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Faillite
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L’élection prési
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L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
Violences scolai
dernier combat
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libéralisme wadi
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Nihil Obstat
Département d’Et
vieille démocrat
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L'avers et l'envers

Le sénégal inondé de diversions 
L' OBSERVATEUR: 
 
SENEGAL OFFRE D’EMPLOI 
 
 
Article Par Abdoulaye Vilane, Membre du Bureau politique du PS,  
Paru le Samedi 23 Aoû 2008 
Annonce : Président d’une République, fatigué par son grand âge et l’exercice du pouvoir, et débordé par les scandales financiers et les événements, cherche désespéramment un jeune économiste, adepte du concret, pour lui succéder. Garantie d’emploi : minimum 7 ans, renouvelable. Rémunération : à prendre, selon son bon vouloir et les disponibilités financières, dans le trésor public. Avertissement : les caisses étant déjà vidées, les disponibilités financières risquent d’être maigres, voire épuisées. Toutefois, des emprunts, à rembourser par la République, auprès des émirats arabes et notamment Dubaï sont possibles.  
Nous pourrions en rire, nous Sénégalais, nous qui aimons charrier, si l’état de notre économie et de nos finances publiques n’était pas aussi désastreux. Alors, cet avis d’emploi nous fait plutôt pleurer, parce qu’il correspond, malheureusement, à la réalité que nous vivons.  
Me Abdoulaye Wade, tout puissant président de « sa » République , chef de « son » Etat et tout aussi puissant secrétaire national de son « Parti au Pouvoir » a fait le portrait, dans une interview accordée à la presse américaine – nous avons l’habitude de ses grandes révélations dans la presse étrangère – de « son successeur.» Le peuple sénégalais est donc selon lui, trop ignare pour lui trouver un successeur digne de lui. Comme il le dit si bien : il ne va pas léguer le pays à n’importe qui ! Il a une responsabilité, aujourd’hui et demain, vis-à-vis du peuple sénégalais, qu’il a mis à genoux, qui n’en peut plus entre les délestages, le manque d’eau, la pénurie de riz et de gaz, la flambée des prix…Il veut que son règne désastreux perdure sans sanctions pour crimes sociaux et économiques. Pour cela, il faut que ce soit lui, et lui seul, qui désigne son successeur. Car son peuple est politiquement ignare, incapable de se choisir un dirigeant digne de ce nom.  
Quel manque de respect pour ceux qui l’ont élu et l’auraient réélu ! Ou alors, confirme-t-il que son élection n’est qu’une erreur historique et que le peuple sénégalais, inculte politiquement, selon ses propres dires, s’est lourdement trompé en lui confiant les rênes du pouvoir ?  
Là, nous serions plutôt en phase avec lui.  
En fait, le règne royal de Sa Majesté a été et sera, aussi longtemps qu’il perdurera, un désastre social et économique historique. Les citoyens, ceux là-même, qui, hier majoritaires, l’ont porté au pouvoir, aujourd’hui las de ses vaines promesses, n’en peuvent plus. Alors, son successeur désigné, qu’il chercherait dans son très proche entourage familial les Sénégalais n’en veulent pas.  
Me Wade a certes des mérites. Il a au moins le mérite de la ténacité et de la consistance : il voulait, depuis longtemps le pouvoir, et a tout fait pour l’obtenir. Mais ce pouvoir, il le voulait , comme il l’ avait toujours fait croire, pour mieux faire que ses prédécesseurs, pour mieux répondre aux besoins des Sénégalais ou uniquement pour sa seule gloire personnelle et celle de sa famille biologique ?  
Le bien-être des Sénégalais, hormis quelques privilégiés qui lui sont proches, ne l’intéresse nullement. Alors, nous en déduisons que le pouvoir suprême, il ne le voulait que pour mieux assouvir ses seules ambitions personnelles.  
Que le peuple souffre, il n’en avez cure. A chacune de ses sorties, il se moque de lui. Il le prend, comme en témoignent ses sorties dans la presse étrangère, pour des moins que rien. Ses nombreux laudateurs ne font que le conforter dans votre conviction qu’il est le meilleur en tout et que personne, sauf peut-être son fils biologique, ne pourrait faire mieux. Oui, sans aucun doute. Il pourra enfoncer davantage le pays dans le gouffre financier qu’il a lui-même creusé. Il pourra davantage, si c’est encore possible, mettre l’économie à genoux. Nous n’en doutons point. N’est-il pas son très spécial Conseiller spécial pour tout ce qui concerne les affaires financières et économiques qui concernent le pays depuis son avènement à la présidence de la République ? Alors, n’a-t-il pas vu le trou financier, très concret, qu’il était en train de creuser ? N’a-t-il pas tiré à temps la sonnette d’alarme ? N’a-t-il pas, en tant que « grand économiste » et « spécialiste international des finances », selon ses affidés, attiré son attention sur les dépassements budgétaires de certains de ses ministres et l’ire que ceux-ci pourraient susciter auprès des bailleurs de fonds ? Ou, ce qui serait plus inquiétant, ces dépassements budgétaires se sont-ils fait avec son consentement, notamment dans le cadre des très budgétivores travaux de l’ANOCI ? A ce propos, cette agence, qui fonctionne avec les deniers de l’Etat, quand va-t-elle enfin rendre des comptes clairs aux contribuables sur les coûts réels de l’organisation du Sommet de l’OCI et des infrastructures, routières et hôtelières, toujours inachevées, y afférentes ?  
Quoi qu’il en soit Wade et ses proches sont les seuls responsables du gouffre financier dans lequel le Sénégal est plongé aujourd’hui. Il veut tout contrôler ; il ne fait confiance à personne, surtout pas à ses ministres. Alors, qu’il prenne ses responsabilités.  
Qu’il laisse donc aux Sénégalais le soin de choisir celui qui les dirigera. Son incompétence et celle de son entourage sont clairement démontrées.  
 
 
 
THIES : IMAM TAMSIR NDIOUR PASSE EN REVUE LES TARES DE LA SOCIÉTÉ «L'argent et la politique ont tué la vertu et la foi au Sénégal» 
 
 
Article Par NDATTE DIOP,  
Paru le Jeudi 2 Oct 2008 
Même si à des égards, il a édulcoré son sermon, avec une forte dose de spiritualité axée sur la foi, le comportement du musulman conformément au Coran et aux hadiths du prophète Mouhamed (Psl), Imam Tamsir Ndiour de la mosquée «Moussanté» de Thiès n'a pas dérogé à ses habitudes.  
Devant les milliers de fidèles, venus sacrifier à la prière de l'Eid El Fitr communément appelé Korité, il a mis à nu, les tares de notre société, qui de son avis ont fini de plonger le Sénégal dans une profonde crise. L'argent et la politique sont selon lui au banc des accusés. Un exercice oral dont les grandes lignes ont été, la foi, le comportement du musulman, le bon voisinage, à savoir les bons rapports qui doivent naturellement exister entre les musulmans mais aussi entre le musulman et les autres membres de la société. Toujours fidèle à ses discours très tranchés et très incisifs, Imam Ndiour a procédé à une radioscopie sans complaisance de la société sénégalaise. Une société gagnée par la naïveté et balafrée par une crise sans profonde, qui n'épargne aucun secteur de la vie. «Le Sénégal est même malade de sa religion, les gens se jouent même de la religion», regrette le marabout. De ces tares qui gangrènent notre société, l'Imam citera la jalousie, la méchanceté, l'absence de solidarité. Des maux qui sont partout présents, dans la religion, dans la politique, dans le sport, bref à tous les niveaux. La preuve, dira t-il, les gens sont partout à couteaux tirés. Une situation qui de l'avis du guide s'explique la propension démesurée que nos compatriotes ont de l'argent et de la politique. Deux choses qui ne font que nous diviser et nous faire perdre nos valeurs, renseigne Mame Tamsir Ndiour. Les Sénégalais vivent de politique alors qu'ils ne savent pas que la politique n'a ni logique ni moral. Pour étayer sa conviction imam Ndiour fait appel aux perpétuelles querelles de clocher qui ne cessent de faire les choux gras des radios et journaux. Aujourd'hui dans notre pays, le mensonge et la trahison ne tuent plus. Se dédire, sacrifier son prochain ou ses relations, pour des intérêts non avoués, sont aujourd'hui le lot quotidien des sénégalais surtout des politiciens. C'est pourquoi, l'Imam de « Moussanté appelle à une véritable introspection, à un retour vers Dieu. Mais aussi et surtout à un changement de comportement, bref à une rééducation, pour s'inspirer davantage des valeurs et vertus de l'Islam.  
 
LEQUOTIDIEN: 
SUR RFI - Amadou Makhtar Mbow : C’est «une réflexion sur l’ensemble des problèmes de notre pays»  
02-10-2008 L’ancien directeur général de l’Unesco et président des Assises nationales, Amadou Makhtar Mbow, a tenu, hier sur les ondes de Radio France Internationale (Rfi), à s’exprimer sur la polémique autour des Assises nationales. 
Par Serigne Saliou DIAGNE 
 
Au cours de cet entretien, la situation tendue entre la presse et le pouvoir et les mandats d’arrêt internationaux contre des autorités sénégalaises, six ans après le naufrage du bateau Le Joola, ont été évoqués. 
 
La polémique autour des Assises nationales avec le refus du pouvoir d’y participer était un des principaux thèmes de l’entretien que M. Mbow a eu avec la Radio France Internationale. «La polémique montre le besoin que notre pays a de concertation entre toutes les forces vives, quelles que soient leurs occupations, leurs origines et leurs aspirations», a-t-il déclaré pour montrer la nécessité de la tenue des Assises pour le peuple sénégalais et pour toutes les parties qui pourront y prendre part. «Il (le Président Abdoulaye Wade) a un intérêt dans les Assises, en ce sens qu’il a déclaré qu’il en ferait son profit», poursuit Amadou Makhtar Mbow sur les ondes de la Rfi.  
Au cours de cet entretien, l’ancien directeur général de l’Unesco a tenu, également, à préciser que ces Assises ne sont pas celles de l’opposition et sont ouvertes à tous. «Les Assises sont ouvertes à tous les Sénégalais aussi bien ceux du parti au pouvoir qu’aux partis d’opposition», a-t-il, également, précisé. Malgré la mise en garde de Abdoulaye Wade aux participants des Assises nationales, M. Mbow a montré l’engouement qu’elles ont suscité.  
«Les Assises sont parties avec 70 organisations ; il y en a, à l’heure actuelle, plus de 100», dira-t-il au journaliste. 
S’agissant des rapports entre la presse et le pouvoir, Amadou Makhtar Mbow dit déplorer cette situation. «Je pense qu’il faudrait dépénaliser les délits de presse et trouver d’autres voies», a-t-il encore confié à Rfi. 
 
A propos de la tournure prise récemment par l’affaire du bateau Le Joola six ans après, le président Mbow se dit navrer de la situation : «Cette catastrophe du Joola a été quelque chose d’épouvantable et on peut regretter qu’une enquête sérieuse n’ait pas été menée au moment du naufrage pour savoir exactement les responsabilités.» 
 
REUNION - Pour comprendre la catastrophe économique au Sénégal : Le Front Siggil piste les bailleurs  
02-10-2008 La réunion du Front Siggil Senegaal, tenue lundi dernier, a été l’occasion pour les leaders de l’opposition de revenir sur les difficultés du pays à propos desquelles une délégation compte s’entretenir avec les bailleurs de fonds.  
Par Papa Ibrahima DIOP 
 
La réunion hebdomadaire, tenue lundi, chez Dansokho, a servi de cadre aux leaders du Front Siggil Senegaal (Fss) pour se prononcer sur les Assises nationales, leurs activités, ainsi que sur la situation nationale.  
 
Bouna Mouhamed Seck, porte-parole du jour et membre du Bureau politique de l’Alliance des forces de progrès (Afp), s’est félicité du cours des travaux des Assises et la nouvelle approche de la «caravane citoyenne» devant sillonner les quatre zones du pays, avant d’inviter tout le peuple à participer à ces trouvailles nationales de haute facture. Concernant les activités du Fss, M. Seck qui se dit satisfait au nom du Front, annonce : «Nous avons visité les zones inondées, parce que cela nous a permis de mesurer l’ampleur du désastre subi par les populations et nous demandons l’audit du Plan Jaxaay. Le plan Orsec a été dégagé avec des moyens insuffisants et le fils du Président (Karim Wade) a bénéficié de moyens pour assainir les mosquées qui se trouvent dans les sites inondés. Nous disons que c’est de la politique politicienne et cela participe au projet de monarchisation de Wade.»  
Concernant le chapitre, toujours des inondations, Bouna Seck renseigne qu’une correspondance a été envoyée, portant «sur le travail effectué par nos experts sur la question». Il estime que l’opposition a fait, ainsi, son devoir. Et une deuxième correspondance sera envoyée aux bailleurs, notamment la Banque mondiale, le Fmi, l’Union européenne, la France qui assure la présidence de cette Union, les Etats-Unis, le Japon et certains pays Arabes, pour une audience avec les leaders du Fss ; cela afin de s’entretenir sur la situation catastrophique aux plans économique (des finances publiques), politique et sociale du pays. 
 
Sur le registre du dossier concernant Le Joola, le Fss réclame que justice soit faite, que le droit soit dit et que les responsabilités soient situées jusqu’au plus haut sommet de l’Etat où des choix ont été faits pour l’entretien du bateau et la reprise de celui-ci en mer dans des conditions dont le monde connaît les conséquences sur le plan économique et social, avec les commerçants qui y menaient leurs activités. 
 
Sur la situation agricole, le Fss s’émeut de la déclaration de Wade sur sa Goana aux Nations-Unies, qui soutient avoir éradiqué la famine dont il a toujours nié son existence dans le monde rural. Sur la campagne agricole, le Fss met en garde l’Etat sur la situation des producteurs et demande au gouvernement de ne pas tordre le bras des paysans avec la société privée Suneor, mais de privilégier le plus offrant dans la transparence. 
 
Enfin, sur la situation politique, le Fss s’indigne face à la prétendue proposition de loi qui est commanditée par le parti-Etat-Pds, qui entrave la bonne marche des institutions, en préférant augmenter le mandat présidentiel et diminuer celui de l’Assemblée. S’agissant de la question des élections, le Fss exige que le contentieux électoral soit vidé, après que beaucoup de citoyens -plus d’un million- n’ont pas reçu leurs cartes qui ont été financées à plus de 20 milliards. Surtout que les cartes demeurent une denrée rare, parce qu’elles ne se font plus ou se font à compte-gouttes. Le Front Siggil déclare qu’il fera face, avec les patriotes, à ces velléités qui visent à entacher de fraudes le processus électoral. 
CARD - Projet de destitution de Macky Sall : «Non au coup d’Etat institutionnel !»  
Ce qui se passe au Sénégal ne laisse pas indifférents nos compatriotes vivant à l’extérieur. C’est pourquoi, par la voix de son coordonnateur, Mamadou Gassama, la Coalition/action républicaine de la diaspora (Card) indique que «la violation de la Constitution et de toutes les bonnes lois du Sénégal continue de plus belle».  
Selon le coordonnateur national de la Card : «En introduisant une proposition de loi en date du 22 septembre 2008 en vue de modifier la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour liquider son président, la majorité acquise au président de la République va, une nouvelle fois, écorner l’image du pays.» Et de poursuivre : «La logique est la même, elle est simple : liquider celui qui s’opposerait ou qui retarderait la dévolution du pouvoir de père en fils. Les Sénégalais peinent à manger à leur faim ; le pays est dans le noir, faute d’électricité ; le coût de la vie est de plus en plus insupportable ; une bonne partie de Dakar, la capitale, est sous les eaux…  
Devant une telle situation, Abdoulaye Wade devrait être préoccupé par autre chose que des querelles de personnes et des opérations de liquidations.» Toujours selon Gassama : «Il est devenu, aujourd’hui, plus qu’urgent pour tous les Sénégalais, de tous bords et de toute sensibilité, de se mobiliser et de rallier le front du refus.» Alignant les slogans, il criera de toutes ses forces : «Non à la monarchisation de notre cher pays ! Non à la dictature ! Non aux coups de force contre les lois et la Constitution !» Sur ce, la Card demande aux députés de l’Assemblée nationale «de rejeter cette proposition de loi qui met notre pays au ban des Nations pour en faire la risée du monde».  
 
Ce n’est pas tout, car la Card «appelle aussi chaque Sénégalais à s’assumer comme une sentinelle au service de la République et de la Nation, à refuser les dérives du régime et fait la même demande à tous ses membres à travers ses sections de Philadelphie, Atlanta, Memphis, Cincinnati, Columbus et Detroit à se mobiliser et à rester à l’écoute des directives du Secrétariat national». 
 
Source : Ferloo.com 
Raison d’Etat et devoir de vérité : Le manque de vision de l’Etat du Sénégal  
Les religions nous ont enseigné que s’il y a des vérités dont l’éclatement pourrait conduire à des instabilités, des catastrophes ou des situations pouvant mener à un lourd tribut pour la société, il aurait mieux fallu garder ses dites vérités au secret un certain temps, mais, pas tout le temps, afin d’éviter le pire.  
Une raison d’Etat, au-delà de la vérité, dans le cas d’espèce, pourrait prévaloir temporairement pour transcender un contexte chargé dans le but de sauver les bases de l’existence d’une entité, pour dire, parfois, que certaines vérités ne sont pas toujours bonnes à dire lorsqu’il s’agit de sauvegarder l’unité d’une famille, d’une communauté ou d’une Nation. La vérité, qui peut conduire, en dernière instance, à la dislocation d’une famille, d’une communauté ou d’une Nation, devient secondaire et doit être, pour des questions stratégiques supérieures, conservée, un temps limité, dans le secret d’Etat. Cette rétention provisoire de l’information bannit en réalité l’impunité dès lors qu’elle est différée devant la conscience historique pour un devoir de manifestation ultérieure de la vérité, qui, en tout état de cause, constitue un impératif catégorique.  
 
Il faut se rendre compte que le cas de la plus grande catastrophe maritime de l’histoire de l’humanité qui a vu la disparition, dans des conditions atroces, de près de 2 000 âmes, à la suite d’une chaîne de responsabilités directes et indirectes, collectives et individuelles, pénales et civiles, proches et lointaines comme s’il s’agissait d’un torpillage d’un bâtiment civil, a fortiori en temps de paix, reste plus qu’assimilable à un crime de guerre pour ne pas évoquer le génocide. Si bien que cette catastrophe maritime, intervenue à partir d’une chaîne de négligences coupables, de légèretés et incompétences, avait révélé les vérités dans un temps voisin du naufrage du Joola, la Justice de la rue allait prévaloir, pouvant alourdir la catastrophe ou en créer d’autres au regard des complications de tout genre liées au contexte géopolitique de la Casamance.  
 
Fallait-il, pour autant, pour des raisons d’Etat, surseoir au devoir de vérité ad vitam aternum ? 
Le droit à l’indemnisation ne devrait pas être conditionnée par l’exigence des pouvoirs publics d’une impossibilité de saisine des juridictions sénégalaises par les citoyens sénégalais ou étrangers des familles des victimes du naufrage. 
Si le droit à l’indemnisation est absolu, le droit de saisine des juridictions est également absolu et constitue un des droits fondamentaux de l’Homme que tout Etat au monde doit protéger. Le privilège de juridiction d’une certaine catégorie de personnalités n’enlève en rien le droit à la justice de citoyens victimes d’accidents, offensés, spoliés ou opprimés. C’est dire qu’en cherchant à empêcher les parents des victimes sénégalaises et étrangères de saisir les juridictions sénégalaises, au prix de l’octroi, au surplus, de l’indemnisation, manifestement, l’Etat du Sénégal a voulu sacrifier le droit inaliénable des citoyens à la justice et à la vérité. Le Sénégal pouvait bien ouvrir une information judiciaire et prendre tout le temps nécessaire pour le déroulement de la procédure, afin que les esprits se calment, tout en ayant la volonté, ensuite d’agir dans le sens d’une justice des hommes qui ne ferait pas défaut, étant entendu que tous les hommes sont justiciables quel que soit leur niveau de responsabilité sur terre et au-delà. Il se trouve qu’avec le vide judiciaire laissé par l’Etat du Sénégal à la suite de cette catastrophe, je ne sais pour quel autre motivation profonde, alors que la cohésion nationale a été sauvegardée, la Justice française a été saisie par les parents des victimes françaises qui ont refusé de percevoir l’indemnisation proposée par l’Etat du Sénégal. En vertu de la compétence résiduelle, la Justice française, le plus naturellement du monde possible, ne pouvait rester inactive pour quelque motif que ce soit sous peine de dénie de justice.  
 
En cette période du 6e anniversaire du naufrage du Joola où la Justice française prend des actes d’instruction sur le naufrage du Joola, fait du hasard ou rendez-vous calculé, le temps qui nous sépare du naufrage reste suffisant pour que le devoir de vérité se manifeste devant la conscience historique et devant la mémoire des disparus.  
Kadialy GASSAMA  
Economiste  
Rue Faidherbe x Pierre Verger 
Rufisque  
Des députés de la honte, véritables pantins entre les mains d’un manitou !  
02-10-2008 Aujourd’hui, dans notre pays, rien ne devrait plus surprendre personne car, sous le régime libéral, avec Me Wade à la tête, tout peut nous arriver. Par conséquent, le coup de Sada Ndiaye, à propos de la révision de l’article 62 de la Constitution, ne devrait pas nous émouvoir outre mesure. Je trouve que c’est une suite logique pour un pouvoir qui est en roue libre, comme c’est le cas présentement, qui ne reculera devant rien pour satisfaire ses vœux. Je le disais récemment dans une de mes contributions, qu’avec Me Wade, le pire est à venir. 
Face à un train de vie dispendieux d’un Etat qui est incapable de contrôler et maîtriser la situation économique et sociale du pays, qui refuse de prendre en compte la réalité et les préoccupations majeures des populations, à la limite, on peut dire qui nargue son peuple, il y avait vraiment mieux à faire pour Sada que de montrer du culot. 
Ainsi, au moment où notre peuple peine à se nourrir correctement et se débat pour sortir de ces difficultés de toutes sortes, faites de pénuries en tout genre, de cherté de la vie, des inondations qui fusent de partout, des catastrophes qui ne se comptent plus, des travailleurs qui ne perçoivent pas leur salaire à temps et j’en passe, Sada Ndiaye et ses semblables ne trouvent rien d’autre à faire, que de proposer une violation, de plus, de notre Constitution, pour des raisons nébuleuses. C’est peut-être compréhensible pour lui car, dans la maison d’un pendu, on ne parle pas de corde. 
 
Il est certes vrai que nous ne sommes pas tous responsables de ce qui est advenu mais, par contre, nous sommes tous concernés par ce qui se passe dans notre pays. Et de Charybde en Scylla, nous observons les faits graves se déroulaient devant nos yeux, faits qui ne relèvent d’aucune règle ou d’institution de la République, mais, uniquement de la volonté d’un seul homme, qui n’a plus d’oreilles pour entendre et d’yeux pour voir. 
 
Je prévenais dans ma dernière contribution, parue dans Le Populaire1, en ces termes : «Comme si cela ne suffisait, les libéraux, parce qu’impunis, passent d’escalade en escalade vers les agressions sauvages, barbares et terroristes sur les populations sans protection. De fil en aiguille et compte tenu de l’impunité qui sévit dans le pays, le pouvoir libéral s’inscrit dans la perspective de neutraliser toute forme de résistance populaire des citoyens. Pour en arriver là, il installe tout bonnement à la tête de la République un Etat terroriste qui, sous le couvert de l’immunité de ses auteurs, commet leurs forfaitures tout tranquillement sans courir aucun risque.» Auparavant, je décrivais dans une autre contribution comment Me Wade se comporte avec notre Constitution et nos institutions en les rapiéçant à son bon vouloir, l’article était intitulé : «Me Wade prend notre Constitution pour une pâte à modeler et nos institutions, pour des jouets entre ses mains2.» 
 
Alors, au vu des faits au quotidien, il devrait être tout à fait évident, pour bien des Sénégalais, que Me Wade a pris une option claire, voire irréversible, de ce qu’il entend faire de nous, peuple, et de notre pays le Sénégal. Pour cela, il s’est doté d’une Assemblée quasi monocolore qui ne demande qu’à connaître ses vœux, même les plus anticonstitutionnels, pour les exécuter à la lettre. Une opposition infime au sein de cette Institution, qui ne peut en aucune façon modifier le sens du vote, sert malheureusement, de faire-valoir sur le plan international au régime libéral, comme quoi, il existe bel et bien une opposition à l’Assemblée nationale. 
 
Ce qui est surtout extraordinaire dans notre pays, je devrais même dire effarant, c’est de voir une race d’hommes anti-valeur qui devrait, dans les normes et dans un pays de droit, croupir à l’heure actuelle en prison pour des détournements de deniers publics et autres malversations, être les principaux acteurs du régime libéral. Regardez ceux qui s’agitent et prennent des initiatives pour plaire au roi et au prince, la plupart d’entre eux sont des transhumants, réfugiés politiques, pour échapper à la Justice. Ces hommes, dont notre jeunesse ne devrait jamais s’inspirer ou prendre comme exemple, osent encore braver notre peuple, parce que injustement en liberté provisoire. 
 
Par ailleurs, l’attitude du président de l’Assemblée nationale, Macky Sall, est tout à fait déplorable et même regrettable. On peut manquer de courage, mais quand même pas à ce point. Surtout, quand on est dans son droit et avec la légalité absolue. Il est incompréhensible, qu’un homme investi d’une légitimité tirée de la Loi fondamentale, comme celle du président de la République, puisse adopter un profil aussi bas et demeurer muet comme une carpe, dans une affaire où on est soi-même, le centre. Ses amis, ses partisans ou simplement ceux qui défendent la légalité républicaine, se sont faits entendre plusieurs fois pour dénoncer les manœuvres à son encontre et ont même pris des risques, comme par exemple le cas de Me Alioune Badara Cissé, mais lui, aucune fois, n’a levé le petit doigt ou élevé la voix pour se défendre ; si ce n’est pour renouveler son attachement indéfectible à Me Wade, malgré les attaques de ses adversaires qui fusent de toutes parts. S’il devrait en être ainsi, il devait jeter l’éponge dès le premier coup de semonce.  
En effet, mettre de tels hommes à la tête de nos institutions ou de l’Etat est une erreur très grave qui est fortement déconseillée. Ceci nous renvoie aux méfaits du culte de la personnalité dont les peuples africains et, en particulier celui sénégalais, ont souvent été abreuvés, mais qui, en réalité, est un mirage ou une fabrication artificielle d’hommes de main inconsistants et présentés pompeusement comme de fortes personnalités. C’est ainsi aussi, qu’on invente des prétendus hommes providentiels, qui n’existent que dans l’esprit des opportunistes, spécialistes de marketing politique. Me Wade et Idrissa Seck en sont une preuve palpable, ils dépensent beaucoup d’argent, dans le but unique de tromper le monde. Travaillons, chers concitoyens, en perspective d’une équipe et d’un régime conforme à la nouvelle donne, en lieu et place d’un homme providentiel ou miracle. Le pouvoir appartient au peuple et à lui seul.  
 
Si toutefois il reste encore de l’orgueil, de l’honneur et de la dignité à certains de nos députés, ils s’opposeraient fermement, le moment venu, à une telle forfaiture, par reconnaissance à leur peuple, par respect à leur mandat et leurs mandants. Je ne doute pas qu’il y en aura qui diront non, que trop c’est trop ! Mais hélas, les dés sont déjà pipés. L’Assemblée nationale est presque la copie du Pds avec quelques rebelles, de quantité négligeable en son sein, qui font de la résistance. 
 
Au demeurant, ceux parmi les députés qui pendront la responsabilité sur eux, d’avaliser cette forfaiture et celles à venir, seront, de toutes les façons, jugés demain par l’Histoire. Je sais que les délices du pouvoir aveuglent ses hommes à telle enseigne, qu’ils se disent que demain n’existe pas ou bien tant pis pour demain. Ils doutent aussi, par cupidité ou boulimie du pouvoir, qu’il existe le Tribunal de l’Histoire. Pourtant, les Mobutu, Bokassa, Pinochet et autres, ne datent qu’hier seulement, ils ont été bien rattrapés par l’Histoire. Il s’y ajoute qu’avec le Tribunal pénal international, il n’y a plus de frontière et d’interdit, surtout pour les anciens chefs d’Etat coupables. L’affaire du Joola n’a pas encore rendu son verdict et loin s’en faut. Le procès du Joola aura bien lieu tôt ou tard, n’en déplaise aux avocats du diable. 
 
Pour revenir à cette énième révision de notre Constitution, qui appelle, de la part de tous les citoyens, d’être très vigilants à l’avenir, dans la conception des institutions et leur forme, dans leur mise en œuvre et leur verrouillage contre toutes les tentatives malveillantes des pouvoirs autocratiques, à les modifier en leur faveur. Il est de notre responsabilité, à nous tous, d’œuvrer pour des institutions fiables, démocratiques et pérennes, mais surtout, sous la conduite d’hommes de parole et d’honneur, justes et respectueux de leur engagement et de leur peuple. Nous avons assisté ou plutôt vécu, à des simulacres de conseils tropicaux, qui sont quasiment incompétents à tout, sauf si le Président veut légitimer un forfait. Nous devons en tirer une leçon pour demain et ne plus se fier aux simples déclarations. 
 
Devant cette menace imminente à transformer notre pays en une monarchie, il est heureux et salutaire, que des concitoyens, conscients du grave danger de dislocation de l’unité nationale, aient pris leur responsabilité en convoquant ces Assises nationales. 
 
Alors, à ce propos, la qualité des ressources humaines, qui se sont révélées à travers les Assises, me réconforte, en ce sens que, nous disposons suffisamment, dans notre pays et la diaspora, ce qu’il faut comme compétences avérées pour former une équipe dirigeante et des hommes pour conduire, à la satisfaction de notre peuple, les affaires de notre pays. Naturellement, personne ne peut présager de la bonne foi absolue de tous, mais on peut être optimiste par le caractère spontané et volontaire, sans oublier, les menaces du pouvoir qu’ils ont bravées ouvertement, pour prendre part, malgré tout, aux Assises. C’est pourquoi, il est permis de garder espoir avec optimisme pour une issue heureuse de ses travaux. 
 
Pour terminer, il doit être clair, dorénavant, pour nous tous, Sénégalais, qu’aucun article, de ce qui reste de cette Constitution de janvier 2001, n’est plus à l’abri d’une révision par Me Wade et, c’est là justement où réside le caractère de pâte à modeler dont j’ai parlé plus haut. A présent, que l’article relève d’une Loi organique ou constitutionnelle importera peu, car, Me Wade fera sauter, de toutes les façons, allégrement, tous les verrous qui lui feront écran, pour atteindre son but, sans états d’âme et sans aucun dommage de son côté. Alors, pour sa succession par son fils, c’est le plus court chemin à enjamber quand l’heure aura sonné. 
A bon entendeur, salut. 
 
Mandiaye GAYE 
Gaye_mandiaye@hotmail.com 
 
1 «Restaurons la République avant qu’il ne soit trop tard» Pop n°2629 du vendredi 29 août 2008 
2 Sud Quotidien n° 4578 du 28 julliet 2008 
Appel au président de la République pour une approche inclusive de la lutte contre la mortalité mate  
A New York, Son Excellence monsieur le président de la République a voulu relever le défi d’inscrire le Sénégal au rang des Nations qui seront au rendez-vous en 2015 pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), notamment en ce qui concerne l’objectif 6. C’est une ambition qu’il faut saluer, et la démarche proposée est réaliste, car avec le Sida, l’approche communautaire utilisant des relais allant de maison en maison pour sensibiliser les populations, a fait ses preuves. Il faut la saluer d’autant plus qu’elle offre aux femmes l’opportunité d’aller à l’assaut de l’inacceptable, car aucune femme ne devrait mourir en donnant la vie.  
 
Cependant, le président de la République ne veut s’adresser qu’aux femmes de son parti et des partis alliés, or la coloration politique comporte un risque, celui d’exclure les femmes qui ne s’identifient pas au Pds et à ses alliées et de compromettre ainsi les chances d’atteindre ce noble objectif ; en effet, les femmes des partis adverses pourraient la bouder. Par ailleurs, pourquoi la majorité des femmes qui ne se reconnaissent dans aucun parti politique, devrait-elle être exclue ? 
 
La lutte contre la mortalité maternelle est un problème national et devrait impliquer toutes les femmes sans exclusive et même tous les hommes. Pour assurer le succès de cette lutte, il est nécessaire de prendre en compte divers paramètres. 
 
1) L’implication des hommes : les sociologues qui ont mené des enquêtes à Kolda et à Kédougou, ont montré que les trois consultations prénatales (Cpn) nécessaires pour identifier à temps les grossesses à risques et les orienter vers les centres de santé, ne se faisaient pas, parce que les maris n’étant pas toujours impliqués, ne comprenaient pas pourquoi ils devaient payer ces consultations. 
 
2) Les considérations socioculturelles : les retard dans les consultations s’expliquent aussi par la volonté de se protéger contre le mauvais œil et les mauvaises langues ; ainsi que par le fait que parfois, la décision de consulter revient à la belle-mère ou à une autre personne.  
 
3) Les coûts cachés : par exemple pour un pays comme le Gabon, même si le coût des consultations est de 500 francs Cfa, les frais connexes découragent les plus pauvres comme les analyses qui coûtent 20 000 francs Cfa, l’achat des seringues pour les injections, etc. 
 
Avec un taux de 410 décès pour 100 000 naissances vivantes, il est certain que sans les régions de Tambacounda et de Kolda où le taux peut dépasser 1 200 pour 100 000 naissances vivantes, le Sénégal serait au rang des pays les plus en avance en Afrique subsaharienne. C’est pourquoi cette initiative du président de la République sera sans aucun doute saluée par toutes les femmes. Toutefois, elles ne comprendront pas pourquoi cela devrait être l’affaire d’un seul parti. 
 
La question de la femme est une question républicaine. Si aujourd’hui, le Président Paul Kagamé est adulé par toutes les femmes de son pays et même par d’autres, c’est parce qu’il a posé des actes qui touchent les femmes de toutes conditions, sans exclusive : l’accès à la terre, la nationalité par la mère, l’ouverture des universités du soir et les subventions aux femmes pour leur permettre de poursuivre des études. 
 
 
Fatou SARR 
Coordonnatrice du  
Comité de Veille et d’Alerte  
pour le Respect  
de la Démocratie Inclusive  
Le régime libéral et son énergie destructrice  
Dans la forêt amazonienne, il y a une espèce de plante parasite absolument redoutable : son développement consiste à ceinturer la plante autochtone jusqu’à l’étouffer et lui ôter ainsi, tout moyen de survie. 
Ce modèle végétal pourrait servir à expliquer le drame que les militants originels du Pds sont en train de vivre : envahis de toutes parts par des transhumants sans scrupule, ils sont méprisés, isolés, persécutés et, si possible, écrasés sur l’autel de manœuvres politiciennes. Les transhumants parasites rivalisent d’ardeur machiavélique et de prouesse démoniaque pour porter l’estocade à tous ceux qu’ils croient n’être plus dans les bonnes grâces du maître.  
Tout le patrimoine politique que le Pds a douloureusement accumulé, est ainsi dévalisé ou usurpé de sorte que les vrais héritiers soient totalement hors circuit, c’est-à-dire, stratégiquement congédiés en vue de réorienter ou même de réinventer une trajectoire pourtant porteuse de tous les vrais espoirs. Où sont les anciens étudiants libéraux, les cadres du parti, les vrais militants ? Qu’ont-ils gagné avec l’accession de Wade au pouvoir ? Le sort actuel de ces gens est exactement le même que celui de l’alternance : celle-ci a été dévoyée, dénaturée et anéantie parce que ses acteurs ont été injustement écartés au profit d’arrivistes sans vision ni conviction.  
 
Ne serait-ce que pour cette raison, le Pds et le régime de Wade ne méritent plus d’être soutenus : tous les hommes épris de justice, tous les citoyens qui ont une petite dose de vertu et tous les militants qui croyaient à l’idéal du Sopi, doivent aujourd’hui faire face à ce régime pour défendre la démocratie, la paix sociale et la justice. Le combat certes républicain, mais forcément acharné et vigoureux, contre ce régime est devenu une nécessité politique et une exigence d’éthique : nécessité politique car ceux qui gouvernent aujourd’hui le Sénégal, sont précisément ceux qu’on avait fini de chasser le 19 mars 2000 ; et exigence d’éthique, car la corruption qu’on a longtemps reproché au Ps s’est amplifiée et est même sanctifiée par des pratiques inégalées en Afrique. La dose d’arrogance et l’unilatéralisme abusif avec lesquels ce régime traite les questions politiques, l’isolent de plus en plus sans qu’il ne s’en aperçoive et l’actualité le confirme largement : son mode d’être est la conspiration, les règlements de comptes, les conflits d’une mesquinerie absolument répugnante. Le charisme d’un homme, fût-il exceptionnel, ne peut résister à la volonté d’un peuple de restaurer sa dignité bafouée ; les réalisations, même si elles sont significatives, ne peuvent pas gommer l’affront quotidiennement fait aux citoyens. Robespierre était un fils de la révolution, mais quand ce qui faisait son génie et sa force fut déconnecté des exigences de cette révolution, il finit dans une sorte de terreur qui ne pouvait ne pas l’emporter. Napoléon a brillé de tout son éclat en Europe, mais quand son entêtement à imposer son hégémonie à toute l’Europe a rencontré le désir absolu de liberté des Européens, sa retraite honteuse à Sainte-Hélène a avili toute sa splendeur d’antan. L’histoire ne dénoue certes pas l’énigme du présent, mais sa compréhension peut au moins permettre d’éviter la commission des mêmes erreurs.  
 
Ce régime est tombé si bas, au point d’inspirer le sobriquet de Parti dramatique sénégalais (Pds) à un artiste. Wade est submergé par un opportunisme d’une ingéniosité telle que, dès qu’il annonce un projet, les premiers réflexes des arrivistes s’inscrivent dans le sens d’une exploitation de l’idée à des fins personnelles. Il faut être dupe pour penser que la Goana, et les projets de ce genre ne sont pas parasités, dès que la chaîne d’exécution est déclenchée. La rumeur n’est jamais un baromètre fiable, mais la comparaison des rumeurs au temps du règne socialiste et ceux du règne libéral nous édifie sur l’étendue de l’involution que connaît le pays en matière de transparence et de bonne gestion : avec le régime socialiste, la rumeur portait sur des emplois fictifs dans le département de l’enseignement ; avec le régime de Wade, la rumeur porte plutôt sur des écoles fictives bénéficiant de subventions réelles. Sous ce rapport, un audit du Pdef est devenu une nécessité impérieuse pour que les 40% du budget national alloués à l’éducation nationale soient établis de façon nette et précise ou définitivement infirmés. Au lieu de perdre du temps avec des revendications pécuniaires sans grand enjeu pour le destin de l’école sénégalaise, les syndicats devraient plutôt se battre pour que le Pdef soit audité par un cabinet indépendant.  
Tant qu’il n’y aura pas cet audit, les syndicats et les enseignants devront déchanter : ces montants n’arrivent pas à destination et l’enseignement au Sénégal restera une nébuleuse. La multiplication exponentielle des Agences nationales après la politique des privatisations est une double absurdité qui cache ou permet, en tout cas, des manœuvres de mauvaise gouvernance : d’abord ces Agences font presque double emploi avec certains ministères et alourdissent inutilement le train de vie de l’Etat, ensuite il n’y a pas de logique à privatiser d’un côté et à créer des Agences nationales de l’autre, car l’esprit de la privatisation est incompatible avec la philosophie des Agences nationales. Il est fort probable que ces innombrables agences soient des niches secrètes pour alimenter le régime ou pour ranger une clientèle politique : leur disparition ou leur réduction drastique est une exigence de bonne gouvernance. Un ancien ministre de Mobutu explique les proportions exceptionnelles de la corruption dans son pays au temps de ce dictateur, par le fait que quand il demandait à son Pm 10 millions, ce dernier demandait au ministre des Finances 15 millions ainsi de suite jusqu’au bas de l’échelle des responsabilités. De telles pratiques sont fréquentes en Afrique et c’est la raison pour laquelle, les dépassements budgétaires ont de beaux jours devant eux.  
 
Les Sénégalais sont certes abattus par la dureté de la vie, mais cette fatigue est accentuée par un désespoir qui résulte de la certitude qu’on ne les gouverne pas d’après des schémas qui sont à même de leur préparer un avenir convenable. Le sentiment de révolte qui anime les Sénégalais est d’autant plus grand qu’ils ont l’impression que leur calvaire n’intéresse pas vraiment ceux qui sont censés leur trouver des solutions. Sinon, comment comprendre un seul instant, qu’au moment où les délestages de la Senelec font des ravages et que les inondations ont fini de prouver que l’embellissement de la Corniche n’était guère une priorité, les gens du régime viennent les distraire avec des histoires d’amendement dont la seule finalité est de destituer un homme devenu subitement (on ne sait pour quelle raison) gênant ?  
Si on se sert de la Constitution de façon aussi scandaleuse pour régler des comptes, qu’est-ce qui nous garantit qu’on hésiterait à se servir des deniers publics pour acheter des consciences ? Il y a des manœuvres politiques qu’un homme d’Etat suffisamment conscient de sa grandeur devrait s’interdire : Sarkozy n’était pas le candidat souhaité par Chirac, mais cela n’a pas conduit ce dernier à se compromettre dans des scandales de manipulation de la Constitution. Quand un homme d’Etat se permet d’instrumentaliser la Constitution de son pays, on doit considérer son acte comme étant plus grave que le parjure. Hélas ! Un député nommé Sada Ndiaye, ancien directeur du Coud, ose se montrer à la télévision nationale et brandir les armes qu’il a inventées pour abattre un président de l’Assemblée nationale, dont le crime est jusqu’ici inconnu des Sénégalais !  
 
Il faut dire les choses comme elles sont : la seule astuce qui reste à ce régime, s’il est conséquent et courageux, est de suspendre la Constitution et d’ériger une bonne fois pour toutes, une monarchie. Une telle démarche nous semble plus cohérente et plus responsable que ce rituel consistant à faire de la Constitution un ustensile tellement utilisé de façon chauvine, qu’il est devenu inutilisable pour la démocratie et la République. Niasse, Mame Madior Boye, Idy, Macky, et probablement M. Soumaré qui, en réalité, n’est qu’une tige souple, mais trop fragile : tout ce monde est passé à la trappe en tentant de servir Wade.  
Si toute cette population de Premiers ministres a fait preuve d’incompétence ou de manque de fiabilité ou d’un déficit de loyauté, force est de reconnaître que Wade, malgré ses innombrables compétences dans plusieurs domaines, est quand même incompétent en matière de recherche et de détection de compétences fiables et loyales. Si Wade est constamment trahi par tout le monde, soit il est vraiment naïf, soit il est paranoïaque (voyant le complot partout), soit les Sénégalais ne sont pas dignes de confiance : il faut reconnaître que dans les trois cas de figure, notre pays est vraiment lésé et son avenir est plutôt problématique. Un proverbe bien de chez nous dit que lorsqu’un éléphant gît dans un buisson, soit c’est celui-ci qui est trop grand, soit c’est parce qu’il s’agit d’un nain d’éléphant.  
Sous ce rapport, il y a lieu de plaindre tous ces énergumènes qui sautent sur l’occasion de la liquidation de Macky pour se faire remarquer : la valse macabre des victimes politiques de Wade risque de s’allonger davantage. C’est précisément pour cette raison que Martin Luther King disait, avec sa pertinence légendaire : «Une injustice où qu’elle soit, est une menace pour la justice partout.» Ainsi, ceux qui exultent de la liquidation injuste et arrogante de Macky aujourd’hui, doivent savoir qu’ils sont en train de bénir la main qui, demain, les exécutera sommairement.  
 
Alassane K. KITANE 
Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck  
Thiès 
WALFADJRI: 
Inondations en banlieue : Siggil Sénégal dénonce la gestion du gouvernement auprès des bailleurs  
Le front Siggil Sénégal critique la manipulation politicienne des inondations avec notamment les moyens donnés à Karim Wade pour assainir les lieux de cultes inondés d’ici la fête de la korité. C’était au cours de sa rencontre hebdomadaire d’hier. 
 
Le Front siggil Sénégal (Fss) s’indigne du fait que ‘des moyens colossaux’ soient donnés au fils du chef de l’Etat, pour assainir les lieux de cultes inondés de la banlieue d’ici la fête de la korité. Le Front, par le biais de son porte-parole du jour Bouna Mouhameb Seck, se pose deux principales questions sur ce fait qu’il qualifie de ‘manipulation politicienne’. ‘D’où viennent ces moyens ?’. ‘Pourquoi ils n’ont pas été destinés au plan Orsec ?’, s’est interrogé le porte-parole du jour. A l’en croire, cela participe du ‘projet monarchique’ qui est ‘un mort-né’.  
L’opposition rassemblée autour du Fss est aussi revenue sur la visite qu’elle a effectuée dans les sites inondés de la banlieue dakaroise la semaine dernière. Elle en a profité pour réclamer l’audit du Plan Jaxaay pour savoir exactement où sont passés les 67 milliards qui avaient été dégagés à cet effet. De l’avis de Bouna Mouhamed Seck, cette visite a permis au Fss de constater de visu le ‘désastre’. Toujours concernant les inondations, le Fss a envoyé une correspondance au président de la République (Voir encadré). Le Front a aussi envoyé d’autres correspondances à des institutions. Il s’agit des bailleurs multilatéraux comme le Fonds monétaire international (Fmi), la Banque mondiale (Bm) et l’Union européenne (Ue) et des bailleurs bilatéraux comme la France, les Etats-Unis d’Amérique, le Canada, le Japon, le Monde arabe et certains pays émergents. Ces dernières correspondances portent essentiellement sur la gestion des finances publiques. Toujours concernant les finances publiques, le Fss dénonce ce qu’elle appelle des ‘dépenses de prestige’, à savoir notamment le don de 500 millions de Francs Cfa que le Sénégal aurait octroyé à ‘un pays voisin’ à l’occasion de sa fête d’indépendance.  
La réduction du mandat du président de l’Assemblée nationale de cinq à un an et l’augmentation de celui du président de la République de cinq à sept ans ont aussi été dénoncés par le Fss. Il parle de ‘énième piétinement des institutions de la République’ pour régler des problèmes internes au Parti démocratique sénégalais (Pds). Le Fss a également abordé les prochaines élections locales. Selon Bouna Mouhamed Seck, la ‘rétention’ de plus d’un million de cartes d’identités numérisées et cartes d’électeurs participe à la volonté de fraude du régime en place. Il s’interroge aussi sur le sort de tous ces jeunes qui auront l’âge de voter mais dont les cartes d’identités et d’électeurs numérisées ne sont pas encore disponibles. Il se pose, également, la question sur la destination des vingt millions dégagés pour cela.  
Le secteur de la santé a été une préoccupation du Fss. Il critique ‘une certaine volonté politique qui préside à l’agonie du secteur de la santé’. Le Front qui se dit ‘profondément indigné’, estime qu’un hôpital comme Le Dantec par exemple ne concerne pas tout simplement les malades. Sa qualité de Centre hospitalo-universitaire, fait de cet hôpital un centre de recherche universitaire, un patrimoine universitaire.  
Le sixième anniversaire du naufrage du bateau Le Joola a été au cœur des débats du Fss de cette semaine. D’après Bouna Mouhamed Seck qui dénonce la mise à l’eau du bateau en sachant les défaillances techniques, le Fss veut que les responsabilités soient situées. ‘Que le droit soit dit’, a précisé le porte-parole du jour du Fss. Toujours en ce qui concerne l’actualité nationale, Le Front critique la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) pour son ‘incohérence’. Il met en garde les autorités contre les paysans qui sont obligés de brader le kilogramme de mil à 60 Francs Cfa, faute de mieux. Il invite les autorités à prendre des dispositions dans ce sens. Autre mise en garde cette fois-ci, c’est celle adressée à la Suneor. Il veut que la société achète à un prix raisonnable le kilogramme d’arachide au paysan ; sans quoi, il pense que les paysans ont la latitude de vendre leur produit au plus offrant. Le Fss estime, par ailleurs, que le gouvernement, pour ne pas respecter les engagements pris avec l’intersyndicale de l’enseignement, serait pris pour responsable de toute perturbation scolaire.  
Solution pour les inondations dans la banlieue : Dansokho et Cie remettent un ‘document scientifique’ à Wade  
Comme promis, les leaders du Front Siggil Sénégal ont transmis au chef de l’Etat, à travers un document, les solutions qu’ils proposent pour mettre un terme aux inondations. C’est du moins ce qu’à dit, hier, son porte-parole Bouna Mouhamed Seck, au sortir de leur rencontre hebdomadaire.‘Nous avions publié lors de la dernière conférence de presse des leaders un document important qui traite de la démarche à suivre pour les inondations.Ce document a été transmis à Me Wade’ informe M. Seck. Selon le porte-parole du jour des leaders, ce ‘document scientifique’ a été produit par les experts du Front, après une visite des sites inondés. Laquelle visite leur a permis de faire une évaluation très positive des sites, de mesurer l’ampleur du désastre et des difficultés que subissent les populations, ‘eu égard aux moyens dérisoire déployés par l’Etat’. Ainsi poursuit le progressiste, ‘nous avons estimé que nous pouvions mettre ces solutions proposées à travers ce document scientifique, à la disposition des incompétents qui nous gouvernent et qui ont du mal à trouver des solutions aux problèmes des Sénégalais’.  
Aly DIOUF et Yakhya MASSALY  
SUD QUOTIDIEN: 
La bonne gouvernance et le respect de l’Etat de droit au Sénégal ! 
« La culture démocratique, le rôle du Parlement, l’indépendance de la justice, le contrôle citoyen et la meilleure distribution des richesses sont autant d’éléments à revoir ! » 
L’année 2OOO est marquée par un événement majeur au Sénégal : la première alternance politique survenue au terme d’une élection présidentielle transparente. Celle-ci avait suscité beaucoup d’espoir au niveau de la population qui considérait cet avènement comme celui qui devait mettre un terme à leur souffrance. Seulement le constat amer aujourd’hui est que plus de 65% de la population continue à vivre au-dessus du seuil de pauvreté. La répartition du pouvoir politique s’est avérée généralement inégale et le mode de fonctionnement des institutions publiques continue à accentuer la fracture sociale en jouant, souvent, un rôle de toute évidence néfaste pour les pauvres. 
Le respect de l’Etat de droit gage d’une bonne gouvernance ! Au Sénégal comme ailleurs en Afrique, promouvoir le respect de l’Etat de droit devrait constituer un défi majeur aidant à créer un environnement stable dans lequel les citoyens sont informés de leurs droits. Sans cet Etat de droit, la bonne gouvernance est impossible. 
De même l’indépendance de la justice aiderait aussi à promouvoir l’Etat de droit dans la mesure où celle-ci reste relative dans la plupart des pays où les ingérences politiques restent courantes et où certains agents judiciaires sont amener à obéir aveuglément au pouvoir plutôt qu’à défendre les principes constitutionnels et les droits des citoyens. Beaucoup de pays conservent aujourd’hui des législations qu’il faut moderniser afin de les rendre conformes aux dispositions institutionnelles conçues pour protéger la liberté et les droits des individus. Ainsi le défi au Sénégal et ailleurs en Afrique aujourd’hui est l’amélioration des systèmes judiciaires. Cependant ceci doit être couplé d’une redéfinition du rôle du Parlement. 
Quel rôle doit jouer le Parlement ? 
Comment promouvoir des dispositions claires concernant la séparation des pouvoirs, et notamment des mécanismes constitutionnels, juridiques et institutionnels susceptibles d’assurer un meilleur équilibre entre la branche exécutive et le parlement ? Comment encourager les parlements à jouer leur rôle : c’est-à-dire faire contrepoids et demander des comptes à l’exécutif ? Voilà des questions auxquelles ceux qui président au destin de nos pays doivent répondre. 
Nous savons tous aujourd’hui que la façon dont les parlementaires s’acquittent de leurs responsabilités a une certaine influence sur le cours de la vie politique. Si dans certains pays les parlementaires affirment de plus en plus leur indépendance et font contrepoids au pouvoir exécutif, dans d’autres ils se heurtent à un certain nombre de contraintes telles que les structures politiques en place qui continuent à favoriser l’exécutif. Cependant, le bon fonctionnement des Parlements est très souvent compromis par une culture démocratique peu développée comme dans notre cher Sénégal où l’Assemblée Nationale continue d’être une simple chambre d’enregistrement ; les projets de lois y passent comme lettre à la poste. 
Qu’entend-t-on par démocratie ? 
La démocratie comme on dit souvent, est une expérience humaine, une exigence morale dont la nature et la portée varient avec le contexte historique. C’est aussi un moyen de liberté, un instrument de justice, une manière d’assurer le contrôle de la collectivité sur le pouvoir, d’assurer à chacun et à tous la liberté, l’égalité, la justice, le respect de la volonté populaire, la primauté de la loi, la promotion des droits de l’homme. La démocratie se définit aussi par la possibilité pour les populations de choisir librement leurs dirigeants, de participer à la gestion du pouvoir, de contrôler leurs représentants et de mettre fin à leurs mandats en cas de défaillances. Elle est enfin la possibilité pour les populations de participer au processus de conception, de décision, d’exécution et de contrôle des projets les concernant. En effet, cela nécessite des populations la capacité, mais aussi la clairvoyance à gérer ces atouts. Ce qui présuppose une éducation civique mais aussi des moyens d’exercer le droit d’expression et d’association. 
Ici au Sénégal le pluralisme politique est synonyme d’injures, de nihilisme, de népotisme et d’incitation à la haine. Il est nécessaire alors de repenser nos jeunes démocraties en tenant compte des réalités locales mais aussi des valeurs universelles. 
Quels sont les aspects de la bonne gouvernance ? Ce sont :  
La transparence : l’action, et la prise de décision des administrations publiques sont, dans une certaine mesure, ouvertes à l’examen des autres secteurs de l’administration, du Parlement, de la société civile et parfois d’institutions et d’autorités extérieures.  
La réceptivité : les autorités publiques ont les moyens et la flexibilité voulus pour répondre rapidement à l’évolution de la société, elles tiennent compte des attentes de la société civile lorsqu’elles définissent l’intérêt général et elles sont prêtes à faire aussi l’examen critique du rôle de l’Etat.  
La primauté du droit : les autorités publiques font appliquer les lois, la réglementation et les codes en toute égalité et en toute transparence. Ainsi on parle de bonne gouvernance dans un Etat lorsque le gouvernement utilise judicieusement les ressources et prend de bonnes politiques qui profitent à la population. 
Qu’est ce que le contrôle citoyen ? 
On parle de contrôle citoyen de l’action publique quand les citoyens ordinaires, les organisations de la société civile obligent les détenteurs du pouvoir à rendre compte de leurs actions et à assumer leurs responsabilités. La notion de contrôle citoyen de l’action publique renvoie à un large éventail de mesures et de mécanismes (autres que le suffrage) auxquels les citoyens, les communautés, les organisations de la société civile et les médias indépendants peuvent recourir pour influencer les tenants du pouvoir dans leurs actions. Ces mesures comprennent, par exemple, la participation des citoyens à l’élaboration des politiques et des plans de développement, la budgétisation participative, le suivi des dépenses publiques, le suivi par les citoyens de la prestation des services publics, etc. 
La répartition des richesses. 
La majeure partie de la population sénégalaise vit aujourd’hui dans la pauvreté. Ce constat est amer. D’où la nécessité de réformes qui doivent aller dans le sens d’une mobilisation de tous les acteurs économiques et sociaux. De telles réformes passeront inévitablement par une meilleure répartition des ressources et une redistribution plus adéquate des richesses créées. Elles supposent un large consensus social par le biais du jeu démocratique. Le concept de « développement humain » se définit comme un mode de développement qui ne se contente pas de susciter une croissance économique, mais en répartit équitablement les fruits, régénère l’environnement au lieu de le détruire et permet au citoyen de s’affirmer et d’avoir une influence sur le cours de leur existence au lieu d’être marginalisés. Il donne la priorité aux pauvres et élargit l’éventail de leurs possibilités et de leurs choix. 
Le développement humain se caractérise donc par l’articulation entre les logiques quantitatives de croissance économique et financière et les processus qualitatifs du bien-être social. Il doit permettre à toutes les catégories de population, et notamment aux plus faibles, un accès plus facile à la santé, à l’éducation et aux ressources nécessaires à la qualité de la vie. Si le concept du développement humain est devenu le nouveau paradigme du développement, c’est bien parce qu’il met l’homme au cœur de l’économie politique. Il a le mérite de promouvoir une vision plus large du développement qui dépasse la simple croissance des richesses matérielles et financières pour intégrer les processus de leur répartition. Ainsi le concept de développement humain est fondé sur le principe que la croissance économique n’est pas suffisante en soi pour garantir le développement si elle n’est pas accompagnée d’investissements dans le capital humain. 
Serigne Samba Ndiaye : Enseignant, Chercheur, Phytothérapeute 
UNE SOUFFRANCE SANS FIN !  
par Abdou Latif Coulibaly 
Un ami qui a appris que j’avais fait, pour des raisons professionnelles, un court séjour dans un pays limitrophe a voulu en savoir plus sur l’état de la sécurité qui règne dans ce pays, car lui aussi s’apprête à s’y rendre dans quelques semaines. Ma réponse fut simple : « là-bas au moins, on sait comment éviter l’insécurité physique, il suffit d’éviter certains endroits. Par contre, chez nous l’insécurité morale et psychologique qui nous prend depuis des années, personne n’y échappe. Elle est totale, elle sévit partout et fait souffrir tout le monde. » 
Qu’est ce qu’ils souffrent les Sénégalais ! Quand on dit cela, on pense naturellement aux conditions qui leur sont imposées par la privation et par l’état de dénuement généralisé dans lesquels ils sont plongés par une conjoncture économique désastreuse, ne laissant entrevoir aucune perspective de changement positif, dans le court ou moyen terme. 
Cette souffrance physique est d’autant plus insupportable pour les citoyens qu’elle se double d’une autre, encore plus dévastatrice, car celle-là s’attaque et ronge le moral et les ressorts psychologiques de ceux qui la subissent. On peut toujours trouver des palliatifs, pour faire face aux affres du dénuement et de la privation économiques, en faisant jouer, par exemple, les énormes réseaux de solidarité. 
On évite ainsi les catastrophes et les désastres humanitaires qui devraient être la conséquence logique des conditions économiques qui sont les nôtres. Il n’existe aucun remède efficace, pour soulager cette souffrance morale et psychologique d’une violence inouïe qui s’abat sur les Sénégalais, depuis cette première semaine d’avril 2000 qui a vu le Parti démocratique sénégalais prendre définitivement possession des rênes du pouvoir politique. Celle-ci s’est amplifiée au fil du temps. Elle sévit, chaque jour plus dure, sur les onze millions de Sénégalais. Ceux-là vivent apparemment stoïques leur mal. Cette violence procède de plusieurs causes à la fois. L’incompétence d’abord. C’est le mal le plus profond qui ronge le pouvoir libéral. Personne ne disserte plus sur les incapacités du régime actuel, sinon pour constater son impuissance atavique à engager une dynamique de progrès susceptible d’ouvrir de meilleures perspectives d’avenir à cette nation. 
Les soutiens les plus acharnés de ce régime en sont réduits à résumer leurs arguments pour donner encore du crédit aux autorités qui nous gouvernent, à l’idée que le chef de l’Etat est un patriote qui propose beaucoup d’idées généreuses et qui sont à même de sortir ce pays du marasme économique et social dans lequel il l’aura lui-même davantage enfoncé. Que valent réellement ces deux arguments relatifs, d’une part, à la valeur et à la générosité des idées du chef de l’Etat, et d’autre part, à son patriotisme ? 
Des idées généreuses et porteuses de progrès. Voire ! Tout le monde peut avoir des idées généreuses. Dire que même le fou accablé par la chaleur peut avoir l’idée généreuse de se mettre à l’abri sous l’ombre. Dans la vie, il y a des gens qui ont choisi de parler d’idées, plutôt que de principes. 
Ceux-là croient que la mesure de la grandeur d’un homme s’apprécie à l‘aune de la brillance des idées qu’il décline. C’est une erreur monumentale que de penser ainsi. Ceux-là qui parlent d’idées se révèlent, en définitive, toujours plus ou moins grands, dans leur manière de conduire leur propre destin. 
Les idées sont certes nécessaires, pour la conduite de toute entreprise humaine, mais elles ne sauraient cependant, si généreuses et brillantes soient-elles, à elles seules suffire, loin s’en faut, pour construire un environnement propice à l’épanouissement, au développement humain et citoyen. 
Il s’y ajoute un fait : il n’est pas sûr que le chef de l’Etat accorde autant d’intérêt aux idées qu’il propose qu’on veuille le faire croire. Il semble qu’on agite des idées pour parler surtout des hommes. Quel gâchis ! 
Il est établi que dans une démocratie ceux-là qui préfèrent parler des hommes, pour les mettre en avant, se révèlent souvent franchement médiocres. Les vrais démocrates s’en méfient. Eux préfèrent toujours mettre les principes en avant pour en discuter et pour encadrer les idées qui fondent l’action. Ceux-là forceront toujours l’estime des citoyens. 
Ils ont vite fait de comprendre que rien de grand ne s’est jamais construit et ne construira jamais dans le choix de la facilité qui exclue les principes. Si les Sénégalais souffrent tant moralement et psychologiquement, c’est parce que on ne leur présente que cette seule et unique option de la médiocrité. A chaque fois qu’ils écoutent leurs dirigeants leur parler, ce sont les hommes qui meublent les discours servis. Jamais les principes ! On s’attachera ainsi à démontrer que les hommes du pouvoir sont plus diplômés que ceux de l’opposition. Pire, on s’attaquera à la dignité des responsables de cette même opposition, en tentant d’accréditer l’idée selon laquelle Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse et Amath Dansokho instruits qu’ils le laissent croire. 
Et, il en est également de même, quand contre toute attente, on décide de réviser la Constitution pour fixer de nouveau à sept ans le terme du mandat du chef de l’Etat. Le porte-parole de la présidence de la République s’empresse alors de préciser que le mandat en cours n’est pas concerné. On pense d’abord aux avantages d’un homme et de son clan, pour consacrer cette énième révision qui n’a aucun caractère nécessaire, encore moins essentiel. 
Tout est envisagé dans la mise en œuvre de la gouvernance d’Etat en rapport avec les hommes et leurs postures. Le débat ne peut s’éloigner des intérêts particularistes qui s’occupent essentiellement des hommes. Dans cet esprit, on dissout certaines collectivités locales en fonction des hommes qui exercent le pouvoir dans de telles collectivités, en invoquant avec sans être en mesure de convaincre, l’absentéisme et la mauvaise gouvernance. 
On n’hésite pas alors à commettre manifestement un abus de pouvoir et un détournement de procédure, pour sanctionner injustement des hommes qui ne sont pas du même bord politique que le chef de l’Etat. On va maquiller la décision, pour faire bonne mesure, en visant des collectivités dirigées par des hommes politiques qui ne sont plus en cour. On portera plainte contre la Fao pour atteindre un homme et le disqualifier. D’emblée, l’entreprise est vouée à l’échec. 
Peu importe cependant. Pourvu que le spectacle servi, sur toutes les télévisions du monde, serve la cause d’un homme qui mesure sa grandeur d’homme d’Etat, à l’aune de sa capacité à prendre part et de faire entendre sa voix, même si c’est de façon maladroite qu’il y arrive, dans le fameux débat qui agite le monde, sur la problématique de la faim. Les hommes toujours les hommes. Au diable, les principes ! Tout pour les hommes ! 
Dans cette mesure, on saisit mieux cette terrible vanité consistant à déplacer encore sur Paris deux avions remplis de courtisans pour aller célébrer le chef qui procède à la dédicace de son ouvrage autobiographique. Tout est préparé pour entretenir la flamme autour d’un homme qui s’emploie à construire sa mythologie personnelle. Demain, l’histoire pourrait se montrer cruelle comme elle l’a toujours été à l’égard de tous ceux qui défient sa marche, en tentant de la distraire pour leur gloriole personnelle 
Que dire maintenant de l’argument relatif au patriotisme de nos dirigeants ? Le patriotisme se confond, ici, avec le nationalisme. J’emprunterai alors à Georges Orwell ses propos sur le patriotisme et la nationalisme des dirigeants d’Etat pour disqualifier définitivement cet argument : « Par sa nature même le patriotisme implique une attitude défensive, tant militairement que culturellement. Par ailleurs, le nationalisme est inséparable de la volonté de puissance. Le but constant de tout nationalisme est de gagner davantage de puissance et de prestige, non pour lui-même mais pour la nation ou pour une autre entité au sein de laquelle le patriote ou le nationaliste a choisi de noyer sa propre individualité. » 
On le constate de nouveau : le patriotisme de nos dirigeants actuels et sa manifestation intempestive, tant au plan national qu’international, ne sont qu’une autre entreprise de magnifier la grandeur d’un homme et d’en faire un être plus grand que tout le monde. Terrible illusion ! 
On en ferait des gorges chaudes si, en définitive, elle ne traduisait pas, dans toute sa rigueur, la tragédie d’une nation qui n’en peut plus de souffrir le martyr, face aux agissements du chef qui gouverne selon ses humeurs du moment et de sa volonté de poser et d’entretenir sa puissance. 
Contribution-Reponse à « Le temps, les gouvernants et nous »  
J’ai lu avec une grande attention dans la rubrique opinion la contribution intitulée « Le temps, les gouvernants et nous » datée du 18 août 2008. Si ma première réaction fut d’apposer un simple commentaire à cet article, je me suis ravisé en préférant écrire une sorte de contribution-réponse à l’endroit de l’auteur avec qui je partage les mêmes patronyme et initiales mais assurément pas la même analyse sur la situation de notre cher pays. Tout d’abord que la paix soit sur toi M. Ndiaye et je tiens à te remercier de ton rappel de la sourate du Temps en guise d’introduction de ton texte. Si je peux compléter en y ajoutant le commentaire de l’Imam Ach-Chafi’y dans l’exégèse de référence du Noble Coran de Ismail Ibn Khatir qui dit de cette sourate que si les hommes méditaient sur elle, elle leur serait suffisante. 
En m’excusant au préalable de te tutoyer et sans vouloir t’interpeller, je voudrais articuler cette réponse que je veux avant tout courtoise autour des quelques questions. 
Quel est ton avis sur un homme qui fut accusé d’être le commanditaire d’un meurtre, jeté en prison, certains de ses proches collaborateurs ayant même fait l’objet d’actes de torture, et qu’une fois parvenu au pouvoir décide contre toute attente d’accorder grâce aux lâches responsables de cet abominable forfait ? Puis pour compléter le tableau s’y ajoute le vote d’une loi d’amnistie sous des prétextes fallacieux et sombres mettant ainsi un frein définitif ( ?) à l’accomplissement du nécessaire travail de la justice. Est-il besoin de rappeler les peines légales encourues en cas d’homicide volontaire, si c’est la loi de Dieu qui était mise en application… 
En restant dans les limites fixées par les préceptes de notre religion, j’évite au passage de porter toute accusation définitive dont je ne détiendrais pas la ou les preuves, ne parlant que de faits avérés, mais je t’invite si tu le veux bien à une réflexion sur la portée de ces derniers. Sais tu le nombre de jeunes fils (et filles) de cette nation disparus dans cette immensité qu’est l’Océan Atlantique qu’ils prennent à l’assaut avec cette devise effroyable sonnant comme une véritable tentative de suicide : « Barça walaa Barzakh » ? 
Ton texte, il est vrai y fait brièvement référence. Mais même en te concédant l’argument très léger qui consiste à classer ces candidats à la roulette russe dans une tranche d’âge 17-35 ans, purs produits de la « période socialiste », on a vraiment du mal à comprendre le lien de cause à effet entre cela et une certaine propension au quasi-suicide. Je ne dispose pas des données démographiques exactes mais on peut raisonnablement parier que cette tranche représente une part non négligeable de la population. Tu décris dans une vision idyllique un Sénégal économiquement et socialement dynamique et à te lire l’on pourrait presque penser que les compteurs ne sont pas loin d’être tous au vert. 
Le subjugué observateur étranger dont tu parles, de retour au Sénégal après une dizaine d’années d’absence, n’a sûrement pas du pousser l’audace de son séjour en sillonnant les bidonvilles populeux de notre capitale où en partageant la rigueur quotidienne de la vie dans nos campagnes profondes. Et peut-être que ceux qui composent cette tranche d’âge désespérée et désabusée et que tu traites si hâtivement d’enfants pleurards et de garnements capricieux, peut-être que tous ceux-là vivraient-ils dans un pays parallèle où ils n’ont pas réellement pas conscience des merveilleuses opportunités qui s’offrent à leurs yeux. Et ce n’est pas sans raisons que je souligne un plus haut que ton texte au moins faisait référence à ce sujet. 
Car après avoir vu un grand nombre de reportages télévisés, lu des articles de presse tous plus poignants et graves que les autres, je suis toujours profondément choqué du silence presque total des autorités de mon pays sur ce phénomène. Il se peut aussi que je manque d’informations, auquel cas tu pourrais m’éclairer s’il tu es arrivé de lire, d’entendre que ce sujet soit déclaré cause ou priorité nationale absolue ? Tout juste avons nous eu connaissance d’obscurs accords de coopération avec les états européens les plus concernés sur le renforcement de la surveillance de zones maritimes territoriales et internationales, de rapatriement des clandestins ou illégaux tels qu’ils sont si injustement nommés. Motus et bouche cousue comme tu dis, mais que cette expression ne s’applique-t-elle pas si pertinemment dans ce cas ! Mais rassure toi, si les statistiques restent muettes, l’Océan lui se refuse en permanence d’être un complice de ce silence assourdissant et rejette au hasard de ses courants des corps inertes sur les plages des Canaries, du Maroc ou de la Mauritanie… 
Si la question t’étais posée, à combien pourrais tu estimer le train de vie de notre état ? Une dizaine, une centaine de milliards de nos francs ? Es-tu vraiment étonné de l’annonce récente pour faire dans l’euphémisme, d’un « trou » béant de quelques centaines de milliards à l’origine parait-il d’une colère indescriptible de l’homme qui dirige ce pays, après s’être fait taper sur les doigts par le FMI ? Permets moi d’applaudir cette feinte, ce brillant jeu digne d’un grand acteur de théâtre. On se demande vraiment d’où peut provenir le mauvais exemple en terme de gestion de nos maigres ressources communes ? Qui peut bien donner le la des dépenses inconsidérées, de la gabegie ? Quel est le coût réel que l’on fait supporter au misérable contribuable sénégalais des voyages incessants aux quatre coins du globe de sa majesté et de sa cour gavée aux per diem et divers autres avantages ? Et celui pour le pays d’une équipe gouvernementale pléthorique avec ses ministres, sous-ministres, conseillers au rang de ministres, avec des portefeuilles symboliques ou même fictifs pour certains ? Et celui d’un Sénat qui comble de la démocratie aboutie, est nommé aux deux tiers par le président en personne ? Et celui d’un Conseil Economique et Social ? 
Avec un triste sourire, j’ai récemment lu que notre illustre chef d’état avait encore sorti de son chapeau à idées infinies, une proposition à soumettre au goorgoorlou consistant en une cotisation sociale de mille francs sous forme de tontine ! Sans rire vraiment ! Ainsi en faisant contribuer du premier au tout dernier des individus que compte ce pays, nouveaux-nés et vieux, chômeurs et actifs, hommes et femmes, citadins et ruraux, tous réunis on pourrait mécaniquement lever un fonds de protection sociale de douze milliards de francs. Tout simplement époustouflant ! On sent ici la vraie patte de génie de l’économiste ! 
Selon toi à combien de ces voyages faudrait-il renoncer pour réunir cette somme ? Quid de notre Pointe de Sangomar rénovée à grands frais il y a quelques années et maintenant apparemment snobée par le roi qui ne la trouverait plus vraiment à son goût ? 
Revenons sur les profondes transformations infrastructurelles qui si l’on parvient à bien te décrypter, sont dignes d’une nation émergente définitivement lancée sur les rails du développement économique. Si ce n’est déjà le cas, imaginons la situation suivante où tu serais un chef de famille. Du budget qui t’es alloué tu as l’unique choix entre terminer la décoration de la façade de la maison familiale et assurer la nourriture ou le paiement des soins médicaux du petit dernier ? 
Par analogie, crois tu sincèrement que la santé des sénégalais et j’ajouterai leur éducation et leur nourriture, soient les premières priorités des dirigeants actuels ? Je ne tiens pas à prendre part dans la polémique des chiffres sur les routes ou tronçons de route aux milliards de francs car n’ayant aucune maîtrise de l’exactitude des coûts, mais je note que tout le monde s’accorde au moins sur une réalité à deux chiffres. 
Au delà, quel slogan lapidaire nous sers tu que « quand l’immobilier va, tout va ! », parlant de toutes ces constructions sortant de terre comme des champignons dans la capitale déjà exigue et si étouffante, de façon anarchique et contraire aux règles élémentaires de l’urbanisme moderne. Ce slogan sera sûrement apprécié à sa juste valeur par ceux vivant dans une insalubrité constante en certains endroits de Pikine ou de Rufisque en m’excusant déjà auprès d’eux de donner cet exemple. 
« Last but not the least », j’ai réservé ma dernière interrogation pour la fin, car une phrase de ton article m’a littéralement fait bondir de mon siège. Je cite : « ouverture médiatique sans précèdent, liberté de presse et d’association renforcées,… ». 
Ma question est simple, parlons nous tous réellement du même pays situé au sud du Sahara, à la pointe ouest du continent africain et connu sous le nom de Sénégal ? 
L’actualité brûlante apporte sans mal un cinglant démenti à cette affirmation, quand par exemple un ministre de la République au sujet de la mise à sac de locaux de presse écrite commente en ces termes : « …quand on sème le vent, on doit s’attendre à récolter la tempête… ». Il n’est pas nécessaire de revenir sur les multiples agressions toutes récentes et passées de la presse nationale dont je te rappelle l’immense contribution à l’alternance démocratique qui s’est produite il y a huit ans. Que peut bien pouvoir faire ou dire un journaliste à la Division des Investigations Criminelles, tant bien même si c’est pour avoir écrit ou dit des propos diffamatoires ? 
La légalité républicaine dont tu parles ne serait-elle pas présente dans notre pays pour définir un cadre appelé Justice chargé de régler tout différend pouvant survenir entre des personnes physiques et physiques ou morales ? En analysant de près les relations extrêmement tendues entre l’homme qui nous dirige, son clan et la presse, une chose intéressante a retenu mon attention. Une ligne de défense souvent utilisée par les premiers est de dire qu’en place de journalistes ils ont plutôt affaire « des politiciens qui avancent masqués ». 
Aux accusations par les seconds de graves crimes financiers, crimes ou tentatives de crimes de sang, la première réponse est ainsi celle-là quand on peut s’attendre de la part de gens injustement accusés, une attitude digne mais ferme en direction du retablissement de la vérité. Là encore la contre plaidoirie éloquente porte la marque de génie du ténor du barreau ! 
Je pourrai ainsi continuer à décliner sans fin une série de questions que m’ont inspiré la lecture de ton texte, mais je pense qu’il y a déjà là matière suffisante à réflexion. 
Ta contribution est vraiment bien structurée et émaillée d’expressions de la très riche langue ouolofe. Il est dommage que son contenu diverge autant de la réalité. Je vais conclure en te conseillant, si tu le permets, la (re)lecture des chapitres 78 et 79 du Riyad-ES-Salihine (Les Jardins de la Vertu), célèbre recueil de hadiths de l’Imam Nawawi, traitant de l’attitude que doit observer un dirigeant du peuple. L’énoncé du chapitre 78 est à ce titre très explicite : chapitre sur le devoir de ceux qui détiennent le commandement d’être indulgents envers leurs subordonnés, de les conseiller, d’être tendres avec eux, de même que sur l’interdiction de les tromper, de les maltraiter, de négliger leurs intérêts, de les oublier, ainsi que d’oublier leurs exigences. 
Qu Allah nous ait en Sa Miséricorde, nous grandisse en patience et nous accorde Son Pardon. 
Mamadou M. Ndiaye  
mamzo1975@yahoo.fr 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 2.10.2008
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