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quelle pertinenc
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AU -D E L A
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le 23 décembre 2
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SAUVEE, l'année scolaire!

Au pays des dirigeants surréalistes 
 
 
Tel un bateau ivre qui a bourlingué huit années durant (l’équivalant de deux mandats présidentiels successifs aux Usa) au gré des flots et vents dans un océan trouble, le Sénégal vient d’échouer par la faute de l’équipage sur des berges sèches en terre hostile où la survie devient tenace de nos jours.  
Heureusement que nous n’avons pas connu le naufrage collectif comme le bateau Le Joola avec ses passagers dans les abîmes au fond des mers, catastrophe due également à une carence de responsabilité. Pourtant, des annonceurs avertis, percevant les insuffisances, suffisances et légèreté de l’équipage au summum d’une euphorie enivrante sans fin, n’avaient cessé de tirer en vain la sonnette d’alarme pour éviter l’échouage. Mais le sommeil continuait à prévaloir et le réveil tardait à se manifester, nonobstant les multiples secousses.  
L’imprévoyant capitaine du navire, en dépit des échecs répétés, récidive en promettant encore sans frémir, à son peuple médusé, de déplacer des montagnes au moyen d’un énième plan pour révolutionner cette fois-ci l’agriculture afin d’apporter l’abondance. La prolifération de plans est une manie chez ce capitaine théorique, friand de dispenser du savoir, oubliant de prévoir et de bien tenir la barre pour une bonne navigabilité, dans la bonne direction comme si les plans suffisaient à régler les problèmes. Les infrastructures qui avaient servi pendant tout ce temps de viatique pour une société émergente, viennent d’être reléguées au profit d’une agriculture méprisée hier, subitement devenue aujourd’hui la trouvaille du siècle. Cette erreur monstrueuse d’appréciation de départ qui nous vaut tout ce lourd handicap, doit être passée par pertes et profits par la magie du nouveau plan.  
En effet, privilégier les infrastructures et l’immobilier en y mettant beaucoup plus d’argent revient à accroître la pauvreté dans nos pays. Le Sénégal aurait pu faire escale aujourd’hui sur des berges verdissantes où les hommes et les animaux trouveraient nourriture à satiété durant cette longue odyssée. La stratégie du capitaine, voulant toujours masquer ses échecs sans reconnaître ses erreurs, s’appuie sur de nouvelles annonces en se fixant non sur le réel, mais sur le virtuel par les travers d’une sur communication publicitaire aux fins de transmettre le virus surréaliste dans les consciences populaires pour s’éterniser aux commandes.  
Le pari sur les infrastructures pour le développement et l’élimination de la pauvreté vient ainsi de recevoir un sacré coup de boutoir avec ce virage à 180° vers l’agriculture longtemps délaissée et malmenée, devenue subitement prioritaire : Envolée des prix et pauvreté grandissante obligent. Toutefois, il ne sert à rien de courir aujourd’hui à grandes enjambées dans la mauvaise direction, de sorte que la souveraineté alimentaire du Sénégal risque encore d’être renvoyée aux calendes grecques. La stratégie de croissance accélérée (Sca) pour la réduction de la pauvreté élaborée depuis des lustres et votée par l’Assemblée nationale, qui souffre d’une mise en œuvre par notre équipage, dit mieux que la Goana en ce qu’elle se limite à fixer des objectifs sans en indiquer les moyens d’une agriculture représentant de nos jours 5 % du Pnb pour seulement 10 % du budget national. Les centaines de milliards de subvention consacrées au soutien des prix à la consommation intérieure pouvaient servir à alimenter un fonds de développement des infrastructures de production comme les barrages anti-sel dont le Sénégal a grandement besoin, les routes et magasins de stockage s’il y avait une bonne allocation des ressources. Nous ne disons pas les infrastructures de prestige à l’instar des ouvrages d’art, des nouveaux aéroports ou statues. Les mauvais arbitrages en matière d’allocation des ressources rares nous ont valu tout ce désastre que nous subissons notamment sur l’aggravation de la pauvreté et la réduction les moyens d’intervention utiles de l’Etat.  
Gouverner, c’est prévoir. Attendre que les dégâts s’accumulent pour agir relève d’une incapacité préjudiciable à la vie sociétale comme la notre aujourd’hui empêtrée dans moult difficulté de survie. La variation des cours du baril du pétrole à la hausse était amorcée dès l’entame des années 2000 en se faisant régulière jusqu’à atteindre plus de 130 dollars actuellement. Il n’est pas exagéré de qualifier le régime libéral de pouvoir empirique sans méthode et organisation relevant d’un infantilisme primaire inné. Nous voilà au point zéro où il va falloir redoubler d’effort en imaginant des alternatives dans des conditions plus âpres afin de remettre le bateau à flot et de redresser pour le bon cap, celui de l’élimination de la pauvreté et du développement. Il va sans dire que la remise du bateau à l’eau pour le bon cap ne sera pas possible avec ce pouvoir libéral atteint d’une tare congénitale provenant d’un infantilisme primaire. Cependant, le génie du peuple sénégalais saura sans coup férir remettre le bateau à flot vers la bonne destination.  
Kadialy GASSAMA Economiste Rue Faidherbe x Pierre Verger Rufisque  
 
 
Les valses du cocher  
Souleymane Jules Diop Jeudi 12 Juin 2008  
« C’est un sentiment qui m’est commun 
avec tous les mortels : je ne rougis pas  
d’avouer que ma personne m’est très chère » 
EURIPIDE 
 
On peut avoir une tête de cocher et réussir des coups de patte de génie. Qu’on l’ait aimé par le passé ou pas, Farba Senghor est en train de sauver Abdoulaye Wade du naufrage. Disons qu’il est en train de le tirer des bas fonds où le président de la République est resté en immersion depuis plusieurs mois. Dieu seul sait si son apnée le mènera jusqu’à la surface. Mais quoi qu’on en dise, c’est un retournement de situation spectaculaire. Le troubadour attitré du Wadisme est, de tous, celui qui a reçu le plus de coups de ses propres camarades de parti. Le préfet de Dakar l’a fait bastonner par la police; le président de la République l’a chassé du palais. Farba Senghor a patienté à la porte avec son air de chien battu, sûr qu’il n’attendrait pas longtemps pour se remettre au service du maître. Sûr qu’après avoir fait le vide autour de lui, « Wade » ferait appel à sa fidélité canine.  
Quand Farba Senghor est parti à la faculté de droit pour recevoir le titre de docteur Honoris Causa, les étudiants de Moustapha Sourang l’ont chassé comme un malpropre indigne de cette distinction. Eh bien, c’est une revanche que cet homme fourbe et emprunté prend sur ceux qui le prenaient pour un fou. Quatre ans après, les plus sérieux « stratèges » du président de la République pensent que ce coursier émérite de madame Wade est le seul digne de commander le prochain gouvernement. Dans l’immense désert hostile qui entoure « général Wade », il tient le poste le plus avancé. C’est Farba qui va au front, négocie avec les ennemis, prépare les redditions de son chef pour le sauver de l’humiliation. Le coup de cette semaine, quels qu’en seront les effets, est un bon coup. La politique est comme la nature. Elle a horreur du vide. Farba Senghor est maintenant le seul à atteindre Abdoulaye Wade à l’épaule quand il se met debout sur ses 25 ans de vains et loyaux services. Les autres têtes ont été coupées parce qu’elles étaient devenues trop hautes.  
On est loin de l’époque où le président de la République bombait tellement le torse qu’on croiyait qu’il s’était installé des pectoraux artificiels. Ceux qui l’ont visité un soir pouvaient prendre la température du pays, juste en tâtant la fermeté de son salut. Le président pouvait redresser son abdomen trois fois pour s’assurer qu’il tenait debout, avant de pousser son hôte sur son fauteuil « Louis XIV ». Ce n’est plus le cas. Farba Senghor, qui lui apporte les nouvelles du front tous les matins le trouve le dos courbé, les mains moites comme s’il anticipait une mauvaise surprise. Le président n’arrive même plus à afficher son sourire commercial qui rendait sa face supportable. Il s’abandonne à son destin, comme s’il s’avouait maintenant son inaptitude tragique. 
Mais des bonnes nouvelles, la météo politique n’en sort plus depuis longtemps. Les caisses de l’Etat sont désespérément vides, les entreprises privées sont tenues à la gorge, les paysans crient famine. C’est une compagnie privée qui avait accepté l’année dernière de financer la campagne arachidière. L’Etat s’était engagé à la laisser répercuter cet investissement sur les prix, mais il n’a pas respecté sa parole. Ce serait « trop dangereux socialement ». Pour renflouer les caisses, il ne reste qu’à brader les derniers bijoux de la famille, la Sonatel et Air Sénégal international. Pour des questions de survie. C’est la bêtise que le régime a décidé de s’accorder pour entretenir son train de vie et payer les salaires des fonctionnaires.  
La dégradation du tissu économique a surpris tout le monde, même les caciques du régime qui rêvaient de passer 50 ans au pouvoir. Au point où, dépité, le président de la République répète tous les matins « Je ne sais pas ce qu’il a ce Hadjibou, mais depuis qu’il est là il n’y a que des problèmes ». Ca ne l’empêche pas de s’arcbouter contre vents-et-marées sur sa brioche matinale et ses œufs brouillés. Le mettre au régime serait trop lui demander, maintenant que ses dents ont retrouvé leur pleine capacité. 
Il faut de l’hypocrisie pour évoluer dans la haute politique. Mais Abdoulaye Wade y ajoute trop de mauvaise foi. Pendant qu’il insultait les enseignants et les menaçait de leur couper les vivres, il était d’accord avec eux sur tous les points sauf un seul : le président de la République ne voulait pas, une fois des accords trouvés, recevoir les enseignants pour en garantir l’application. C’est ce qui rend le rôle de Farba Senghor utile dans cette affaire. Au moment de devoir respecter ses engagements, le président de la République pourra dire « ah mais moi, je ne sais pas ce que Farba vous a dit ». L’avenir dira si les enseignants ont le droit, quoiqu’ils aient raison sur de nombreux points, d’engager des discussions avec un ministre autre que leur ministre de tutelle et de signer des accords sans l’accord du ministre du Budget. 
L’éthique républicaine réprouve le genre de procédés utilisé contre Sourang, mais la paix sociale est à ce prix. Jusqu’à la prochaine tempête. C’est pourquoi, de bout en bout, ce sont des courtisans peu crédibles qui ont mené la médiation pour la signature de ces accords. Babacar Gaye et Iba Der Thiam pourront demain se dédire sans la moindre gêne. Ils ne cherchaient pas à sauver l’année scolaire. C’est le dernier souci d’Abdoulaye Wade. Il en a grillé deux. Juste sur commande, quand son parti contrôlait encore le mouvement étudiant. Ils cherchaient à s’assurer eux-mêmes une tranquillité civile. 
Mais de toutes les interventions, la plus surprenante est sans doute celle d’Amsatou Sow Sidibé. Cette belle-sœur d’Abdou Diouf qui a dirigé un mouvement de soutien pour la réélection de l’ancien président exige du pays qu’il rende « hommage au président Wade »! Evidemment, après avoir demandé aux enseignants de « ne pas sacrifier les enfants ». Après les courbettes à Abdou Diouf, elle fait les ronds-de-jambe à Abdoulaye Wade. Elle fait partie des membres de la « société civile » comme Malick Ndiaye et Momar Ndao qui, après s’être nuitamment engouffrés dans le bureau du président, lui trouvent désormais une sagesse qu’ils ne lui trouvaient pas. Chacun d’entre eux pense qu’il sera ministre dans le prochain gouvernement. Mais c’est la force de Wade de faire espérer. 
On s’attendait à un deuxième mandat difficile. Mais pas à une descente aux enfers aussi rapide. C’est une grande malédiction qui frappe ce président de la République, une incapacité à gouverner que l’on ne pouvait pas imaginer chez cet agrégé de Droit et d’Economie qui avait réponse à tout. Les traces de ses hauts faits resteront à tout jamais visibles. Dans toutes les grandes artères des grandes villes, ses hommes ont rasé leurs maisons familiales pour y édifier des résidences de luxe à plusieurs centaines de millions. Tout cela en moins de 8 ans. C’est le prix de cette générosité à double détente que les plus pauvres payent aujourd’hui.  
Et malheureusement, notre agrégé en Economie n’en tire pas les leçons. Quand les caisses de l’Etat manquent d’argent et qu’on ne peut pas agir sur la fiscalité, le bon sens voudrait qu’on réduise les dépenses publiques. Maître Wade a décidé de les augmenter. La satisfaction des enseignants, qui réclamaient la tête de Sourang, va nous coûter deux nouveaux ministères et de nouvelles dépenses de fonctionnement. Mais ce n’est rien à côté des folies à venir. Il faut voir les sommes dégagées pour réfectionner les locaux de la Maison Djim Momar Guèye, siège de l’Apix. On aurait construit un autre immeuble avec les centaines de millions engagées dans la rénovation de ce site. Karim Wade, qui doit remplacer Aminata Niane au poste de Directeur général, ne l’a pas trouvé à son goût. Aux yeux du régime, ce petit détail est plus important que les indemnités des enseignants et les semences des paysans.  
Auteur: Souleymane Jules Diop  
 
Mes Chers compatriotes, 
Soucieux de se désolidariser de la manière irresponsable dont les affaires nationales sont gérées depuis plus de quatre décennies, de nombreux patriotes sénégalais m'ont plusieurs fois sollicité pour conduire une liste à la conquête de la magistrature suprême de notre pays. 
Très touché par cette confiance et par l'engagement au demeurant très ferme des membres de l'U.S.C-Internationale, je suis conforté dans ma conviction qu'un autre Sénégal est possible.  
 
Oui bien sûr qu'un autre Sénégal est possible et il faut y croire.  
 
Pour y avoir cru avec force, j'accepte de m'engager avec vous pour mener ce combat. 
 
Cette initiative, dont le fer de lance est dénommé « ALTERNATIVE CITOYENNE AVEC LE PROFESSEUR ARONA NDOFFENE DIOUF » concerne des citoyennes et citoyens sénégalais, vivant au pays et dans la Diaspora, regroupés en mouvements associatifs, culturel, politique et économique, tous très dynamiques dans la société civile. Ces enfants du pays qui ne pouvaient rester indifférents face aux crises économique, politique et sociale cycliques que connaît le Sénégal, ont pris la résolution de faire de moi leur candidat aux prochaines élections présidentielles prévues pour 2012. 
L’initiative a pour objectif de concevoir, de planifier, d'évaluer et d'appliquer des méthodes plus citoyennes pour la gestion des affaires nationales.  
Vous conviendrez avec moi que c'est la meilleure manière d'aller de l'avant mais surtout de rendre palpable et sans délais le progrès économique et social auquel s'attend la Nation sénégalaise depuis déjà si longtemps. 
 
Il nous faut cependant préciser que L'USC-Internationale est et demeurera une organisation non gouvernementale, apolitique, laïque et à but non lucratif, telle que la définit sa constitution. 
Au demeurant, elle ne saurait être un parti politique, même si de nombreux membres et sympathisants l'ont souhaité. Elle a déjà à son actif des réalisations citoyennes qui ont été appréciées par les sénégalaises et les sénégalais de tout bord, au point d'en faire l'une des organisations internationales les plus prestigieuses de la société civile sénégalaise de nos jours. 
Nous devons ses réalisations à nos honorables membres qui sont des volontaires et des travailleurs inlassables pour cette noble cause que nous défendons. 
Nous poursuivons l'aventure avec des partenaires qui explorent et projettent avec notre organisation des perspectives salvatrices pour l'ensemble de notre Nation.  
 
Ceci étant, tous les membres de « L' ALTERNATIVE CITOYENNE AVEC LE PROFESSEUR ARONA NDOFFENE DIOUF », soutiennent notre démarche de manière délibérée et m'exhortent à mener campagne sous cette bannière, pour accéder à la présidence de la République du Sénégal. 
Cet engagement personnel de chacun de nous est le gage même de notre liberté à façonner un autre visage pour notre cher pays.  
Pour mon accession à la magistrature suprême, j'accepte d'assumer cette candidature au nom de toutes celles et de tous ceux qui portent l'espoir de voir renaître un Sénégal propre et maître de ses valeurs et de ses vertus qui ont fait jadis, de nous, un peuple à la fois respectable et respecté. 
Nous restons convaincus que les sénégalaises et les sénégalais qui soutiennent cette ambition, travailleront courageusement pour réaliser ce qui, loin d'un rêve, sera l'expression d'un autre Sénégal. 
Encore une fois, c'est possible. Il faut y croire comme j'y crois. 
 
Cordialement, 
 
Pr. Arona NDoffene Diouf, Ph.D. 
Visitez le site de L' ALTERNATIVE CITOYENNE AVEC LE PROFESSEUR ARONA NDOFFENE DIOUF : www.avecprdiouf.co 
Ferloo.com : Jeudi 12 Juin 2008 
Le Comité national provisoire répare « le tort » : Rewmi enfin invité aux Assises nationales. 
Alors que Rewmi s’estimait snobé par les organisateurs des assises nationales, désormais, sa colère s’est dissipée. En effet, le Comité national provisoire (Cnp) de la tenue des assises lui a adressé une lettre d’invitation. D’ailleurs, cette missive fera l’objet d’une étude sérieuse ce soir au cours de la réunion hebdomadaire de cette formation politique. 
 
En effet, quelques jours après la tenue des assises nationales, le parti de Idrissa Seck n’arrêtait pas de se plaindre de n’avoir pas été invité à cette rencontre. Les camardes de l’ex-Pm disaient ne pas comprendre l’attitude des organisateurs de cette grande messe qui, pourtant, tout en les oubliant, faisaient « des pieds et des mains pour faire participer le Président Wade à la rencontre ». 
Mieux, les responsables de Rewmi disaient que « personne ne peut parler de la consolidation de.la démocratie au Sénégal en occultant leur poids électoral (2e à la présidentielle de 2007) ». Aujourd’hui, avec cette invite, les Rewmistes ne peuvent s’empêcher de dire : « Enfin, le tort qui nous a été fait a été réparé ». Et, ce jeudi soir, au cours de la réunion de leur secrétariat national qui se tiendra à leur siège sis à la Vdn, les frères d’Idy, se prononceront sur le contenu de cette missive. 
AD/FC 
Nettali : Jeudi 12 Juin 2008 
POLITIQUE - MANOEUVRES : Les habits de Pm de Farba Senghor. 
NETTALI - Petit à petit, l’oiseau fait son nid. Farba Senghor le sherpa attitré de Me Abdoulaye Wade est en train de se tailler des habits de Premier ministrable et à en croire certains proches du Chef de l’Etat, l’idée de lui confier les commandes du gouvernement habite de plus en plus l’esprit du Président de la République. Face aux assauts répétés de l’Opposition aujourd’hui requinquée par la crise alimentaire difficilement contenue par le pouvoir, le Président Wade s’attèle à la mise en place d’une équipe de choc capable de prendre des initiatives à la fois hardies et persuasives afin d’apaiser le climat social et de limiter avec efficacité les actions de ses contradicteurs. 
Cela est d’autant plus nécessaire au regard des libéraux favorables à cette stratégie que « le Premier Ministre Cheikh Adjibou Soumaré a montré ses limites » car « depuis son arrivée, plusieurs fronts sont ouverts sur le plan social et qu’il a du mal à gérer. C’est un bon technocrate, il est sérieux mais il lui manque l’étoffe d’un politique qui sait faire une lecture politique des problèmes auxquels il est le plus souvent confronté » nous a confié un responsable libéral bien introduit dans le giron présidentiel. « Le Président voue un grand respect à Adjibou Soumaré mais il a besoin d’un homme qui sait aller au charbon à l’image de Farba Senghor » a-t-il ajouté avant de conclure sur un ton quelque peu prémonitoire : « ne soyez pas surpris si dans les semaines à venir, Farba Senghor est nommé Premier Ministre. En tout cas, il est toujours en phase avec le Président Wade et les résultats qu’il vient d’obtenir sur le plan social sont encore la preuve qu’il est l’homme de la situation ». 
L’ascension fulgurante du Ministre de l’Artisanat et des Transports aériens dans les plus hautes sphères de l’Etat laisse penser évidemment qu’une telle hypothèse n’est pas à écarter. De Ministre délégué, chargé de la Solidarité nationale il est devenu en quatre années le ministre le plus courtisé de la République parce que considéré à tort et à raison comme « l’œil, l’oreille et la bouche de Me Wade ». Au plus fort de la crise dans le monde rural, c’est lui que le Président de la République a envoyé au front pour apprivoiser les paysans particulièrement furieux parce qu’estimant d’être les éternels laissés pour compte du régime libéral. Tant bien que mal, il a réussi à calmer les esprits. A ceux qui ricanaient et doutaient de ses capacités de juguler le mal d’un secteur aussi sensible et stratégique que l’Agriculture, le Président Wade a répondu solennellement lors d’une rencontre avec les acteurs que « Farba Senghor est un homme qui sait mettre en valeur mes idées. Il ne fait rien sans mon aval et il exécute parfaitement mes instructions. Je lui fais confiance entièrement et je sais qu’il me donnera satisfaction ». La sentence est ainsi dite de manière on ne peut plus pontifiante et majestueuse. 
Les positions de Farba, à la fois déroutantes et pour la plupart jugées « inélégantes », exprimées de vive voix sur tous les sujets qui alimentent la vie politique nationale, n’ont pas pour autant altéré cette confiance. A chaque remaniement ministériel, il gagne en galons. Ministre de l’Artisanat et des Transports aériens, il s’est distingué dans la gestion des dossiers brûlants que constituent la remise en cause du partenariat Maroc-Sénégal à propos d’Air Sénégal et la rupture du contrat liant l’Etat du Sénégal et l’Asecna. En dépit des protestations de tous azimuts, il n’a pas reculé d’un iota, agissant comble du paradoxe sous l’aile protectrice de son mentor de panafricaniste Me Abdoulaye Wade. En plus de ses fonctions ministérielles, Farba a été gratifié d’un rôle de « Monsieur Casamance » par le Président de la République. Ses récentes interventions dans la crise scolaire alors décriées et jugées intempestives ont abouti aujourd’hui à des résultats inattendus puisque l’année blanche tant redoutée n’aura pas finalement lieu. Grâce aux bons offices de Farba. Un bon point pour « l’élément hors du commun », un bol d’oxygène soulageant pour ceux qui lui prédisent avec certitude un avenir si proche à la… primature. Bien loin de nous la sentence qu’Idrissa Seck avait prononcée contre Farba Senghor qui a valu d’ailleurs à l’ancien Premier ministre bien des problèmes. La Primature ayant connu une véritable dégradation de son image après avoir avoir vu cinq Premiers ministres se faire user par Wade. 
Auteur: Nettali  
L'Office : Jeudi 12 Juin 2008 
Les dessous de l’accord : Moustapha Sourang poussé vers la sortie…  
S’il y avait un jeu de cache-cache de Farba Senghor et Cie, inventé depuis des semaines pour chasser le Professeur Moustapaha Sourang du gouvernement, il vient d’être dévoilé par le Nouveau parti de Mahmouth Saleh. En effet, au sortir de leur réunion de leur Secrétariat politique, le Np a révélé que l’accord paraphé avant-hier était entre les mains du gouvernement depuis le 06 juin dernier.  
M. Farba Senghor, ministre de l’Artisanat et des transports aériens, sans être porte-parole du gouvernement, ni ministre de l’Education, était monté sur ses grands chevaux, coiffant le Pr Sourang au poteau pour s’approprier ses « compétences ». Pire, il taxera ce dernier de ministre incompétent. Une entreprise de Farba qui continuera de prospérer, puisque ni le président, ni le Pds ne le remettront à sa place. Après « l’accord de cessez-le-feu » avec les étudiants de l’Ucad, Me Wade, sans doute fier de Farba, et visiblement mécontent de Sourang, scindera le département de l’éducation en trois, et en l’absence de ce dernier. Mais tout cela ne serait en réalité qu’une histoire monté de toutes pièces. Car, selon le Nouveau parti (NP) de Mamouth Saleh, le paraphé de cet « accord » a été mis entre les mains du gouvernement depuis le 06 juin, alors qu’on parle d’accord signé le 10 juin. Un fait, à les en croire, qui prouve la volonté du camp de Farba de se faire une promotion, mais aussi, d’en profiter pour descendre Sourang. Quel manque de solidarité pour un ministre de la république d’attaquer publiquement son collègue, sans être inquiété ou sanctionné. Rien que des applaudissements du côté du maître des « céans » ; car, « qui ne dit rien consent ». Mieux, Sourang verra son département scindé en trois en son absence du territoire sénégalais. Par cette adresse, certaines sources affirment que Farba, par ce procédé, est en train de se positionner pour prendre ce ministère qui vaut des milliards. Mieux, d’autres pensent que c’est parce que Sourang a toujours refusé de descendre dans l’arène politique, ou qu’il s’y est engagement mollement, qu’il doit être descendu… En attendant son retour de voyage, les commentaires vont bon train, sur son maintien dans le gouvernement, après tant d’humiliations. 
Auteur: Ousmane LY  
Rien ne va plus 
Après avoir déversé une colère injustifiée sur la FAO et les ONGs, voilà que Maître Abdoulaye Wade, comme à l’accoutumée, nous sert une virevolte digne du plus grand acrobate : la GOANA, Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance. 
 
Ce fut à l’occasion du rassemblement de son Etat Major de crise composé essentiellement de ses partisans, où il devait être question d’une réponse immédiate contre la cherté de la vie et le coût des denrées de première nécessité : « Je me suis dit, je pars avec le gouvernement cultiver et planter des arbres ». A la place d’une action immédiate, le Président propose un programme à moyen terme à peine ébauché. Il faut reconnaître à Maître Abdoulaye Wade une imagination très fertile et le sens de l’improvisation et de la formule. Malheureusement, tout ce qu’il fait est vénal, à l’image d’un avocat d’affaires à l’esprit tortueux ; et comme si le Sénégal était une entreprise géante dont il était le Président Directeur Général, Wade vend, achète, négocie, emprunte, au nom du Sénégal, mais toujours au profit d’intérêts parfaitement obscurs. Des contrats d’Etat à Etat au profit de tiers sélectionnés par le Président : « J’avais déjà importé des équipements…, j’ai fait venir du matériel et nous avons signé un accord avec Kirloskar, une compagnie Indienne venue nous encadrer…, le gouvernement a laissé ces machines au port pendant plus d’un an ! Il a fallu que je fasse un tour dire : »sortez moi tout cela et distribuez tout". Est-ce vraiment là le rôle d’un Président de la République ? La question qui vient à l’esprit est : « La GOANA a-t-elle fait l’objet d’une sérieuse étude ? » On peut en douter si l’on jette un regard même furtif sur le tableau de l’évaluation des objectifs et des besoins du programme publié par « Le Soleil » du lundi 19 Mai 2008. Par exemple en ce qui concerne le manioc, pour 3OO.OOO ha de culture, il faut 5OO millions de tonnes de semences pour une récolte escomptée de 3OOO.OOO de tonnes !!! Rien que des chiffres, des produits et des équipements fantaisistes et incohérents. Du vent !!! Mais ce qui est le plus grave dans cette affaire est la désinvolture avec laquelle, le Chef de l’Etat traite les autres Institutions de la République : « Nous avons dit aux communes, aux communautés rurales et aux sous-préfets de donner des terres à ceux qui veulent travailler. Il ne faut pas que le gouvernement ou les collectivités locales apportent le moindre obstacle à une demande. Si quelqu’un demande dix hectares on les lui donnera ; s’il demande mille hectares, on les lui donnera. Pour la mise en valeur et les résultats, on verra bien. "Le Président donne des ordres à tout le monde sans se soucier des prérogatives que la loi attribue à certaines institutions, mais surtout, des objectifs et des résultats attendus. Pour opérationnaliser la GOANA, il faudrait savoir s’il s’agit d’un plan, d’un programme ou d’un projet. Or, lorsque le journaliste du Soleil parle de la GOANA au Président il déclare : « Ce programme nécessite un financement lourd… » Dans sa réponse le Président explique : « Quand vous regardez le Plan GOANA, il y a les spéculations : le manioc, le mais ; le riz, le mil, etc... » Mais la base de la vision du Président libéral semble être l’individu et son projet : « Notre programme, c’est de consacrer toutes nos ressources pour que la personne réussisse son projet. Nous lui donnons à crédit. Ce sont des projets à rentabilité immédiate. Donc, ils n’ont pas besoin de crédit de dix ans. On peut leur faire un crédit d’un an. Une fois qu’ils récoltent, ils vendent et ils paient avec une partie de la récolte. Par exemple, on peut leur dire de payer en cinq ans ». Donc, voilà un machin dont le concepteur lui-même ne donne aucune forme particulière, et à son nom le paysan Sénégalais ordinaire sera systématiquement spolié au profit d’un privilégié sélectionné par le régime du Président Wade. Et ça finira comme tous les plans du Président, c’est-à-dire, inachevés. 
Intendant-Colonel Oumar Ndiaye 
Le droit de le dire en démocratie 
L’aphorisme qui nous servi de titre pour notre article publié dans la presse, en date du lundi 9 juin 2008, est «le reflet du bras de fer épique contre la Gauche et la Droite françaises, au lendemain de la première élection de François Mitterrand, à l’Elysée», explique le journaliste Momar Dieng, dans Le Quotidien daté du mardi 10 juin 2008.  
M. Momar Dieng s’insurge contre ce qu’il perçoit comme une «braise incendiaire», une «diabolisation», voire une «lapidation d’anciens camarades», etc.  
Le titre qui, aux yeux de Momar Dieng, fait scandale, est, ci-après, rappelé : «Taisez-vous ! Vous avez juridiquement tort, parce que vous êtes politiquement minoritaires.»  
Notre propos, ici, loin d’être polémique, a pour seule ambition d’expliquer, de mettre en garde contre des interprétations subjectives, et, sans passion, de faire une sorte d’«exégèse» de ce que nous avons écrit. Il est vrai que l’on peut comprendre que chacun puisse avoir sa lecture, suivant des prismes différents, d’un écrit politique, suivant que l’on se situe à un bord ou à un autre de… l’arène.  
Nous recommandons simplement aux hommes de volonté de prendre le temps de relire -plus attentivement- ce que nous avons écrit ; comment nous avons interpellé les initiateurs des fameuses Assises : «Alors ? Opposez-vous ! Contestez ! C’est la règle d’or de la démocratie. Et tant mieux, si votre action peut renforcer la démocratie au Sénégal, notre pays que nous avons en partage.»  
Ces phrases, entre autres, dans notre article se passent de commentaires, et devraient, à elles seules, rassurer Momar Dieng, et ceux qui seraient tentés de nous instruire un procès en sorcellerie.  
On ne peut pas vouloir réduire des opposants au silence et les inciter, dans le même temps, à la pratique de la démocratie.  
Peut-être ne sommes-nous pas appesantis sur l’histoire de l’«aphorisme» choisi comme titre. Le côté «excessif» de son emploi, a priori, peut tromper, si on ne se donne pas la peine de méditer sur le contenu de l’article et l’idée centrale qui le sous-tend.  
Mais, précisément, à cause de cette idée centrale qui peut se résumer à ceci : «La démocratie n’est pas la licence ; être démocrate, c’est être responsable», nous avons volontairement choisi ce titre provocant, étant établi que l’excès peut avoir une vertu pédagogique.  
«Gardez-vous des pulsions qui entraînent au nibilisme et endiguez les passions destructrices nées des ambitions contrariées», ce sont là presque des conseils, qui ne sauraient s’adresser à des personnes que l’on veut réduire au silence.  
L’apostrophe de Laignel, reprise par Jospin, peut être considérée comme pouvant avoir une valeur universelle et n’a rien à voir avec des considérations d’ordre psychologique lié à un contexte.  
La démocratie est une. Du moins, son acception.  
Il n’y a pas de démocratie latine, une démocratie équatoriale ou tropicale ou encore sibérienne. La démocratie s’adapte, mais elle est unique, dans sa philosophie, sa conception et sa pratique.  
Nous avons rappelé, dans notre article incriminé, nous parcours politique.  
Nous avons accompagné, par l’action, par la plume, par le verbe et par la pratique, pendant un demi-siècle, la construction de la démocratie dans notre pays.  
Nous pouvons avoir la fierté de proclamer que nous faisons partie de ceux qui ont balisé la voie à la République. Nous avons assumé des fonctions électives éminentes et rempli nos mandats en démocratie.  
Nous ne sommes ni fascistes, ni anarchistes !  
Nous avons contribué à raffermir la démocratie dans notre pays.  
C’est subversif d’écrire que nous «insultons l’avenir». Tout notre passé et nos actions d’hier et d’aujourd’hui, ont milité et militent pour la consolidation de la démocratie.  
Nous maintenons, par conséquent, les thèses développées dans notre article. Nous restons ouverts, hier comme aujourd’hui, aux débats d’idées. La diversité est source d’enrichissement. Mais nous ne nous laisserons pas entraîner dans des polémiques stériles.  
Par ailleurs, et s’agissant de la «transhumance», nous éprouvons quelque mansuétude à l’égard de Momar Dieng, qui voudrait avoir une mémoire sélective.  
En effet, ce «phénomène» ne nous concerne pas. Les Sénégalais savent comment et quand, à un moment incertain, notre chemin a croisé celui de Abdoulaye Wade, et dans quelles conditions le Ppc, notre ancienne formation politique, a fusionné avec le Pds. Le Président Abdoulaye Wade a été élu et réélu. Avec notre soutien renouvelé. Que nous sachions, il a fallu une majorité pour ce faire.  
S’ils devraient prévaloir l’intolérance, la dictature et la réduction au silence des oppositions, le Sénégal ne serait et n’aurait pas été le Sénégal d’aujourd’hui.  
Que tout le monde admire, en dépit de nos difficultés, nos contradictions internes et notre esprit frondeur. N’oublions pas, pour terminer, ce cri d’un éminent penseur : «Je suis foncièrement scandalisé, en désaccord absolu avec ce que vous dites, mais je me battrai toujours de toutes mes forces pour que vous ayez le droit de le dire.»  
Maître Mbaye-Jacques DIOP  
M. le Président, le «scandale» n’est pas seulement dans le titre formel de votre contribution. Il est également et substantiellement dans l’esprit de votre texte dont je n’irai pas jusqu’à dire qu’il vous ressemble. Les «hommes de volonté», j’allais dire d’une certaine volonté, une catégorie à laquelle je m’honore de ne point être membre, apprécieront le renfermé de votre démarche qui, je le réaffirme, est foncièrement politicienne. Par ailleurs, si vous estimez que mes propos généraux sur la transhumance politique vous concernent, vous personnellement, à un point tel que vous jugez utile de faire référence à vos heures de gloire entre février et mars 2000, vous donnez l’impression d’avoir des choses à vous reprocher. «Le droit de le dire en démocratie», l’on ne peut qu’être d’accord avec vous. Mais pas n’importe quoi !  
Momar DIENGNiokhor et la devise du Pds 
Un jour de l’année 1997, le chemin de Niokhor a croisé, dans les méandres de l’Université de Dakar, une certaine idéologie, une certaine manière de pensée, une organisation créée bien avant sa venue ici-bas. Cette organisation dirigée par un homme qui avait consacré sa vie au combat pour la dignité, la justice et la fraternité. Voilà un programme alléchant et séduisant pour le jeune Niokhor, à la recherche de repères politiques pour ses convictions, celles d’un monde plus juste et plus prospère. Mais huit ans après l’alternance, ce jeune étudiant, devenue adulte de par ses idées et de par ses dispositions intellectuelles, est traumatisé.  
Ces trois mots magiques qui ont guidé ses pas dans le combat pour la liberté ont-ils perdus leur signification initiale ? Le ciel bleu est-il toujours paré des mêmes atours ? L’épi, jadis fleur bourgeonnante, d’un jaune écarlate est-il resté semence encore enfouie au tréfonds de la terre du Cayor ?  
C’est, donc, la trajectoire d’un jeune militant traumatisé qui vous est narrée dans les lignes qui suivent, très chers lecteurs. J’ose croire, que par cette catharsis, votre ami Niokhor retrouvera le gout au combat, parce que, pour lui, le Sopi, n’a pas encore eu lieu.  
DIGNITE  
Valeur bien africaine, définie par le petit Larousse comme un état social conféré à un individu selon qu’il appréhende sa responsabilité désintéressée dans la marche de la communauté.  
Le refus de la domination, le respect de la parole donnée, le franc parler : ce sont là les signifiants du mot «dignité». Il est évident que les esprits lucides s’interrogent, aujourd’hui, sur le sens de ce mot dans le Pds, d’abord, et dans le pays, ensuite.  
Après les Législatives de 2001, alors un des animateurs de la Pépinière des Cadres libéraux, Niokhor, avait, dans les colonnes de Wal Fadjri, mis en garde les forces de l’alternance sur les résistances possibles au changement. Il s’agissait de cerner tout, au début de «la révolution tranquille», les forces obscures qui avaient des intérêts contraires à la volonté populaire.  
Il plait à Niokhor de dire ici ce que beaucoup pense tout bas : la dignité, cette valeur chère à nos ancêtres, a été ternie par les néo-libéraux qui, depuis belle lurette, ont perdu le sens de leur propre humanité. Il suffit d’analyser les comportements de certains de nos ministres pour comprendre combien le système a été infesté.  
La clanisation du parti, par des pro-Samba ou des pro-Mademba, constitue une volonté affichée de saper l’unité du parti et, au-delà, l’unité nationale. Ces pratiques dignes de la mafia Afrique où les réseaux Foccariens tiraient sur les fibres ethniques pour monter les Africains, les uns contre les autres, dans le seul but de maintenir les dictateurs au pouvoi. Cette politique du bouc émissaire est, aujourd’hui, l’apanage de certains responsables du parti dans leur plan machiavélique, de faire imploser notre organisation pour faire revenir leurs amis le plus rapidement au pouvoir.  
Le plus inquiétant dans cette histoire est que le frère Secrétaire général semble ignorer cette nouvelle donne et tourne en rond dans un système de mystification permanente. Il faut une purge à grande eau, pour ramener aux responsabilités ceux qui croient encore à la dignité.  
JUSTICE  
Etant longtemps réprimés par les cerbères du régime d’alors, sur l’avenue Cheikh Anta Diop, humiliés, torturés, pour la simple raison d’avoir crié au secours, Niokhor et sa génération ont toujours cru à l’instauration d’une Justice libre et indépendante. Mais hélas, des anciens thuriféraires recyclés en défenseurs des libertés ont inauguré sous l’alternance d’autres formes d’injustices. L’injustice envers les journalistes, injustice envers les étudiants, injustice envers les syndicats, injustice envers la Justice elle-même.  
Niokhor se rappelle ici une terrible boutade d’un de ses professeurs à la Faculté d’Economie : «Dans notre pays, ceux qui sont chargés de rendre la justice sont les premiers à violer la loi.» Cette loi impersonnelle, dont Rousseau disait qu’elle fonde notre contrat social, base fondamentale de la démocratie. Là, votre ami Niokhor interpelle le Maître : Maître, n’est-ce pas vous, qui nous disait, sous la nuit noire de notre capitale, que chaque individu à le droit à la justice, à la défense de son intégrité, à la liberté ?  
FRATERNITE  
Niokhor et ses amis s’appelaient, jadis, frères. Ils étaient frères de patrie, frères de parti, frères tout court. Ils croyaient tous à l’amour fraternel qui liait des frères. Cette douce lumière qui interpelle notre condition d’humain et qui nous oblige à prendre en compte les préoccupations de notre prochain. Ils rêvaient d’une solidarité agissante et désintéressée. A ce titre, malgré nos divergences de vues dans la dynamisation de notre parti, nous avions toujours gardé, ce fil qui maintenait notre micro société dans un élan de combat.  
Toutefois, Niokhor s’interroge sur la réalité de cette solidarité fraternelle dans le Sénégal de l’alternance. Il nous semble que l’on s’écarte de cette fraternité si les anciens du mouvement des jeunes travaillistes sont privés d’emploi. Il nous semble que cette fraternité, est plus réalité chez nos adversaires d’hier que chez nous.  
Au total, très chers lecteurs, ce récit pathétique de Niokhor est une sorte d’inspiration courageuse qui vise à secouer le baobab, qui s’est endormi depuis longtemps.  
Il effectue ce voyage intérieur pour rendre à la devise du parti sa véritable signification. «La dignité» de Niokhor n’est pas celle de ces monstres. «La justice» des coupeurs de cheveux n’est pas celle de votre ami et «sa fraternité» est plus humaine que celle pingouins de la Vdn.  
Niokhor NDIOUR - Doctorant en Sciences de Gestion Montpellier 3 
 
Amadou Mahtar Mbow, un homme de convictions  
 
 
A l’heure où le Sénégal - et, avec lui, l’ensemble des pays africains, voire du tiers monde - traverse d’énormes difficultés, du fait de la conjoncture internationale, reconnues par tous (autorités au pouvoir, dans l’opposition politique et dans toutes les franges de la société civile), - mais aussi du contexte local - la question est, pour nous Sénégalais, de savoir s’il faut ‘brûler’ Amadou Mahtar Mbow, pour avoir accepté de présider les assises nationales du Sénégal.  
A 87 ans, au crépuscule de sa vie, au moment où après un parcours élogieux, digne des plus célèbres fils de son pays et du continent africain - dont il nous réserve des révélations inédites dans un travail qu’il est en train d’achever - l’homme n’a, assurément, pas besoin d’un quelconque strapontin, pour se faire une prétendue nouvelle santé politique, pour briguer une quelconque station sociale autre que celle qu’il a connue durant son existence. L’état d’esprit actuel d’Amadou Mahtar Mbow le porte plutôt à mener une vie paisible du citoyen ayant accompli sa mission - ô combien couronnée de succès ! - aux différentes positions où la providence, jointe à ses compétences intrinsèques, l’a successivement placé.  
Exigences majeures  
Ayant des relations personnelles avec M. Mbow, lorsqu’un certain matin de décembre 2007, je lui appris qu’il était pressenti par un groupe de citoyens pour présider les assises nationales, sa réaction a été radicale : ‘Je te demande - si tu en as encore les moyens - de dissuader les initiateurs de cette idée de vouloir m’honorer car j’ai décidé, depuis que j’ai quitté la scène politique, de ne plus y remettre les pieds…’. J’eus un second entretien avec lui, après que la nouvelle fût rendue publique de la visite, le 28 janvier 2008, à son domicile, d’une délégation de seize personnalités, d’obédiences diverses, venues officiellement lui faire la proposition, à laquelle, sans la refuser, il ‘réserva son accord’. La réserve majeure qu’il émit fut que ces assises ne devaient pas revêtir un caractère politique, partisan, susceptible de diviser les citoyens. Le déroulement de cette importante rencontre a prouvé qu’Amadou Mahtar Mbow a dominé la situation, avec sa maîtrise de soi et sa sérénité habituelles pour en faire une réussite totale.  
La seconde exigence d’Amadou Mahtar Mbow était qu’il lui fallait faire certaines consultations, en priorité avec le chef de l’Etat, le président Abdoulaye Wade et les dignitaires religieux. Toutes ces démarches ont été accomplies avant l’ouverture des assises nationales.  
Dans son adresse, le 1er Juin dernier, en sa qualité de président, M. Mbow a clairement dit en ces termes : ‘Ces Assises ne sont pas l’occasion de critiques stériles, d’invectives, de mise en cause, de quelque personne que ce soit… Ces Assises ne sont pas un prétendu complot… Ces Assises ne seront ni source de réprobation, ni de rejet, ni l’occasion de propos menaçants comme de mise en cause de quelque personne que ce soit… ’. Autres propos édifiants et sans cachotterie : ‘… Si le Front Siggil Sénégal en a lancé officiellement l’idée et entrepris des démarches pour en faire une réalité, il est bien vite apparu que cette idée était déjà en germe dans l’esprit de beaucoup d’autres Sénégalais et qu’il fallait l’étendre à toutes les sensibilités nationales… ’. C’est convaincu que c’est grâce à l’apport de tous les fils de ce pays sans exception, a fortiori ceux qui exercent aujourd’hui le pouvoir dans la Nation qu’Amadou Mahtar Mbow, du haut de la tribune de la séance d’ouverture des assises nationales, a ‘lancé de nouveau un appel au président de la République et à son parti pour qu’ils participent aux assises’.  
Un homme de parole  
Faut-il encore persister dans le fait d’incriminer quotidiennement Mbow de fautes qu’il n’a pas commises, lui qui a proclamé ‘haut et fort’ qu’il ‘reconnaissait sans restriction la légitimité du président de la République (Me Abdoulaye Wade) et des pouvoirs établis’. Et ‘rien dans ces assises, précise-t-il, ne sera fait pour empêcher cette légitimité de s’exercer selon la Constitution et les lois de la République’. Ces propos sont ceux d’un homme de parole, connu et reconnu comme tel, même par ses adversaires du moment, au Sénégal, en Afrique et partout dans le monde.  
Homme de convictions et de courage, Amadou Mahtar Mbow sait défendre ses opinions chaque fois que l’occasion se présente. A l’appréciation des citoyens, je soumets son engagement sans faille en 1958 déjà, pour l’indépendance immédiate du Sénégal (et partant de l’Afrique francophone), sous la bannière du Pra-Sénégal (avec Abdoulaye Ly, Assane Seck, Thierno Bâ, etc.), un démembrement local du grand Parti pour le rassemblement africain (Pra) qui avait pris une telle option, qui, à l’époque, fut remise en cause par de plus influents dirigeants du continent dont ceux du Sénégal, son pays. C’est encore lui qui, à la tête de l’Unesco - premier Africain à occuper un poste aussi élevé dans la sphère des organisations internationales - a conduit les réformes qui s’imposaient au sein de cette structure pour la rendre plus accessible aux pays du Tiers-monde et moins dépendante de l’Occident, malgré l’opposition farouche de la puissante administration américaine, entre autres. Pour nous, journalistes, sa présence à l’Unesco durant quatorze ans et dans le cadre des réformes, nous a fait bénéficier du ‘Nouvel ordre mondial de l’information et de la communication’ (Nomic).  
Un intérêt unique  
Que les partis politiques membres du ‘Front Siggil Sénégal’ poursuivent leur lutte politique contre leurs adversaires de la mouvance présidentielle, c’est de bonne guerre, mais Mahtar Mbow n’est pas responsable de cette situation antérieure à la tenue des assises nationales. Son unique intérêt est qu’aujourd’hui, face aux difficultés de tous ordres, on puisse ‘fédérer les initiatives venues des secteurs les plus divers de la Nation, utiliser toutes les capacités intellectuelles, toutes les initiatives du secteur formel comme du secteur dit informel, écouter tout le monde… de tous les secteurs d’activité et de la vie sociale…’, ‘…dans un espace de neutralité politique absolue…’ Tel est, en finalité, le dessein de ce serviteur de la Nation et de l’Afrique.  
Si ces faits, hautement civiques, constituent un quelconque crime envers notre pays, alors il faut ‘brûler’ Amadou Mahtar Mbow. Sinon ce harcèlement quotidien déshonorant doit cesser. Nous devons - avec tout le respect dû aux autorités et aux Institutions - nous tous hommes de bonne volonté, manifester, calmement, pacifiquement, sans aucune ostentation, notre soutien citoyen à ce grand Africain, dont nous retiendrons du parcours de sa vie un seul viatique : servir.  
Justin MENDY Journaliste  
De quoi Malick Ndiaye est-il le nom ? 
 
 
‘La loi du clerc est, quand l’univers entier s’agenouille devant l’injuste devenu maître du monde, de rester debout et de lui opposer la conscience humaine.’ Julien Benda  
Dans un pamphlet paru il y a quelques mois et intitulé ‘De quoi Sarkozy est-il le nom ?’, Alain Badiou dézinguait avec beaucoup de brio le phénomène politique et médiatique qu’est devenu le pétaradant mari de Carla Bruni. Sans avoir son talent, empruntons néanmoins à cet éminent philosophe son interrogation, pour l’appliquer à l’impayable Pr Malick Ndiaye, auteur d’une sortie aussi fracassante que malheureuse sur les ‘assises nationales’. Aidé de quelques seconds couteaux trop pressés de jouer aux premières fourchettes, Malick Ndiaye a proféré des accusations très graves contre les organisateurs de ce grand raout. A en croire ce défenseur autoproclamé de la République en danger et ses épigones, les ‘assises nationales’ ne seraient rien d’autre qu’un vaste complot commandité par le sieur Vincent Bolloré. Mazette ! Ainsi donc, les membres du Front Siggil Sénégal, Amadou Makhtar Mbow, Babacar Ndiaye, Cheikh Hamidou Kane, Mouhamed Mbodj, Mamoudou Touré, les généraux Seck et Keïta, pour ne citer qu'eux, seraient des putschistes à la petite semaine qui rêvent de renverser l’ordre constitutionnel ! Mais quels mauvais comploteurs donc que ces conjurés qui se réunissent en plein jour dans un grand hôtel de Dakar en invitant toute la presse !  
Ces accusations grotesques du Pr Malick Ndiaye relèvent évidemment plus du café de commerce que des enseignements d’Emile Durkheim ou de Pierre Bourdieu. Et les communicants qui s’agitent dans les officines de la présidence de la République doivent être bien à la peine pour appeler à la rescousse ce sociologue à la pensée hard discount. Cet habitué des coups d’éclat a, cette fois-ci, perdu une bonne occasion de se taire et a ruiné le peu de crédit qui lui restait. En effet, pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents du ‘feuilleton Malick Ndiaye’, un soap opéra permanent et navrant, fait de retournements de veste spectaculaires et de reniements retentissants, un petit résumé s’impose.  
Dans une vie antérieure où il fut militant d’And Jëf, Malick Ndiaye était l’un des rares cadres du parti alors maoïste à prôner l’entrée dans le gouvernement de Diouf. Quand Djibo Kâ fondait le ‘Renouveau démocratique’, il fut un de ses plus zélés souteneurs, avant de tourner casaque. Spécialiste hors pair des engagements douteux et foireux, il rallia Diouf avec armes et bagages quand tout un peuple signifiait à l’ancien président son congé. Récemment, au moment de l’incarcération d’Idrissa Seck, Malick Ndiaye, que le ridicule n’étouffe décidément pas, avec un art consommé de la mise en scène qui frôle souvent le grand guignol, organisait des séances de Ndogu en ameutant toute la presse à Reubeuss. A la place de Me Wade, son nouvel employeur, qu’il traitait pourtant de manière outrancière de ‘gredin’ (sic) dans une série de contributions parues au lendemain de l’alternance, je craindrais le pire, car Malick Ndiaye soutient les hommes politiques comme la corde soutient le pendu.  
Pour se faire adouber par les puissants du jour, notre brillant universitaire, devenu courtisan des courtisans du Prince, a une recette quasi infaillible, la règle des trois ‘L’ : il lynche d’abord, il lèche ensuite et il lâche après. En réalité, ce dont Malick Ndiaye est le nom n’est que la version tropicale et déplorable d’un grand classique : la trahison des clercs naguère dénoncée par Julien Benda.  
Barka BA Chroniqueur silatigi@yahoo.fr 
Crises scolaires : Les Ong privilégient l’approche préventive 
 
 
Lorsque qu’il y a eu la rupture du dialogue entre le gouvernement et l’Intersyndicale enseignante, les Ong et les associations qui s’activent dans le domaine de l’éducation sont intervenues pour renouer le fil du dialogue ; même si c’est l’intervention du ministre de l’Artisanat et des Transports aériens qui a été la plus décisive pour aboutir à une trêve dans la grève des enseignants. ‘Cette trêve que le président de la République a demandée, nous avons été les premiers à faire la proposition en tant que facilitateurs’, soutient Silèye Gorbal Sy de la Coalition nationale pour l’éducation pour tous (Cnpet) qui regroupe une centaine d’associations, s’activant dans le domaine de l’éducation.  
Ainsi, l’Association des parents d’élèves (Ape), l’association Sos-Education, le Comité national pour le dialogue social (Cnds) ont eu à interpeller les syndicats d’enseignants pour qu’ils observent une trêve au nom du droit à l’éducation des enfants, mais en vain. Sur la trêve, arrachée hier à l’Intersyndicale par Farba Senghor, le président de la Cnpet souhaite seulement que le report des examens du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) soit pris en compte dans l’accord signé. ‘Il est bon de signer des protocoles d’accord, mais il est aussi extrêmement important de tenir compte de l’intérêt des élèves. C’est pourquoi, il serait bon de reculer la date des examens parce que le quantum horaire n’est pas atteint. Il faut donc que les enseignants se sacrifient en faisant des cours de rattrapage’, avance-t-il. Toutefois, Silèye Gorbal Sy souhaite qu’on aille au-delà de cet accord et qu’on essaie de prévenir les conflits. ‘Notre position a toujours été qu’il faut prévenir les conflits. Le gouvernement doit, avant chaque rentrée scolaire, réunir les différents acteurs et discuter de tous les problèmes et essayer de trouver des solutions consensuelles’, suggère-t-il.  
M. SARR  
Il est dans plusieurs dossiers : L'équation Farba ! 
Université, Casamance, Ecole sénégalaise… Tous ces dossiers ont eu à subir l’immixtion de Farba Senghor. Pour le chargé de la mobilisation du Pds, il n’y a pas cloison étanche entre les ministères. La solidarité gouvernementale et la République, en général, en prennent une vilaine balafre.  
 
Le chargé de la mobilisation et de la propagande du Pds vient de s’illustrer, une fois encore, de manière particulière, prouvant, si besoin en était, que les anciens de l’Ecole nationale d’administration de l’Italie n’avaient pas tort de lui décerner une mention suivie de l’appréciation ‘Elément hors du commun’. Farba Senghor a réussi, contre toute attente, à faire parapher par les responsables de l’Intersyndicale le document consacrant la fin de la grève dans l’élémentaire ayant paralysé le système scolaire durant presque toute l’année. De ce fait, il devient plus efficace que le président qui n’a pas réussi à faire fléchir les grévistes. En même temps, il supplante Moustapha Sourang, devenant de facto le ministre de l’Education puisque ayant pu trouver une solution à une crise et épargner aux enfants une année blanche. C’est le même Farba qui mit fin à la grève des étudiants de la faculté des Lettres, lesquels ont failli, aussi, voir les efforts de leurs parents vains, cette année.  
Aujourd’hui, au moment où le président Wade se frotte, certainement, les mains, parce qu’ayant maintenant une grosse épine hors du pied, les responsables libéraux exultent ou sont jaloux du travail accompli par leur camarade ministre (c’est selon), nombre de Sénégalais, soucieux de la République, s’inquiètent. Jusqu’où va aller Farba Senghor ? Quelle menace ses agissements constituent-ils pour la République ? Voilà, entre autres, des questions qui triturent les méninges de beaucoup d’observateurs de la scène politique. Parce qu’en définitive, en plus d’être un ‘élément hors du commun’, Farba devient un véritable ‘cas’ pour la République. Un ministre qui fourre son nez partout ; de la crise casamançaise à celle de l’école, en passant par la gestion du foncier etc., le Sénégal n’en a jamais connu ! C’est par la grâce de l’alternance que notre pays découvre un tel homme capable de constituer, à lui seul, un gouvernement. En devenant la seule personne qui ose critiquer le travail de ses collègues du gouvernement, et par laquelle toutes les revendications passent et trouvent, parfois, solutions, Wade, sans en avoir conscience, fait de Farba, plus qu’un Premier ministre-bis, un Vice-président de la République. Avec ce ‘coup’ réussi avec les enseignants, nul doute que le chemin pour la satisfaction des revendications n’est plus celui du Palais mais celui du … ministère de l’Artisanat. Plutôt que d’en tirer une gloriole, le chef de l’Etat doit assumer ses responsabilités et arrêter la pagaille qui a lieu dans son gouvernement du fait d’un électron libre incontrôlable.  
Et ce sera un véritable tort que fera à la République toute corporation ou organisation qui contribuera à légitimer les actes du ministre Senghor en allant lui soumettre ses doléances dont la satisfaction ne relève pas de son domaine de compétence. Car la République a ses valeurs. Ne pas les respecter et les sauvegarder, c’est la fragiliser. Or, personne n’a intérêt à vivre dans une République bananière. Nos anciens se sont beaucoup donnés en mettant en place les fondements d’une République respectable. Nous nous rendrions coupables de les laisser péricliter du jour au lendemain du fait de personnes dont les valeurs de la République sont le dernier des soucis.  
Aguibou KANE  
Doutant de ses capacités financières : Le Ps interpelle l’Etat sur les 90 milliards versés par Sudatel 
Où sont passés les 90 milliards versés en novembre 2007 par Sudatel à l’Etat du Sénégal en contrepartie d’une licence de téléphonie mobile ? Voilà la question qu’a soulevée hier le Bureau politique du Ps qui demande au gouvernement d’édifier l’opinion sur les capacités financières réelles de cette société adjudicataire. Surtout au moment où le Trésor public vient de lancer un emprunt obligataire de 100 milliards pour payer ses dettes. 
 
Le Bureau politique du parti socialiste est revenu hier sur l’émission de bons et d’obligations du Trésor pour un montant de 100 milliards de francs Cfa lancée récemment par le gouvernement. Une situation qui, selon les socialistes, confirme les déclarations courantes sur la banqueroute de l’Etat confronté à des difficultés de trésorerie sans précédent. ‘Il est, en effet, de notoriété publique que le régime libéral, après avoir détruit la structure de l’économie nationale, a installé notre pays dans une crise financière de grande ampleur, conséquence du train de vie dispendieux du régime libéral’, affirment Ousmane Tanor Dieng et ses camarades. Au-delà de ce constat d’évidence, les socialistes expriment leur opposition à une telle décision du gouvernement qui, ‘en recourant à la technique de l’emprunt obligataire pour payer la dette intérieure, verse dans la facilité et dans les solutions à courte vue. En effet, il ne s’agit ni plus, ni moins que de financer les dettes arrivées à échéance par de nouvelles dettes à brève échéance, gonflant ainsi un passif déjà lourd d’autres emprunts obligataires qui arrivent à terme l’année prochaine’.  
De plus, poursuit le Ps, l’émission de ce nouvel emprunt obligataire ‘intervient au moment où le gouvernement n’arrive toujours pas, en l’absence de loi de finances rectificative, à éclairer l’opinion sur l’affectation des 200 millions de dollars (90 milliards de Francs Cfa à l’époque) versés par Sudatel en novembre 2007, à moins qu’il ne s’agisse d’un chèque en bois remis sous la pression de l’opinion qui doutait des capacités financières de Sudatel’. D’ailleurs au sujet de Sudatel, le Parti socialiste demande également au gouvernement d’édifier l’opinion sur les capacités réelles de cette société adjudicataire de la troisième licence de téléphonie, à respecter les dispositions du cahier des charges, notamment en ce qui concerne la date de démarrage de ses activités d’exploitation initialement fixée au mois de janvier 2008, renvoyée au mois de mars, puis au mois de mai 2008 sans aucune explication et l’attribution de 15 % du capital de cette société aux privés nationaux.  
Par ailleurs, le Bureau politique du Parti socialiste a salué hier ‘l’esprit de dépassement’ et le ‘sens des responsabilités’ des enseignants qui, une fois de plus, ‘ont mis en avant l’intérêt de l’école’. Ainsi, les socialistes se félicitent de l’accord intervenu ‘in extrémis’ entre le gouvernement et l’Intersyndicale enseignante, accord qui, selon le Parti socialiste, ‘même s’il sauve l’école sénégalaise de la sombre perspective d’une année blanche, ne met pas fin à la crise chronique du système éducatif’. C’est pourquoi, le Parti socialiste qui espère que cet accord ne sera pas synonyme d’ajournement de la crise scolaire, ‘au regard de l’incroyable absence de crédibilité de la parole d’Abdoulaye Wade, invite les partenaires, les acteurs de l’école et les facilitateurs déclarés à rester vigilants et à s’ériger en sentinelles de cet accord’.  
En outre, le Parti socialiste a manifesté encore hier sa vive préoccupation sur la situation du monde rural fortement éprouvé par la famine ‘à laquelle viennent se greffer le laxisme et la démagogie du gouvernement dans la préparation de la présente campagne agricole’. En effet, explique le Bureau politique du Ps, en dépit des assurances fournies par le gouvernement, les populations rurales continuent de s’élever contre les retards enregistrés dans la distribution des semences, engrais et produits phytosanitaires au moment où l’hivernage s’installe dans la majeure partie du pays.  
La fondation Abdoulaye Wade promet 3 milliards pour financer un film : Les socialistes s’interrogent sur l’origine de ces ressources et l’existence légale de la fondation  
La Fondation Abdoulaye Wade qui vient de se signaler par un don de 3 milliards pour la réalisation d’un film de Sémbène Ousmane pose un sérieux problème au Parti socialiste. En effet, son bureau politique a exprimé hier sa stupéfaction devant la récente décision du chef de l’Etat d’allouer 3 milliards de Francs Cfa pour la réalisation du chef-d’œuvre inachevé de Sembène Ousmane ‘Samory’ par l’entremise d’une fondation qui porte son nom. ‘Au-delà des réserves sur l’existence légale de cette fondation et sur l’origine de ses ressources en l’absence de toute procédure transparente de levée des fonds’, le Parti socialiste relève le ‘conflit d’intérêt manifeste entre cette fondation et les charges républicaines de son parrain’.  
Georges Nesta DIOP  
SUD QUOTIIEN : 
GOANA : ABONDANCE ALIMENTAIRE OU LA FACE DOREE D’UNE MAIN BASSE DE GRANDE ENVERGURE SUR LES TERRES RURALES 
Par | | jeudi 12 juin 2008  
La GOANA (Grande offensive pour l’agriculture, la nourriture et l’abondance), c’est la promesse faite d’une récolte de 2 millions de tonnes de maïs ; 3 millions de tonnes de manioc ; 500000 tonnes de riz et 2 millions de tonnes de diverses autres céréales (mil, sorgho et fonio) pour la saison et la contre saison de l’hivernage 2008/2009 – soit une période de 3 à 4 mois - ; quand les statistiques officielles portant sur les réalisations de l’hivernage 2007/2008 donnent les chiffres suivants : maïs 160.000 T ; manioc 310.000 T ; riz 195.000 T ; mil 310.000 T ; sorgho 100.000 T ; fonio 1.000 T. 
Mais, la GOANA, avant les récoltes, c’est aussi les semences, les engrais, le matériel agricole et les terres. L’évaluation officielle du coût des trois premiers éléments s’élève à la somme de 344 milliards de francs CFA ; alors que, pour la même période, le budget d’investissement consolidé (BIC) n’a inscrit que la somme de 32 milliards pour le programme agricole. 
A un mois du démarrage de l’hivernage où ira-t-on trouver la différence qui s’élève à 312 milliards de francs ? Concrètement, pour le respect de leur mise en place à temps, où va-t-on trouver les semences, les engrais et le matériel agricole devant accompagner le programme GOANA ? 
Seul le quatrième élément, que sont les terres, reste disponible. Et la méthodologie d’approche de la conception, de la mise en forme et de la diffusion de la grande offensive est on ne peut plus explicite pour permettre d’affirmer avec force que l’objectif fondamental de la GOANA correspond à une opération tendant à faire main basse sur les terres rurales au profit des détenteurs de moyens conséquents qui sont la base de classe du pouvoir en place, au grand dam de ceux qui les ont toujours occupées et travaillées. 
A ce jour, ni ces derniers, ni leurs représentants n’ont eu le privilège d’être officiellement informés des tenants et aboutissants de la GOANA. Ils ont été superbement ignorés. 
La primeur a été réservée aux chefs de l’administration territoriale et aux dirigeants des collectivités locales. Et c’était pour leur intimer l’ordre de libérer les terres pour les distribuer à ceux qui en ont les moyens. 
Et si c’est à pas de tortue que la recherche de financement des entrants à hauteur de 344 milliards continue de se faire, il n’en est point de même en ce qui concerne les mesures de morcellement et d’affectation des terres rurales. Les autorités y vont avec une course de vitesse de 100 m plats. 
Ainsi par une circulaire à l’adresse de l’ensemble des sous préfets le chef de l’Etat a demandé à chaque communauté rurale de mettre 1000ha (1.000.000 m2) de terre à la disposition de la GOANA. 
En application de cette circulaire, Monsieur Ousmane Masseck Ndiaye, son ministre de la décentralisation et des collectivités locales bat campagne à travers le territoire national pour la mise en pratique de cette politique de spoliation des terres des paysans. A Guédé, il a tenu ces propos aux élus locaux en les exhortant « à accélérer la procédure d’affectation des terres à tous les Sénégalais qui en seraient demandeurs. » et en précisant bien que : « mais ces terres doivent être octroyées uniquement à ceux qui seraient capables de les mettre en valeur. Il faut les cultiver et ceux qui sont prioritaires pour son exploitation ne sont personne d’autre que ceux qui détiennent les moyens. » (cf walfadjri du 26 05 08 page 2) Et ceux qui les détiennent et les cultivent depuis toujours ? Pourquoi ne pas leur destiner les moyens dont parle le ministre. Non au contraire, ils sont complètement ignorés. 
Et de la parole, les autorités passent à l’acte et commencent à se servir d’abord (à elles les premières cuillères ; charité bien ordonnée commence….) D’abord, le secrétaire général de la Présidence de la République, Monsieur Abdoulaye Baldé qui se découvre en nous tenant ces propos : « Je vais cultiver mes propres champs pour vulgariser la GOANA en Casamance. » et encore, il continue : « Moi même je m’implique personnellement pour la GOANA. Demain si vous allez à Colomba, vous le verrez, les populations vont débroussailler une dizaine d’hectares. Au niveau de l’arrondissement de Nyassia, j’ai également 10ha. Donc j’aurai à cultiver au total 20ha. » (cf le Matin du 27/05/08 page 4) Monsieur Abdoulaye Baldé qui devient subitement cultivateur, cumulativement avec ses fonctions de secrétaire général de la Présidence de la République, en 2008, soit 8 ans après l’alternance, ça fait sourire. 
Ensuite, le ministre de la jeunesse et de l’emploi, Mamadou Lamine Keïta, était en visite à DIANNAH, le jeudi 29 Mai 2008, dans la communauté rurale de KALOUTINE pour, nous apprend t-il, « prendre possession des terres qui lui ont été affectées pour la GOANA. » 20ha (20.000m2) ont été mis à sa disposition dans la localité de Diannah dans le cadre de la GOANA. (cf Sud quotidien du 30/05/08 page 3). 
Les terres rurales sont donc ainsi en train d’être affectées à des personnes à travers l’ensemble des communautés rurales au nom de la GOANA qui n’a pourtant pas de personnalité juridique qui pourrait comptabiliser ces terres comme sa propre propriété. 
Ainsi la démonstration est en train d’être faite que la GOANA n’est qu’une simple couverture pouvant permettre à la base de classe du régime d’avoir un pied ferme en milieu rural à la suite de celui déjà bien installé en milieu urbain. C’est une manière d’élargir sa base économique. 
On peut le corroborer par cette information nous apprenant que « la communauté rurale de Rosse Béthio a décidé d’affecter 1500ha cultivables aux populations dans le cadre de la GOANA. » propos tenus par son président Oumar Mboulé Sow. Et qu’une parcelle de 1000ha dans la zone de Thianaldé sera destinée à la culture du tabanani (jatropha). (cf Sudquotidien du 06/06/08 page 4) 
Une autre information confirmant cette thèse est celle révélée par le journal l’AS du 10 juin 2008 à propos de Monsieur Alioune Diop chargé de mission du Président de la République. (encore la présidence de la République) Le journal nous apprend que : « suite à une visite dans son patelin ses parents lui ont donné 53ha dans le diéri qu’il compte exploiter dans le Walo ses amis et parents de Bodé Lao ont eux, décidé de mettre en valeur 100ha pour la réussite de la GOANA » 
Mais, dans cette précipitation, les dispositions de la loi relative au domaine national et de ses décrets d’application sont-elles scrupuleusement respectées ? Les conditions de forme et de fond se rapportant à l’affectation des terres du domaine national sont-elles remplies ? Les présidents de communautés rurales et les autorités de tutelle, chacun en ce qui les concerne, ont-ils assumé avec rigueur leurs responsabilités ? L’histoire nous édifiera un jour sur toutes ces questions. Et chacun assumera les conséquences de ses actes. 
La GOANA vient s’ajouter à la longue liste des programmes dits agricoles que les pouvoirs qui se sont succédés depuis l’indépendance déploient, année après année, sans pour autant atteindre l’objectif poursuivi de l’avènement d’une agriculture développée se traduisant par une transformation réelle des conditions de vie et de travail des paysans de notre pays qui font plus de 60% de notre population. 
L’approche est toujours la même. Elle est plus quantitative que qualitative. Elle s’appuie plus sur le produit que sur le producteur, plus sur la quantité du produit que sur la qualité du producteur. 
La conséquence qui en résulte est qu’en l’absence de la quantité du produit attendu, le producteur ne réagit pas comme il devrait le faire et se contente de solliciter et d’attendre que l’on vienne à son secours. Ainsi son indépendance et sa dignité en prennent un sacré coup. 
Ainsi le paysan de 2008 ne diffère en rien du paysan de la SP (Société de Prévoyance) Un paysan attentiste, passif avec la mentalité d’encadré et d’assisté, loin d’être libéré, est le produit de la mise en œuvre des programmes agricoles depuis 48 ans. 
Le résultat de la méthode d’approche est donc bien négatif. Et, en paraphrasant l’autre, on peut bien dire que, jusqu’à l’extinction du Soleil, tous les programmes agricoles quantitatifs à la GOANA n’entraîneront aucun changement en milieu rural. 
Il faut par conséquent, changer de méthode d’approche pour être sûr de pouvoir transformer enfin les conditions de vie et de travail de nos braves paysans. Il faut privilégier l’approche qualitative qui mettra l’accent plus sur le paysan lui même que sur la quantité à produire. C’est le paysan qu’il faut changer en lui donnant les moyens de changer lui même ses conditions de vie. Il faut une véritable révolution dans le monde rural. 
En Septembre 2003 –bientôt 5 ans- dans une étude sur les problèmes fonciers au Sénégal, qui a fait l’objet d’une série d’articles parus dans les colonnes du journal Walfadjri, j’ai eu à aborder cette révolution que je me permets de reprendre ici, je cite : « Une révolution foncière et culturelle, large et profonde, doit nécessairement intervenir dans le monde rural pour enfin créer les conditions objectives d’une agriculture moderne dans un environnement enfin humanisé. 
« D’abord la révolution foncière 
« Il s’agit de rectifier les incohérences révélées par l’application de la loi sur le domaine national. 
« Il faut rétablir dans leurs droits les paysans et les collectivités locales qui sont des démembrements de l’Etat en leur accordant le droit de propriété pleine et entière sur la terre […] 
« Il faudrait, pour ce faire, insérer dans la loi sur le domaine national, de nouvelles dispositions prescrivant l’immatriculation au nom, d’une part, des paysans des terres qu’ils occupent et cultivent et, d’autre part, des collectivités locales des terres comprises à l’intérieur de leurs territoires respectifs. […] 
« Il faut transformer radicalement les conditions d’existence actuelles de la campagne par la mise en place d’un vaste PROGRAMME DE MODERNISATION DE L’ESPACE RURAL s’appuyant sur les deux axes principaux que sont, d’une part, LE LOTISSEMENT de tous les villages sénégalais, leur immatriculation et la distribution des parcelles délimitées avec remise des titres fonciers au nom des chefs de famille, et d’autre part, LA DELIMITATION DES ZONES DE CULTURES, leur bornage, leur immatriculation et leur attribution à ceux qui les cultivent et qui en deviendront les propriétaires effectifs. 
« Le programme de modernisation délimitera chaque village en quatre zones distinctes : la zone de l’habitat ; la zone des cultures ; la zone d’extension et le bois du village, chaque zone ayant son statut propre […..] 
« Pour la réalisation effective de ce programme de modernisation, il devait être envisagé la création d’un « FONDS NATIONAL POUR LA MODERNISATION DE L’ESPACE RURAL » doté de moyens substantiels… 
« Il pourrait être alimenté par une dotation annuelle du budget de l’Etat et de ceux des collectivités locales. 
« Il pourrait également faire appel à des financements des bailleurs de fonds nationaux et étrangers, au marché financier par des emprunts avalisés par l’Etat ainsi qu’à des dons de la part de ressortissants nationaux « Ensuite la révolution culturelle 
« Dans ce cadre il s’agira de révolutionner la mentalité des paysans pour les amener à se prendre eux-mêmes en charge. Eradiquer définitivement l’analphabétisme en milieu rural et assurer une formation professionnelle de qualité aux paysans, tel doit être le contenu de la révolution culturelle proposée. « L’éradication de l’analphabétisme doit viser à scolariser tous les enfants, garçons et filles, du monde rural…. 
« Quant à la formation professionnelle de qualité, elle devra s’appuyer sur un plan bien structuré de déploiement de structures de formation solide aux différents métiers agricoles et ruraux à travers l’espace rural, allant des communautés rurales aux régions. 
« Ce plan pourrait être conçu de la manière suivante : 
« Au niveau de chaque chef lieu de communauté rurale, UN CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE aux pratiques culturales traditionnelles et modernes ainsi que la tenue de pratiques comptables simplifiées. 
« Au niveau de chaque département un COLLEGE MODERNE D’AGRICULTURE ayant pour mission de faire acquérir les connaissances nécessaires à une agriculture moderne ayant maîtrisé tous les paramètres concourant à des rendements élevés et à un taux de rentabilité toujours plus accru. 
« Au niveau de chaque région un LYCEE AGRICOLE POUR L’ETUDE des problèmes liés à l’agriculture et à l’élevage spécifiques à chaque région « Egalement au niveau de chaque région, l’ouverture d’un CENTRE REGIONAL DE RECHERCHE, DE CONCEPTION, DE FABRICATION ET DE REPARATION de matériels agricoles adaptés aux conditions agro pédologiques de notre pays. 
C’est l’expérience et l’expertise accumulées par les artisans ruraux dans le domaine de l’outillage agricole qu’il faudra inventorier, rationaliser et valoriser à plus grande échelle. 
« La maîtrise de l’eau étant fondamentale pour notre agriculture, le plan de formation professionnelle pourrait aussi prévoir la mise en place D’INSTITUTS DE RECHERCHE ER D’ETUDES HYDRAULIQUES pour la maîtrise de l’eau installés à Matam au Nord (fleuve Sénégal) à Kédougou à l’Est (fleuve Gambie) et à Ziguinchor au Sud (fleuve Casamance) 
« Telle est dans ses grandes lignes la révolution foncière et culturelle proposée. Son objectif est l’avènement d’un paysan nouveau, réhabilité dans ses droits, formé intellectuellement et professionnellement et capable de prendre son destin en main [….] 
« Un paysan qui, comme les travailleurs des villes, crée ses organisations professionnelles pour la défense de ses intérêts matériels et moraux. Un paysan enfin libéré, réfléchi, mûr, qui se bat, qui lutte, proteste, marche et manifeste afin que ses problèmes soient pris en considération par les autorités compétentes. 
« Enfin un paysan propriétaire de sa terre et de son exploitation garanties par la détention des titres fonciers correspondants, un paysan moderne, intégré dans le monde, décidant lui même de ses spéculations, disposant de sa calculette, de son portable et capable de surfer sur Internet pour entrer, par e-mail, en contact avec les fournisseurs et les clients qu’il aura lui même choisis. » Telle est la voie. Tel est le chemin qu’il faudra emprunter pour transformer réellement notre agriculture. 
Les paysans auront le principal rôle à jouer pour réaliser les changements voulus. Il faut qu’ils passent de la passivité et de l’attentisme à l’action. Il faudra qu’ils s’organisent et qu’ils se battent. Si depuis 48 ans leurs conditions de vie se dégradent de plus en plus, c’est parce qu’ils ne s’impliquent pas, ils ne luttent pas, ils continuent d’être fatalistes et attendent tout des autres. 
En paraphrasant encore l’autre jusqu’à l’extinction du Soleil tant qu’ils n’auront pas mis fin à cette attitude de démission consistant à signer un chèque en blanc remis à d’autres pour plaider leur cause, ils ne verront pas le bout du tunnel dans lequel ils se sont engouffrés depuis notre indépendance. 
En le faisant ils laissent le champ libre aux opportunistes de tout acabit qui font de leur misère un fonds de commerce très rentable qui leur permet de se servir largement en prétendant être au service des paysans. Un de ces opportunistes et particulièrement remarqué sur la scène politique qui squatte en permanence les rédactions de la presse privée et publique, attitude qui lui permet de jouer le rôle de démobilisation des forces du monde rural en se faisant passer pour leur porte parole. 
Quant à la GOANA version 2008/2009, nous donnons rendez-vous au peuple sénégalais au soir du 3 Avril 2009 devant le petit écran après l’écoute du message à la nation du Président de la République à l’occasion de la fête du 4 Avril commémorant le 49e anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale. 
Nous donnons aussi rendez-vous, à la même date, aux membres FOGEC (Forum des opérateurs économiques pour la grande émergence économique) qui ont eu l’amabilité de remettre au Premier ministre un Rapport des travaux de leur forum sur le rôle et la place des opérateurs économiques et des émergents pour la réussite de la GOANA. 
Enfin, nous donnons également rendez-vous à Monsieur Mamadou Diop président du groupe Isec/Cesmi, initiateur de « GOANA ENTREPRENDRE » ayant pour mission de « mobiliser, sensibiliser, former les étudiants et diplômés à la création d’entreprises ou d’activités dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la transformation agroalimentaire. » 
• Alla KANE  
• Kane_alla@yahoo.fr 
CONTRIBUTION - PAR IBRAHIMA SENE (PIT) 
Les Assises Nationales du Sénégal et les Pro-consuls de Wade 
mardi 10 juin 2008  
Le lancement des Assises Nationales à Dakar, le 1er Juin 2008, a donné l’occasion à des Diplômés de l’Enseignement Supérieur, auto proclamés « Intellectuels », de monter au créneau pour défendre le pouvoir qui s’oppose à leur tenue. Personne ne peut leur contester le droit de prendre position contre la tenue des Assises nationales. Par contre, ce qui leur est reproché, c’est de n’avoir pas eu le courage d’assumer ce droit, mais d’avoir tenté de le cacher derrière une pseudo « neutralité intellectuelle » , ou derrière « un démocratisme » de mauvais aloi. 
En effet, les « griefs » qu’ils soulèvent contre les Assises nationales, et qu’ils ont manifestement puisés du lexique du pouvoir, s’articulent sur le « qualificatif de national » des Assises, sur l’« absence du pouvoir » , la « participation d’organisations et de personnalités de la société civile », et sur les « objectifs visés » par le Front SIGGIL SENEGAL. Nous allons passer en revue ces « griefs » pour démontrer leur manque de fondement, la nature et les véritables motivations des « Intellectuels » qui les portent. 
1) La problématique du « qualificatif » des Assises. 
Ceux qui contestent le qualificatif « national » donné aux Assises, se basent souvent sur le refus du pouvoir d’y participer. Pour ces « Intellos » », une manifestation à laquelle le pouvoir ne participe pas, ne peut pas être qualifiée de « nationale ». Le pouvoir incarne la Nation, donc, tout de ce qui lui est étranger ne peut pas être qualifié de « national » ! Par conséquent, quand des organisations nationales, en dehors de celles qui sont au pouvoir, organisent une manifestation sur toute l’étendue du territoire, celle –ci ne peut pas être qualifiée de « nationale » ! Ainsi, quant les Syndicats organisent une marche sur toute l’étendue du territoire contre la vie chère, celle -ci ne peut pas être qualifiée de « nationale » ! De même, quand une organisation légalement constituée convoque ses membres à Dakar pour tenir une convention nationale, celle-ci ne serait pas « nationale » en l’absence du pouvoir ! 
L’absurdité de tels raisonnements saute aux yeux de toute personne capable de discernement, à l’exception de ceux de nos « Intellos ». Que ne diraient-ils pas pour attirer l’attention de sa Majesté ? Pourtant, pour éviter pareille cécité de la part de certains « intellectuels », les Termes de Référence des Assises Nationales ont été aussi explicites que possibles en la matière, quand ils ont souligné, dés le départ, que celles ci sont « nationales, ouvertes et inclusives ». 
Elles sont « nationales », parce qu’elles sont organisées par des organisations nationales, sur toute l’étendue du territoire national, pour réfléchir sur les problèmes du pays ; elles sont « ouvertes », parce que toutes les organisations et toutes les personnes porteuses de « projets » , quelles que soient leur sensibilité , y sont conviées ; elles sont « inclusives », parce qu’elles n’excluent ni le pouvoir, ni aucun parti, qu’il soit de la mouvance présidentielle, de l’opposition parlementaire ou extra parlementaire, ni aucune organisation ou personnalité de la société civile. La non participation du pouvoir et de sa mouvance limite, certes, la portée de « l’inclusivité », mais n’a rien à voir avec le caractère « national » des Assises. Cependant, en tenant compte de la diversité et de l’envergure des participants, cette limitation de l’inclusivité » n’entame en rien la représentativité des Assises nationales. 
Nos « intellos » ont donc confondu ces deux caractéristiques, « nationales » et « inclusives » des Assises, dans leur recherche effrénée à trouver des arguments pour conforter le pouvoir dans son hostilité envers les organisateurs des Assises Nationales. Ils ont entretenu et porté cette confusion à un tel niveau, qu’ils ont contribué à ébranler une partie de l’opinion pas suffisamment informée des Termes de Référence. 
2 ) L’absence du pouvoir Cette absence n’ a pas seulement été exploitée pour semer le doute sur le caractère national des Assises, mais, elle est aussi utilisée pour tenter de réduire les problèmes, aux quels le pays est confronté , et qui sont au centre des préoccupations des Assises nationales, au seul contentieux politique qui oppose le pouvoir au Front SIGGIL SENEGAL, depuis les élections présidentielles de Février 2007. Pour Wade, en dehors de ce contentieux, il n’ y aucun problème au Sénégal, et que les crises, dont on parle, ne sont que des situations artificielles imaginées ou concoctées par le Front SIGGIL SENEGAL pour déstabiliser le pays. 
Pourtant, pour le Front SIGGIL SENEGAL, ce contentieux est derrière lui depuis que le boycott massif des Législatives de juin 2007 a confirmé que Wade n’a pas été élu, dés le premier tour, et que les résultats, proclamés et validés par le Conseil Constitutionnel, ne reflétaient pas l’expression du suffrage du peuple, mais, qu’ils ont été bel et bien le produit d’un hold up électoral électroniquement planifié. Le Front SIGGIL SENEGAL ,depuis lors, en avait déduit la conclusion, que le problème n’est plus de contester ces résultats dans la rue en exigeant la démission de Wade et la tenue de nouvelles élections, avec toute la violence sur les populations, la fragilisation et la déstabilisation du pays, qu’un tel recours engendre, comme le prouvent tristement, chaque jour, les crises post électorales en Afrique. 
Mais, il a agi selon la recommandation de la sagesse populaire Wolof, quand la jarre d’eau est renversée. Cette sagesse recommande, dans pareil cas, de retourner puiser à nouveau de l’eau, plutôt que de perdre son temps à ramasser la boue dans l’espoir d’en extraire un peu de liquide. C’est ainsi que le Front SIGGIL SENEGAL a décidé de se battre pour doter le pays d’un nouveau système électoral fiable, qui rassure les protagonistes des élections à venir, parce que consensuel, et qui crédibilise les Institutions de la République, par leur légitimité incontestable grâce à la transparence qui le caractérise. C’est cette attitude politique qui a dérouté le pouvoir, dont les tenants ont été habitués à contester les élections dans la rue, pour imposer leur association aux affaires, comme solution provisoire à leur contentieux électoral. 
C’est cette attitude, pleine de responsabilité de l’opposition , qui a fait naître chez Wade un grave complexe de légitimité, qu’il a tenté , en vain, de surmonter par des provocations pour pousser le Front SIGGIL SENEGAL dans la rue, à défaut de pouvoir associer aux affaires, ses représentants les plus significatifs. Ainsi, tant que le Front SIGGIL SENEGAL ne lui reconnaîtra pas publiquement sa légitimité, ou continue de refuser à participer à son gouvernement qui équivaudrait pour lui une reconnaissance de fait, comme il avait toujours procédé sous l’ancien régime, ce complexe de « mal élu » lui collera à la peau, et continuera à l’habiter, au point de devenir, aujourd’hui, une obsession quotidienne. 
C’est pour guérir de ce complexe, que Wade a subordonné tout dialogue politique avec le Front SIGGIL SENEGAL, à la reconnaissance préalable de sa légitimité. Celle que le Conseil Constitutionnel lui a conférée ne lui suffit pas, puisqu’il a la claire conscience de la forfaiture qui a présidé à cette décision. Par conséquent, son refus actuel de participer aux Assises Nationales ne procède d’aucun contentieux électoral que le Front SIGGIL SENEGAL lui oppose. Au contraire, c’est Wade lui même qui voit dans tout ce qu’entreprend le Front SIGGIL SENEGAL, une tentative de remettre sur le tapis le contentieux électoral sur les Présidentielles. Il est tellement traumatisé par l’attitude du Front SIGGIL SENEGAL, qu’il agit comme si cette organisation était devenue une instance de légitimation de son pouvoir. C’est donc lui qui s’est enfermé dans ses propres contradictions avec sa propre conscience, au point qu’ il ne peut que regarder dans le rétroviseur vers les Présidentielles de Février 2007, alors qu’il est aux commandes d’un véhicule, qui se dirige, à vive allure, tout droit dans le mur. Il n’est donc pas juste, ni républicain, de demander au Front SIGGIL SENEGAL d’usurper les fonctions du Conseil Constitutionnel en la matière, tout simplement parce que Wade le veut pour guérir de son complexe de légitimité. Ainsi, tous ceux qui justifient le refus du pouvoir de participer aux Assises Nationales des forces vives de la nation, en évoquant la thèse qu’elles seraient celles du Front SIGGIL SENEGAL ou du Parti Socialiste, ne font qu’enfoncer Wade dans son complexe de légitimité, qui l’empêche de ne les concevoir que comme un moyen détourné de cette opposition,à régler le contentieux électoral des Présidentielles de Février 2007. Le contentieux électoral fonctionne en lui comme « l’œil de Caen » qu’il voit maintenant dans chaque revendication de n’importe quelle organisation sociale, et dans toute critique à l’endroit de tel ou tel aspect de sa manière de gérer le pays. C’est pour cette raison, qu’il a une peur bleue de la tenue des Assises nationales, et qu’il s’ agite frileusement dans diverses tentatives pour dissuader les organisations et les personnalités de la société civile de s’exprimer sur la crise multiforme qui sévit au Sénégal, et pour détourner les populations des problèmes qui les assaillent . Mais cette stratégie de Wade, qui consiste à se fabriquer des adversaires politiques à combattre pour masquer son intolérance et ses entraves aux libertés démocratiques, dont de s’exprimer ou de se concerter publiquement sur les préoccupations des populations, ne date pas d’aujourd’hui. 
3 ) La participation de la société civile. 
C’est depuis les premières dérives liberticides des Autorités de l’Alternance, que le pouvoir a tenté de museler les Sénégalais en présentant tous ceux qui ne sont pas contents de sa manière de gérer le pays comme des « suppôts encagoulés » du Cadre de Concertation des Partis de l’opposition ( CPC ) d’abord, puis, aujourd’hui, du Front SIGGIL SENEGAL. 
De cette manière, il a toujours tenté de réduire le pays entre ceux qui lui sont favorables et ceux qui sont favorables à l’opposition, présentée comme des revanchards en mal d’audience populaire. Entre les deux camps, il n ‘a pas d’opinion non partisane possible. Avec une telle dichotomie, il a pensé pouvoir empêcher les Sénégalais, qui ne sont pas politiquement organisés, d’exprimer leur opinion sur les problèmes du pays, et de s’octroyer le droit de s’acharner sur ceux d’entre eux qui ont osé le faire. 
Mais l’expérience a prouvé, qu’une telle stratégie de musellement n’a pas pu empêcher les Sénégalais de s’exprimer, au risque d’être victimes de harcèlements policiers, judiciaires et même fiscaux, ou de recevoir des menaces de mort de la part d’hommes de main du régime, souvent formellement identifiés, mais qui continuent de jouir de l’impunité la plus totale. 
A cet égard, le boycott massif des élections législatives de Juin 2007, à l’appel du Front SIGGIL SENEGAL, tant au sein des forces militaires et paramilitaires, qu’au sein de la population civile, aurait dû faire comprendre au pouvoir, que rien, ni personne, ne peut empêcher les Sénégalais non politiquement organisés, d’exprimer leur opinion sur des questions majeures qu’ils jugent cruciales pour le pays. Pourtant, devant cette déconvenue historique, le pouvoir a tout fait pour que l’on ne présente pas les résultats du boycott comme l’expression d’une adhésion populaire aux positions du Front SIGGIL SENEGAL. 
Au contraire, il a mis en branle une débauche d’énergies sans précédent, pour tenter de convaincre l’opinion internationale, que le boycott n’a rien à voir avec l’appel du Front SIGGIL SENEGAL. La logique aurait donc voulu qu’il ne s’échine pas , aujourd’hui, à présenter comme tous ceux qui ont répondu positivement à la proposition de tenue des Assises nationales comme des partisans du Front SIGGIL SENEGAL. 
Il a donc voulu occulter le fait que le boycott massif des Législatives a été le prix qu’il a payé pour avoir été sourd au désir profond des Sénégalais de s’exprimer sur la manière dont il gère le pays, et qu’ils n’ont pas eu l’occasion de faire à cause d’un système électoral taillé sur mesure, que le Front SIGGIL SENEGAL demande d’auditer, en vain , pour en extirper tous les éléments pouvant concourir à fausser ultérieurement l’expression du suffrage. 
Pourtant, Wade savait bien avant les élections, sur la base d’une enquête menée par la Direction des Statistiques et de la Prévision, devenue par la suite Agence Nationale des statistiques et de la Démographie, ( ANSD), que le peuple, en 2005, lui avait tourné le dos, et que le pouvoir craignait qu’il ne l’exprime par les urnes. C’est ainsi que les résultats de cette enquête lui ont montré que :  
a ) 43,9 % des ménages interrogés ont estimé que la pauvreté s’est aggravée durant les cinq dernières années, contre 32,1 % qui ont estimé qu’elle avait reculé, malgré la mise en œuvre, en 2003-2005, du premier programme de réduction de la pauvreté ;  
b ) 54,6 % des ménages pensent que les pauvres ne sont pas une priorité pour l’Etat en 2005-2006 ; ( cette opinion atteint 57,9 % en milieu rural ;  
c ) 85,3 % des ménages pensent que les besoins des pauvres sont peu ou pas du tout pris en compte dans les politiques et les programmes de l’Etat ;  
62,2 % des ménages de la région de Dakar et 55,7 % dans les autres villes du Sénégal, estiment que les nouvelles Autorités de l’Alternance ont été incapables de réduire la corruption et les détournements des deniers publics. 
Ce jugement sans appel des populations, officiellement recueilli par l’Etat, avait contribué à amener Wade à user du prétexte des inondations à Dakar, pour reporter les élections législatives de juillet 2006, pour se donner le temps de mettre en œuvre un mécanisme de fraude électorale de grande envergure pour conserver le pouvoir en 2007 et se construire une majorité qualifiée à l’Assemblée nationale. C’est pourquoi, les populations ont vu dans le boycott des Législatives auquel le Front SIGGIL SENEGAL avait appelé, une occasion d’exprimer pacifiquement leur rejet de la politique et de la manière dont Wade gère le pays, qu’il n’avait pas pu faire aux Présidentielles, à cause du mécanisme de fraude utilisé par le pouvoir. 
Ce boycott massif, qui montrait que la majorité des électeurs n’avait pas élu Wade au premier tour des Présidentielles, pouvait servir de prétexte à tout homme politique pour exiger l’annulation de celles-ci et occuper la rue. 
Mais, le Front SIGGIL SENEGAL a plutôt respecté le sens véritable de ce vote, en comprenant qu’il était destiné à envoyer un signal fort à Wade pour qu’il prenne conscience du rejet massif de sa manière de gérer le pays, afin de l’inciter à ouvrir une large concertation avec tous les secteurs de la vie nationale pour changer de cap. 
Le mérite du Front SIGGIL SENEGAL, dans cette affaire, a été sans aucun doute, d’avoir été suffisamment mûr, lucide et républicain, pour éviter à notre peuple la tentation du recours à la violence pour se faire entendre en usant de ce camouflet électoral historique de Wade. Il a préféré lui ouvrir la perspective de se faire de nouveau entendre, dans la paix civile et la stabilité, en s’appuyant sur ce boycott massif des élections législatives de Juin 2007, pour appeler à la tenue d’un dialogue national sous forme d’Assises nationales. 
Aujourd’hui, en refusant de prendre en compte ce signal fort, et en continuant sa manière de gérer le pays, pourtant décriée dés 2005 par les populations, Wade s’est rendu incapable de répondre aux préoccupations des populations qui souffrent des affres de la vie chère à la limite du supportable, de la crise alimentaire et énergétique, et qui vivent dramatiquement les graves conséquences de l’effondrement du service public de l’Education. Et de la Santé. 
Cette situation économique et sociale explosive s’est doublée d’une grave crise de légitimité, non plus seulement de la Présidence de la République, mais aussi de l’Assemblée nationale issue des Législatives de Juin 2007. 
Dans ce contexte, le désir, des populations et des forces vives de la nation, de se faire entendre par le pouvoir, s’ intensifie chaque jour davantage, au fur et à mesure que le pays sombre dans une crise économique qui a fini par le placer au seuil d’un nouvel ajustement budgétaire, et dans un blocage total du dialogue politique avec l’opposition non parlementaire, du dialogue économique avec les entrepreneurs du secteur formel et non formel, et du dialogue social avec les syndicats et les organisations du monde rural. 
C’est pour cette raison, que les forces vives de la nation ont vite compris que l’appel du Front SIGGIL SENEGAL pour la tenue d’Assises nationales dés le lendemain des Législatives de Juin 2007, pour trouver des solutions consensuelles à la grave crise qui rongeait déjà le Sénégal, avait, de nouveau, ouvert au pays, une alternative de dialogue national, à la tentation de recours à la violence pour se faire entendre. 
Ainsi, malgré les pressions de toute sorte et les intimidations, voire des menaces et autres agressions, la réponse positive et massive des forces vives de la Nation, quelles soient civiles, militaires et para militaires, à cette proposition, est la preuve de l’existence, sans équivoque , d’ un désir profond et largement partagé, de lancer un second appel fort au pouvoir, après celui du boycott, pour qu’il se ressaisisse. 
Le pouvoir aurait dû comprendre, après le boycott massif des Législatives de Juin 2007, que l’écrasante majorité des forces vives de la nation non politiquement organisées, quelles soient civiles, militaires ou para militaires, ne peut être ni intimidée, ni manipulée, ou détournée des préoccupations du peuple, qui sont aussi les leurs puisqu’elles les vivent quotidiennement. 
Toutes les agitations entreprises pour tenter de les culpabiliser ou de les éloigner des Assises nationales sont non seulement vouées à l’échec, mais aussi, elles contribuent inutilement à vicier la situation du pays et à aggraver les tensions et les contradictions entre les différents secteurs de la nation et le pouvoir, alors que les Assises sont justement conçues pour les surmonter pacifiquement. 
Le choix volontaire de dialogue national qu’elles ont fait à l’appel du Front SGGIL SENEGZAL, à la place du recours à la violence, a été matérialisée dans les Termes de Références des Assises nationales, dont la confection a été un exemple sans précédant d’ouverture, de dialogue , de tolérance et de coopération entre les diverses composantes, qui voyaient leur nombre grossir au fur et à mesure que l’on avançait dans leur établissement consensuel. 
C’est cela qui fonde la conviction des parties prenantes que le dialogue national, en gestation dans les Termes de Références, est à la portée de notre peuple. Et cela a cimenté leur détermination à faire aboutir le processus des Assises Nationales en gardant le cap de l’ouverture et du dialogue. La tenue des Assises nationales est donc la seule voie qui s’offre à notre peuple pour surmonter les contradictions politiques, économiques, sociales, et culturelles qui le minent, dans la paix et la stabilité. Leur non tenue pour maintenir le statut quo, au contraire, ouvrirait, à notre peuple, la voie à la violence ou à la résignation. 
Mais, la réaction violente, faite d’invectives, de calomnies et de menaces publiques, que le pouvoir est en train de dérouler, montre bien qu’il tente de faire croire aux Sénégalais qu’ils n’ont d’autre choix que de sombrer dans le chaos, ou d’accepter, en toute fatalité, de subir ses frasques et son incapacité notoire à trouver des solutions aux problèmes qui assaillent le peuple. 
Ce chantage au chaos n’a pas marché lors des Législatives de juin 2007, et ne marchera pas davantage en direction des Assises nationales, car les Sénégalais ont bien compris que le dialogue national, sous forme d’Assises nationales, est bel et bien une alternative au chaos et à la résignation. 
Par conséquent, ceux qui tentent d’aider le pouvoir à accréditer l’idée selon laquelle, « participer à ces Assises, c’est se ranger derrière le Front SIGGIL SENEGAL qui cherche à régler son contentieux politique avec le pouvoir », jouent gravement avec le destin pacifique de notre peuple. 
Mais ceux qui continuent à accréditer cette absurdité qui saute aux yeux, ne cherchent, en fait, que des alibi pour asseoir la thèse du Chef de l’Etat de « complot » et « d’atteinte à la sûreté de l’Etat » pour « renverser le pouvoir », afin de mieux se faire valoir à ses yeux, en travestissant, de manière éhontée, les objectifs du Front SIGGIL SENEGAL dans son appel pour la tenue des Assises nationales.. 
4 ) Les objectifs du Front SIGGIL SENEGAL 
Pour contrer la tenue des Assises nationales, le pouvoir a sorti l’artillerie lourde, en accusant publiquement, par la voix du Chef de l’Etat, le Front SIGGIL SENEGAL, d’avoir embarqué des organisations et des personnalités de la société civile et militaire, dans une entreprise anti constitutionnelle de complot, sous couvert d’Assises nationales, contre la sûreté de l’Etat visant à le renverser. 
Avec une pareille accusation à la veille de l’ouverture officielle du démarrage des travaux des Assises nationales, le Chef de l’Etat pensait pouvoir torpiller la cérémonie à laquelle étaient aussi conviés des personnalités religieuses du pays et le corps diplomatique accrédité au Sénégal. 
Le succès populaire de la cérémonie, rehaussée par la présence de nos invités de marque, a démontré suffisamment le peu de crédit que l’opinion publique nationale et internationale a accordé aux graves accusations de Wade. 
Mais, il s’est trouvé, au Sénégal, trois « Intellectuels », toujours les mêmes, à s’obstiner à vouloir présenter les Assises nationales comme un projet de « sédition » du Front SIGGIL SENEGAL, ou de crier sur tous les toits que « la République est en danger immédiat ». Cet appel public à la répression contre des citoyens qui exercent leur droit constitutionnel de réunion publique pour exprimer leur opinion sur les problèmes du pays et les voies et moyens de les résoudre, transforme ces « Intellos », de simples « caisses de résonance » du pouvoir en quête de prébende, en de véritables fossoyeurs de la République et des libertés démocratiques que notre peuple a conquises de haute lutte. Ce faisant, ces « Intellos » ne veulent que lancer une offre publique de service à Wade pour devenir ses « Pro- consuls » militants , afin qu’il daigne les associer aux affaires. Quels sont les arguments qu’ils ont voulu faire valoir pour franchir ainsi le Rubicon ? 
L’un, d’entre eux, spécule sur l’utilisation probable des conclusions des Assises, si Wade refuse de les endosser , tandis que l’autre tente de théoriser sur l’avènement d’ « une dualité du pouvoir », au cas où « le bureau des Assises » prend le contre pied d’une décision de Wade. Dans l’un comme dans l’autre cas, ces arguments relèvent, soit d’une parfaite ignorance des Termes de Référence qui organisent le déroulement des Assises et qui ont décliné publiquement le sort réservé à ses conclusions , soit, ils ont fait preuve évidente de mauvaise foi, en imaginant de façon délibérée des scénarii catastrophes, pour apeurer l’opinion, et donner prétexte au pouvoir de recourir à la violence pour réprimer les parties prenantes à ce dialogue national. 
En effet, le sort des conclusions est décliné dans les Termes de référence de façon claire et nette. Un Comité de suivi et de mise en œuvre sera mis en place, avec, ou sans participation du pouvoir aux Assises nationales. C’est ce comité qui va, publiquement, définir, de façon consensuelle, la manière la plus appropriée dont il compte s’y prendre. 
Ce ne sera donc, ni l’affaire exclusive du Front SIGGIL SENEGAL, qui ne reconnaît pas la Légitimité de Wade, si exclusivement, l’affaire des organisations et personnalités de la société civile, dont la quasi totalité lui reconnaît cette légitimité. 
C’est pour tenir compte du respect nécessaire de l’opinion de chacun sur cette question qui n’est pas parmi les thématiques soumises à l’appréciation des parties prenantes des Assises, que les Termes de Référence ont spécifié, que ce ne sont que les conclusions retenues de façon consensuelle qui engagent tout le monde. 
Comment donc peut on imaginer un seul instant, que les parties prenantes, issues de la société civile et de l’opposition parlementaire ,vont, à l’issue des Assises nationales, cautionner une sédition pour renverser celui dont elles reconnaissent la légitimité ? Le penser une seule seconde, équivaudrait à reconnaître que tous ceux qui proclament haut et fort la légitimité de Wade, dans la société civile , comme au sein de ses alliés et ses défenseurs appointés, n’y croient pas dans les faits, et ne cherchent qu’un prétexte pour lui faire sa fête. Si vraiment tel était le cas, Wade aurait tout intérêt à rendre le tablier dés maintenant , plutôt que d’attendre que les siens, au détour des Assises nationales, lui disent qu’il n’a aucune légitimité de gouverner ce pays. 
C’est certainement la pleine conscience qu’il a de cette tournure probable des choses, qui entretient le complexe de légitimité de Wade, qui est devenu pour lui le cauchemar qui l’empêche d’envisager l’avenir avec lucidité et sérénité. 
Mais une chose est certaine, si une telle éventualité est dans l’esprit des souteneurs de Wade, elle n’est en aucun cas envisagée ni programmées par les Assises nationales, aux quelles personne ne peut opposer un texte ou un acte allant dans ce sens. 
Donc, comme le dit bien l’adage, Wade aurait intérêt à prier Dieu pour qu’il le préserve des siens, afin qu’il puisse s’occuper, en toute sérénité et en toute lucidité , de ses adversaires, pour éviter de tomber dans le syndrome du complot permanent contre son pouvoir, que ses hommes-liges entretiennent pour obtenir des avantages au près de lui.. Mais le plus grotesque des Pro-consuls de Wade est certainement celui qui laisse croire que le Bureau des Assises nationales a les prérogatives de prendre position contre une décision prise par Wade ! 
Les termes de Référence ne lui donnent pas ce droit, et le code de conduite des membres des Assises est formel là dessus. Donc, c’est burlesque que de lui confectionner un habit, pour pouvoir le présenter à l’échafaud du pouvoir. Une pareille manœuvre ne peut pas être l’œuvre d’un intellectuel, mais bien d’un mercenaire de la plume à la recherche de prébende. 
Mais, puis que le ridicule ne tue pas, il s’est trouvé un troisième « Intello » à soutenir, que ces Assises ne pourront pas servir la Démocratie au Sénégal, parce que certains politiques qui y participent ne vaudraient pas mieux que ceux au pouvoir en termes d’éthique politique, et que , ce qu’il faudrait au Sénégal, ce serait « un sérum démocratique », comme l’est le « sérum ani tétanique ». 
Si telle est la situation du Sénégal, qui va donc lui inventer ce « sérum » ? Ses propres fils et filles, ou l’ étranger ? Si c’est le devoir de ses propres fils et filles de lui inventer ce « sérum », de le fabriquer et de le lui administrer, alors pour quoi, dans le même temps, leur refuser le droit de se retrouver publiquement et le plus largement possible, pour s ‘atteler à cette tâche salvatrice ? Pourquoi alors s’en prendre à ceux qui ont le mérite de lancer un appel dans ce sens et à ceux qui, nombreux, y ont répondu favorablement ? Une telle contradiction ne peut s’expliquer, au mieux, que par des positions apatrides qui confèrent à l’étranger le droit d’ inventer ce « sérum » pour notre peuple. 
Mais au pire des cas, ce serait une entreprise de mercenaires à la plume de la pire des espèces, capables de vendre leurs concitoyens pour des prébendes. C’est donc un devoir citoyen de démasquer et de dénoncer partout ces Pro-consuls de Wade pour qu’ils n’arrivent pas à leur sale besogne de fossoyeurs de la République et des libertés démocratiques dans le seul bus d’être récompensés par celui-ci. Ce serait dommage pour le peuple et pour Wade lui même, si ces trois larbins parvenaient à leur fin. 
Ibrahima Séne PIT- Sénégal Dakar le 9 Juin 2008 
LE MATIN : 
POLITIQUE 
REAMENAGEMENT DU GOUVERNEMENT:Le parti de Robert Sagna déplore l'augmentation du train de vie de l'État 
[ 12/06/2008 ]  
 
 
En début de semaine, le président de la République Abdoulaye Wade avait procédé au réaménagement de l'attelage gouvernemental. À l'issue de ce léger réaménagement, le département de l'éducation a été sectionné en trois secteurs dont le volet chargé de l'Enseignement préscolaire, élémentaire et moyen, le volet chargé de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle et enfin celui des centres universitaires régionaux et des universités. Par rapport à cette recomposition du système éducatif du pays, le Rassemblement pour le Socialisme et la Démocratie / Takku Defaraat Senegaal (Rsd), dans un communiqué sanctionnant la réunion de son Bureau Politique (Bp) et dont copie est reçue à notre rédaction a déploré (ce) énième réaménagement qui augmente le nombre de ministres et conséquemment le train de vie de l’Etat. Au moment où les besoins sont de plus en plus cruciaux, en ressources financières, pour faire face aux crises multi-sectorielles qui minent la paix sociale". Au sujet de la trêve de l’intersyndicale pour sauver l’année scolaire, le parti de Robert Sagna se félicite du « dénouement heureux de la crise scolaire dans l’élémentaire et souhaite qu’il en soit de même dans les autres segments de l’Education, notamment dans les Universités où les travailleurs et une partie des enseignants sont en grève ».  
Toutefois, le Bp a condamné dans ce document " la politique de rémunération sectaire de l’Etat à l’origine de toutes les frustrations des syndicats d’enseignants". D’ailleurs les camarades du maire de Ziguinchor exhortent le Gouvernement à « respecter les engagements pris vis-à-vis des enseignants pour une résolution définitive de leurs revendications légitimes ». Analysant la situation internationale, le parti de Robert Sagna a salué le « succès de la Conférence au Sommet de la FAO sur la crise alimentaire mondiale, de par les contributions annoncées de 8, 5 milliards par les Etats membres".  
De même, le Rsd/Takku Defaraat Senegaal salue la victoire de Barack OBAMA à l’investiture démocrate. Évoquant la vie du parti, le Bp s'est félicité de la « clarification de taille, faite par le Président de la République lui-même à l’occasion de l’audience accordée à des transhumants, sur la non-appartenance de Robert Sagna et de son parti à la mouvance présidentielle ».  
 
Jean NZALÉ (Stagiaire 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 13.06.2008
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