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TRAGIQUE DECONSIDERATION

TRAGIQUE DECONSIDERATION 
 
Le Soleil : Mardi 17 Mar 2009 
Par Mamadou SEYE : Dérives démocraticides  
Le jeu de la démocratie est un exercice de haute portée républicaine. Il est un ensemble de codes et de comportements qui célèbre la différence et écarte les particularismes, ceux-ci étant des sources de conflits sans intérêt pour le grand nombre. Le débat contradictoire nourrit la diversité d’opinions. Il n’est pas une confrontation systématique avec l’autre. Il est, quand l’objectivité y adhère, une somme de convergences sur l’essentiel. Cet essentiel, aujourd’hui plus que jamais, est le Sénégal. L’homme qui incarne la souveraineté populaire, par la grâce de deux verdicts des urnes sans appel en 2000 et en 2007 sans compter deux législatures (2001 et 2007) dominées haut la main par son camp en plus des locales de 2002, se livre encore, depuis deux semaines, à cette épreuve exaltante d’écoute de son peuple. En marathonien rétif à l’idée de rester dans la bulle climatisée et lustrée des lambris du pouvoir, il se soumet, de tout temps, aux rigueurs du terrain. Il est l’oreille et les yeux de sa mission de chef de l’Etat. Il se garde de se chercher un porte-voix lorsque survient l’heure de rencontrer les douleurs et les espérances de ses compatriotes. C’est là un pacte de confiance qui n’est pas né de ce contexte électoral. 
La moisson de voix n’explique pas, à elle seule, ce dialogue direct. Entre le président et ses concitoyens, le temps des semailles est vieux comme un mariage de raison pour lequel les deux parti(e)s ne se posent pas la question de l’intérêt. Bien sûr, l’homme d’Etat est un acteur politique averti à qui les électeurs n’hésitent pas à confier leurs joies et leurs angoisses lorsque sonne la cloche des heures graves. Parfois, l’alliance est scellée jusque dans la douleur des tons légèrement ou totalement au-dessus des limites conventionnelles entre une institution et des citoyens. Là, se situe la frontière de lucidité dans le mode d’interpellation. 
La manifestation de colère est une donnée en démocratie. Elle vivifie même le contrat de gouvernance. Seulement, il faut se garder de prendre pour armes légales des dérives démocraticides. Nous nommons là cette maladie infantile de la démocratie qui incline ceux qui en portent les germes à penser qu’ils peuvent tout se permettre sous le prétexte de la si élastique « liberté d’expression ». 
Ces derniers temps, quelques mots peuplent le registre lexical des « A C » ou « Agités de Campagne » : « huées », « invectives », « jets de pierres » et « brassards rouges ». Il n’y a que ces deux derniers mots (« brassards rouges ») qui répondent à l’esprit de la contestation acceptée par la démocratie. Les morceaux d’étoffe sont un symbole par lequel le chef de l’Etat a appelé les citoyens à manifester leur colère et exprimer leurs doléances. Me Wade, lui-même, en prend souvent pour les brandir avant de donner la parole aux délégués des Sénégalais ayant des inquiétudes à formuler dans leur mandat d’alerte des pouvoirs publics. 
Quant aux « huées », « invectives » et « jets de pierres », ils nous renvoient à l’âge primitif de la démocratie dans les pays les plus allergiques à la tolérance. Oui, c’est bien d’intolérance qu’il s’agit ! L’espace public est ouvert à toutes les coteries politiques et à tous les élans citoyens. Les opinions les plus fantaisistes y ont droit de cité au risque d’un constat civilisé de désaccord. Toutefois, ce pari de l’ouverture éprouve la capacité de dépassement et le sens de la mesure des admirateurs du chaos à tout prix. A maints égards, l’accessoire et le futile sont élevés au rang d’essentiel. Même dans la manière d’appréhender un sujet aussi polémique que l’accueil réservé à un homme d’Etat de la trempe de Me Wade ! Dans l’histoire du Sénégal, aucun chef d’Etat n’a montré une si grande passion pour le dialogue direct avec les foules. Aucun homme politique n’a non plus fait preuve d’un aussi beau courage physique. 
Le contexte de crise économique et financier international n’a pas raison de sa nature. Seule une intelligence des ferveurs républicaines donne à lire ce message d’engagement, d’humilité et de loyauté d’un guide vis-à-vis de son peuple. Autre supercherie de ces dérives, la mémoire sélective oublie de dire la part prise par la manipulation de foules aux fins de sabotage d’une rencontre. La relation passe à côté du pacte de gouvernance sans cesse renouvelé, y compris dans les discussions contradictoires avec l’homme d’Etat, pour porter en écho les faits divers politiques. C’est un effet de mode dégradant en démocratie que d’amplifier les « mérites » des saboteurs en passant sous silence les voies de fait sur des acteurs paisibles de la démocratie. 
La privation de parole et les agressions aussi bien physiques que verbales ne sont pas deux cailloux jetés à Me Wade ; c’est bien une roche posée sur la diversité et la liberté d’expression au détriment d’un adversaire politique en plus d’être un attentat contre l’institution qu’est le chef d’Etat dans ses visites économiques, en marge de la campagne. 
Sa fonction présidentielle, convenons-en, n’est pas mise entre parenthèses. Question : qui a peur de qui ? 
L’intolérance dont fait montre une partie de la classe politique touche aussi la campagne de Karim Wade, investi sur la liste de la Coalition Sopi 2009 à Dakar. Le manque de fair-play est poussé au point de juger sa campagne sur la base des canaux éculés du bavardage politicien et des mots volant bas. 
La démarche de rupture est volontairement chahutée par les tenants des anachronismes conceptuels en politique. Son « silence » est amplifié comme une limite de son action. Il s’agit d’une ignorance des codes de communication politique et sociale dans leur ensemble. 
Communiquer ne signifie pas toujours prendre possession de la rue et, comme un troubadour endimanché et enfiévré, crier à tue-tête, balancer des communiqués de salon, se contorsionner voire insulter l’intelligence de ses vis-à-vis dans le premier micro qui arrive. 
Communiquer, c’est rester à l’écoute de ses (futurs) mandants pour être digne de leurs espoirs. Au milieu des périls rampants et de la nuit qui menace de s’étirer si les gens sincères sont mis à la porte par les vaines clameurs des conspirateurs aux paramètres d’appréciations relevant de l’irrationnel, il faut apporter l’aube d’un jour nouveau. Un jour d’action et de faits ? 
Concrètement ! C’est par ce biais que l’élu devient commissaire de sa circonscription. La célébration de la différence est une vertu en République. La République accepte que Karim Wade soit légalement combattu ou adulé. Les faits prouvent que ses adversaires y vont à fond jusque dans les excès d’un acharnement qui mobilise tout l’arsenal loyal ou non. 
Reconnaissons-lui, au moins, le mérite d’avoir campé, en trois mots, un style de communication et d’action : « écouter, analyser, agir ». Un triptyque annonciateur d’un nouveau mode de gouvernance avec des circonscriptions qui ont accès à leurs élus dans un forum continu et ouvert. Il sait que la transparence a un prix. Le temps de l’action aussi. Ce temps est celui d’une proximité courageuse sur un terrain qu’il sait miné par une compréhension aussi bancale que crypto-personnelle de l’adversité politique : Sandaga, Maristes, Parcelles assainies, etc. 
L’aveu d’une femme, requise pour porter un foulard rouge à Karim Wade pour 10.000 francs Cfa est édifiant sur le cynisme de politiciens en mal d’inspiration. La marche continue. 
Les dix-neuf communes d’arrondissement sont quadrillées dans un maillage qui aménage des points de rencontre physique et de célébration d’une convergence conceptuelle avec des leaders de la Coalition Sopi 2009. Quartiers, leaders d’opinions et places publiques reçoivent le leader politique... qui refuse de faire de la politique comme un disque pré-conçu mais diablement rayé et en déphasage avec la nécessaire émergence d’un leadership moins volubile et plus efficace. 
L’action est parole, n’est-ce pas ? La suite se fera à Ziguinchor où il apportera un appui précieux à Abdoulaye Baldé ; Matam, Bignona entre autre. Pour la Génération du Concret, aucune crainte particulière n’entoure ce scrutin. Le staff se bat plutôt pour relever le taux de participation et sécuriser le vote. Un pari sain en démocratie pour un candidat dont la dérobade au scrutin était prédite par les météorologues politiques. Contempteurs suffisants dans leur science du mode de dévolution du pouvoir, ils le voyaient plutôt dans le confort d’une ascension par la courte échelle. 
Le fait de se soumettre au suffrage est déjà un défi relevé pour Karim Wade. Il s’en savait capable mais ce sont les autres qui ne voulaient rien comprendre à son respect des règles républicaines. La suite sera dans sa capacité à transformer en vécu les rêves de ses électeurs. Pour cela, il l’a compris, il faut qu’il soit élu. 
Auteur: Mamadou SEYE  
 
Pressafrik : Mardi 17 Mar 2009 
Sale temps pour Wade : Grandeurs et décadence d’un pape! 
Jamais de mémoire de sénégalais, Gorgui n’a eu à faire face à autant de résistances de la part de ses administrés. Aimé et adulé durant les années de lutte, le Pape du Sopi a longtemps été au centre des bains de foules, les mains levées vers le ciel bleu comme la couleur de son parti. Cet engouement populaire, proche de l’hystérie collective, a atteint son apogée en 2000 avec la belle leçon de démocratie qu’il donna au monde avec l’aide d’Abdou Diouf qui a eu l’élégance de le féliciter après le second tour des élections. Toutefois, si les masses soumises avaient l’art de le doter d’une force invisible lui permettant de promettre monts et merveilles, les masses révoltées sont en train de lui démontrer que le pacte d’amour éternel magnifié durant les années de lutte est en passe d’être rompu par les années de règne.  
De plébiscite en plébiscite, Gorgui a cru que sa popularité ne peut aller que crescendo. A force de tirer sur le fil ténu qui le lier à son peuple, Me Wade a fini par le casser. L’inflation, la désastreuse campagne agricole, les scandales à répétitions et l’arrogance affichée par nos dirigeants à travers le luxe dans lequel ils vivent ont fini d’éloigner un messie de son peuple qui, pourtant n’a eu d’yeux que pour lui en 2000.  
Me Wade n’a pas hésité à jeter aux orties le code électoral et son «encombrant» article L 59 qui voulait l’emprisonner dans son palais au moment où le peuple n’attendait que son retour pour plébiscité ses troupes, pensait-il, sans doute, oubliant du coup que les tours du magicien capables de produire du mafé et du thiéboudiène n’amusent plus. Laissant à Kadhafi le soin de veiller sur le monde, il a ainsi oublié son passeport au placard et a entrepris de s’enquérir de la situation de ses administrés. Mal lui en a pris. A force de surestimer sa popularité, Me Wade n’a pas perçu les signaux du ras-le-bol national qui transparaissaient dans les prêches révolutionnaires des imams de Guédiawaye. En lieu et place des applaudissements, on lui a servi un cocktail de huées assaisonné à la sauce misère et doléances. En lieu et place des marches bleues qu’il affectionnait tant, Gorgui voit rouge partout. Grandeurs et décadence d’un pape!  
Auteur: Mame Coumba Diop  
 
 
Pressafrik : Lundi 16 Mar 2009 
Sénégal - Fatick Une 8X8, une 4X4 endommagées une garde blessée : le cortège de Wade a vu du feu. 
Ça a été encore chaud à Fatick. Des échauffourées d’une rare violence ont éclaté entre les partis de l’Alliance pour la République (APR) de Macky Sall et ceux de la Coalition Sopi 2009 lors de la visite du chef de l’Etat ce lundi 16 mars. De plus, l’une des grosses 4 X 4 appelées communément 8 X 8 de la sécurité présidentielle ainsi qu’une 4 X 4 d’une sénatrice ont été endommagées par une pluie de pierres. Malgré cette forte tension, le secrétaire général national du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), par ailleurs président de la République, Abdoulaye Wade a tenu à s’adresser aux Fatickois tout en indiquant qu’il n’est pas venu pour polémiquer. Un membre de la garde présidentielle conduisant la 8X8 a été sérieusement amoché. L'officier de la Division des Investigations criminelles (DIC) a, à cet effet, reçu des points de suture.  
 
Visite mouvementée du président de la République ce lundi à Fatick. Une 8X8 de la sécurité présidentielle ainsi que la voiture de la sénatrice Yaye Mane Albis ont reçu des jets de pierres lors du passage du cortège à Niakhar et à Fatick. La vitre gauche de la 8X8 a été endommagée de même que les pare-brises de la « hover » de la sénatrice. L'officier de la Division des Investigations Criminelles (DIC), membre de la garde présidentielle qui conduisait la 8 X 8 a, selon les dernières informations reçues, été griévement blessé à la tête. Il a été obligé de s'immobiliser un instant pour recevoir des points de suture.  
La violence était prévisible dès le début de la matinée à Niakhar où des jeunes avaient commencé à manifester en brandissant des brassards rouges. Devant le refus catégorique des militants mobilisés par Abdoulaye Sène de la Coalition Sopi 2009 et les autres responsables libéraux de laisser ces jeunes exprimer leur ras-le-bol, tout semblait être réuni pour que les deux camps s’affrontent. Usant de subterfuge les manifestants ont attendu l’arrivée du président à 12H 15mn pour jeter des pierres.  
A Fatick, les militants de la Coalition Sopi 2009 se sont mobilisés pour réserver un accueil chaleureux à leur hôte du jour, mais c’était sans compter avec la détermination d’autres jeunes porteurs de brassards rouges qui scandaient le nom de l’ancien Premier ministre Macky Sall. Les deux camps ont échangé des coups de poings et des jets de pierres.  
Après un bref passage à la gouvernance, le leader de la Coalition Sopi s’est adressé aux populations avant son départ. Il a dit qu’il n’est pas venu à Fatick pour polémiquer. « J’ai dépassé ce stade. Je veux faire plus pour Fatick, pour cette ville que je connais que j’aime, parce que l’un de mes premiers compagnons du parti, Ibrahima Diouf est de Fatick », a-t-il lancé aux populations.  
Des réalisations pour Fatick  
Il a formulé des recommandations. « Si vous êtes satisfaits de ce que j’ai fait pour Fatick et dans la banlieue et dans le département, alors donnez moi la mairie. Je vais la donner à une personne en qui j’ai confiance. Je ferai encore plus», a déclaré Abdoulaye Wade. Avant d’ajouter « s’il y a des fils de Fatick qui disent qu’ils peuvent faire autant que moi ou plus que moi, qu’ils viennent et qu’ils le fassent. Ils peuvent le faire. Ce sera toujours dans l’intérêt de Fatick ».  
Le chef de l’Etat a demandé aux populations «de ne pas mélanger les choses». «Tout ce qu’un Premier ministre fait, c’est parce que je donne des instructions. C’est la Constitution qui le dit. Le président de la République définit la politique de la Nation que le gouvernement est chargé d’appliquer». Et de persister : «un Premier ministre n’a des moyens que quand je lui en donne. Vous le savez bien. Arrêtons donc la comédie. Chaque chose à sa place. Il y a beaucoup d’espaces. Celui qui veut construire un immeuble de 50 étages n’a qu’à le faire, mais qu’on me laisse, dans le cadre de la République et des moyens de l’Etat à faire plus que ce que j’ai fait à Fatick». Le secrétaire général national du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) de souligner : «j’ai la possibilité de mettre des industries à Fatick qui peuvent créer des emplois. Je demande aux responsables de se donner la main d’être ensembles pour que tout le monde puisse voter la liste de la Coalition Sopi 2009 et je continuerai à vous aider».  
Auteur: Issa Ndiaye  
 
Seneweb.com : Lundi 16 Mar 2009 
Wade quitte Niakhar en vitesse, sous les jets de pierres. 
Le président Abdoulaye Wade a quitté Niakhar dans la confusion, première étape de sa « promenade » dans la région de Fatick. En plus des brassards rouges et des huées, le chef de l’Etat a reçu des jets de pierre qui ont obligé son cortège à détaler en toute vitesse, informe la radio Walf-Fm. Le cortège présidentiel a dû s’interposer, avant que le chef de l’Etat sénégalais, qui s’est invité dans la campagne électorale pour les locales pour sauver sa coalition, ne prenne la direction de Fatick où il entend défier son ancien numéro deux Macky Sall.  
Le président de la République avait connu une journée difficile dans le département de Podor, chassé par des huées. Mais une journée comme celle qu’il vient de passer à Niakhar, ancienne capitale du Sine, il ne l’avait jamais connue. Abdoulaye Wade entame une visite très périlleuse dans la commune de Fatick, entamée par un entretien avec les autorités préfectorales à la gouvernance de la région. Ce devrait être une bonne séance d’explication sur les conditions de sécurité dans les différentes localités visitées. Mais les courts délais et les improvisations qui se succèdent rendent difficile le travail des services de sécurité, notamment de la Brigade mobile de sûreté, chargée de procéder aux visites de reconnaissance avant les passages du président de la République. Ayant été interdit de campagne pendant ces locales du fait de son statut, le chef de l’Etat a justifié qu’il était en promenade. 
 
L OBSERVATEUR : 
BILLET Panne  
 
Article Par BOROM DÊK BI ,  
Paru le Lundi 16 Mar 2009 
 
Que faire pour convaincre les électeurs de ma localité ? Je veux qu’ils continuent à me confier les clés de la mairie. Mais nak, je suis en panne d’idées. J’ai tout dit et tout promis, alors que cette fichue campagne électorale ne fait que commencer. Et puis, mon discours n’accroche plus. Dès que j’ouvre la bouche, ce sont des brassards rouges ou des désapprobations. Euskèye adouna. Et dire qu’il n’y a guère longtemps, dès que je claque des doigts, tout le monde se précipite à mes pieds. Mes conseillers, eux, ne me sont plus d’aucune utilité. Et mon fils dans tout cela ? Il a fréquenté l’université et maintenant il est employé dans une grande banque, peut-être qu’il va me trouver une idée ingénieuse. «Papa, je ne comprends pas la langue locale. Je ne connais que trois mots qui peuvent tout de même te servir : Waaw, Nangadéf, Xaalis.» C’est vraiment raté. Et moi qui voulais qu’il me succède à la tête de la mairie !  
 
KOLDA Aliou Tine demande au Cnra «d’arrêter Abdoulaye Wade»  
 
Article Par SOULEYMANE SALL,  
Paru le Lundi 16 Mar 2009 
 
En visite à Kolda, le président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho), Aliou Tine, a appelé le Conseil national de régulation de l’audiovisuelle (Cnra) à sévir contre Me Wade. Le chef de l’Etat est accusé de mener une «campagne déguisée».  
Tournée économique, promenade ou encore visite de chantiers, les excuses ne manquent pas pour donner un cachet officiel aux différents périples du chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, dans les régions. Mais, l’initiative du président qui est aussi leader du Parti démocratique sénégalais (Pds), en lice pour les élections locales, essuie des critiques des partis et coalitions de partis concurrents. La société civile s’en est mêlée. En visite de travail à Kolda, dans le cadre d’une session de formation d’observateurs pour les élections locales du 22 mars 2009, destinés aux régions de Kolda, Sédhiou et Kédougou, Aliou Tine, a fustigé l’attitude du Conseil national de régulation de l’audiovisuelle (Cnra) face à la tournée de Me Wade. Face à la presse locale, le président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) a reproché à l’organisation, dirigée par Mme Nancy Ngom Ndiaye, son mutisme sur la «campagne déguisée» du chef de l’Etat. A en croire M. Tine, le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a violé la loi. «Nous prenons les dispositions du Code électoral pour demander (à Nancy Ngom Ndiaye) de faire injonction au président de la République de mettre un terme à sa campagne électorale. Ce n’est pas une élection nationale, ce sont des élections locales, donc le président de la République n’a pas à s’impliquer dans cette campagne ; c’est très clair dans l’article L59 du Code électoral», a martelé le président de la Raddho. Les 15 observateurs d’élections formés, à raison de 5 par région, doivent, à leur tour, initier 360 autres dans lesdites régions. «Tout ce que nous pouvons faire à la Raddho, c’est de constater un dysfonctionnement et de faire tout pour que les personnes habilitées à mettre un terme à ce dysfonctionnement le fassent immédiatement», a précisé M. Tine.  
 
 
 
 
 
WALF FADJRI : 
 
Wade à Niakhar et Fatick : Entre jets de pierres et foulards rouges  
 
 
Comme à Podor où il a été accueilli dimanche dans la plus grande confusion, Fatick n’a pas déroulé le tapis rouge à Me Wade. C’est d’abord Niakhar qui a ouvert le bal des hostilités. Dans cette localité, située à quelque 18 km de la commune de Fatick, le cortège du patron du Pds a essuyé des jets de pierres. Les échanges de ces projectiles ont duré plus d’une heure avec leur lot de dégâts matériels. Face à cette situation, le meeting qui était prévu sur le grand carrefour de la localité n’a pas eu lieu. D’ailleurs, Wade restera muet tout au long de son séjour à Niakhar. Et c’est en catastrophe qu’il a quitté cette localité pour Fatick. De l’entrée de cette ville jusqu’à la gouvernance, des foulards rouges jalonneront son parcours. Compte tenu de cette situation de tension, la visite a été écourtée. Ainsi, après un entretien avec certains responsables politiques, notamment El hadji Souleymane Diouf, premier adjoint au maire de l’équipe sortante, Wade prendra congé de la ville natale de son ex-Premier ministre. D’ailleurs, Abdoulaye Wade dira que c’est surtout à cause de ce dernier qu’il ne pourra pas délaisser Fatick. ‘Quand j’ai créé mon parti, Souleymane Diouf a été le premier à y adhérer. En tout cas, il fut l’un des premiers. Il était fonctionnaire et avait pris le risque d’aller avec moi partout. Et c’est après cela que Macky Sall est venu nous rejoindre dans le parti’, dira-t-il.  
Avant de quitter les lieux, Wade s’est adressé à ses militants et sympathisants devant la gouvernance de Fatick. ‘Populations de Fatick, si vous êtes contents de ce que j’ai fait à Fatick, dans la banlieue et dans le département, alors donnez-moi la mairie. Je vais la donner à qui je fais confiance. Ainsi je ferai encore plus’, lance le patron du Pds. Et de poursuivre : ‘maintenant, s’il y a des fils de Fatick qui peuvent faire autant que moi ou plus, qu’ils viennent et qu’ils le fassent. Ce sera toujours dans l’intérêt de Fatick’. Et Wade d’avancer que c’est lui qui avait donné des instructions pour la réalisation du programme ‘Fatick 2005’. ‘Il ne faut pas faire d’amalgame : tout ce qu’un Premier ministre fait, c’est sur instruction du président de la République. C’est la Constitution qui le dit. Le chef de l’Etat définit la politique de la nation et le gouvernement est chargé de l’appliquer. Un Premier ministre n’a de moyens que ce que je lui donne. Donc arrêtons la comédie. Replaçons chaque chose à sa place. Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Mais qu’on me laisse dans le cadre de la République avec les moyens de l’Etat, aider les populations de Fatick en plus de ce que j’ai fait’, dira Me Wade faisant allusion à son ancien chef de gouvernement, Macky Sall.  
Pour régler le problème du chômage des jeunes, le président Wade a promis de créer des usines. ‘En plus de ce que j’ai déjà fait, je pense à vous les jeunes.J’ai la possibilité de construire ici des industries pour créer des emplois pour vous.Je vais aussi assister les étudiants’, a-t-il promis. Avant de quitter les lieux, Wade a lancé un appel aux responsables Pds de Fatick pour le triomphe de la Coalition Sopi 2009.  
Bocar M. DIENG  
Reflet  
Vous avez dit tournée économique ?  
 
 
Que c'est drôle, ce mensonge d'Etat ! Aussi drôle que les huées et autres brassards rouges servis au président de la République à chaque étape de sa ‘tournée économique’ dans le pays. Il fallait certes un alibi à la campagne électorale déguisée du président Wade, mais de là à prendre les Sénégalais pour ce qu'ils ne sont pas, en tombant aussi bas dans une contrevérité.  
Telle n'était, assurément, pas la posture que le peuple attendait de ceux tapis dans les lambris dorés du Palais de la République et payés pour l’informer de l'agenda de celui qu'il a élu. Continuer à parler de tournée économique du chef de l'Etat, eu égard à ce qu’il nous a été donné de constater ça et là, relève, évidemment, de la diffusion de fausses nouvelles. Une petite intelligence des communicants de la Présidence eut commandé d'y mettre, au moins, les formes. Comme la randonnée présidentielle a un soubassement économique, pourquoi ne pas montrer le chef de l'Etat visitant des réalisations sur le terrain, taillant bavette avec des entrepreneurs, écoutant les populations livrer leurs préoccupations... ? On nous a plutôt relayé des images relatives à des bains de foules, à travers des meetings politiques, des caravanes et tutti quanti. L'on pourrait rétorquer que ce sont les plans qui ont, peut-être, intéressé les médias. Et s'il n'y avait que cela à montrer ? Au cas même où le président de la République a eu à tenir des séances de travail, avait-il, pour autant, le droit de profiter de sa tournée pour battre campagne dans une élection dont il est exclu en usant de manière effrénée des moyens de l'Etat ? Cette démarche pour le moins cavalière a certainement contribué à irriter les populations et à les sortir de leurs gonds.  
Elles qui espéraient une lueur d'espoir pour leurs localités, à travers cette visite économique, se sentant leurrées, ont accueilli, à leur manière, leur illustre hôte. Huer ou brandir un brassard rouge tend, d'ailleurs, à devenir un réflexe citoyen. Et cela commence à faire vilain puisque, que l'on soit pour ou contre l'actuel président de la République, il faut admettre qu'il incarne la première institution du pays. Cependant, il faut reconnaître que ce dernier l'aura cherché puisque c'est lui-même qui avait recommandé aux mécontents d'user de cette forme d'expression pour manifester leur courroux. Il ne pensait, certainement, pas que son invention allait se retourner contre lui. En tout cas, il est servi à satiété et il est à craindre qu'au rythme où vont les protestations, il n'y ait rupture de tissus rouges sur le marché. Mais ce qui est à regretter, par-dessus tout, c'est cette propension des tenants du pouvoir à tromper le peuple. Dire à ce dernier la vérité, surtout lorsque celle-là est évidente, n'est pas forcément synonyme de faiblesse. C'est même une manière de le respecter en ce qu'on le considère comme mâture. Entre les deux, il doit exister une relation de confiance. Or, celle-ci est fondée sur la vérité. Si tel n'est pas le cas, il y aura forcément une partie qui en périrait. Auquel cas, ce ne serait certainement pas le peuple.  
Aguibou KANE  
Elections locales : (Di) gérer le mal pour éviter le pire !  
 
 
La campagne électorale pour les consultations du 22 mars 2009 est ouverte depuis une semaine déjà. On ne sent pas encore l’effervescence qui précédait les joutes précédentes. Pourtant, ceux qui jugent que la campagne, plutôt que de battre son plein, bat de l’aile, se méprennent. Ni présidentielles ni législatives, les élections locales se mijotent comme une cuisine interne.  
Evitant les meetings et autres rassemblements où les messages sont emportés par le vent s’ils ne sont pas noyés dans un tintamarre sans épithète, les têtes de listes et conseillers potentiels préfèrent les visites de proximité à des cibles déterminées : des personnes-ressources et des porteurs de voix comme les imams, les marabouts et chefs religieux, les groupements féminins, les associations de jeunes, etc.  
La crise multiforme qui saisit le monde à la gorge et davantage les pays émergents ne peut être occultée, car c’est elle qui donne sa vraie couleur au contexte dans lequel s’inscrivent les prochaines élections. L’avoir constitue le souci principal des hommes, des femmes et des jeunes pour qui la politique politicienne est un jeu qui dilapide le temps constructif et émousse les nobles sentiments.  
Dans la vie de la nation, la campagne électorale est devenue une parenthèse plus ou moins large de distraction inopportune, de déclarations parallèles sans suivi concret des partis en lice, d’agitation qui peut virer à tout moment à la violence et de promesses, de part et d’autre, rarement tenues. On parle ici de comédie grotesque, là de message à peine voilé, ailleurs de vaste arnaque pour donner une image de la politique sous nos cieux où, selon certains observateurs, la démocratie marche à reculons. Reculer devant l’appel du gouffre dans lequel sont tombés des pays limitrophes du Sénégal est un moindre mal, notons-le bien. La démocratie est une œuvre de longue haleine.  
La politique sera encore ce que déplorent les idéalistes et moralistes tant que ceux qui estiment qu’ils ont une vision saine de la gestion des affaires politiques, égalitaire de la division du travail et de la répartition des profits, se refuseront de mettre la main à la pâte, fuyant le risque de se salir. Quand Dame Politique n’a qu’une cour de médiocres et de retors comme on le suppose, elle ne peut se marier qu’à un médiocre ou à un retors ! Faire de la politique devient alors un devoir pour les plus justes, les plus honnêtes, les plus entreprenants et les plus compétents de nos concitoyens. La voie de la société civile est un détour qu’empruntent de plus en plus les intellectuels pour se donner plus de liberté. S’investir au service de la cité dans le cadre d’un parti comme dans celui d’une association indépendante des idéologies comporte toujours des contraintes qui aliènent d’une façon ou d’une autre la liberté de penser, d’agir qui ne s’exerce qu’en fonction de circonstances et d’objectifs qui imposent une orientation. La liberté est toujours relative.  
Aujourd’hui, le vrai problème posé à la base est celui du profil du leader politique. Au sortir du 22 mars 2009, le signal devrait être donné pour l’avènement d’un nouveau type de président de Communauté rurale, de président de Conseil régional, de maire de Commune d’arrondissement et de maire de Ville. Le renouvellement de la classe politique à la base est impératif pour une opérationnalisation de la décentralisation enclenchée depuis 1996 et pour la réalisation optimale des Très Grands Projets en gestation et en chantier. Le temps des politiciens analphabètes, sans profession et sans autre compétence que la dispute et la casse, doit mourir.  
Les investitures ont déçu plus d’un. Avant de déposer dans les préfectures les listes consensuelles, les mandataires les ont revues à leur avantage. Comment concevoir qu’un maire sortant (il y a des exceptions comme B S K de Guédiawaye qui confirment la règle) soit le coordonnateur d’une commission d’investitures sans prévoir qu’il puisse céder à la tentation de tirer la couverture de son côté ? Manque de vigilance ou subtile stratégie pour éviter d’aggraver la déchirure qui fait crier les militants à la base ?  
Le mot d’ordre est de gérer le mal pour éviter le pire. Le mal est fait. Le pire, ce serait le vote-sanction dont la conséquence serait la victoire du camp adverse. Le mot d’ordre est de voter la liste de la Coalition Sopi 2009, malgré les frustrations ; de se serrer les coudes même si la fraternité pue l’adversité, d’aller dans la même direction même si ceux qui veulent servir ne pourrant jamais s’entendre avec ceux qui entendent continuer à se servir !  
Le 22 mars 2009 doit être un jour de démonstration de force, car les observateurs et journalistes attendent la preuve qu’il n’y a pas eu de détournement de suffrage en faveur du Pds et de ses alliés à l’occasion des présidentielles, encore moins à l’occasion des législatives. Même si tout le monde sait que les présentes consultations n’ont pas des enjeux similaires à ceux des deux élections précédentes.  
Ce sera au lendemain de la victoire objectivement attendue, que le plus important démarre. Gagner les yeux fermés, le 22 mars 2009, après laver proprement, en famille, le linge sale ! Voilà le mot d’ordre que la discipline et le réalisme politique recommandent de respecter à la lettre !  
Marouba FALL Coordonnateur des Cadres et intellectuels libéraux de Médina Gounass E- mail : fallafall50@yahoo.fr  
 

 

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Modifié en dernier lieu le 17.03.2009
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