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L'éléphant fraie le chemin à son enfant !

L'0BSERVATEUR:  
 
CONTRIBUTION Les catastrophes de l’Ecole Sénégalaise  
 
 
Article Par Mamadou Ngom Sociologue, (ngomm27@yahoo.fr),  
Paru le Mercredi 12 Nov 2008 
Quand va-t-on enfin ouvrir les yeux, dire la vérité, protester, hurler, manifester et exiger le fantastique coup de balai qui s’impose ? Le système éducatif fait n’importe quoi, n’importe comment et personne ne dit rien. Aucun dirigeant de ce pays, aucun responsable politique (même ceux de l’opposition) n’a eu le courage de taper sur la table et de dire que cela suffisait comme cela. Mais chacun fait dans l’imposture, la démagogie et le dilatoire.  
Le fait que le niveau culturel réel des sénégalais s’affaiblit d’année en année est un truisme sur lequel tout le monde s’accorde. Nul n’ignore que le taux de chômage croît de façon exponentielle, que la violence envahit chaque jour nos villes, nos quartiers et même l’université, que la pauvreté, la précarité, et l’exclusion gagne de plus en plus du terrain. Tous ces malheurs ont une seule et même cause : un système éducatif extraordinairement nul qui mérite d’être chamboulé de fond en comble car étant comme une gigantesque machine qui détruit chaque année des centaines de milliers de jeunes sénégalais.  
Ces maux de l’école sénégalaise ont pour noms entre autres : des politiques inefficaces, des programmes caducs, des enseignants sans formation adéquate donc souvent nuls et/ou non motivé, prompt à la revendication, des effectifs pléthoriques, des parents d’élèves démissionnaires devant « la scolarité inutile » de leurs enfants.  
Pour ce qui est de l’Etat, il dit avoir consacré 40 % du budget à l’éducation. Chiffres officiels donc mensongers. Il suffit simplement de jeter un coup d’œil sur les conditions de travail dans nos écoles, lycées et universités. L’Etat veut atteindre la scolarisation universelle à l’horizon 2010 alors qu’il peine à prendre correctement en charge les 83% ( chiffre officiel) qui y sont et éprouve davantage de difficultés à donner un emploi à ceux qui en sortent malgré les efforts qu’il dit avoir consenti en matière d’allocations budgétaires en faveur de l’éducation. La massification rime-t-elle avec qualité ? Nous en doutons.  
A cela s’ajoute des programmes d’enseignements désuets qui font que l’école rate sa vocation de développement pour devenir « une machine à créer des chômeurs et des illettrés ». Le système est en effet hérité de la colonisation et n’a jamais été l’objet de réformes en profondeur alors que l’école coloniale avait des objectifs non pas de développement mais plutôt d’assimilation. Le Général Merlin disait déjà : « l’enseignement se propose avant tout de répandre dans la masse des indigènes la langue française afin de fixer la nationalité. Il doit tendre ensuite à doter l’indigène d’un minimum de connaissances générales mais indispensables, afin de lui assurer des conditions matérielles d’existence meilleure, d’ouverture d’esprit à la culture française et à la civilisation occidentale ». Les « écoles et classes pilotes » qui devaient corriger cette anomalie restent éternellement « expérimentales ». Nous devons aller dans le sens d’une adéquation réel entre ce que l’on enseigne et les besoins socio-économiques et culturels de notre pays. Concernant les enseignants, l’Etat recrute n’importe qui : des professeurs de français qui n’ont jamais lu Molière, qui à l’université ont échoué alors qu’ils faisaient non pas Lettres mais droit ou histoire, des étudiants en pharmacie profs de maths et même des déficients mentaux sont recrutés. Le cas de celui qui enseignait les mathématiques à Pire alors qu’il n’avait même pas le BFEM est révélateur du laxisme et du manque de sérieux dans le recrutement des professeurs.  
L’Ecole élémentaire est encore plus malade avec le recrutement des volontaires de la liste sécuritaire qui n’a aucun caractère méritocratique mais qui sert, plutôt, à satisfaire une clientèle politique. En 1995, en effet, l’Etat a constaté une baisse du TBS…. qui passe de 58% en 1990 à 54,6% en 1994 et a fait de la réduction du coût du maitre un impératif économique pour juguler le déficit en enseignant. Il recourut ainsi aux volontaires en leur octroyant une bourse (et non pas un salaire). Il est vrai qu’avec le chômage endémique, il y a eu des volontaires qui ont un niveau académique très élevé (Maitrise, DEA) mais ceux-ci manquent souvent de motivation car ils sont volontaires malgré eux. Une enquête que nous avons menée en 2004 a révélé que 75% des volontaires ne comptent pas rester dans l’enseignement, 55% considèrent leur métier comme « une simple issue de secours » et moins de 10% seulement affirment être entrés dans l’enseignement par amour du métier. Nous pouvons donc dire que les volontaires ne débarquent dans l’enseignement que par la nécessité de trouver un emploi stable.  
Quand le recrutement d’enseignants se base sur des critères subjectifs  
Le recrutement de « gré à gré » est aussi un des problèmes du volontariat de l’éducation surtout avec la « liste sécuritaire ». Nous avons rencontré des volontaires qui ont arrêté les études depuis plus de dix ans et qui ont été recrutés parce qu’ayant un parent quelque part au ministère ou parce que « connaissant les codes gagnant du marché de l’emploi au Sénégal ». C’est pour dire que, s’il existe de très bons enseignants qui maîtrisent leur art, qui font aimer la littérature, l’histoire ou les mathématiques et qui donnent goût aux études, il n’en existe pas moins des maîtres et professeurs qui sont chahutés par les élèves, ennuyeux à outrance, au savoir limite et au sens pédagogique inexistant. Le malheur c’est que ce type d’enseignant devient de plus en plus nombreux avec les recrutements massifs, fondés non plus sur le mérite mais plutôt sur le népotisme et la corruption. Pourtant, l’Etat pense régler le problème du manque de formation des enseignants en érigeant l’Ecole Normale Supérieure en Faculté. Mais, il est inquiétant de constater que la formation ne l’est que de nom. Les formateurs balancent des CD de plus de 500 pages, racontent leur vie et font valoir leur volonté de puissance devant les enseignants. Le taux de réussite à la FASTEF ne dépend pas du mérite des enseignants, mais de la santé financière de l’Etat et de ses possibilités à réintégrer dans la fonction publique.  
L’Etat recrute parfois des étudiants médiocres (pas tous), indiscutablement sans avenir dans le secteur privé (plus exigent) et attirés par la stabilité de l’emploi et les vacances prolongées. Sans leur donner le minimum de formation pédagogique, il leur confie des classes sachant bien qu’ils vont détruire et ainsi sacrifier des milliers de jeunes sénégalais qui n’ont eu que le ‘’tort’’ de chercher le savoir. C’est cela qu’on appelle le PDEF (Programme Décennal de l’Education et la Formation) ? Je dirai plutôt Programme de Dégradation de l’Education et de la Formation par des séminaires aussi onéreux qu’inutiles qui sont, en réalité, des prétextes pour les cadres du système de se remplir les poches.  
Pour ce qui est des effectifs, il n’est pas rare de voir une classe dont l’effectif dépasse cent élèves ; ce qui ne manque pas d’affecter la qualité des enseignements d’autant plus qu’il faut une pédagogie spéciale pour gérer les grands groupes. Une des conséquences de ces grands effectifs est le recours aux classes à double flux qui rendent impossible la bonne gestion du quantum horaire déjà mise à rude épreuve par les grèves répétitives. Ces grèves sont dues, d’une part, au fait que la plupart des responsables de syndicats sont corrompus et souvent mus par des intérêts plutôt individuels et d’autre part par des dirigeants peu soucieux des intérêts de l’école sénégalaise qui, en réalité, est l’école des pauvres et des défavorisés. Comment en serait-il autrement d’autant que la plupart d’entre « ces élites » ont leurs enfants dans de bonnes écoles étrangères. La théorie de la reproduction de Pierre Bourdieu explique bien cette situation. Les « héritiers » des élites auront ainsi le monopole des lumières de la connaissance et donc du pouvoir alors que la grande masse sera éternellement condamnée à être dans les ténèbres de l’ignorance, de l’exclusion, de la pauvreté incurable et de la soumission. On lui ouvre hypocritement les portes d’une école nulle qui lui donne quelques rudiments lui permettant, ultérieurement, d’exécuter de façon docile les ordres des « dignes héritiers ».  
Les parents, de leur côté, trouvent l’école inutile, la scolarité de leurs enfants ne valant pas la peine de se déplacer pour aller récupérer les bulletins de notes, le maitre ou le professeur croisé dans la rue ne méritant pas d’être saluer. L’enseignant est même parfois vu comme un vulgaire dépravé qu’il faut surveiller pour qu’il n’abuse pas des enfants.  
Il y a enfin un paradoxe qui me taraude l’esprit : ce sont les années qui ont connu le plus de perturbations qui enregistrent les plus forts taux de réussite au CFEE. Les années 2008 et 2006 sont là pour en témoigner. Ce n’est pas en la couvrant que l’odeur fétide d’une immondice disparaît. Ne masquons donc pas la réalité mais essayons plutôt de lui trouver des solutions justes, honnêtes et durables.  
 
 
Assainissement, gestion des hôpitaux L’Etat avoue son impuissance 
 
 
Article Par JEAN-PIERRE MANE ,  
Paru le Mardi 11 Nov 2008 
Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a répété, hier, que l’Etat n’a pas les moyens de mettre un terme aux inondations. Dans le même sillage, Abdoulaye Diop a indiqué que les montants nécessaires pour gérer les hôpitaux sont très lourds pour l’Etat qui n’en a pas les moyens.  
Pour le ministre, un quart des Sénégalais vit à Dakar sur moins de 1% du territoire national dans des sites qui sont des marigots ou alors des voies d’eau. La seule alternative pour le gouvernement consiste à les déguerpir. « Il ne faut pas se voiler la face. Aucun pays en voie de développement ne peut régler la question de l’assainissement. Au Sénégal, nous avons tout fait. La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a. Or, nous avons tout donné. L’assainissement exige de gros moyens que nous n’avons pas. Nous ne pouvons que nous contenter de programmes que nous exécutons selon nos moyens », a dit le ministre d’Etat. Selon toujours Abdoulaye Diop, le secteur de l’assainissement «est trop cher. Nous avons fait appel à des partenaires dont nous avons obtenu 60 millions pour des problèmes d’assainissement lors des cérémonies religieuses». Ceci est valable pour la gestion de certains de établissements comme les hôpitaux, dont la gestion, aux yeux de l’argentier de l’Etat, demande également des moyens «extrêmement lourds». Interpellé sur la prolifération des agences dont le budget de fonctionnement coûterait près de 130 milliards à l’Etat, selon le député Abdoulaye Bamba Dièye, secrétaire général du Fsd/Bj, le ministre a laissé entendre que «cette question préoccupe l’Etat qui s’engage à tout faire pour une plus grande rentabilité des agences» . Certains députés n’ont pas manqué de déplorer «le budget faramineux de la Présidence, dans un contexte de crise dans tous les secteurs d’activité».  
Revenant sur la dette intérieure, estimée à plus de 300 milliards de F Cfa, Abdoulaye Diop exhibe une ardoise de 175 milliards de Fcfa, insistant que l’Etat n’a jamais raté une échéance de paiement. Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a indiqué, hier, que la dette flottante de l’Etat, en se basant sur les mandats émis par les comptables publics et non payés à la date du 29 octobre 2008, se chiffre à 108 669 962 530 milliards de F Cfa. Cette dette, explique l’argentier de l’Etat, concerne les arriérés de 2007 qui s’élèvent à 10 283 604 061 milliards de F Cfa et des arriérés de 2008 chiffrés à 98 386 356 469 milliards F Cfa. Si on cumule toutes les catégories, les dépenses engagées (non liquidées, non ordonnancées, etc…) à celles mandatées par le Trésor, le montant de la dette de l’Etat s’élèverait à 174 908 252 628 milliards de F Cfa. «D’ailleurs, ce chiffre est presque égal à ce que nous avons mis comme aide directe ou indirecte dans les subventions et autres pour aider les populations à supporter les prix», a dit le ministre d’Etat pour qui, ceux qui parlent de 300 milliards sont des gens du dehors qui ne connaissent rien au système. Aussi a-t-il répété que l’Etat paie régulièrement et n’a raté aucune échéance. Le ministre a aussi insisté pour l’application totale et rigoureuse des dispositions du Code des marchés pour, dit-il, mettre le Sénégal à l’abri des critiques des bailleurs, en cas de violation. Les ressources ordinaires (hors dons) du budget 2009 sont arrêtées à la somme de 1 337 milliards contre 1 172,71 milliards dans la Loi de finance initiale de 2008, soit une progression de 14%. «Cette progression augure d’un taux de recouvrement assez élevé des recettes fiscales estimées à 1 302 milliards contre 1 137,5 en 2008 », indique le ministre d’Etat. 
 
 
LEQUOTIDIEN: 
Guerres de positionnement, blocage de structures à Paris et à Thiès :Concrete jungle autour de Karim  
12-11-2008 On l’avait mise en place le 6 octobre 2007 avec un discours pompeux entendu un peu partout dans les autres localités pour décliner ses ambitions, avec en toile de fond le soutien à Karim Wade. Au finish, la cellule de la «Génération du concret» de Thiès, malgré des réunions à la pelle dans les hôtels de la ville, a fini par dépiter certains de ses membres au point qu’une partie d’entre eux a préféré prendre du recul. 
Par Birane GNING 
 
S’en est alors suivi une certaine léthargie née, selon Safiétou Diop nommée coordonnatrice de la cellule au moment de son implantation, «de la façon de faire et de la personnalité» de El Hadji Bacar Diagne, l’initiateur du projet. Soupçonné par certains membres de la cellule de ne pas avoir la même lecture qu’eux sur la démarche à entreprendre dans le soutien au parrain Karim Wade, l’homme d’affaires thiessois constituerait aujourd’hui «un blocage» dans le fonctionnement de la cellule en perspective des enjeux futurs. les enjeux seraient, à terme, le maillage du territoire communal et départemental de cellules soutenant Karim Wade et son père, comme on le fait en ce moment à Tivaouane, pour préparer l’accueil du Président Wade quand il sera à Thiès le 6 octobre prochain pour inaugurer l’usine de montage de véhicules Seniran Auto.  
C’est du reste cette arrivée du Président Wade dans la capitale du rail qui a servi de prétexte à la réunion des gens de la «Génération du concret» de Thiès. Une réunion au cours de laquelle on s’est dit des vérités sur le fonctionnement de la cellule de Thiès notamment son blocage. Il a été annoncé à la presse la mise à l’écart sans délais de El Hadj Bacar Diagne, quand le mouvement de soutien au fils du président de la République sera structuré. La réunion a aussi permis de mesurer les ambitions des uns et des autres, quant au contrôle du mouvement de soutien à Karim Wade dans la ville avec en lice Mme Sophie Ciss, gérante d’une auberge célèbre dans la ville. Dernière venue dans le mouvement du fait de son appartenance au clan Modou Diagne Fada jusqu’au retour de ce dernier au Pds, Mme Ciss a été la première à s’approcher du ministre Awa Ndiaye et à tailler bavette avec les proches de Karim Wade pour «dénoncer la façon de gérer du président Bacar Diagne».  
Cela semble avoir été bénéfique pour elle, puisque dans le constat de blocage fait à la fois par elle et Mme Safiétou Diop, directrice du Ppj (Projet de promotion des jeunes) par ailleurs coordonnatrice de la cellule au moment de son implantation, elle est la seule à occuper un poste «après la dissolution du Bureau de la cellule de Thiès». Elle a été nommée coordinatrice du Directoire de relance, mis en place pour conduire la «Génération du concret» vers sa structuration dans la région. Un Directoire de sept membres où l’on trouve, outre Sophie Ciss, Safiétou Diop et Cheikh Ngom Madiodo qui fut le responsable de l’implantation dans le bureau défunt de la cellule de Thiès. Demandez à ce trio les raisons de ce blocage de la cellule de Thiès et le sort qui sera réservé au président Bacar Diagne à son retour du pays, toutes les réponses seront divergentes ! Poussez votre interrogatoire en demandant le profil de responsable qui sied le plus aujourd’hui à la «Génération du concret» dans la ville, voire dans la région, les réponses seront tout aussi divergentes.  
C’est dire que c’est un flou artistique qui prévaut en ce moment chez ceux qui soutiennent le fils du Président dans la ville. Et avec la perspective de restructuration qui se dessine, on voit de plus en plus des structures du genre «H 21», «Karim Sisters» ou autres, parlant au nom du ministre Awa Ndiaye apparaître sur la scène thiessoise dans ce combat au service du fils du président de la République. Les coups ne manqueront pas de pleuvoir avec cette restructuration et le camp de Sophie Ciss commence déjà à en donner à Mme Safiétou Diop.  
 
Correspondant 
PRETEXTES - La course à la séduction de Karim et Baldé entre dans une nouvelle phase  
12-11-2008 Sous couvert d’une association «humanitaire», des membres de la «Génération du concret (Gc)» organisent une soirée de gala samedi à l’Unesco. Abdoulaye Baldé y est annoncé, et la présence de Karim Wade souhaitée. De son côté, le Cercle des cadres de la Gc prépare une «Journée du concret» qu’il veut grandiose. Tout cela prend l’allure d’une jungle entre «concrétistes» en lutte des places. 
Par Thierno DIALLO 
 
Chez les adeptes de la «Génération du concret» en France, on ne manque pas d’idées et d’astuces. En effet, à mesure que l’on approche de la descente de Karim sur l’arène politique, les souteneurs de cette association s’agitent dans tous les sens. Et la rivalité entre ses différentes structures n’a jamais été aussi intense. Il faut dire que l’enjeu est énorme : le positionnement. Pour gagner la sympathie de Karim et Baldé, chacun y va de son inventivité. Après l’Association de la «Génération du concret», et le Comité de soutien des jeunes franco-sénégalais, qui depuis un an et demi excellent dans les conférences-débats et points de presse, deux nouvelles structures viennent de peaufiner leur stratégie de séduction. Il s’agit du mouvement «Diaspora casamançaise» et du Cercle des cadres de la «Génération du concret». Contrairement aux deux premiers, ils veulent adopter une posture plus pragmatique. Une façon de marquer les esprits et d’imposer une hiérarchie. «Diaspora casamançaise» a même poussé le bouchon plus loin. Le mouvement dirigé par Pape Mamaille Diockou, élève-avocat au Barreau de Paris, organise une soirée de gala samedi à l’Unesco. Pour l’occasion, les organisateurs ont vu les choses en grand. La manifestation est placée sous le haut patronage de Abdoulaye Baldé. Et selon l’organisateur, l’ami de Karim serait à la fête avec une «importante délégation» de la «Génération du concret».  
Il dit attendre également la confirmation de la participation du fils de Wade. La soirée sera animée par l’Ucas de Sédhiou, assure M. Diockou. Mais nous n’avons pu joindre le manager du groupe musical du Pakao, Moussa Kouyaté, pour confirmation. D’autres musiciens de la sous-région sont également annoncés à l’Unesco. Une salle de trois cent personnes, pour 3500 euros (près de 2 millions 500 mille), a déjà été réservée depuis plusieurs semaines. Chaque participant casquera 25 euros (20 en pré-vente). La somme récoltée est destinée au financement de trois centres d’accueil pour enfants abandonnés et orphelins : les pouponnières de Mbour, Kabrousse, et Oussouye. Trois centres qui se trouvent être parrainés par… Abdoulaye Baldé.  
 
LA MAYONNAISE ECONOMIQUE 
«Ce gala est aussi une manière de regrouper les acteurs socio-économiques de la France avec les acteurs socio-économiques du Sénégal, avec les acteurs politiques notamment Abdoulaye Baldé qui est le patron de cette soirée», tente de faire croire Pape Diockou, qui organise cette soirée en partenariat avec l’association Manteukeur, également originaire de Casamance. Mais il y a tout de même un bémol. Car, si son acronyme ne laisse transparaître un quelconque lien avec la «Génération du concret», cette association est pourtant créée uniquement pour servir de repères à Abdoulaye Baldé. Tous ses adhérents sont membres de la Gc, et toutes ses activités sont orientées pour soutenir l’action du secrétaire général de la présidence. Par exemple, «Diaspora casamançaise» s’active intensément pour la candidature de Baldé à la mairie de Ziguinchor. C’est pourquoi, elle suscite d’ailleurs des polémiques entre jeunes ressortissants de Casamance. Une frange d’entre eux refusant que le nom de leur région soit associé à un mouvement «politique», soit pour n’avoir pas été associés à sa création, soit n’étant pas de la même sensibilité politique.  
 
Quant au Cercle des cadres de la «Génération du concret», dirigée par une transfuge de la Cellules initiatives et stratégies (Cis) du Pds, Astou Dieng Kâ, elle projette une activité moins folklorique, et plus studieuse. Le mouvement envisage d’organiser une «Journée du concret» au début de l’année prochaine. Il veut ainsi diversifier ses activités, car depuis sa création, il y a un an, il ne s’est illustré que par des déjeuners-débats. D’ailleurs, c’est à l’occasion de la dernière manifestation du genre, tenue le 1e octobre, que Mme Kâ a annoncé sa future «action». 
Il s’agirait d’une journée entière rythmée par des conférences tournant autour des thèmes bien précis. «J’aimerais bien qu’on réfléchisse sur des thèmes de développement en Afrique : par exemple l’unité africaine, l’efficacité de l’aide au développement, le retour de la diaspora, la bonne gouvernance et le développement de la femme rurale», a-t-elle suggéré à ses amis. Mais la particularité ou l’ambiguïté de cette structure réside dans le fait qu’elle compte en son sein des cadres non sénégalais. Ce qui alimente les débats sur le devenir même de ce cercle, quand la Gc passera du statut d’association à celui politique. Néanmoins, Astou Kâ veut aussi mettre les petits plats dans les grands. Pour marquer un gros coup, elle veut «décrocher» pour sa «Journée», hormis le tandem Karim- Baldé, les écrivains Gaston Kelman et Fatou Diome, le sociologue Pape Ndiaye, et Rama Yade. Mais en attendant, elle poursuivra sa campagne de «recrutements» de cadres.  
 
Bref, si la concurrence est déjà si rude, l’on se demande comment elle sera le jour où les ambitions du leader de la «Génération du concret» seront connues. A moins que certaines annonces ne soient qu’une stratégie de communication. A l’image de celles de l’Association de la «Génération du concret», pilotée depuis l’ambassade et le consulat, et qui, depuis deux saisons, annoncent dans le vide une université d’été présidée par Karim Wade.  
Correspondant permanent  
en France 
L’arroseur arrosé, réclame justice  
12-11-2008 Nous n’avons pas à nous en vouloir à l’homme, les actes posés l’ont été à des circonstances précis dont nous n’avons pas besoin de rappeler.  
«Le fanatisme est aveugle, il rend sourd et aveugle. Le fanatique ne se pose pas de questions, il ne connaît pas le doute : il sait, il pense qu’il sait» 
Elis Wiesel 
 
Mais faudrait-il toutefois qu’il puisse les assumer et mesurer pleinement leurs conséquences. C’est avec une certaine lucidité que nous avons écouté son discours, qui, nous l’avouons nous a a priori ému pour ensuite nous éclairer sur pas mal de choses que l’homme a fait. Aujoud’hui, lâché par ses propres frères de parti, il a sûrement compris que l’on avait «abuser» de lui et qu’à son tour il avait voulu profité de la situation, pour ensuite se mordre les doigts. Il a sûrement, s’il est l’homme intelligent que nous croyons qu’il est, dû regretter les actes, faits et dits proférés il y a peu. 
 
Nous voudrions alors préciser d’emblée que nous n’avons point de haine à l’égard de Macky. Nous lui vouons respect, malgré ce qu’il a eu à faire. 
Nous écrivons alors libéré de toute rancune ; mais nous voudrions être objectifs et faire montre de notre sentiment quant aux motivations de son départ du Pds. Il ne s’est pas rendu compte tôt de la situation que vivait son parti, le feignait-il ou l’ignorait-il réellement ? Alors il attendra de s’être fait descendre pour prétendre réagir.  
 
Trahi, il retrouve subitement ses valeurs républicaines «(…) il aurait été illusoire, pour moi, de penser servir l’Etat, aux différentes étapes de mon parcours administratif et politique, sans faire l’objet de procès d’intention exclusivement mus par des intérêts individuels désormais flagrants». Croit-il que nous sommes amnésique. Les faits sont trop récents et aussi abject pour que nous pussions oublier. «Sans précipitation ni zèle» dit il marcher vers une nouvelle ambition, mais oublie-t-il que c’est ce zèle dont il veut se préserver aujourd’hui qui l’avait poussé à combattre «l’ami» d’hier, Idrissa Seck qui, du reste, très tôt, le prévenait : Allah n’aime pas les traîtres.  
Sa motivation et subitement devenue républicaine rien qu’au service de la République et dans le respect des principes fondateurs de celle-ci, alors se désole-t-il «(…) que cette inquisition menée contre une personne déborde, se poursuive et s’intensifie, pour entacher et écorner l’image des institutions, voilà qui choque !»  
Pourquoi choque-t-elle maintenant ? Alors que la Dic poursuivait Idrissa pour des raisons non fondées, alors que la police se déchaînait sur une personne qui n’avait d’autres torts que de défier l’autorité déviante, alors que le dossier des chantiers de Thiès était instrumentalisé, jamais il ne s’en est offusqué en tant que Premier ministre. Ou bien tout fait contraire à l’esprit républicain qui pourtant voudrait que le coupable ne le soit qu’après que les preuves de sa culpabilité soient apportées ? Ou alors avait-il oublié ses principes républicains d’égalité et de justice du fait sûrement de ses ambitions, jadis, grandissantes ? Je ne peux pas croire en l’homme. Ce qui choque, dit-il, est que l’acharnement puisse être débordant, mais quand les amis, parents, militants, membres de la famille ou sympathisants de Idy étaient persécutés, il n’y avait pas d’acharnement qui choque ? Ou quand cette même personne voyait ses investissements fouillés et ses voitures réquisitionnées irrégulièrement, ce républicain soucieux de la bonne marche de la démocratie ne s’est jamais indigné, au contraire il a violé jadis la législation pour lever le secret qui entourait le rapport de l’Ige ou alors interdire injustement avec des motivations fallacieuses, la dénomination du parti Rewmi. 
 
Il est devenu soucieux des exigences du rôle des parlementaires et notamment de son indépendance vis-à-vis de l’exécutif et il déclare : «(…) Sous le prétexte d’une discipline partisane, l’on a imposé au sein du Pds, et de façon brutale, des modes de pensée et d’action contraires à l’idéal de liberté et de justice», feignant ainsi d’ignorer qu’en tant que numéro deux du parti au pouvoir, il a cautionné et motivé la mise en accusation de l’ex-Pm et maire de Thiès dont le vote constitué une violation flagrante de la Constitution. Le vote de cette loi n’était-il pas mu par l’intérêt strictement partisan ? L’homme n’est pas sincère.  
 
Il tourne le dos à ce parti puisque, entre autres raisons, «l’on y cultive un parlementarisme dans lequel les dogmes et les exigences de la représentation du peuple sont rudoyés, pour mener à une rupture de confiance entre le peuple et ses représentants» ; je suis au regret de préciser que cette rupture a été permanente et est elle loin d’être «brutale». Je ne me souviens pas d’une résolution prise par l’Assemblée qui ne soit pas politique et qui soit dans l’intérêt du peuple sénégalais. Il été témoin de ses actes ou même y adhérait.  
Il me renvoie à l’image de ce pêcheur qui désire avoir des poissons et se retrouve emmêlé dans ses filets pour ainsi être prisonnier de sa propre ruse. 
Nous lui souhaitons, malgré tout, une bonne continuation avec les nouvelles convergences.  
Allah rebâtit toujours ce que Satan démolit et la vérité finie toujours par rejaillir. 
 
M. Abdou KEBE 
Le déçu de l’alternance 
La démocratie plébiscite Barack Obama en Amérique, la monarchie débarque au Sénégal Macky Sall  
12-11-2008 Mardi 4 Novembre 2008, la démocratie a élu Barack Obama en Amérique. Quelle belle leçon de tolérance ! Notre peuple a applaudi. L’événement inédit et inouï le mérite pour trois raisons au moins : il consacre la suprématie du bon sens sur les autres considérations raciales, régionalistes et claniques, pousse les jeunes leaders politiques à avoir confiance en eux et crée l’espoir de voir, grâce à son aspect symbolique, des communautés humaines, oubliant leur différence, se rapprocher d’avantage dans la paix des cœurs et des esprits. 
«Je ne chante pas la politique, je ne chante que la vérité»  
Myriam MAKEBA  
 
Nous saluons le peuple américain qui a su s’élever au-dessus des clivages de tout ordre pour porter, pour la première fois, un noir à la tête de leur pays ; Martin Luther King l’a rêvé, les fils d’Amérique l’ont réalisé démocratiquement. Le chemin fut long et pernicieux, mais enfin… Il a réussi à rendre possible la fraternité. Nous le félicitons pour cette nouvelle leçon de démocratie. Pourtant l’adversaire de Barack Obama est du même camp que le Président sortant ; ce camp n’a pas manipulé le texte fondamental de ce pays pour se maintenir. Il a respecté avec dignité les règles du jeu électoral jusqu’au bout. Parce que chez eux, la dévolution monarchique du pouvoir n’est pas d’actualité. Parce que les hommes politiques de ce pays ne sont ni des complexés, ni des ignares, ni des mange-mil prêts à picorer sur les prairies de la bassesse pour rassasier leur faim, étancher leur soif. Parce que c’est leur pays qui les intéresse. Ils ont choisi la jeunesse, ils ont choisi l’espoir… ils ont choisi Obama. Aujourd’hui, l’histoire est fière d’eux, l’humanité très émue devant cet universalisme.  
 
Dimanche 9 novembre 2008, la monarchie vient de débarquer notre président de l’Assemblée nationale, malgré le désaccord et le dépit manifestés par tous les démocrates de ce pays soucieux du respect des principes fondateurs de notre République. Après avoir écouté pendant des heures les enfantillages des parlementaires du parti au pouvoir face aux arguments républicains de ceux qui refusaient la forfaiture orchestrée par le Pds au détriment de la bonne santé de notre Constitution, le ministre Abdou Aziz Sow, représentant le gouvernement, dit ce lapsus très édifiant sur l’état d’esprit de ses pairs : «Je ne peux que constater les dégâts…» Mon Dieu ! Que nous arrive-t-il ? Voilà un groupe de députés qui ne savent absolument rien de leur mission et se foutent éperdument de la République et du peuple. Ils sont contents lorsqu’ils s’insultent copieusement les uns les autres au sein de l’Hémicycle. Et pourtant, ils s’appellent, sans gène, des frères de parti. Leurs querelles de chiffonniers n’arrêtent pas de perturber le bon fonctionnement de nos institutions. Lorsqu’une autorité n’a en soi ni l’«éthique de responsabilité», ni l’«éthique de conviction consciente», elle n’hésite pas, pour atteindre ses ambitions scabreuses, de verser dans l’insolence et les folles attitudes qui n’honorent ni sa dignité, ni l’image de son pays. Une telle autorité est nuisible à la société, parce qu’elle détient, le plus souvent, par devers elle, la puissance de faire mal, la force de durer dans la bêtise si rien n’est fait pour l’arrêter et aussi de l’influence sur les esprits les moins avertis grâce à ses médias et ses richesses illicites.  
 
Pendant que la machine à broyer du Macky Sall était mise en branle à la Place Soweto, l’ambigu Djibo Kâ lançait, en filigrane à Bopp devant ses inconditionnels, raillant de façon surprenante le parti de ses anciens camarades socialistes, que ce n’est pas à soixante ans qu’un homme ou un animal va pousser des dents de lait. Il sait pourtant qu’un parti n’est pas un animal, ni un homme, mais un groupe d’hommes et de femmes de toutes les catégories d’âge. Loin de nous donc l’idée d’exclure les sexagénaires de la gestion de notre pays, de la diversité politique et du débat constructif. Toutefois, Djibo devait aller jusqu’au bout de sa logique et conter à qui de droit cette boutade chargée de philosophie, malgré son apparence ironique. A notre avis, c’est un excellent conseil à donner aux chefs d’Etat octogénaires qui cherchent à se scotcher vaille que vaille au pouvoir. Nonobstant sa raillerie pour plaire certainement à Maître Wade, ce dernier semble admirer le Ps au point de confier la plupart des leviers de son propre parti et de l’Etat à des transhumants socialistes dont l’un, en l’occurrence Sada Ndiaye, vient de secouer négativement notre République par une loi impopulaire et antidémocratique. Ils ont, encore une fois, charcuté notre Constitution pour arriver à leur fin. Quand j’entends des députés dire avec aisance et sans rechigner que Macky Sall, n’étant plus dans les bonnes grâces du président de la Répu-blique, devait démissionner depuis longtemps de son poste à l’Assemblée, j’ai honte et je me demande où se situe notre chère République dans ce charabia tyrannique surtout que la Cour constitutionnelle brille par ses déclarations d’incompétence devant sa mission d’arbitre sur beaucoup de recours déposés sur sa table ? Que fait-on de la séparation des pouvoirs gage d’une République réelle ?  
 
Le peuple les avait élus pour qu’ils lui garantissent la réalisation d’une existence paisible et prospère, des fins idéales… A la place, le conflit entre ce qui devrait être dans un Etat de droit et ce qui réellement rend lugubre le destin de la Nation. L’Etat fait dans les contraintes intérieures constantes et l’intimidation pour nous installer dans la conciliation corruptrice, la subordination sournoise, l’antagonisme angoissant. Ces gens oublient que l’idéal d’un peuple, quel qu’il soit, n’est pas seulement dans le champ des théories politiques, des illusions offertes sous forme de promesses alléchantes et sans lendemain. L’idéal d’un peuple intègre les questions d’éthique, de valeurs qui doivent guider toute action visant son bien-être. En écoutant le discours de Macky Sall, en écoutant son coup de gueule, je me suis dit : enfin… il a parlé. «Il n’ y a rien en l’homme qui ne soit couvert par la dignité», nous lance-t-il. Il a quitté le navire Pds, d’autres vont suivre. Leur patron aime ça ; briser les figures influentes de son parti. Le fait-il par jalousie ou pour satisfaire des calculs politiques véreux ? Allez savoir ! Lorsque toutes les grosses pointures seront décapitées, la «Génération du Concret» pourra facilement phagocyter ce parti et se mettre «en route vers le sommet». Mais attention ! Qu’ils sachent qu’ils ne pourront pas continuer impunément à plonger notre démocratie dans le précipice sans recevoir le revers de la médaille, un jour ou l’autre. 
 
«Résistance républicaine», nous dit Macky Sall ! Il a raison. Nous l’avions une fois souligné dans un article intitulé : Ne soyons pas euphoriques avec ce limogeage de Farba Senghor ; on n’arrête pas les sévices d’un bourreau avec ses larmes ; on organise sa résistance ou l’on périt. Il est temps pour notre peuple d’organiser sa résistance. Aux hommes du pouvoir, qu’ils tirent les leçons de la Côte d’Ivoire, du Congo etc. Le Sénégal n’est pas sur la planète Mars. Il est sur cette terre, dans un continent qui s’appelle Afrique, rongé par des conflits interminables. Méfions-nous de l’argument, selon lequel, nous ne connaîtrons jamais de conflit à cause des saints qui peuplent notre sol. La terre irakienne est remplie de saints, néanmoins, les canons du gangster George Bush ont tonné dans ce pays.  
 
Ce qui peut nous prémunir des éboulements regrettables, dans ce contexte de crise alimentaire et financière mondiale, nous qui vivons ces crises depuis des années déjà à cause d’une mal gouvernance notoire, c’est de ne pas laisser faire aveuglément les appétits monarchiques. Nous osons espérer, après le discours très engagé de Macky, qu’il va rallier, rapidement, le groupe de compatriotes qui luttent pour sauver notre démocratie et notre République des humeurs et pratiques antidémocratiques du camp présidentiel, qu’il évitera de tomber dans le piège qui a fini d’engloutir les adeptes de la tortuosité politique. Il lui faut être serein et sincère envers notre peuple… accepter les sacrifices inhérents à tout choix politique patriotique. Mais auparavant, qu’il demande pardon au peuple sénégalais pour avoir eu à diriger beaucoup de votes de lois exécrables grâce à la majorité mécanique de ce parti Etat qu’il vient de quitter. «Défends la Justice, défends la vérité et Dieu sera toujours à tes côtés !» Au nom de la patrie, faisons nôtre ce conseil du pasteur Martin Luther King.  
 
 
Tafsir Ndické DIEYE 
Auteur de polars et de poésie  
dont Odeur de sang (polar),  
Silence ! On s’aime (poésie) 
Editions Le Manuscrit  
Paris, mars 2008  
ndickedieye@yahoo.fr 
WALFADJRI: 
Budget 2009 : l’Etat prescrit l’austérité et augmente son train de vie 
Le budget 2009 était attendu comme étant celui de la rigueur pour restaurer les déséquilibres macroéconomiques, éponger la dette publique intérieure, investir dans les secteurs sociaux. Mais, la réalité est qu’il n’en sera rien. Les principales institutions de la République, la présidence en tête se donnent à cœur joie dans le budget 2009.  
 
Au moment où le Sénégalais lambda vit dans les délestages intempestifs à cause d’une crise énergétique mondiale doublée d’une crise de trésorerie de la Senelec, au moment où le sac de riz qui coûtait 12 000 francs a doublé, dans les palais et institutions de la République, les budgets sont revus à la hausse dans un bel unanimisme. En lisant le projet de budget 2009, l’on se retrouve avec des montants qui donnent le tournis. Par exemple, dans la section 21 de la loi de finance 2009 consacrée à la présidence de la République, l’on note que le budget de cette institution passe de 64 milliards 664 millions 794 mille 180 francs à 64 milliards 751 millions 677 mille 540 francs. Soit une hausse de 86 millions 883 mille 360 francs. C’est donc dire qu’aucune des cures d’amaigrissement des dépenses publiques prônés par les Institutions de Bretton Woods n’a été tenue en compte par les concepteurs du budget 2009.  
Quid de la Primature ? Là aussi, malgré la conjoncture extrêmement difficile, l’on n’a pas voulu vivre modeste. Le budget du chef du gouvernement pour la gestion 2009 a été fixé à la somme de 30 milliards 896 millions 678 mille 180 francs contre 22 milliards 993 mille 574 mille 440 francs pour la gestion en cours. Soit une hausse de 7 milliards 903 millions 103 mille 740 francs. Le plus effarant, c’est que nulle part, on n’explique dans le projet de loi de finances 2009, les raisons de cette hausse de plus de 7 milliards.  
Le pouvoir législatif n’a pas été oublié dans le partage du gâteau. Ainsi le budget de l’Assemblée nationale a-t-il été fixé à la somme de 14 milliards 419 millions 931 mille 860 francs contre 11 milliards 335 millions 442 mille 540 francs pour la gestion en cours. Soit une hausse de 3 milliards 084 millions 489 mille 320 francs. Le Sénat, chambre haute du Parlement, voit presque son budget doublé. Ainsi de 4 milliards 200 millions de francs, la gestion 2009 est arrêtée à la somme de 7 milliards 800 millions 858 mille francs. Soit une hausse de 3 milliards 608 millions 582 mille francs.  
Le pouvoir judiciaire connaît, également, une hausse de ses crédits pour l’année 2009. Ainsi, la nouvelle Cour Suprême a, pour la gestion 2009, un budget de 1 milliard 144 millions 278 mille 400 francs. Le Conseil constitutionnel, qui est le juge des élections a un budget en hausse de 201 millions 465 mille 800 francs contre 192 millions 845 mille francs pour la gestion en cours.  
La Cour des comptes rattachée au ministère des finances, pour la gestion 2009 a un budget arrêté à 3 milliards 141 millions 590 mille 520 francs contre 2 milliards 110 millions 794 mille francs pour la gestion en cours. A noter que c’est dans le budget de la Commission nationale électorale autonome (Cena) seulement que l’on constate une baisse significative. Ainsi pour la gestion 2009, le budget de la Cena est arrêté à la somme de 1 milliard 400 millions de francs contre 1 milliard 600 millions de francs pour la gestion en cours. Soit une baisse de 200 millions de francs. Cela, en dépit du fait que, en principe, 2009 soit une année électorale.  
Mamadou SARR  
 
L'Office : Mercredi 12 Nov 2008 
« Ndeup » gouvernemental  
Pour qui travaille le gouvernement de Hadjibou Soumaré ? Pour cette minorité arrivée au pouvoir par accident, pauvre comme un rat d’église, et aujourd’hui riche comme Crésus. En effet, ceux qui nous dirigent présentement, veulent nous ramener à l’âge de la pierre taillée. Le peuple n’a pas le droit à une électricité continue, ni le droit d’habiter dans des logements décents, encore moins de se soigner ou de cuisiner avec du gaz…Ils ont augmenté tous les produits, au point que même manger à sa faim est devenu un luxe. Voilà un gouvernement qui affame son peuple, pour mieux exhiber sa richesse insolente. Ces gens-là éprouvent du plaisir à voir le peuple souffrir. Ils ont besoin d’un « ndeup » gouvernemental, pour se rendre compte qu’ils ne sont que des êtres « périssables… Malheureusement, le pouvoir rend fou ! 
( Mor Todjangué )  
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 12.11.2008
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