c’est à vérifier. Est-ce qu’entre l’aéroport et le centre-ville, il y a vraiment ? Cela nous laisse un goût d’inachevé, une 75 kilomètres de routes insatisfaction totale.» 
 
AUDITION - Répondant à la quasi-totalité des questions même en wolof. 
Le soldat Baldé au secours du capitaine Karim  
Par Aly FALL 
Drôle d’audition que celle dont ont été gratifiés les élus du peuple, hier, à l’Assemblée nationale. Pour des «auditionnés» bien particuliers comme les responsables de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci), il fallait prendre des mesures particulières, surtout pour les députés de la majorité. Ces derniers, comme par hasard, se sont bien gardés hier de prononcer un seul mot en wolof. Nos interlocuteurs qui étaient dans la : seule Fatou Youssouf Aïdara s’est finalement lâchée en salle sont formels wolof, après avoir longtemps souffert du haut du parloir, avec la langue de chez les libéraux : pas Molière qu’elle ne maîtrise point. La règle était claire un seul mot en langue nationale pour ne pas froisser un «hôte de marque» comme Wade fils. Mais, les députés de l’opposition ne se sont pas fait prier pour transgresser la règle. Imam Mbaye Niang et Mously Diakhaté ont, en effet, préféré poser des questions en wolof, sans pour autant se faire des illusions. En effet, en lieu et place de Karim Wade, c’est Abdoulaye Baldé qui montait sur ses grands chevaux pour servir des réponses à la quasi-totalité des questions posées. Encore que ces réponses, pour la plupart, n’ont pas satisfait des députés comme Imam Mbaye Niang qui, apprend-on, a évoqué l’affaire Bara Tall ou encore la construction de la Cité-Oci qui n’a pas encore vu le jour, alors qu’elle était prévue durant le Sommet. Les députés de Wade père, eux, ont bien : «Remercie¬ments, félicitations, assimilé la litanie qu’il fallait dérouler prières» à l’endroit de Karim Wade. Ces mots revenaient souvent dans leurs propos, soufflent nos interlocuteurs. Qui font même état d’applaudissements, quand le président de l’Anoci servait une réponse qu’ils jugent satisfaisante.  
Mais l’audition d’hier, c’était aussi des incidents comme il fallait s’y attendre. Alors qu’il voulait prendre la parole pour le 2e tour, Me El Hadji Diouf s’est vu opposer un niet catégorique par la bande à Doudou Wade. C’est ainsi que l’audition a été interrompue pendant une bonne demi-heure avant de reprendre son cours normal, après que les députés libéraux lui ont finalement laissé la parole. Et comme pour le 1er tour, Me Diouf s’est insurgé contre la démarche entreprise pour entendre les responsables de l’Anoci qui ont eu à gérer 432 milliards de francs Cfa des contribuables sénégalais.  
alyfall@lequotidien.sn  
Conseil constitutionnel et «incompétence» 
Par principe, tout le monde se soumet à la décision de justice à la seule condition qu’elle se révèle «juste» c’est¬-¬à-dire, pour l’essentiel, indépen¬dan¬te, compréhensible, admissible par¬¬¬ce que proportionnée et adaptée au contexte du débat. Même dans ces cas, rien n’empêche, intellectuellement, tech¬niquement, de la critiquer en termes d’appréciation. 
Avec le Conseil Constitutionnel du Sénégal, ça commence à bien faire. Sa position immuable excède l’entendement. Dans la sphère francophone, il se dit qu’aux côtés du Sénégal, seule la Cour Constitutionnelle du Congo (Brazzaville), passe son temps à se déclarer «incompétente». 
Un peu partout ailleurs, l’honneur est sauf. La Cour Constitutionnelle du Bénin a donné le ton depuis longtemps et maintient le cap en s’opposant à toute velléité de domestication. Elle le fait à partir d’une posture de dignité permanente face à d’éventuels excès du Pouvoir Exécutif. La Cour constitutionnelle du Niger vient de s’illustrer en renforçant la démocratie à partir d’un arbitrage courageux face à des tentatives de dérapage personnel du Pré¬sident nigérien à la recherche d’un nouveau mandat non admis par la Cons¬titution. Toute l’Afrique a applaudi. Pour éviter de mettre en péril l’accord de Dakar, jugé apte à permettre la transparence des futures opérations électorales, le Conseil Constitu¬tion¬nel de Mau¬ritanie a censuré, ces jours-ci, un décret des autorités de la transition qui ne respectait pas le délai normal de dépôt de candidatures en vue de la prochaine élection présidentielle. Malheu¬reuse¬ment, dans le même temps, il faut que le Conseil Constitutionnel du Sé¬négal dégringole dans l’échelle d’estime africaine suite à sa nouvelle déclaration d’«incompétence» relativement à di¬verses questions se rapportant à la création d’un poste de vice-président de la Ré¬pu¬blique. 
Que l’on nous comprenne bien. Nous n’attendons pas du Conseil qu’il donne forcément raison à l’Opposi¬tion, car rien ne lui empêche de se prononcer en faveur du Pouvoir, l’essentiel figurant dans l’argumentaire qui fonde sa décision. 
Ce que nous fustigeons c’est le ponce-pilatisme continu dans le comportement du Conseil. 
Contrairement à ce que pensent pouvoir soutenir, ici ou là, certains po¬li¬tiques ou juristes professionnels, le salut ne réside pas dans une modification d’appellation où «Cour» se substituerait à «Conseil». La France dis¬pose d’un Conseil Constitutionnel. Nul ne s’en plaint. Au Congo se tient une Cour Constitutionnelle toujours «inc¬om¬¬pétente». Au Bénin, ce sont des «con¬seillers» qui siègent avec efficacité alors qu’au Sénégal ce sont des «juges» (art.89 de la Constitution) avec l’inefficacité constatée. 
Le problème ne se circonscrit pas, non plus, à une simple question de droit. Le sujet est politique. Pour la classe politique, il s’agit de disposer d’une structure (ici partie de l’institution judiciaire), d’un Sage Politique, capable, en connaissance de cause, d’arbitrer les différents majeurs politiques, électoraux, constitutionnels susceptibles d’op¬poser profondément les acteurs politiques. 
Si le Conseil Constitutionnel persiste dans sa courte vue qui ? La ? Le Peuple en révolte : l’Ar¬mée mène au déni de justice, qui va arbitrer ? ? Qui jeunesse en furie 
A la lecture de l’article 92 de la Cons¬titution disposant que «le Con¬seil Constitutionnel connaît de la constitutionnalité des lois…», d’aucuns voudraient nous amener à admettre une compétence restrictive du Conseil limitée aux seules lois ordinaires et lois organiques avec exclusion des lois constitutionnelles. 
Cet argument, que retient d’ailleurs le Conseil, est spécieux donc irrecevable. D’abord parce que la restriction ne ressort pas ; puis parce que les lois constitutionnelles sont de la rédaction du texte d’abord et avant tout des lois, elles ne sont revêtues ni du caractère de ; ensuite parce que l’on peut se versets du Coran ni de paroles d’Evangile trouver dans un cas de figure où la nouvelle loi constitutionnelle méconnaît, peut-être même gravement, l’esprit du reste de la Cons¬ti¬tution ou viole des principes généraux déduits des termes de la Cons¬titution, d’où matière à censure. Cas de ce que nous pourrions appeler une loi in¬constitutionnelle. Le prétendu «constituant», en plus d’être une fiction car portant, en réalité, les habits du pouvoir, n’est certainement pas infaillible. Enfin, dire le droit, en circonstances politiques, encore plus qu’en situation ordinaire ne s’arrête pas à une activité d’application mécanique et textuelle de la règle de droit sinon il suffirait de programmer un ordinateur à cet effet. 
Il appartient au Conseil Constitu¬tion¬nel de s’arroger le droit que lui autorise la jurisprudence. C’est par la ju¬ris¬prudence que le juge civil, pénal, international etc. a fait progresser la Justice, dernier rempart de la liberté et de la démocratie. 
Au demeurant, le juge du Conseil Constitutionnel sénégalais a toujours été un juge politique. 
Feu notre professeur, le président Kéba Mbaye, en recevant le serment du Président Abdou Diouf en 1981, : «…Les Séné¬galais sont fatigués…», sous-entendu l’interpellera en lui disant que le nouveau chef d’Etat avait une obligation de résultat. Cette posture est politique. Lorsque, recevant le serment de ce même Prési¬dent Diouf, en 1993, le président Youssou¬pha Ndiaye s’octroie la liberté de le déclarer élu «dès le premier tour» complétant son discours de considérations politiciennes, il s’impliquait dans la chose politique. Recevant, à son tour, en 2007, le serment du Président Abdoulaye Wade, Mme la présidente Mireille Ndiaye s’est autorisée chef de l’Etat. Son attitude des observations positives sur le mandat écoulé du revêt un caractère politique. 
En conséquence, au nom de quoi les juges du Conseil constitutionnel veulent-ils fuir leurs responsabilités alors qu’ils vivent parmi les Séné¬ga¬lais dont ils sentent les pulsions, les in¬terrogations, les inquiétudes. Com¬ment peuvent-ils continuer à donner dans le juridisme alors que le pays pourrait basculer suite à une énième ? «incompétence» 
Le comportement d’incompétence récurrente ne saurait perdurer. En août 1999, par proposition de loi à l’Assem¬blée Nationale, nous demandions, en vain, que sur les 5 (cinq) juges, au moins 2 (deux) proviennent d’autres milieux que du judiciaire ou de la faculté de droit. Des politologues, des journalistes de desk politique, d’anciens hommes d’Etat, des ambassadeurs, des officiers généraux ou supérieurs, etc. pourraient faire partie du Conseil pour y apporter l’éclairage, l’expérience de leur vécu. 
D’ailleurs, nous estimons aujourd’hui que le nombre de sages devrait passer au moins à 7 (sept) ainsi que cela s’observe un peu partout en Afrique. Au Burkina Faso, ils sont 9 (neuf). 
Toujours en août 1999, nous proposions une possibilité de saisine du Conseil par 10 000 (dix mille) électeurs au moins. Ce nombre pourrait se discuter mais la saisine citoyenne gagnerait à s’instaurer. 
De passage à Cotonou, ces jours derniers, à la veille de l’ouverture du 5e Congrès de l’Assemblée des Cours Constitutionnelles ayant en partage l’usage du français (Accpuf), qui, cette année se penche sur les crises politiques en Afrique, il nous a été donné de mesurer l’ampleur du questionnement francophone africain face à l’incompréhensible «incompétence» e¬n¬dé¬mique de notre Conseil Constitu¬tion¬nel. Pour dire que l’inquiétude ne se cantonne pas seulement intra muros. 
A présent nous devons dépasser la stigmatisation. Il suffit qu’opposition et pouvoir s’entendent afin d’amener le Conseil à assumer pleinement son rôle car cette situation indispose tout le monde et ne grandit pas notre pays. 
Pour ce faire, nul besoin de modifier la Constitution, il suffit de disposer de juges responsables. 
A défaut, rien n’empêche les acteurs politiques de choisir un autre cadre d’arbitrage autrement composé. Sur ce sujet, des idées existent. 
Jean-Paul DIAS 
 

 

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