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quelle pertinenc
l’irresponsabili
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le 23 décembre 2
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‘Nguur kenn du k
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Nihil Obstat
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14 AVRIL 2008 | TRIBUNAL 
 
Ah, nos libéraux tropicaux !  
L'opposition significative au Sénégal, c'est la cherté de la vie. Ils sont majoritaire aujourd'hui, les Sénégalais qui ne voient même plus la queue du diable pour la tirer. Cette opposition réelle a acculé le régime libéral, qui ne cesse de multiplier sorties maladroites et proposition de mesures fantaisistes. Le problème reste entier, aussi bien dans le monde rural que dans les grandes villes. La faim est bien là. Au même moment, nos libéraux tropicaux et leurs ouailles nous pompent l'air avec des discours en veux-tu en voilà. A les entendre parler, on a l'impression qu'ils s'adressent aux pensionnaires du Paradis. Normal ! Entre 2000 et aujourd'hui, leur vie dans l'alternoce s'est muée en bombance quotidienne, alors que celle de Gorgorlou a basculé dans la… faim ! Au point qu'ils sont devenus insensibles à la misère de leurs compatriotes. Brutal sera le réveil… 
( Mor Todjangué )  
 
Manifestation contre la faim à l’Assemblée nationale : Cheikh Diouf relaxé 
Traîné devant la barre du tribunal des flagrants délits, Cheikh Diouf - qui a brandi, dans le hall de l’Assemblée nationale, un sac de riz vide sur lequel il était inscrit « le peuple a faim » - a été relaxé aujourd’hui. 
 
Cette décision de la justice a été motivée par le fait qu’on ne pouvait reprocher au client de Me Wagane Faye le délit de trouble à l’ordre public. Son avocat s’en est réjoui : Me Faye dit également réconforté par le respect dans cette affaire du principe d’indépendance de la justice. 
Cheikh Diouf a été arrêté jeudi dernier, lors de l’adoption par les députés de la loi portant réforme du système judiciaire et de la modification de l’article 9 de la Constitution. 
AS/FC 
 
Seneweb.com : Lundi 14 Avr 2008 
Marche des jeunes : Les trois membres de l'Afp libérés, Barthelemy Dias toujours interrogé  
Il se serait plaint de maltraitance durant son interrogatoire  
Les jeunes responsables de l’Alliance des forces de progrès (AFP) qui avaient été convoqués ce lundi par la police ont tous les trois été libérés après plusieurs heures d’interrogatoires dans les locaux de la Sûreté urbaine, à Dakar. Jusqu’à 18 heures heure locale, Barthelemy Dias était quant à lui toujours présent dans les locaux de la Division des investigations criminelles (DIC). Selon des témoignages recueillis auprès de jeunes responsables de l’opposition par le reporter de la RFM, Barthélemy Dias leur aurait envoyé un message texte pour se plaindre de maltraitance durant son interrogatoire. Les autorités de la police auraient des inquiétudes quant à la marche prévue par les jeunes pour mardi, et initialement autorisée par la police. La police craindrait précisément des actes de vandalisme et de violence durant la marche prévue contre la cherté de la vie. Les jeunes du Front Siggil Sénégal, principal regroupement de l’opposition sénégalaise, avaient promis de marcher et de semer la violence à Dakar, si leur marche n’était pas autorisée par le préfet de Dakar. Une entente a finalement été trouvée sur l’itinéraire à suivre. De nombreux analystes craignent la résurgence de violences meurtrières due à la montée des prix des denrées à travers de nombreux pays du tiers monde.  
Nettali : Lundi 14 Avr 2008 
COUT DE LA VIE - SOLUTIONS - Pr Malick Ndiaye : « Il faut agir sur les loyers »  
NETTALI - Le coût élevé de la vie reste une préoccupation majeure avec la flambée des prix des denrées de première nécessité. Pour y faire face, le professeur Malick Ndiaye, sociologue, propose aux autorités d’agir dans un bref délai sur un autre levier : le prix du loyer qu’il faut bloquer, puis baisser. C’est selon lui la solution à court terme qui peut alléger la souffrance des Sénégalais, soutient Malick Ndiaye sur les ondes de Sud Fm. 
« Quand on observe les problèmes les plus urgents aujourd’hui, il y en a un qui commande les autres, c’est le coût du loyer. Une pièce ou bien deux pièces et salon coûtent les yeux de la tête et la progression du coût de ces loyers a été beaucoup plus rapide, beaucoup plus assassine que celle du prix du riz », constate le sociologue, auteur de l’ouvrage phare, L’Ethique Ceedo et la société d’accaparement". 
A en croire le Pr Malick Ndiaye « il vaut mieux, comme en Gambie et au Burkina, bloquer les loyers d’abord, ensuite baisser les loyers, de façon à ce qu’un jeune ménage pourrait économiser d’un mois à l’autre près de 50.000 de nos francs, d’autant que les loyers et l’immobilier constituent un secteur improductif ». 
Pour le président du Cercle des intellectuels, c’est la spéculation qui soutend la "machine" : « un monsieur se fait prêter de l’argent pour 20 ans et il décide d’amortir son prêt au bout de 5 à 7 ans. Qu’est-ce qu’il fait ? Il fait payer les jeunes ménages, les jeunes gens. Et au fait, quel est le mécanisme de la spéculation ? Est-ce qu’on n’est pas en train de vivre une situation de désertion totale sur le plan intellectuel, moral et économique, moyennant quoi les classes les plus aisées, qui profitent de la misère du peuple qui n’arrive pas à se loger, nous font payer des loyers qui absorbent nos sous, ensuite nous font regarder ailleurs », dénonce Malick Ndiaye. 
Le Pr Malick Ndiaye d’expliciter la diversion que constitue le problème du riz. « Je pense que la question du riz est une vraie question, mais pour les solutions à court terme, dans les trois mois, il faut agir sur les loyers, c’est ça la vérité ». 
Il faut rappeler qu’une proposition de loi portant baisse des loyers est sur le bureau de l’Assemblée nationale depuis l’année dernière, mais son examen semble buter sur des lobbies invisibles, au moment où des lois touchant moins les préoccupations des populations sont votées en urgence par la représentation populaire. 
Auteur: Nettali  
LeQuotidien : Lundi 14 Avr 2008 
ISPE - Fin de la mission du Fonds monétaire international : Les défis que doit relever le Sénégal  
Aucune déclaration n’a été faite par le gouvernement à l’issue de la visite de la mission du Fonds monétaire international au Sénégal. La raison en est que les discussions se poursuivent à Washington, pour déterminer le niveau d’ajustement budgétaire que le gouvernement doit opérer rapidement, après la folie dépensière qui l’a saisi l’année dernière, et au début de cette année. Et le problème de liquidités du Trésor est tel que l’apurement des arriérés est pour l’Etat, un gros défi.  
La mission du Fonds monétaire internationale (Fmi) venue, depuis le 26 mars dernier, passer en revue l’Instrument de soutien à la politique économique (Ispe), signé avec le Sénégal (Voir Le Quotidien n° 1566 du 28 mars 2008), a quitté Dakar le 9 avril dernier, sans tambour ni trompette. Il faut dire que les discussions ne sont pas terminées, et se poursuivent à Washington, où se trouve le ministre des Finances, Abdoulaye Diop, qui participe aux réunions de printemps des Institutions de Bretton Woods. Cependant, la mission a pris la peine de publier un communiqué qui tire un bilan assez positif de son passage au Sénégal, ainsi que du travail qu’elle a eu à accomplir.  
Le communiqué indique que «la mission a été satisfaite des progrès faits dans la mise en œuvre des réformes structurelles. Toutes les conditions structurelles du programme, sauf une, ont été respectées à fin mars 2008». La condition qui n’a pas été totalement respectée porte sur la transmission des comptes des années 2005 et 2006 à la Cour des comptes. Ces comptes n’ont été que partiellement transmis à ce jour. Mais, les fonctionnaires du Fonds monétaire restaient assez optimistes sur la réalisation de cette condition, qui n’est que la seule, sur douze, que le gouvernement n’a pas encore complètement respecté.  
On comprend donc que les fonctionnaires du Fmi aient pu considérer que l’économie sénégalaise s’est redressée en 2007. Toutefois, ils ont été contraints de revoir à la baisse les chiffres de la croissance pour l’année écoulée. Au lieu de 5,4 % qui avaient été claironnés, c’est finalement 4,8% de taux de croissance que la mission, conduite par M. Johannes Mueller, a avalisé. Cela n’est pas trop mal, par rapport aux 2,3% de l’année précédente, mais c’est un redressement beaucoup moins important que l’on n’avait pensé. Cette situation s’explique, une fois de plus, par la situation de l’Agriculture, qui, deux années de suite, a connu une baisse de la production. Cela démontre que le Sénégal reste encore assez vulnérable face aux chocs exogènes et que le lien entre croissance et réduction de la pauvreté a été affaibli.  
OMBRES AU TABLEAU  
Cela se voit, d’ailleurs, avec l’autre situation qui jette une ombre bien sombre au tableau de l’économie du pays. Il s’agit de la hausse des prix qui frappe les produits de première nécessité. Les fonctionnaires du Fmi ont exprimé leur préoccupation face à cette situation, car elle affecte principalement les ménages les plus démunis. Cela, d’autant plus qu’elle influe sur la situation budgétaire du pays. Car, la mission a constaté que les mesures d’allègement fiscal, et de réduction de droits de douane que l’Etat a introduits pour soutenir les prix de certains produits de grande consommation, tels que le lait ou l’huile, ont coûté l’année dernière, environ 28 milliards de francs Cfa. Ce qui représente 0,5% du Pib. Les fonctionnaires internationaux ont déjà calculé que pour cette année, la politique de soutien de prix coûtera carrément le double de ce montant, donc 1% du PIB. Ces mesures n’ont pas soulevé beaucoup d’enthousiasme de la part des partenaires internationaux, qui en craignent les effets négatifs.  
Ils se sont demandés si tous ces avantages que l’Etat a accordés aux commerçants ont pu avoir un effet sur le consommateur final. Ce qui ne semble pas être le cas. «De plus, pour certains produits, comme les hydrocarbures ou le gaz butane, le blocage des prix a plus profité aux couches les plus aisées de la population, ce qui n’est pas vraiment le but recherché. Et par ailleurs, le coût de ces mesures sur le budget de l’Etat est énorme.» Pour le Fonds monétaire, ces mesures de détaxation seraient plus indiquées pour deux des produits les plus indispensables aux ménages les plus pauvres, à savoir, le riz et le pétrole lampant. «A court terme, la politique de soutien des prix coûte très cher et n’est pas efficace. Mais, il y a tout de même des choses positives dans les mesures de l’Etat, comme les réformes structurelles destinées à augmenter la production de riz dans la zone de la vallée du fleuve. C’est une mesure très utile à long terme. Cependant, les consommateurs sénégalais continuent à payer plus cher certains produits clés, comme l’huile végétale ou le sucre, qui ont causé de surtaxes excessives qui n’apportent presque rien au budget de l’Etat et frappent injustement les consommateurs pour protéger certains monopoles contre la concurrence. Jamais une réflexion sur ce sujet avait été plus urgente que maintenant», souligne Alex Segura.  
Augmenter la taxation sur les produits auxquels seulement les riches ont accès (voitures de luxe, gros bâtiments et terrains, climatiseurs, etc.) et réduire les dépenses de fonctionnement de l’Etat (jugées trop élevées) pourrait aussi dégager des ressources pour augmenter les programmes de protection sociale et convaincre les bailleurs sur la nécessité d’augmenter leur aide au développement, selon le représentant du Fmi  
AJUSTEMENT BUDGETAIRE  
L’une des raisons qui a nécessité la poursuite des négociations entre le gouvernement et le Fonds monétaire, et qui a empêché la mission de faire une déclaration officielle avant de quitter le Sénégal, est surtout le niveau d’ajustement budgétaire que le Sénégal doit effectuer. Car, le gouvernement est retombé dans ses travers d’accumuler les arriérés de paiement envers les entreprises du secteur privé. La mission a constaté que les dépenses d’investissement se sont accélérées en 2007, une situation analysée comme la conséquence de la précipitation dans la volonté de livrer les chantiers ouverts pour le sommet de l’Oci. Le communiqué du Fonds note : «Un montant significatif des dépenses a été engagé en 2007, qui devra être payé en 2008… La mission soutient l’intention des autorités d’ajuster leurs dépenses et de régler les instances de paiement en 2008». Le Fonds monétaire international, en la personne de son représentant au Sénégal, a toujours accordé une importance capitale au paiement des factures dues aux entreprises privées.  
M. Segura rappelait d’ailleurs, il n’y a pas longtemps, que le programme Ispe, dont la revue était l’un des volets de la visite de la mission du Fonds monétaire, a été conçu de façon à permettre au Sénégal d’éliminer toutes ses factures impayées avant la fin de l’année. Il considère cela comme l’un des piliers fondamentaux de la croissance économique. D’où la préoccupation devant le niveau élevé des dépenses à l’heure actuelle.  
Le gouvernement s’est donc engagé à faire le recensement complet de toutes les factures en instance, dans tous les secteurs, afin d’engager les décaissements. C’est l’un de ses plus grands défis, pour respecter l’un des critères de l’Ispe pour cette année, c’est à dire celui d’éponger ses arriérés de paiement. D’ores et déjà, il est assuré que le gouvernement devra recourir le plus possible au marché financier international pour faire face à ses dépenses. C’est du moins la recommandation qui lui a été faite par les fonctionnaires internationaux. Cela a l’avantage de réduire les fortes tensions sur la trésorerie de l’Etat, mais le Fmi considère que sans ajustement budgétaire, il y a un grave risque de reproduire la même situation que celle de l’année dernière, et se retrouver dans un cercle vicieux de désendettement et réendettement.  
Auteur: Mohamed GUEYE  
Seneweb.com : Lundi 14 Avr 2008 
A la veille de la marche contre la faim : Barthelemy Dias et plusieurs responsables jeunes convoqués à la police. 
Plusieurs jeunes qui préparent la marche prévue par l’opposition contre la vie chère sont convoqués ce lundi par la police. Barthélémy Dias est convoqué à la Division des investigations criminelle (DIC), tandis que Malick Gakou, Ngaraaf Babacar Mbaye et Serigne Mbaye doivent répondre à une convocation devant la Sûreté urbaine, informe la radio dakaroise RFM. Aucune raison précise n’a été donnée quant à la convocation de ces jeunes, mais elle intervient à la veille d’une marche prévue pour protester contre la cherté de la vie. Les personnes convoquées seraient soupçonnées de préparer des actes de vandalisme, selon des sources citées par la RFM. La marche des jeunes de l'opposition était autorisée par le préfet de Dakar, avant d'être reportée par les organisateurs suite au décès du député Abdou Latif Guèye. 
Ferloo.com : Lundi 14 Avr 2008 
[ Révélation ] Affaire du stade Assane Diouf : « Le terrain a été vendu depuis 2003 à un promoteur sénégalais », selon l’ambassadeur de la Chine  
Il y a d’abord eu la main - virtuelle - de Pakistanais dans le projet de la cité des affaires. Avant que l’Etat ne confie la réalisation de la cité des affaires « Kawsara » à des privés chinois. Mais ce qu’on ne savait pas jusqu’ici, c’est que - et c’est l’ambassadeur de la Chine au Sénégal qui en fait la révélation - le site du stade Assane Diouf aurait déjà été vendu depuis 2003 à un promoteur sénégalais. 
Contrairement, à tout ce qui a été dit jusque-là, l’ambassadeur de la Chine au Sénégal, Son Excellence Lu Shaye a affirmé, lors de son passage à l’émission « Grand Jury » de la Rfm, que « le terrain a été vendu à une entreprise sénégalaise depuis 2003, mais cette dernière n’avait pas d’argent pour commencer les travaux ». Et de poursuivre que « c’est ainsi que des promoteurs chinois se sont engagés à réaliser le projet ; et, en 2005, ils sont venus à Dakar dans le cadre des études de faisabilité ». 
Le diplomate chinois accrédité à Dakar ne semble pas relever d’inconvénients dans la démolition du stade Assane Diouf. D’autant plus que, dit-il,« le projet Kawsara participera à l’amélioration des affaires et de l’environnement de ce quartier ». Avant de révéler que « deux établissements sportifs seront construits non loin du stade Assane Diouf ». 
AT/FC 
SudQuotidien : Lundi 14 Avr 2008 
PROGRAMME ET GESTION NEBULEUSE DE L’ ANOCI: Le Parlement à l’écart  
L’Assemblée nationale qui ignorait tout du programme de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci) l’a encore moins approuvé, apprend-on de sources parlementaires. Question : Comment a-t-on pu engager ainsi la Nation pour près de 143 milliards de FCfa sans que la Représentation nationale n’avalise l’opération, s’interrogent plusieurs observateurs ? La caution de l’organe consultatif qu’est le Conseil des infrastructures a-t-elle suffi ? 
Le onzième sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci) abrité par le Sénégal du 8 au 14 mars 2008 a vécu. Les rois, sultans, princes, émirs, présidents et autres chefs de gouvernement membres de la Ummah sont venus, ils ont vu, ont délibéré et (re)adopté la charte de l’Oci. Ils sont repartis tranquillement chez eux. Le Sénégal a profité de l’occasion ainsi offerte pour la seconde fois de son histoire de pays membre de l’Oci, pour « s’équiper » en infrastructures routières « pour la mobilité urbaine » (près de 40Km de routes bitumées, des ponts, des tunnels et autres toboggans de dernière génération) et infrastructures hôtelières (non encore achevées) dans la capitale. Le tout pour un montant de près de 376 milliards de FCfa, si l’on en croit le site de l’Anoci, compte non tenir des terres aliénées au profit des « investisseuses » sur le domaine maritime. Des spécialistes annoncent le faramineux chiffre de 400 milliards de FCfa. Selon le directeur exécutif de l’Agence, par ailleurs Secrétaire général de la présidence de la République, Abdoulaye Baldé, moins de 50% des 143 milliards de FCfa nécessaires pour les infrastructures liées à la mobilité urbaine ont été effectivement « exécutés » pour l’heure. 
« Pour l’instant, nous n’avons utilisé, pour le compte de l’Etat du Sénégal, que 70 sur les 143 milliards mobilisés. Ce qui représente un peu moins de 50 %. Ce montant a permis la réalisation de trois projets. Il s’agit de la première et la deuxième phase de la Corniche, de la Vdn, de l’assainissement et des aménagements du paysage », avait confié le directeur exécutif de l’Anoci dans un entretien accordé à nos confrères du Soleil le 21 mars 2008. Il reste donc, signifie-t-il dans le même entretien, « 73 milliards de FCfa non encore utilisés. De l’argent qui devra permettre de prendre en charge de nouveaux projets », a-t-il assuré aux confrères. Il s’agit de la route financée par le Fonds saoudien de développement, qui reliera la Gueule Tapée à Ouakam au moyen de deux fois deux voies dotées de plusieurs ouvrages. Il faut ajouter, dans ces projets de seconde génération, la route qui va des Mamelles à l’aéroport en passant par la Corniche des Almadies, la bretelle qui va du Virage jusqu’à l’aéroport. Ce projet est co-financé par le Fonds saoudien et le Fonds koweitien. 
On a envie d’applaudir. Cependant il y a un hic. Ce « fantastique » programme n’a pas encore reçu l’aval de l’Assemblée nationale, aux dires de plusieurs députés interpellés. La législature passée, comme celle en cours, (l’agence a été créée en juin 2004) n’ont pas connu de l’établissement de l’Anoci. Est-ce la raison pour laquelle, soutiennent certains observateurs, la gestion de l’Anoci procède d’une véritable « hérésie » économique et financière ? Au plan financier, personne ne saura évaluer les milliards engloutis par l’Agence nationale, soutiennent-ils. Interrogé au téléphone sur ce point, le vendredi 11 avril dernier, l’un des conseillers en communication de l’Agence, Madior Sylla, a renvoyé sans être affirmatif à la loi des finances rectificative de 2007 pour une normalisation effectuée. 
Gestion du programme : Une nébuleuse 
L’un des problèmes est que la loi N° 27/2007 portant loi de finances rectificative pour l’année 2007, seule loi des finances rectificative votée jusqu’ici depuis lors, nous apprend le Soleil dans son édition du 1er octobre 2007, « vise à affecter les ressources additionnelles dont a bénéficié l’Etat après le vote de la loi de finances initiale. Il consacre également la mise à jour des allocations budgétaires des ministères, suite au réaménagement gouvernemental intervenu en juin dernier ». Elle a porté sur une enveloppe de 106, 3 milliards de FCfa et non sur une enveloppe supplémentaire de 126 milliards de FCfa obtenue des « amis » arabes et autres musulmans « donateurs », Baldé dixit. Les ressources qui ont fait l’objet de la loi des Finances n ° 27/2007 proviennent d’un appui budgétaire de pays partenaires, d’un emprunt obligataire et de ressources internes, avaient renseigné les argentiers du pays. Le ministre du Budget avait signifié à l’époque que cet argent était affecté à des dépenses prioritaires de l’Etat « suivant des critères d’efficacité, d’urgence et de conformité aux engagements contenus dans le DSRP ll, en mettant l’accent sur les dépenses d’investissement pour un montant de 99 milliards FCfa contre 7, 3 milliards FCfa affectés aux dépenses de fonctionnement ». 
Selon Ibrahima Sarr, ministre délégué Chargé du Budget, le gouvernement a dû procéder à des réaménagements. Sur ces 99 milliards de FCfa, 65 milliards FCfa sont allés à la recapitalisation de la Senelec, avait encore souligné le ministre. Le compte-rendu, pourtant exhaustif de nos confrères du Soleil, ne dit pas si les 17 milliards de FCfa qui représentent la part de l’Etat du Sénégal dans les infrastructures routières réalisées par l’Anoci ont été ainsi « régularisés » ou non par la loi des finances rectificative sus citée. 
Toujours est-il que l’on est loin du compte en termes de régularisation. Et même s’agissant du financement des grands travaux, si les commissaires députés s’étaient interrogés sur la nature de ceux consentis à notre pays (en dons ou prêts), -pensaient-ils pour autant à l’Anoci ?,- et sur leur montant à l’occasion, ils ne semblent pas pousser l’investigation outre mesure. Pis, ils ont paru renoncer à toute prérogative à ce niveau. 
Est-ce parce que l’Assemblée nationale qui a voulu juste entendre le président du Conseil de surveillance de l’Anoci sur le fait qu’au-delà du dépassement budgétaire de plus de 8 milliards FCfa annoncé par la presse, il s’est agi de s’enquérir d’un programme qui interpelle toute la nation, que son président a subi les foudres du chef de l’Etat ? A-t-on oublié ou feint-on d’oublier qu’il s’agit-là de l’argent du contribuable sénégalais et que même avec les décaissements du Fonds koweïtien de développement et autres pays donateurs, ces prêts sont remboursables par le peuple sénégalais ? 
La caution de l’organe consultatif qu’est le Conseil des infrastructures a-t-elle suffi pour avaliser le programme ? « Non », répondent plusieurs observateurs parmi lesquels Mohamadou Mbodj du Forum Civil, membre du conseil de surveillance de l’Anoci. Le partisan de la société civile qui s’exprimait même sur la question, sur les ondes de Sud Fm Sen radio, trouve « qu’il s’agit là de la plus grosse faute politique commise au Sénégal. Pour bien moins que ça, des personnes ont connu la prison, notamment dans l’affaire dite des chantiers de Thiès 2004 ». N’allez pas lui parler du Conseil des infrastructures, encore moins d’une régularisation par le biais d’une loi des finances rectificative. Il vous coupe net. « Le Conseil des infrastructures est une structure de l’Exécutif même si des députés y siègent parmi ses douze membres. Il s’y ajoute qu’il n’est qu’un organe consultatif. Il est question ici, d’un aval ou non de la Représentation du peuple. On ne peut pas y couper. C’est la loi. En ce qui concerne la loi des finances rectificative, elle vient régulariser une dépense ou prendre en compte des ressources additionnelles et leurs affectations. Là, il s’agit d’une autorisation pour emprunter, agir et gérer au nom et pour le compte du peuple sénégalais et de ses descendants sur plusieurs générations en plus ». 
D’autres observateurs font remarquer que si « dans l’objectif de favoriser et de consolider le partenariat public-privé (Ppp), l’État du Sénégal a mis en place un organe consultatif dénommé Conseil des infrastructures, celui-ci n’a pour mission que de donner son avis sur la validité et la viabilité de la procédure sur tous les projets d’infrastructures au Sénégal ». Par conséquent, il n’est pas habilité à cautionner les financements et les emprunts nécessaires. 
Le Fmi nie tout audit de l’Anoci 
Après un passage dans le cadre de la première revue du programme sans décaissement portant Instrument de soutien à la politique économique (Ispe) du Sénégal du Fonds monétaire international (Fmi) à l’Anoci, d’aucuns avaient vite fait d’annoncer que l’Institution de Brettons Wood avait « audité positivement » l’agence pilotée par Abdoulaye Baldé et supervisée par M. Karim Wade. Si la mission du Fmi s’est voulue « diplomatiquement » réservée sur la question, (à Washington, les déclarations d’autorités sénégalaises affirmant que le Fmi avait félicité l’Anoci pour sa bonne gestion, avaient suscité une gêne certaine), le représentant résident de l’Institution au Sénégal, M. Alex Ségura, joint au téléphone le vendredi 11 avril dernier, a clairement nié, lui, tout audit réalisé par son organisme. « Il ne revient pas au Fmi d’auditer les Etats encore moins des Agences. Nous procédons à une revue d’information simplement si d’aventure nous avons un programme avec un pays quel qu’il soit. Nous n’avons aucune prérogative pour auditer qui que ce soit. C’est-là, me semble-t-il, le rôle des Cours des comptes et des institutions parlementaires et non celui du Fmi », a signifié M. Ségura qui voudrait mettre sur le compte d’un simple lapsus, une telle information. Simple lapsus ou tentative d’une communication-propagande dans le souci de rassurer ? En tout cas, on semble soutenir au siège du Fmi que l’on ne dispose pas encore de suffisamment d’éléments d’appréciation pour juger de la fiabilité ou non de la gestion de l’Anoci, quand bien même il ne revient pas au Fmi d’arbitrer en la matière. 
Musica : y’a-t-il eu tromperie sur la marchandise ? 
Les membres du Conseil de surveillance de l’Anoci qui avaient relevé "avec satisfaction que 98% des marchés de l’Anoci avaient été passés par appel à la concurrence » (la précision est de taille), lors de leur séance d’octobre 2007, avait renseigné l’Agence de presse sénégalaise (Aps), avaient-ils oublié de s’inquiéter du choix sans appel d’offres porté sur le paquebot italien Msc Musica, en guise de navire-hôtel ? Le paquebot italien qui fut construit par les chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire (France) et livré le 13 juin 2006, navire-jumeau du navire amiral de la flotte, le MSC Orchestra, fait partie certes des navires de la dernière génération. Il mesure 294 mètres de long, dispose de 13 ponts et d’une capacité d’accueil de 3013 passagers et 987 membres d’équipage. 
N’empêche, les membres du Conseil de surveillance de l’Anoci s’étaient-ils seulement contentés du fait « qu’en vue de répondre à la forte demande et à l’instar de ce qui se fait à l’occasion de l’organisation des grandes rencontres internationales comme le G8, le Sénégal mettra également à la disposition de ses hôtes un bateau de croisières de 1275 chambres », pour donner leur onction ? Le communiqué de la séance exploité par l’Aps n’y répond point. Toujours est-il que le choix porté sur le Msc Musica n’a fait l’objet d’aucun appel d’offres encore moins d’un quelconque appel à concurrence. Madior Sylla, interrogé sur la question, ne se souvient point d’un appel d’offres à ce sujet. 
Dès lors, y-a-t-il eu tromperie sur la marchandise ? Le directeur exécutif Abdoulaye Baldé, s’exprimant à la télévision nationale à l’issue de la visite qu’il avait fini d’effectuer en Italie où le bateau était en rade, indiquait que celui-ci avait été loué pour la somme de 8 milliards de FCfa, avait rapporté notre confrère Mohamed Guèye du journal le Quotidien. Le confrère s’interrogeait non sans raison sur les « libéralités » des autorités de l’Anoci. Par la suite, le directeur exécutif de l’Anoci, quant à lui, avait revu à la baisse ladite location en annonçant la « modique » somme de 5 milliards de FCfa. 
L’autre hic est qu’il suffit, notent plusieurs observateurs, de « cliquer » sur le site http://www.croisierenet.com/comp_5/msc-msc-musica/mai-2008/pid/47745—fr/fiche_promo.html, pour se rendre compte des prix pratiqués par les exploitants du navire-hôtel. Ces prix sont mêmes ceux adoptés en période d’exploitation, or le sommet de l’Oci a eu lieu pendant la période de relâche du bateau. Il n’y a pas de croisière en cette période de l’année. Ce qui devrait induire une location beaucoup moins chère que les tarifs proposés en pleine saison, selon eux. Qu’à cela ne tienne. En prenant le tarif moyen supérieur au tarif appliqué en période de creuse, soit 729 euros par personne, selon le barème affiché et en le multipliant par le nombre de places du bateau, on obtient pour une semaine de « mobilisation » la somme de 609 735 600 CFA. Avouons que cela est très loin du montant annoncé. 
Du bon compte. 
Auteur: Madior FALL  
Wade n’a de reconnaissance pour personne 
Depuis un certain temps, le président Wade nous mène en bateau en jouant des numéros tout juste pour détourner l’opinion de l’essentiel.  
Mais la farce la plus fade et la plus indigeste est le dernier scénario dont le piètre acteur n’est personne d’autre que Modou Diagne Fada, qui n’est pas un modèle pour la jeunesse sénégalaise, car avide de pouvoir et prêt à tout pour retourner dans un gouvernement de Abdoulaye Wade pour encore dilapider les ressources de ce pays.  
Comment Abdoulaye Wade qui, depuis Bamako, a dit à la face du monde qu’il a été trahi par un jeune en qui il avait porté toute sa confiance mais qui a mis son pays dans des difficultés en signant un contrat qui a fait perdre à l’Etat du Sénégal plusieurs milliards de francs peut-il se permettre de nous remettre en selle ce dernier ?  
N’est-ce pas le même Abdoulaye Wade qui a détruit une relation étroite entre deux natifs de Darou Mousty, sous le prétexte que Fada avait trahi sa confiance, en envoyant le ministre Thierno Lo à la base alors que ce dernier, bien qu’étant militant de haut rang de la défunte Cdp, ne l’avait jamais accepté pour son parti. Cette stratégie qui consiste à diviser pour régner, a occasionné la mort d’un des partisans du camp de Thierno Lo, du nom de Mor Diop, et un doigt coupé pour un nommé Talla Khouma.  
C’est aujourd’hui ce même Wade qui, après avoir lessivé Thierno Lo, chargé Fada, qui organise ce tintamarre pour la réintégration de Fada, qui a été exclu par un simple communiqué lu à la Rts, au sortir d’une réunion du comité directeur du Parti démocratique sénégalais et dont Fada attend toujours la notification. Tout le monde sait qu’il aurait suffi d’un autre communiqué pour sa réintégration. Mais tout cela n’est pas innocent car, pour qui connaît Wade, il n’aime personne, n’a aucune reconnaissance et la seule chose qui l’intéresse est sa personne et l’atteinte de ses objectifs, dont le plus immédiat est la mise en orbite de son fils Karim.  
Et pour y arriver, il a lucidement étudié la scène politique et mis en place une stratégie de neutralisation, dont les instruments sont l’argent et le gouvernement, deux instruments qui ont disloqué Aj/Pads et permis l’emprisonnement de Djibo Leyti Kâ, adepte de toutes les acrobaties pour rester au pouvoir. C’est dans ce cadre qu’il essaye d’empêcher le duo Thierno Lo-Modou Diagne Fada, capable de gêner Karim. Car, Thierno Lô est décrit comme un homme de principes, très respecté dans le pays depuis son passage au ministère de l’Environnement, à cause de ses multiples actions au niveau des confréries religieuses et presque partout dans le pays, mais aussi considéré comme un fervent talibé mouride, dont Feu Serigne Saliou a dit beaucoup de bien, de même que Serigne Mansour Sy.  
On dit aussi qu’il est très attaché à la parole donnée. Modou Diagne Fada étant un pur produit du Pds et dont plusieurs responsables de ce parti ont le complexe, parce qu’ayant dormi devant sa porte ou fait le thé quand il était le bras droit de Idrissa Seck, et qui est un politicien professionnel au sens sénégalais, il va de soi que ce duo est infernal parce qu’aussi, issu de la deuxième capitale du mouridisme, qui est la locomotive du département de Kébémer, qui se trouve être celui du Président Wade. La manière utilisée par Wade pour détruire cette amitié et cette fraternité doit attirer l’attention de Thierno et Fada, et des populations de Darou Mousty pour refuser l’humiliation permanente et l’utilisation de leurs fils pour des ambitions personnelles.  
Le Président Wade disloque les familles, détruit les amitiés, voir le cas Masseck et Macky, et n’a de reconnaissance pour personne. Et il donne de mauvais exemples à notre jeunesse, en faisant la promotion de ceux qui savent injurier, faire chanter et qui sont capables de tous les comportements.  
Il est temps que ceux qui sont autour de lui prennent conscience de ce fait pour emprunter d’autres voies, car cet homme est fini.  
Je pense très sincèrement que le jeune Thierno Lô, que j’apprécie beaucoup pour son comportement très élégant depuis sa sortie du gouvernement, et qui a battu l’appareil du Pds, dont les ténors ont toujours soutenu son jeune frère Fada malgré les mots d’ordre de leur secrétaire général, sortira de son silence pour emprunter d’autres voies que celles du Pds. Je pense aussi que Macky en fera de même, car toutes les personnes qui sont humiliées par Wade sont celles qui se sont faites avant de le rencontrer et qui n’ont pas accepté d’entrer dans une certaine logique de gestion du pouvoir. Il n’y a d’éternel que Dieu, tout pouvoir autre que celui de Dieu est à durée déterminée et le destin de tout homme est entre les mains de Dieu. Regardez celui de Wade, même si lui-même ne s’en rend pas compte, afin de penser que l’heure de la vérité approche.  
Loin de moi de lui souhaiter une fin, mais je suis âgé comme lui , et pensant à la mort à cause de mon âge, je mesure la portée des actes qu’il me reste à poser et je l’invite à y réfléchir car il ne nous sera pas permis de revenir pour réparer.  
Madiop NIANG - Enseignant à la retraite  
RENCONTRE - Nouvelle politique en direction de la presse : Vision socialiste présente l’offre aux acteurs 
Dans le cadre de ses rencontres avec tous les acteurs et secteurs de la société sénégalaise, Vision socialiste a rencontré ce week-end, les acteurs et professionnels de l’information et de la communication afin de partager avec eux le projet du Parti socialiste (Ps) dans leur domaine.  
Eviter les erreurs qu’il avait commises lorsqu’il était aux commandes : telle semble être l’ambition du Parti socialiste (Ps). En effet, les Verts ont décidé de rencontrer l’ensemble des acteurs et secteurs de la société sénégalaise. Ainsi, Vision socialiste, structure regroupant les cadres socialistes, a rencontré samedi, les acteurs et professionnels de l’information et de la communication afin de partager avec eux le projet du Ps dans leur domaine. Projet adossé, selon Alioune Ndoye, coordonnateur de Vision socialiste, «à une vision cohérente et fondée sur des principes directeurs et des options stratégiques».  
Pour lancer le débat, les cadres socialistes ont retenu, «de manière indicative et non limitative», cinq axes de réflexion que le Ps estime nécessaires afin de donner aux acteurs et professionnels de l’information et de la communication le droit à toutes les dimensions de la vie nationale, de leur présenter la nouvelle offre politique en direction de la presse. Le premier axe consiste à renforcer le pluralisme médiatique en poursuivant la politique de libéralisation du secteur à travers des mesures cohérentes et des procédures transparentes, en assurant la régularité et la transparence dans l’attribution des fréquences. Comme deuxième axe, les socialistes proposent de mettre en place un Haut conseil du pluralisme qui assure une autorité indépendante composée de membres désignés pour une partie par les acteurs de la presse. Cet organe indique, M. Ndoye, «sera chargé de la régulation de l’espace médiatique et de la diversité des opérateurs».  
Quant aux trois autres axes de l’offre, ils portent sur le renforcement des capacités humaines, techniques, financières, matérielles et professionnelles des acteurs et entreprises de la presse ; la contribution à la définition du rôle des professionnels de l’information et de la communication dans la démocratisation ; et l’abolition des dispositions liberticides avérées et la réforme des dispositions attentatoires aux libertés.  
Soulignant que cette offre politique devra entrer dans le cadre plus global de la refondation de son système de gouvernement démocratique, les socialistes considèrent que «le rôle de la presse, et d’une manière générale, des acteurs et professionnels de la communication, est capital dans une démocratie. La liberté de la presse et son pluralisme sont même consubstantiels à la démocratie».  
Se félicitant de l’initiative des Verts de Colobane, Mbaye Sidy Mbaye relève : «Ils ont été au pouvoir. Ils ont eu une pratique politique et aujourd’hui, ils sont prêts à revenir sur certaines choses. C’est donc une autocritique très claire, parce qu’ils ont une cure d’opposition. Aussi bien pour les socialistes que ceux qui sont au pouvoir, il est nécessaire que ces concertations aient lieu, que des vérités et non semi-vérités soient dites.» Cependant en attirant l’attention des socialistes sur le 4e axe concernant la définition du rôle des professionnels de l’information, M. Mbaye a rappelé que «le rôle de la presse est défini depuis la création du journalisme. Il ne s’agit pas de redéfinir le rôle de la presse». Mais estime-t-il, «les acteurs politiques peuvent avoir le souci de voir plus clair dans le mode de fonctionnement de la presse pour savoir quels sont les déterminants».  
Pour Baba Diop, formateur à l’Institut supérieur des Sciences de l’information et de la communication (Issic), le problème se pose au niveau de l’organisation des partis politiques. A son avis, les partis politiques ne fournissent que de l’opinion. «Quand on leur tend le micro, il n’y a pas d’information ; il n’y a que de l’opinion», affirme M. Diop. Raison pour laquelle, il estime que la rectification à faire, c’est de donner plus d’information aux journalistes. En outre, souligne Baba Diop, «la meilleure façon d’aider la presse, c’est de l’aider à avoir des tarifs préférentiels pour les intrants notamment, l’électricité, le papier, entre autres. En plus de cela, faciliter ou faire la gratuité dans les transports, parce que le journaliste, c’est un reporter qui voyage beaucoup». Pour lui, «l’argent donné devient une façon de faire pression ; or, en facilitant l’accès à l’information, le déplacement des journalistes, ça réagit sur le mode de gestion de la presse».  
Favorable à ces remarques, la porte-parole des socialistes Me Aïssata Tall Sall déclare: «Si j’ai la chance de retourner au pouvoir, je penserais au renforcement des conditions matérielles dans lesquelles la presse travaille. L’argent ne règle pas souvent tous les problèmes. On a vu des journaux mourir de leur belle mort, parce que tout simplement, ils n’ont pas pu avoir accès aux matériaux de travail comme le papier, entre autres.»  
Sur la base de ces premières observations, Vision socialiste a programmé d’autres rencontres pour atteindre son objectif.  
PLUS LOIN AVEC…Ousmane NDIAYE, chargé de communication des jeunes du Fss : «On va marcher pour ramener Me Wade à la raison» 
Le secrétaire général des jeunes de l’Alliance Jëf-Jël est formel : la marche de ses camarades du Front Siggil Senegaal se tiendra avec ou sans l’autorisation du préfet. Les jeunes de l’opposition annoncent que, pour cette marche prévue demain dans l’après-midi, ils ont pris les mesures pour encadrer leur propre manifestation et «qui s’y frotte, s’y pique».  
Finalement votre marche contre la cherté de la vie a été retenue pour mardi prochain après un premier report. Avez-vous une autorisation du préfet ?  
La marche est un droit consacré la Constitution du Sénégal. Nous sommes simplement tenus d’informer l’autorité. C’est un droit fondamental ! Nous avons respecté les dispositions légales. Nous avons informé les autorités à temps. D’ailleurs, aujourd’hui (l’entretien a eu lieu vendredi : Ndlr) nous avons été reçus par le Commissaire de la Médina dans le cadre des enquêtes préliminaires. Nous avons bon espoir que l’autorité va prendre les dispositions pour assurer la sécurité de la manifestation.  
Le véritable motif du report de la marche qui était prévue le 7 avril dernier, ce sont les décès du député Abdou Latif Guèye et du comédien Makhourédia Guèye. Ils ont joué des rôles importants dans le pays, chacun dans son domaine. Maintenant, nous avons déposé une nouvelle demande d’autorisation en tenant compte des modifications apportées par le préfet sur le circuit de la marche.  
Quel sera l’itinéraire ?  
Nous allons marcher de la Place de l’Obélisque à la devanture de la Rts (Radiodiffusion télévision du Sénégal). Vous parlez comme si cette marche se fera avec ou sans l’autorisation des autorités. Est-ce le cas ?  
Bien sûr ! Nous allons marcher parce que c’est un droit garanti par la Constitution. Notre objectif, c’est de dénoncer la cherté de la vie, la mal gouvernance dans ce pays et exiger l’audit de l’Agence nationale pour l’Organisation de la conférence islamique (Anoci). Nous sommes décidés à marcher de manière pacifique, dans la plus grande sérénité. Mais, si l’autorité veut nous priver ce droit, nous allons prendre les dispositions adéquates pour continuer à dénoncer la famine qui prend des proportions inquiétantes dans ce pays.  
Mais, nous voulons manifester tranquillement sans heurt, mais qui s’y frotte s’y pique. La dernière fois, quand nous avons voulu manifester, des fantoches du pouvoir ont voulu faire une contre-manifestation. Nous les mettons en garde. Nous avons pris des mesures de sécurité pour gérer la marche.  
Pourquoi vous liez la cherté de la vie à la bonne gouvernance, alors que les tenants du pouvoir l’expliquent par la conjoncture internationale ?  
La famine a touché aujourd’hui toutes les catégories socioprofessionnelles. Avant, on ne parlait que du monde rural ; aujourd’hui, toute la population est affamée par le régime. Alors, l’Anoci a géré l’argent public. Ces milliards qu’elle a gérés appartiennent au contribuable sénégalais qui veut savoir comment son argent a été utilisé dans des chantiers inutiles au moment où il a faim. Nous demandons simplement que la lumière soit faite sur l’utilisation des deniers publics. Comment on peut comprendre que tous ces milliards soient investis sur ces chantiers de qualité douteuse alors que le peuple peine à trouver de quoi mettre sous la dent ?  
Pourtant, le Premier ministre vient d’annoncer une série de mesures pour sortir le pays de la crise.  
Il faut plutôt s’en indigner ! Le Pm n’a fait qu’annoncer des «mesurettes» qui ne serviront pas à grand-chose. Il faut aujourd’hui regarder la politique du gouvernement. Prenons l’exemple du ministère de la Solidarité nationale : Le budget d’entretien du personnel est largement supérieur au budget de la Solidarité. C’est une contradiction ! Il faut aussi voir toutes ces agences qui pullulent et qui n’ont aucune utilité. Que fait le Sénat ? A-t-on vraiment besoin de cette institution ? Le problème du pays est plus sérieux que ces mesures qui tombent comme une goutte d’eau sur la mer.  
N’êtes-vous pas en train d’utiliser les difficultés des populations pour régler des problèmes politiques ?  
Ce sont les jeunesses politiques qui ont initié la manifestation, mais nous voulons que la marche soit citoyenne et populaire. L’objectif tourne autour des préoccupations des masses : comment faire diminuer le prix du riz ? Comment a-mener les autorités à plus de transparence dans la gestion des biens publics ?, etc. Et puis, c’est cela notre rôle. En tant que politiques, on doit être du côté des populations pour être solidaires avec elles. C’est en toute fierté qu’on porte le combat des populations pour une meilleure prise en charge de leurs préoccupations.  
D’ailleurs, nous avons invité les organisations de la société civile et tous les acteurs socioé-conomiques pour donner un cachet populaire à la manifestation.  
On a longtemps reproché à l’opposition son inertie devant le régime libéral. Les jeunes ne sont-ils pas en train de montrer la voie avec cette marche ?  
En un moment, on a caricaturé l’opposition en la décrivant comme une opposition de salon qui passe son temps à publier des communiqués. Mais la donne a changé. Les gens vont vers une radicalisation des positions, vers une opposition frontale. Et il n’y a pas d’autres solutions ! Me Wade bafoue les lois et règlements, ne respecte pas la Constitution, dépasse les bornes. Il faut alors que les gens s’organisent pour le ramener à la raison.  
Est-ce cela qui explique l’adhésion du Jël-Jël au Front Siggil Senegaal ?  
Nous avons rejoint le front parce que nous partageons certains principes. Nous sommes tous contre le report des élections, la mal gouvernance, etc. Alors il fallait renforcer le Front Siggil dans son combat et aboutir à la réalisation des Assises nationales, qui est une priorité aujourd’hui pour l’Alliance Jëf-Jël.  
Cheikh Fadel BARRO - 
DECLARATION - Intervenant au cours d’une conf’de presse : Marie-Pierre Sarr Traoré condamne le manque d’audace des femmes en politique 
L’ancienne ministre Marie-Pierre Sarr Traoré a condamné le manque d’audace des femmes en politique, estimant qu’elles ne constituent pas une force malgré leur présence massive au sein des partis. «Les femmes manquent d’audace pour jouer les premiers rôles dans les partis et malgré leur présence massive, ne constituent pas une force», a déclaré la responsable politique du Parti démocratique sénégalais (Pds, au pouvoir) au cours d’une conférence organisée vendredi dernier par le Centre de recherche ouest africain (Warc). Marie-Pierre Sarr qui intervenait sur le thème de la rencontre : «La femme sénégalaise en politique : continuité et rupture», a souligné que les principaux problèmes des femmes dans la politique sont leur manque d’outils pour asseoir une argumentation sur les grandes questions touchant la vie de leur parti et de la Nation. «Elles sont mal outillées et leur manque de formation, de ressources financières et de moyens matériels est souvent source de frustrations», a-t-elle argumenté. Selon elle, la politique est «rebelle aux femmes» même si toutefois, elle reconnaît que «de plus en plus de femmes manifestent un intérêt pour la politique mais ont des difficultés pour percer». La responsable libérale a également évoqué l’instrumentalisation dont les femmes sont victimes de la part des hommes, qui ne voient en elles que des faire-valoir et des agents de mobilisation et d’animation.  
Dans ce qu’elle a appelé «un diagnostic sans complaisance de la situation des femmes dans les formations politiques», Mme Traoré n’a pas manqué de souligner leurs atouts qui sont la proximité avec les populations, leur fidélité dans l’action politique et leur investissement dans le social. Professeur de droit, elle a appelé ses «sœurs» à ne pas seulement se contenter des rôles que les hommes veulent bien leur confier mais d’aller au bout de leurs convictions et de faire en sorte que leur présence ne soit pas en porte-à-faux avec leur représentativité. Malgré cet état de fait, elle se dit convaincue que des ruptures sont en train d’être opérées pour permettre aux femmes de «s’imposer dans l’exercice du pouvoir». «Les questions qui touchent les femmes sont de plus en plus inscrites au cœur des préoccupations politiques et les femmes veulent écrire leur propre histoire politique», a-t-elle dit. «Le contexte juridique et constitutionnel est favorable aux femmes et on assiste à la constitutionnalisation de nouvelles formes de libertés», a-t-elle indiqué.  
Aps  
DIOURBEL - En prévision de la marche du Front Siggil Senegaal, demain : Wilane met en garde contre tout sabotage 
A Diourbel où il était venu présider, au nom de Jacques Baudin, la cérémonie de partage du Centre Keur Xaleyi, Abdoulaye Wilane, porte-parole adjoint du Parti socialiste (Ps), n’a pas manqué de mettre en garde le pouvoir sur les tentatives d’infiltration de la marche des jeunes du Front Siggil Senegaal prévue demain. Il s’est aussi exprimé sur la situation que connaît le pays.  
La marche que les jeunes des partis, membres du Front Siggil Senegaal, prévoient d’organiser demain pourrait être sabotée par l’opposition, si on en croit Abdoulaye Wilane, porte-parole adjoint du Parti socialiste, une formation appartenant à ce front. Le responsable politique de Kaffrine qui était à Diourbel samedi dernier, a dénoncé de manière vigoureuse cette tentative d’infiltration. A ce sujet, M. Wilane révèle : «Nous avons appris vendredi que des élus du peuple, responsables du Parti démocratique sénégalais (Pds) se sont réunis pour dire qu’ils demandent à leurs militants, à leurs «Calots bleus», de venir infiltrer la marche des jeunes du Front Siggil Senegaal.» A son avis, «les libéraux deviendraient ridicules en cherchant à faire une contre-manifestation parce qu’ils ne peuvent plus contenir la colère qui couve partout dans le pays». Et le porte-parole adjoint du Ps de poursuivre : «Ils cherchent à donner l’impression qu’ils sont des marcheurs comme nous et à perpétrer des actes qu’on aurait imputés aux uns et aux autres.» Il n’a pas manqué de mettre les autorités devant leurs responsabilités sur «tout ce qui arrivera comme actes de vandalisme, de brigandage, de dérapages».  
Abordant la situation du pays, Abdoulaye Wilane dira que l’heure est grave car, «tout peut arriver. Nous ne sommes pas à l’abri de ce qui se passe dans d’autres pays qu’on nomme à travers le vocable «d’émeutes de la faim» parce que tout simplement, la faim n’est plus un phénomène qu’on vit seulement dans le monde rural. C’est une réalité dans le milieu urbain et en zone périurbaine. Non seulement, il y a que dans le monde rural, il n’y a pas suffisamment de récoltes -donc déficit vivrier- mais, il y a également absence de revenus monétaires dans le monde rural. Et au niveau des zones périurbaines, les classes moyennes croulent sous le poids de l’inflation et du coût élevé de la vie. Ce qui fait que même si on a un revenu régulier, on n’arrive plus à acheter ce qu’il faut pour vivre et faire vivre sa famille». Sur l’inflation galopante des prix des denrées de première nécessité, le responsable socialiste accuse le régime libéral : «Le gouvernement, qui se réfugie derrière une situation internationale qui justifierait cela, derrière des arguments qui désignent la mondialisation comme étant seule responsable de ce que nous vivons au Sénégal, cherche à étouffer les formes de manifestation de mécontentement, de rejet, d’inacceptation de ce qu’on nous impose.»  
Pour le camarade de Ousmane Tanor Dieng, le régime en place verse dans le «je m’en foutisme», car «l’irresponsabilité trône au sommet de l’Etat parce qu’ils (les gouvernants : Ndlr) n’ont pas de solutions, pas de politique de sortie de crise, pas de volonté qui devrait les amener à prendre des mesures radicales pour diminuer ces prix».  
Par Boucar Aliou DIALLO - Correspondant 
RELATIONS PRESSE – POUVOIRS POLITIQUE ET RELIGIEUX  
Un ménage presque impossible 
Par Mamadou Amadou DIOP | SUD QUOTIDIEN | lundi 14 avril 2008  
 
El Hadji Hamidou Kassé, Abdoulaye Sèye, Ahmet Bachir Kounta, autour d’une table. Panel ne peut être plus relevé qu’un celui ci qui a regroupé journalistes, philosophes et autorité religieuse. Surtout quand il s’agit de débattre sur les “relations entre la presse et les pouvoirs politiques et religieux“. Les journalistes ont tout simplement assisté à de véritables cours magistraux samedi dernier au Cesti qu’ils en ont encore redemandé à la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS), initiatrice de ce débat qui occupe l’actualité. 
Il est normal que les relations entre les pouvoirs politiques et la presse soient heurtées. Pour la bonne et simple raison, explique El Hadji Kassé, que les premiers cherchent de manière permanente à “cacher des secrets“ alors que les journalistes concourent eux à la manifestation de la vérité via les “investigations et les révélations“. Voilà pourquoi les deux pouvoirs éprouvent des peines pour cohabiter. Pour étayer ses propos, le philosophe reprend Nietzsche qui qualifie “le pouvoir d’un monstre froid“ qui n’accepte pas que quelqu’un s’approche de sa demeure. Sur le pouvoir religieux, l’auteur des “Mamelles du Thiendella“ dénonce la sacralité conférée aux Chefs religieux. 
Mais au-delà, l’ancien directeur du Soleil relève une certaine crise qui a fini par affecté tous les pouvoirs. La problématique du sujet qui consiste à réfléchir sur les “relations entre les pouvoirs politique et religieux et la presse“ étant posée, El Hadji Kassé pouvait alors développer ses idées. 
Le philosophe voit dans ce thème une crise, une déréglementation même interne de la société. 
Selon El Hadji Kassé, il y a un “malaise diffus chez les Sénégalais, une odeur de déprime générale“. Et cela produit, selon lui, “un affecte, une peur qui à son tour conduit fatalement vers la terreur“. 
L’ancien directeur du Soleil estime également qu’il faut faire un distingo entre la religion et l’ordre religieux qui est simplement “un pouvoir sur les masses populaires“. 
En Europe, rappelle-t-il, “l’ordre religieux a été par moment ultra répressif. Mais grâce à la réaction de la société civile, les gens peuvent aujourd’hui se permettre de caricaturer Saint Pierre“. 
Ce qui veut dire alors que des mutations doivent s’opérer. 
Aujourd’hui, soutient-il, “il y a une crise qui touche tous les pouvoirs même ceux des médiats“. Parce que, du point de vue du philosophe-écrivain, “l’ordre médiatique est dans une structuration. Nous ne sommes plus au temps de Sud Quotidien, Cafard, Temoin“. 
Quant à Ahmet Bachir Kounta, il invoque les facteurs du temps et de l’espace pour expliquer la crise de la société. “En amont, dira le Sénateur et membre d’une famille religieuse, il y avait l’éducation qui était l’affaire de tout le monde. Mais aujourd’hui les choses ont beaucoup changé. Un enfant peut habiter Guédiawaye et étudier au lycée Lamine Guèye en empruntant deux voire trois voitures pour aller à l’école“. Revenant sur la “sacralité“ développée par El Hadji Kassé, Abdoulaye Sèye, soutient que la “sainteté est devenue héréditaire“ au Sénégal. 
S’appuyant sur un rapport d’un gouverneur colonial datant de 1932, l’ancien directeur de Radio Sénégal, démontre que la “subordination entre le religieux et le politique ne date pas d’aujourd’hui“ avant de se poser la question de savoir “si les journalistes sénégalais peuvent avoir les mêmes libertés que leurs confères français ?“. 
Tour à tour, Cheikh Diallo, Madiambal Diagne, Bakary Domingo Mané, le Pr Babacar Samb apporteront leur contribution au grand bonheur des jeunes journalistes qui avaient pris d’assaut la salle du Cesti pour écouter religieusement leurs aînés. En marge de cette “Ecole de la Convention“, El Hadji Kassé a aussi présenté le livre de notre confrère Ibrahima Benjamin Diagne intitulé : “la guerre des dieux ou les ombres d’une profession“. Le directeur de la radio Disso Fm de la ville de Mbacké a procédé ensuite à la cérémonie de son joyau qui s’est arraché comme des petits du pain. 
CONCERTATION CITOYENNE SUR LA PRESSE 
Le dessein des socialistes pour les médias 
Par Ibrahima Lissa FAYE | SUD QUOTIDIEN | lundi 14 avril 2008  
 
Les cadres du Parti socialiste (Ps) ont initié une consultation citoyenne avec les différents secteurs de la vie active du pays afin de préparer leur retour au pouvoir. La presse a, en effet, été l’une de ces premières cibles. Vision socialiste a rencontré samedi 12 avril dernier, une large frange des journalistes pour échanger sur « une nouvelle offre politique ». Cette discussion a permis de connaître la nouvelle philosophie du Parti socialiste (Ps) à l’égard de la presse, mais surtout de confronter deux camps ou deux pouvoirs qui façonnent la vie des citoyens et qui ont des intérêts divergents le plus souvent. 
Le Parti socialiste (Ps) Sénégalais est convaincu que nous vivons sous une nouvelle ère qui a ces exigences et qui appelle à de nouveaux rapports et à de nouveaux protocoles entre les différents segments de la société. C’est sous ce rapport qu’il a initié une concertation citoyenne en commençant par secteur de la presse. Les cadres socialistes qui sont chargés d’exécuter cette tâche ont rencontré les journalistes samedi 12 avril dernier dans un restaurant de la place. « Le Parti socialiste est en train de réfléchir à une nouvelle offre politique en direction de la presse et des acteurs de la communication, une offre politique qui devra entrer dans le cadre global de la refondation de notre système de gouvernance démocratique », a déclaré le coordonnateur de Vision socialiste, Alioune Ndoye. 
Les socialistes ont à cœur l’amélioration et la transparence du soutien financier accordé à la presse privée en veillant à la nécessaire coexistence d’un secteur public et d’un secteur privé et le soutien à la formation des acteurs de la communication. Selon le chef de file des cadres du Ps, il faut « abolir toutes les dispositions pénales liberticides avérées et réformer les dispositions attentatoires aux libertés et de surcroît non nécessaires à la manifestation de la vérité afin de mettre fin aux abus de pouvoir par le recours immodéré à l’embastillement de journalistes ». 
Alioune Ndoye a, en outre, ajouté que « le Ps affirme solennellement la nécessité de protéger les vies privées des citoyens contre tous les pouvoirs, qu’ils soient politiques, économiques ou médiatiques. C’est pourquoi, il encourage les syndicats professionnels des journalistes à travailler dans le sens de l’instauration de règles éthiques et de normes déontologiques dans la profession. Il est heureux d’ailleurs de constater que les professionnels de la communication ont déjà engagé le débat à ce sujet, un débat dont l’issue intéresse particulièrement le Parti socialiste ». 
Confrontation entre politiques et journalistes 
Les débats entre les responsables de Vision socialiste et les journalistes ont été âpres. Ils ont essentiellement porté sur la différence entre l’information et l’opinion, mais aussi sur la nécessité de traiter des informations utiles à la société. Le journaliste culturel et formateur à l’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (Issic), Baba Diop a été le premier à charger. « Il y a une pauvreté de l’information diffusée. Il me semble que les partis politiques ne comprennent pas le rôle des journalistes. Leur rôle c’est de recueillir des informations alors que les politiques ne distribuent que de l’opinion. On n’entend jamais d’alerte. Il n’y a pas d’information dans les propos des hommes politiques. Ils ont une attitude réactive », a martelé le journaliste de Sud Fm. 
Le cadre socialiste, Diouldé Dialllo d’apporter la réplique en indiquant que « l’expertise capable de fournir des informations sur les différents domaines existent dans les partis politiques. Le Ps qui a eu à exercer le pouvoir réagi à chaque que de besoin sur ces domaines en donnant des informations techniques précises et constructives ». Le membre de Vision socialiste a, par ailleurs, expliqué que « c’est l’opinion qui intéresse les journalistes et que c’est ce qui peut vendre la presse. L’opinion est commerciale par rapport à l’information technique ». 
Me Aïssata Tall Sall pour un nouveau cadre légal 
Le porte-parole du Ps, Me Aïssata Tall Sall a, au-delà ces clivages, défendu l’idée d’une presse moderne avec une nouvelle législation qui sera en phase avec la nouvelle ère marquée par la percée des technologies. « Il faut doter des journalistes d’un cadre légal moderne en revenant sur la loi de la presse de manière générale parce qu’au moment où cette loi a été votée, nous étions dans un autre monde. Qui pouvez-vous penser qu’Internet aurait fait cette explosion au moment où cette loi sur la presse a été votée en 1981 même si elle a été revue ? 
Il faut aussi revoir la situation matérielle du monde de la presse. J’ai été peinée de voir certains organes crédibles, sûrs et convaincants disparaître parce qu’on na pu leur donner de support nécessaire pour l’exercice de leur fonction », a-t-elle soutenu. Aïssata Tall Sall a suggéré l’instauration de central d’achat pour le papier et la subvention de certains produits d’utilisation courante au niveau des médias. Le porte-parole du Ps de souligner : « j’étais ministre de la communication du gouvernement socialiste et j’avais un certain œil sur le monde de la presse, sur son fonctionnement en général. 
Aujourd’hui comme on dit à quelque chose malheur est bon, je suis dans l’opposition j’ai tout à fait un autre regard sur la presse. Je crois que tout ceci est enrichissant et permet à l’homme politique quand il a été dans l’opposition de pouvoir corriger ses attitudes, ses idées et ses positions et de rectifier s’il a la chance de retourner au pouvoir. Si cette occasion nous était donné par le peuple Sénégalais, je crois qu’il y a beaucoup de dispositions qu’on prendrait pour le monde de la presse pour avoir compris son fonctionnement et son rôle essentiel ». 
SITUATION ALARMANTE DU MONDE RURAL 
Comment gagner la « guerre » contre la faim  
Par Cherif FAYE | SUD QUOTIDIEN | samedi 12 avril 2008  
 
Face à la situation d’urgence dans laquelle se trouve le monde rural confronté à la famine, il est plus qu’urgent, considèrent les techniciens, que l’État mette en œuvre une politique agricole concertée et cohérente pour prétendre gagner cette « guerre », celle de la faim. 
La situation est plus qu’alarmante dans le monde rural, il faut oser le reconnaître. Au moment où les principaux pays exportateurs de riz annoncent leur intention de se concentrer dans les mois à venir à nourrir leurs populations, il est plus qu’urgent aujourd’hui de prendre des mesures qui pourraient juguler le mal pour éviter le pire. Pour se faire, les acteurs et les techniciens considèrent qu’il est nécessaire de créer les conditions idoines pour l’exploitation des terres. « Il s’agit de créer une politique agricole qui puisse régler les problèmes d’approvisionnement en semences, en engrais, d’accès au crédit, de mise en marché, le tout dans un document cohérent sur une vision à long terme », a déclaré Saliou Sarr, Président des agriculteurs de riz de la vallée. Il considère que le Gouvernement doit résolument mettre en œuvre une politique agricole concertée, cohérente et durable en prenant en compte les intérêts des petits agriculteurs. Mais aussi faire en sorte que les semences soient disponibles à temps. Selon lui, les intrants agricoles doivent être disponibles à bonne date, avant la saison des pluies, et faire en sorte que l’eau soit maîtrisée. 
Sur ce point, il faut reconnaître que l’autosuffisance alimentaire ne peut être possible d’ici à l’horizon 2015 sans une production agricole suffisante. Ce qui est impossible sans l’adhésion de l’État. Par le passé, le Sénégal produisait plus de 500 000 tonnes d’arachides, quantité qui est passée aujourd’hui à moins de 50 000 tonnes. Qu’a-t-on fait pour en arriver là ? Est-ce un problème de rationalisation des choix budgétaires ? Ou est-ce à cause des aléas climatiques ? Seulement, le temps des grandes sécheresses est révolu. 
Le problème est à chercher ailleurs. Notre pays a fait élaborer en 1997 différents programmes sectoriels : (PDIS) pour la santé, (PDEF) pour l’éducation et (PST/PSE) pour les infrastructures. Mais en arrivant au pouvoir en 2000, le Gouvernement libéral a jeté son va-tout sur les infrastructures avec le pari de faire de Dakar une capitale moderne et digne de ce nom. Il s’agissait pour notre Gouvernement de régler le problème de la mobilité urbaine dans la capitale. C’est ainsi qu’entre 2005 et maintenant, plus de 300 milliards auraient été investis à Dakar, au détriment du monde rural où les paysans se considérant délaissés, n’avaient cessé de tirer la sonnette d’alarme. N’était-ce pas un pari fou de notre Gouvernement de renvoyer l’agriculture au second rang de ses préoccupations ? 
Les résultats sont là avec l’exode massif d’une bonne partie des populations du monde rural vers la ville, créant de fait une situation de précarité dans le cadre de vie de la capitale devenue un peu trop étroite. S’il est vrai que le Sénégal investit chaque année 120 milliards pour l’importation de riz, pourquoi ne pas investir cette somme dans le financement des agriculteurs afin d’exploiter les terres du Walo, de Fatick, du Fouta, de l’Anembé pour que notre pays puisse produire 1 500 000 tonnes de riz au plus ? 
En tout état de cause, il faut reconnaître que le Sénégal a une vocation agricole avec plus de 50 % de sa population qui dépendent de l’agriculture pour survivre. Cette agriculture traverse aujourd’hui une période catastrophique qui nécessite une véritable volonté politique pour la résoudre. C’est le seul moyen qu’il y a pour vaincre la faim des masses laborieuses. 
Des bateaux taxis pour un marché non porteur  
 
 
Il aurait mieux fallu doter l’île de Carabane sans aucune autre connexion possible, sauf, par la voie fluviale d’embarcations pour desservir cette partie du Sénégal aux villes du littoral comme Ziguinchor, Goudomp, ou Sédhiou sur le fleuve Casamance, que de mettre en exploitation des bateaux taxis sur l’axe Dakar - Rufisque. Bien entendu, à défaut de réaliser une vieille promesse de dotation de tramways et de Tgv pour le transport urbain de Dakar et la desserte des régions, quelques bateaux taxis plus faciles à mettre en service viendraient s’ajouter à l’amusement de la galerie, en servant de rescousse aux promesses mirifiques. Le projet de dotation de bateaux taxis sur l’axe maritime Dakar - Rufisque répond plus à du tintamarre communicationnel que de réalisations innovantes et viables ayant un impact appréciable sur la vie des populations. Cependant, le projet de doter le fleuve Casamance d’embarcations adaptées au contexte, tant pour le transport de marchandises que de personnes, comme il en était d’usage pendant la colonisation et bien après, est plus utile que la mise en service de bateaux taxis sur Dakar - Rufisque qui n’est qu’une opération de charme et de prestige au regard de l’impact faible sur la mobilité urbaine dans la presqu’île du Cap-Vert.  
En effet, dans un contexte où il faudrait des embarcations moins exigeantes et moins onéreuses pour la desserte fluviale de localités enclavées à fort potentiel économique, de véritables bateaux seront nécessaires entre Dakar et Rufisque pour affronter les mers en eau profonde demandant des moyens financiers et sécuritaires colossaux en plus des impacts faibles sur l’économie locale. Il s’est trouvé que le projet de desservir, par des moyens de transport maritime, certaines villes de la frange maritime du Cap-Vert fut un très vieux projet de la Régie des transports du Sénégal (Rts) resté en l’état, du fait de sa non rentabilité et de sa non viabilité. Qu’est-ce qui s’est passé entre-temps pour que le projet devienne subitement rentable dans un contexte d’aggravation des conditions de vie et d’existence des Sénégalais et du renchérissement des coûts ?  
Pour la desserte de villes côtières peu distantes sur une frange maritime, la rentabilité devient illusoire dans le cas de bateaux taxi à faible capacité d’emport au vu des coûts élevés dans le secteur, de la concurrence des autres moyens de transports terrestres et du niveau de revenu des populations. C’est dire qu’il s’agit davantage, en l’espèce, du niveau élevé des tarifs applicables comparativement à ceux en vigueur dans les moyens de transport substituts, si l’on tient compte du niveau faible de revenu des populations. En général, les bateaux taxis sont utilisés dans le monde pour des croisières ou pour des opérations maritimes ponctuelles, mais, pas souvent, pour le transport passager régulier. Un véritable problème d’opportunité se pose, dès lors qu’il existe des moyens de transport substituts à la voie maritime beaucoup plus compétitifs en terme de prix, si l’on considère le niveau faible du revenu des populations au Sénégal qui constitue en la matière la contrainte principale. La route et les voies ferrées servent des trajets relativement courts sur lesquels le mode maritime de transport, très exigeant du reste, ne peut entrer en concurrence.  
Le short sea shipping est plus compétitif sur les trajets longs, à la limite entre Dakar et Mbour au moyen de bateaux de capacités plus importantes (300 personnes au moins) et une clientèle solvable (transfert de touristes de l’aéroport à Mbour) qui nécessiteraient, le cas échéant, des investissements beaucoup plus lourds en plus de la réalisation de véritables ports de débarquement et d’embarquement. Le transport maritime à courte distance apparaît souvent proche du seuil de rentabilité si bien qu’il faudra envisager, pour la desserte Dakar - Rufisque, une substantielle subvention de l’Etat et des municipalités desservies autour de 200 % afin de permettre la pratique de tarifs compétitifs. Le problème est de s’interroger sur l’opportunité d’allouer d’importantes ressources publiques pour subventionner des structures privées, dont les activités produisent peu d’effets sur l’amoindrissement des difficultés des populations. Il s’y ajoute que quatre bateaux taxis de capacité de 60 places seraient une goutte d’eau dans la mer relativement à la demande quotidienne de transport entre Dakar et les villes du département de Rufisque et Mbao (Rufisque, Mbao, Bargny, Sangalkam, etc) évaluée à quelque 100 000 personnes. Si l’on sait qu’il faut 1 500 F Cfa pour le tarif résident par la chaloupe de Gorée pour se rendre sur cette île touristique sans aucune autre éventualité possible, quel en serait le tarif même subventionné pour un trajet 10 fois plus long entre Dakar et Rufisque pour des travailleurs et commerçants ?  
Nous ne nous trouvons ni en Guadeloupe ou en Martinique dans les Antilles, ni dans d’autres endroits insulaires du monde, ni dans des villes côtières au niveau des détroits ; nous nous trouvons, en effet, sur une frange maritime assez large où il est plus efficient de multiplier les voies d’accès terrestres entre Dakar et l’hinterland en particulier, de réaliser le port minéralier de Bargny qui désengorgera la capitale de ses camions de transport marchandises (pétrole, phosphate, clinker, fer, etc.). Cesdits projets seront beaucoup plus structurants et porteurs que celui singulier de mettre des bateaux taxis sur Dakar Rufisque avec des wharfs d’embarquement et de débarquement précaires.  
Kadialy GASSAMA Economiste Rue Faidherbe x Pierre Verger Rufisque  
Réforme constitutionnelle : Ces failles décelées par Me Wagane Faye 
Parmi les premiers dossiers qui attendent le nouveau ministre de la Justice, Me Madické Niang, il y a une lettre de son collègue Me Wagane Faye. L’avocat donnait hier à son étude un point de presse sur la réforme constitutionnelle. Le juriste qu’il est, croit qu’il est ‘difficile de barrer la route à une loi’. Aussi, a-t-il décidé de saisir le tout nouveau garde des Sceaux pour ‘rattraper’ ce qui peut l’être. 
 
En écrivant au tout nouveau ministre de la Justice pour qu’il le reçoive, Me Faye veut dire à Me Madické Niang ce qu’il ‘pense de cette loi pour qu’on essaie de rattraper ce qui est rattrapable dans le décret d’application qui sera pris’. Selon l’avocat, quand on lit la loi, sans rentrer dans les techniques, on trouvera que ‘la mise en œuvre de son application ne doit pas être facile’. Pire, ‘à certains endroits, on se demande si cela a été fait par des spécialistes’. Il avance que c’est sur cette question fondamentale qu’il va attirer l’attention du ministre de la Justice ‘pour que cette loi qui vient d’être accouchée ne nous amène pas plus de problèmes que de solutions à nos problèmes’. Revenant sur ces éventuels problèmes, Me Faye soutient qu’on risque d’avoir ‘beaucoup de changements, le nombre de magistrats a augmenté, il y a des magistrats de même niveau, ce qui risque d’amener des problèmes au moment des nominations’. Me Faye parle également des ‘problèmes d’excès de pouvoir’. Il croit que ‘les droits des citoyens doivent être respectés, protégés’. Il s’attend alors à ‘beaucoup plus de lenteurs’. Il en veut pour preuve le fait que le Conseil d’Etat qui est jusqu’ici chargé des problèmes d’excès de pouvoir, devienne une chambre coiffée par le Conseil supérieur de la Magistrature. Il pense que ‘la Cour Suprême sera surchargée’. Aussi souhaite-t-il que le moment venu, des magistrats professionnels qui n’ont rien à voir avec le ministère et étant sur le terrain soient associés à la réflexion sur le décret d’application.  
Pourtant, tout au début de la première législature post-alternance, Me Wagane Faye alors député avait tenté en vain de proposer le retour de la Cour suprême. C’était du temps de Me Basile Senghor. A l’époque, Me Faye avait avancé des ‘raisons économiques’. Il pensait que les économies réalisées allaient ainsi être utilisées pour faire face à d’autres besoins ‘plus importants’ de la Justice. Aujourd’hui que la même proposition est faite par les libéraux qui la qualifiaient à l’époque de ‘pas en arrière’, il pense que ce ne sont pas des soucis d’économie qui sont à l’origine comme avancé présentement. Il fonde sa conviction sur le fait qu’entre temps, un Sénat de cent membre a été créé, cinquante autres députés sont venus s’ajouter aux cent existant et un avion présidentiel d’un ‘coup de soixante dix milliards environ’ sera acheté. Aussi, s’est-il dit que ‘ces gens-là (les tenants du pouvoir, Ndlr) n’ont pas le souci d’économie’.  
Me Faye est revenu aussi sur le Conseil supérieur de la magistrature qui gère la carrière des magistrats. A l’en croire, cette structure, présidée par le chef de l’Etat – qui est secondé par le ministre de la Justice – doit être ‘réformée de fond en comble’. Il croit qu’il est bon qu’on y mette beaucoup de magistrats (contre un actuellement) pour que dans l’avenir les votes soient déterminants. Il croit que c’est la seule façon de rendre réellement les magistrats indépendants. En plus, soutient-il, ‘il faut faire en sorte qu’ils puissent avoir des promotions sans que cela ne dépende de la volonté du chef de l’Etat’.  
Affaire du manifestant de l'Assemblée : Me Wagane Faye se constitue pour la défense  
Cheikh Diouf, originaire de la communauté rurale de Diakhao, a été arrêté jeudi dernier à l’Assemblée nationale. Il a été ‘tabassé, traîné à la police, déferré au parquet et enfin placé sous mandat de dépôt’. C’est aujourd’hui qu’il doit être jugé aux flagrants délits. Selon Me Wagane Faye, qui s’est constitué en sa faveur dans cette affaire, son seul tort, c’est de porter une pancarte où il est écrit ‘les gens ont faim’. C’était à l’Assemblée nationale, après une séance parlementaire. L’avocat trouve que ‘c’est injuste qu’on soit mis en prison uniquement pour avoir dit que ‘les gens ont faim’, surtout s’il a choisi d’aller le dire là où ceux qui l’entendront peuvent faire quelque chose’. Et de poursuivre : ‘S’il était allé à Sandaga le dire, on peut dire qu’il est allé organiser une casse. Il ne l’a pas fait. S’il avait ameuté des gens avant de le dire, on aurait pu dire qu’il n’a pas demandé l’autorisation ; mais il est allé seul à l’Assemblée nationale, a déplié sa pancarte où il est écrit + les gens ont faims +. J’ai beaucoup de chose à dire dans ce procès-là, c’est pourquoi je me suis constitué volontairement partie civile’. Tout en précisant qu’il est de la même communauté rurale que Cheikh Diouf, mais qu’il ne le connaissait pas auparavant, Me Faye précise que ce n’est pas la première fois qu’il défend volontairement quelqu’un parce que, dit-il, ‘je n’aime pas l’injustice’.  
Aly DIOUF  
Réforme constitutionnelle : Ces failles décelées par Me Wagane Faye 
Parmi les premiers dossiers qui attendent le nouveau ministre de la Justice, Me Madické Niang, il y a une lettre de son collègue Me Wagane Faye. L’avocat donnait hier à son étude un point de presse sur la réforme constitutionnelle. Le juriste qu’il est, croit qu’il est ‘difficile de barrer la route à une loi’. Aussi, a-t-il décidé de saisir le tout nouveau garde des Sceaux pour ‘rattraper’ ce qui peut l’être. 
 
En écrivant au tout nouveau ministre de la Justice pour qu’il le reçoive, Me Faye veut dire à Me Madické Niang ce qu’il ‘pense de cette loi pour qu’on essaie de rattraper ce qui est rattrapable dans le décret d’application qui sera pris’. Selon l’avocat, quand on lit la loi, sans rentrer dans les techniques, on trouvera que ‘la mise en œuvre de son application ne doit pas être facile’. Pire, ‘à certains endroits, on se demande si cela a été fait par des spécialistes’. Il avance que c’est sur cette question fondamentale qu’il va attirer l’attention du ministre de la Justice ‘pour que cette loi qui vient d’être accouchée ne nous amène pas plus de problèmes que de solutions à nos problèmes’. Revenant sur ces éventuels problèmes, Me Faye soutient qu’on risque d’avoir ‘beaucoup de changements, le nombre de magistrats a augmenté, il y a des magistrats de même niveau, ce qui risque d’amener des problèmes au moment des nominations’. Me Faye parle également des ‘problèmes d’excès de pouvoir’. Il croit que ‘les droits des citoyens doivent être respectés, protégés’. Il s’attend alors à ‘beaucoup plus de lenteurs’. Il en veut pour preuve le fait que le Conseil d’Etat qui est jusqu’ici chargé des problèmes d’excès de pouvoir, devienne une chambre coiffée par le Conseil supérieur de la Magistrature. Il pense que ‘la Cour Suprême sera surchargée’. Aussi souhaite-t-il que le moment venu, des magistrats professionnels qui n’ont rien à voir avec le ministère et étant sur le terrain soient associés à la réflexion sur le décret d’application.  
Pourtant, tout au début de la première législature post-alternance, Me Wagane Faye alors député avait tenté en vain de proposer le retour de la Cour suprême. C’était du temps de Me Basile Senghor. A l’époque, Me Faye avait avancé des ‘raisons économiques’. Il pensait que les économies réalisées allaient ainsi être utilisées pour faire face à d’autres besoins ‘plus importants’ de la Justice. Aujourd’hui que la même proposition est faite par les libéraux qui la qualifiaient à l’époque de ‘pas en arrière’, il pense que ce ne sont pas des soucis d’économie qui sont à l’origine comme avancé présentement. Il fonde sa conviction sur le fait qu’entre temps, un Sénat de cent membre a été créé, cinquante autres députés sont venus s’ajouter aux cent existant et un avion présidentiel d’un ‘coup de soixante dix milliards environ’ sera acheté. Aussi, s’est-il dit que ‘ces gens-là (les tenants du pouvoir, Ndlr) n’ont pas le souci d’économie’.  
Me Faye est revenu aussi sur le Conseil supérieur de la magistrature qui gère la carrière des magistrats. A l’en croire, cette structure, présidée par le chef de l’Etat – qui est secondé par le ministre de la Justice – doit être ‘réformée de fond en comble’. Il croit qu’il est bon qu’on y mette beaucoup de magistrats (contre un actuellement) pour que dans l’avenir les votes soient déterminants. Il croit que c’est la seule façon de rendre réellement les magistrats indépendants. En plus, soutient-il, ‘il faut faire en sorte qu’ils puissent avoir des promotions sans que cela ne dépende de la volonté du chef de l’Etat’.  
Affaire du manifestant de l'Assemblée : Me Wagane Faye se constitue pour la défense  
Cheikh Diouf, originaire de la communauté rurale de Diakhao, a été arrêté jeudi dernier à l’Assemblée nationale. Il a été ‘tabassé, traîné à la police, déferré au parquet et enfin placé sous mandat de dépôt’. C’est aujourd’hui qu’il doit être jugé aux flagrants délits. Selon Me Wagane Faye, qui s’est constitué en sa faveur dans cette affaire, son seul tort, c’est de porter une pancarte où il est écrit ‘les gens ont faim’. C’était à l’Assemblée nationale, après une séance parlementaire. L’avocat trouve que ‘c’est injuste qu’on soit mis en prison uniquement pour avoir dit que ‘les gens ont faim’, surtout s’il a choisi d’aller le dire là où ceux qui l’entendront peuvent faire quelque chose’. Et de poursuivre : ‘S’il était allé à Sandaga le dire, on peut dire qu’il est allé organiser une casse. Il ne l’a pas fait. S’il avait ameuté des gens avant de le dire, on aurait pu dire qu’il n’a pas demandé l’autorisation ; mais il est allé seul à l’Assemblée nationale, a déplié sa pancarte où il est écrit + les gens ont faims +. J’ai beaucoup de chose à dire dans ce procès-là, c’est pourquoi je me suis constitué volontairement partie civile’. Tout en précisant qu’il est de la même communauté rurale que Cheikh Diouf, mais qu’il ne le connaissait pas auparavant, Me Faye précise que ce n’est pas la première fois qu’il défend volontairement quelqu’un parce que, dit-il, ‘je n’aime pas l’injustice’.  
Aly DIOUF  
MONDE -ECONOMIE - INFLATION 
La Banque mondiale et le FMI tentent de mobiliser face à l’envolée des prix alimentaires 
lundi 14 avril 2008  
lemonde.fr - La Banque mondiale (BM) se réunissait comme le FMI en assemblée de printemps ce week-end. La BM, qui réunissait dimanche 13 avril son comité pour le développement, a appelé les gouvernements des pays membres à intervenir d’urgence pour éviter que la crise alimentaire n’appauvrisse encore davantage quelque 100 millions de personnes dans le monde. 
"Sur la base d’une analyse sommaire, nous estimons que le doublement des prix alimentaires au cours des trois dernières années pourrait pousser plus profondément dans la misère 100 millions d’individus vivant dans les pays pauvres", a expliqué le président de l’institution, Robert Zoellick. 
L’ensemble des prix alimentaires mondiaux a bondi de 83 % au cours des trois dernières années, selon la Banque mondiale. Elle estime que la hausse des prix du blé a atteint 181 %. Ces dernières semaines, la flambée alimentaire a entraîné des manifestations violentes en Egypte, au Cameroun, en Côté d’Ivoire, en Mauritanie, en Ethiopie, à Madagascar, aux Philippines, en Indonésie et en Haïti. 
Les représentants des pays donateurs ont discuté un plan massif de lutte contre la malnutrition annoncé en début de mois par M. Zoellick, qui l’a comparé par son ampleur au "New Deal" américain après la grande Dépression. 
M. Zoellick a indiqué dimanche que le programme alimentaire mondial (PAM) avait déjà reçu plus de la moitié des 500 millions de dollars qu’il a demandés à la communauté internationale avant le 1er mai. Mais "ce n’est pas assez". "Il demeure urgent que les gouvernements interviennent", a-t-il souligné. 
Présent dans 78 pays où il nourrit 73 millions de personnes, le PAM est l’agence humanitaire la plus importante au monde et joue un rôle essentiel concernant la sécurité alimentaire. L’Agence a fourni en aide alimentaire près de 88 millions personnes dans 78 pays dans le monde en 2006. 
DOUBLEMENT DES PRÊTS À L’AFRIQUE 
La Banque mondiale prévoit par ailleurs de presque doubler ses prêts agricoles en Afrique en les portant à 800 millions de dollars. 
En outre, la Société financière internationale — la filiale du Groupe de la Banque mondiale chargée de la promotion du secteur privé — augmentera ses investissements dans l’agroindustrie. 
M. Zoellick propose par ailleurs que les fonds de patrimoine souverains du monde entier affectent 30 milliards de dollars — soit 1 % de leur actif de 3 trillions de dollars — aux investissements destinés à stimuler " la croissance, le développement et les possibilités " en Afrique. 
A côté de ces mesures à moyen terme, des mesures d’urgence vont être prises : la Banque mondiale va octroyer 10 millions de dollars à Haïti et y envoyer des experts pour aider les autorités haïtiennes à répondre à la crise alimentaire, qui a généré de violentes émeutes et coûté son poste au premier ministre haïtien. 
Le prix d’un sac de 50 kilos de riz, l’aliment de base en Haïti, a doublé pour atteindre 70 dollars dans un pays où 80 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. 
"Avec cette nouvelle aide de 10 millions de dollars, la Banque mondiale va soutenir les efforts du gouvernement pour augmenter rapidement les programmes de minima sociaux, y compris les repas dans les écoles, tout en poursuivant des mesures de long terme pour créer des emplois", a commenté Yvonne Tsikata, directrice de la région Caraïbes à la BM. Depuis 2005, la BM a fourni approximativement 220 millions de dollars de soutien à Haïti. 
Le Monde.fr 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 14.04.2008
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