ARK NETWORK reference.ch · populus.ch    
 
  
Contre la transmission patriarcale de la destinée  
 
 
Rubriques

ATTENTION !!!
Vu par la Press
PETITIONS
lettre ouverte
MISERE POLITIQUE
Karim se montre
abdoulaye m.diop
lobs n°1068
Wade:1/2 mandat
les O.N.G
Karim,au palais?
4è PR un Wade
REQUIEM
Incohérences
en attendant que
LE DROIT CLOUE
Karim dans la
ces autres
nvlle opposition
tocard
SOUTENEURS
DIAGNOSTIC
L' OEIL DU
POURQUOI
La perversion
GUERRE DE
ARITHMETIQUE
PARITE
Controverse
PANCARTES
DEFENDRE
PENURIES
Sacré SENEGAL
Valeurs Suprêmes
coût de la vie
Abd.BATHILY
Vote Projet Loi
Accroissement
Toute bleue
Quête de
presse:dérives
SENAT
le temporel
LA GUERRE
LES DEPITES
KARIM courtise
J e vote donc
Inquiétude
Prééminence
ENTRE MALAISES
Les incohérences
REFONDATION
landing savané
souverrainnet2
Moins d'Etat
KARIM propulsé
Réél sursaut
Le mal politique
Enjeux
Débat d'idées
militaires par
sueurs froides
UN VOTE
Législatives:
l'OCDE
Elections législ
Le Forum Civil
Dépit amoureux
Iba der Thiam
boycott
Intellectuels
SENATEURS
Réformer la Jus
la Révolution
la Flambée
le bon choix
Marcher sur
babacar justin
Entre Malaise
ENJEUX vrais
contributions
le sénégal
Elections du 3/
indifférence
Fiasco complet
LE PDS
énervement
rupture
Talla Sylla
conséquences
La Presse
absence
le 11 juin2007
Les 12 & 13 juin
le 14 juin 2007
le 15 juin 2007
BATAILLE autour
Karim interdit
5è gouvernemen
SERMON
de mal en pis
chemin balisé
ATTENTION
TRINITE
RIMKA
Sarkozy à Dakar
succession
Le RETOUR
testament
Ticket Karim/Id
le 06 août 2007
ce 10 Août 207
recomposition
le festin des
grave
crimes en série
assises national
quel pays
Le coup d'piston
7urgences afric
pierre goudiaby
sauver le sénéga
leardership
leardership
opposition
La famine
sommes-nous
Hua beitong wei
PAS UN MOT
à quoi sert un
issue aléatoire
au fil du temps
à très grande
Ni Dieu
guerre de
Premier Ministre
A la jeunesse
rien ne sert de
l'aveu
changement
Le mouvement
corruption
le Journal des
2 pays
situation exacte
Wade
restructuration
dommages &
Rentrée
Endormir
pas d'accord
fréquences TV
pas la mentalit
front citoyen
17 octobre 2007
18 octobre 2007
19 octobre 2007
20 OCTOBRE 2007
22 Octobre 2007
23 octobre 2007
24 &25 octobre
25,26 &27 octobr
29 octobre 2007
31 octobre 2007
trahisons
vie chère
Grève générale
grave crise
quelle gouvernan
Sénégal
report
Rimka
institutions
corruption
L'alternance
ce jour
celà ne va pas
La réalité
élect° locales
lavage
monde rural
L' ECHEC
to day
observatoire
incapacités
g° du concret
remettre à
La Gc tisse
assises
surveillance
RIZ: catastrophe
autosuffisance
Développement
pas de destin
les chants
Albert bourgi
boulimie foncièr
Disette
mutins
Zoom
plan reva
l'exception
dysfonctionnemen
today
O.C.I :stand
l'IMPASSE
difficile
l'INFORMEL
situation
chère la vie
abime social
constitution
BILAN de 8 ans
sénégal
insouciance &
incompétence
Retour aux
La constitution&
dure réalité
ciel bleu azur
Rue publique
sacré
une opposition
ce RIZ qui va
au Royaume
autorisation
DETRESSE
interminable
LA FAIM
sunureew
quel pays!
ventres creux
bombe à
le réveil
GOANA,
IMPLOSION
HOPITAL
1er Mai
EDUCATION
Illégalité
DIVERTISSIMO
DESARROI
GREVE GENERALE
le VOLCAN
opportunisme
quel Président
ATTEINTES
wade
Goana
Constitutionnite
F.M.I
l'opposition
20 mai 2008
21 mai 2008
22 mai 2008
23 mai 2008
24 mai 2008
26 mai 2008
27 mai 2008
28 mai 2008
29 mai 2008
30 mai 2008
31 mai 2008
1er Juin 2008
02 juin 2008
03 juin 2008
04 juin 2008
05 juin 2008
06 juin 2008
7 &8 juin 2008
9 juin 2008
11 juin 2008
12 juin 2008
13 juin 2008
14 ,15 juin2008
16 juin 2008
17 juin 2008
18 juin 2008
19 juin 2008
20 juin 2008
21 juin 2008
23 juin 2008
24 juin 2008
26 juin 2008
27 juin 2008
28 juin 2008
30 JUIN 2008
1er Juillet 2008
02 juillet 208
03 juillet 2008
04 juillet 2008
07 juillet 2008
05 juillet 2008
08 juillet 2008
9 juillet 2008
10 juillet 2008
11 juillet 2008
12 juillet 2008
14 juillet 2008
15 juillet 2008
16 juillet 2008
17 juillet 2008
18 juillet 2008
19 juillet 2008
21 juillet 2008
22 juillet 2008
23 juillet 2008
24 juillet 2008
28 juillet 2008
29 juillet 2008
30 juillet 2008
1er Août 2008
02 août 2008
05 août 2008
06 août 2008
07 août 2008
11 août 2008
13 août 2008
14 août 2008
03.09.2008
26.09.2008
02 octobre 2008
03 octobre 2008
05 oct 2008
06 oct 2008
07.10.2008
08.10.2008
09.10.2008
14.10.2008
01 nov 2008
05 nov 2008
06 nov 2008
07 nov 2008
11 nov 2008
12 nov 2008
14 nov 2008
15 nov 2008
17 nov 2008
187 nov 2008
19 nov 2008
20 nov 2008
21 nov 2008
24 nov 2008
25 nov 2008
26 nov 2008
27 nov 2008
28 nov 2008
29 nov 2008
30 nov 2008
1er déc 2008
02 déc 2008
04 déc 2008
05 déc 2008
06 déc 2008
10 Déc 2008
11 Déc 2008
13 déc 2008
16 déc 2008
17 déc 2008
18 déc 2008
19 dec 2008
20Déc 2008
22 déc 2008
23 déc 2008
26 déc 2008
27 déc 2008
29 déc 2008
30 déc 2008
31 Déc 2008
1er Janv 2009
03 JANV 2009
05 janv 2009
02 janv 2009
06 janv 2009
7 & 8 Janv 2009
09 janv 2009
10 & 11 janv 200
12 janv 2009
13 janv 2009
14 janv 2009
15 janv 2009
16 janv 2009
17 & 18 Janv2009
19 janv 2009
20janv 2009
21 janv 2009
22 Janv 2009
23 janv 2009
25 janv 2009
26 janv 2009
27 janv 2009
28 janv 2009
29 janv 2009
30 janv 2009
31 janv & 01 fév
02 fév 2009
03 fév 2009
04 fév 2009
05 fév 2009
06 fév 2009
07 fév 2009
09 fév 2009
10 fév 2009
11 fév 2009
12 fév 2009
13 fév 2009
14 fév 2009
15 fév 2009
17 fév 2009
18 fév 2009
19 fév 2009
20 fév 2009
22 fév 2009
23 fév 2009
24 fév 2009
28 fév 2009
1er Mars 2009
02 mars 2009
03 mars 2009
04 mars 2009
05 mars 2009
06 mars 2009
7 & 8 mars 2009
09 mars 2009
11 mars 2009
12 mars 2009
13 mars 2009
14 mars 2009
15 mars 2009
16 mars 2009
17 mars 2009
18 mars 2009
19 mars 2009
20 mars 2009
21 mars 2009
23 mars 2009
24 mars 2009
25 mars 2009
26 & 27 mars 200
28 & 29 mars 200
30 mars 2009
31 mars 2009
03 avril 2009
02 avril 2009
06 avril 2009
08 avril 2009
09 avril 2009
10 avril 2009
11 avril 2009
03 MAI 2009
12 mai 2009
13 mai 2009
14 mai 2009
15 mai 2009
16 mai 2009
18 mai 2009
19 &20 mai 2009
21 mai 2009
22 mai 2009
23 mai 2009
24 mai 2009
25 mai 2009
26 mai 2009
27 mai 2009
28 mai 2009
29 mai 2009
30&31 mai 2009
02 juin 2009
03 juin 2009
04 juin 2009
05 juin 2009
06 juin 2009
09 juin 2009
10 juin 2009
11 juin 2009
12 juin 2009
13 juin 2009
15 juin 2009
16 juin 2009
17 juin 2009
18 juin 2009
19 juin 2009
20 juin 2009
22 juin 2009
23 juin 2009
24 juin 2009
25 juin 2009
26 juin 2009
27 juin 2009
13 juillet2009
14 juillet 2009
15 juillet 209
19 juillet 2009
20 juillet 2009
21 juillet 2009
22 juillet 2009
23 juillet 2009
24 juillet 2009
26 juillet 2009
27 juillet 2009
28 juillet 2009
31 juillet 2009
1er Août 2009
03 Août 2009
10 Août 2009
17 août 2009
22 Août 2009
24 août 2009
25 août 2009
UN MINUS HABENS
es mathématiques
ANOCI
régime affairist
ma triste Afriqu
Le ROI
sous Wade
Wade family
monument
tout à refaire
les périls
RENTIERS DU REGI
INONDATIONS
dialogue nationa
présidentielle
livre de Latif
d'hier à aujourd
le FONCIER
Qui ?
ces Statues !
Dialogue ! ?
Maths au bac
Pluies & économi
«Intouchables»
ces Prédateurs
mali-sénégal
Karim Wade
arguments’
Formation Emploi
Les inondations
JEUNESSE ET DEVE
Gestion ANOCI
CLARIFICATIONS
Les WADE
quatre réponses
véhicules ANOCI
régler le problè
Attention
Mobilisons nous
OPPOSITION
Paris manifeste
un présidentiabl
maillon faible
Barça ou Barsax
sénégal malade !
Des centaines de
émeutes électriq
triste destin
Etat endetté
Le chaos
sans électricité
LA GABEGIE
naufrage
otage
L' ENFER
reconstruction
grogne
urgence
police des mœurs
La Rurakaroise
Renaissance !
A vau l'eau
CRISES
Chefs Religieux
vrai chantier
grandesquestion
pari perdu
délire continu
asphyxie
Ndoumbélane
question référe
désastre humain
TARDIF....
Défit africain:
opposant
Combattant
Le discours et
Tout est obscur
raison et force
L’alternance ou
Dation paiement
Du néon au néant
les coupables
Mon espérance
Ils reviennent
SCANDALE
Les 270 milliard
?
éthique
DAA BAAX
Mort
inondations
Youssou NDOUR
Au-delà du
la vraie voix
mythologie
vente d'idée
Restitution
tracteurs inadap
pertinence de
L’AEROPORT LSS
ILLEGALITE
déficit
audit ou bilan
sortie de scène
Cris du cœur
l’Etat crée
As du BLUFF
les4 oppositions
DIVERSION
Sopi décevant
Wade assure
une affaire
CANDIDATURE
tromperies
le rejeton
Nous parlerons!
honte et
quelle gouv
Mourir pour des
vers l’abîme
déjà en campagne
Chance ou mérite
promesse
Le petit toubab
Ce feu qui couve
Trous noirs
«On n’ira pas
BLANCHIMENT
REMINISCENCE
La cloche a sonn
le couteau
le FMI n'a pas
la révolte
SOS
SENEGAL
Opposition
Guinée :
Le dégénéré
maître absolu
Perspectives
la peur de
le suspect n°1
Présidentielle
Evocations noire
ARGENT DOUTEUX
Basta !!!
‘J’accuse
les tâlibés
Les nervis
Témoignages
CONFRERIES
Le vieil
nombreuses bourd
la solution
GARE à
QUELLE EDUCATION
menaces
Démystifier
grâce à Dieu
spéculateurs
la plus grande
Le Droit
le Mouridisme
subordination !
Trop c’est trop
l’apologie
Appel
l’Etat de droit
dérives
parrain
une calamité
calvaire du peup
Le gouffre
COUPURES
un nouvel ordre
Vendredi noir
la barbarie
LA BANLIEUE
Résister
sursaut citoyen
danger
Atteinte
L’ignorance
Cet Etat,
CHATEAU DE SABL
Levéritable pion
Pilotage à vue
trous de mémoire
Cris du coeur
STOP!!! KARIM
Ouf !! Karim
L’enseignement s
La grande bévue
DIALOGUE POLITIQ
La gauche
L’ombre de 2000
F.M.I/Sénégal
15 milliards
L’enseignement
Rue Publique
Plaintes et Comp
Dérives
combattre
Un REGIME
Touche pas à leu
candidature
Un Nobel
L’ens. supérieur
cuisine étrange
la continuité ou
Promotion
le temps du peup
« Scandalite »
rocambolesque
institutions de
DISTORSIONS
L’argent
LOI DE FINANCES
Un piège
Les médias:
Garder
l’article 32
Cumul
DIPLOMATIE
Alerte :
un canular :
Destins décroisé
Les leçons
Le Sine
La faim :
CULTURE
12 MILLIARDS
Le scandale
citoyenneté
vieil homme
PASSION
La République
Un management
santé publique
Dialogue politiq
LE CHOMAGE
Incha Allah
« Du boulot ! »
transformer
Liquidation
Accommoder
Dénonce et comba
DIALOGUONS:
bluff
La corruption
journalistes
Un président
désinvolture
CHANGER DE REGAR
La COLA
le F.M.I
Falsification
G R A V E
Ces scandales
N O N
BAKHCHICH
Liberté Presse
tentative de
le culte de la
A F F A I R E
Le deuxième tour
référendum
Le corrupteur
Etat corrupteur:
Chronique :
FMI et L'AFRIQUE
Seguragate
LES FRONTIERES
une désinvoltur
IMAGE ternie
LA BCEAO :
Le monument
le mensonge,
The “Seguragate”
Cet Etat,
Savoir partir
‘Wade délire’
D E R I V E S
LES MALLETTES
dégénérescence
133.000 euros
Les inondations
Peuple oublié
Renoncez
Vous avez dit...
Manifestations
Internet
Wade,
Syndicalisation
grand mépris
profondément mal
sans diplôme pro
Péril
Indignation
HONTE
Aux positions
L’argent
la mallette
le ventre mou
Wade doit partir
85 ans révolus
déni de gestion
la survie
2012 en référend
l’Affaire Segura
MON NEGRE A MOI
On prend les mêm
La tortuosité
pouvoir /opposit
Pourquoi
Sénégal - Fmi
La démocratie
L’Empereur
2012 :
difficultés
ou périr
descendre dans l
la mal gouvernan
D E C L I N
GRAND’ HEURE
Plaidoyer
Le scandale
couvert
Wade-Idy :
L’AVEU
un amateurisme
çà suffit !
le vaudeville
Détails…
doyna - ça suffi
une hérésie
Le S.Gl.National
chances de Thiès
Au théâtre
Une candidature
On m’écarte, je
valeur ajoutée
DERNIÈRE CARTE
Ne jouez pas
Du pouvoir
LATHEATRALISATIO
C’EST POSSIBLE
EMIGRATION ESTUD
Suspicions
l’énergie
RISQUES
Renaissance
le ‘généreu’ Wad
Dépenses fiscale
second souffle
impossibilité
forêt libérale
Détrompez-vous
Averse
projet politique
grands bandits
L’incroyable
malaise
Ali Baba
Segura/Delsey
«Mii Rew»
quadrature du ce
Faut-il
Crise génralisée
POURVU QUE
Délit d’initiés:
l’Université
« Dans notre sys
SENELEC
Et la jeunesse ?
Les frontières
Pour qui voter
Il est temps
partons !
arachide
Transformer
TOUCHE PAS
la règle des «l
la basse-cour
LES ENTRAVES
L’IMPUNITE
Méta-économie
Si l’enfant
est-il toujours
La renaissance a
Il n’y a pas de
DEGAT COLLATERAL
l’infecte gouver
Ce monsieur
Merci Latif
c’est choquant
Observons juste
les hyènes
L’ultime sacrifi
en danger
Trois fois Non !
sauver la planèt
APPEL
Ces honteuses
il faut agir
Quelles solution
les voleurs
La banlieue
la liberté d'exp
L’ERREUR
La République
Tous derrière Ka
murs «inabattabl
kadialy
unique objectif
migration
la «Waddenzee»
indigence
MANŒUVRES
LE FILS
La majorité
Les Wades
TRANSITION
le Cardinal
’’dommage’’
LA RESPONSABILIT
Essai de lecture
réponse politiqu
L’appel
L’incohérence
Eviter de
NTIC
sopi pour demain
leurres et lueur
un coin du voile
Sociologues ?
Tel père,
pour ou contre
Wade III
Est-ce que
WADE – IDY
Un devoir
gagne-pain
MCA
RÉFORME
“arti-faux”
TELE
protection exorb
le grand perdant
CONNAÎTRE
Questions focale
Dérives :
A-t-on oublié
l’espace public
NEGLIGENCES
les vraies opti
Les IMAMS
Un modèle
Un autre
« mœurs légères
AMERS CONSTATS
DU THEATRE
Cheikh Abdoulaye
“woyaan”
raison !
Atouts
le vieil homme
erreur monumenta
guides religieux
pas normal !
conciliation
Que faire ?
ping-pong
sauver Karim ?
tralala… là ?
sondages
Adieu
Non
formation
interpelé !
Déficit
les dérives
Centre Ville
Roue libre
espoir
le civil
contradictions
De la sociologie
Les colosses
République laïq
le paradoxe
s’indigner
Du bon Dieu
étudiants
Hommage
Histoires
Polémique
PARTIR
L'Eglise, la sta
Derniers Mohican
à Dakar
le vice-présiden
La MECQUE
VOEUX 2010
Mondialisation
Faudrait-il
Pèlerinage
l’école
Le pacte
MAMADOU DIA
INSULTES
raison garder
fin d’année 
L' INFECTE
DIS-MOI
Arrêtez
Nouvel eldorado
Quand l’outsider
TOUJOURS
L’ANTECHRIST* !
Sénile Esprit !
Bargny
GUEST EDITO
le fanfaron
LA FIN
grand réveil
année dé-sculpté
Transparency Int
unis contre Wade
Le mythe
de l’hypocrisie
Afrique :
Archives
LA FOLIE
Me Wade
Ensemble
humilité
mauvais procès
TOUT VU
UNE IDOLE
Wade na demm
Une crise
renaissance afri
Wade et l’Eglise
sans mémoire
S’interdire
Réponse
Triste destin
Sénégal :
culot
NON
nouveau pacte
ENSEMBLE
Attaque Wade
ERREUR
Ces statues :
francs-maçons
QUESTIONS
LE DEBAT
responsabilité
Sunugal
logique consensu
l’homme des tas
LE MONUMENT
Elégance
OTAGES
Bonnes feuilles
TELEVISIONS
Les éditeurs
structures fermé
African Leaders
EDUQUONS
Amateurisme
La NATION
MESSAGE
S’il vous plaît
“ Sauve qui peut
FIN DE REGNE
Haïtiens
Les dérapages
GTI
les controverses
péril
finit… mal
griotisme
Sommes nous
PREDATEURS
LE FEU
Une statue
le Coran
35 pour CENT
Monarchie
SENEGAL:
MEDIOCRITE
Quel pays
Rapport 2008
Rapport Fij 2009
DEFICIT
Une vaste arnaqu
La risée
maître du ‘Je’
ALERTE
La Wadocratie
ABDOULAYE WADE :
THIEYE Lii
Changer ou périr
Halalli
M. le Président,
chaotique
Frénésie
perdre le pouvoi
Pays à la dérive
Le père
RESTAURATION
LA DEMOCRATIE
espoir. fatalité
des « recyclés »
ciseau libéral
L’échec
STATUE
Bâtir
La recette japon
R O I
Les provinces
BENNO
GORILLES
malgré tout
Pitié
candidature uniq
SCANDALES
MONUMENT BI
L’Alternance
L’affaire Artp
Lettre ouverte
KARIM
Indépendance
L’Homme
Ibrahima Fall
LA DECEPTION
DIX ANS
ORDRE ancien
ALTERNOCES
WADE DECEVANT
An 10 de l’Alter
Les festivités
Bons Impayés
prix du loyer
Saint d'ESPRIT
NON, Monsieur
Le franc CFA
leader politique
Marchés publics
dialogue politiq
Farba Senghor
LA PAIX
OTAGE
Casamance
INDEPENDANCE
le passager clan
délit de presse
enseignement de
Ô Sénégal,
LE JOUR OU
50 ans de l’Indé
déboulonner
O R D R E
dix ans de l’alt
Cinquante temps
la ferraille
du gâchis»
Quand la publici
De qui se moque
Indépendance
système éducatif
La tragédie
pillage
DEMAIN
la mutation
BASES FRANÇAISES
ARCHIVES
les salaires
Questions & rép
unique adversair
destin bancal
Je proteste !
Eau potable
demi siècle
Youssou Ndour
L’Indépendance
P.D.S
ARACHIDE
LA POLITIQUE
innover !
enfant mendiant
le mirage ou ...
SI JAMAIS il...
dépense publique
enseignement
violation
Le Peuple,
Le débat ne peut
Politiques
POURRITURE
Les fondements
televisions
Les marquises
La précarisation
Ce dialogue
ELECTRICITE
sous le joug
ABIDJAN
J O N C T I O N
front pour la Ré
AGIR
BANLIEUE
Le 1er Mai
tragique
ruse
acharnement
C.T.Gadio
succession ?
« Leneen »
VIOLENCE
Une comédie
LA PARITE
POLITICIENS
PARITE 2
Un peuple
Enseignement
RETENUE
fetichisme
DEMAIN !
Que prépare Wade
CINEMA
Genre-parité
Coup de patte
URGENCE
HARO
Les bus de DDD
DIVERS
ÉTATS-UNIS
le mouvement cit
B O U R D E
DANSOKHO
E N F I N
Et après ?
terrorisme
TRANSMISSION
DERISIONS
POSSIBLE
Doyna sëk
catastrophe
Indépendances
Pouvoir et Oppos
IMPOTS
2è TOUR
Usa-sénégal
L'alternoce
Karim
Par devoir citoy
Corruption :
L'usure (riba)
INONDATIONS
50 ANS INDEPENDA
Fichier électora
auditer fichier
Normalisation
Bourgui Wade
Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
La grève
indifférent
mépris inaccepta
PROVOCATION
PRESSE
D E S T I N
délires et de ra
SYNDROME 2007
Fonctionnaires
VOLAILLE CHAUVE
FAUSSE PISTE
Une mallette
ne gouverne pas
L’humilité
l’argent
Ministre
CARRIERES
L’opposition
2012
MEDITEZ
CIRCULEZ
Téléphonie mobil
Le solaire rural
SOWETO
CALIGULA WADE
Sénégal de 2012
un homme passif
le crépuscule
Présidentielle
SYNDICATS
le lumpenproléta
Dernier rempart
Délestages !
Karim Wade,
Le mérite ne se
Quelle solution
Non, Karim,
quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
Vente des terres
Les masques tomb
théorie fumeuse!
Mademba Sock ?
TOURISME
Le vent de révol
AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
mon pays ?
Electricité
L’ultime coup de
Sondages politiq
qui croire ?
TROISIEME MANDAT
patriotisme ?
Benno Siggil Sen
l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
récurentes inond
Le dernier homme
L’identité afric
quelle Républiq
Sans Ethique
Global Voice
Très chère
A chacun
la méritocratie
Ces Seigneurs
ELUS
ne contrôle plus
LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
PDS:FONCIER
barbarie ?
Latif Coulibaly
Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
Mépris ou mépris
Stade suprême
vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
Appel de détress
La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
encore 1waderie
apprivoisement
Une « curiosité
CINQ Exploits
courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
marchandage
Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
E T H I Q U E
Crise de l’Energ
Machiavel
CHAOS
L’Etat a t-il
hors course
NATION ALITEE
La mouche
père & fils
Tsunami
Que reste-t-il
CORRUPTION
pâle copie
UBUESQUE
TOUS
Terminus 2012
DEMONS
la révision list
danse du scalp
WADE MALADE
3éme mandat ?!
le triste sort
la croissance
SYNDROME
HERITAGE
T R O P
des institutions
COTE D'IVOIRE
fesman3
aides allouées
«Y en a marre »
immolations
Le 19 Mars 2011
Y ' EN A MARRE !
Le choix de Madi
moribond
Le temps révèle
Coups d’état
statut victimair
HOMME D’ETAT ?
AU MOT
Le prix de la ra
ndoumbélane
Improbité social
Mouvements citoy
LA SECURITE
un défi à releve
Terminus2012
la République
T I C K E T
Wade GO
L'assommeur
23 JUIN 2011
Quel enseignemen
P A I X
Le paradoxe
JEUNESSE
«Si les > Sénéga
De l’Indignation
LEçONS
REPONSES
SUNUGAL
N O N
Sale temps
« QUART BLOQUANT
sortie de crise
implosion social
«par devoir !»
A l’attention
WADE DEGAGE
Où est l’Etat ?
CONFLAGRATION
TRAGEDIE
la montagne
PEUR BLEUE
MENSONGES
Me WEDDI
SORTIE
A DIEU
que faire ?
ce que la rue
Bennoo a initié,
TEST
TRIBUNAL
Faillite
Autocratie
Citoyens et patr
Subordination
Conseil constitu
de mal en pis !
Impasse
pour le REPOS
S E U L S
exigence populai
une génération g
L’élection prési
PSERIGNE DIOP
la postérité
G A L E R E
en DANGER
Ce que Wade
LE PARADOXE
le péché origine
Quand les mouton
FAUX DEBAT POLIT
Les Mercenaires
Et si le préside
Ces exorcistes
LA METHODE
Abdoulaye Wade :
Le Président Wad
le Sénégal méri
Cour des comptes
PROGRAMME
Macky Sall :
Bennoo : tout ça
Mauvais présage
quelles conséque
Présidentielles
contentieux cons
Candidature de
candidat consen
Macky
incertitudes
le Sénégal tombe
facebook s'invit
DESENGHORISER
nonagénaire grab
Réagir ou Périr
Mes chers compat
Le vieillard et
L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
Violences scolai
dernier combat
candidats déclar
IMPROBABLE
‘Nguur kenn du k
Emploi au Sénéga
libéralisme wadi
la ‘cécité de Be
Nihil Obstat
Département d’Et
vieille démocrat
Quelle paix ?
A S S U M E R
RESPONSABILITES
Le soleil se lev
S T O P
D E F I A N C E
peuple gibier
WAKH WAHET
De l’art de (mal
SE L E V E R
Le bien public
ADRESSE AUX REPU
conscience citoy
FORFAITURE
IMPOSSIBLE
à feu et à sang
T E N S I O N S
Qu'avons-nous fa
12 MORTS
A U T O C R A TE
WADE (KARIM)
un DEVOIR
M A I T R E
La voie/voix du
A T Y P I Q U E
wade DEGAGE
U R G E N T
Cabochard Polit
nouveau Presiden
V O T E Z
PESTE OU CHOLERA
WADYNASTIE
A L E R T E
différemment
YAO NDRE
contentieux élec
UN
le 25 mars 2012
DIGNITE
REPUBLIQUE
Quatre appuis
L' A R G E N T
PARDON
DISCORDE
TAM-TAM
F I N

 

Liens

 Home  | Livre d'Or  | Album-Photo  | Contact

Au nom de la République

 
Au nom de la République 
‘La jeunesse est le temps d’étudier la sagesse, la vieillesse est le temps de la pratiquer’ Jean Jacques Rousseau. Mais Wade est un vieil homme atteint de maladies infantiles : égoïsme, orgueil, insouciance, narcissisme, obstination, malice, antagonisme et rivalité. A 86 ans, il lui manque encore cet esprit de dépassement chevaleresque, cette grandeur sereine et cette hauteur lucide. Beaucoup avaient, de bonne foi, pensé qu’il avait, de façon prématurée, déclaré sa candidature juste pour sauver son parti de l’implosion mais qu’il n’allait pas se présenter par respect des lois, de sa parole et pour son âge. Mais, constant dans son inconstance, il a franchi le Rubicon sans gêne. Il avait déclaré qu’il continuerait de tenir le gouvernail contre vents et marées et n’a pas lâché prise. Malgré les appels provenant de partout pour l’en dissuader, l’intraitable ira, quoi que cela puisse nous coûter, jusqu’au bout de sa logique provocatrice et destructrice : ou ce sera lui ou ce sera personne. A cause de son entêtement, une grande menace pèse sur notre pays qui risque à tout moment d’échapper à tout contrôle et de basculer dans le chaos. 
La question est de savoir, en prenant position dans cette situation grave, si on préfère la paix et la stabilité dans la vérité et l’équité ou la violence et le désordre dans le mensonge et l’injustice. 
En choisissant d’être en République que Jean Jacques Rousseau définit comme cette maison où ‘chacun de nous met en commun sa personne et sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale’, les peuples aspirent à vivre ensemble en harmonie dans le respect des lois édictées de commun accord. 
Dans une monarchie, le sujet obéit aux lois du prince mais dans une République, le citoyen est assujetti aux seules règles dont il est coresponsable de l’élaboration, du contrôle et de la gestion. En respectant les lois et en gérant pacifiquement, l’Etat obtient des citoyens l’appropriation collective des décisions publiques, leur reconnaissance et leur acceptation par tous. En violant les règles qui régissent notre volonté exprimée de vie commune, il rompt le pacte social et suscite légitimement la contestation et la résistance ; opte pour le conflit et la violence à la place de la paix et de la cohésion. Les manifestations de rue pour le retrait de la candidature de Wade sont justes parce qu’elles entrent dans le cadre de la défense de la Constitution et du bien commun. 
Nous avons reçu du guide religieux de référence Feu Mame Abdou Aziz Sy Dabakh vers qui tous les esprits se tournent dans de pareilles situations, l’enseignement suivant : ’Acceptez par humilité de vous asseoir par terre sans permettre par faiblesse qu’on pose ses pieds sur vous.’ 
Parce que nous acceptons des compromissions par lâcheté et nous adaptons à tout par peur, nous avons laissé une dictature latente il y a 10 ans, s’installer progressivement pour compromettre aujourd’hui le résultat de 30 ans de luttes pour les libertés démocratiques. 
La République s’accompagne d’un système politique appelé démocratie et se fonde sur une loi fondamentale appelée Constitution : 
- en démocratie le peuple souverain détient le pouvoir qu’il délègue aux gouvernants qui agissent par et pour lui ; en conséquence, tous les individus y compris le président sont au service de ce pouvoir que le seul peuple souverain qui prend part à la gestion des affaires publiques, détient délègue et retire. 
Cette démocratie a introduit une nouvelle forme de citoyenneté par laquelle tout individu quel que soit son statut social peut décider de prendre part aux affaires de la cité en assumant ses droits civils (liberté d’association, de manifestation, de marche et d’expression) et ses droits politiques (droit de voter et droit d’être élu). C’est pourquoi, les démocrates dénoncent et combattent toute forme de violation injuste des libertés individuelles des citoyens y compris ceux avec qui on a des désaccords.La solidarité avec Youssou Ndour dont la candidature a été arbitrairement rejetée, s’inscrit dans cette position de principe. Même s’il nous renvoyait pour caricaturer à l’extrême, l’image de la cigale des fables de la Fontaine, le respect des droits individuels et de la souveraineté populaire impose l’acceptation volontaire de sa candidature et même éventuellement du choix que le peuple souverain pourrait faire de consacrer les sept prochaines années à chanter et à danser avec lui. 
En Algérie, le pouvoir avait accepté la participation du Fis aux élections pour ensuite confisquer sa victoire ; ici le pouvoir ne veut pas en vérité prendre le risque d’être gêné par le mythique musicien. Son métier ou son niveau d’études que certains évoquent ne sont ni des arguments de droit ni un handicap fatal. Il mérite notre respect pour avoir valorisé un secteur très mal vu au moment ou il débutait il y a plus de trente ans. Les militants de partis membres de M23 qui se précipitent de demander au chanteur de soutenir leur candidat se trompent : l’attitude juste et conséquente pour être en phase avec le mot d’ordre du mouvement, est de revendiquer également le droit pour Youssou Ndour de se présenter en tant que citoyen. 
- l’Etat moderne se fonde sur la Constitution qui définit trois pouvoirs (Exécutif, Législatif et Judiciaire) indépendants et équilibrés qui se contrôlent et se neutralisent de telle sorte que les citoyens soient protégés de l’exclusion et de l’arbitraire. ‘Le pouvoir arrête le pouvoir’, a dit Montesquieu. Mais à l’épreuve de la pratique, les institutions sont fragilisées par leurs animateurs eux-mêmes. Le sage Nelson Mandela, comme pour parler à leur place affirme : ’Nous ne sommes pas libres, nous avons seulement atteint la liberté d’être libre.’ 
Un arbitre ne joue pas mais veille au respect des règles de jeu. Tant que le juge partisan ne franchit pas certaines limites, il arrive qu’une équipe de football affronte et gagne deux adversaires : l’équipe d’en face et l’arbitre. Mais à un certain niveau d’irresponsabilité et de partialité, les joueurs et leurs supporteurs prennent la décision juste de refuser la poursuite du match : sans régularité du jeu, il n’y a pas de jeu. 
Ceux qui croyaient encore à l’indépendance des juges constitutionnels et s’étonnaient de la certitude que le chef de l’Etat avait sur la validation de sa candidature ont vite déchanté en l’entendant en pleine campagne électorale avouer avoir demandé l’arrêt des poursuites contre Idrissa Seck dans l’affaire des chantiers de Thiès. Et ce n’est pas la première fois : le 1er mars 2007 il affirmait que dans le cadre du protocole de Rebeuss, il s’était engagé, si Idrissa Seck remettait l’argent, de ‘l’aider’ à sortir de prison. 
On peut alors en douter moins s’il prétend qu’il va ‘gagner’ au 1er tour avec autant d’assurance. La proposition de modification du 23juin n’est pas passée à l’Assemblée mais, peu importe, il peut encore pour se maintenir au pouvoir, s’appuyer sur la 2e béquille institutionnelle qu’est le conseil constitutionnel dont le Président ‘collabore’ jusqu’ici bien. 
Il est seulement regrettable que des sociologues, en bons devins sortis de leur retraite des bois sacrés, s’adonnent à des séances divinatoires sur les plateaux des télés en affirmant, comme pour préparer l’opinion, que Wade peut gagner au 1er tour avec comme argument fallacieux que sa cote de popularité est intacte alors que le président lui-même sait que le temps des bains de foules et des communions dans l’hystérie et la transe avec une population entièrement acquise à sa cause, est fini. Wade n’a jamais atteint ce niveau de désaveux et de rejet populaires et son parti n’a jamais connu autant de départs et de dissensions internes. 
Les actes de violation répétée de la constitution et d’affaiblissement des institutions ont fini d’installer une crise de confiance et de légitimité qui mène non pas vers l’urne mais vers la multiplication et la généralisation des mouvements de rue réprimés dans le sang. De l’arbitraire et l’oppression naissent la riposte et la résistance. Selon Gandhi l’apôtre de la non violence, ‘là où il n’y a le choix qu’entre lâcheté et violence, je conseillerai la violence’. 
L’opposition n’a ni le droit de boycotter ces élections du 26 février prochain ni celui d’y participer avec Wade, mais seulement le devoir d’empêcher leur tenue en organisant la résistance. Boycotter les élections est en effet défaitiste et suicidaire, y participer avec Wade, comme le souhaitent les légalistes et autres pacifistes, est inconséquent opportuniste et dangereux. 
Pour défendre la Constitution, des jeunes sont morts et d’autres chaque jour sont bombardés de gaz lacrymogènes, fusillés, brûlés, blessés, arrêtés, bastonnés et embastillés. 
Parce que, par opportunisme, nous foulons au pied nos principes et nos convictions, parce que nous sommes corruptibles et transigeons, parce que nous passons de la dénonciation à l’acceptation, nous avons tellement, défiguré, désincarné et désossé la politique qu’elle est devenue ce monstre effroyable, hideux et dégoûtant que nos enfants méprisent et rejettent. Pour l’argent, les honneurs et les privilèges, nous n’avons pas le droit de sacrifier et de décevoir ces jeunes qui se battent les mains nues pour un Sénégal nouveau. 
Deux solutions de sortie de crise s’offrent aujourd’hui à nous : 
1. la première est la gestion consensuelle de la crise en réunissant toutes les forces sociales et toutes les sensibilités politiques pour rechercher le consentement le plus large autour d’un nouveau calendrier électoral, des élections sans Wade et d’un gouvernement d’union nationale ; 
2. en l’absence de consensus des acteurs politiques, l’intervention d’une armée républicaine pour restaurer l’Etat de droit, est une solution révolutionnaire. Lorsque la présidence met au pas les pouvoirs législatif et judiciaire, la République est piétinée, souillée et pour toutes ses sentinelles, en particulier les militaires, le droit de s’immiscer à la gestion politique pour défendre les valeurs républicaines prime sur le devoir d’obéissance et de soumission à des institutions bafouées. Un ordre kaki est préférable à un désordre civil source de recul économique, de pertes inestimables en vie humaine, en biens privés et en infrastructures publiques. 
De dignes militaires africains comme Amadou Toumani Touré au Mali et Jerry Rawlings au Ghana sont intervenus dans leur pays plongé dans le chaos, l’instabilité et le désordre pour restaurer la paix, la sécurité, la stabilité et la démocratie et remettre le pouvoir aux civils après l’organisation d’élections libres, transparentes et régulières. 
Abdoulaye BADIANE, Email :abadja2@yahoo.fr 
Une seule exigence : infliger une défaite cinglante au candidat des Fal 2012 
Il est des moments où le citoyen doit mesurer ses responsabilités face au destin de son pays. Selon un grand penseur, ‘le patriote, c’est celui qui défend, en toute circonstance, son pays et son gouvernement seulement quand celui-ci a raison’.Le Sénégal, terre de résistance et de valeureux héros (Cheikh Ahmadou Bamba, El Hadji Malick, Alboury Ndiaye, Lat Dior Ngoné Latyr etc….) traverse les moments les plus critiques de son évolution historique. 
Notre pays se trouve dans une zone des tempêtes par la faute d’un nonagénaire gâteux dont l’entêtement quasi paranoïaque à se maintenir à la tête du pays risque de plonger le Sénégal dans des convulsions aux conséquences imprévisibles pour la stabilité et la cohésion nationales. Elu proprement en 2000, après une élection démocratique et transparente saluée par la communauté internationale, le président de la République sortant adopte le profil bas en faisant recours, à une grande échelle, à l’argument de l’argent et à la méthode suicidaire de manipulation politicienne des convictions religieuses des Sénégalais. Cet activisme débordant vise un seul objectif : fausser le jeu démocratique et détourner la volonté populaire à moins que le peuple debout n’impose un rapport des forces suffisamment dissuasif pour décourager toute velléité de confiscation des suffrages librement exprimés par les électeurs. Contrairement à son serment constitutionnel de préserver l’unité nationale et la cohésion sociale, Abdoulaye Wade mène une funeste politique qui consiste à titiller la fibre confrérique et ethnique à des fins bassement électoralistes. Une telle approche est constitutive de périls qui menacent dangereusement l’équilibre et la consolidation des fondamentaux de notre commun vouloir de vie commune. 
De mémoire de Sénégalais, on n’a jamais vu un président de la République, astreint à l’obligation de réserve, afficher, de façon aussi ostentatoire, des signes manifestes de prosélytisme vis-à-vis d’une coterie confessionnelle même si la liberté de conscience procède d’un droit constitutionnel reconnu à tous sans la moindre exception. Abdoulaye Wade a toujours adopté la posture de chef de clan qui affectionne la politique du ‘diviser pour mieux régner’ et ce, en procédant à l’instrumentalisation de l’appareil d’Etat mis au service exclusif des intérêts de sa famille et de ses propres affidés. C’est sous le magistère du président Abdoulaye Wade que les Sénégalais ont découvert, pour la première fois de leur vie, deux imams pour une seule et même mosquée, deux grands Serignes de Dakar, deux Cnts, deux Aj et tutti quanti. On peut même supposer que si la possibilité lui était offerte, il n’hésiterait pas, un seul instant, à inspirer la création de Khalifes généraux/Fc tout à sa dévotion et qui lui obéiraient au doigt et à l’œil. 
Abdoulaye Wade a piétiné notre système national de représentation de valeurs morales et d’éthique (Ngor -Jom - Kôllëré etc….) en faisant la promotion de personnes et de pratiques qui charrient, à tous égards, des contre-modèles tout à fait situés aux antipodes des valeurs cardinales de notre société. 
Confortablement installé dans les lambris dorés des salons cossus, le gratin au pouvoir telles des sangsues translucides continue de plastronner, et d’afficher, avec ostentation, une arrogance provocatrice et un train de vie dispendieux qui tranche nettement avec l’extrême précarité des conditions de vie de l’écrasante majorité. Depuis qu’il a acquis droit de cité, le libéralisme, version Abdoulaye Wade, n’a contribué, tout au plus, qu’à libéraliser la misère qui est le lot du plus grand nombre et à privatiser l’abondance, le bien-être, le luxe et le confort qui sont le seul apanage de l’étroite caste dirigeante solidement incrustée dans les strates supérieures de l’appareil étatique. Sans le moindre doute, Abdoulaye Wade a réalisé des chantiers routiers et d’autres infrastructures mais il a également déçu sur d’autres chantiers où il était plus attendu par la population dont l’aspiration majoritaire au changement a été dévoyée par le Pape du ‘Sàppi’. 
En attestent les exemples suivants : 
• La flambée des prix des denrées de consommation courante (riz 25.000 F/sac, gaz 5.000 F ; huile 1 250 F/litre. Reconnaissons tout de même que c’est une bien piètre performance pour quelqu’un qui avait fait la promesse démagogique de céder le riz à 60 F le kilogramme. 
• Le coût élevé des factures d’électricité, d’eau et de téléphone 
• Le délabrement avancé du système éducatif avec comme corollaire la révolte durable du mouvement syndical enseignant dont les revendications légitimes sont remises aux calendes ….. libérales. 
• La situation scolaire délétère risque d’entraîner une année blanche préjudiciable aux enfants issus des couches défavorisées dont les parents ne disposent d’aucun moyen pour les envoyer à l’étranger ou pour les inscrire dans les écoles privées de luxe. 
• La non orientation de milliers de bacheliers ayant réussi à l’examen du baccalauréat 
• La dégradation très poussée du système de santé publique avec des hôpitaux et des centres de santé, réduite à l’état de mouroirs, qui croulent sous le poids d’un endettement évalué à plusieurs milliards dus par l’Etat budgétivore. 
• L’échec des politiques d’emploi (dont l’aveu a été fait par le président lui-même) des jeunes dont les perspectives d’avoir un travail s’éloignent de plus en plus tel le supplice de Sisyphe condamné éternellement à rouler le gros rocher. 
• Le démantèlement du tissu industriel national avec la faillite des entrepreneurs nationaux et du secteur privé national. 
• L’effondrement de l’agriculture causé par la série noire des campagnes de commercialisation catastrophiques qui accentuent la paupérisation dans le monde rural. 
• La dilapidation du patrimoine foncier (domaine maritime – aéroport - Bambilor – Mbane – Fanaye etc…) par les spéculateurs fonciers et les seigneurs de la terre à cols blancs. 
• L’impunité des actes commis par les hommes du régime et leurs proches comme en témoignent le lourd décompte macabre (12 morts) à l’occasion des manifestations préélectorales et les crimes de sang commis depuis la survenue de l’alternance et dont aucun n’a été sanctionné par une décision de justice rendue en bonne et due forme. 
• Les attaques en règle des dossiers de blanchiment d’argent par des règles de concurrence organisant la commande publique pour assurer l’impunité aux délinquants financiers proches du régime. 
• La remise en cause de la bonne gouvernance financière suite aux directives communautaires de l’Uemoa portant sur le blanchiment d’argent et sur les principes de transparence dans l’attribution des marchés publics (menace sur l’article 29 du décret organisant la Centif) modification à sens unique des règles de concurrence organisant la commande publique (décret Karim Wade) la révision unilatérale du mode de représentation paritaire au sens de la Dcmp, etc.) et, ce, pour assurer une haute protection aux grands délinquants financiers proches du régime. 
• Au même moment, le pouvoir fêtard de Wade distribue à tours de mains, plusieurs milliards et ce, pour se pérenniser à la tête du pays de façon à mieux couvrir les arrières des prébendiers du régime (‘si Abdoulaye Wade perd le pouvoir, nous irons tous en prison’, disait l’un d’eux). Au moment d’accomplir l’acte citoyen, il faudra bien mesurer toute la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Nous avons déjà fait l’expérience malheureuse d’une alternance sans alternative dont les fruits amers n’ont pas tenu la promesse des fleurs du 19 Mars 2000. Sommes-nous encore prêts à reconduire Abdoulaye Wade, ne serait-ce que pour un bail de trois ans contrairement aux dispositions de la Constitution ? 
Le départ de Abdoulaye Wade procède d’un enjeu existentiel et d’un impératif de sécurité collective. On peut ruser avec les hommes mais on ne peut pas ruser avec les faits qui sont têtus. Les Sénégalais ne vous donneront pas l’opportunité de dérouler votre plan malfaisant de transmission dynastique du pouvoir. 
Votons Macky Sall de façon à inaugurer une ère nouvelle de renaissance nationale. Au cas où il est élu président, Macky Sall doit comprendre que ceux d’en haut ne peuvent plus gouverner comme avant et ceux d’en bas ne veulent plus être gouvernés comme avant. La vérité est que la période des messies et des présidents providentiels est définitivement révolue. Le seul héros et la seule constante restent le peuple souverain.Le futur président sera jugé sur place et sur pièce en fonction des actes qu’il aura posés et des ruptures qu’il aura initiées et, ce, conformément aux attentes de la population sénégalaise. 
Youssoupha BABOU, Instituteur Principal de Classe Exceptionnelle à la retraite 3e Adjoint au Maire de Mbacké E-mail : youbabou@yahoo.fr 
 
Les dérives culturelles du Sénégal 
Contribution d'un membre de la diaspora sénégalaise de France. 
LES DERIVES CULTURELLES DU SENEGAL Dr. Saliou Démanguy Diouf Plasticien, Historien & Critique d'art Les interrogations sur l’état de nos cultures se multiplient aux grès des frasques sans précédent qui marquent la vie politique de notre pays secouée par des violences jusqu’ici inédites. Membre de la diaspora sénégalaise, nous sommes plus que jamais attachés à notre pays et aimerions comprendre comment certains sénégalais sont-ils arrivés à perpétrer les crimes dont l’horreur s’étale dans notre quotidien de manière effrénée. Ceux dont la mémoire fonctionne encore se souviennent que depuis le départ, dans la dignité, de Léopold Sédar Senghor, le Sénégal a mis en jachère son champ culturel dans lequel, seuls quelques enfants terribles sont encore capables de se promener, livrés à eux-mêmes, sans assistance. Ce pourrissement de la culture se traduit par une forte aliénation culturelle qui n’est autre qu’une manière de nous soumettre à la volonté des corrompus et de leurs alliés qui se servent de l'Afrique. Certainement que la puissance culturelle africaine qui seule, anime la force et le courage dans l’expression n'a jamais laissé les africains sans réaction. C’est ainsi que pour combattre la domination coloniale, des voix autorisées se soulevèrent et se frayèrent des chemins à travers les luttes syndicales et intellectuelles dont l'osmose a mis en place le dispositif de la renaissance africaine bien avant et après la guerre de 1939-1945. Rien ne put arrêter la machine mise en mouvement par les voix de Bleeden, WEB Dubois, Sylvester William, Senghor, Césaire, Damas, Ahmed Sékou Touré, Kwame Nkrumah, Julius Nyerere, Cheikh Anta Diop, Alioune Diop, etc. Ils n'avaient pas cependant « calculé » Abdoulaye Wade avec qui, notre culture nationale est tombée si bas. Pour procéder à la volatilisation de nos valeurs, il y est allé à coup de milliards, par ruses et subterfuges exprimés sous forme de béton, de goudron, d'achat de conscience et de gourdins. Il n'y a pas meilleure manière de fragiliser un être humain que de réduire sa culture à une peau de chagrin. Il a ainsi initié le nombre pléthorique de nos Ministres d’État Ministres de la culture qui s'élève à plus d'une dizaine pendant son magistère. Ce qui est un record mondial. Pourtant, Abdoulaye Wade, qui semble être un vrai « monsieur connaît tout », n'ignore rien de l'importance de la culture dans l'économie de la personnalité d'une nation. L'ampleur de son grand théâtre ne change rien au fait que les institutions culturelles et les écoles de formations artistiques soient dans un état pitoyable : architecture, arts plastiques, musique, théâtre bien que nous rêvons encore d'une école de cinéma. Pourtant, la salle des banquets de la présidence, dirions nous tout le palais, tous les ministères, toutes les ambassades du Sénégal, sans oublier les organisations internationales : ONU, OACI, FAO, etc., sont largement décorés par les luxueuses peintures et tapisseries de nos artistes, devenus de vrais grands maîtres qu'ignorent tristement nos petites têtes crépues. Pourtant, ils devraient figurer dans les programmes scolaires de notre pays aux chapitres de l'histoire, de l'histoire des arts et des lettres au moins. Une part importante de ces prodigieux artistes sont actuellement mis en conserve, oubliés dans le dénuement de nos quartiers populaires, tandis que les autres sont morts ou dispersés à travers la planète. Pourtant, ils sont au rang de véritables pionniers dans le champ culturel africain, des ouvreurs de chemins aussi bien nationaux, qu'internationaux. Tous ces grands maîtres ont signé leurs ?uvres majeures sous le mécénat de Senghor. Tandis que l'autre part du système artistique : comédiens, cinéastes, romanciers, poètes et dramaturges, est aujourd'hui écrasée par les télénovélas dont la mission est d’exacerber les aliénations culturelles. Sur nos écrans de télé, il n'est pas exagéré de dire que les théâtres d'amateurs filmés et tous ces animateurs pseudo culturels qui s'exercent, dans l'égarement, à la « Michel Drucker » ou à la « Ménard Sans interdit » mal assimilée, rendent pénible l'écoute de certains programmes. Ils ne rendent service ni à leur employeur ni à l'image de notre pays surtout quand ils se donnent l'audace de vouloir tourner en dérision les nobles artistes et savants, chercheurs, universitaires à la fois producteurs d’?uvres originales et bons patriotes. Comment sans être aussi arriviste que Karim Wade, un jeune homme qui devrait se ranger du côté des patriotes-démocrates pour peaufiner sa quête de savoir, puisse se permettre de chercher la polémique, avec une vulgarité certaine, autour d'un point virgule ou d'une locution adverbiale dont l'absence ne serait autre qu'une faute de frappe ? Au lieu de servir loyalement notre pays, serait-il sous le chapeau d'Abdou Diouf OIF ou sous le canotier doré d'Abdou Wade ? Il faut que les acteurs, que nos télévisions nationales mettent au devant de la scène, sachent qu'à travers les satellites qui les livrent au monde entier, c'est tout notre pays qu'ils laissent juger. Ce désordre culturel émane de la faillite des différents gouvernements de Diouf et Wade qui ont trahi les ambitions culturelles de notre pays. Il suffit de s'interroger sur l'état de délabrement du cinéma sénégalais, qui a pourtant avec Sembène Ousmane, initié le cinéma africain, qui se porte comme un charme à Rabat et Ouagadougou. Mais encore, une politique culturelle cohérente se doit de donner du sens aux industries culturelles, seules capables de contenir le poids des besoins culturels de notre démographie galopante. Comment boycotter l'oxygène et l'avenir qu'elle porte, pour le plaisir d'une mangue greffée du Kalahari ? Il n'est donc pas étonnant que le Sénégal se trouve aujourd’hui empêtré dans un cycle de violence ouverte, aux allures gratuites avec la nouveauté d’un cynisme troublant qui tue par pandémie ou mal nutrition, qui griffe, gifle, cogne, égorge, martèle, poignarde, viole, fusille, étouffe, trépane, découpe et sacrifie nos enfants avec un incroyable rythme d’exécution. Ce tout assez laid est aggravé par la corruption, le chômage, les agressions impunies, la prostitution, la mendicité, la gabegie, les danses érotiques, la pornographie, la cocaïne, le blasphème, le harcèlement sexuel, l'infidélité, le racolage, l'homosexualité, les divorces à répétition, le manque de solidarité familiale et nationale, le mensonge, la trahison, la paresse, etc. Mais la culture non assumée peut-elle à elle seule justifier les violences liées à l'argent mal acquis, à la politique politicienne et aux magouilles-électorales ? Vouloir réifier le poids d'une culture accoutumée au rôle d'avant-garde d'une création artistique vouée au renouvellement, dans chacune de ses expressions, c'est mésestimer le sens et la puissance du concept de vitalité si présent dans notre culture. Comment ignorer l'importance de la culture dans la construction de notre pays aujourd'hui traversé par toutes les vagues du monde ? L’art africain évoque dans sa démarche toutes les éventualités spatiales du sensible, de l’audible, du visible, du palpable, de la tangibilité, de l’onirique et de la réceptivité. C'est dire qu'il organise tous les espaces de la réalisation et des expressions de l'humanité. Sa vocation le livre en permanence à la recherche de voies à suivre et ces voix expressives sont toutes dédiées non pas seulement à la possibilité mais à l’accessibilité d’une matérialité certaine d'un monde dans lequel l'Afrique peut et doit tirer les moyens de sa libération. Et dans la mesure où la boucle n’est point bouclée, voilà donc à notre portée, quelques voies possibles, des voies assurées, inaugurées et longtemps empruntées avec noblesse par nos ancêtres. Revenir à soi, vivre dans soi, travailler pour l’Afrique, se servir de l’Afrique pour uniquement servir l’Afrique, voilà le credo. Il faut pour y parvenir trouver le courage de défier tous les paliers de l’économie mondiale et tous ceux qui prétendent la contrôler, quitte à ébranler les bases structurantes du monde. Le oser revenir en soi ne pourrait signifier autre chose que la cassure des forces aliénatrices du continent en s’adossant sur les forces économiques induites par les richesses naturelles, les forces intellectuelles, les forces occultes, les forces mystiques et culturelles encore en présence dans nos bois sacrés, dans nos sanctuaires familiaux, dans nos mosquées, dans nos ?uvres les plus pugnaces, les plus scientifiques, mais les plus téméraires que seuls peuvent livrer au monde, les patriotes acteurs et chercheurs africains. D'où l'urgence de Nos Satellites, de Nos Fusées et de Nos Centrales solaires. Dés lors que les valeurs culturelles qui ont fait l'essentiel de l'humanisation, s'inspiraient de nos manières d'exister, de nos exigences et de nos aspirations, toutes nos audaces sont aujourd'hui permises. L'Afrique n'avait jamais connu la famine tant qu'elle était maîtresse de ses valeurs culturelles, tant qu'elle jouissait de sa dignité en étant responsable de son existence, de son espace sociale, de son devenir. Aucun gouvernement ne sera capable de nous faire émerger sans prendre compte de nos valeurs ! Et certainement, les preuves de cette assertion, se vérifient à travers l'existence des dinosaures qui aujourd'hui, dominent le monde par leur puissance démographique, économique et militaire. A ce titre, la Chine et l’Inde méritent nos interrogations. Évidemment qu'un fou, un simple fou, puisse-t-il être américain, tout comme un aliéné culturel, ne peut tenir la dragée haute à une équipée de cadres supérieurs enracinés dans de vraies valeurs. D’où l’intérêt de sérieusement aider à l’éveil des consciences historique et culturelle de notre nation. La conscience esthétique quant à elle, supprime la naïveté, les bégaiements nerveux et le complexe d'infériorité qui aggravent les aveuglements dans divers combats qui dans les sphères internationales, aiment la subtilité. C'est pourquoi les africains qui mettent en doute la validité de leurs cultures ancestrales resteront toujours à la traîne devant l’efficacité des peuples enracinés dans les leurs et qui souvent, leur imposent leur diktat. Il y a forcément lieu que la situation actuelle reste en l’état, tant que nous ne prendrons pas de références dans notre héritage culturel. Dés lors, il est grand temps pour l’africain, de casser avec les hésitations, les doutes, les peurs, les mensonges et les bégaiements que plus rien n’explique après les thèses lumineuses du Professeur Cheikh Anta Diop. Nous devons en effet dés ce matin retrouver plus d’assurance et de confiance dans les vérités historiques qui nous dictent plus de combativité, plus de liberté, de rigueur et de respect pour le culte de nos ancêtres et le choix de la trajectoire de notre devenir. Nous devons être et rester fiers de nos différences afin de nous réaliser dans la dignité. Selon Eric Fottorino directeur de la publication du journal « le Monde », « Claude Lévi-Strauss, adepte du « regard éloigné » aura pour mieux embrasser l’épaisseur du réel, souvent seul énoncé de lourdes vérités. En particulier que l’autre, parce qu’il est différent, n’est pas inférieur. Que la diversité ne peut justifier l’inégalité. Que « Le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie ». Que le regard ethnocentré, technocentré, confondant progrès matériel et civilisation supérieure, est une faute de l’esprit, un excès de soi-même ». L’Afrique n’a-t-elle pas l’un des plus riches patrimoines culturels sinon le plus riche de la planète ? Pourquoi ne pas en user pour donner plus de réalisme et de sens à notre créativité ? Pour revenir au particulier, rappelons que le Sénégal est un pays très riche, si nous tenons simplement compte du fait qu’il ait un territoire national, un cadre de vie et y ait mis au monde des hommes politiques, universitaires, romanciers, essayistes, Philosophes, scientifiques, plasticiens, cinéastes, acteurs, poètes, musiciens, esthéticiens, bâtisseurs de différents ordres, soldats de différents ordres, femmes et hommes d'affaires, journalistes, producteurs culturels, industriels, etc. Avec sa faculté de résorber les douleurs, celle de dépasser toutes les situations macabres imposées, toutes les souillures imposées au nombre de toutes les impostures que vous savez, le Sénégalais reste debout et n’attend que de bons dirigeants pour prendre à bras le corps toutes les synergies inévitables pour son développement. Notre jeunesse est aujourd’hui poussée à immigrer dans le monde entier pour faire le progrès des pays qui l’accueillent alors que nous devons la garder chez nous. Comment ferons nous pour regarder nos enfants, nos parents, nos amis et nos voisins, dans les yeux quand nous sommes parfaitement conscients de notre lâcheté et de la couardise qui nous empêchent d’agir délibérément, pour donner un sens à notre existence ? Il nous faut à cet effet démocratiquement élire des hommes et des femmes dignes, enracinés, fiers, ouverts, intègres et très courageux parmi ceux qui prétendent à une moindre place de leader dans un gouvernement sénégalais. Le sens de notre époque et notre conscience nationale nous intiment le refus de subir ce « N'importe quoi » qui nous retarde depuis déjà plus d'un demi siècle. C'est pourquoi, il nous faut absolument faire un jugement sans complaisance du bilan d'Abdoulaye Wade et nous interroger sur les engagements de Macky Sall qui nous demandent un plébiscite pour la magistrature suprême en 2012. Pour sauver la nation, mettons, Incha Allah, à la tête de notre pays, un démocrate amoureux de la parole donnée, de la liberté de la justice et de l'intégrité pour que triomphent la liberté et le progrès sur la décroissance, la finesse sur la balourdise, l’humanité sur l’insolence, la jeunesse sur le conservatisme et la sobriété sur la gabegie. Enfin, n'oublions surtout pas que 70% du peuple sénégalais a au moins, moins de 40 ans. Or donc, notre jeunesse veut choisir son avenir et se donner le temps de le bâtir. A bon entendeur salut ! Dr. S.D.J. Mars 2012. 
Dr. Saliou Démanguy Diouf 
BILAN ET PERSPECTIVES AU SENEGAL : les enjeux des élections présidentielles du 25 mars 2012. 
Les élections présidentielles du 25 mars 2012 constituent un tournant pour le peuple sénégalais et son avenir . 
Elles sont une occasion pour faire le bilan de l’équipe du Président Abdoulaye Wade au pouvoir depuis l’alternance en 2000. 
Le parti du «sopi » (en ouolof le changement ) a t- il tenu ses promesses ? 
Un premier constat de la situation sociale du pays peut se résumer en trois mots : pauvreté , misère , corruption . 
Certes l’équipe en question a maintenu la stabilité politique du pays ,en dépit des nombreux mouvements de contestation et de la guerre civile en Casamance . L’armée est restée dans ses casernes . Quelques réalisations d’envergure sont à noter dans le domaine des infrastructures routières . 
 
Cependant l’image du Sénégal s’est détériorée face à la communauté internationale . La situation économique et financière s’est dégradée, la misère et la pauvreté se sont installées de façon durable dans les villes , en particulier dans le monde rural. 
 
L’« exception sénégalaise » comme modèle de référence démocratique en Afrique subsaharienne a été sérieusement écornée. 
 
Héritière d’une vieille démocratie municipale et parlementaire , la plus ancienne en Afrique , inaugurée en 1848 sous la 2e République française , avec l’ élection du premier Député -Maire 
 
de Saint- Louis du Sénégal, le mulâtre Barthélémy Durand Valentin, l’alternance politique s’est toujours déroulée en douceur. 
 
En 2000 , le Président sortant Abdou Diouf est allé féliciter le vainqueur des urnes , Abdoulaye Wade, opposant de longue date . 
Cependant ce dernier , âgé de plus de 85 ans ,veut se représenter et choisir son fils Karim Wade comme dauphin. Il à réformé la constitution de 7ans à 5 ans en 2007 et avait promis de se retirer à la fin de son second mandat. Mais il n a pas tenu parole et a renié publiquement ses engagements . Il a mis en place un conseil constitutionnel , nommé tous les membres ,dévoués à sa cause. 
 
L’institution a confirmé sa candidature , en dépit de la protestation d’éminents constitutionnalistes comme le Professeur Seydou Madani Sy, premier agrégé de droit public au Sénégal, ancien Recteur de l’Université de Dakar . 
 
L’ opposition conteste aussi la candidature. 
 
Ce qui justifie les mouvements de revendications perpétuelles , comme celui du mouvement des jeunes des quartiers populaires , leader de la société civile , « yen a marre » , issu du grand mouvement de révolte de juin 2011.  
A la veille des élections présidentielles du 26 février 2012 , les mouvements de revendication s’amplifient , provoquant de nombreux morts dans la population , en particulier chez les jeunes et les étudiants dont l’avenir demeure sans perspectives . 
 
Nous examinerons le bilan de l’équipe gouvernementale sortante, en mettant l’accent sur la montée de la pauvreté et la gestion désastreuse des finances publiques puis dresserons des perspectives en insistant sur le rôle primordial de l’agriculture , de l’éducation et de la santé, puis conclure sur l’ importance de l’épargne pour financer le développement du pays. 
 
I Bilan mitigé de l’équipe sortante du Président Wade ( 2000- 2012). 
 
Lorsqu’ on analyse le bilan de l’ équipe sortante, on est frappé par son manque de professionnalisme au niveau de la politique économique et sociale : montée de la pauvreté , gestion désastreuse des finances publiques, bref absence d’ un projet de société . 
1 La montée de la pauvreté. 
 
Selon un expert de la Banque mondiale , Léopold Sarr « le pourcentage de Sénégalais qui vivent en dessous du seuil de pauvreté était d’environ 51% en 2005 ». 
Avec une croissance démographique qui dépasse la croissance économique , la hausse proportionnelle du taux de pauvreté ne cesse d’ augmenter depuis 2005. 
Autrement dit , selon les normes retenues par les objectifs du millénaire pour le développement de l’ONU pour 2015, plus de la moitié des Sénégalais sont pauvres ( - de 2 dollars par jour à Dakar , la capitale ) . Le taux de pauvreté dans les campagnes touche environ plus de 62% des ménages ruraux. 
 
Ce qui se traduit par un exode rural massif des jeunes vers les zones urbaines , principalement à Dakar, la capitale. : « la paupérisation des populations urbaines et rurales qui, beaucoup ne mangent qu’ une seule fois dans la journée, n’ engendre pas moins le banditisme , l’ insécurité, la prostitution des jeunes filles et de plus en plus de garçons ( communément appelés gigolos) pour joindre les deux bouts et nourrir la famille…..sans négliger les problèmes de santé …….C’ est à croire l’ espoir d’ une économie sénégalaise émergente , chère au Président Wade , qui s’ appuierait sur une couche moyenne , elle aussi de plus en plus touchée par la hausse du niveau de vie , semble s’ être définitivement envolée », note l’ expert de la Banque mondiale. 
 
Il poursuivre avec cette comparaison intéressante : « lorsqu’ on examine la corrélation entre le taux de croissance et le taux de pauvreté , on s’ aperçoit en comparant le Sénégal avec des pays voisins tels que la Mauritanie , que le Sénégal est non seulement moins performant en matière de réduction de la pauvreté ( 33, 5 % contre 21,2 %) mais son taux de croissance moyenne annuelle par tête dans la période 2000- 2009 , est inférieur à celui de la Mauritanie ( 2% contre 1,6 % ) . On observe également le même scénario lorsque l’on compare le Sénégal au Ghana . Comment comprendre un tel paradoxe sinon que la croissance que le Sénégal a connue , n’ a profité qu’ à une poignée d’ individus laissant ainsi une majeure partie de la population dans la misère. ». 
 
2 Une gestion laxiste des finances publiques. 
 
En poursuivant son constat, il constate : « que les revenus générés par le gouvernement du Sénégal sont passés de 21,1% du P.I.B. en 2006 à prés de 23,2% en 2010, alors que dans la même période , les dépenses publiques de l’ Etat sont passées de 27,5% à 28% , 7% du P.I.B.. La dette publique nette est passée de 24,2 % à 33, 2 % du P.I.B. entre 2006 et 2010. 
 
En comparant la maitrise des dépenses budgétaires du Sénégal avec celle des pays comme le Togo , 
la Guinée Bissau , il en conclut que le Sénégal est le seul pays, au sein de l’ UEMOA , qui soit 
en passe de violer le premier les critères de convergence économique de la zone au cours de l’ année 2010… ». 
La Société Nationale d’ Electricité du Sénégal ( SENELEC) qui dépend du pus grand portefeuille ministériel géré par le fils du Président , Karim Wade , n’ échappe pas elle aussi à la gestion laxiste , en raison des nombreuses coupures journalières d’électricité qui paralysent l’ activité des entreprises du pays. 
 
En particulier celles relevant du secteur informel , qui concentrent prés de 80% des emplois urbains de la capitale, Dakar. Le plan baptisé « Takkal » (lumière en ouolof ) qui a coûté environ 675 milliards de FCFA au contribuable sénégalais , n’a pas atteint ses objectifs .Or l’ électricité commande toute la chaine de production et les secteurs interbranches , en amont comme en aval . . 
 
Concernant l’audit de privatisation , il tarde à se faire , comme pour les autres grandes entreprises du secteur para-public comme la SOCIETE NATIONALE DE COMMERCIALISATION DES OLEAGINEUX DU SENEGAL (S.O.N.A.C.O.S), en déficit chronique ,spécialisée dans la transformation des oléagineux , secteur clé de l’ industrie arachidière , vitale pour le Sénégal. 
 
Selon l’ excellente étude des « ASSISES NATIONALES » dont de larges extraits sont cités dans notre article , la plupart des grandes entreprises du secteur public et parapublic du pays sont en crise , en raison de la gestion peu rigoureuse et de la gabegie qui président aux critères de gestion . 
 
Concernant la SOCIETE NATIONALE DE TELECOMMUNICATION ( SONATEL), fleuron des entreprises sénégalaises dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication, nous pouvons nous interroger sur les tendances récentes de l’Etat , cherchant à exercer une nationalisation rampante , en instaurant une surtaxe sur les appels . Lorsqu’on sait que l’entreprise réalise environ 80% de ses gains par des appels à l’étranger. La taxe prélevée par l’Etat se chiffre aux environs de 60 Milliards de FCFA . Taxe ayant servi, selon le rapport précité, à financer en partie la campagne présidentielle du candidat Wade aux élections présidentielles du 26 février 2012 . 
Les dirigeants politiques de l’équipe au pouvoir confondent gestion des intérêts de l’Etat et ceux du parti au pouvoir ( le PDS) . Nous assistons dans de nombreux secteur à une patrimonialisation de la chose publique par des intérêts personnels et privés, proches de l’entourage présidentiel et de son fils. . D’où une corruption qui gangrène progressivement tous les secteurs de la société, y compris les secteurs coutumiers et confrériques (grands marabouts ) : l’ avoir semble prendre le pas sur l’être. Ce qui est le contraire du fondement des valeurs culturelles du pays. 
D’où la nécessité de s’atteler à la construction d’un projet de société pour le Sénégal. 
 
II PERSPECTIVES D’AVENIR POUR LE SENEGAL : le rôle prioritaire de l’agriculture, en particulier de l’agriculture familiale. 
 
 
L’agriculture demeure la priorité des priorités pour la sécurité alimentaire d’un pays sahélien comme le Sénégal. 
1 Des investissements en infrastructures routières inadaptées pour le secteur agricole. 
 
Le secteur agricole est le parent pauvre en infrastructures. Il est devenu sinistré. La misère du monde paysan est visible avec la montée de la pauvreté et l’exode rural. 
 
Comme le rappelle l’ancien Premier Ministre de Wade , Idrissa Seck : « unifions notre territoire avant de faire des toboggans sur la corniche ... » , en faisant allusion au tronçon d’ autoroutes de la Corniche de Dakar , visant à relier l’ aéroport et le palais présidentiel, ainsi que les projets de grands travaux inachevés ( grand aéroport Blaise Diagne , ou l’ autoroute à péage inabordable pour la majorité des riverains .) . D’autres projets routiers plus utiles , comme la route de Sébikotane , peuvent désengorger la vallée du fleuve Sénégal ( agriculture irriguée )ou le projet saoudien de port à Bargny pour faciliter l’intégration régionale avec les pays de la sous région. 
 
De même en instaurant la paix en Casamance, cela peut permettre d’exploiter les immenses possibilités de l’agriculture pluviale et irriguée de cette région , avec ses fleuves et ses affluents et favoriser une agriculture de rente. 
Au lieu de construire des infrastructure de prestige comme le monument de la Renaissance africaine , œuvre au style réaliste socialiste , signée par les nord Coréens (coût de 27 millions de dollars, avec des droits d’ entrées et de propriété revenant au Président de la République) ,d’ autres priorités existent. La statue brille de mille feux quand le reste de la capitale plonge dans l’obscurité avec les coupures quotidiennes de courant. 
 
Le Sénégal dépense chaque année 211milliards de FCFA pour les importations de riz, 63 milliards pour celle du blé , et 12milliards pour le mais. Cet équivalent peut servir de revenus pour les paysans. 
Ces derniers sont démunis en matériel de vulgarisation, en intrants ( semences , engrais ) et crédit agricole . L’exode rural s’accélère vers les villes. 
 
2 L’agriculture, un secteur stratégique pour l’économie du Sénégal. 
 
Prés de 70% de Sénégalais travaillent dans le secteur agricole même s’il ne représente que 10% du P.I.B.. Ce handicap peut être corrigé si des investissements bien ciblés sont réalisés avec les 286 milliards de F.C.F.A. consacrés à l’importation de produits agricoles (riz, blé, mais ). Ils peuvent être reconvertis comme revenus au monde paysan accompagnés de réformes de structures. 
 
L’agriculture irriguée de la vallée du fleuve Sénégal, avec ses 240 000 hectares, peut être exploitée avec ingéniosité. Actuellement, seuls 60 000 hectares sont exploités et aménagés. 
 
De même l’ agriculture pluviale du bassin arachidier, en déclin, peut être valorisée avec des réformes en profondeur ( formation , vulgarisation ,intrants , crédit à des taux bonifiés) . Enfin , il est utile de mettre en place des fermes agricoles , favoriser l’ enseignement agronomique en instaurant un brevet agricole et un bac agricole . 
Enfin en Casamance , de réelles possibilités existent pour aménager la région , à condition que la paix soit instaurée avec la rébellion casamançaise. 
 
Pour désenclaver cette sous région, futur grenier du Sénégal, l’ Etat se doit de construire des voies routières , de chemin de fer , et portuaires, permettant une intégration sous régionale avec la Gambie et la Guinée Bissau , pays voisins..  
Pour ramener la paix , il est impératif de réunir toutes les parties engagées dans le conflit plutôt que de faire des promesses non tenues. 
 
Ce qui revient à impliquer la Gambie, la Guinée Bissau, sanctuaires des rebelles casamançais, trouver les conditions d’ une paix durable , aussi faire cesser la répression pratiquée par l’ armée sénégalaise. 
 
Enfin d’autres projets nécessitent de désenclaver la vallée du fleuve en restaurant la route de Sébikotane , sans négliger le projet saoudien de port à Bargny pour faciliter l’ intégration sous régionale avec les pays de la sous région. 
Enfin une réforme de taille mérite d’être entreprise pour la relance de l’agriculture familiale, c’est une réforme foncière . 
3 La réforme foncière, un enjeu capital pour relancer l’agriculture familiale. 
 
Le Sénégal n’échappe pas au phénomène actuel de vente des terres aux multinationales de l’agro- industrie des pays riches ou émergents (Chine, Inde ) qui touche les pays sahéliens. 
 
Question mérite un traitement responsable et concerté entre les pouvoirs publics et les organisations de producteurs, représentants légitimes des population rurales. 
 
Nous pouvons rappeler les incidents encore récents ayant fait des morts dans la région du fleuve ( à Fanaye ) dont l’ origine a trait à l’ attribution de 20 OOO hectares à une firme italienne d’ agro- business pour la production de biocarburants. Suite à une large mobilisation des petits paysans et de leur organisation, la C.N.C.R., les pouvoirs publics ont dû reculer. 
 
Notons également le cas de certains dirigeants de communautés rurales , proches du parti au pouvoir qui n’ ont pas hésite à s’ octroyer d’ immenses parcelles de terres , dépouillant certains petits agriculteurs de l’agriculture familiale. L’exemple le plus célèbre concerne la communauté rurale de M’Bane ( vallée du fleuve). 
 
La question foncière mérite la tenue d’ Etats Généraux après les élections présidentielles, avec une place de choix à la C.N.C.R., représentant les petits producteurs , compte tenu de son capital d’ expérience capitalisée durant des décennies. 
 
L’actuel gouvernement, au lieu de continuer d’ écarter la présence d’ organisations représentative des petits producteurs ( F.O.N.G.S. , C.N.C.R. ) , se doit de les associer dans la conception , l’ exécution , le suivi de tous les grands projets concernant l’ avenir de l’ agriculture du pays . 
 
Ce manque de concertation explique en grande partie l’échec de tous les grands projets gouvernementaux, célébrés à grande pompe comme la G.O.A.N.A., le plan R.E.V.A…. 
 
Les organisations en question se sont organisée avec celle de la société civile pour mettre en place le Cadre de Réflexion et d’ Action sur le Foncier au Sénégal ( C.R.A.F.S.) ,œuvrant pour atteindre les objectifs suivants : 
partager l’information entre organisations , renforcer la veille sur les accaparements de terre , des populations , interpeller les décideurs publics , appuyer la lutte des populations pour la préservation de leurs terres , faire un plaidoyer pour une réforme foncière cherchant à sécuriser les droits locaux. 
 
Le C.N.C.R., leader du CRAFS, vise à actualiser les propositions pour la réforme foncière et interpelle les candidats à l’ élection présidentielle. Lors des affrontements découlant de l’accaparement des terres, il a été très actif. En novembre 2011, il a animé un grand forum consacré aux voies et moyens pour mieux sauvegarder le foncier pastoral, et sauvegarder le ranch de Dolly dont une partie fut abusivement octroyée par les autorités gouvernementales au Khalife général des Mourides , confrérie religieuse dont le Président Wade est membre . 
 
Ses principales propositions visent à contrecarrer les propositions de la réforme de la loi 64- 46 sur le domaine national , prévoyant deux statuts juridiques : l’ octroi de titres fonciers aux entreprises commerciales , , et le maintien du statut- quo avec de simples droits d’ usage révocables ( droit d’ affectation ) pour les exploitations familiales . 
Grâce à une forte mobilisation , ce projet a été retiré de la loi agro- sylvio-pastorale pour servir de caution pour accéder au crédit . 
 
Pour conclure, l’objectif fondamental vise à doter les petits propriétaires de droit de propriété privée sur la terre , permettant l’accès au crédit de faire des investissements . 
Quant à la préservation du ranch de Dolly (importante réserve sylvo- pastorale ) , l’ application d’ un code de conduite pour la gestion des ressources naturelles s’avère urgent. 
 
D’où la nécessité de convaincre l’Etat d’ engager une réforme protectrice des droits des petits producteurs , et pas seulement pour l’ agro- industrie et les grands notables ruraux . Concernant la pêche et le tourisme, la situation ne s’ avère pas florissante . 
 
La surexploitation du secteur de la pêche. 
 
Le secteur de la pêche traverse une crise profonde, alors qu’il était avec celui du tourisme, un des principaux pourvoyeurs de devises. Les causes les plus visibles de la crise concernent la surexploitation des espèces rares et une exploitation incontrôlée des capacités de pêche. 
 
L’octroi de licences de pêche de complaisance aux flottes de l’Union européenne constitue un aspect de cette crise. Ce qui appauvrit les côtes sénégalaises, fragilise la pêche traditionnelle, jadis florissante, et qui occupe la plus grande partie des pêcheurs autochtones. L’accord avec les pays européens, déséquilibré pour le Sénégal, n’est toujours pas révisé. Il mérite une renégociation plus efficace, mieux préparée et mieux étoffée. Depuis les années 1990, le secteur connait une stagnation. La production tourne autour de 500 000 tonnes par an. Plus de 600 000 personnes dépendent du secteur de la pêche traditionnelle avec leur famille. Or elle est la plus touchée par la crise et composée en majorité de femmes .Raison pour laquelle, elle mérite d’être redynamisée dans les domaines des activités de transformation artisanale et semi- industrielle .Or c’est le secteur le plus délaissé par les pouvoirs publics au profit de l’agro- alimentaire. Il nérite aussi une meilleure dotation en micro- crédits et de crédits à taux bonifiés. 
Le tourisme, un secteur en crise. 
 
Au moment de l’indépendance des années 1960 , le secteur connait avec le transport aérien un dynamisme certain. Depuis les années 1990 , on peut constater une baisse sensible liée à une diminution très nette du nombre de touristes. Le constat peut se résumer aux contraintes suivantes : 
 
Erreurs de gestion, difficultés de fidélisation de la clientèle, vieillissement des bâtiments et des infrastructures, insécurité relative à la crise Casamançaise. Tous ces facteurs provoquent une dégradation des sites. 
La dévaluation du F.C.F.A. dans les années 1996 va favoriser un retour des touristes jusqu’ 2000. Le flux passe de 250 000 à 500 000 touristes puis retombe. D’autres raisons techniques sont avancées par les partenaires sénégalais et internationaux. Selon l’ étude des Assises sénégalaises : « les termes du rapport sont jugés inéquitables par les pouvoirs publics sénégalais ; le mode de gestion des partenaires français ne permet pas le maintien des investissements à un niveau compatible avec la fidélisation de la clientèle …Et surtout les groupes internationaux prélèvent des frais d’ assistance techniques ou de gestion élevés et laissent les charges d’ entretien des bâtiments à l’ investisseur sénégalais …Il s’ ensuit un vieillissement des infrastructures à quoi s’ ajoute la crise des finances publiques sénégalaises, plus une disponibilité insuffisante de statistiques et d’ études non actualisées ; en plus l’éloignement des sites de touristes d’ Europe , d’ Asie , , d’ Amérique du Nord par rapport aux pays du pourtour méditerranéen et le prix élevé des transports aériens… »Nous pouvons aussi insister sur les erreurs de gestion des autorités sénégalaises, la faiblesse des politiques d’ appui et de formation du personnel local .En outre une autre maladresse des autorités en question est d’ avoir confié la totalité du transport des touristes à des compagnies aériennes étrangères et une absence totale de tours opérateurs nationaux…. Aujourd’hui , poursuit le rapport , le Sénégal tire un profit marginal de l’ activité aérienne pleinement exploité par des compagnies non continentales, auquel s’ ajoute le divorce avancé avec son partenaire technique Royal Air Maroc… » 
 
Des recommandations pertinentes relèvent plus d’avis d’ experts nationaux et étrangers . Mais une concertation franche et loyale entre partenaires , débouchant sur une priorité des intérêts sénégalais en matière de transport aérien ,peut permettre d’ éviter une dépendance extérieure trop importante. 
Passons maintenant à deux secteurs essentiels pour l’ avenir d’un pays en développement : l’éducation et la santé. 
III L’éducation, la formation et l’avenir du Sénégal . 
Depuis l’indépendance en 1960, le Président Senghor avait fait de ces deux secteurs sa priorité en matière de développement social. 
 
Le Sénégal consacrait 40% de son budget ace secteur .Une telle orientation a été poursuivie dans une certaine mesure par son successeur Abdou Diouf. 
Actuellement, seuls 38,% environ du budget de fonctionnement reviennent à l’ éducation. Une baisse relative peut être mentionnée. La priorité des investissements revient aux infrastructures d’autoroutes, d’aéroport, d’hôtels de grand standing autrement dit de prestige. 
 
Certes en douze ans, l’ équipe actuelle a augmenté le nombre d’ écoles secondaires, sans négliger l’ expérience originale de la case des « tout petits », l’ équivalent des écoles maternelles . 
Selon un hebdomadaire ( jeune Afrique 15-21 janvier 2012 ),en 12ans des milliers d’ écoles ont été construites : de 2000 à 2012 , le nombre de collèges est passé de 220 à 749, celui des lycées de 48 à 134. Ce qui constitue un progrès non négligeable pour le cycle secondaire. 
Cependant la formation ne peut pas s’apprécier uniquement en quantité . L’appréciation du bilan de l’équipe sortante se doit d’ être plus nuancé. 
 
Concernant l’enseignement primaire, les acquis sont réels avec un taux de scolarisation de 86%. 
Cependant le critère d’indice du développement humain ( PNUD) éclaire mieux sur les liens entre alphabétisation des adultes et scolarisation des enfants . 
A ce niveau le Sénégal est classé parmi les pays les moins avancés ( PMA) ; et selon l’ U.N.E.S.C.O. 
rangé dans le groupe E. 
 
Concernant la parité filles- garçons, il est dépassé par certains pays de la région comme le Ghana qui se situait bien après dans les années 1980. Ce qui constitue une régression. 
Le taux d’ achèvement du cycle primaire n’ est que de 50% avec une grande disparité entre villes et campagnes. En réalité la moitié des élèves ne finit pas le cycle primaire et ne maitrise ni la lecture, ni le calcul, ni la langue officielle, le français. 
 
Concernant l’enseignement secondaire, la qualification des enseignants demeure faible, voire en baisse sensible , en raison de la baisse du recrutement et du niveau de formation continue . 
( cf :document publié par les Assise nationales du Sénégal( déjà cité ). 
 
Depuis le second mandat du Président Wade, le mécontentement du corps enseignant est réel. Ce qui explique les grèves à répétition. L’enseignement privé concurrence de plus en plus le secteur public, en particulier dans les grandes villes comme la capitale Dakar. Un système scolaire à 2 vitesses se met en place, pénalisant les enfants d’origine modeste. 
 
Quant à l’enseignement technique du cycle secondaire ( apprentissage, formation des cadres techniques ), il demeure le parent pauvre en matière de financement avec 7 % du budget de l’ éducation nationale. Or l’enseignement technique, en particulier l’apprentissage est essentiel pour un pays en développement. Un pays industrialisé comme l’Allemagne a beaucoup développé le système de l’apprentissage. Ce qui explique en partie sa performance industrielle vis-à-vis de nombreux pays européens comme la France. D’où la nécessité de réorienter les priorités de la formation des jeunes à l’heure de la révolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication et de la mondialisation. 
 
Le maillon faible du système éducatif au Sénégal est constitué par l’enseignement supérieur. C’est le moins performant et fabrique des diplômés -chômeurs. Les années blanches et les grèves à répétition traduisent un malaise profond chez la jeunesse, censée symboliser l’ avenir du pays. . 
A la vieille des élections présidentielles les étudiants de l’ Université Cheikh Anta Diop de Dakar ( UCAD) sont en grève pour réclamer le paiement de leurs bourses. 
 
Selon le rapport des Assises Nationales : « les capacités d’ accueil sont insuffisantes , le taux d’ encadrement préoccupant , comme le montre celui de la Faculté de lettres de l’ Université de Dakar , avec un enseignant pour 137 étudiants …. Les filières juridiques et littéraires sont surdimentionnées par rapport aux enseignements scientifiques …… » 
 
Ce qui correspond à une inversion des priorités pour l’ avenir économique d’ un pays. D’ où le constat des bailleurs de fonds comme la Banque mondiale concernant le manque de compétitivité industrielle et économique du pays. Au moment de l’indépendance dans les années 1960, des pays comme le Togo et le Sénégal se situaient au même niveau de développement que des nouveaux pays industriels comme la Corée du Sud et Taiwan. De nos jours , ces pays ont pris une longueur d’ avance dans le décollage industriel. Ils constituent des exemples à suivre en les adaptant à nos réalités culturelles. 
 
En définitive le système de formation d’un pays influence tous les autres secteurs, en particulier dans un pays en développement . D’où la nécessité d’en faire la priorité. 
Concernant la décentralisation du système éducatif, elle constitue un échec, en raison du manque de transfert de moyens . 
 
En définitive la frustration des étudiants sénégalais est justifiée dans la mesure où l’élite sénégalaise envoie systématiquement ses enfants étudier à l’étranger ( France , Canada , Etats -unis ).  
La dégradation du système de santé et de protection sociale. 
 
Les secteurs de la santé et de la protection sociale se sont réellement dégradés après l’alternance de l’ année 2000 à un point perceptible à Dakar , mais aussi dans les campagnes .Les inégalités entre Dakar la et les régions se sont creusées. Selon un rapport du bureau de l’UNICEF basé à Dakar : « 80% de la population est exclue du système de protection sociale ….Avec seulement 20% de sa population couverte, le Sénégal est aujourd’hui devancé par des pays de la région , qu’ il devançait pourtant jusqu’ à 2005 , dans la mise en œuvre de la stratégie de la protection sociale ….. 
Il est dépassé par le Ghana, le Burkina ,le Niger …... » 
 
Si l’espérance de vie s’ est stabilisée en 2007 à 55, 4 % , le taux de mortalité infantile reste élevé avec 61 °/ °° . Le problème essentiel demeure l’inégalité d’accès aux soins pour les plus démunis voire pour la majorité de la population, en particulier dans les zones rurales. 
 
Le Sénégal se trouve en dessous des normes internationales en matière d’ infrastructures pour les centres de santé , les hôpitaux , la couverture médicale et sanitaire , voire de performance . Le budget de la santé ne représente que 8% des prévisions budgétaires. 
 
La montée de la corruption, l’insuffisance de ressources de la population constituent aussi une des causes de la crise du système de santé . La médecine publique est dans un état de dégradation avancée, alors que le secteur privé prospère et progresse, avec une privatisation rampante de plus en plus visible avec le développement des cliniques privées à Dakar. 
 
Signalons sur le plan de la politique nationale de santé, une absence totale de planification de la formation et du recrutement. Or le développement du secteur de la santé , de l’éducation, de l’accès à l’ eau ( infrastructures de base ) et la lutte contre la pauvreté sont des priorités fixées à tous les pays en développement par les objectifs du Millénaire et du Développement de l’ ONU pour 2015 . 
 
Nécessité d’une politique de promotion pour la diaspora couplée avec une gestion rationnelle des fonds des migrants. 
Les transferts de fonds effectués par les migrants sénégalais travaillant à l’étranger sont estimés 
A 609 milliards de F.C.F.A. en 2008 à savoir l’équivalent de 19% du PIB du Sénégal et 218% de l’ Aide Publique au Développement. C’est dire qu’ils constituent un enjeu essentiel pour le financement du développement d’un pays comme le Sénégal. 
 
Le développement se finance par l’épargne et non par l’Aide Publique au Développement. L’aide de la communauté internationale doit accompagner le développement. 
Les fonds des migrants contribuent de façon irremplaçable à la baisse de la pauvreté, aux soins de santé des populations, à l’alimentation des populations demeurées au pays , à la solidarité . 
 
Leur restructuration par les pouvoirs publics , par la création d’ une banque d’ investissement peut financer le développement de l’ agriculture familiale, contribuer à la création de petites et moyennes entreprises , en particulier dans le monde informel, à la création d’ infrastructures de base , comme les écoles primaires , des fermes et collèges agricoles ; des dispensaires mais aussi avec priorité aux soins de santé primaires , à la formation des matrones et des agents de santé .Ces infrastructures sont une priorité dans les zones démunies , délaissées par l’ action de l’ Eta, où sont souvent originaires les migrants . 
 
Enfin une véritable politique d’accueil des migrants retraités ou décidant de renter au pays se doit d’ être mise en place. La représentation consulaire dans les pays d’immigration comme l’Italie et l’ Espagne , la France se doit d’ être améliorée. 
 
CONCLUSION GENERALE : l’opposition doit s’unir au second tour pour gagner les élections présidentielles . 
L’unité de l’opposition sénégalaise est vitale pour le second tour pour espérer gagner les élections présidentielles , offrir un avenir meilleur au peuple Sénégal et redonner l’espoir à la jeunesse . 
 
Le spectacle de la division qu’elle a donné au premier tour désole tout citoyen ,préoccupé de l’avenir du pays. 
Elle ne peut pas se permettre d’aller en ordre dispersé au second tour . Elle doit soutenir la candidature de Macky Sall, le seul qui a réussi à mettre Wade en ballotage 
 
Certes la majorité sortante sera tentée de procéder à des fraudes comme elle a toujours procédé , en dépit de la présence d’ observateurs internationaux (Organisation de l’unité africaine , Union européenne ) mais une dynamique unitaire de l’opposition ne peut être enrayée par une quelconque manœuvre de diversion. 
L e Président Wade commence à douter de ses chances de remporter la victoire au second tour. 
Comme tout « vieux routier de la politique », il espère pouvoir toujours tromper ses adversaires. Comme l’a déjà répété un de ses vieux compagnons, passé depuis dans l’opposition : 
« Wade met son clignotant à gauche et tourne à droite » . 
 
 
Tom Amadou SECK 
Economiste sénégalais, Enseignant à la Faculté de droit de l’Université de Reims, auteur de l’ouvrage : la banque mondiale et l’Afrique de l’ ouest ,l’exemple du Sénégal, édition Publisud, Paris, 1998. 
 
Bibliographie sommaire : 
Ouvrages : 
Amadou Makhtar Mbow : Assises nationales du Sénégal, An 50 , éditions l’ Harmattan, 2011, Paris, (30 Euros ). 
Revues : 
- Inter -réseaux : la question foncière au Sénégal, décembre 2011, Paris. 
- Le Monde, le rouleau compresseur Wade, dimanche, lundi, 19-20 février 2012. 
- Le Figaro, interview du Président Wade, 23 août 2011. 
- Jeune Afrique 15- 21 janvier 2012. 
- Alioune Sall, le conseil constitutionnel et nous, Revue de droit public, département de droit public, Université Cheikh Anta Diop , Dakar , Sénégal, 31 /01/12 . 
alassane wade 
• Chers amis, à la lueur des comportements et déclarations du Président Abdoulaye WADE et de ses affidés durant ces dix derniers jours, on constate qu'ils se sont rendus compte que les dès sont jetés et qu'ils vont perdre les élections. Seulement, il ne faudrait pas que nous nous comportions comme "Un tidiane bu dé adjouma". Notre détermination et notre vigilance doivent être maintenues jusqu'à la proclamation des résultats dans la soirée du 25 Mars ou au petit matin du 26 donnant largement vainqueur à Mr Macky SALL et à la coalition Bennoo Bokka Yakaar. 
Que tous ceux qui militent pour le changement aillent voter, au plus tard à 13 h pour éviter l es longues files de fin d'après-midi. Que ceux qui ont des problèmes de santé ne permettant pas le déplacement entament dès à présent les formalités pour remettre leurs procurations à des personnes sûres. Il ne faudra négliger aucune carte. 
Alors, après avoir, InchALLAH, célébré la victoire durant 48 h se remettre au travail en sachant que le plus dur va commencer. Il ne s'agira plus d'un nouveau partage du gâteau. Les élections législatives qui vont suivre devront se préparer sereinement. Que la répartition des candidats à la députation entre les principaux acteurs de la coalition se fasse dans la plus grande objectivité et la plus grande équité. 
Les tâches de Refondation de la Nation avec un nouveau type de citoyen seront alors plus aisées. 
Bien cordialement 
Pr Alassane WADE  
• O K MAIS PLUS DE DETERMINATION ET DE VIGILANCE (c'est le titre que j'ai donné au mail précédent) 
Pr Alassane WADE 
 
 
 
 

 

(c) coalition contre la transmission patriarcale de la destinée nationale sénégalaise - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 19.03.2012
- Déjà 5213 visites sur ce site!