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quelle pertinenc
l’irresponsabili
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que force reste
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AU -D E L A
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véritables enjeu
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que la LUMIERE
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De l’Indignation
LEçONS
REPONSES
SUNUGAL
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le 23 décembre 2
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S T O P
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T E N S I O N S
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trouvaille fabuleuse et arme miraculeuse

LE QUOTIDIEN : 
Lettre ouverte à M. le président de la République 
«Regardez à travers le peuple et vous apercevrez la vérité»  
Victor Hugo  
Dans un compte rendu de presse d’une conférence-meeting tenue au siège du Pds le dimanche 1er juin et destinée à contrer les «Assises nationales», il a été prêté à M. Mamadou Diop «Decroix», ces propos d’une extrême gravité : «La vérité est avec Me Wade.»  
En parcourant ces lignes qui mettent en évidence, sans équivoque, un concept qui relève dans toute son acception, de l’Absolu, le musulman que je suis, n’a pas manqué de tressaillir, en me posant la question de savoir jusqu’où s’arrêteront les thuriféraires du Président Wade.  
Le premier réflexe que cela m’inspire, c’est d’attirer l’attention du destinataire de cette énormité, sur la vacuité de ce genre d’individus dont tout responsable doit se méfier, sous peine de courir à sa perte, même si je risque de n’en mener pas large.  
En effet, tout porte à croire que le président de la République n’est disposé à écouter que ce genre de discours, qui décrit un Sénégal de rêve où tout marche à merveille, du fait d’un Guide éclairé, et que seuls les aigris et les jaloux de l’opposition peinent à reconnaître.  
Ainsi dans le même tempo que le Premier ministre, le Professeur Iba Der Thiam théorise au Salon d’honneur de l’aéroport, l’existence de deux Sénégal, l’un fictif à problèmes dont parle l’opposition, l’autre réel et idyllique qui est satisfait et reconnaissant de son chef, le Président Wade. L’autre thuriféraire Ousmane Ngom, dans un prisme plus obtus et plus réducteur, ne verra, lui, qu’un seul Sénégal qui n’a d’yeux que pour Wade. Il semblerait que M. le président de la République était aux anges, ne voyant aucun intérêt dans le discours timoré et réaliste à souhait du président de l’Assemblée nationale.  
M. le président de la République, je voudrais vous dire autant que ma voix puisse porter, que de tous les discours que vous entendez quotidiennement, seuls ne sont dignes d’intérêt que ceux qui ont trait à la réalité au quotidien du brave peuple Sénégalais, qui, aujourd’hui, souffre comme ce n’est pas possible de l’imaginer. M. le président de la République, vous le savez plus que quiconque, la fin de l’influence de la mondialisation sur nos économies n’est pas pour demain, du reste, elle ne saurait tout justifier. Elle ne saurait justifier alors que nous sommes au mois de juin, la non-mise à disposition des semences, de l’engrais et du matériel agricole à un monde rural désemparé qui, depuis l’Alternance, a perdu tous les repères, son espoir et sa dignité, et en vérité, reste réservé en ce qui concerne la Goana. Elle ne saurait justifier au niveau des villes, la précarité de l’habitat, le sous-emploi, l’inaccessibilité aux soins, la perturbation et l’instabilité du secteur de l’éducation, la délinquance, les agressions, les vols et les viols qui rythment notre quotidien.  
M. le Président, n’acceptez pas que vos soi-disant collaborateurs, pour vous faire plaisir sous-estiment ou mésestiment la crise multiforme que vit dans sa chair et au quotidien plus de 80% de la population sénégalaise. Cela n’a aucun sens. Cette réalité saute aux yeux, si elle ne l’est déjà au ventre. Il ne sert à rien de l’occulter. M. le Président, vous êtes payé pour soigner ce grand malade qu’est le Sénégal ; à votre place, je ne me priverais pas du point de vue du diagnostic, de l’avis des spécialistes réunis pour les besoins des «Assises nationales». Que l’idée de regrouper ces spécialistes vienne de l’opposition, n’a pas grande importance, du moment que c’est le pronostic vital de votre malade qui est en jeu. De toute façon, on gagne toujours en partageant la responsabilité.  
M. le Président, ceux qui n’ont en bandoulière que leurs privilèges, vous diront toujours que la Vérité est avec vous. Pour vérifier leurs dires, questionnez vous-même le peuple par une tournée non guidée dans le pays profond, vous reviendrez édifié sur l’ampleur de la crise au-delà de tous les rapports, et vous aurez fait vôtre cette affirmation sans équivoque de Hugo : «Regardez à travers le peuple et vous apercevrez la vérité.»  
Dr Abdoulaye NDOYE - Saint Louis  
Il a encore raté le rendez-vous avec l’Histoire ! 
A l’occasion des 48 ans de notre accession à la souveraineté nationale, Wade n’a pas hésité à s’attaquer à l’opposition au lieu de lancer un appel à l’unité nationale et au dialogue qui a toujours été une marque pour notre pays.  
Le refus de répondre à l’invite des Assises nationales, mais aussi les menaces proférées contre ceux qui participeraient à ces assises, prouvent que notre Gorgui national est allergique aux grands rendez-vous avec l’Histoire.  
Au-delà du comportement despotique de Wade, il y a une autre lecture à ce comportement. En effet, participer à ces Assises constitue pour le Président le plus diplômé de l’Afrique (du Caire au Cap), une remise en cause de son omnipotence et de son omni-présidence. C’est sa conception de la démocratie ; pour Wade il est le seul qui connaît, il est le seul qui sait ce qui est bien pour ses sujets, même quand une situation exceptionnelle se pose au peuple et qui requiert la contribution de tous les citoyens, pour trouver des solutions consensuelles. Wade refuse d’admettre que son gouvernement est incapable de résoudre le quotidien des Sénégalais.  
Ces Assises nationales sont historiques, car posant les jalons d’une véritable démocratie participative, étant donné que l’Assemblées nationale a démissionné de son rôle de représentant du peuple. Wade a encore raté l’Histoire, parce que c’était l’occasion de renouer avec le Sénégal profond, l’autre Sénégal, celui qui ne lui dit pas que tout va bien, le Sénégal qui ne lui dit pas qu’il n’y a pas de crise alimentaire ni de crise dans l’enseignement et ce, à tous les niveaux. Son refus de dialogue prouve son ignorance de la démocratie, car dans une démocratie vivante, on discute, on ne pense pas tous pareil, on s’oppose par des idées, on ne menace pas des citoyens libres.  
Qui n’a pas vu Sarkozy recevoir l’opposition française, afin de discuter sur la future présidence française de l’Union européenne, car l’intérêt supérieur de la France passe avant l’intérêt partisan.  
Notre roi doit comprendre que les menaces renforcent la conviction des Hommes de dignité, un Homme de dignité ne cède pas aux menaces de gens qui ne savent même pas s’ils seront là le lendemain.  
Une fois de plus, il a préféré écouter ses courtisans et ignorer l’occasion historique, c’est encore un rendez-vous manqué.  
Pape B. DIALLO - Etudiant en Droit et Sciences politiques - Université Paris 13  
CONF’ DE PRESSE A PARIS - Pour baliser le terrain politique à la Génération du concret : Les hommes de Karim Wade préparent une «déclaration de politique générale» 
La Génération du concret dont les cellules se sont faites, ces temps-ci, plus discrètes sur le champ politique national, va se signaler bientôt par une «déclaration de politique générale». C’est, en tout cas, ce qu’a révélé, depuis Paris, Boubacar Bâ, un membre de la Cellule d’appui à la communication de l’Etat, très actif au sein de la Génération du concret qui roule pour Karim Wade.  
Les observateurs les plus avertis avaient misé sur l’après-Oci pour connaître les véritables ambitions des initiateurs de la Génération du concret. Cependant, depuis le mois de mars et la fin de la grand-messe islamique à Dakar, la donne n’a pas changé. Karim Wade et ses acolytes ne s’étant pas encore «dévoilés», du moins officiellement. Pis, les différentes cellules du mouvement, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, sont en berne. Trêve de propagande, point d’activités. Selon nos informations, les «militants» sont priés de rester «calmes», en attendant un signal des principaux animateurs de l’association. Toutefois, ce silence serait bientôt rompu, car les «concrétistes» travaillent actuellement d’arrache-pied pour définir l’avenir de leur «vision». Et le résultat des réflexions sera rendu public très prochainement. Selon Boubacar Bâ, membre de la Cellule d’appui à la communication de l’Etat et un des membres les plus en vue de la «Génération de Karim», l’opinion publique sera, en effet, édifiée dans les prochains jours. «Dans les trois semaines à venir, vous aurez la déclaration de politique générale de la Génération du concret», a-t-il révélé lors d’une conférence de presse organisée, le dimanche 1er juin 2008, à Paris par le Mouvement des jeunes sénégalo-français de la Génération du concret (Mjsf/Gc). Sans pour autant vouloir entrer dans les détails, M. Bâ a déclaré que de «nouvelles décisions» seront prises dans le sens de la structuration du mouvement. Des décisions qui figureront dans les «termes de référence» établis pour la nouvelle organisation. S’achemine-t-on donc vers le passage d’un statut d’association à un statut politique du mouvement ? M. Bâ esquive volontairement.  
Toujours est-il que, dans la foulée de cette sortie de l’ombre, des cartes de membre seront mises en vente. «Parce que nous avons besoin de savoir combien nous sommes, dans quels lieux nous sommes forts», martèle l’invité du jour, qui a volé la vedette aux organisateurs du point de presse. Ce dernier a profité de la tribune pour laisser entendre que le mouvement a apporté la lumière au parti présidentiel : «Grâce à la Génération du concret (Gc), le Parti démocratique sénégalais (Pds) est en train de renaître (…) La Gc n’est ni l’adversaire ni l’ennemi du Pds ; c’est son piédestal (…) Au moment où le Pds était complètement affaibli, complètement endormi, il y a eu (la naissance de) ce concept.» Les pro- Macky et autres libéraux ne se reconnaissant pas dans la Génération du concret, apprécieront. Forcément.  
TIRS SUR LES ASSISES NATIONALES  
Actualité oblige, les «concrétistes» mettront à profit cette conférence de presse pour dire tout le mal qu’ils pensent des Assises initiées par le Front Siggil Senegaal et lancées le même jour à Dakar. «Ces assises de l’opposition sont contraires à l’esprit de la Constitution», résumera Ibrahima Sonko, le coordonnateur du Mjsf/Gc. Alors que pour Boubacar Bâ, «l’opposition n’a pas la légitimité d’organiser des Assises, parce que le contexte ne s’y prête pas. C’est comme si on ramenait le Sénégal 20 ans en arrière. A l’époque, chaque fois qu’on parlait d’assises ou de conférence nationale, c’était dû à des questions de blocage politique, et aujourd’hui, le Sénégal ne se trouve pas dans ce contexte». Et ce dernier de livrer les craintes des organisateurs des assises : «Ils (les membres de l’opposition) savent que si le Président Wade, qui n’a fait qu’un an dans son second mandat, déroule son programme dans les trois ans à venir, il va constituer un modèle, comme ce fut le cas de Roosevelt aux Etats-Unis.» De son côté, Athia Aw Niang, vice-consul du Sénégal à Paris et responsable du mouvement des femmes libérales et non moins membre de la Génération du concret, croit savoir que «ce que l’on attribue à la situation politique et socio- économique du pays, ne reflète pas la réalité». Avant d’ajouter : «On a l’impression que le Sénégal est en train d’exploser, alors que ce n’est pas vrai.»  
Par Thierno DIALLO - Correspondant permanent -  
 
KAOLACK - Bilan de l’alternance : Tirs groupés des jeunes de l’Afp 
Les jeunes de la délégation régionale de l’Alliance des forces de progrès (Afp) ont sorti une déclaration au vitriol lors d’un point de presse, en réponse à l’attaque des jeunes libéraux de Nioro désignant leur secrétaire général Moustapha Niasse comme persona non grata dans la ville. Pour les jeunes «progressistes» de la région de Kaolack, notamment ceux de Nioro, le débat est ailleurs et non sur la personne de leur leader, Moustapha Niasse ; il est plutôt sur le bilan de huit années de l’alternance. Pour Baye Kébé, le chargé de la communication des jeunes de l’Afp, «l’alternance qui devait soulager les populations, est devenue dans la région de Kaolack, une succession de crises sur l’école, les infrastructures, l’emploi, l’agriculture et la démocratie». Les jeunes de l’Afp ont peint un tableau très sombre de la région de Kaolack, naguère «l’une des principales pièces maîtresses de notre pays, aujourd’hui volontairement oubliée et marginalisée par Abdoulaye Wade et son régime». En matière d’infrastructures, «Kaolack est de loin la région la plus défavorisée» et les jeunes camarades de Niasse d’énumérer «les routes les plus défectueuses et chaotiques du pays», notamment les axes Kaolack-Keur Madiabel- Wack-Ngouna et Kaolack-Passy-Sokone, Passy- Foundiougne, «soit 250 km pour 75 milliards» contre «moins d’un 1/5 des 380 milliards engloutis sur les 10 km de corniche de l’Anoci». Dans la même veine, ils ont mitraillé «Cœur de Kaolack», l’un des grands chantiers du chef de l’Etat. Par ironie, ils ont baptisé ce chantier «Cœur fantôme de Kaolack qui a détruit la ville coloniale et la gare ferroviaire».  
Parlant de l’agriculture, la délégation régionale des jeunes de l’Afp se désole de «la chute vertigineuse de la production arachidière de la région de Kaolack», de 2000 à 2008. Elle indique que seulement 20 000 tonnes d’arachide huileries ont été collectées par la Suneor de Kaolack en 2008, pour une usine disposant d’une capacité de trituration de 208 000 tonnes d’arachide et 40 000 tonnes de coton. Sur les 20 000 tonnes, 8 000 de tout venant destinées à l’écrémage en vue d’obtenir des semences, ne peuvent évidemment pas être de bonne qualité. D’ailleurs, concernant la Goana (Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance), Baye Kébé, le chargé de communication des jeunes de l’Afp de Kaolack soutient qu’elle «ne prend pas en compte la culture de l’arachide et exclut de fait, la région de Kaolack dans la nouvelle politique agricole chimérique de Wade et son régime». Ses camarades n’ont pas manqué d’apprécier la bonne tenue des Assises nationales, en dépit «des manœuvres multiples du Pds pour perturber et saboter le démarrage».  
Par Birane DIAW - Correspondant -  
 
ASSISES - Soutien du Jëf-Jël au Front Siggil Senegaal : Le Bureau politique réaffirme son engagement  
Le Bureau politique du Jëf-Jël souhaite faire taire les rumeurs à son endroit, notamment celles relatives aux «propos d’un certain chef de file d’un certain front de défense d’une certaine République». Ces propos, précise-t-il, «n’engagent nullement l’Alliance Jëf-Jël», selon un communiqué issu de ce Bureau politique. Cela, même si, par ailleurs, ce chef de file l’avait accompagné dans son choix de non-boycott des législatives. C’est uniquement parce qu’« il s’est senti en phase avec un principe fondamental de notre parti, qui est de ne jamais boycotter des élections», fait-il remarquer. Profitant de cette déclaration, le Jëf-Jël a réitéré son engagement dans la réussite des Assises et son soutien sans faille au Front Siggil Senegaal, invitant toutes les parties vives de la nation à participer à ces concertations. Le parti demande enfin au président de la République de méditer sur les quatre points qu’il lui a suggérés, visant à remplacer ses dix mesures «impopulaires».  
REVOLUTION - Construire un Sénégal nouveau : Le CigSenegal appelle à la révolte  
Afin de faire face à la crise qui touche le pays, et à l’engorgement dont souffre Dakar, le Comité initiative pour la gestion du Sénégal (CigSénégal) a lancé un appel à la révolte aux citoyens. Seule « la révolution des cœurs, la révolution des consciences, la révolution des mœurs» sont garantes d’un développement durable, de proximité, de solidarité et d’échanges, a déclaré le comité par la voix de Samba Kara Ndiaye, qui a représenté le Pvd, dont les activités ont été suspendues récemment par Serigne Modou Kara. Le CigSenegal, qui s’est en outre engagé dans l’édification des programmes réels de développement au Sénégal, souhaite donc prendre un nouveau tournant à travers la construction d’un Sénégal riche et émergent. «A nous de construire un Sénégal nouveau, un Sénégal compétitif, géré dans la transparence, la justice et la paix», indique une déclaration rendue public.  
Par Marie BERNARD -  
 
ENERGIE - Retour des coupures de courant : La Senelec déleste l’information 
Le ministre de l’Energie, Samuel Sarr déclarait, le vendredi dernier, en marge de la signature du contrat de la première concession d’électrification rurale entre l’Aser et l’One marocaine, que dans les meilleurs délais, les coupures d’électricité seraient oubliées. Depuis, comme pour le démentir, la situation a empiré. Mais, la meilleure de l’histoire, est le mépris avec lequel la Senelec traite ses usagers, en les maintenant dans le manque total d’information.  
Le vrombissement de moteurs des groupes électrogènes le jour, et la pénombre la nuit, ont recommencé à rythmer la vie des Dakarois et des habitants de certaines grandes villes du pays, comme Thiès ou Mbour.  
Dans tous les quartiers de ces agglomérations, les populations se plaignent des coupures sauvages de courant, redevenues chose ordinaire, en cette période où la canicule se réinstalle dans la métropole sénégalaise, et quand les usagers ont le plus besoin de fraîcheur. Faute de groupe électrogène, certaines Petites et moyennes entreprises (Pme) ainsi que les ménages moyens souffrent le plus de la situation actuelle, les obligeant à tourner au ralenti, avec un minimum d’efforts.  
La hausse des prix des denrées alimentaire obligeant les ménages à s’approvisionner en gros et à stocker leurs produits au frais, les longues coupures sont vécues comme un véritable cauchemar dans plusieurs foyers. Et le pire dans l’histoire, c’est que les usagers ne trouvent pas d’interlocuteur pour leur expliquer les causes de leur calvaire, ni pour leur dire quand cela devrait prendre fin.  
Certains qui ont bonne mémoire, se rappellent qu’invité le mardi 15 avril 2008, à disserter sur «la problématique de l’énergie, quelles solutions pour le Sénégal», au cours d’un débat, le ministre Samuel A. Sarr avait prédit : «Dans un avenir très proche, on peut être raisonnablement assuré que le prix de l’électricité va baisser et de ce fait, augmenter quelque part le pouvoir d’achat des Sénégalais et rendre les industries plus compétitives.» Grisé sans doute par une situation qu’il avait jugé maîtrisée, il s’était risqué à analyser : «Il est évident que nous allons réduire progressivement les subventions pour améliorer la productivité de la Senelec qui s’est engagée à réduire ses coûts. Nous allons mettre l’accent sur l’économie d’énergie sur plusieurs façons. Ce sera d’abord un changement de comportement. Et une orientation sur la basse consommation», (voir Le Quotidien n° 1581 du mercredi 16 avril 2008).  
COMMUNIQUER N’EST PAS UN DEVOIR  
Malgré ces belles paroles, rien n’a vraiment changé, sinon en pire. Les délestages continuent, alors que les factures demeurent salées.  
Interpellé le vendredi dernier, à l’issue de la signature du contrat de la première concession d’électrification rurale entre l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) et l’Office nationale d’électricité (One) du Maroc sur le retour des délestages, Samuel Sarr avait indiqué que «deux machines de près de 90 Mw de la Sénélec sont en maintenance et la Gti serait en arrêt du fait, peut-être, d’un manque de combustible. Ce qui a créé un déficit de 25 Mw». Avant d’assurer que «le gouvernement et la Senelec sont en train de prendre toutes les mesures nécessaires afin que la situation se rétablisse dans les meilleurs délais».  
Sept jours après, rien n’a bougé. Les usagers ont même l’impression que les choses sont allées de mal en pis. Dans certains quartiers, les délestages s’étalent quasiment sur 20 heures d’affilée, une situation qui rappelle Accra, la capitale ghanéenne, l’année dernière, avant la coupe d’Afrique des Nations de football.  
Pour obtenir un complément d’information, depuis les déclarations du ministre, le département de la communication de la Senelec a été joint, hier. Au bout du fil, une certaine demoiselle Carvalho informe : «Le chef du département de la communication et ses collaborateurs sont en réunion. Mais vos coordonnées leur seront transmises et ils vous rappelleront.»  
Trente minutes après, le chef du département, M. Mamadou Diallo, appelle Le Quotidien demander : «Nous sommes en réunion. Laissez-nous le soin de nous concerter, et d’ici demain (Aujourd’hui : Ndlr), nous pourrons vous apporter des éléments de réponse.» Difficile de trouver requête plus saugrenue, de la part d’une entreprise qui a disposé de plus d’une semaine pour informer sur la situation, et rassurer ceux qui paient leurs factures au plus fort. Mais qui n’a jamais jugé utile de sortir le plus bref des communiqués sur la situation actuelle.  
A la volonté du journal Le Quotidien d’en savoir plus, M. Diallo opposera sa force d’inertie. Le rappeler vers 18 heures, sur le téléphone fixe de son département, n’apportera pas grand-chose, sinon de s’entendre dire que : «M. Diallo est descendu.» Avec très certainement, la conscience très tranquille du cadre certain d’avoir accompli son devoir envers son entreprise, et envers ses usagers. M. Diallo et ses collaborateurs jugent sans doute inconvenant, que les Sénégalais, plongés dans le noir, privés de sommeil du fait de la chaleur, et incommodés par les odeurs de décomposition qui se dégagent de leurs frigidaires d’où pourrissent leurs victuailles, osent imaginer demander des comptes à une entreprise qui exige de ses clients qu’ils lui paient ses factures à la date due, sous peine de sanctions.  
Senelec, entreprise citoyenne, c’était l’un des slogans lancés par Samuel Sarr, lors de son passage à la direction de cette société qu’il a fortement marqué de son empreinte. On voit maintenant que c’est une entreprise SANS les citoyens.  
Par Mohamed GUEYE et Dialigué FAYE -  
 
La bonne portée des Assises nationales 
Plus ridicule que les responsables du Parti démocratique sénégalais (Pds) et de l’Etat, tu meurs ! Dans un contexte marqué par la cherté de la vie, l’Etat-Pds devait trouver les voies et moyens de sortir les Sénégalais de cette ornière. Mais, optant pour la facilité, nos gouvernants accusent toujours le pétrole et se croisent les bras espérant que le peuple va comprendre les fluctuations du marché. A quoi sert l’Etat ? Ne dit-on pas que «gouverner c’est prévoir» ?  
Si l’Etat ne peut pas réfléchir et trouver des solutions aux maux dont souffrent les Sénégalais, il ne doit pas empêcher d’autres de le faire. Je veux parler des Assises nationales. Je crois bien qu’il n’est pas interdit de penser et de participer au débat démocratique de son pays, d’autant plus qu’il est bien mentionné dans la Constitution sénégalaise, article 8, que «la République du Sénégal garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales, les droits économiques et sociaux ainsi que les droits collectifs. Ces libertés et droits sont notamment : les libertés civiles et politiques : liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté de la presse, liberté d’association, liberté de réunion, liberté de déplacement, liberté de manifestation (…)». L’article 9 précise que «toute atteinte aux libertés et toute entrave volontaire à l’exercice d’une liberté sont punies par la loi.» Donc, je ne peux pas comprendre toute cette gesticulation du président de la République, de son Premier ministre et de l’élément «hors du commun».  
Primo, c’est le directeur de cabinet politique du patron du Pds qui tente de discréditer le caractère «national» des Assises, tout en arguant que seul le chef de l’Etat a la prérogative de convoquer des rencontres nationales. Mais il peut relire l’allocution de haute facture de Amadou Makhtar Mbow, digne d’un homme d’Etat, pour se rappeler que «chaque parti politique détient un pourcentage de la population. Aucun parti tout seul ne peut se targuer de représenter toute la population sénégalaise, et de fournir les réponses à toutes les attentes sans le consensus général du peuple. Il faut lire ces Assises comme la contribution de tous pour dresser un état de la situation du pays».  
Ne trouvant pas d’autres arguments- massues pour faire face aux initiateurs et organisateurs des Assises nationales, le Parti-Etat joue au gangster, menace, intimide, promet de représailles à toute personne présente aux Assises «très» nationales du peuple sénégalais.  
L’«Opposant au pouvoir» n’a trouvé rien de mieux que de balancer une déclaration lamentable à sa lucarne préférée : «Je demande à tous ceux qui me soutiennent — syndicalistes, enseignants, partis politiques, chefs religieux— de ne pas y aller et de n’y envoyer personne, parce qu’ils (les initiateurs des Assises) ont dit clairement que c’est pour me renverser.» Après avoir cité les syndicalistes, enseignants et partis politiques qui le soutiennent, le secrétaire national du Pds et non moins président de la République y mêle les chefs religieux. Et l’Homme d’Etat turc, Moustapha Kémal Atatürk nous apprenait humblement que «l’homme politique qui a besoin du secours de la religion pour gouverner, n’est qu’un lâche. Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l’Etat».  
Force est de constater l’ouverture des Assises nationales a été une réussite totale. Parce qu’en une journée, la matière grise nationale s’est réunie au Méridien Président non pas pour faire les yeux doux aux princes et autres monarques du Golfe, mais plutôt pour «évaluer l’état de la situation sous tous les rapports et de déterminer les voies et moyens de sortir durablement de la crise actuelle dans ses différents aspects».  
La société civile, l’opposition et les simples citoyens soucieux des lendemains de leur Nation n’étaient pas seuls dans cette noble initiative. Les diplomates occidentaux ont rehaussé de leur présence ces Assises nationales. L’absence des diplomates asiatiques peut être expliquée par la «diplomatie prudente» souvent employée par les pays de ce continent, pour entretenir de bons rapports avec les autres Etats souverains. Cependant, si les ambassadeurs africains ont brillé par leur absence, il faut ranger cela dans le cadre de la mentalité africaine, qui veut toujours tourner en rond et refuse le débat démocratique. Il faut noter aussi que la plupart des chefs d’Etats africains est arrivée au pouvoir soit par un coup d’Etat, soit par des élections frauduleuses et non transparentes. Et certains d’entre eux sont restés des décennies au pouvoir et ils ne veulent, en aucune manière, être inquiétés demain par leurs opposants.  
L’actuel président de la République doit savoir aujourd’hui, que tout le monde ne peut pas penser comme lui et tout le monde ne peut pas le soutenir. L’opposition joue un rôle fondamental dans le jeu démocratique et sa présence participe à enrichir le débat d’idées dans l’espace public.  
L’actuel locataire (j’ai bien dit locataire parce qu’il va quitter le Palais un jour ou l’autre) doit se méfier de ses thuriféraires zélés, qui ne sont guidés que par leurs propres intérêts. Il doit se pencher plutôt sur les questions les plus urgentes car, comme l’a si bien dit l’ancien directeur général de l’Unesco, «après près de cinquante ans d’indépendance, que plus de 50% des ménages sénégalais vivent en dessous du seuil de pauvreté, nous interpelle tous. Que 40% des ménages qui sont les plus pauvres se partagent 17% seulement de l’ensemble des revenus, souligne assez la détresse des plus démunis, dans les campagnes comme dans les villes. Nous le savons tous, il y a des Sénégalais qui ne mangent que deux repas par jour ; d’autres en sont réduits à un seul repas».  
Papa Moctar SELANE - Journaliste / selane29@yahoo.fr - 
Walfadjri : 
Le capitalisme mondial en crise provoque la famine mondiale ! 
 
 
Les images de révoltes populaires dans 37 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud contre la faim déferlent sur nos écrans. Comme le déclare Esteban Lazo Hernandez, vice-président de Cuba au sommet ‘sur la sécurité alimentaire’ tenu au Nicaragua : ‘Les chiffres parlent d’eux-mêmes ; En 2005, nous payions la tonne de riz 250 dollars, aujourd’hui nous la payons 1050, le quadruple. Nous payions la tonne de blé 132 dollars, aujourd’hui nous la payons 330, deux fois et demie plus. Nous payions la tonne de maïs 82 dollars, aujourd’hui nous la payons 230, quasiment le triple. Nous payions la tonne de lait en poudre 2200 dollars, aujourd’hui nous la payons 4 800, presque le double’. Les médiamensonges impérialistes brouillent les pistes cherchant à camoufler les causes structurelles de la mondialisation de la misère liées au fonctionnement naturel du capitalisme mondial. Les explications propagées consistent à isoler certaines causes ou à amalgamer causes et effets de la crise du capitalisme mondial.  
Le capitalisme sans contre-poids et en crise = Guerres et Paupérisation  
La paupérisation des peuples qui prend actuellement la forme de la famine dans les pays dominés par l’impérialisme trouve son origine dans l’offensive libérale qui va déferler sur la planète entière à partir de la fin des années 70. En effet, Mai 1968 a été annonciateur de l’entrée en scène d’une crise profonde de surproduction de l’impérialisme qui n’a cessé de s’approfondir. On appelle crise de surproduction la contradiction grandissante entre la production de biens, marchandises et services et l’abaissement continu des revenus des travailleurs. Cette tendance a été accélérée et aggravée par le changement brutal du rapport des forces entre capital/travail et impérialisme/peuples, pays et nations opprimés consécutif à la défaite du socialisme, à l’implosion et la restauration du capitalisme en l’Urss. On peut donc repérer comme causes structurelles les facteurs suivants :  
Dès les années 80 s’opèrent les diktats libéraux du Fonds monétaire international (Fmi), de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) à travers les Plans d’ajustement structurel (Pas) pour contraindre les pays du Sud, les ex-colonies, à l’abandon de tout projet de développement national industriel et agricole pour résoudre la crise de l’endettement au profit des prêteurs usuriers du capital financier. Les dévaluations successives des monnaies nationales qui ont appauvri les populations et les privatisations pour brader les entreprises nationalisées. Ces politiques libérales ont imposé les monocultures agricoles commerciales et/ou les mono-extractions minières caractéristiques de l’économie coloniale pour rembourser les dettes et leurs intérêts usuriers.  
Au nom du prétendu ‘avantages comparatifs’, la spécialisation agro-commerciale et/ou minière, continuité de la division internationale du travail qu’a instituée l’économie coloniale, a été ainsi préservée et aggravée pour liquider tout simplement les premiers efforts des débuts des indépendances des ex-colonies vers l’autosuffisance alimentaire. Le désengagement de l’Etat a mis fin aux velléités protectionnistes industrielles et agricoles des jeunes Etats nouvellement indépendants, aux subventions d’Etats pour financer des projets de développement de l’agriculture, de l’industrialisation, de la santé, de l’éducation, etc.  
Pendant ce temps, les Usa et l’Ue continuaient à subventionner leurs agriculteurs en raison par exemple pour l’Ue de 350 milliards d’euros, ce qui correspond à un véritable dumping commercial. Les pays du Tiers-monde, pris à la gorge par la dette, se sont soumis aux recettes libérales, à l’ouverture des marchés nationaux aux produits manufacturés et agricoles des pays impérialistes et au pillage des richesses nationales par les firmes monopolistiques financières, industrielles et agro-industrielles des Usa, de l’Ue et du Japon.  
Les bourgeoisies gouvernantes des pays du Sud, en véritables pro-consuls de l’impérialisme, ont exécuté les politiques libérales dictées par les institutions de Bretton Woods parce qu’elles y trouvaient leur compte en volant les deniers publics et en les déposant dans les grandes banques des pays occidentaux. A cette re-colonisation économique des ex-colonies, se sont ajoutés en raison de la course effrénée au profit maximum les facteurs plus récents suivants : les prix du pétrole et du gaz qui ne cessent de grimper à cause de la spéculation des firmes pétrolières jouant sur l’annonce non vérifiée de la fin de l’extraction dans une ‘trentaine d’années’, la demande en hausse de cette matière stratégique, notamment par les économies émergentes avec des taux de croissance élevés (Brésil, Russie, Inde, Chine – Bric) et la guerre des Usa pour leur contrôle sous le fallacieux prétexte de ‘choc des religions, de civilisations et de terrorisme’. Les multiples crises financières locales et régionales auxquelles viennent de s’ajouter la crise des subprimes qui frappe le secteur de l’immobilier aux Usa qui est utilisée par les spéculateurs pour se jeter sur le secteur de la transformation des produits agricoles en carburants.  
Comme l’écrit l’analyste François Ferrara ‘la spéculation est le fait d’acheter ou de vendre, en général en bourse, une quantité de marchandise. Cela peut-être de l’immobilier, des denrées alimentaires, des matières premières et même des produits financiers. En espérant que la valeur monétaire augmentera afin de revendre le produit avec un substantiel profit. La spéculation peut se faire dans divers secteurs économiques. Dans le cas des denrées alimentaires, cela se passe dans les bourses de commerce. La principale pour les céréales est celle de Chicago. C’est donc un véritable casino où le ‘trader’ parie sur le coût futur des produits alimentaires. En faisant cela, les spéculateurs augmentent artificiellement la demande par rapport à l’offre ce qui fait littéralement gonfler les prix. Les fonds d’investissement et les fonds de pension ne trouvant plus de profit sur le marché des actions suite à la crise boursière, se sont tournés vers le marché dit des valeurs refuges : les matières premières et les produits agricoles. Après la crise de la bourse du mois d’août 2007, afin de sauver leur capital, les vautours de la finance se sont transformés en affameurs… Karl Marx avait déjà observé ces phénomènes au 19e siècle lors des grandes crises agricoles qui tuaient par la faim un grand nombre de travailleurs européens, c’est donc bien un fondement du système capitaliste. Ces pratiques sont dignes des ‘accapareurs’, car c’est une véritable manipulation qui contribue à créer une pénurie artificielle.’ *(A suivre)  
Par DIAGNE Fodé Roland, Membre du Secrétariat politique de Ferñent/ Mouvement des travailleurs panafricains-Sénégal (Ferñent/ M.t.p.s)  
LA SENTINELLE : 
BONJOUR L’AFRIQUE | Sénégal : Attention ! Alerte orange ! 
Publié le 6 juin 2008 à 15h30  
Par Cheikh Lamane DIOP 
Dans ce contexte marqué par l’ouverture des « Assises nationales », l’on assiste, à coups de déclarations et d’actes, à une pernicieuse montée des périls qui, si l’on y prend garde, nous mène droit au mur. On ne le répètera jamais assez, les Sénégalais ne sont pas plus bénis de Dieu que les Ivoiriens, Congolais ou même Rwandais, voire Irakiens. Nous n’avons pas encore atteint le rouge, mais nous sommes bien dans l’antichambre orange, à un niveau assimilable à trois sur une échelle de quatre. 
 
Ceux qui s’ingénient à faire monter dangereusement les enchères, devraient se faire narrer le quotidien de ceux qui ont vécu les affres des guerres, des règlements de compte fratricides, des meurtres et viols à Kigali, Bouaké, Brazzaville, Lubumbashi, ou même dans le sud de notre propre pays en Casamance. Dans la même vaine, l’assassinat en 1993 de Me Babacar Seye, 1er vice-président du Conseil constitutionnel, la boucherie du 16 février 1994 à Dakar ayant eu raison de six membres des forces de police, les violences postélectorales de 1988, entre autres, constituent des révélateurs qui prouvent que nous ne sommes pas à l’abri. 
L’électricité a été coupée au niveau d’un réverbère jouxtant le domicile de Amadou Makhtar Mbow, président du comité national de pilotage des « Assises nationales ». L’obscurité installée ou provoquée n’a pas encore permis de savoir si les agents de la société nationale d’électricité, passés par hasard pour éviter les étincelles, ont joué aux sapeurs pompiers ou aux pyromanes. Au même moment, Mme Penda Mbow, autre personne publique, très en vue dans ces consultations, a vu son compteur d’électricité emporté par la société concessionnaire pour raison « commerciale ». La presse a également rapporté la visite non désirée que le Dr Ciré Ly, autre membre de la société civile engagé dans ces « Assises nationales », a reçu de la part de nervis à son domicile. Tel un tube au sommet du hit-parade, ce genre d’incidents graves est rapporté au quotidien par la presse, telle une ritournelle. 
La majorité, non partante pour ces « Assises », avait déjà sonné la charge. Farba Senghor, le chargé de la mobilisation et de la propagande du parti démocratique sénégalais (Pds) et non moins ministre de l’Artisanat et des Transports aériens, avait averti : « ceux qui décideront de participer à ces assises, auront pris sur eux la lourde responsabilité de faire face au pouvoir ». Celui que l’on surnomme « le fou du roi », fidèle à sa réputation, avait dans la foulée, fait une intrusion dans le secteur stratégique de l’économie nationale, en appelant les membres du Conseil national du patronat (Cnes), partie prenante aux Assises nationales, à quitter cette organisation au profit du Conseil national du patronat (Cnp) que dirige Baidy Agne. 
Etant donné que les Assises nationales sont une initiative de l’opposition, même si elles sont devenues l’affaire de bien des pans de la société sénégalaise, leur réussite ne peut que consacrer l’échec de la majorité. Aussi, l’opposition ne s’est-elle pas déjà illustrée par des déclarations et actes visant la chute du régime de Wade. A ce titre, Idewa (Initiative pour le départ de Wade), naguère brandie par les adversaires du chef de l’Etat constitue un révélateur éloquent. En cela, travailler à les discréditer est de bonne guerre pour Wade et ses alliés. Cependant, le débat est faussé dès l’instant qu’on dépasse le cadre d’un échange démocratique et intellectuel pour emprunter les ténébreux sillons d’une confrontation provocatrice aux conséquences incalculables. 
Le Chef de l’Etat a invité ses partisans de « les laisser faire leurs Assises » et ajoutait : « je demande à tous ceux qui me soutiennent ; syndicalistes, enseignants, partis politiques, de ne pas y aller et de n’y envoyer personne, parce qu’ils ont dit que c’est pour me renverser". D’autres responsables du parti au pouvoir, ont poursuivi leurs croisades par des menaces et autres déclarations incendiaires. Comme à la guerre, on est sommé de choisir son camp. C’est cette conception manichéenne des affaires nationales qui n’est pas tolérable. Demander aux chefs religieux, aux organisations de la Société civile, à des généraux (même s’ils sont en réserve), à de paisibles citoyens, de se déterminer par rapport à deux camps opposés, en usant d’une rhétorique guerrière, c’est ouvrir la boîte de pandore. 
Faute d’un dialogue politique sain, un des fondamentaux élémentaires dans toute démocratie qui se respecte, les acteurs politiques semblent faire feu de tout bois à la poursuite de desseins inavouables. Après le boycott des législatives et sénatoriales de 2007, l’opposition significative absente de toutes les stations institutionnelles majeures, privée de compétions électorales en 2008 pour cause de report des locales à l’initiative de la majorité, a jeté son dévolu sur ces « Assises nationales » autour desquelles elle a pu fédérer plus de 75 organisations de différentes obédiences. 
Le pouvoir redoute cette arme fatale du camp d’en face et ne ménage pas ses efforts pour contrer ce que le président de la République lui-même a qualifié de « provocation grotesque ». 
Cette montée des périls est d’autant plus préoccupante, qu’elle a été précédée de déclarations inquiétantes, certains parlant même « d’insultes », d’autre de « complot ». 
En matière d’insultes, dans une interview récente réalisée à l’occasion de la parution de son livre autobiographique « Une vie pour l’Afrique » à Paris, le pape du Sopi avait déjà averti : « Si quelqu’un, dans la rue ou sur les ondes, se mettait à insulter un khalife ou le pape, qui dispose de millions de fidèles, il courrait le risque de déclencher des réactions spontanées et violentes, sans que celles-ci aient été télécommandées. Eh bien, dites-vous que des millions de militants et de fans vibrent dès qu’ils entendent mon nom. De sorte que des attaques publiques contre ma personne relèvent de l’imprudence et non de l’imprévisibilité ». 
Le chef de l’Etat avait même convoqué dans ses explications des déterminants socioculturels en ajoutant que : « la violence appelle la violence et, dans nos pays, la violence verbale appelle la violence physique. Malheureusement. Dans nos traditions, l’insulte, comme on disait chez vous au Moyen Âge, se lave dans le sang. Notre société est encore largement féodale dans les esprits » (…) 
Au moment où le peuple ploie sous la cherté des denrées de consommation courante liée essentiellement et la folle envolée du prix du baril de pétrole, à une crise scolaire grave et bien d’autres urgences nationales encore, les forces vives de la Nation devraient grouper leurs tirs dans une seule direction. Celle d’alléger les souffrances du peuple sénégalais au lieu de travailler à un pernicieux scénario qui anéantirait, à un tour de main, le fragile équilibre socioéconomique d’un pays trônant dans le club très peux envieux des pays pauvres très endettés (Ppte). 
Photo : Abdoulaye Wade et les leaders de l’opposition, en médaillon Amadou M. Mbow, Pdt comité de pilotage des Assises Nationales 
 
Ch.L.D. 
Sénégal | Contribution : Le problème, ce n’est pas le fou du roi, c’est le roi lui-même 
Publié le 1er juin 2008 à 18h45  
 
PAR MODY NIANG 
Quand, hier soir, j’ai fini d’écouter la folle et tonitruante déclaration de ce fou du roi qui le devient de plus en plus, je me suis rappelé le livre de Monsieur Cheikh Diallo et me suis reporté immédiatement au portrait croustillant qu’il fait de cet individu-là. C’est au chapitre 4 (pp. 143-149) de la troisième partie. D’emblée, on se fait une idée du truculent personnage, qui est « une montre réglée sur celle de son mentor ». M. Diallo signale que ce fou furieux a deux problèmes dans sa vie : « Le premier est de savoir quand il commence, le second est de savoir quand s’arrêter. » Et M. Diallo, proche des Wade et de leurs proches d’ajouter : « Maître Abdoulaye Wade est la solution à ses deux préoccupations (et) c’est pour cette raison que chaque matin, avant d’aller dans son cabinet, Farba Senghor va d’abord aux instructions chez le maître (….) » . 
 
M. Diallo fait également dire à l’« élément hors du commun » ce qui suit : « Je ne me contente pas seulement de faire ce qu’il (Me Wade, ndlr) me demande. Je le fais vite et bien. Je passais toute ma journée au Point E et une partie de la nuit aussi. Il m’arrivait de faire la navette entre le Point E et l’Assemblée nationale pour transmettre des courriers et des instructions du secrétaire général du PDS aux députés de notre groupe parlementaire (….) » . Voilà Farba Senghor, garçon de course avant le 19 mars 2 000. Au lendemain de cette date historique, il passe sans transition de l’enfer au paradis. Il en perd carrément la tête et se distingue, depuis lors, de plus en plus par ses frasques. Conseiller du président de la République, il organise une bruyante marche non autorisée contre le Préfet de Dakar. Il « donne le tournis à tout le monde, infatigable et tourbillonnant », assène M. Diallo. 
Quoi de plus normal donc que cet individu-là, qui devrait avoir du mal à trouver un poste de chef de cabinet, ait le comportement que nous lui connaissons aujourd’hui ? Tour à tour Ministre de la Solidarité nationale, de l’Agriculture et des transports aériens, il a régné et continue de régner sur des ingénieurs de haut niveau et de toutes catégories, pour lesquels il n’a aucun respect. Il ne sait plus se retenir et intervient de façon intempestive dans les autres départements ministériels et traite, à l’occasion, publiquement un de ses collègues d’incompétent. M. Diallo rappelle que, devant « son énergie exceptionnelle », son maître avait prévenu devant un groupe de responsables de son Parti : « Je peux nommer qui je veux comme ministre. Même Farba ! ». Et « c’est fait depuis 2 004 ». 
Ce fou du roi n’est donc pas le problème. Le vrai problème, c’est le roi, c’est Me Wade qui lui a donné tant de pouvoir. Wolof Njaay dirait « xama tul lu ko të », ou encore « dafa kaanu ». En d’autres termes, il est grisé par le pouvoir qui lui a tourné la tête. Nous l’avons entendu à plusieurs reprises traiter les chefs religieux de tous les noms d’oiseaux. Aujourd’hui, il menace de représailles ceux d’entre eux qui oseraient prendre part aux Assises nationales. Il en a menacé d’autres, mais c’est sur les menaces de ceux qu’on appelle communément les chefs religieux que nous allons nous arrêter un peu. 
Ces gens-là, du moins nombre d’entre eux, perdent de plus en plus de leur crédibilité. C’est comme si l’avènement de l’alternance les avait mis à nu. Á l’occasion des émissions interactives, ils sont couverts d’injures. Pourtant, quelques dix à quinze années auparavant, personne n’aurait osé prononcer le moindre propos malveillant à leur endroit. Et la faute leur incombe totalement : ils paient cash le fruit de leur cupidité. Avec sa « générosité » déferlante et dévastatrice, Me Wade les a profondément discrédités. 
La presse a même fait état, ces temps derniers, de pressions que Me Wade aurait essayé d’exercer sur le Khalife général des Mourides, après qu’il a reçu Idrissa Seck. Vrai ou faux ? Je n’en sais rien. Ce que je sais, par contre, mon souhait le plus ardent, plus exactement, c’est que les foyers religieux, et principalement Touba et Tivaouane, fassent montre davantage de retenue, dans ce différend qui oppose le « père » et le « fils d’emprunt ». Sans doute, attend-on des chefs religieux qu’ils soient des régulateurs sociaux, des médiateurs chaque fois que de besoin. Cependant, pour jouer efficacement un rôle de médiation entre deux protagonistes, il faut maîtriser les tenants et les aboutissants de leurs différends. Or, Me Wade a dit publiquement aux membres d’une délégation de Rèew mi qu’il recevait en audience, qu’ils ne savent rien de ce qui l’oppose à Idrissa Seck, ni eux, ni personne d’autres ; que les deux seules personnes qui savent, c’est lui-même et son « fils d’emprunt ». 
Alors, comment, dans ces conditions-là, un chef religieux tant soit peu soucieux de sa crédibilité, de maandute, peut-il prendre le risque de faire la médiation entre ces deux là ? Leur différend, c’est désormais connu même par les oiseaux : c’est l’argent, beaucoup d’argent. C’est ce fameux butin dont Idrissa Seck disait très tôt que c’est lors de son partage que les bandits de grands chemins se disputent. Ce butin qui ne peut être que l’argent du contribuable ou celui de la corruption, ou les deux à la fois. 
Ces deux compères ont fini de nous convaincre de leur incrédibilité. Aucun guide religieux digne de ce nom ne devrait se mêler de leurs querelles interminables de milliards. Il est vrai qu’ils savent tous les deux se montrer particulièrement « généreux ». L’étaient-ils avant le 19 mars 2 000 ? D’où viennent les centaines de millions qu’ils distribuent à bout de bras ? Chaque année, le « père » surtout envoie des centaines de pèlerins à la Mecque. Tous ces gens-là reviennent-ils avec l’espoir que leur pèlerinage a été agréé ? Ce pèlerinage obéit quand même à un certain nombre de principes, dont le moindre est que l’argent qui l’a permis soit gagné à la sueur de son front, ou même, quand il provient d’un don par exemple, que ce don soit d’origine licite. Or, aucun des chefs religieux qui bénéficient de la « générosité » des deux compères ne peut garantir le caractère licite de leurs dons substantiels. Il y a ensuite que, chaque fois qu’un chef religieux reçoit de l’un des protagonistes 50, 60, 100 millions ou une 4x4 rutilante, c’est au détriment d’un gros village dont les populations pourraient bénéficier, à la place, d’un forage, d’un centre de santé, d’un collège, d’une piste de production, etc. 
Nos chefs religieux devraient donc, comme je l’ai indiqué plus haut, faire montre de plus de retenue vis-à-vis de Me Wade, de son « fils d’emprunt » et de leurs querelles de milliards. Ils devraient surtout relever le défi de ce tonitruant fou du roi, qui se croit vraiment sérieux maintenant. Sa déclaration d’hier comme la position de nombre de ses frères et sœurs de part, copiée sur celle de leur maître, sont les signes évidents d’une monarchie absolue rampante qui guette notre pays. Jusqu’à son dernier souffle – pour paraphraser l’autre - Me Wade s’accrochera au pouvoir. 
Et il fera tout pour nous imposer son fils biologique, le jour où il ne tiendra plus sur pieds . Il s’y prépare d’ailleurs activement, notamment en torturant et en piétinant sans état d’âme la Constitution et les autres lois. Pour la réalisation de son sombre dessein, il prend les mesures les plus impopulaires et met à contribution tout compatriote susceptible, par la nature de ses fonctions, à lui donner un coup de pouce. C’est ainsi qu’il compte en premier lieu sur les chefs religieux et autres porteurs de voix, les Forces de Sécurité, les magistrats, les autorités administratives etc. Sans doute, y a-t-il mis le prix fort en leur taillant des situations sur mesure particulièrement confortables. Celles-ci, pour confortables qu’elles soient, valent-elles le pays et son avenir ? 
L’histoire de notre pays n’a pas commencé avec les Wade et Idrissa Seck. Elle ne s’arrêtera sûrement pas avec eux. Tous les Sénégalais, toutes les Sénégalaises devraient, malgré leur indolence légendaire, se rebiffer et se lever comme un seul homme, comme une seule femme, pour conjurer le grave péril qui menace notre pays, et qui est manifestement perceptible dans la déclaration du fou du roi, comme dans la position générale de la mouvance présidentielle, vis-à-vis des Assises nationales. 
 
 
Mody Niang 
 
LE NOUVEAU FOU DE LA COUR DU ROI 
Dans la cour de sa majesté Wade 1er, un nouveau a détrôné l’ancien fou du roi Farba Senghor. Comme dans tout royaume digne de ce nom, le roi, après s’être occupé des problèmes de ses sujets, a besoin d’un farfelu pour le faire rire. 
Farbay Damel le fou du roi comme d’ailleurs son nom l’indique réunissait en lui toutes ces qualités parce qu’ignorant, vulgaire, incorrect et inculte. 
Mais mille fois hélas, à trop arpenter les allées du palais de sa majesté, il était devenu trop repu et voulut se donner des airs d’intello soixante huitard avec ses lunettes qui lui font ressembler à un babouin instruit. Arrive alors un jeune plus qualifié que lui car plus fringant, plus tête brûlée parce que moins rassasié et bègue de sur quoi. 
Car figurez vous que Mamadou Massaly qui a piqué à Farba, sa place de clown 1er de sa majesté, lui dame le pion dans le domaine de l’ignorance si cher à wade 1er (il est indéniable que si Farba peut se targuer d’avoir un niveau de BEPC, Massaly lui n’a pas le niveau d’un bon élève de CM2). 
Dans le domaine de la fidélité, si Farba se considérait comme le valet à tout faire du roi et de la reine mais se targuer par contre d’être le frère du prince héritier Karim 1er (ce qui est un crime de lèse-majesté dans un royaume), Massaly lui se met directement au service du prince héritier qui avec la bénédiction de son père de monarque expédie les affaires courantes et distribue les prébendes (nomination aux postes de pca et de directeurs, attribution de marchés juteux). 
Ce geste de haute portée de Massaly, enchantera au plus haut point sa majesté ( qui vénère le prince plaît au roi ) qui le nomme chef des gamins du royaume et tant pis s’il a d’illustres prédécesseurs comme Serigne Diop Sadaxta, Talla Sylla, Modou Diagne Fada ou Alioune Sow mais dans un royaume, les désirs du souverain et de la famille régnante sont des ordres. Et de toute façon , plus on est fou, plus on rit et avec Massaly, on est servi car le roi ne s’est pas trompé pour une fois. 
La preuve nous a été donnée hier durant sa premiére sortie avec les perles, les coquilles, les fautes et les interminables bégaiements [ tare uuunininiquequequequememememement (uniquement) pour les politiciens ]. Massaly a fait honneur à son roi et à son prince héritier en avouant son passé de marchand ambulant ( preuve qu’avec la magnanimité du souverain, on peut partager le bol du midi avec les gueux des bas fonds de la banlieue et le soir, s’asseoir à la table du roi et souper avec les élus de la cour ). Et voici le meilleur pour la fin avec la phrase de Massaly qui tue : « Mon rôle est de fédérer les forces juvéniles de la jeunesse », « descendre à travers la rue », « phénoménes mondiales », etc. 
Avouons que pour une fois, Wade 1er ne se trompe jamais quant il s’agit de choisir le fou de la cour mais comme c’est une fonction qui paie bien , Massaly a intérêt a faire attention à son fauteuil car les prétendants ne manque pas et quant son 1er challenger n’est personne d’autre que son prédécesseur ( Farbay Damel ), çà donne du piquant à la sauce. Mais tensiong, le colonel Cissé a du répondant en la matiére . 
 
SUD QUOTIDIEN : 
CONTRE LE “MATEYE DES LIBERAUX” 
Le Msu prone les Assises nationales 
Par Madior FALL | SUD QUOTIDIEN | vendredi 6 juin 2008  
 
Le Secrétariat politique permanent du Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu) prone les Assises nationales comme réponse à la politique du « mateye » du pouvoir en place, déclare-t-il au sortir de sa dernière rencontre. 
Le Secrétariat politique permanent du Msu s’est réuni le 3 juin dernier. Après avoir analysé « l’inquiétante situation nationale », déclare l’instance politique de direction dans un communiqué sanctionnant ses travaux et parvenu à notre rédaction, le Sp s’est réjoui du lancement solennelle des Assises nationales, le dimanche 1er juin au Méridien président. « Des Assises qui ont fait paniqué le régime finissant de Wade, qui a mis notre pays dans une sombre situation économique et financière après avoir pourtant hérité d’une bonne situation financière en 2000 », déclarent les socialistes unitaires. 
Selon eux, « la crise financière qui pointe à l’horizon, les délestages permanents de la SENELEC, la crise du monde rural », n’entraînent qu’une « absence de solution crédible pour ces 60% de nos populations » de la part des libéraux au pouvoir. 
A cela, il faut ajouter, « l’ébullition quasi permanent du front social avec ses grèves récurrentes qui ne sont que la conséquence du non respect des engagements avec les organisations de travailleurs, Mais aussi le rejet de tout dialogue avec les secteurs clés de la nation (CNCR – UNACOIS – Enseignants – Patronat etc », de la part du pouvoir du Parti démocratique sénégalais (Pds) et ses alliés. « Ils continuent ainsi leur politique antinationale « le mateye », affirment-ils dans leur communiqué. 
Ils ajoutent, « tout dernièrement nous avons assisté à la fausse concertation entamée avec les organisations de consommateurs, et les fausses promesses qui leurs sont faites, après leur mémorable manifestation contre la vie chère et la récupération de certaines parmi elles qui ont aussitôt baissé la garde pour s’inféoder au régime de Wade ». 
Pour les anciens camarades du Grand Maodo, Mamadou Dia, le régime libéral « qui est dans une logique de gestion gabegique et antidémocratique de notre pays, persiste dans son refus injustifié de participer aux Assises nationales. Ce refus n’est que la peur d’un bilan, d’un diagnostic qui prouverait aux Sénégalais et au monde entier comment notre pays à été consciemment pillé. Parce que aux Assises il n’y aura ni filouterie, ni duperie et achat de conscience. » Le Msu, indique son communiqué exige cependant « que cette entreprise de salut national n’occulte pas l’identification des prédateurs de notre économie et notre démocratie pour éviter à l’avenir une récidive. 
Ce travail d’évolution et de recherche de solution ne sera pas effectué par les seuls acteurs politiques, mais par toute la nation pour éviter que nos libéraux locaux ne crient au règlement de compte que nous pensons d’ailleurs inutile et préjudiciable à une cohésion nationale qui seule sera le ciment de cette nouvelle entreprise de redressement national ». C’est pourquoi, il appelle « tous les Sénégalais qui ne sont pas encore impliqués à participer aux Assises nationales ». 
FERLOO : 
Problèmes de trésorerie au Sénégal : Vers la ponction de 1 à 2 milliards dans le budget de fonctionnement des ministères 
Face aux difficultés de trésorerie de l’Etat du Sénégal, une ponction sur le budget de fonctionnement des différents ministères sera bientôt faite. 
 
Selon une source bien informée, « cette ponction qui est obligatoire pour faire face à la situation actuelle sera à hauteur de 1 milliard allant même jusqu’à 2 milliards pour certains ministères qui ont un budget de fonctionnement colossal ». 
« Cette décision, informe notre interlocuteur, est déjà dans le circuit. Et certains ministères l’auraient même reçu depuis vendredi dernier ». A en croire notre source : « C’est une opération qui va mettre certains départements ministériels dans une situation délicate. Surtout, ceux dont le budget est insignifiant comme celui du Sport qui avait été évalué à 7 456 452480 francs Cfa pour l’exercice 2008, soit 0,040% du budget national ». 
Cependant, à les en croire : « Cette manne devrait permettre la rénovation de 11 stades régionaux pour la participation à la Can et aux jeux olympiques, en passant par l’engagement d’une trentaine de fédérations dans les compétitions internationales dont le Mondial du scrabble que notre pays va abriter en juillet prochain. 
Nos sources rappellent que le représentant du Fmi à Dakar, Alex Segura avait annoncé cette situation avant d’en être rassuré ou menacé par l’Etat du Sénégal. A cette occasion, il avait été reçu par le Premier ministre, Haguibou Soumaré qui avait rencontré la presse à cet effet, pour, également, rassurer les travailleurs. 
SB/FC 
BUREAU POLITIQUE  
DECLARATION DU MERCREDI 04 JUIN 2008  
 
Les fractures qui accablent notre pays, conséquences des outrances d'une gouvernance libérale saturée de néfastes scories corruptives et destructrices, prennent un tournant dramatique avec la faillite de l'Etat qui ne parvient plus à pourvoir aux besoins primaires des populations. En effet, après avoir livré les consommateurs, pieds et poings liés, à la spéculation provoquant ainsi la hausse ahurissante des prix des denrées et produits de base, après avoir renoncé à prendre les mesures appropriées pour soutenir le pouvoir d'achat des ménages, après avoir laissé avec cynisme le monde rural affronté seul les affres de la famine et après avoir privilégié pendant de longs mois la stratégie du pourrissement dans la gestion de la crise scolaire, le régime d'Abdoulaye Wade vient de déclarer forfait devant l'ampleur du désastre provoqué par sa furie destructrice.  
 
Il faut, pour s'en convaincre, relever la résurgence ces derniers jours des pénuries d'eau, des coupures dans la fourniture de l'électricité, de la pénurie de gaz butane ainsi que des perturbations dans la distribution de l'essence super illustrées par les longues files d'attente devant les stations services. Il ne pouvait en être autrement avec des caisses vides et un endettement intérieur indigne d'un Etat sérieux. En vérité, l'Etat qui a perdu toute crédibilité aux yeux de ses créanciers et fournisseurs, est aujourd'hui dans l'impossibilité d'assurer l'approvisionnement correct du pays en carburant, en fuel et en gaz. Outre les désagréments qu'elle cause aux ménages, cette situation risque, dans un proche avenir, de plomber la productivité des dernières unités et entreprises de production, de distribution et des services qui ont échappé jusqu'ici à la mise à mort programmée des secteurs vitaux de notre économie.  
 
La même menace plane sur notre agriculture eu égard à l'inertie du gouvernement dans la préparation de la présente campagne agricole où des retards sont encore enregistrés dans la mise en place et dans la distribution des intrants alors même que les précipitations se multiplient sur l'ensemble du territoire. Bien entendu, les assurances du gouvernement sur le sujet n'ont aucun crédit devant les nombreux témoignages recueillis auprès des paysans qui confirment n'avoir reçu à ce jour ni semence, ni engrais.  
 
Dans ce contexte de pays en proie à la tyrannie d'un quotidien insupportable et aux ténèbres d'un horizon sans issue, il fallait bien toute la perspicacité d'une initiative historique de la dimension des Assises nationales pour renouer avec une espérance partagée par tous les segments de la société, les femmes comme les hommes, jeunes ou moins jeunes. En effet, la gouvernance libérale, en nous infligeant jusqu'à la nausée son projet inique et cynique de destruction et en nous imposant le désespoir comme unique porte ouverte sur l'avenir, a fini par conforter la majorité de nos compatriotes dans la conviction qu'il fallait, de toute urgence et au moyen d'un dialogue global et inclusif, engager l'entreprise salvatrice de redressement national.  
 
Sous ce rapport, le Parti socialiste, tout en se félicitant du succès incontesté et incontestable de la cérémonie solennelle d'installation du Bureau et des commissions des Assises nationales du Sénégal, analyse la présence massive de toutes les composantes de la Nation comme une illustration de la force du sursaut national mais aussi comme le signe d'un renouveau citoyen malgré les pressions et les processions d'un régime intolérant engoncé dans les nœuds de la pensée unique. Au sujet de l'infantilisme caractériel du pouvoir libéral, celui de son chef en particulier, le Parti socialiste, indigné par les tentatives d'intimidation, met en garde Abdoulaye Wade et ses frotte-manches contre tout acte de violence commis sur les participants aux Assises nationales et considère la hargne et la harangue belliqueuses du pouvoir comme une stratégie perdante a priori devant l'immense espoir que représentent les Assises nationales pour nos compatriotes.  
 
 
 
De la même manière, les déclarations, visant à susciter la méfiance entre les organisations engagées dans les Assises nationales, avec l'hypothétique espoir de les diviser, finiront en bouillon de onze heures devant le formidable consensus que toutes les forces vives de la Nation, d'égale dignité et d'égale responsabilité dans cette entreprise inédite de sauvetage du Sénégal, constituent autour des Assises nationales, perçues comme le cadre approprié pour opérer les ruptures décisives et pour ouvrir à notre pays des perspectives plus conformes au génie de notre peuple.  
 
En tout état de cause, le Parti socialiste, plus que jamais engagé dans ces concertations nationales, globales et inclusives, invite les autres parties prenantes à ne pas se laisser distraire par les éructations et les vociférations du maître et de la meute et les exhorte à garder le cap sur les objectifs consensuels des Assises nationales. A ce propos, il les invite à poursuivre, avec la même générosité et dans le même esprit consensuel, le travail entamé pour mener à bien le débat participatif avec les populations au cours des consultations citoyennes dans les trente cinq départements du pays et sur internet. C'est dans cette mesure que les Assises nationales pourront déboucher sur des conclusions consensuelles, efficaces et durables qui seront un véritable sillon d'espoir pour les millions de Sénégalais soucieux de vivre et de s'épanouir dans un pays stable, prospère et solidaire.  
 
Dakar, le 04 juin 2008  
Le Bureau politique 
Babacar justin ndiaye :LE SERUM POLITIQUE 
Une fois n’est pas coutume : la vigilance et la perspicacité du renard Abdoulaye Wade ont été prises en défaut. En effet, pour le Secrétaire général du Pds et pour moult observateurs, l’opposition boycotteuse des dernières législatives, était irrémédiablement congelée dans le frigo de l’erreur politique, comme un poisson pêché au large de Kayar depuis 2007. Et voilà que le Front Siggil Sénégal (conglomérat de partis extra parlementaires) invente les Assises nationales, une trouvaille fabuleuse et une arme miraculeuse, par lesquelles elle remonte gaillardement la pente jusqu’à tenir le haut du pavé médiatique et politique. 
Casus belli politique, tant par son format socio professionnel très large (des généraux y côtoient des gueux) que par son impact public (les téléspectateurs sont électrocutés de surprise par les images du conclave), les Assises ont visiblement asticoté les nerfs du Président de la république. Au point que l’habituel maître du jeu, a perdu la main en précipitant une riposte hasardeuse. 
 
Manifestement mal conseillé, Wade a rompu, sans aucune nécessité, le silence qui est d’or, au profit de la parole qui, elle, est d’argent. Après la réaction vive de Farba Senghor, membre du comité directeur chargé de la propagande et de la mobilisation ; après le discours approprié du chef du gouvernement Cheikh Aguibou Soumaré dont la politique a fait l’objet de critiques dans les documents pré Assises, le chef de l’Etat n’avait plus à compter « ses amis » (et par opposition ses ennemis) devant les micros et caméras. Le risque de dévaluation de la parole présidentielle a été gros, pris et consommé. 
 
Car malgré la mise en demeure du premier magistrat sénégalais, des diplomates étrangers et un représentant de la famille de Cheikh Mbacké Gaindé Fatma, ont assisté à l’ouverture des Assises. Ce qui amoindrit la respectabilité du gouvernement, incapable de franchir le Rubicon, en rompant les relations – ce serait un suicide diplomatique – avec de puissants Etats du Nord. Et bien entendu, affecte Me Wade qui ne saurait envisager des représailles en direction de la famille de Taif, c’est-à-dire les héritiers de Sérigne Cheikh Mbacké Gaindé Fatma, dont l’argent, l’entregent et les encouragements ont été décisifs dans l’ascension politique et le destin présidentiel de Wade. 
 
Toutefois, le K.-O de la majorité présidentielle ne dispense pas de passer au laser les très retentissantes Assises nationales. Véritable auberge espagnole – disons sénégalaise – les Assises font asseoir, côte à côte, des anges de la société civile et des janissaires de la vie politique. Ce qui féconde effectivement la réflexion, mais ne garantit point l’harmonisation des desseins, notamment les buts inévitablement sous jacents en politique et chez les politiciens. Mieux, tout conclave d’envergure nationale (Assises, conférences, Etats généraux et forums) est naturellement, à la fois, matrice et vecteur d’institutions et de mécanismes parallèles ou naissants. C’est l’Histoire qui le prouve ; et ce ne sont pas les professions de foi qui le démentiront. 
 
Or, le Sénégal, au vu de sa trajectoire historique qui l’a soustrait de l’épidémie de coups d’Etat militaires, l’a installé dans un printemps démocratique dès 1974 (avant le discours de La Baule et l’écroulement du mur de Berlin) et surtout gratifié d’une alternance survenue dans un climat de joyeux carnaval et non de vandalisme sauvage, aurait pu faire l’économie de risques de sortie des rails de la république. 
 
Malheureusement beaucoup d’eau a coulé – et pas toujours des plus démocratiquement limpides – sous les ponts depuis mars 2000. Il ne s’agit guère de couper la poire en deux. C’est la poire, elle-même, qui se fracasse en deux parts sous nos yeux, en révélant une conjoncture qui n’innocente personne. Tellement des deux côtés, on a multiplié les entorses aux principes garants de l’orthodoxie républicaine. 
 
C’est ainsi que Wade a trouvé dans les inondations de 2006, une parfaite aubaine et un commode alibi (le fameux Plan Jaaxay) pour coupler, découpler, différer et surtout proroger un mandat parlementaire que seul le suffrage universel est habilité à octroyer. L’autre entorse à l’orthodoxie républicaine, c’est l’affaire des chantiers de Thiès dont le traitement judiciaire est calamiteux : le lundi, c’est un crime économique qui a été perpétré par Idrissa Seck, le mardi, c’est un roman politico judiciaire qui est lu aux citoyens. Enième pied de nez à l’éclat des institutions démocratiques, la création d’un sénat de soixante cinq laquais et de trente cinq élus. Et que dire de la très influente Génération du Concret dans le panorama politico institutionnel du pays ? Rien, sinon qu’il faut être un jésuite féru de casuistique pour savoir s’il s’agit d’une annexe, d’un appendice, d’une excroissance ou d’une succursale du Pds. Pourtant, son leader emblématique, Karim Wade, a drainé dans son sillage, une armada de policiers (payés par le contribuable sénégalais) lors de son meeting de Guédiawaye. 
 
En face, le rapport qu’on entretient avec la démocratie et la bonne gouvernance, est tout aussi kafkaïen. En 2006, des députés de partis (aujourd’hui, fers de lance des Assises), ont empoché sans gêne, des salaires issus de la prorogation généreuse mais illégale de Wade. En 2000, certains universitaires (actuellement recyclés dans les Assises) ont été les rédacteurs de la Constitution bonapartiste de Wade dont ils ont par ailleurs assuré le succès référendaire en janvier 2001. Et last but no least, des piliers de l’opposition et des Assises – à l’exception de Ousmane Tanor Dieng – ont été les co-architectes de l’arrivée au pouvoir de Wade. 
 
Moralité : le Sénégal a grandement besoin d’un catéchisme de morale républicaine, d’un regain de ferveur démocratique et d’une cure de civisme pour l’éloigner du carrefour du légal et du séditieux où l’ont installé la gouvernance libérale et les Assises nationales. Faut-il rappeler inlassablement que la démocratie, ce n’est pas une question d’apparat juridique (textes) encore moins de décor électoral (scrutins) ? C’est une question de sincérité. D’où l’excédent de discours sur la démocratie et la pénurie de démocrates en chair et en os. 
 
Vivement que les savants inventent le sérum de la démocratie (à l’instar du sérum antitétanique) et l’injectent en priorité dans les veines des hommes politiques, afin qu’ils réinstallent vite le Sénégal, sur les rails de la démocratie et du consensus qui ont jusque-là façonné notre image plus avantageuse que le pétrodollar. 
 
C’est justement sous l’angle d’un aggiornamento national et salvateur que les Assises recèlent un potentiel de redressement au regard du péronisme ou du duvaliérisme rampant. Deux pathologies politico familiales qui trouvent un terreau fertile dans l’hémisphère sud (Argentine, Haïti, Togo, Congo etc.) cette partie du globe terrestre où le Sénégal est situé. Au demeurant, le discours de Monsieur Amadou Maktar Mbow, charrie en filigrane un message codé : « Pas de monarchie chez nous ! ». Le message est-il bien reçu et décodé ? Ou bien faut-il parler brutalement comme Lamine Diack : « Le Sénégal n’est pas le Togo »? 
 
En définitive, les Assises nationales sont comme les Galeries La Fayette. On y trouve toute la gamme des motivations : civiques, démocratiques, patriotiques, partisanes et politiciennes. Ce qui n’exclut pas une soif (électorale) de revanche. 
 
 
 

 

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