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au Sénégal

ENTRETIEN AVEC...MouhamAdou MBODJ (Coordonnateur du Forum civil) : «Si l’Etat boycottait les Assises, il le paierait très cher» 
Dans cette dernière partie de l’interview qu’il nous a accordée (voir notre édition d’hier), le coordonnateur du Forum civil revient essentiellement sur les Assises programmées du Front Siggil Sénégal, pour souligner la faute politique grave dont l’Etat se rendrait coupable en les boycottant.  
Vous voyez Me Wade aux affaires après 2012 ?  
A mon avis, il faut éviter les spéculations sur les intentions des uns et des autres. Quelle que soit la formule légale et réelle que prendra le mode de transmission du pouvoir de Wade à son successeur, elle comprendra une période propédeutique, qui permet au groupe identifié de se préparer à la prise formelle du pouvoir à travers des élections. A ce groupe, on garantira une prépondérance sur le contrôle des compétences et ressources de l’Etat (informations stratégiques, ressources humaines, matérielles et financières, le système judiciaire et l’appareil de répression). Cet ensemble de leviers constitue réellement le pouvoir dans un espace national et permet de mobiliser une masse critique d’individus ou de groupe d’individus capables de le porter dans des compétitions électorales jusqu’à la victoire politique finale. En considérant ces éléments comme des indicateurs constitutifs du niveau de contrôle du pouvoir réel par les groupes en compétition pour la succession, il est possible d’avoir une meilleure lecture aujourd’hui des rapports de force dans le champ politique national.  
Apparemment, vous semblez dire que les éléments de la Génération du concret tiennent déjà le pouvoir. Cette affirmation est plutôt de vous. Il est plutôt ici question d’une méthode de lecture qui est proposée pour mieux comprendre la situation politique nationale qui est jeu et enjeu de pouvoir. Lorsqu’un groupe identifié dans un pays donné détient le pouvoir de nomination à des postes stratégiques, il contrôle la mobilisation des compétences dans ce processus ainsi que toutes les prérogatives légales dévolues aux institutions concernées. En même temps, ce groupe contrôle les ressources matérielles et financières allouées aux structures à la tête desquelles il a nommé des responsables. Cette situation lui permet de mobiliser aussi des relais clientélistes comme les marabouts, les chefs coutumiers, pour renforcer son mouvement et mieux faire porter son projet.  
Une telle méthode donne-t-elle toujours les effets escomptés si on considère qu’avant 2000, Ousmane Tanor Dieng avait tous les pouvoirs avant la chute du régime socialiste ?  
C’est vrai que l’an 2000 marque l’échec d’une telle approche. Même si comparaison n’est pas raison, les deux situations présentent d’importantes similitudes. En 2000, on parlait de Tanor comme successeur de Diouf, aujourd’hui, on le dit de Karim Wade, même si aucun des deux ne s’est jamais prononcé sur cela. Les deux partis ont connu les mêmes convulsions liées à la succession interne. Pour le Ps, cela avait abouti, après le congrès de la refondation qui consacre la prise du pouvoir par Tanor et les départs de Djibo Ka, de Moustapha Niasse. Pour le PDS, Idrissa Seck a été exclu et Macky Sall est confiné à la marge du parti (...) Maintenant, ce qui diffère de manière significative, c’est la capacité et la force de la mobilisation citoyenne contre les projets de succession (...) Aujourd’hui, en dehors de l’opposition et de quelques secteurs isolés de la société civile, il n’y a pas réellement une opposition significative qui s’oppose contre une telle perspective.  
Où est vraiment la différence ?  
La différence entre ces deux expérience réside dans le fait que l’alternance politique intervenue en 2000, au-delà des querelles politiciennes à la tête de la majorité au pouvoir à cette époque, a été portée en toile de fond par une forte aspiration au changement dans la gouvernance publique au Sénégal, exprimée très fortement depuis les élections ratées de 1988, par de nombreux acteurs dont les jeunes, les femmes, la classe moyenne, etc. Aujourd’hui, l’histoire est presque en train de se répéter par la radicalisation du mouvement syndical et du mouvement des marchands ambulants, accompagnée d’une forte prise de conscience, dans la société civile, de la nécessité de bâtir un rempart citoyen face aux dérives du pouvoir en place. Si par extraordinaire, ce mouvement rencontrait les mobilisations estudiantines et arrivait à fusionner avec les velléités de mobilisation de l’opposition extra parlementaire, cela pourrait constituer un sérieux obstacle aux différents scénarii de la succession de Wade. Parce qu’en dernière analyse, sur la question du contrôle ou du non- contrôle du pouvoir, dans tous les espaces nationaux, c’est le peuple qui reste souverain. Le Peuple, lui seul qui détient la compétence constitutionnelle de choisir les dirigeants d’un pays. De ce point de vue, les dynamiques d’adhésion autour de l’idée des Assises Nationales, proposées par le Front Siggil Sénégal pourraient être une grande opportunité d’intégration des luttes sociales et politiques aptes à devenir ce rempart citoyen, si l’Etat s’en désintéresse. Ce cas de figure d’auto-exclusion de l’Etat de ces Assises pourrait aboutir à un nouveau « Contrat citoyen » entre l’opposition traditionnelle et des acteurs traditionnellement indifférents à la politique.  
Etes-vous en phase avec le Front Siggil Sénégal quand ses leaders avancent que les Assises se tiendront avec ou sans l’Etat ?  
Il faut savoir que l’opposition a déjà invité l’Etat à participer aux Assises. Les acteurs non partisans qui ont manifesté de l’intérêt pour les Assises, ont affirmé l’incontournabilité de l’Etat pour la réussite d’un tel projet. De ce point de vue, les Assises, même si elles relèvent de l’initiative de l’opposition, n’appartiennent plus à cette dernière. En soumettant un tel projet à d’autres acteurs, qui l’ont adopté et adapté à leurs visions, l’opposition accepte de voir le projet initial évoluer dans sa propre conception et dans ses schémas de mise en œuvre.  
Si l’Etat s’auto-exclut, que faudrait-il faire des résolutions des Assises ?  
La décision de s’auto-exclure des Assises par l’Etat relèverait d’une grave erreur d’appréciation politique. Elle équivaudrait, comme conséquence immédiate, à favoriser et à légitimer des consensus forts et durables entre des forces politiques de l’opposition, du secteur privé et de groupes significatifs de la société civile. Ce serait une faute politique que l’Etat et les forces qui le contrôlent paieraient très cher pour l’avenir, et il en assumerait la responsabilité devant l’Histoire. Une telle attitude n’aurait que très peu d’influence sur les acteurs non partisans intéressés par le projet d’Assises. Chaque acteur prendra ses propres responsabilités devant la Nation. Le Sénégal ne peut plus continuer d’être gouverné par l’exclusion de la majorité de ses fils du processus décisionnel. Il faut espérer simplement que le manque d’intérêt manifesté par l’Etat ne puisse trouver sa raison dans les enjeux de la succession (...) Qu’elle soit biologique ou politique, ou à la fois de type biologique et politique, la succession ne saurait avoir un fondement légal en République du Sénégal. Il est impossible de transmettre le pouvoir, par un quelconque subterfuge du droit, sans passer par l’expression du suffrage des citoyens. Les démocrates doivent encore faire preuve de vigilance citoyenne pour qu’une telle impossibilité continue d’être garantie dans un pays. Les mêmes démocrates devront aussi continuer d’exercer leur rôle de sentinelle, à l’égard de toute tentative de manipulation des moyens publics à des fins de faire aboutir des ambitions de prise de pouvoir. Dans les deux cas de figure, la tenue des Assises aurait pu aider à asseoir un consensus au sein de toute la classe politique.  
Selon vous, les Assises pourraient-elles empêcher cette succession au cas où… (il coupe)  
Oui, en installant le pays dans la sérénité et l’unité autour d’accords simples sur l’observation des modes de transmission. A défaut, la convergence des luttes populaires dont les contours se dessinent dans les mobilisations syndicales actuelles, pourrait être le catalyseur d’un mouvement national qui s’opposerait à toute idée de succession dans l’espace national.  
A vous entendre, on dirait que la situation est très alarmante.  
Non, la lecture qui est faite de la situation du pays n’est pas alarmiste car elle est adossée à des faits vérifiables. C’est plutôt la situation qui est alarmante. Une grève des travailleurs de tous les secteurs a été évitée de justesse le 9 janvier. Aujourd’hui, on vient de sortir d’une grève générale dans le secteur de la santé. Il est facile de convenir avec cette analyse, car c’est le Chef de l’Etat lui-même qui parlait de crise institutionnelle, pour qualifier ce qui s’est passé entre lui et Macky Sall.  
N’avez-vous pas l’impression que le président de la République fait comme si de rien était, s’occupant plutôt de questions internationales ?  
Il est à se demander si Me Wade a mesuré parfaitement la situation du pays. Un certain nombre d’actes posés justifient une telle interrogation. L’appel adressé à la Nation pour une solidarité vis-à-vis des couches démunies, la radicalité improductive dont il a fait montre dans la «crise du Parlement» et le mouvement des marchands ambulants qui a fait reculer l’autorité quelques jours plus tard, permettent de douter réellement si le président de la République a la pleine mesure des enjeux actuels qui structurent les confrontations dans le pays. Il est légitime de se demander si les enjeux de la succession ne biaisent pas la qualité de l’analyse qu’il se fait du pays. Il y a comme une sorte de surdité voulue face à tous les appels à la responsabilité dans l’espace national. C’est presque les mêmes symptômes notés au niveau du régime de Diouf.  
Pensez-vous que la dernière médiation menée par le khalife des mourides entre Macky Sall et Abdoulaye Wade soit de nature à renforcer la République, si l’on sait que c’est le pouvoir spirituel qui vient ainsi au secours des institutions ?  
Il faut relever deux éléments dans cette appréciation. Le premier est relatif au fait que dans l’espace public sénégalais, il puisse exister des régulateurs hors des institutions publiques. Il est heureux de constater dans notre société, dans des cas de conflits aigus, qu’il existe des institutions privées au sein de la société civile qui agissent comme des ressorts permettant de dépasser ces crises. C’est sous cet angle qu’il faut apprécier l’intervention du Khalife Général des mourides. C’était une bonne chose. Le second élément d’appréciation part du constat que le président de la République a refusé de recevoir une partie de la société civile qui voulait le rencontrer, afin de l’interpeller sur sa responsabilité constitutionnelle de protéger les institutions. Et de l’autre, il a accepté la sollicitation du Khalife général. Ce traitement différencié de sollicitation de citoyens par la haute autorité pose problème au regard des motivations qui ne sont pas encore connues et qui justifient cela.  
Il faut reconnaître que la société civile a été mal inspirée sur ce coup en intervenant dans une crise qualifiée d’institutionnelle.  
Sur cette affaire, l’appréciation que l’opinion s’est faite a été faussée par le traitement que la presse en a faite. A tort, il a partout été dit qu’il s’agissait d’une médiation, alors que dans aucune des deux déclarations faites par le Collectif des organisations de la société civile, ce mot n’a été utilisé. C’est moins la société civile, qui a été mal inspirée que ceux qui se sont fendus d’articles et de chroniques dans une posture de donneurs de leçons à la société civile qui se sont lourdement trompés. La société civile a suivi avec beaucoup d’intérêt le bras de fer entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale et elle a pris position publiquement pour dire que ce sont des questions devant être contenues dans le champ partisan. Donc, c’est fort d’une bonne compréhension de ces enjeux qu’elle a adressé une lettre, non au secrétaire général du Pds, mais au président de la République, ainsi qu’au président de l’Assemblée nationale.  
Pourtant, le Forum civil avait dit niet au Pacte républicain quand il s’est agi de préserver l’élection présidentielle. Sur le Pacte républicain, le Forum Civil n’a jamais eu de divergence de fond. C’est plutôt sur l’opportunité. Pour nous, dès l’instant qu’il y a une constitution qui organise les règles de gouvernance des rapports entre les différents acteurs de la République, il est redondant de passer de nouveaux accords à travers un nouveau pacte. Si le Pacte républicain ne se justifiait que parce que la Constitution avait été mal appliquée, il fallait se battre pour amener le chef de l’Etat à faire appliquer la Constitution, conformément au serment qu’il a prêté devant la Nation. Cette expérience du Pacte républicain n’est pas comparable à l’initiative que nous avons prise dans le conflit qui a opposé le président de la République et le président de l’Assemblée nationale. Il s’agissait plutôt de les rappeler à leurs devoirs de responsabilité vis-à-vis de la Nation.  
HUIT ANS APRES SA « MORT »  
Wade ressuscite le Conseil Economique et Social 
Par Bacary Domingo MANE | SUD QUOTIDIEN | samedi 26 janvier 2008  
 
Ça y est. Le conseil économique et social revient, dans un contexte de morosité économique et surtout au moment l’on demande au contribuable de se ceindre les reins pour participer à l’effort de « guerre » pour atténuer les effets dévastateurs du coût élevé du baril du pétrole. Ceux qui pensaient que le Président Wade allait renoncer à son projet de ressusciter le Conseil économique et social supprimé dans l’euphorie généralité post alternance, n’avaient peut-être pas intégré la donne des prochaines élections locales. 
En tout cas, le Conseil des ministres qui a examiné et adopté hier, vendredi 25 janvier, le projet de loi portant création de cette nouvelle institution,n’ignore pas les enjeux. 
Par ailleurs, le Chef de l’Etat s’est vivement félicité de l’adoption par le Sommet de Ouaga, d’une motion de félicitation et de soutien au Sénégal, en sa qualité de futur organisateur du Sommet de l’OCI. Cette motion a été lue par son ami et frère Son Excellence M. Amadou Toumani TOURE, Président de la République du Mali. Au cours de la 33ème Session, Monsieur le Président de la République est revenu sur les enjeux des Accords de Partenariat Economiques (APE), et les mauvaises perspectives qu’ils ouvrent à l’Afrique. 
Le Chef de l’Etat a, à cette occasion, proposé un schéma et un chronogramme pour conduire les prochaines négociations CEDEAO-Union Européenne. 
Assises nationales  
Le Front Siggil rencontre la société civile 
Par APS | | samedi 26 janvier 2008 
 
Le Front Siggil Sénégal (FSS, opposition politique) rencontre des organisations socio-professionnelles et de la société civile, samedi à 10 heures au Terrou Bi, a annoncé à l’APS Abdoulaye Wilane, un des porte-paroles du FSS. 
La manifestation constitue le dernier cadre d’échanges déstinés à la finalisation de l’élaboration et à l’adoption des termes de références des Assises nationales préconisées par ces partis d’opposition, a indiqué M. Wilane. Il est aussi prévu au cours de la rencontre la mise en place du comité national de pilotage des Assises nationales. 
Selon Abdoulaye Wilane, les responsables du Front Siggil Sénégal tiendront un point de presse à l’issue de la rencontre aux environs de 13 heures 30. 
Le Front réunit une vingtaine de formations politiques qui prônent la tenue d’assises nationales pour ’’discuter’’ de la situation politique, économique, sociale, culturelle du pays et proposer des ’’solutions de sortie de crise’’ 
ELECTIONS LOCALES  
Cheikh Bamba Diéye lance le ’’Front citoyen’’ pour conquérir la mairie de Saint-Louis 
Par APS | | vendredi 25 janvier 2008  
 
(APS) - Le Secrétaire général du FSD/BJ, Cheikh Bamba Dièye, a mis en place un ’’Front citoyen’’ pour aller à la conquête de la mairie de Saint-Louis. Selon M. Diéye qui donnait mardi une conférence de presse ’’le Front citoyen est ouvert à tous les ressortissants de Saint-Louis et à toutes les formations politiques soucieux de prendre en charge le développement de la commune.’’ 
Il a réitéré son engagement à œuvrer avec tous les fils de sa ville natale, ses militants, sympathisants et autres alliés, en vue de prendre en charge les problèmes auxquels les populations de la capitale du nord sont confrontées. Insistant sur l’urgence de mettre en place ce Front citoyen, il a appelé le régime à se pencher sérieusement sur les problèmes rencontrés régulièrement par les pêcheurs sénégalais. 
Pour ce faire, il a estimé qu’une collaboration étroite avec le Gouvernement mauritanien est souhaitable afin d’éviter les tracasseries vécues par ses parents pêcheurs en zone maritime du voisin du nord. 
Le député a par ailleurs ajouté que la marine sénégalaise doit être présente au niveau de la frontière maritime pour une meilleure surveillance des activités des pêcheurs. 
Desserte maritime Dakar Ziguinchor 
NID D’INCOHERENCES 
Par | | jeudi 24 janvier 2008  
Le Bateau le « Joola » a chaviré le 26 septembre 2002 par sale temps au large des côtes gambiennes emportant plus de 1800 personnes parmi lesquelles 30 Européens, originaires de France, d’Espagne, de Belgique, de Norvège, de Suisse et des Pays-Bas. Selon certaines sources, 64 personnes survécurent à cette catastrophe, 260 corps furent récupérés et 1.500 victimes furent bloquées dans la coque du navire. Les familles respectives de ces dernières attendent encore de faire le deuil. Le renflouement du bateau le « Joola » n’étant pas encore à l’ordre du jour malgré l’argent et les moyens techniques proposés par les partenaires au développement, les familles des victimes européennes ne désespèrent pas d’obtenir un jour gain de cause. Le naufrage du « Joola » est reconnu comme la plus dramatique catastrophe maritime de l’histoire moderne. Malheureusement, c’est le Sénégal qui héberge une telle mauvaise publicité ! 
Le journal « Walfadjri » s’interrogeait aux lendemains du naufrage du Joola : « comment peut-on cultiver un tel degré de légèreté et d’irresponsabilité quand il s’agit de protéger la vie de centaines de passagers ? ». 
Cette question reste d’actualité six ans après le drame du « Joola » puisque les leçons de ce drame n’ont pas été retenues. L’imprudence reprend le dessus…et pour cause ! 
Le Sénégal a enfin accueilli le 10 décembre 2007, un navire neuf baptisé « Aline Sitoé Diatta » en remplacement de celui qui a fait pleurer le monde entier. Ce nouveau bateau que les citoyens sénégalais en général et casamançais en particulier rêvaient d’accueillir sinon en grande pompe du moins sous une concentration de prières aux motivations islamo chrétiennes, puisque le Bateau est arrivé à Dakar dans un mois où l’on fêtait à la fois la Tabaski et Noël, a plutôt fait s’envoler en une fraction de seconde tous les espoirs de voir les sénégalais et les amis du Sénégal s’embrasser chaleureusement et prier ensemble en mémoire de nos morts. 
La Société Maritime de l’Atlantique qui a assuré de mains de maîtres pendant deux ans la gestion technique et commerciale de la liaison maritime Dakar Ziguinchor avec le « WILIS », bateau affrété en 2005 par l’Etat du Sénégal, est tombé sous le coup d’une privation soudaine de sa mission de service public par un discours du Chef de l’Etat du Sénégal qui a décidé de céder à un consortium de privés sénégalais prétendument riches et compétents la gestion du nouveau navire. 
Surprenante décision qui a suscité instantanément l’incompréhension des professionnels du monde maritime et soulevé le courroux de l’Association de Familles des Victimes du « Joola », des populations de la Casamance et des bailleurs de Fonds qui ont financé la construction de « Aline Sitoé Diatta » et qui n’entendent pas laisser passer une telle sentence. 
Du fait de cette nouvelle donne, l’opinion est en droit de se demander les motivations réelles qui ont poussé Le Président de la République du Sénégal, Maître Abdoulaye WADE, à prendre une telle décision. 
Le comble de la contradiction est qu’en prenant cette décision, le Président de la République du Sénégal, qui se veut le chantre de l’Unité Africaine, s’amuse à mettre en avant des considérations de nationalisme là où le maître mot devrait revenir à l’expertise et à la compétence. 
En effet, la subite décision de dessaisir une entreprise qui a fait ses preuves en matière de transport maritime de passagers sur la desserte maritime Dakar- Ziguinchor paraît pour nombre de citoyens sénégalais paradoxale et incompréhensible à plusieurs égards : 
ß Le premier paradoxe est l’attitude des actionnaires de la SOMAT, représentants de l’Etat du Sénégal dans le capital de cette dernière, de vouloir noyer leur société pour s’investir dans ce nouveau consortium, mettant ainsi en péril les acquis sécuritaires et sociaux. Drôle de façon d’étouffer son propre enfant ! 
ß Pourquoi confier une mission de service public de transport maritime de passagers à une société qui n’a aucune compétence ni expérience avérées dans ce domaine (En témoigne la liste des actionnaires qui composent ce consortium) en lieu et place d’une entreprise dont le savoir-faire dans ce secteur n’est plus à démontrer ? 
ß L’on est également en droit de s’interroger sur le fait que ces prétendus opérateurs privés ne se soient pas manifestés depuis 2004 lorsque l’Etat du Sénégal cherchait des partenaires techniques pour assurer la gestion de la liaison maritime Dakar Ziguinchor ? 
ß Pourquoi ces supposés hommes d’affaires sénégalais riches n’ont-ils pas mis la main dans la poche pour soutenir financièrement l’Etat du Sénégal quand il recherchait les fonds nécessaires à l’acquisition d’un navire à passagers neuf pour la Casamance au lendemain du drame du JOOLA ? 
ß Puisqu’ils se disent opérateurs économiques et transporteurs reconnus pourquoi n’ont-ils pas apporté des solutions en matière de transport maritime de marchandises vers la Casamance et la sous région alors que la demande se faisait pressente depuis des décennies ? 
ß Pourquoi s’agitent-ils maintenant après que la SOMAT ait ramené la confiance sur la desserte maritime Dakar-Ziguinchor en un laps de temps …et participé techniquement pendant deux ans à la construction d’un bateau à passagers de haute technologie qu’elle a ramené à Dakar ? 
Sur ces différents rapports, l’on est encore en droit de se demander si c’est vraiment l’intérêt général ou des intérêts particuliers, cupides et inavoués qui poussent ces opérateurs privés néophytes à s’intéresser subitement à un domaine d’activité qui nécessite une expertise avérée. 
La vérité est qu’à ce jour, ce consortium compte pouvoir s’appuyer sur les Ressources Humaines de la SOMAT pour lancer ses activités. Ses administrateurs ont eu la maladresse de dire dans les médias sénégalais qu’ils étaient entrain de débaucher le personnel de la société écartée. Ce qui prouve encore leur amateurisme. Comble de paradoxe !!! 
Pourquoi confier la desserte maritime Dakar-Ziguinchor à des novices qui disent qu’un bateau neuf n’a pas de problème et est facile à gérer …ignorant ainsi les règles les plus élémentaires en matière de gestion sécurisée de nouveaux navires à la fois de passagers et de marchandises ? 
Il est de notoriété publique que depuis la reprise de la desserte maritime Dakar Ziguinchor en 2005 par la SOMAT, la confiance est revenue sur la ligne à la faveur d’une brochette d’atouts présentés par cette entreprise : excellente qualité de services, sécurité et sûreté offerte aux passagers, régularité de la desserte par une programmation fiable des rotations, renforcement des activités économiques et touristiques de la région, acheminement des marchandises des opérateurs économiques sur Ziguinchor et dans la sous région, assurance d’une liaison directe sans transit, diversification de la clientèle…autant d’atouts qui militent en faveur du maintien de cette entreprise pour assurer la gestion de la desserte maritime Dakar-Ziguinchor. Pourquoi réinventer la roue ? 
La SOMAT a construit pendant deux ans, jour après jour, brique par brique, un capital confiance auprès des populations de la Casamance. Elle ne doit en aucun cas disparaître à la faveur de la subite ambition de transporteurs improvisateurs qui confondent la gestion d’un navire à passagers avec celle d’une assistance apportée aux navires de pêche. 
Franchement, la desserte maritime Dakar-Ziguinchor a besoin des opérateurs ayant prouvé leur capacité à respecter les normes internationales en matière de transport maritime de passagers ! Elle n’a pas besoin d’être exposée à de nouveaux dangers après avoir connu un désastre qui est loin d’être oublié. 2000 morts ! C’est déjà assez ! Croyez vous que le Sénégal a encore besoin d’une telle mauvaise publicité ? Pourquoi risquer de replonger le pays dans une nouvelle série noire en cédant aux caprices des transporteurs…amateurs ? 
Si ces messieurs sont de vrais patriotes, s’ils respectent les Sénégalais et les amis du Sénégal qui ont perdu de nombreuses familles dans le drame du JOOLA, qu’ils s’éloignent maintenant ou du moins pendant qu’il est encore temps…de ce métier qui ne s’improvise pas ! Les citoyens sénégalais qui sont convaincus de leur savoir-faire dans des domaines moins risqués savent qu’ils ne peuvent pas s’orienter par un coup de baguette magique dans le transport maritime de passagers qui nécessite non seulement du talent, mais de l’expérience et de l’expertise. Qu’ils restent dans les métiers qu’ils maîtrisent ou alors qu’ils s’exercent dans ceux où ils ne risqueront pas de déshonorer toute une Nation ! Le Sénégal n’a plus besoin d’une catastrophe maritime relevant de la négligence et de la concupiscence. Ce que les casamançais en tous cas ne sont plus prêts à accepter ! A chacun son métier ! 
Bernard Roger MENDY 
Demande d'audition de Mame Madior BOYE : Le Palais présidentiel met en garde les juges français 
Le Sénégal n’est pas le Tchad. C’est en tout cas ce que semble dire Me El hadji Amadou Sall dans l’affaire Mame Madior Boye. Où, le magistrat instructeur, français en charge du dossier Joola, à Dakar, a introduit une demande auprès du chef de l’Etat, pour pouvoir entendre l’ancien Premier ministre.  
 
‘J’affirme ici de la façon la plus solennelle et la plus ferme que tous ceux qui seront tentés par l’aventure et qui prendront des actes qui sont de nature à porter atteinte à l’honneur de notre nation, à la respectabilité de notre Etat et de nos hommes d’Etat, auront pris sur eux, la responsabilité d’une ferme réaction dont les conséquences ne les épargneront pas’. Tel a été le commentaire du porte-parole du président de la République Me El hadj Amadou Sall sur l’intention de la justice française d’auditionner Mame Madior Boye. Ce, après avoir confirmé la présence, à Dakar, du magistrat-instructeur français, chargé du dossier Joola. ‘Effectivement dans le cadre d’une commission rogatoire, un juge français est ici (à Dakar) pour entendre un certain nombre de personnalités sénégalaises (dans l’affaire du Joola, Ndlr)’. Et la procédure, explique Me Sall qui a fait face à la presse, hier à la présidence, ‘c’est que sur le rapport du Garde des sceaux, le président de la République doit prendre un décret autorisant ou non l’audition de certaines personnalités’. Le porte-parole du chef de l’Etat d’indiquer dans ce sens que la décision que prendra le président de la République sera légale et conforme au code de procédure pénale et à la constitution sénégalaise de même qu’aux accords entre le Sénégal et la France. Sous ce rapport, Me Sall rappelle que le conseil des ministres du Sénégal, a, à la date du 27 décembre 2007, adopté un projet de loi modifiant la compétence universelle des juridictions sénégalaises. De sorte que les tribunaux sénégalais sont aujourd’hui compétents pour ‘rechercher, entendre, inculper, arrêter et juger toute personne qui serait coupable directement ou indirectement ou même par négligence’ de tout acte qualifié de crime ou de délit dont un citoyen sénégalais serait victime. Ceci, quelque soit l’endroit ou le crime serait commis. Partant de ce projet de loi, l’Etat du Sénégal opte désormais pour la loi du Talion. Parce que menace l’avocat, ‘nous observons dans ces conditions les actes que les juges français et ceux qui sont chargés des poursuites feront dans ce qui est aujourd’hui appelé l’affaire du Joola. Et nous appliquerons la réciprocité’. Laquelle réciprocité sera appliquée même pour les cas portant sur des délits commis contre des citoyens sénégalais, ’dans la rue ou tout autre moyen de transport’, précise Me Sall.  
Me Sall rappelle, dans la foulée, que l’ère des petits Etats à peine sortis de la colonisation est terminée. Et que nul ne devrait l’ignorer. Me El hadji Amadou Sall indique à cet effet que les relations entre Etats et institutions des Etats sont établies en respectant deux règles fondamentales : l’équilibre des avantages mutuels et la réciprocité. Et qu’en ce qui concerne le Sénégal, il s’engage à respecter ‘scrupuleusement cette règle de la réciprocité’.  
Faisant toujours dans le rappel, le porte-parole du président Wade souligne que le Sénégal et la France ont des relations marquées par une longue histoire. Non sans citer le président de la République, selon qui, explique-t-il ‘cette histoire est marquée par le sang commun qui a été versé au cours de trois grandes guerres, pour défendre la patrie commune’. Mieux, Me Sall a invoqué les propos du Général De gaule selon lesquels ‘l’Afrique a été le refuge de l’honneur de la France’. Et l’avocat estime que cette phrase à elle seule suffit ‘pour tracer les frontières qu’il ne faut pas dépasser’. Parce que, poursuit-il ‘lorsqu’il s’agit de l’honneur et de la dignité des peuples, les attitudes de principe ne sont pas négociables’, avertit, le porte-parole du président Wade.  
Yakhya MASSALY  
SENEGAL-MONDE RURAL-DEFICIT VIVRIER 
Le gouvernement décidé, enfin, à mener des enquêtes 
dimanche 27 janvier 2008  
NETTALI - Le gouvernement est en train de mener une enquête sur le déficit vivrier dans le monde rural, afin de mieux y faire face. Enfin, les autorités reconnaissent les difficultés vivrières qui assaillent les paysans et que des voix autorisées n’ont de cesse souligné. C’est le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et de Finances, Abdoulaye Diop qui revient sur cela au micro de la radio Première Fm. 
« Où se trouvent les zones les plus déficitaires ? Quelles sont les populations qui sont concernées ? A partir de ce moment, avec les données statistiques qui doivent être faits, dégager les moyens et en relation avec les services du Développement social, de la Famille, voir comment réaliser en tout cas un soutien ponctuel à ces populations », a déclaré le ministre d’Etat Abdoulaye Diop, pour fixer les objectifs. 
Le grand argentier de l’Etat a ajouté que l’on « ne peut soutenir des populations sans savoir exactement où se trouve ce dont elles ont besoin, ce dont elles manquent. Je crois qu’il faut être sur place pour le démontrer ». A l’en croire, le gouvernement a « bien sûr » saisi les différents gouverneurs, préfets et sous-préfets, pour avoir une estimation du déficit pluviométrique, du déficit vivrier et « en conséquence pouvoir réagir fort ». 
L’opération n’étant pas une nouveauté, le ministre d’Etat Abdoulaye Diop estime que les choses devront aller vite. « Nous l’avons déjà fait. Cela ne veut pas dire que cela va prendre des mois pour le faire. On ne va pas aller sur l’ensemble du territoire national et faire des enquêtes. Nous utiliserons les données recueillies auprès des autorités administratives, nous les centraliserons et nous pourrons éventuellement dégager en relation avec eux les moyens qui seront nécessaires pour les soutenir ». 
Mieux vaut tard que jamais. Bien avant la fin de l’hivernage, « Caritas Sénégal » d’abord, le Conseil national de concertation des ruraux (Cncr) ensuite, les Ong, les partis politiques, ont tous tiré la sonnette d’alarme pour inciter les autorités publiques à prendre des mesures préventives afin d’éviter au monde rural les problèmes alimentaires qui pointaient à l’horizon. Rien n’a été fait. 
Pourtant, le déficit pluviométrique, la mauvaise qualité des semences distribuées, le défaut d’intrants, l’arrêt prématuré des pluies étaient autant de signes d’un déficit vivrier inévitable. Les autorités de l’Etat sont restées sourdes si elles n’ont pas tout bonnement nié l’existence de « poches de disette » qui, bien avant la fin de l’hivernage, étaient relevées par endroit. 
AFRIQUE-PRESENCE CHINOISE 
"On nous fait un mauvais procès", selon l’ambassadeur Lu Shaye  
samedi 26 janvier 2008  
NETTALI - Portée par une vieille civilisation, de plus de 5000 ans, la Chine s’impose comme l’une des grandes puissances étatiques respectées voire craintes. Autant en raison de son poids démographique d’un milliard trois cent millions d’habitants, que de ses nouveaux atouts économiques susceptibles de la propulser, d’ici 2040, au premier rang mondial de la compétition économique, selon la banque américaine Goldman Sachs. "Il y a beaucoup de rumeurs sur la présence chinoise en Afrique et on nous fait un mauvais procès", a estimé Lu Shaye, ambassadeur de la République populaire de Chine, lors du Colloque international sur les relations Europe-Afrique. 
Le diplomate se voit obligé de "riposter à l’égard de ces allégations relayées par les Occidentaux pour exclure de nouveaux concurrents" et pense que la présence de l’Empire du Milieu en Afrique permet aux européens d’être "moins arrogants". 
L’ambassadeur de la République populaire de Chine, Lu Shaye n’y va pas par quatre chemins pour balayer les "rumeurs" qui entourent la présence chinoise en Afrique. Rumeurs colportés, selon lui par des "Occidentaux qui tentent d’exclure de nouveaux concurrents" et qui sont en porte-à-faux avec la réalité pour un Etat qui "vient avec une autre manière de faire du business" axée sur le "respect mutuel". 
Intervenant lors du colloque organisé par le Fondation Gabriel Préri et le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) sur les relations eurafricaines, l’e diplomate chinois a tenté de montrer la présence de l’Empire du Milieu en Afrique sous un autre jour que ne le présente les Occidentaux qui collent des "clichés" au pays le plus peuplé de la terre. 
"En ouvrant les yeux sur les attitudes générées par le fracassant retour de la Chine sur le continent, on constate que le temps est révolu où le développement de l’Afrique n’était analysé qu’à travers le seul prisme des politiques néolibérale promues par les pays occidentaux et par leurs relais technocratiques, à savoir les institutions de Breton Woods", commente le diplomate chinois. Il ajoute que "la compétition naissante menée à fleurets mouchetés sur le champ économique, est moins idéologique à raison des motivations principalement économiques et diplomatiques". 
Avec le pétrole, la "donne chinoise" n’est pas seulement humaine mais énergétique avec Pétrochina "la plus grande capitalisation boursière au monde, avec plus de 1000 milliards de dollars", présente en Angola, au Soudan, au Nigeria, au Kenya, au Tchad. C’est aussi, selon toujours l’ambassadeur, "près de 800 entreprises chinoises, de taille plus ou moins grandes". 
La percée chinoise est aussi perceptible dans le secteur financier par l’entremise de la banque d’export-import Exim qui, en 2005, "a financé pour 15 milliards de dollars des projets, soit plus de trente fois ce que ses rivales française, américaine ou britannique ont pu offrir" arrivant même "en 2007, avec 9 milliards de dollars d’investissements sur l’Afrique, à détrôner la Banque mondiale comme principale source d’investissement africaine". 
Cette présence économique, financière et commerciale des relations sino-africaines est complétée par "une dimension politique et stratégique". Depuis 1992, la diplomatie chinoise se fait plus présente en Afrique avec les visites des deux derniers présidents chinois Jiang Zemin et Hu Jin Tao, la publication en janvier 2006 du premier Livre blanc sur ses relations avec l’Afrique, le sommet sino-africain de novembre de la même année. 
Cependant, cette présence de la Chine en terres africaines est diversement appréciée du côtés des occidentaux qui, à en croire l’ambassadeur de Chine au Sénégal, ont "des réactions épidermiques, presque pavloviennes". Pour lui, on accuse la Chine de traiter avec des Etats dictatoriaux, qui ne respectent pas la démocratie ni les Droits de l’Homme. Les Occidentaux voient dans la présence de l’Empire du Milieu en Afrique un conquérant de genre nouveau qui ne vient que pour piller les ressources naturelles, surtout énergétiques. 
Ces accusations, selon le diplomate chinois à Dakar, sont à mettre dans le lot des "mauvais procès faits sur la présence chinoise en Afrique". Car la position de Pékin sur le respect de la souveraineté, basée sur la "non ingérence dans les affaires intérieurs d’un pays " fait école là où les Occidentaux font la "queue chez Kadhafi, quitte à bafouer les thèses droits-de-l’hommistes". 
SENEGAL-SOMMET DE L’OCI 
« Les menaces sécuritaires n’existent pas au Sénégal », selon le Pr. Moustapha Kassé 
mardi 15 janvier 2008  
NETTALI - Le Sénégal a-t-il les moyens de faire aux problèmes sécuritaires que ne manquent pas de poser le sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci), prévu en mi-mars prochaine, à Dakar ? Le débat se pose depuis l’assassinat des quatre touristes en Mauritanie voisine, par des présumés membres d’Al Qaeda du Sahel, suivie de l’annulation du rallye Paris-Dakar par les autorités français pour « menaces sécuritaires ». 
Invités dimanche matin 13 janvier 2007 de l’émission « Remue ménage » de la Radio futurs médias (Rfm), le professeur de sociologie Abdou Salam Fall s’est montré dubitatif, alors que son collègue Moustapha Kassé, économiste a affiché la sérénité. 
« Ces menaces n’existent pas au Sénégal, c’est en Mauritanie », a soutenu le Pr. Kassé. Il pense d’ailleurs que « si ces menaces pouvaient empêcher la tenue d’une manifestation, il n’y en aurait aucune dans le monde ». Il a cité en exemple l’Algérie qui abrite des toujours des manifestations internationales dans un climat de psychose sécuritaire. 
Moustapha Kassé a dit en tout cas se fier à la position des autorités sénégalaises, ajoutant toutefois que l’envergure du sommet fait que la sécurité relève des instances internationales. « Quand il y aura autant de monde, autant de grande puissance du monde, les questions sécuritaires seront réglées quelles que soient les menaces ou non. Quand Bush (le président des Etats-Unis), c’est déjà des questions réglées, ça ne dépendra plus de nos capacités propres, mais des capacités internationales », a-t-il défendu. 
Moins catégorique, son collègue sociologue a avoué n’avoir « aucun moyen d’apprécier le problème, tout comme le citoyen moyen ». Cependant, pour Abdou Salam Fall, « Ce qui semble ambiguë, c’est d’avoir fixé un agenda, s’orienter vers un sommet et orienter tout vers cet objectif alors qu’on n’a pas évidemment la maîtrise de la démarche d’un tel dispositif (sécuritaire) international ». 
De l’avis de M. Fall, « il faut éviter que des Etats africains comme le nôtre soient amenés à s’ajuster à cette approche (devoir répondre aux exigences de hautes sécurités des hôtes notamment arabes) qui peut mener jusqu’à des démarches cyniques ». Celles-ci consisteraient, a-t-il expliqué, à « utiliser sa position géostratégique pour négocier, sur la scène internationale, sa position sur le dispositif sécuritaire ». A propos de cynisme, le sociologue a estimé que parler de « marchandage de la position géopolitique, et cela peut mener loin »… 
 

 

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