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DIVERS
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le mouvement cit
B O U R D E
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E N F I N
Et après ?
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DERISIONS
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L'alternoce
Karim
Par devoir citoy
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Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
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mépris inaccepta
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PRESSE
D E S T I N
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VOLAILLE CHAUVE
FAUSSE PISTE
Une mallette
ne gouverne pas
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2012
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le crépuscule
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Délestages !
Karim Wade,
Le mérite ne se
Quelle solution
Non, Karim,
quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
Vente des terres
Les masques tomb
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Mademba Sock ?
TOURISME
Le vent de révol
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une priorité
P E R I L
La petite erreur
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Electricité
L’ultime coup de
Sondages politiq
qui croire ?
TROISIEME MANDAT
patriotisme ?
Benno Siggil Sen
l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
récurentes inond
Le dernier homme
L’identité afric
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Sans Ethique
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Très chère
A chacun
la méritocratie
Ces Seigneurs
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LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
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Latif Coulibaly
Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
Mépris ou mépris
Stade suprême
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Ambassadeurs
advienne que pou
Appel de détress
La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
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courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
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Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
marchandage
Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
E T H I Q U E
Crise de l’Energ
Machiavel
CHAOS
L’Etat a t-il
hors course
NATION ALITEE
La mouche
père & fils
Tsunami
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Y ' EN A MARRE !
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L'assommeur
23 JUIN 2011
Quel enseignemen
P A I X
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JEUNESSE
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De l’Indignation
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REPONSES
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L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
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Violences scolai
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Emploi au Sénéga
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Nihil Obstat
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CONTRIBUTION LETTRE CITOYENNE AUX DEPUTES DU SENEGAL 
 
 
Article Par Christian Abdoulaye SARR, Consultant, Plateau - Dakar,  
Paru le Mercredi 15 Oct 2008 
Honorables Députés, 
Si j’ai décidé de vous adresser cette correspondance, c’est, d’abord, parce que je suis un citoyen sénégalais libre, profondément attaché au devenir de notre Nation, aux valeurs et principes majeurs qui fondent, forgent et innervent, tant la Démocratie, que la République qui appartient à chacun et à tous ! Mais, c’est aussi et surtout, parce que j’ai la certitude que par suite d’inédits événementiels et autres démarches politiques sans précédent dans la riche histoire de notre Nation, vous avez la chance inouïe de prendre date avec l’Histoire. Ce que, au vrai, vos Collègues des Législatures antérieures n’ont eu le bonheur de savourer, exception faite, bien sûr, de la toute première qui assuma les douloureux événements du 17 décembre 1962. 
Honorables Députés, 
Certainement, la XIème Législature a été marquée par l’émergence d’une nouvelle vague de Députés, augurant, de manière fort réjouissante, un prochain et salvateur renouvellement de la «classe politique» fossilisée, inepte et incapable de prendre en charge les douloureuses équations et angoissantes interrogations existentielles qui assaillent les vaillantes populations. 
Hélas, faibles sont leurs voix et oubliées sont leurs requêtes et propositions, souvent d’une extrême pertinence, broyées et ensevelies qu’elles sont, par cette «majorité d’additionnés» sans foi ni loi (autre que la force brutale) regroupée dans un nébuleux Groupe Libéral. 
Cette lettre ne s’adresse donc pas, principalement, à cette Nouvelle Opposition qui tente de donner sens à la chose politique, à travers une Institution qui, depuis la victoire du Clan Senghorien en 1962, n’a été rien d’autre qu’une Chambre d’Enregistrements et d’Applaudissements. 
Cette Lettre, essentiellement, s’adresse aux Honorables Députés du PDS. 
Parmi Vous, des Dames et des hommes ont consacré plus d’un quart de siècle au service de la cause et des intérêts du Parti et de son SGN/Fondateur, Me Abdoulaye WADE. 
Des années de vie généreuses, des carrières prometteuses et des situations avantageuses, ont été sacrifiées pour qu’au bout du tunnel historique, au soir du 19 mars 2000, le «SOPI» mythique et fétiche, galvaniseur et catalyseur, puisse retentir, sous la forme d’un cri de victoire de millions de Sénégalais qui mirent fin à quarante ans de règne sans partage du Parti Socialiste ! 
Ces dames et ces hommes, ont été appuyés par des jeunes intrépides, des cadres patriotes, pour conférer à la victoire historique, les allures d’un véritable triomphe politique. 
Comment, Mesdames et Messieurs, pouvez-vous, au regard de la noblesse de votre parcours et de votre palmarès politiques, espérer être en devoir de «servir» d’abord Wade (sous la férule de son Neveu), ensuite son fils ? Voudriez-vous traduire en actes, le Bréviaire de la Pensée Docile qui promeut et cautionne le comportement moutonnier ?  
Accepter de parrainer Karim Meïssa Wade, absent des glorieuses pages de luttes de notre peuple pour la démocratie, la République et le développement au seul motif que c’est le « fils de Wade », ne signifie-t-il pas agréer et avaliser le projet d’imposition de la Monarchie au Sénégal ? 
Dans ces conditions, Mesdames et Messieurs, proclamez haut et fort que vous êtes des « SUJETS »renonçant à votre dignité et au sens de l’honneur, au profit des douteuses « vertus » du sac de CFA, que distillent, à tour de bras, des dignitaires – courtisans et comploteurs ombrageux à l’ombre des claires ombres des cercles premiers du pouvoirs !! 
Honorables Députés, 
Vous avez donc accepté la recevabilité et, certainement, le vote de la «proposition» de SADA NDIAYE. J’ai lu, quelque part, que celui – ci est un «Député Libéral», c’est-à-dire, un de vos «Frère». Quel PDS sincère et sérieux, pourrait-il considérer ce sinistre individu, anti-modèle politique par excellence, prototype du politicien – rapace et répugnant, dénué de valeurs, comme un «Frère» ? 
Même ceux qui, dans les ténèbres du pouvoir, l’actionnent, ne sont amnésiques au point d’oublier que, si la volonté politique, les choix et les engagements partisans de SADA NDIAYE s’étaient accomplis, jamais l’ALTERNANCE ne se serait réalisée au Sénégal. SADA vous a, toute sa vie durant, combattu et a voté contre vous au premier et au second Tours de la Présidentielle de 2000. 
C’est donc à ce loubar de la politique, à cet adepte de la clochardise politique qui papillonne au gré des saisons politiques, attiré, à tout prix et au prix de tout, car n’étant rien, par les délices du pouvoir, que vous confiez vos consciences ? 
Mais, dites-moi, Honorables Députés, qu’est-ce qui peut vous pousser à cette terrible imposture ? A cette déshonorante et affligeante capitulation, s’ajoute votre déconcertante naïveté. Les Clans « fractionnistes » qui pris Wade en otage, mis en veilleuse et bâillonné le Parti au nom duquel ils parlent en toute illégitimité et illégalité statutaire, vous font croire que Wade « ne fait plus confiance au Président de l’Assemblée Nationale », arguant de prises de positions et initiatives que ce dernier aurait prises, au détriment et contre les intérêts du Parti. 
Or donc, voilà que la Presse révèle, avec fracas, que le Président de l’Assemblée Nationale, comme Cheikh. T. GADIO et Ousmane NGOM, avaient été invités par le NDI et que son voyage à Paris (tout comme celui qu’il effectua à Denver) ont été permis par Wade LUI-MEME qui lui aurait, semble-t-il, adressé ses Félicitations pour ces deux invitations !! Vous n’avez plus l’excuse de la désinformation pour admettre que la manipulation mensongère est le socle de l’attaque couronnée par la scélérate proposition du lugubre SADA NDIAYE. 
Honorables Députés du PDS,  
Secouez vous pour dépasser les quelques CFA offerts par le Gang de Pape DIOP et les flibustiers et autres forbans de la politique de l’affalement, qui ont pour noms Abdoulaye FAYE, Babacar GAYE et Abdou FALL et Compagnie. 
Renouez avec les généreux et salvateurs élans positivement contestataires du «SOPI» historique ! 
Souvenez-vous que vous avez pour mission de servir le Sénégal, non un homme dont les comportements irrationnels font planer le doute dans l’esprit de nombre de nos Concitoyens.  
Souvenez-vous que vous êtes sous les ordres, présentement, de la pire vermine des TRANSHUMANTS qui se sont emparés des leviers de commandes de l’Etat et du Parti et dont la figure expressive la plus significative est BABACAR GAYE qui, comme SADA NDIAYE, a voté contre l’avènement de l’ALTERNANCE au Sénégal. 
Avez – vous oublié que des Elections Législatives sont annoncées et que la plupart d’entre - Vous seront sur la touche, sachant que vous n’avez même pas bouclé deux années de mandature ? Ce projet électoral ne signifie – t – il pas un désaveu de votre œuvre législative collective, votre dévaluation politique objective ? 
Les chinois ont l’habitude de dire qu’il «existe des coups de massue qui rendent lucide». J’ose espérer que le vote de la «proposition» de la conspiration et du coup de force anti-démocratique, dans les prochains jours, sera pour vous, l’occasion unique à ne pas rater, le rendez-vous avec l’histoire, car vous seriez souvenus que vous êtes Sénégalais dans un Sénégal malade en quête d’une espérance de renaissance politique, économique et sociale. 
J’ose ce que personne ne semble oser de nos jours : vous faire confiance ! 
Patriotiquement Vôtre ! 
 
Seneweb.com: Dimanche 19 Oct 2008 
L’HEURE EST GRAVE par Cheikh Bamba Dieye. 
Il est des moments où le silence, plus qu’une forme de résignation, sonne comme une trahison. 
Des moments où prendre de la distance d’avec la chose politique est un chèque en blanc donné à des dirigeants déconnectés de la réalité sociale avec en prime avoir le droit pour eux d’user et d’abuser des ressources du Sénégal. 
Ou faudra t-il qu’ils en arrivent avec nous pour mériter de notre part, une riposte appropriée, une réaction de refus à la mesure du mépris dont nous sommes l’objet. 
Malgré une hausse du budget pour 2009 de 11,05% l’amenant à 1 835 milliards de francs CFA, le Sénégal traverse une crise multisectorielle. Jamais de mémoire de sénégalais, le pays n’a connu pareille situation. L’heure est grave parce que nous subissons : 
• Une crise financière profonde faite de déficit du trésor public, d’une dette intérieure estimée par le patronat (La CNES) à plus de 300 milliards, avec un dépassement budgétaire exponentielle de 150 milliards. Alors que cette année, le taux de croissance de notre économie ne dépassera pas 3%. 
• Une crise énergétique faite de coupures intempestives, de surcout, entrainant le non respect des délais de production pour les PME-PMI et un de déficit de compétitivité pour le «made in Sénégal». Une situation qui ne risque pas de changer d’ici 2012 aux dires même du ministre de l’énergie. 
• Une crise alimentaire et une augmentation de la pauvreté dues essentiellement à la faillite programmée du monde rural, à une chute drastique du pouvoir d’achat du consommateur et à un surenchérissement non contrôlé des prix des denrées de premières nécessités. 
• Une crise institutionnelle faites de confusions et d’interférences dans l’exercice de leurs fonctions respectives entre un exécutif hypertrophié et un pouvoir législatif moribond aux ordres soumis à des règlements de conflits politiciens et à des tripatouillages constitutionnelles récurrents. 
• Une crise de l’éducation et une détérioration du climat social avec en perspective des jours sombres pour l’école sénégalaise et des conflits sociaux avec le monde du travail plus que prévisibles. 
• Une crise du sport (Football - Basket-ball etc.). Parce que nous voulons récolter les fruits d’un travail sur le long terme fait de formation et d’encadrement des petites catégories que nous n’avons jamais voulu faire. 
Ces tendances négatives, lourdes de conséquences, continuent de plomber toutes les tentatives de sortie de crise et installent le pays dans un climat d’incertitudes, de doutes qui font le lit à tous les dangers. 
L’espoir s’est tari et la place, Le gouvernement du Sénégal a installé le pays dans une instabilité sociale, politique et économique sans précédent. 
Jusqu’à présent, dans sa recherche du coupable, les sénégalais se sont offert la Sénélec et les Lions comme agneaux du sacrifice et exutoire à la violence jusque là contenue. Il leur faudra très peu de temps pour rechercher et trouver le vrai coupable avec les conséquences que l’on peut prévoir. 
Comme réponse à la complainte des sénégalais, le pouvoir a réussi en terme de performance, sans rien perdre de son train de vie prohibitif à privatiser les richesses du pays concentrées qu’elles sont désormais entre les mains d’une minorité de syndiqués politiques et à socialiser largement la pauvreté avec le basculement de ce qui nous restait comme classe moyenne dans la précarité ou patauge plus d’un sénégalais sur deux. 
Les Sénégalais doivent prendre la mesure de la gravité de la situation. Et ensemble chercher la solution pour contenir une explosion sociale presque inéluctable en recentrant le gouvernement sur les vraies priorités et les besoins ressenties et exprimés par le sénégalais lambda. 
Les urgences sont là et nombreuses, l’acuité de la crise aurait du inciter le gouvernement à : 
• Faire de la bonne gouvernance son unique instrument de gestion et à revenir à une orthodoxie financière qui appelle à une meilleure gestion des finances Publiques. 
• Une meilleure allocation des ressources vers des secteurs sociaux qui réduisent la pauvreté tels que la Santé, l’Emploi, l’Assainissement, l’Education etc.) 
• La réduction du train de vie de l’Etat (Cure d’amaigrissement pour la Présidence 64,5 milliards, suppression du Sénat 7,8 milliards, réduction du nombre de ministre et de ministre conseiller 49 en tout, réduction des Agences au nombre de 40 avec un budget fonctionnement et investissement cumulés de 122 milliards et la persistance des doublons à tous les niveaux). 
• Solder au plus vite la dette intérieure pour permettre aux entreprises, de souffler et de reprendre leurs activités normales. 
Il ya urgence à maintenir l’équilibre entre les pouvoirs seul gage d’un fonctionnement optimal entre l’action gouvernemental au service du citoyen et la nécessité d’un contrôle efficace exercé par le parlement sur l’utilisation des ressources publiques dans un environnement de crise mondiale. 
La république ne sera forte, unie et indivisible que lorsque l’homme d’Etat aura à cœur de soulager les plus défavorisées de la tyrannie de la pauvreté, lorsqu’il s’évertuera à faire profiter les couches les plus démunies des ressources de la nation et à installer une véritable démocratie et un Etat de droit au Sénégal. 
Dakar le 18 Octobre 2008 
Auteur: Cheikh Bamba DIEYE  
POUR QUE PERSONNE N’OUBLIE L’ESSENTIEL. 
 
 
A propos de l’avenir du SENEGAL 
 
 
Le Jugement « de rappel » du JUGE 
 
 
« Les peuples n’ont certainement pas de mémoire mais leur amnésie n’altère en rien leur faculté de discernement entre vérité et forfaiture». 
 
 
Les choix procèdent toujours d’une sélection qui, elle-même, se fonde inévitablement sur des critères discriminatoires.  
 
 
En règle générale, les choix optimums sont quasiment impossibles à opérer du fait de la réalité du « Paradoxe de Condorcet ». 
 
 
Cependant, deux paramètres peuvent aider à encadrer correctement et ennoblir les décisions majeures d’une Nation, concernant sa propre destinée. 
 
 
Il s’agit notamment: 
 
- de la volonté immarcescible de ses citoyens de promouvoir son développement économique et social, 
- de leur souci imputrescible de disposer des gouvernants qu’il faut pour la réalisation de cet objectif commun.  
 
 
En cette période d’impasse généralisée, nous devons nous référer à ces deux principes pour faire un assortiment lucide et juste, afin de doter le pays d’un véritable dirigeant qui peut conduire, sans failles, les changements réels attendus par les citoyens.  
 
 
Pour cela, il n’y a pas de doute possible, tous les critères envisageables militent en faveur de Mara, nonobstant les critiques et autres réactions de tâtonnement qui lui sont destinées par les uns et les autres. 
 
En effet, on pourrait bien lui faire confiance parce qu’il a su démontrer, avec virtuosité et élégance, les qualités de bon Leadership qu’on attend de toute personne à qui on espère pouvoir confier le sort de tout un peuple. 
 
 
Alors, semer le doute dans les esprits, pour provoquer le ressentiment à son égard, relève d’une menterie qu’il faut bannir au profit d’une incitation à une solidarité collective en sa faveur. 
 
 
C’est seulement par le moyen d’une telle attitude positive qu’on pourrait, sans erreurs fatales, soutenir de façon honorable l’accomplissement des conversions ambitionnées par tous.  
 
 
Pour notre part, nous sommes persuadés que les gens réussiront à éviter le piège du brouillard, pour se retrouver autour de ce qui fait le plus de sens car, chaque peuple finit toujours par « reconnaître les siens ».  
 
 
Ce qui distingue les grandes nations de celles qui se hasardent à prendre des risques avec leur avenir, c’est leur capacité infaillible de discernement pendant les phases délicates de leur propre histoire. 
 
 
C’est aussi et surtout, leur disposition incorruptible à prendre, sans état d’âme, les décisions qui s’imposent quand il s’agit des intérêts supérieurs de leur communauté, ne L’OUBLIEZ JAMAIS. 
 
 
 
Le JUGE 
 
 
 
talamy5@yahoo.fr 
 
A tous ceux qui s’indignent de notre insouciance endémique (mais aussi à tous les autres) 
 
« Dans toute Nation qui se respecte personne ne doit faillir impunément à ses obligations citoyennes »  
 
Le Jugement « mélancolique » du JUGE 
 
Notre manque de discernement et absence notoire du sens des responsabilités viennent de se révéler encore au grand jour démontrant ainsi toute la réalité désolante qui tourmentait jadis notre « continentriote » Frantz FANON. 
 
Du coup, il est devenu maintenant très clair comme l’eau de roche que nous sommes bien les « apostats » méprisables de cette planète des hommes. 
 
Dommage que Sigmund FREUD n’habite plus ce bas monde pour nous livrer l’ensemble des raisons souterraines qui pourraient élucider cette « démence collective » qui nous ravine chaque jour davantage l’existence. 
 
De toute façon, Dieu n’étant que perfection et miséricorde illimitée, nous sommes certains qu’il n’a pas pu commettre la moindre erreur fatale dans son œuvre de conception de la race d’Adam et Eve.  
 
Alors, on pourrait raisonnablement admettre qu’il y a quelque part, dans cet univers infini, un esprit maléfique qui s’applique à détourner les africains de tout ce qui est sensé et juste. 
 
Sinon, comment peut-on comprendre que ce soit exactement le moment où le continent est étranglé par un flot de misères sans précédent, qu’une bonne partie de nos dirigeants a choisi pour allez « SAUVER LA LANGUE FRANÇAISE ». 
 
Certainement, c’est la dernière chose à laquelle ils auraient dû penser en cette période malheureuse de l’évolution du monde, surtout quand ils sont en train de briller pitoyablement par leur marginalisation totale dans le traitement des grands défis qui malmènent dangereusement notre existence actuelle. 
 
Dommage que le Président Abdou DIOUF en personne, que la plus part d’entre nous ont toujours perçu comme une rare exception dans le lot des « tarés » qui nous gouvernent, mène les troupes dans cette randonnée très malvenue.  
 
On pourrait d’ailleurs se demander, un grand sourire aux lèvres, ce qu’a pu être leur sentiment, quand le Président Nicolas Sarkozy lui-même concerné au premier chef par la survie de langue maternelle de ses propres concitoyens, est passé furtivement au Canada pour se rendre aux USA. 
 
Ils ont dû forcément se sentir bouffons lorsqu’il a noté qu’il ne pouvait pas rester plus longtemps avec eux « car il y avait des choses plus importantes qui interpellent le monde » 
 
Evidement, nous aurons un jour l’obligation de répondre de toutes les arrogances que nous nous infligeons gratuitement avec l’indignité la plus injurieuse.  
 
Revenant à nos divers impératifs de développement de l’heure, sans même devoir prendre la moindre peine de justifier nos propos, nous pouvons assurer que nos priorités se rangent tout à fait ailleurs. 
 
DISONS SIMPLEMENT QUE NOUS NE POUVONS PAS PROLONGER IMPUNEMENT LA DESINVOLTURE BLAMABLE AVEC LAQUELLE NOUS REGENTONS NOTRE DESTIN COMMUN.  
 
Chacun de nous doit enfin réaliser que nous avons l’obligation de préserver notre dignité vis-à-vis des autres peuples qui nous considèrent maintenant (et à juste raison) comme les seuls parias de cette terre jusqu’ici « inaptes » à garder une conduite humaine rationnelle.  
 
De plus, nous devons surtout songer aux torts immenses que nous pouvons inévitablement causer à nos générations futures, si nous ne parvenons pas accomplir à temps toutes les corrections comportementales qui nous sont exigibles. 
 
Logiquement, anticiper des solutions convenables, afin de rendre leur vie plus prospère que celle que nous avons choisi délibérément de nous imposer, devrait être le leitmotiv immuable de notre action de tous les jours. 
 
Si nous parvenons à nous déplanter de nos irresponsabilités individuelle et collective qui rouillent insidieusement nos mœurs, pour reprendre avec lucidité la route qui nous guidera fatalement vers nos nobles ambitions citoyennes, nous ne ferons rien d’autre que nous conformer sagement à ce que nous adjurent les principes moraux élémentaires de la gente humaine. 
 
Ce jour là, nous aurons entamé avec mérite notre ascension irréversible vers la consécration commune tant espérée, ne L’OUBLIEZ JAMAIS ! 
 
 
Le JUGE 
 
talamy5@yahoo.fr 
 
Lobservateur : Mardi 4 Nov 2008 
FACE À LA POLITIQUE DU FAIT ACCOMPLI DE WADE SUR LES ÉLECTIONS : Le Front Siggil Sénégal prépare une grande riposte  
Les formations politiques sont de plain-pied dans les prochaines élections locales. Hier, lors de leur rencontre hebdomadaire, les partis du Front Siggil Sénégal ont dénoncé la façon dont le ministre de l’intérieur conduit le processus électoral en les mettant devant le fait accompli. Face à cette situation, ils ont décidé d’apporter la riposte qui sied dans les prochains jours.  
Les derniers actes posés par le gouvernement du Sénégal dans le processus électoral n’agréent pas les formations politiques membres du Front Siggil Sénégal. Elles l’ont fait savoir hier à l’issue de leur rencontre hebdomadaire. M. El Hadji Momar Samb, porte-parole du jour, a laissé entendre que la conférence des leaders du Front Siggil Sénégal a dénoncé la façon dont le ministre de l’intérieur conduit le processus électoral. La bande à Dansokho a d’abord déploré la façon dont leurs partis respectifs ont été informés de la rencontre avec Cheikh Tidiane Sy. Ensuite ils ont dénoncé l’attitude du ministre de l’intérieur face à la demande des partis politiques de procéder à l’évaluation du processus électoral. De même que le nouveau découpage administratif sans l’implication des formations politiques. Pour ces opposants, le même mécanisme électoral risque d’être reconduit aux élections locales avec le même «fichier corrompu». Mais le Front Siggil Sénégal refuse de continuer à accepter la politique du fait accompli du gouvernement. Et compte apporter une riposte à la hauteur de l’affront. Et ce, sur une durée et de façon globale. La marche des jeunes du Front Siggil Sénégal samedi prochain entre dans ce programme de riposte. Les partis vont se retrouver durant cette semaine avant de faire face à la presse la semaine prochaine pour rendre public leur plan de riposte.  
Par ailleurs, les leaders du Front Siggil Sénégal ont exprimé leur satisfaction face au déroulement des Assises nationales. Avec les installations de comité départemental de pilotage à travers le Sénégal et à l’étranger. Mais aussi le démarrage des consultations citoyennes dans beaucoup de localités. Et ils estiment qu’à ce rythme, la synthèse des travaux pourrait se faire d’ici décembre. 
Sur leur rencontre avec les ambassadeurs et représentants d’ambassade de l’Union européenne pour les informer sur la situation qui prévaut au Sénégal, Dansokho et Cie se disent aussi très satisfaits de la tournure de ces rencontres. Et comptent poursuivre les contacts pour rencontrer dans les jours à venir les représentants de la Russie, le Burkina Faso, et les Usa. 
Auteur: Latir MANE  
WalFadjri: Lundi 3 Nov 2008 
La proposition de loi Sada Ndiaye est un prétexte pour détourner les Sénégalais de la réalité socio-économique.  
 
Depuis un certain temps, la montée galopante des prix des denrées de première nécessité avec une augmentation progressive du coût de la vie, le fléau des inondations, l’électricité bien qu’introuvable ne cesse d’augmenter avec des factures cumulées et son lot de dégagement et de dégâts au grand dam des usagers (destruction des denrées et des appareils domestiques et électroménagers), l’éducation paralysée, grève des enseignants et du personnel soignant avec comme conséquence la paralysie du système scolaire et du milieu sanitaire.  
Le phénomène des ‘Barça ou Barsak’, voilà l’urgence qui nécessite une procédure d’urgence plutôt que de s’en prendre à un homme. Si l’exécutif et le législatif ne peuvent rien pour terrasser un adversaire, il faudra changer de fusil d'épaule.  
Un vent nouveau avait soufflé au soir du 19 mars et l’espoir commencé à renaître, mais des tensions politiques bouleversent ce rêve et nous plongent dans un chaos. L’affaire Macky Sall est la goutte l’eau qui a fait déverser le vase. Le Pds vient de signer son acte de décès, il ne reste qu’à être inhumé après avoir laissé comme héritage, certains types de comportements et d’actes. Effronterie, arrogance, snobisme, étalage extravagant et éhonté de richesses suspectes, luxe subitement acquis de la part de bon nombre de nos responsables avaient fini de susciter le dépit, voire le dégoût chez bon nombre de Sénégalais et nous valoir un célèbre sobriquet railleur et ironique : les ‘alternoces’ ou les nouveaux riches.  
Cette fin sera pareille que celle des ‘Lions’ de la ‘Teranga’ qui, malgré l’éclipse de bonheur qu’ils nous ont procurée, quittent le stade Léopold Senghor avec des pierres et huées. La balle de match se joue et la leçon est déjà dictée.  
La première fausse note de l’alternance a été la transhumance. L’histoire retiendra qu’elle aura été la plus grande tragédie de l’humanité sous l’angle de l’asservissement de l’être humain qui s’est ravalé au rang d’animal en quête du pâturage. En recyclant ces déchets sociaux, l’alternance a réussi à dévaloriser les mœurs et coutumes et à transformer le bronze en or.  
La personnalité de Macky Sall dérange l’entourage du président Wade.  
L’invitation au Sénat français, Barack Obama et la légion d’honneur.  
Les faucons, ancien pompiste sans identité ; étudiant ministre et président de zone et de fans clubs sont en train de poser des actes et agissements anti républicains et anti constitutionnels avec certains députés du Pds et de la majorité depuis le début de la onzième législature.  
De nos jours, de la convocation de l’Anoci à la proposition de loi satanique de Sada Ndiaye en passant par le vote de loi de création du sénat, l’accaparement des sénateurs du bureau du congrès…  
J’en passe pour dire ce qu’ils n’ont pas fait.  
Nous laissons au peuple de protéger sa Constitution.  
Je lance un appel à tous les intellectuels et démocrates du pays afin qu’ils se lèvent comme un seul homme pour barrer la route à pareille forfaiture. Le Sénégal risque de sombrer dans une situation aux conséquences indescriptibles. Un tel scénario est évitable pour notre pays qui a traversé des années de régime unique.  
Je vous prie de bien vouloir faire remonter ma préoccupation qui est celle de beaucoup de Sénégalais auprès de qui de droit et de plaider le concours de la Cedeao, de l'Ua et des organismes sous-régionaux auxquels notre pays est membre.  
Macky doit parler au peuple sénégalais et consommer la rupture avec le Pds, car le successeur de Wade au Pds ne sera pas son successeur à la tête du peuple.  
Wade est le président de tous les Sénégalais, dans l’exercice de ses fonctions, il est entouré de collaborateurs et ses derniers ne peuvent que lui être reconnaissant que par rapport à la confiance qu’il a portée en eux. Mais je ne blasphème pas, il ne peut pas faire un homme.  
Macky, fais ton chemin tu es jeune, discipliné, travailleur, et tu nourris des ambitions pour ce pays, tu es entouré de travailleurs, aujourd’hui tout le blocage de l’article 15 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale est géré par un jeune énarque de ton entourage né en 1975 et qui porte sur ses épaules le poids de la responsabilité et de l’Etat. Appuie-toi sur cette jeunesse, la sagesse des vieux, la bravoure des femmes pour sortir le Sénégal des ténèbres.  
Tu es l’espoir de la nation et ta mission sera hardie. Je l’avais dit, il y a de cela 15 mois dans une radio de la place. Que tu seras l’agneau du sacrifice après avoir abattu un travail en tant que chef du gouvernement et directeur de campagne.  
Tu avais eu à commettre une seule erreur : C’est la réussite, oui la réussite ! Dans certains milieux, elle est une erreur et il fallait qu’ils se débarrassent de toi.  
Si la vengeance est un plat qui se mange froid, la politique quant à elle crée l’événement et ce dernier l’homme politique. Si derrière toute barbe il y avait de la sagesse, les chèvres seraient toutes des prophètes.  
Mamadou CAMARA - Chargé de mission du Président de l’Assemblée nationale Responsable politique à Fatick  
Auteur: Mamadou CAMARA  
LEQUOTIDIEN: 
Non Maître, on ne peut pas vous laisser dire ça ! 
03-11-2008 La sortie de Maître Wade contre la presse n’aurait suscité aucune réaction de notre part, car celle-ci est majeure et vaccinée et sait comment se tenir face à de telles allégations hâtivement construites et tout aussi infantilisant pour elle.  
Mais venons en aux faits, il a fallu, en vérité, que je réécoute la diffusion faite par une radio privée de la place de l’élément, pour me convaincre que c’est effectivement Wade qui, les yeux dans les yeux, s’accorde la paternité de l’actuel régime juridique de la presse. Mieux, il se pose même la question de savoir, en tant que bienfaiteur, s’il n’avait pas trop fait pour la presse. Le comble c’est que personne, y compris le journaliste qui l’interviewait, n’a daigné relever l’inexactitude manifeste de ces allégations. 
 
C’est quand même ahurissant ; et là, je pense que les Sénégalais sont en train d’accepter tout et n’importe quoi, y compris qu’on conjugue leur histoire au présent de l’avènement au pouvoir de Wade. C’est choquant que personne n’ait levé le plus petit doigt pour contester ce qui semble être une vérité déclamée ex cathédra par le maître du temple de la Vdn (la permanence du Pds). Non, Wade n’est pas et ne saurait être celui qui a instauré le système de la déclaration en matière de création de journal. Allez-y consulter les archives du journal officiel de la République du Sénégal. 
 
Le Sénégal a hérité de la Loi sur la presse de 1881 pour fonder ce régime que tout le monde salue et qui n’est pas une exception sénégalaise. Faut-il le rappeler, jusqu’à une période récente, seule la Mauritanie, avec son article 11 de l’ordonnance sur la presse, avait un régime dit d’autorisation en Afrique de l’Ouest francophone et lusophone. Elle a dépassé ce régime, même si….. 
Wade veut-il nous ramener en arrière, en revenant au régime de la censure déguisée avec ses velléités annoncées concernant la formalité du dépôt légal ? 
 
Les médias sénégalais, qui sont, aujourd’hui, dans l’oeil du cyclone avec les saccages organisés de deux quotidiens et des menaces sur d’autres, ont-ils le droit de laisser dire des choses pareilles. 
Je le disais récemment lorsque les médias désertent le champ du plaidoyer et de la lutte au nom des principes, (comme ce fut le cas au moment de la création de l’Ujao) au détriment des luttes quotidiennes de survie, alors vient le temps de la censure et des lois liberticides. 
 
Mamadou NDAO 
Liberté 6 - Dakar 
N’est-il pas temps d’arrêter ce politicien pur et dur qui nous dirige ?  
05-11-2008 Le Président Politicien Wade a révoqué le maire des Parcelles Assainies (P.A.). Il serait même sur le point de le livrer à la Justice. Le rapport de l’Inspection générale des Collectivités locales qui épingle le pauvre maire révoqué l’accuse «d’irrégularités sur des dossiers fonciers et jette de sérieuses interrogations sur des enveloppes que la mairie a octroyées sous forme de ?secours aux indigents?»1.  
Il ne faut pas aller chercher de midi à quatorze heures, comme on dit familièrement : cette sanction qui frappe l’ancien maire des P.A., même si les accusations qui pèsent sur lui étaient fondées, est manifestement d’essence politicienne, comme d’ailleurs tout acte, toute déclaration, tout engagement du Politicien Wade. Ce dernier nous a, d’ailleurs, habitués à ce genre de vulgaires règlements de comptes, indigne d’un Etat de droit. 
 
Me Wade n’a vraiment pas de respect pour nous, ni pour lui-même, d’ailleurs. Comment ose-t-il révoquer un maire pour les fautes qui auraient fondé son décret ? A-t-il déjà oublié que c’est lui-même qui, s’adressant aux Présidents de conseil rural qui «vendent des terres sans en avoir la compétence», leur lançait ceci : «Si j’avais suivi la loi, certains d’entre vous iraient en prison» ?2 Il présidait alors l’assemblée générale de l’Association nationale des Conseillers ruraux, le 9 janvier 2007. C’était au Méridien Président. Le président politicien s’est, d’ailleurs, arrêté à mi-chemin dans sa déclaration : il devait dire en réalité, «l’écrasante majorité d’entre vous». En effet, les chefs de collectivité locale vendent, pratiquement, tous des terrains. Ce n’est plus un secret pour personne. L’ancien maire des P.A. a donc vraiment bon dos. 
 
Le rapport de l’Inspection générale des Collectivités locales aurait jeté de sérieuses interrogations sur «des enveloppes que la mairie a octroyées sous forme de ?secours aux indigents?». L’ex-maire des P.A. ne doit vraiment pas avoir de parents dans ce pays ! Etre révoqué pour une telle peccadille ! Mais, ces «secours aux indigents» engraissent tout le monde, sauf les indigents : le maire et son entourage, les conseillers récalcitrants, le préfet, le percepteur municipal, etc. Combien de fois la presse a-t-elle fait état de pugilat entre des maires et leurs adjoints, à cause de la répartition de ces fameux «secours» ? Et puis, à cet égard, l’ex-maire des P.A. est un nain devant le maire de Dakar ! Combien de millions ce dernier distribue-t-il tous les jours dans ce cadre et dans bien d’autres d’ailleurs ? Il gère, à sa convenance, un budget de plus de 30 milliards, semble-t-il. Sa «générosité», à l’image de celle de son champion, a dépassé les frontières des limites territoriales de sa commune, et peut-être même de celles du Sénégal. Il distribue à bout de bras riz, enveloppes bourrées de fric, moutons de Tabaski, billets de pèlerinage à La Mecque, etc. Le grand Serigne de Dakar, El Hadj Bassirou Diagne, confirme cette «générosité» dans l’interview qu’il a accordée au Populaire du mardi 8 février 2005. A une question du journaliste, il répond ceci : «(...) Mais cette année, mes charges ont été amoindries. D’ailleurs, j’ai lu dans votre journal que Papa Diop m’a arrosé d’argent. C’est vrai, il m’a bien arrosé, mais je n’ai pas touché d’argent. Par contre, il m’a demandé de lui donner une liste de 40 personnes qu’il peut aider en donnant à chacun le prix d’un mouton. Puis, il m’a envoyé personnellement un grand bélier. Le Président Wade, également, m’a envoyé un très gros bélier qui coûte 500 000 francs…» Combien de moutons le maire de Dakar donne-t-il à l’autre Grand Serigne, aux autres familles religieuses, aux notables, à ses nombreux frères déshérités du Pds ? Combien lui coûtent les différentes mobilisations de militants, les innombrables manifestations religieuses et cérémonies familiales ? Personne ne le saura peut-être jamais. Il construirait même des infrastructures à mille lieues de Dakar. L’Inspection générale des Collectivités locales devrait aussi jeter un coup d’œil sur la gestion de ce maire-là, au lieu de s’acharner seulement sur celle d’un petit maire qu’on veut envoyer à l’échafaud.  
 
Elle aurait dû également -si elle ne l’a pas déjà fait d’ailleurs – s’intéresser à la gestion du Conseil régional de Dakar, du temps de Abdoulaye Faye. Le journal Le Quotidien du jeudi 27 mars 2008 a rendu compte de la session de ce Conseil tenue la veille, pour élire un nouveau président3 et voter le budget de fonctionnement de l’institution. Les discussions avaient été particulièrement houleuses. Le conseiller Ibrahima Cissé, en particulier, a porté des accusations graves contre la gestion de M. Faye. Il a vigoureusement fustigé «l’existence de pratiques malsaines qui entourent le budget de l’institution» et dénoncé des présidents de commissions qui «ont tous des écoles privées, des Groupements d’intérêt économique et d’autres structures privées qu’ils veulent promouvoir avec les millions des Sénégalais». Le conseiller Cissé ne s’est pas arrêté en si bon chemin : il a révélé que des centaines de salaires fictifs ont toujours existé avant que Ousmane Badiane, élu président par intérim, y mette un terme. «Vous avez supprimé ces salaires qui existaient bel et bien», a-t-il lancé à l’endroit de M. Badiane qui a acquiescé. Le Quotidien ajoute que «des voix se sont toujours élevées pour fustiger les détournements d’intention de financement par le Conseil régional».  
 
Après le départ de Abdoulaye Faye, une personne (morale ou physique) s’est adressée au Conseil pour se faire payer une dette de plus de 300 millions de francs Cfa. Les conseillers n’ont jamais été au courant de cette dette, qui aurait été donc contractée hors de toute délibération du Conseil régional. La presse avait même fait état de l’intention de la Présidence de la République de payer cette dette, pour couvrir l’ancien président du Conseil, devenu entre temps ministre d’Etat. Après le départ de ce dernier, les langues se sont rapidement déliées pour révéler des pratiques gravissimes, notamment des marchés de gré à gré donnés à des Gie créés dans le cadre familial, avec d’énormes surfacturations. Si ce M. Faye est nommé ministre d’Etat et préside aujourd’hui le Conseil de discipline du Pds (sic), l’ancien maire des P.A. doit-il être décemment révoqué ? 
 
Un dernier exemple de mauvaise gestion impunie, c’est celui du maire de Kaolack qui est sur la sellette depuis plusieurs jours. Un véritable bras de fer l’oppose aujourd’hui au Préfet du département de Kaolack, qui refuserait carrément de «voter un virement de crédit de 85 millions», dont l’essentiel serait destiné à des fins inavouées, «comme d’habitude»4. Ce maire est en particulier sommé de s’expliquer sur une somme de 211 millions de francs Cfa du Budget consolidé d’investissement, qui a été voté depuis 2007. Mais, à la surprise générale, selon L’As, les 40 classes, qui devaient être construites avec cet argent, ne l’ont jamais été. De nombreuses autres accusations, aussi graves les unes que les autres, pèsent sur le maire. Kaolack est quand même une ville importante, confrontée à d’énormes problèmes, notamment celui de l’assainissement. Le maire actuel n’aurait ni les qualités intellectuelles, ni les qualités morales requises pour gérer une telle commune. Il ne doit sa promotion imméritée qu’à son nom (il est de la famille Niasse de Médina Baay de Kaolack). Si sa gestion avait fait l’objet d’une inspection indépendante et que les résultats fussent exploités en dehors de toutes considérations politiciennes, il aurait été sûrement révoqué avant l’ancien maire des P.A., et peut-être même envoyé en prison. Il en est, d’ailleurs, de même du maire de Dakar, du maire de Guédiawaye et de la très grande majorité des chefs de collectivité locale. Le décret de Me Wade qui révoque le maire des P.A. est donc manifestement injuste comme, du reste, nombre de ses actes politiciens. 
 
Cet homme que nous avons à la tête de notre pays est non seulement injuste, mais il nous gêne avec certaines de ses déclarations publiques, surtout devant les partenaires au développement, qu’il roule trop facilement dans la farine. Abordant le problème de la dette intérieure, lors de la clôture du Colloque sur l’accélération des déboursements de l’aide au développement, il déclare : «Nous avons décidé de payer toutes les dettes. On va les payer pour être à un niveau zéro.» Voulant se faire plus convaincant encore, il poursuit : «Pour un budget de 1 800 milliards, 130 milliards ce n’est pas grand-chose.» Les entreprises privées et les partenaires au développement à qui il s’adressait, particulièrement, ne sont quand même pas prêts à avaler toutes les couleuvres, surtout pas celles provenant de cet homme ! Si, pendant quatre ans au moins, et avec un budget de 1 500-1 600 milliards de francs Cfa, il n’a pas pu payer une dette de 130 milliards, comment le pourrait-il, comme par miracle, avec un budget de 1 800 milliards en un temps record ? Quand même ! 
 
L’homme a, également, fait son cinéma habituel avec la corruption. Il prétend, sans état d’âme, que ce qui se fait au Sénégal en matière de lutte contre la corruption, ne se fait nulle part ailleurs. Il ne se fait alors vraiment rien ailleurs, puisque chez nous, il ne se fait rien. Et, pour se faire plus sérieux, il brandit la fameuse Commission de lutte contre la non-transparence, la corruption et la concussion, tout en sachant qu’il l’a atrophiée dès la naissance. Cette commission, comme toutes les autres qu’il met en place, est absolument inoffensive. Cet homme n’est pas du genre à mener quelque lutte que ce soit contre la corruption. Il l’entretient, au contraire, comme l’eau et les engrais entretiennent une plante. Il la minimise, puisqu’«elle existe dans tous les pays et (que), si on en parle au Sénégal, c’est à cause de la vitalité démocratique dans ce pays qui permet aux journalistes de la dénoncer sans courir le risque d’être tués ou d’aller en prison». Il va plus loin encore en osant faire le plus naturellement du monde et devant des magistrats normalement ahuris, cette grave déclaration, à propos des actes de corruption : «Ces scandales sont des accidents de parcours qui seront digérés au fur et à mesure de l’évolution du pays.»5 Point final. Quel crédit peut-on accorder à un tel homme, quand il prétend que personne ne peut faire mieux que lui, autant que lui en matière de lutte contre la corruption ? 
 
On est surtout ébahi quand, à l’occasion de la clôture du Colloque évoqué plus haut, il bombe le torse et prétend «avoir arrêté huit inspecteurs des finances quand il est arrivé au pouvoir». Qu’on arrête de nous répéter ce mensonge à tout bout de champ ! C’est un mensonge grossier et le ministre Abdoulaye Diop, qui était assis à ses côtés, le sait parfaitement. Ce n’est pas la première fois, d’ailleurs, que nous entendons un tel mensonge. L’homme l’a raconté, mardi 8 juin 2004, devant les militants de la Fédération Pds de Paris. C’était sur le chemin des Etats-Unis, où il allait participer au Sommet du G8. Cette fois, il parlait de neuf Inspecteurs généraux d’Etat. 
Ces inspecteurs ne sont, d’ailleurs, ni des Inspecteurs généraux d’Etat, ni des Inspecteurs des Finances. Ce sont des Inspecteurs du Trésor et ils n’ont jamais été arrêtés par notre fanfaron national. Ils l’ont été en 1998, donc deux ans avant son accession à la magistrature suprême. Le ministre Abdoulaye Diop ne me démentira sûrement pas. Il était, à l’époque, si mes souvenirs sont exacts, Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique ou, en tout cas, un très haut fonctionnaire au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. Il ne serait pas, d’ailleurs, tout à fait étranger au déclenchement du contrôle qui a épinglé lesdits inspecteurs. 
 
Que le Politicien Wade arrête de nous jeter la poudre aux yeux ! Il n’a pas mis en prison une seule mouche, dans le cadre de la lutte contre la corruption. Il ne mène aucune lutte contre ce fléau. Au contraire, il recycle sans état d’âme les plus mauvais gestionnaires du pays et les installe au niveau le plus élevé de son Parti et de l’Etat libéral. Par ses actes de tous les jours, il entretient la corruption qui a de beaux jours devant elle avec la «nauséabonde» gouvernance libérale. Son dernier acte est le gros marché de gré à gré de 100 milliards de francs Cfa (au profit de la Senelec, et peut-être davantage, de Samuel Sarr) que son gouvernement a imposé, en violation du décret qu’il a lui-même signé. Nous en avons donc vraiment assez des dérives de plus en plus graves de cet homme et devrions tout mettre en œuvre pour y mettre un terme. 
 
Mody NIANG 
modyniang@arc. 
 
1 Le quotidien L’AS du jeudi 30 octobre 2008. 
2 Je rappelle régulièrement cette grave déclaration de la bouche d’un président de la République, qui a juré solennellement devant le Conseil constitutionnel et devant son peuple, d’appliquer et de faire appliquer les lois. Dans tout autre pays démocratique, aux Etats-Unis ou dans les pays scandinaves tout au moins, cette déclaration lui vaudrait immédiatement la destitution. 
3 Abdoulaye Faye avait été soustrait de ce bourbier par le président de la République qui l’a propulsé ministre d’Etat auprès de lui. 
4 L’AS des samedi 25 et dimanche 26 octobre 2008. 
5 Discours de Rentrée des Cours et Tribunaux, 10 janvier 2007. 
L’Eglise piégée ! 
03-11-2008 Suite à l’invitation de Karim Wade à la cérémonie d’inauguration et de bénédiction du monument commémoratif des fidèles défunts, il y a eu énormément de vagues (houleuses) et la presse en a largement couvert les péripéties. 
Dans cette affaire, trois hommes ont été au devant de la scène : Karim Wade, Barthélémy Dias et Félix Mendy. 
Le premier est le fils du Président Abdoulaye Wade dont il est le conseiller. Il a reçu de son papa la mission d’organiser le 11e sommet de l’Organisation de la conférence islamique. Il est le leader de la génération dite du concret.  
Même s’il s’en défend, il est évident qu’aujourd’hui, il a l’ambition de succéder à son papa. Donc il est sur le terrain de la séduction de l’électorat ou tout simplement de l’opinion, car pour ce qui est de sa participation à d’éventuelles élections, il sait pouvoir compter sur l’appareil de fraude logé au cœur de tous les systèmes administratifs de nos démocraties bananières. Dans sa stratégie, la conquête des places fortes religieuses figure en bonne place. 
Le deuxième est un homme politique bien en vue. Il est courageux et occupe les fonctions de Secrétaire général du Mouvement national des jeunesses socialistes. Il a pris l’engagement de contrecarrer les plans de Karim Wade et de s’opposer au projet de «monarchisation» du Sénégal. Il a l’ambition de ramener au pouvoir son leader Ousmane Tanor Dieng et son parti le Ps. Il a décidé de suivre, partout où besoin sera, Karim Wade et son papa pour les huer et dénoncer leur plan à la togolaise. 
 
Le troisième est un pote à moi et nous avons longuement milité dans les mouvements d’action catholique notamment au niveau de la commission centrale pour la marche pèlerinage Dakar – Poponguine. Il est Secrétaire général du comité de gestion des cimetières catholiques. Je le savais militant de Aj Pads (le parti dirigé par Landing Savané). Il a joué un rôle majeur dans le processus de prise en charge par l’Anoci des travaux de réfection du mur du cimetière Saint Lazare de Béthanie, l’aménagement de son parking et la construction du monument aux morts. Si je m’en tiens à l’entretien téléphonique que nous avons eu à ce sujet, il a agit, en toute innocence, au profit exclusif de la communauté. 
Tout ce beau monde a, malheureusement entraîné la communauté chrétienne dans un tourbillon politicien dont elle serait bien passée. 
 
Nous l’avons souvent répété ; ceux qui tentent de mouiller l’Eglise catholique du Sénégal dans la perversité du phénomène politique partisan perdent leur temps. Car le ndiggeul n’existe pas chez les Catholiques. Cette communauté est composée d’hommes et de femmes libres ; car Dieu les a créé libres. La liberté de conscience n’y est pas un vain concept. Le Sainteté le Pape lui – même ne saurait et n’oserait indiquer la couleur du vote des fidèles au risque d’être publiquement désavoué et critiqué sans risque pour qui que ce soit de subir les foudres d’une Fatwa ou d’un déchaînement de violence de la part de talibés. En d’autres termes, chaque Pasteur et chaque fidèle se fait librement sa propre opinion politique. Prendrait-on le parti d’arroser toutes les églises et cimetières catholiques de monuments et de billets de banque, cela n’empêcherait pas de dénoncer le mal, le détournement des deniers publics, l’achat des consciences, les agressions contre la démocratie, les tentatives de privatisation du Sénégal par une bande de voyous… 
 
Karim Wade a piégé l’Eglise en organisant ses partisans afin qu’ils viennent l’applaudir. Il a pausé les mêmes actes ailleurs, dans des mosquées et autres cérémonies religieuses. Les opportunistes qui lui balisent la voie, pour chanter sa magnanimité, oublie toujours d’expliquer que tout l’argent que ce monsieur distribue est le fruit, soit du dur labeur de braves Sénégalais, soit le fruit de l’argent emprunté ou offert au bénéfice supposé des populations, appauvries pour mieux être asservies. 
 
Les vrai croyants, ceux qui servent réellement Dieu, n’ont pas besoin de publicité autour des actions qu’ils mènent car sachant ne rendre que le bien que Le Tout Puissant leur a confié. 
Bref, la communauté chrétienne ne doit rien à Karim Wade. 
 
Barthélémy Dias a fauté pour n’avoir pas pris le recul nécessaire afin d’apprécier les enjeux et affiner la riposte. Car ici, l’enjeu était aussi de mettre en branle une stratégie satanique de «décrédibilisation» de l’Eglise et de ses Pasteurs qui font partie des derniers bastions d’honnêteté et de résistance face aux velléités de piétiner la dignité des Sénégalais. Il aurait fallu impliquer le maximum de personnes pour une meilleure sensibilisation de l’opinion, mais surtout des autorités de l’Eglise sur les enjeux véritables et éventer ainsi les plans de Karim Wade. Et puis certains combats nécessitent souvent, pour plus d’efficacité, que l’on s’efface au profit de personnes moins marquées et qui ne sauraient être soupçonnées d’engagement partisan à intérêt personnel. Cela aurait permis d’empêcher une profanation du cimetière et une perturbation de la cérémonie par des gens qui n’y avaient pas leurs places. 
 
Il a fauté pour n’avoir pas totalement pris en charge la préservation du crédit dû à l’Institution Catholique et à ses Pasteurs mal informés et pas très au fait du niveau de tortuosité de beaucoup de politiciens. Ils ont été trop fortement exposés à une situation qui les dépassait visiblement ; l’acte posé par Karim Wade n’ayant rien à voir avec une réalité du dialogue islamo-chrétien. 
 
Félix Mendy a péché pour n’avoir pas su préserver la neutralité de l’Eglise vis-à-vis des groupes politiques. Lui, le politique, a oublié d’envisager la probable récupération politique qui serait liée à toute invitation de Karim Wade à venir présider une cérémonie aussi solennelle.  
L’Eglise aurait pu inaugurer et bénir son monument sans Karim Wade car le contexte politique actuel rend suspect toute action caritative de ce monsieur soupçonné, à juste titre, de fomenter un coup politique à la Faure Eyadéma, le Président du Togo. 
 
Si Félix accepte que Karim organise ses troupes pour venir l’applaudir, il doit supporter que Barthélémy vienne avec ses camarades pour huer car les actes posés sont politiciens. 
Finalement, Karim Wade doit bien rire sous cape. Seuls des enfants de l’Eglise sont dressés les uns contre les autres et les Pasteurs sous le coup des regards inquisiteurs. 
La vigilance est de rigueur. 
Que Dieu nous garde de Satan.  
 
Benoît SAMBOU 
Responsable politique à  
l’Alliance Jëf-Jël 
samboubenjo@yahoo.fr 
Discours sur le wadisme  
 
31-10-2008  
Dis papa c’est quoi le wadisme ? 
Revenons un peu à l’histoire, le wadisme était un mouvement politique, philosophique et culturel du début du siècle dernier qui tentait, après l’effondrement des idéologies de s’inscrire dans le prolongement du panafricanisme, tout en critiquant l’héritage de ses prédécesseurs, et se réclamant dans la foulée du libéralisme.  
Les penseurs wadistes se situent dans la perspective du désenchantement du monde Africain, après l’échec des politiques économiques et l’émergence des utopies ethnico-religieuses meurtrières du XXe siècle. 
 
Le wadisme, c’est l’éclatement des références temporelles : quand les préwadistes se reposaient sur la tradition et les hyperwadistes sur l’avenir, les postwadistes ont les pieds dans le vide. Le passé, où les wadistes ont été défaillants dans leur tâche, ne rallie guère, tandis que l’avenir ne réserve plus autant de promesses, dans la mesure où il est totalement incertain vu l’évolution exponentielle d’un quotidien labyrinthique. Dans ce contexte où le Sénégalais supérieur à la moyenne n’avait plus de repères, le wadisme était l’ère du retour au réalisme, comme dialectique du devenir individuel. 
 
La recherche du bien-être individuel remplaçait la volonté de transformation de la société. Elle était aussi celle de la résurgence du thème de l’éternel recommencement. 
 
Le mode précis de régulation des rapports sociaux découlait de la continuation du wadisme économique, politique et institutionnel. La tendance du mode wadique de régulation de la pratique sociale était que les actes signifiants de l’élite sont progressivement dissous dans un ordre commun synthétique dont le mode d’opération n’est plus mesuré, par rien d’autre, que par leur propre taux de croissance à l’idolâtrie. L’opportunisme remplaçait la légitimité ; la politique remplaçait la gestion, et nous nous retrouvions finalement dans une organisation qui prend des décisions avec de l’information sciemment déformée. Le wadisme, ainsi entendu, est un mode de reproduction sociale d’ensemble, régulée de manière politico-institutionnelle plutôt que de manière décisionnelle et opérationnelle. Les conséquences pratiques de cette dissolution de la référence à la raison, c’est que les acteurs tendent à se réduire progressivement à un comportement adaptatif, que la pensée s’identifie à un calcul marginal de gain ou de perte, que les rapports humains se réduisent à la compétition ou à la concurrence et les identités ou statuts à ceux de gagnant et de perdant. Ajoutons que la raison dans une société wadiste renonce à son idéal normatif de la réalité et de vérité au profit du gain, que l’action signifiante tend à se justifier par le paradigme général de la résolution du sort individuel. 
 
L’ère wadiste a contribué à la fragmentation de l’individu : l’identité se fragilise. Elle se démultiplie ou se compartimente entre des attitudes diverses voire auparavant opposées.  
En fonction des moments, le wadiste ne se projette plus dans des modèles mais joue de sa personne à travers plusieurs masques. On tend vers une grande flexibilité identitaire. 
De ces fragmentations résultent, non pas la fin de notre histoire politique mais la fin des modèles sociologiques, on est marabout et ministre / député / conseiller... Sous la bannière égotiste du droit d’être, tous les modes de vie deviennent politiquement légitimes dès lors que….  
 
Ainsi l’avenir de notre futur sera forcément construit avec cet atavisme politique, bien de chez nous, qu’est le wadisme. 
Baye Ibrahima DIAGNE 
BP 25470 - Dakar-Fann 
Karim Wade à l’inauguration du Monument central du cimetière Saint-Lazare de Béthanie  
30-10-2008 Qu’est-ce qui arrive à l’Eglise du Sénégal ? Question pertinente que nous pouvons raisonnablement nous poser aujourd’hui. Non parce que la crise financière l’a atteinte de plein fouet ou que la récession économique a déployé ses tentacules jusque dans nos chapelles et églises. Rien de tout cela, il y a juste qu’elle est en train d’«autonoircir» la belle image qu’on lui connaissait jusqu’à un passé récent.  
Au cours du weekend qui vient de s’écouler, nous avons été témoins d’une annonce faite dans les églises de Dakar invitant les fidèles catholiques à se rendre jeudi prochain dans l’après-midi à l’inauguration du Monument central du cimetière Saint Lazare de Béthanie sur la Vdn. Seulement, dans l’annonce, nous notons la présence remarquée et faite avec insistance d’un intrus, je veux nommer monsieur Karim Wade. En effet, ce dernier est spécialement invité à participer à cette inauguration, parce qu’il aurait financé (avec quel argent ?) les travaux de rénovation (?) du cimetière. Inutile, chers concitoyens sénégalais, de vous décrire toute l’armada politico-médiatique qui sera mise en branle à cette occasion. Imaginons seulement les moyens logistiques qui seront mobilisés, les caméras de télévision braquées sur Karim Wade, les commentaires «griotesques» des journalistes (…) de la Rts et enfin, cerise sur le gâteau, tout cela fera l’objet du sujet d’entrée du journal télévisé de 20 heures. Les paris sont ouverts. Par ailleurs, nous pouvons en être sûrs, les commentateurs ne manqueront pas d’en profiter pour invoquer, là, une des nombreuses facettes du sacro-saint dialogue islamo-chrétien sénégalais. 
 
Hypocrisie quand tu nous tiens ! Hypocrisie oui, dès lors que nous savons qu’il y a moins d’une année, le papa de Karim Wade projeté d’accaparer une bonne partie de la superficie dudit cimetière. N’eût été la détermination des Catholiques, des bonnes volontés et du Cardinal Sarr, il faut le reconnaître, les pelleteuses et engins mécaniques seraient actuellement en pleine action de déblaiement de l’espace devant accueillir les sièges de la Francophonie et du Haut conseil de l’audiovisuel (Hca). 
 
Son Eminence, le Cardinal Sarr, est interpellée. Après les remerciements adressés à Karim Wade, il y a quelques semaines, pourquoi en rajouter une couche encore aujourd’hui avec le cirque religio-politico-médiatique prévu jeudi prochain ? 
Eminence, vous ne pouvez ignorer le rôle que joue ou du moins que constitue la personne de Karim Wade dans le contexte politique actuel de notre pays.  
 
J’ai appris à la catéchèse que Dieu a créé l’homme libre. De ce fait, c’est recouvert de ce manteau de la liberté, don de Dieu à chaque homme, que je me permets de critiquer votre initiative, en tant que Catholique et citoyen sénégalais. Avec celle-ci, votre initiative, vous mêlez incontestablement votre nom et votre communauté religieuse à un imbroglio politico-affairiste d’où il sera très difficile de sortir indemne, sans reproches. Cela est d’autant plus incroyable que ce pays, depuis bientôt quatre années, ne bruît que du projet prêté à Wade-père de se faire succéder par Wade-fils. Avec tout cela, Eminence, comme si de rien été, comme dans le meilleur des monde, tout gentiment et tout innocemment, vous déroulez le tapis rouge à Wade-fils et espérez que ça passe sans anicroches. Eminence, avec tout le respect que nous vous devons, nous sommes désolés, mais la pilule, cette pilule que vous nous proposez, ne peut pas passer. Déjà que Wade-père nous fourgue des pilules de toutes les couleurs, de toutes les dimensions et de tous les goûts chaque jour que le Bon Dieu fait (violations de la Constitution, dérives monarchiques, scandales financiers, libertés d’expression restrictives etc.) ! L’élasticité de notre gorge a atteint ses limites, la circonférence maximale est épuisée, nous disons stop ! 
 
L’Eglise du Sénégal est reconnue, par nombre d’observateurs de tous bords, pour prendre toujours le parti des faibles et pour sa neutralité dans le jeu politique national ; et il ne peut en être autrement, sinon dans ce cas, elle se fourvoierait et serait fondamentalement en déphasage avec le message du Christ («Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.» Matthieu 22, 21). 
 
Puisque l’occasion nous est donné, rappelons à Monsieur Karim Wade qu’il ferait mieux de prendre son courage à deux mains (les deux pieds en plus si nécessaire) et d’aller répondre à l’invitation à lui adressée par la représentation nationale et faire le bilan de sa gestion des fonds de l’Anoci. 
 
Pierre Georges SENE 
Etudiant Fst, Ucad 
pgeorgesene@yahoo.fr 
De la Goana réelle à la Goana médiatique : les travers de l’ère des Présidents «people»  
30-10-2008 Berlusconi, Wade, Sarkozy : le trait commun de ces hommes d’Etat est leur irrésistible aspiration à s’imposer aux esprits et ce, non par des actions extraordinaires, mais par une exceptionnelle faculté à transfigurer l’insignifiance en chef-d’œuvre. Tels des artistes, ils ont le génie de sublimer, par le biais d’une propagande, sans vergogne, la moindre réalisation, le moindre témoignage sur leur vertu, en phénomène exceptionnel. A la place des Présidents qui portent la confiance et les espoirs de leur peuple comme un sacerdoce, on a de plus en plus des Présidents stars, ou starisés. 
Le premier coupable de cette dégénérescence politique est la société de consommation, car les signes manifestes d’une telle société sont : la superficialité, la prodigalité, l’inauthenticité et, fatalement, l’absence de principe de vie solides. «La foule est femelle», s’exclamait Mussolini pour suggérer qu’il faut la draguer et, si elle résiste, lui imposer son autorité. C’est assurément là une des règles qui fonde l’entreprise de la quête frénétique du pouvoir. Cette misogynie qui transparaît derrière ce principe de propagande formulée par Mussolini n’est en réalité que le symptôme d’une misanthropie, qui guette tout passionné du pouvoir. A force de désirer le pouvoir, on finit par haïr les hommes dans la mesure où, ils sont d’irréductibles résistants à la domination totale et éternelle. C’est ainsi que tous les récalcitrants sont, d’abord, traités d’«ingrats» et, ensuite, de «traîtres». Les Présidents stars ne sont pas des dictateurs, car les garde-fous de la démocratie circonscrivent (même si c’est de façon laborieuse) leur pouvoir, mais leur mode d’être réside dans l’abus, la vanité et la mondanité.  
 
Beaucoup de commentaires sur le remariage de Sarkozy ont été jugés «d’impertinences» ou «d’insolences», mais on ne peut s’empêcher de soupçonner une cause psychologique dans ce lien entre un Président et une star. La célébrité et le pouvoir constituent deux passions qui rongent la lucidité des hommes et, rarement ceux-ci sont capables de résister à la tentation des délices qu’offrent ces deux choses. Un couple qui réalise ces deux sommets est forcément le point focal permanent de l’actualité. L’ubiquité de nos Présidents est devenue une forme de totalitarisme plus violent que n’importe quel terrorisme intellectuel planifié. Pour n’importe quel fait et geste, les médias sont mobilisés de sorte que l’altérité au pouvoir se résume à une sorte d’appendice à celui-ci.  
 
La Goana est une idée féconde et généreuse comme la plupart des idées du Président, mais le tintamarre, qui accompagne son exécution et son évaluation, est son pire ennemi. En effet, parce qu’on a hâte de faire de la Goana l’archétype de l’ingéniosité du Président, on a déclenché une ruée propagandiste ridicule, inutile, voire nuisible. C’est ridicule comme entreprise, car tout le monde sait, surtout ceux qui connaissent les réalités rurales, qu’entre la Goana médiatique et la Goana réelle, il y a celle du ciel (Ciel ?) ! S’il y a des récoltes exceptionnelles cette année, ce n’est pas seulement parce que la Goana a été théorisée : il est plus sage, d’ailleurs, d’imaginer ce qu’aurait été la Goana l’année dernière pour éviter de surestimer l’impact de la Goana. La prudence exige plutôt de la retenue, de la modestie et de la tempérance, car les aléas climatiques nous ont largement prouvé que tant qu’une agriculture est tributaire d’une pluviométrie capricieuse, elle se débat dans l’univers de la paysannerie laborieuse et archaïque. Les travers de la démocratie d’opinion sont d’une dangerosité telle que celui qui exerce le pouvoir est souvent amené à confondre l’ordre des priorités : l’entreprise de séduction de l’opinion mobilise une énergie qui rétrograde les problèmes économiques et sociaux au rang d’accessoires. Aussi est-il paradoxal de mobiliser 300 millions pour fêter la Goana alors qu’une bonne politique de pérennisation et d’amélioration de ce plan devrait plutôt inciter à une mobilisation précoce des moyens pour booster la prochaine campagne en jugulant les échecs et faiblesses de la présente campagne.  
 
La supériorité présumée de la démocratie sur le fascisme et le nazisme réside dans le fait qu’elle repose sur des principes impersonnels alors qu’ils (le fascisme et le nazisme) sont essentiellement bâtis autour du culte de la personnalité. Dans la démocratie c’est aux institutions et aux principes universels de liberté et d’égalité qu’on rend un culte parce qu’ils libèrent et ennoblissent l’homme ; alors que dans le fascisme et le nazisme, c’est l’homme qui est sacrifié pour le culte d’un seul. Ne serait-ce que pour honorer la démocratie, on devrait s’abstenir d’imputer à un seul homme les résultats de l’engagement et des sacrifices de toute une nation. Nous savons tous que l’indépendance alimentaire n’est pas le fruit d’une sorte de génération spontanée.  
 
Cette entreprise de sublimation de la Goana par la propagande est nuisible, car elle installe une certaine population dans une illusion d’abondance qui nous empêche de déceler les véritables failles du plan. A la place de cette parade digne de saltimbanque, il était plus sage de convier les experts et les vrais acteurs à une critique sans complaisance de la Goana pour qu’on n’ait plus à fêter de moisson comme si nous étions des affamés qui miroitent les délices d’une abondance. Il plus sain et plus noble de dire aux Sénégalais la vérité sur la Goana en arrêtant cette propagande dont la seule finalité est de décréter, en amont, la fin de tout débat sur son effectivité et sur sa réussite. Il faut être sérieux ! Combien de temps la révolution agricole a-t-elle mis pour porter ses fruits en Chine et en Inde ? Sommes-nous des prestidigitateurs pour réaliser en un an ce que les autres ont fait en plusieurs décennies ? Tant qu’on ne pourra pas produire la majeure partie de l’année, il faudra considérer les superlatifs sur la Goana comme les gesticulations de laudateurs qui ont pris en orage le Président et ses idées en lui faisant croire que son génie défie les lois de la nature et les lois sociales. 
 
Le politologue français Olivier Duhamel a forgé le terme de «fast-politique» (en référence au fast-food) pour stigmatiser l’instantanéité du fait politique qui repose sur la «vidéocratie» c’est-à-dire un investissement systématique de l’espace audiovisuel par les politiques pour se légitimer toujours davantage. Au Sénégal cette «fast-politique» a été portée à son comble de sorte que tout le temps et tout l’espace sont politisés et, de même que la fast-food crée l’obésité chez les intempérants, on peut risquer le néologisme d’obésité politique du régime de Wade : les choses les plus normales dans la vie d’un gouvernement sont entourés d’un folklore politique qui répugne à la convenance du citoyen démocrate. Ce passage de la démocratie délibérative à la vidéocratie à la wadienne installe le régime dans un monologue qui est assurément l’une des plus grandes blessures que Wade a causée à la démocratie sénégalaise : un Wade immaculé, omniscient, omniprésent et omnipotent ne peut pas manquer de créer ce que Rosa Luxemburg avait appelé «l’extinction de toute vie publique» à cause d’une absence de «confrontation d’opinons». Même dans les crises qui secouent son parti, Wade dupe la démocratie et les Sénégalais : «affaire Idy», «affaire Macky», «affaire Karim».  
 
Dans toutes ces «affaires», c’est le régime de Wade qui occupe le devant de la scène et qui réussit la prouesse de capter toute la dose de mécontentement qu’il génère de l’autre côté. Si l’opposition est quasiment muette c’est bien parce que Wade crée sa propre opposition pour échapper au combat contre la vraie opposition. Certains Sénégalais sont convaincus que derrière toutes ces «crises» sciemment alimentées il y aurait un deal, car les différents protagonistes fonctionnent comme des cercles concentriques dont la finalité ultime est d’occuper l’espace public : le grand Pds c’est quoi ? Ce grand parti présidentiel pourrait être comparé au cercle vivant de Hegel ; cercle qui, à force de tourner sur lui-même, en crée d’autres, le tout formant une spirale. Si la démocratie sénégalaise commet l’imprudence de résumer sa vitalité aux joutes entre ténors du Pds, elle peut dors et déjà entériner le vœu des cinquante ans de règne sans partage du Pds formulé par Wade. Il est impératif de briser la polarisation du débat démocratique au niveau du Pds et, sous ce rapport, il faut dire que le fait de considérer Macky, Karim ou Idy comme des alternatives au wadisme est une erreur qui ne fera que pérenniser une vidéocratie au service d’une médiocrité politique et d’un tâtonnement économique aux conséquences peu reluisantes. 
 
Alassane K. KITANE  
Professeur au Lycée  
Serigne Ahmadou Ndack Seck  
Thiès 
Une obsession nommée Karim  
28-10-2008 L’irruption de Karim Wade sur la scène politique suscite de l’hostilité et autant de résistance. L’anti-karimisme est aujourd’hui l’idéologie dominante dans certains médias et chez nombre d’hommes politiques sénégalais. Le président de l’Anoci est devenu, à son corps défendant, l’épicentre du débat politique dans notre pays. L’homme n’a pourtant encore rien dévoilé de ses ambitions ou de ses intentions. 
Qu’à cela ne tienne, il est, depuis plusieurs années, au top du top du hit parade des hommes les plus médiatisés de ces dernières années. Un bombardement journalistique sans précédent avec à la clé une production à une échelle quasi industrielle d’informations souvent aussi fausses qu’invraisemblables sur le président de l’Anoci. Mais c’est en 2008 que la machine à foudroyer Karim Wade atteindra son plein régime. Le compteur affichera cette année là plus de deux (2 000) articles.  
 
Polarisée parfois jusqu’à l’absurde sur la prétendue ambition présidentielle de son président et pour des raisons d’aveuglement idéologique et politique, une bonne partie de l’élite s’acharne depuis plusieurs années sur le conseiller spécial du président de la République. L’Agence pour l’organisation de la conférence islamique nationale dont il est le président du Conseil de surveillance est dépeinte comme une sorte de nébuleuse multinationale où l’on ne penserait qu’argent et taux d’intérêt.  
 
Bien sûr que tout le monde a le droit de critiquer les actions du président de l’Anoci. Karim Wade comme chaque citoyen sénégalais, ne peut être au-dessus des lois. Qui plus est encore, parce qu’il a géré l’argent du contribuable, c’est-à-dire votre argent, notre argent, doit se prêter à un exercice de contrôle, de vérification et d’explication, et son action soumise à la réflexion critique. 
Karim Wade peut, certes, avoir commis des erreurs dans la gestion de l’Anoci, Il faudra aussi le prouver, ce que personne n’a véritablement encore fait. Mais qui n’en commet pas ? Et dans le cas échéant, ce sera un impératif journalistique et politique que de les dénoncer. 
 
Encore faut-il que ces dénonciations portent sur les vraies erreurs et que les contempteurs de Karim Wade reconnaissent ses réussites. Et l’acharnement prodigieux, avec lequel une certaine presse de notre pays a tenté de faire accréditer l’idée que le 11e de l’Oci magistralement organisé par notre pays a été un échec, fut sans doute l’apothéose d’une campagne de mise à mort politique du patron de la «Génération du Concret». 
Je ne suis pas un fondamentaliste concrétiste, je ne suis pas non plus l’avocat de Karim Wade. Je suis et demeure un journaliste qui n’a opportunément, glissé sa liberté de pensée dans la boîte aux lettre de l’Anoci.  
 
Mais le fait est que si nous, journalistes, sommes des «historiens du présent», nous sommes aussi les pédagogues de ceux qui nous lisent, nous écoutent et nous regardent. Et en utilisant nos médias pour la célébration nombriliste de nos pensées souvent politiquement estampillées, nous trompons notre public. 
Aujourd’hui, force est de constater que lorsqu’il s’agit de Karim Wade, l’examen et l’analyse des choses manquent de vérité et d’impartialité. Tous les moyens sont bons pour tenter d’imposer à nos concitoyens une tyrannie de la pensée unique dont l’idée force se résumerait à un anti-karimisme passionnel. Certains en ont même fait un job à plein temps. 
 
Le discours sur le leader de la «Génération du Concret» procède le plus souvent plus de l’obsession que de l’analyse. Une obsession nommée Karim Meïssa Wade 
A la tête des anti-karimistes, il y a la quasi-totalité de l’establishment politique et médiatique sénégalais. Ils se recrutent dans l’opposition bien sûr, mais plus surprenant encore, au sein même d’une frange du Parti démocratique sénégalais. Et dans tous les états majors ou presque, on se prépare à des alliances contre nature. Les laboratoires de manipulation génétique et politique fonctionnent à plein régime. Peu importe comment et avec qui, l’essentiel est de dresser une muraille politique et médiatique pour enrayer la montée en puissance du symbole de la Génération du Concret, pour mieux contrecarrer sa «présupposée» ambition présidentielle. 
L’homme, qui ne s’est pourtant jamais prononcé sur la question, est loin, même très loin d’être ce personnage maléfique, cet affairiste sans foi, ni loi que la presse et ses adversaires dépeignent à longueur de colonnes.  
Il est vrai que son effacement conjugué à son extrême discrétion médiatique a fini par créer une distance entre Karim Wade et les Sénégalais. Ce qui nourrit encore et toujours le procès en «népotisme» contre le président de l’Anoci, orchestré par certaines officines qui ne ratent pas une seule occasion de mettre en scène son nom de famille. Le fait est qu’il n’est pas toujours facile d’être le fils «du» Président dans quelque pays que ce soit, car le soupçon du népotisme plane toujours.  
 
Depuis son entrée dans la vie «publique», Karim Wade s’est positionné sur un créneau, celui de l’action. Il aime répéter à l’envi cette antienne qui est au cœur de sa pensée : «Agir d’abord, parler ensuite.» Il se veut l’homme de l’action, engagé avant tout à changer les choses : la suprématie de l’action sur la rhétorique. 
Et c’est de cette race de dirigeants nouveaux dont notre pays a besoin. Le Sénégal est aujourd’hui, comme une citadelle, assiégée par l’indiscipline, l’incompétence, la concussion, la politique politicienne et bien d’autres maux qui plombent la modernisation de l’état et du pays et minent la cohésion nationale. 
Pour sortir de cette impasse, le pays a besoin d’une révolution des mentalités, d’une révolution politique et économique. 
 
Pour conduire ces révolutions, il nous faudra des hommes neufs qui ne suivront pas le peuple, mais qui demanderont aux Sénégalais de les suivre, des hommes qui vont réinvestir dans la mystique du travail et du résultat, capables de décider et de trancher, contre leur propre chapelle si l’intérêt général l’exige, des hommes de rupture prêts à nous tenir un langage de vérité, à nous dire que nous ne sommes plus les premiers, que nous ne sommes plus les plus beaux. 
 
La différence se fera certainement à ce niveau, car le vrai est inimitable, le faux intransformable. Et aujourd’hui, la seule vraie politique est la fabrication d’un Sénégal meilleur. 
A coup sûr, Karim Wade fait partie de cette race de nouveaux dirigeants dont notre Sénégal à besoin. Il en a l’autorité et la compétence. Bien sur qu’il n’est pas le seul. Le pays regorge de compétences. Mais qu’on se le dise, «des comme lui», le Sénégal n’en a pas non plus beaucoup en rayon. Mais encore faudrait-il que Karim Wade décline clairement son agenda et ses ambitions. 
Et pour les crédibiliser, il devra sortir de son bureau présidentiel du 10e étage de l’Anoci et aller à la rencontre des Sénégalais. 
 
Oui Karim, car des millions de Sénégalais attendent que vous leur parliez de votre dessein pour le Sénégal, car vous en avez un. Alors pourquoi ne le partagez-vous pas avec eux. 
Parce que la politique, c’est aussi cela, le contact direct avec les populations, être prêt à serrer des mains inconnues et anonymes, à écouter la clameur des foules, à sentir leur chaleur, à faire corps «avec le cœur et le corps» du Sénégal.  
Pour devenir homme d’Etat, il faut être chef de tribu, pour le moment, vous n’êtes que président d’une Agence, si prestigieuse soit-elle. 
 
Il est temps que vous sortiez de votre tanière pour aller à la rencontre des Sénégalais. Et ce corps-à-corps avec le peuple du Sénégal ne se fera pas qu’avec le portefeuille, ni avec un orchestre de complaisance toujours prêt à emboucher les trompettes de la laudation, mais avec de vrais fantassins prêts à descendre dans les tranchées pour défendre votre projet politique. 
Biram Ida SY 
Journaliste 
Fête des «récoltes» de la Goana : une énorme supercherie  
27-10-2008 Au lendemain du lancement officiel de la Goana, je faisais publier une contribution au quotidien Le Populaire1. Dans cette contribution, je mettais en garde mes compatriotes contre ce coup d’éclat de plus de Me Wade, et rappelais ses innombrables «programmes spéciaux», qui engloutissent des milliards pour rien. Les techniciens sénégalais et non sénégalais les plus crédibles ont beau attirer l’attention sur l’irréalisme et l’improvisation qui sont les traits caractéristiques de ces programmes, l’homme en sort toujours de ses intarissables idées 
Sans études préalables, en fonction du contexte, des circonstances, et surtout de ses problèmes politiciens du moment. Pour ne donner que deux exemples parmi de nombreux autres, le Plan Jaxaay de 2005 n’était pour lui qu’un prétexte de différer les élections législatives alors prévues en avril 2006. Le Plan Reva est, lui aussi, né comme par enchantement avec ce vaste phénomène qu’on a appelé «Barça ou Barsaq»3.  
 
Les objectifs de ce plan étaient déjà suffisamment ambitieux pour nous conduire vers l’autosuffisance alimentaire et pour lutter efficacement contre le chômage, surtout des jeunes. Rappelons-les rapidement en nous référant aux «précisions» du ministre de l’Agriculture d’alors, Farba Senghor, sur la «phase pilote» du fameux plan (août 2006/décembre 2008) : «La mise en place de 550 pôles d’émergence intégrés et la promotion de l’initiative privée dans le domaine agricole à plusieurs niveaux.» Les résultats attendus de cette phase pilote étaient la création de «300 000 emplois directs et indirects, la baisse significative de l’importation de produits laitiers pour 25 milliards de francs Cfa, de la viande, l’amélioration génétique à partir de 1 000 géniteurs et 10 000 vaches dont 8 000 laitières et 2 000 pour la production de viande». Sans compter le maraîchage qui verra sa production doubler. Les résultats attendus de la deuxième phase (2008-2015) étaient encore plus alléchants. On peut en avoir le cœur net en lisant la page 5 du quotidien Le Soleil du 25 juillet 2006. On devient plus convaincu encore de l’efficacité de ce Plan, en prenant connaissance de ce qu’en dit le président Wade à la page 275 de son fameux livre autobiographique. Voici comment Me Wade y décline son plan-miracle : «(…) J’ai lancé un programme de fermes modernes en Casamance (sic) et dans le centre du Sénégal pour nos jeunes qui étaient refoulés du Maroc alors qu’ils tentaient de passer clandestinement en Europe. Le Plan Reva -Retour vers l’agriculture- offre la terre, un forage, un équipement, une école et un encadrement. Au moment où je vous parle, 510 tracteurs ont été importés de l’Inde ; le gouvernement a demandé également à tous les sous-préfets de délimiter 50, 100, 1 000 hectares, pour que les jeunes puissent y être installés et produire eux-mêmes.» C’est bien du Me Wade ça, notre homme-miracle ! 
 
La seule ferme ou ce qui en tient lieu, dans le cadre de ce fameux Plan Reva, à notre connaissance tout au moins, se trouve à Kirène, dans les environs de la ville touristique de Mbour, laquelle ferme se réduit d’ailleurs à un forage et à quelques hectares de melon. Point d’autres équipements ! Point d’écoles ! Point de structures pour installer les jeunes ! S’il existait dans le pays d’autres fermes, la tonitruante télévision de propagande de Me Wade se ferait le devoir de nous les présenter avec beaucoup de tapage. On n’entend plus parler d’ailleurs de «Plan Reva» et les jeunes continuent de braver les dangers de l’océan Atlantique et de la Méditerranée, dans leurs frêles et dangereuses embarcations. Voilà que, comme par enchantement, sans renforcer ou évaluer au moins à mi-étape le Plan Reva, l’imagination fertile de Me Wade nous invente un autre programme, bien plus ambitieux encore celui-là : la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana), dont les «récoltes» vont être fêtées en grande pompe le 27 octobre 2008. 
 
Rappelons, puisqu’avec notre homme-miracle il convient toujours de rappeler, que c’est à l’occasion d’un Conseil présidentiel sur l’Agriculture tenu le 18 avril 2008, dans la grande salle de conférence du Méridien-Président, que la Goana a été officiellement lancée. C’était en présence des ministres du gouvernement et de tout ce que notre pays compte d’autorités administratives (sous-préfets, préfets, gouverneurs). Sans la présence (signalée) d’aucun technicien de l’agriculture. Dans son discours introductif, notre président fanfaron décline, à la stupéfaction de l’assistance -le mot n’est pas très fort- les objectifs de ce programme, un programme vraiment fou celui-là. Des objectifs titanesques, pour l’hivernage en cours (2008-2009) : 2 000 000 de tonnes de maïs, 3 000 000 de manioc, 500 000 de riz, 2 000 000 pour les autres céréales (mil, maïs, fonio, sorgho), 400 000 000 de litres de lait (retenez votre souffle !), 43 500 tonnes de viande. Toutes ces prouesses en un hivernage qui allait démarrer dans un mois ou deux ! Je m’étais dit intérieurement : «Cette fois-ci quand même, ils se sont trompés de bonne foi sur leurs chiffres et sur le délai et ils vont se corriger.» Il n’en fut, rien car, quelques jours seulement après, des affiches géantes placardées dans toute la ville de Dakar et sa banlieue, répétaient exactement les mêmes objectifs fous, par an ! Et Me Wade croit fermement à «ses» objectifs et déclare même les avoir déjà atteints. Il va être d’ailleurs fêté et remercié par les paysans, pour leur «avoir apporté la miraculeuse Goana».  
 
On se souvient qu’au Sommet mondial de la Fao sur la crise alimentaire qui s’est tenu à Rome en début juin 2008, il a, s’adressant à l’assemblée et parlant de sa Goana, déclaré sans sourcilier : «J’ai lancé un pari (l’autosuffisance alimentaire, Ndla) et nous verrons bien dans les quatre mois qui vont venir.» Il fera une déclaration aussi surprenante devant l’Assemblée générale des Nations-Unies en ces termes : «La Goana est un grand succès. Je vous invite à survoler le Sénégal : tout est vert !» Tout, les arbres et les arbustes qui prennent de la vigueur, les tapis d’herbes à perte de vue, les mares débordant d’eau. Tout cela, c’est la Goana ! Même les pluies qui ont été particulièrement abondantes cette année, aussi bien au Sénégal que dans le reste du Sahel, les mille courtisans de Wade commencent à les attribuer à la Goana. Ils vont certainement en faire davantage à cette «fête» du lundi 27 octobre 2 008. Présenter les pluies diluviennes et les bonnes récoltes de cette année, comme les résultats de la Goana ! Quelle vaste supercherie ! Yalla jèppi na nu4.  
 
J’ai passé quelques jours dans mon village natal de Koki, dans la semaine du 11 au 18 octobre 2008. J’ai visité les champs et je n’ai en aucun moment été dépaysé. Chaque fois que les pluies ont été au rendez-vous, nos braves paysans ont fait de très bonnes récoltes, des récoltes abondantes. Ne recevant pratiquement plus de semences d’arachide en quantité et en qualité suffisantes, ils se sont rabattus sur le mil, les haricots, le maïs, le sorgho, les melons, comme depuis plusieurs générations. Les oiseaux granivores et les criquets leur ont également épargné leur visite indésirable. Rien de surprenant donc, s’ils font de bonnes récoltes. Ils en font chaque fois que l’hivernage est pluvieux et calme. Les départements de Louga, de Linguère et de Kébémer auraient fait deux, trois fois mieux d’ailleurs avec les récoltes de haricot, si les chenilles n’avaient pas dévoré les premiers semis. Le ministre de l’Agriculture, ses «techniciens», Aly Lô et les autres élus locaux nous mentent donc et nous pompent l’air, en mettant sans état d’âme, les beaux résultats de l’hivernage de cette année sur le compte de la Goana5. Il convient aussi de dénoncer avec la plus grande vigueur, la minable télévision de propagande de Me Wade, de sa mouvance et de sa famille. Au lieu d’informer objectivement les populations, elle verse vulgairement dans la manipulation, comme jadis les télévisions de Sékou Touré, de Mobutu Sese Seko, d’Idi Amin Dada, etc. Comment peut-elle mettre des récoltes de manioc et de banane sur le compte de la Goana, alors que ces deux plantes ont un cycle végétatif d’au moins neuf mois ? Dans le même ordre d’idée, le ministre de l’Agriculture nous tympanise avec ses chiffres fantaisistes. Il se réjouit des 700 ou 800 000 tonnes d’arachide, alors que cette spéculation n’était même pas prévue par la Goana. Il nous étonne aussi quand il brandit ses taux de croissance. Nous savons que dans la quasi-totalité des localités du pays, il n’y a presque pas eu de récolte l’hivernage dernier, du fait de l’installation tardive des pluies et de leur arrêt prématuré. Est-il donc pertinent de se bomber le torse comme il le fait, avec en bandoulière les pourcentages de croissance (50 à plus de 200 %) des récoltes de l’hivernage de cette année, par opposition à celles de l’an dernier, qui étaient particulièrement faibles ? Nous ne croyons pas non plus à un traître mot de «ses distributions de semences en quantité et en qualité suffisante et à temps». Les membres du Cncr en tournée dans le pays, ainsi que les paysans eux-mêmes à travers les télévisions et radios privées, remettent les choses à l’endroit. 
 
Il m’arrive souvent d’attirer l’attention de mes compatriotes sur le peu de crédibilité des engagements et des projets-programmes de Me Wade, ainsi que sur les incohérences et les contradictions dont ils sont gravement entachés. Moins d’une semaine après le lancement officiel de sa Goana qui devait produire 500 000 tonnes de riz dès la fin de cet hivernage, il procédait à l’ouverture du Conseil national de développement des Collectivités locales (Cndcl) au Méridien-Président. A l’occasion, il déclare : «Ce matin (mercredi 23 avril 2008, Ndla), j’ai reçu un message du Premier ministre de l’Inde qui m’a dit qu’il va fournir au Sénégal tous ses besoins en riz, c’est-à-dire 600 000 tonnes par an pendant six ans.» Notre affabulateur national promet ensuite fermement qu’il va réduire le prix du kilogramme de riz et affirme que les services de l’Armée seront sollicités pour l’acheminement de cette denrée (le riz indien) à l’intérieur du pays. Il interpelle ensuite son Premier ministre (absent de la rencontre) en lui demandant de «surveiller les débarquements». Très en verve, il ajoute que, chaque mois, 50 000 tonnes seront débarquées et le riz acheminé dans les coins les plus reculés du pays. Nous sommes en fin octobre, soit six mois après. Point de riz indien à Dakar, à plus forte raison dans les coins les plus reculés du pays ! Et si, par extraordinaire, les 600 000 tonnes de riz indien étaient effectivement livrées, que ferions-nous de notre riz local, dont 500 000 tonnes seront déjà produites à la fin de l’hivernage 2008-2009 ? Alors, pouvons-nous continuer de nous fier aux déclarations et aux engagements volatiles de cet homme-là ? 
 
Pour l’heure, il y a plus important que la «fête» du 27 octobre 2008. Le gouvernement devrait plutôt s’employer à prendre toutes les dispositions nécessaires, afin d’assurer une bonne commercialisation aux différents produits agricoles. De même, il a le devoir d’aider les paysans à mettre à l’abri la partie de leurs récoltes qui ne sera pas vendue. On sait aussi que le tapis herbacé est particulièrement fourni cette année. Ce qui accroît et aggrave les risques d’incendies de forêts. Autorités administratives, députés et élus locaux devraient sillonner le pays, pour sensibiliser les paysans et les éleveurs sur ces gros risques et les inviter à faucher et à entreposer le maximum d’herbes. Notre précieuse végétation devrait être aussi protégée des troupeaux de chameaux mauritaniens, qui envahissent la partie septentrionale de notre pays dès la fin de l’hivernage. Elle a pour nous la même valeur sentimentale et économique que leurs ressources halieutiques pour nos voisins du Nord. C’est à ces différents niveaux que le gouvernement est attendu, plutôt qu’à la cérémonie folklorique et politicienne qui sera organisée le 27 octobre 2008 à la Place de l’Indépendance, pour déverser des tombereaux de louanges imméritées, sur notre fanfaron national. 
 
Mody NIANG 
modyniang@arc.sn 
1 «Avec sa “Grande Offensive” Me Wade fait encore du cinéma», Le Populaire du lundi 28 avril 2008. 
2 C'est lui-même qui rapporte dans son livre autobiographique Une vie pour l'Afrique, que le Président Jacques Chirac «dit à qui veut l'entendre qu'Abdoulaye a une idée par minute» (page 277). 
3 C'est le phénomène de l'émigration massive et clandestine de jeunes désespérés vers l'Europe, et principalement vers l'Espagne. 
4 Dieu doit nous mépriser. Au lieu de Le remercier de cet hivernage pluvieux, nous nous mettons à encenser Me Wade ! Sans Son infinie Bonté, Il aurait dérobé la terre sous nos pieds de gros pécheurs, et nous aurait purement et simplement ensevelis. Et nous l'aurions bien mérité. 
5 Me Wade, politicien pur et dur et froid calculateur, n'a pas lancé sa Goana par hasard : les services de la Météorologie ayant prédit très tôt que le Sahel serait pluvieux et qu'il fallait même s'attendre à de graves inondations, il a saisi la balle au rebond et a annoncé avec pompe et solennité son fameux programme. A deux mois de l'hivernage, et avec l'espoir secret d'en tirer le maximum de profit. 
Les masses libèrent la rue (publique)  
23-10-2008 Les médecins et charlatans sont nombreux au chevet du malade moribond. Quand les premiers lui proposent des interventions chirurgicales, les seconds agitent leurs potions «magiques» pour tenter de sauver le mourant. Rassurez-vous, nous ne faisons allusion ici à aucune personne dont les souffrances physiques ont atteint un stade terminal.  
Cette métaphore médicale personnifie simplement le système capitaliste dont les soupirs haletants indiquent vraisemblablement qu’il risque de rendre l’âme. Son état clinique est jugé préoccupant. 
 
Les plus sceptiques, à la lecture de ces lignes, hausseront les épaules et parleront de précipitation analytique ou de jugement hâtif tant le système a su résister à plusieurs crises, tandis que d’autres farouches partisans crieront tout bonnement au scandale en énumérant les «nombreux avantages» induits par le capitalisme : développement économique et technologique, progrès scientifiques, libertés individuelles et collectives et tutti quanti… 
 
Certes, nous ne nions pas que le système ait fait avancer le monde dans quelques domaines, mais un bilan critique et lucide démontre à satiété qu’il est largement négatif. On nous parle de développement. Mais de quel développement ? Un développement qui exclut les ? de l’Humanité ! Un système qui a produit l’esclavage (Traite négrière), l’expropriation de terres d’autochtones (Indiens confinés dans des réserves…), la colonisation, la néo-colonisation, la Guerre froide et son équilibre précaire de la terreur, l’impérialisme de manière générale, la mondialisation capitaliste... La folle cavalerie multiséculaire doit s’arrêter, hic et nunc !  
 
Un système basé sur l’asservissement, la rentabilité désincarnée, la compétition sans règles justes, le profit érigé au rang de finalité et non comme moyen d’accession au bien-être, la prolifération de paradis fiscaux, la déprotection et l’envahissement des économies faibles sous le fallacieux prétexte du libre échangisme inégal, Wade opposant fut même appelé Président de la Rue (publique) ; tellement qu’il en était le maître absolu et y régnait sans partage ; sachant la rendre noire de fumée ou de monde en délire selon son humeur, calme ou bouillonnante selon qu’il était en dedans ou en dehors du gouvernement de Abdou Diouf. Même arrivé au pouvoir, la rue où ses promenades provoquaient l’hystérie et la transe, est restée son territoire, le lieu de retrouvaille, d’intimité et de complicité avec une population entièrement conquise et entraînée dans une liaison d’amour sacralisée dans une charte fondamentale signée d’accord partie qui fixe les prérogatives, définit les relations et protège contre les décisions arbitraires. Un contrat d’union scellé pour éviter les conflits et les violences que l’heureux élu qui en est le gardien a souvent visité seul, raturé, surchargé, coupé, complété pour ses seuls intérêts, au point d’exclure sa compagne des décisions et de la dépouiller de toutes ses libertés. Celle–ci choquée et frustrée, a d’abord montré des signes d’énervement, puis de colère, et s’est maintenant rebellée en brûlant leur nid d’amour. Fini les communions, fini le temps des cerises. Le bien-aimé s’est retranché dans son Palais et a renforcé sa sécurité.  
Pourtant, le 12 décembre 2007, à l’Institut français Léopold Sédar Senghor, le musicien Ivorien Tiken Jah Fakoly, de peur que le Sénégal bascule, comme son pays, dans la rébellion et la guerre civile, avait sonné l’alerte en ces termes : «A mon avis, le Sénégal est en danger, comme les Sénégalais, les Ivoiriens aussi se disaient qu’ils étaient des frères et des sœurs, mais on a vu comment les choses se sont passées. Il faut donc faire attention parce qu’on est toujours surpris quand les choses tournent mal.» (voir journal Le Populaire du 14-12-07). En réaction à sa mise en garde, les autorités sénégalaises l’ont déclaré persona non grata, interdit d’entrer et de sortir du territoire. Cet incident était survenu trois semaines après le mouvement de rue des marchands ambulants, qui protestaient contre l’exclusion. Et depuis lors, les révoltes n’ont cessé de se multiplier : émeutes du pain, de l’insécurité, de l’électricité et du football. 
 
Triste tournure du Sopi, ce cri du cœur prometteur de changements libérateurs de ce cercle vicieux de pauvreté, de népotisme de corruption et de vol, dans lequel le peuple était enfermé. A l’épreuve de la pratique, naissent la désillusion, la perte de confiance, le sentiment accru de méfiance, de mépris, de dégoût et de rejet envers les acteurs politiques devant leur manque de probité morale et de sincérité. Déception d’autant plus profonde qu’à la différence de Abdou Diouf parachuté Président par Senghor et souvent élu à l’arraché, Abdoulaye Wade a été plébiscité par une population enthousiaste qui nourrissait l’espoir d’une vie meilleure. Mais il s’est plus occupé de sa succession, paralysant les institutions et son parti devenu une coterie de mercenaires dressés pour «tuer». S’étant progressivement débarrassé du noyau fondateur, il y règne en seigneur, forgeant des types d’adeptes reconnaissants et soumis qui, lorsqu’il les rencontre, se bousculent les premiers rangs pour s’abreuver de ses paroles d’évangile, la bouche béante de concentration, les yeux pétillants d’admiration et riant à se fendre à chacune de ses boutades. 
 
Pour l’argent, le pouvoir et les honneurs, ils se liguent, complotent puis se séparent et se trahissent, s’élisent, se destituent et se détruisent, souillent de leurs injures et bagarres les symboles de l’Etat et de la République. Comme dans un jeu de vidéo où des soldats d’uniforme de même couleur, téléguidés par une main invisible, sont, de façon imprévisible, tantôt partenaires visant la même cible, tantôt ennemis se tirant dessus.  
 
Le Pds ne survivra pas à son maître à penser. Des forces tapies dans l’ombre ont programmé son dépérissement et y travaillent en l’affaiblissant par le massacre politique de candidats supposés bien placés pour la succession. Ceux-là ont compris que la carte Karim Wade ne peut se jouer que sur les cendres du Pds. Abdou Diouf, qui n’était pas membre fondateur du Parti socialiste, a été obligé, pour garder le pouvoir, d’affronter les barons qui revendiquaient une plus grande légitimité historique. Wade et la «Génération du concret» vont nettoyer le terrain pour éviter à Karim une périlleuse confrontation avec les caciques du Pds. 
C’est pourquoi, l’idée de la réunification du parti libéral n’est que bluff, car ses portes ne seront pas ré-ouvertes de sitôt à Idrissa Seck qui ne cache pas ses ambitions de le diriger ou à Jean Paul Dias qu’on n’est pas sûr de maîtriser à cause de son tempérament. 
Finalement, le règne de Wade et de son parti est décevant, mais instructif au moins sur un plan : rien ne peut plus être comme avant ; les Sénégalais tiennent à l’intégrité morale, au respect des lois, refusent l’arbitraire et réprouvent l’injustice. Ne désespérons pas. Les Assises nationales citoyennes offrent une nouvelle opportunité à saisir, à condition que ses conclusions soient un bréviaire, un modus vivendi qui transcende les intérêts de parti ou de pouvoir. L’expérience du Bénin devrait nous servir de leçon. Sa Constitution, née d’un consensus issu de larges concertations nationales entre les différentes forces politiques et sociales, n’est pas modifiée depuis 18 ans qu’elle est adoptée, pour ne pas compromettre l’unité nationale et la paix sociale. Elle est l’aînée de onze ans de notre Constitution, 15 fois révisée en sept ans d’âge. 
 
Douloureuse expérience. Mais n’abandonnons pas, de peur d’avoir encore mal, de peur de se faire avoir de nouveau. C’est frustrant, mais refusons de nous laisser mourir comme Penda Kébé et Kéba Diop, tous deux morts atrocement de la même façon (immolation par le feu) et pour les mêmes raisons (la frustration). La première victime, responsable libérale à Brescia en Italie, a loué un bus, mobilisé ses militants pour venir à Rome retrouver son Secrétaire général national. Interdite de l’approcher, elle n’a pas surmonté l’humiliation et s’est tuée. La deuxième victime a quitté Ziguinchor à pied pour venir à Dakar rencontrer le responsable du Pds, mais les grilles du Palais lui sont fermées, malgré ses avertissements. Lui aussi s’est tué par peur d’être ridicule. Tous seraient peut-être vivants encore si on les avait reçus et écoutés. Pour eux et pour tous ceux qui souffrent, nous devons choisir de vivre sans nous décourager et d’insister pour nous faire entendre, afin que les choses soient aussi bonnes que nous l’espérions. 
 
Abdoulaye BADIANE 
Professeur au LSLL 
abadja2@yahoo.fr 
Ndoumbélane brûlera-t-il ? 
22-10-2008 Perçu à travers un peu d’imagination et d’humour, l’espace politique actuel au Sénégal, pourrait rappeler à maints égards, tout au moins dans ses personnages, le pays idéal conçu par Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji, dans leur ouvrage culte : «Leuk le Liévre».  
Eux ont eu à parler de Leuk et non de Ndiombor. S’il y avait eu Ndiombor à la place de Leuk dans leur imaginaire de l’époque, peut-être, auraient-ils formulé, avec plus de dramaturgie, leurs messages délivrés dans leur fameux livre. 
 
Aujourd’hui que nous avons à la tête de l’Etat, un Politique qui a eu à être caricaturé par Senghor, à un certain moment de l’histoire politique du Sénégal, sous les traits de Ndiombor, les éléments constitutifs d’une tragi-comédie ne sont-ils pas entrain de se mettre en place chez nous ? 
Inutile d’entrer dans les détails, l’actualité quotidienne est suffisamment riche en «événements» relatés abondamment par la presse pour qu’il y’ait besoin d’en rajouter. Ce serait ergoté ! 
 
Scandales financiers massifs, facéties politiques néroniennes, règlements de compte intempestifs et violents, désordres et impuissances administratifs, désordres dans les partis, désordres dans la gouvernance nationale et locale, désordres dans les mœurs à tous les niveaux de la société, crises socio-économiques dramatiques et aigües en tout genre… etc. Tout cela, fait…désordre ! En conséquence, nous souhaiterions attirer respectueusement l’attention du premier responsable d’entre nous et de nous tous : monsieur le président de la République, pour lui demander :  
 
De rappeler aux dirigeants de son parti, qu’ils sont au Pouvoir et qu’ils n’ont plus dès lors, la latitude de se comporter comme s’ils n’étaient responsables que d’eux-mêmes et de leurs intérêts crypto personnels ou encore des intérêts de leur «chapelle politique». 
 
D’assumer davantage ses responsabilités et de montrer par des actes dûment posés, qu’il veut une gouvernance réellement démocratique au service de l’intérêt général et non de ceux d’une minorité avide, insatiable et même incapable du minimum de retenu que le sens de la responsabilité d’Etat impose. 
De bien vouloir cesser de titiller certains lalaké politiques (confréries, religions, régionalismes…, etc), qui à force d’être chatouillés, peuvent faire exploser le socle fragile et historiquement constitué, qui a jusqu’ici fait de notre pays ce qu’il est en politique aujourd’hui. 
 
De créer les conditions d’un dialogue constructif et durable, parce que non piégé et non piégeant à l’échelle de l’Histoire, avec toutes les forces politiques et sociales, donnant ainsi davantage sens et énergie positive au commun vouloir des Sénégalais de vivre ensemble pour l’épanouissement de chacun sans exclusive. 
De prendre à bras le corps et autrement, le problème casamançais, ce chancre national. 
 
Tout d’abord, il pourrait s’atteler à réaliser un préalable : faire de cette question un problème vraiment national et non groupusculaire, avec comme objectif, l’initiation d’un dialogue national inclusif et sans trucage. Pour cela, on pourrait imaginer la convocation de cinq notables neutres et écoutés au niveau de chaque communauté rurale et de chaque commune du pays, y compris de Casamance, pour discuter ouvertement de la problématique. En effet, créer un dialogue de cette nature permettrait davantage aux Sénégalais que sont les Casamançais, de dire aux autres Sénégalais ce qu’ils veulent ou ne veulent pas. Ce ne serait, sans doute, pas le seul élément de solution de ce problème complexe mais ça pourrait en être un de taille. 
 
Voilà sommairement exposées, en toute modestie, quelques réflexions partielles et qui n’ont pour objectif que de contribuer à désamorcer une situation qui semble, à priori, angoisser des compatriotes parce que porteuses pour eux, d’une explosion socio-politique grave dont le terme pressenti reste indéfini dans un futur perçu comme flou et incertain. 
 
Si un sursaut n’était pas impulsé, ici et maintenant, à partir du plus haut sommet de l’Etat, il y’a fort à craindre que notre pays ne sombre à très court terme dans un processus de régression multiforme accéléré, que les générations futures auront certainement à stopper si elles devaient y arriver dans l’avenir. 
 
 
El Hadji NGOM 
adpesa@orange.sn 
Faut pas nier le soleil en plein jour ! 
21-10-2008 La politique est-elle la nourriture quotidienne du peuple sénégalais ? En tout cas, il n’est pas exagéré de répondre à cette question par l’affirmative. Nous sommes saturés de politique. Elle tient, depuis presque huit ans, la vedette de nos préoccupations journalières.  
«Qui reconnaît les mérites de l’autre couronne ses propres mérites.» 
George Sand, in La Mare au Diable 
 
Au Sénégal, l’on vit en perpétuelle campagne électorale. Une fois élus, bien de nos politique-chiens, pardon, politiciens refusent délibérément d’honorer leurs promesses. «Après la fête, adieu le Saint», cette sentence leur est bien connue. De toutes les activités qu’ils mènent, l’on note de forts relents politiques. Mettre le holà à la récréation, ils ne connaissent pas !  
 
Aujourd’hui, le cas le plus patent c’est l’«affaire Macky Sall» avec la cacophonie, la guéguerre qu’elle suscite au sein du parti au pouvoir et ses conséquences sur les institutions. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que certains de ses frères libéraux nourrissent une seule et cynique ambition : l’écraser, le sacrifier sur l’autel des manœuvres politiciennes dignes d’un Zabanga. Le démettre à la tête de l’Assemblée nationale reste un de leurs vœux des plus forcenés.  
 
Pourquoi cette fureur jalouse, cette haine noire en vers ce serviteur acharné de la République ? Certains observateurs sérieux ont pu constater que depuis la tentative de convocation pour audition du Président du Conseil de surveillance de l’Anoci Karim Wade, devant la Représentation nationale, Macky paie les frais d’une passion odieuse. En sus, le fait que son nom figure dans la galaxie des potentiels successeurs de Me Wade demeure un ferment de colère, de dégoût à l’endroit de l’édile de Fatick. Ce n’est plus un secret. 
 
Wade veut se faire succéder par son fils biologique. Il entend le placer coûte que coûte aux affaires. En attestent sa responsabilisation sur les grands dossiers de l’Etat (affaire Dubaï Port World, l’octroi de la licence à la société de télécommunication Sudatel, ses relations internationales qui se poussent du col, ses quotas de ministres, députés, directeurs généraux), etc. Le Sénégal mérite, à nos jours, l’épithète d’«Etat familial». Il suffit d’un petit claquement de mains du Président afin que cette canaille ricanante saute sur la proie (hier Idy, aujourd’hui Macky… et qui demain ?), tels des loups à jeûn.  
 
Sada Ndiaye, un militant libéral de la 25ème heure, un profiteur de régime, un bonimenteur alléché par les faveurs wadiennes vient d’être l’artisan d’une sinistre proposition de loi devant faire passer le mandat du Président de l’Assemblée Nationale de cinq à un an. Une démesure du pouvoir personnel, parce qu’inspirée (cette loi) par le Président Abdoulaye Wade aux fins de régler des comptes politiques. Iba Der Thiam (l’ancien promoteur du mouvement Abdoo ñu doy), Aïda Mbodj «Fantômas», Doudou Wade (il jurait sur tout les saints qu’Abdoulaye Wade ne deviendra jamais Président de la République), Modou Diagne Fada (l’homme au style «girouette»), Babacar Gaye (cette nullité, adepte de la courtisanerie) rivalisent d’ardeur machiavélique en suivant le pilleur du Coud et de la Sicap dans sa logique inhumaine, sournoise et anti-démocratique. 
 
Macky Sall, qu’on le veuille ou pas, est une autorité incontestée et incontournable sur l’échiquier politique sénégalais. Alors qu’il était Premier ministre, il se donnait dans toute la mesure de ses possibilités afin de rendre concrète la vision du Chef de l’Etat. En dépit des propos dénigrants tenus par des adeptes de diarrhées verbales ininterrompues, l’enfant prodige du Saloum sait prendre de la hauteur en faisant preuve de dépassement. Il fait toujours l’économie de se livrer à des affabulations, papotages et papillotages d’une autre époque. Il est un homme d’Etat de grand empan. «Il vaut mieux faire que dire», laisse-t-il entendre souvent. Il fait siens les propos d’un éminent penseur du siècle dernier : «La politique est d’abord citoyenne avant d’être partisane.» 
Ces apologistes de la violence, ennemis du progrès, trafiquants d’influence, Macky préfère les attendre sur le terrain de l’action à l’épreuve du concret. 
 
Cet acharnement contre la personne de l’actuel Président de l’Assemblée nationale met à nu la sécheresse du cœur, l’ingratitude qui caractérise le régime en place et au premier chef, le Président de la République, Secrétaire général national du Pds. Tout le monde sait qu’aux élections de 2007 (Présidentielle et Législatives), Macky s’était démené pour donner au candidat de la Coalition Sopi 2007 un score adoubé par toute la communauté internationale. En véritable bête de somme, il n’a jamais abdiqué devant l’immensité de la tâche. Cette personne mérite-t-elle ces attaques mesquines, cette infamie ? Toute la nation sénégalaise s’accorde à reconnaître son mérite qui découle d’une compétence de haute facture, d’une honnêteté intellectuelle sans commune mesure et d’une fidélité sans faille. Cet homme de résultats qui cultive toujours le concret dans l’humilité et non le moi peut-il être l’égal d’un Sada Ndiaye. 
Faut pas nier le soleil en plein jour! 
 
Ibrahima NGOM DAMEL 
Journaliste - Ecrivain 
yboupenda@yahoo.fr 
Le Pndl, grosse arnaque ou véritable stratégie de développement ? 
21-10-2008 Les collectivités locales qui constituent la porte d’entrée du développement local ont bénéficié en 2006, d’un programme ambitieux, le Programme National de Développement Local (Pndl). «Le Pndl a été adopté pour harmoniser et coordonner les interventions de ses partenaires au développement dans le domaine de la décentralisation et du développement local», selon ses initiateurs. 
Ce programme se veut un pilier du Document stratégique de réduction de la Pauvreté (Dsrp), dans l’optique d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) fixées avant 2015. 
 
Ainsi, le Pndl fait la synthèse de deux programmes antérieurs financés par la Banque mondiale (Bm) pour cinq ans chacun : le Programme National d’Infrastructures Rurales (Pnir) qui a fait des réalisations dans plus de 100 communautés rurales du pays, de l’hydraulique rurale aux équipementiers scolaires, sanitaires, en passant par les activités génératrices de revenus, la formation ; et le Programme Fonds de Développement Social exécuté par l’Agence du Fonds de Développement Social (Afds), qui aussi, présente un bilan notable en matière d’appui au développement de base. Toutefois, avec un décaissement à plus 95%, le Pnir n’a pas réalisé l’intégralité de ses objectifs. Le taux d’insatisfaction est estimé à 7%, auquel s’ajoute une dette cumulée estimée à plus d’un milliard Cfa. Des manquements qui devaient être pris en compte dans le cadre du Pndl. En effet, l’approche retenue dans la mise en œuvre de ce dernier, est d’intervenir dans les 321 communautés rurales et dans les zones urbaines et périurbaines de 52 communes pauvres pour cinq ans, 2006-2011, tout en capitalisant et en consolidant les acquis de ces deux Programmes antérieurs. 
 
L’espoir suscité avec la mise en place du Pndl qui, dans ses objectifs comme dans sa conception et l’élaboration des projets, met l’accent sur l’implication des populations, via les élus locaux et les Organisations Communautaires de Base (Ocb), mettait ainsi en veilleuse le désespoir né de la fin de ces deux Programmes. Pour y arriver, le Pndl comporte quatre composantes : appui à la politique de décentralisation, de déconcentration et au développement local participatif. 
 
Ainsi, il est prévu, pour la durée du projet, cinq ans, d’investir dans les villes et villages du Sénégal la somme de 234 milliards F Cfa. Ces ressources proviennent du budget de l’État et des collectivités locales (73%), et de la Banque mondiale, via l’Ida (24%), soit 1/4 du financement du programme), représentant 25 milliards F Cfa, environ 50,5 millions de dollars américains. Ce financement acquis auprès de la Bm, à travers le Projet de Développement Local Participatif (Pdlp) n’est pas un don, mais un crédit à long terme. En effet, ce «crédit obéit aux termes standards des crédits Ida avec 0.35% de frais d’engagement et 0.75% de commission, pour une période de maturité du crédit de 40 ans, y compris les 10 premières années de grâce». Donc, un emprunt porté sur la tête de chaque Sénégalais, et que l’on paiera un jour. Pour ce qui est de la répartition des ressources du programme, 85%, soit 194 milliards de francs Cfa, devaient être consacrés au développement local, 5% au renforcement des capacités, 8% aux activités de coordination et 7% à l’appui à la décentralisation. 
 
Le bilan fait des 10 premiers mois après la mise en place de ce plan, en septembre 2007, a vu la signature de plusieurs conventions de financement d’un montant de 8.322.800.000 F.Cfa à 207 collectivités locales des dix régions du pays excepté Dakar. L’euphorie était de mise du côté des autorités et des gestionnaires du projet. En effet, «au-delà du programme classique, le Pndl traduit une rupture et une vision ambitieuse de redéploiement nécessaire pour promouvoir le développement local», selon Ousmane Masseck Ndiaye lors de la réunion du Comité de pilotage. 
 
A titre d’exemples, pour l’annee 2007 : A Kolda un montant d’une valeur de 1 193 395 259 FCfa a été alloué aux 32 communautés rurales sur les 43 que compte la région, destiné principalement aux secteurs prioritaires : éducation (62%), hydraulique (21%) et de santé (17%). Pour les 16 communautés rurales de la région de Saint-Louis, le Pndl avait prévu d’injecter 728 628 000 FCfa. Plus de 2,4 milliards FCfa étaient prévus pour les 46 communautés rurales de la région de Louga, dont un premier montant de 1,750 milliard FCfa pour des infrastructures sociales de base, notamment les pistes communautaires, l’accès à l’eau, à l’éducation et à la santé. 
Une enveloppe de 1,8 milliard FCfa était prévue pour les 33 communautés rurales de la région de Fatick pour leur permettre de réaliser des infrastructures de base et de mieux renforcer leurs capacités. La somme de 1 361 700 000 FCfa, était prévue pour les 16 communautés rurales parmi les 34 que compte la région de Diourbel. Pourtant les Pcr de Diourbel avaient jugé que les 10% représentant la contrepartie exigée par le Pndl à tout bénéficiaire était élevée. Au total, c’est une enveloppe de plus de 2 milliards F Cfa qui était prévue pour les 41 communautés rurales et 2 communes la région de Kaolack. Enfin, c’est le même montant qui était prévu pour les 31 communautés rurales de la région de Thiès concernées par le programme. 
Ainsi, il était prévu d’injecter, environ 15 milliards dans les 321 communautés rurales et 52 communes les plus pauvres dans toutes les régions (Macky Sall Premier ministre). 
 
En outre, comme bilan, on nous parle de la réalisation de 1224,4 km de pistes production sur un objectif de 1 800 km, dans 94 communautés rurales, l’actualisation de 146 plans locaux de développement, 1026 micro-projets financés. Alors que les responsables du programme rappellent, le non-respect par l’Etat du Sénégal, de ses engagements. Sur les 1,2 milliards F Cfa qu’il devait verser au Pndl, seuls 200 000 000 F Cfa ont été débloqués (lors de la réunion du comité de pilotage en septembre 2007). Pourtant depuis juillet 2007, on nous annonçait que 90% des financements dans le cadre du Pndl sont disponibles dans un compte spécial et n’attendent que la mobilisation des collectivités locales dans le cadre de leurs Plans de Développement Locaux (Pdl). 
 
Mais après seulement un an de mise en œuvre du Pndl, un trou de 90 millions F Cfa a été relevé dans la gestion des ressources. Par exemple le Pndl a payé des badges pour 2 450 000 francs Cfa, sans que l’on sache combien de badges ont été acquis à ce prix, ni combien cela représente par unité. En outre, en mars 2008, une mission de supervision du projet de la Banque mondiale a mis à l’index un détournement de près de 151 millions francs Cfa, somme réclamée par la Bm. Ce montant est imputé au ministère de la Décentralisation et des Collectivités locales (Mdcl), qui l’a inscrit dans ses dépenses de fonctionnement pour ses besoins propres, ce qui était contre les dispositifs prévus dans le cadre du Pndl. Cette situation a abouti au limogeage du Secrétaire exécutif du Programme, à qui le ministère reproche des «questions de confiance et d’absence de résultats». 
 
Vous conviendrez avec moi, qu’au-delà du manque de transparence qui entoure cette «affaire», que ce sont des sommes colossales qui sont en jeu. Mais vraiment quel est l’état de nos collectivités locales après cette «pluie» de milliards ? Il y a aussi la question des dettes contractées par les collectivités locales dans le cadre du Pnir et de l’Afds, comme le cas des communautés rurales de la région de Diourbel, qu’en est-il ? Pourtant le ministère s’était engagé à les régler. Pourquoi avoir mis un terme à ces programmes, alors que tout le monde saluait leurs actions ? A mi-parcours de l’exécution du Pndl, quel est l’état de la pauvreté dans le pays, notamment dans les collectivités locales ayant bénéficié de l’appui de ce plan ? Qui gère vraiment le Pndl et pour le compte de qui ? Et quelles perspectives pour les collectivités après les cinq ans d’exécution du Pndl ? Autrement dit, est-ce que les budgets locaux sont aujourd’hui autonomes pour poursuivre les actions entreprises pendant ce programme ? 
 
Entre 1995 et 2005, les bailleurs de fonds qui soutiennent la décentralisation sénégalaise, ont injecté dans les différents programmes et projets, quelques 195 milliards francs Cfa, mais le bilan fait de tout cela était très loin des objectifs escomptés. Le développement ne se décrète pas. Ce n’est pas, non plus, à coup de milliards qu’on le construira. Le développement, c’est une culture qu’on construit dans la transparence et l’efficacité, mais pas par de grandes déclarations politiciennes, ni sur la corruption. 
 
 
Dr Djibril DIOP 
Chargé de cours  
Université de Montréal (Canada) 
djibril.diop@umontreal.ca 
Le changement véritable…, nous y croyons toujoursLe changement véritable…, nous y croyons toujours  
17-10-2008 Serigne Abdou Ahad disait que «doyoniou dara nekou si wayé doyotoniou mo graw». Voilà une réflexion qui doit mériter toute l’attention de nos dirigeants. L’espoir des populations pour un réel changement était si grand que les candidats à sa réalisation se devaient de tout faire pour ne pas les décevoir.  
Mais hélas ! au vu de ce que les populations endurent depuis 2000, on ne saurait parler de tout sauf du changement souhaité par les populations. Dieu seul sait les sacrifices des populations pour la réussite de cette entreprise commune. Ils ont osé rompre, en évinçant le pouvoir d’alors, avec les pratiques qui gangrenaient la société sénégalaise et constituaient des freins naturels à toute forme de développement. Des tares qui ont eu pour nom le clientélisme, le népotisme, l’égoïsme, et la corruption.  
 
Ils s’étaient portés volontaires au retour des valeurs que sont l’intégrité, le mérite, la vertu. Chose qui fut loin d’être l’apanage du pouvoir en place, au vue des détournements drastiques élevés maintenant au rang supérieur de dépassements budgétaires. 
 
Ce qui renvoie au constat comme quoi ; les Sénégalais, en élisant ce régime, n’ont fait que faire sortir leurs tares par la porte pour qu’elles reviennent par la fenêtre. Un fait qu’ils essayent de masquer désespérément en indexant quelques réalisations inopportunes, dans le seul but de se comparer au régime précédent, en méconnaissant le simple fait que les Sénégalais ne sont pas dans ce débat puéril et sans perspective. 
Cependant, ce serait donc une insulte à leur souffrance que de les inviter à choisir entre le pire et le mal. 
L’alternance de 2000, sur le principe, s’était placé dans une perspective de changer le Sénégal et non pas d’astreindre ses fils à des comparaisons sèches et sans perspectives. 
 
Même dans cette logique, ce régime n’a pas grand-chose à reprocher au régime précédent. Personne ne se trouve en mesure d’expliquer l’option prise par le Président pour un gouvernement composé de plus de 40 ministres, impliquant naturellement des postes inutiles créés dans le simple but de placer quelques partisans. 
Ce que les Sénégalais n’ont toujours pas compris reste et demeure les coupures d’électricité. Voilà un service dont les populations sont privées alors qu’ils payent pour s’en procurer.  
 
Une sanction qui n’épargne même pas les classes moyennes et aisées avec la dévotion qu’on pouvait les reconnaitre le soir d’un 19 mars 2000. Aussi incroyable que cela ne puisse paraître, ils ne visaient le seul intérêt : celui de voir ce pays se mettre sur les rails du changement. 
Par ailleurs, il faudrait savoir que les alternatives à cette crise sont disponibles, et que leur non utilisation ne relève de rien d’autre sinon d’un manque de volonté politique. 
 
Dans ce lot d’alternatives, nous pouvons tirer l’exemple des énergies renouvelables. En effet, il existe un processus plasma permettant de produire de l’électricité à partir de déchets ménagers triés, broyés et chauffés dans une atmosphère peu oxydante. 
Une alternative qui, en plus d’être écologique, permet de produire du vitrifiant collecté au bas du gazéifieur à la suite d’une réaction thermochimique. 
 
Tout cela pour dire que les solutions existent mais ils seraient plus utiles de les mettre en œuvre que de les laisser moisir dans les tiroirs de dirigeants avides de pouvoirs. 
Maître, le sentiment que je ressens et que je crois partager avec les Sénégalais, est que ce plébiscite dépasse votre propre personne et si les sénégalais ont massivement voté pour vous, c’était pour les valeurs que vous incarniez et qui ont mérité 26 ans de combat, fondant ainsi dans l’esprits des Sénégalais que vous étiez la meilleure personne en mesure de conduire ce changement tant espéré. 
 
L’erreur serait donc de prendre cette investiture comme un butin de guerre sanctionnant votre long parcours de combattant ou comme une reconnaissance à votre rang d’universitaire émérite. 
Vous devriez le prendre comme une mission que le peuple vous a assignée, une mission si grande que jamais le peuple sénégalais l’a une fois confié à un homme. 
 
Ainsi, même si la détresse continue à assécher le champ d’espoir qui prévalait en 2000, je souhaite que vous réussissiez à accomplir ce qui faisait rêver en vous c’est-à-dire le changement véritable, le Sopi. 
 
Massamba Faty THIOUNE  
Licence en Gestion commerciale 
Lettre ouverte au président de la République  
16-10-2008  
Non à la campagne de déstabilisation de Macky Sall et à la fragilisation de nos Institutions 
Depuis votre réélection le 25 février 2007, le sort de votre ancien directeur de campagne Macky Sall, occupe en quantité nos journaux, notre vie politique ainsi que celle de nos institutions. Débarqué de la Primature, l’artisan de votre victoire du 25 février 2007 est élu président de l’Assemblée nationale le 20 juin 2007 avec 143 voix sur 146 votants.  
Mais depuis la convocation début octobre, devant la commission des finances de l’Assemblée nationale de plusieurs responsables d’agences de l’Etat parmi lesquelles l’Agence nationale de l’organisation de la conférence islamique (Anoci) dont votre fils Karim Wade préside le Conseil de surveillance, Macky Sall semble être victime d’un acharnement et d’une campagne de dénigrement qui ne dit pas son nom. On l’accuse de tentatives graves de déstabilisation d’un potentiel adversaire dans la lutte pour votre succession à la présidence de la République. Ainsi le vendredi 16 Novembre 2007, sous votre présidence, le Comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds), réuni à la présidence de la République, évince Macky Sall de son poste de numéro 2 dudit parti. Le 23 juillet 2008, on vote par la majorité libérale, d’une loi, consacrant la prééminence du Sénat sur l’Assemblée nationale, suite à la convocation par décret du président de la République du congrès (Assemblée nationale et Sénat). Cette loi votée spécialement contre Macky Sall fait perdre au président de l’Assemblée nationale, le statut constitutionnel de dauphin au profit du président du Sénat. 
 
Après sa visite au Sénat français le 10 septembre 2008 pour une réception organisée à son honneur en sa qualité de président de l’Assemblée nationale, le militant Macky Sall a été convoqué devant la commission de discipline du Pds. Par cette visite on lui reproche de créer une dualité au sommet du parti, de «marche fractionniste, inélégante et destructive». Or pendant cette visite, il était entouré entre autres députés, des différents présidents de groupe parlementaire dont Doudou Wade, président du groupe parlementaire Libéral et démocratique. Mais curieusement seul Macky Sall est convoqué devant cette commission de discipline. 
 
Sur le front institutionnel après l’échec de la pétition Doudou Wade pour écourter la durée du mandat de 5 ans de Macky Sall à la présidence de l’Assemblée nationale, voilà que le député libéral Sada Ndiaye, flanqué de Modou Diagne Fada de Waar wi, dépose une proposition de loi visant à modifier la Constitution en son article 62, alinéa 1er et de faire adopter une résolution portant modification de l’article 15 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. En fait, cette proposition de loi vise à remettre en cause le mandat de 5 ans du président de l’Assemblée nationale et ceci dès la prochaine session ordinaire qui doit s’ouvrir le 15 octobre prochain. Nous vous rappelons si besoin en est, que le député libéral Sada Ndiaye est un transfuge du Parti socialiste après l’alternance de 2000 avec un passé trouble lié à sa gestion des affaires du Coud et de la Sicap dont il fut Directeur général 
Quant à Modou Diagne Fada, il a été exclu, maudit et banni du Pds à cause de son amitié coupable avec Idrissa Seck et après avoir conduit aux dernières élections législatives une liste parallèle et concurrente à celle du Pds, que défendait avec énergie, intelligence et brio Macky Sall. 
 
Monsieur le président de la République, le 19 mars 2000, après 26 années de privation et de combat pour la démocratie et le développement, vous devenez président de la République. Votre courage, votre autorité ont constitué une lueur d’espoir, pour le Sénégal et pour toute l’Afrique.  
 
Nous avons eu espoir que votre mission allait être la réconciliation nationale, la reconstruction démocratique, sociale, économique et politique du pays. Pour cela, les Sénégalais ont mis à votre disposition tous les leviers du pouvoir, au point que vous sembliez exercer un présidentialisme clos : notre système politique semble bâti autour de votre personne. En tant que détenteur du suffrage universel direct, aidé de votre forte personnalité, vous apparaissez comme le précepteur de la nation, inspirateur du parti (on dit de vous que vous êtes la seule constante du Pds), et tuteur de nos assemblées parlementaires (vous nommez la plupart des sénateurs et décidez de qui sera candidat du Pds à la députation). Vous avez une autorité quasi-exclusive sur toutes les institutions du pays et sur l’appareil d’Etat que vous maniez à votre guise. Le parlement censé contrôler l’Exécutif ne serait en fait que l’annexe du Pds et n’a qu’un rôle de façade servant à la mise en forme de la volonté du secrétaire national du Pds.  
L’illustration parfaite de ceci est cette proposition de loi dite «Sada Ndiaye» qui n’est, en réalité, rien d’autre qu’une mise en scène d’une lutte politique interne au Pds. En laissant continuer cet acharnement contre un de vos plus fidèles militants et en laissant notre Assemblée détournée de sa mission fondamentale de contrôle de l’Exécutif pour la transformer en lieu de règlement de comptes politiques, vous commettez une grave forfaiture qui vous prive de ce qui aurait pu être le véritable aboutissement de votre vie : la démocratie et le respect de l’Etat de droit. 
Les Sénégalais ont peur d’envisager l’avenir avec angoisse, ils craignent d’être otage d’une lutte fratricide à l’intérieur du Pds au moment où la crise internationale est à nos portes.  
 
Les Sénégalais ont peur pour leur pouvoir d’achat en baisse, pour leur énergie en défaillance, pour leur sécurité au sud de nos frontières (en Casamance). 
Monsieur le Président, les Sénégalais ont peur, peur du spectre d’une nouvelle année blanche qui chaque année nous menace. 
 
Les Sénégalais ont peur, peur de leur avenir, disions-nous qu’ils se jettent inconsciemment dans la mer pour atteindre un monde «meilleur» (l’Europe). 
Les Sénégalais ont peur… 
En tant que garant du bon fonctionnement de nos Institutions, vous devrez veiller à les fortifier au lieu de les vassaliser. 
 
Monsieur le président de la République, par cette lettre ouverte et malgré la peur légitime de nos compatriotes, nous vous informons que c’est avec conviction, vigueur et confiance, que nous continuons à défendre le bilan, de votre action, vos nombreuses réalisations et les différentes réponses que vous ne cessez d’apporter à nos inquiétudes et à nos problèmes.  
Par la même occasion, nous voulons manifester au président de l’Assemblée nationale, notre pleine et entière satisfaction de son action à la tête de cette auguste Assemblée et lui réitérons notre soutien sans faille face à cette épreuve qu’il subit injustement. 
Malick Yero KA 
Consultant -Allemagne 
Aliou.ly@hotmail.fr 
Acharnement contre Macky Sall : La tentation du double coup de force contre les institutions  
10-10-2008 Sera-t-il dit, un jour, que des pieds nickelés de la politique, des individus sans compétence aucune, sinon que dans l’art de conspirer, auront réussi à ternir l’image et le magistère du Président Abdoulaye Wade, en lui faisant avaliser des coups politiques peu honorables ? Il faut le craindre. 
Après avoir échoué dans leurs multiples tentatives de faire démissionner Macky Sall, par des manœuvres de pression psychologique, les voilà qui ont fini par faire prendre en charge leur projet, du moins à l’avaliser dans son aspect institutionnel, par le chef de l’Etat. 
 
Gardien de la Constitution et chef du parti pivot de la majorité parlementaire, Abdoulaye Wade, en cette double fonction arbitrale, a répondu à l’Assemblée nationale au sujet de la proposition de Loi scélérate du député Sada Ndiaye. Le faisant, dans le délai de dix jours qui lui est imparti pour se prononcer, il donne un coup d’accélérateur à la procédure ainsi enclenchée pour tenter de réduire la durée en cours du mandat du président de l’Assemblée nationale. Il appose ainsi son paraphe officiel sur le dossier, ce qui constitue un acte de prise de partie dans cette affaire visant à tordre le cou à la Loi fondamentale du pays. C’est là un nouveau palier dans la bataille menée contre Macky Sall, bataille commencée depuis plus longtemps que l’épisode de la pétition illégale initiée par un groupe de députés en octobre 2007. 
 
Il se prépare à l’Assemblée nationale un double coup de force contre nos institutions. Si la majorité libérale en venait, comme elle entend le faire, à changer la Constitution et à voter une loi de réduction du mandat du président avec effet rétroactif, elle se sera rendue coupable d’un double coup de force contre la République. C’est inacceptable.  
 
Il est, en effet, impossible de faire aboutir ces deux lois le 15 octobre, date d’ouverture de la nouvelle session. Car les délais légaux qui s’imposent aux députés et au président de la République ne permettent pas matériellement de le faire. Avant de changer le Règlement intérieur, il faut d’abord changer la Constitution. Pour cela, il faut, après la plénière de ce 9 octobre 2008, que la commission des lois se réunisse, et après elle, une nouvelle plénière qui vote cette loi. Cette phase terminée, cette même loi est soumise au Sénat qui suit la même procédure. Viendra ensuite le tour du Congrès pour le vote définitif. A partir de ce jour, le président de la République dispose d’un délai légal de six jours pour la promulgation. Un délai imparti pour permettre les recours en inconstitutionnalité. Même si ce délai était réduit de moitié, pour cause d’urgence déclarée, nous serons largement au-delà du 15 octobre, quel que soit l’empressement des députés à plier toutes les phases de la procédure. Or, le renouvellement du bureau, et avec lui le mandat du président de l’Assemblée nationale, ne peut se faire que ce jour-là. C’est impératif.  
 
Etant donné que c’est le changement de la Constitution qui permettra de changer le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il faut que la première procédure, la base légale, s’épuise, pour que la seconde soit enclenchée. Consciente de cette situation, la majorité libérale est tentée de faire voter les deux lois en même temps. Ce qui est impossible, car ce serait un double coup de force : voter une loi déclarée rétroactive, sans base constitutionnelle. C’est pourquoi, dans un baroud d’honneur, une délégation de parlementaires a tenté, mercredi dernier, une nouvelle fois, en vain, de convaincre Macky Sall de démissionner.  
 
Pourquoi s’acharne-t-on tant sur Macky Sall ? Pourquoi éprouve-t-on la nécessité urgente de le bouter hors de l’Assemblée nationale comme l’expriment à souhait les termes de la proposition de Loi Sada Ndiaye ?  
Retenons d’abord un fait : cette chasse à courre contre Macky Sall est initiée et financée par l’aile affairiste et dénuée de toute compétence du pouvoir. Le cerveau de cette bande est celui-là même qui, dès l’arrivée du Pds au pouvoir, s’est empressé d’installer dans le pays des machines à sous, ces engins d’arnaque prisés par les maffieux. De ce type d’homme, sous les feux de la rampe avec l’arrivée du Pds au pouvoir, l’opinion retient une seule qualité : ils sont riches. Riches d’argent et de titres fonciers. Mais ils sont d’une insoutenable indigence morale. Avec ses multiples caisses, cet individu finance et actionne des hommes politiques à la petite vertu, capables des pires comportements, pourvu qu’ils soient rétribués.  
 
Les manœuvres de déstabilisation contre Macky Sall ont commencé à la Primature, dès qu’il a commencé, comme il s’y était engagé, à réaliser les promesses de Wade. Parce qu’il n’a pas la même conception de la politique et des affaires de l’Etat qu’eux, les tenants de l’affairisme au Pds ont entrepris de le «casser». Pour cela, il leur fallait convaincre le chef de l’Etat que Macky est un homme dangereux pour lui et sa famille, ne pouvant évidemment pas lui dire que leur reproche à son Premier ministre c’est de ne pas être dans leurs «affaires». Leur trouvaille : dire que la seule personne sur laquelle il peut se fier, aujourd’hui comme demain, c’est son fils Karim Wade. Revenant inlassablement à la charge, comme Martel dans son entreprise ou Sisyphe avec son rocher, ils se sont employés à convaincre Wade de mettre son fils en orbite. Ils ont misé sur la fibre paternelle, la plus sensible qui soit, agissant sur deux volets : «vendre» Karim aux Sénégalais, tout en travaillant coûte que coûte à monter des preuves de déloyauté de Macky. Ce dernier est ainsi, depuis trois ans, l’objet d’une singulière instruction à charge, condamné à l’avance, dans l’attente que les éléments probants seront trouvés, ou à défaut créés de toutes pièces.  
N’importe quoi a été inventé à ce sujet. On les a vus un matin, se précipiter chez le chef de l’Etat, pour lui dire : «Vois-tu, Macky est en train d’annoncer à la Primature la baisse du prix du riz, pour s’en approprier la paternité, comme s’il était le Président. C’est déloyal !» 
 
Mal leur en prit : le Premier ministre d’alors avait, sur instruction du chef de l’Etat, invité les opérateurs économiques de la filière à plancher sur le prix de cette denrée. Et les comptes rendus dans la presse faisaient foi de la présentation loyale des faits par le chef de gouvernement qui disait agir «sur instruction du chef de l’Etat». 
Lorsqu’ils n’avaient rien à se mettre sous la dent, au propre comme au figuré, ces anthropophages politiques parcouraient les journaux, pour chercher des contributions critiques qu’ils présentaient à Wade comme l’œuvre de «proches de Macky».  
 
«Les amis de Macky Sall passent tout leur temps à vous insulter», mentent-ils au Président. 
Arrivent les élections. Les conspirateurs des funestes officines où se pratiquent ces messes basses ne pouvaient naturellement pas être d’un grand service pour le candidat Wade. Ils tenteront de le convaincre que, sans le retour de certains hommes politiques auprès lui, il était parti pour perdre ces consultations. Lors d’une entrevue, le directeur de campagne de Wade s’engagera à le faire gagner ces élections-là, non seulement sans eux, mais même contre eux.  
 
Avec leurs affidés et complices, d’autant plus out du jeu électoral qu’à chaque fois qu’ils ouvrent la bouche ils font perdre des voix à Wade, ils choisirent de plomber la campagne. Quels grands dignitaires du Pds ont mouillé le maillot, par monts et vaux, à travers les coins et recoins du Sénégal aux côtés de Macky Sall, pour la réélection de Wade ? Il y en eut très peu ! Ce fut la pratique du minimum syndical, chacun restant dans son coin où on le sentit à peine. Sauf pour l’argent. Ayant compris qu’il était attendu par les snipers, tout directeur de campagne qu’il était, Macky Sall se résolut à laisser la gestion des fonds à Farba Senghor.  
 
Les résultats sont là, qui renseignent sur l’attitude des uns et des autres. Macky Sall fera gagner son candidat, haut la main, et triompher sa liste de députés. Il a fait gagner, et a gagné, contre l’opposition, mais aussi de bonnes franges du Pds résolues à ternir sa victoire. Et il est la première tête de liste dans une élection à avoir été président de l’Assemblée nationale.  
 
Les images encore présentes dans les mémoires prouvent à suffisance quelle a été, lors de ces élections, l’attitude de ceux qui hurlent aujourd’hui, comme des loups, et parlent d’attitude fractionniste. Ils desservent tellement la cause qu’ils veulent défendre ! Ils ne réfléchissent même pas sur les concepts qu’ils invoquent : en matière de fractionnisme, il saute aux yeux que c’est la nébuleuse de la «Génération du concret» qui a fait une Opa sur le Pds. De même que, parler de «dualité au pouvoir» ne fait pas penser à Macky Sall.  
 
«Cette fois-ci, on le tient !» Les échos de l’exclamation, surgi du poitrail d’un des conspirateurs, résonnent encore dans les allées du Palais. Dans la recherche d’éléments contre Macky Sall à présenter à Wade, les petites frappes de la politique fouinent les poubelles. Ils éprouvent un besoin viscéral de donner des gages, parce que leur petite conscience contient difficilement leurs méfaits d’hier.  
 
Certains étaient allés trop loin dans leur opposition à Wade, d’autres avaient trahi pour rejoindre l’adversaire. De même que beaucoup d’entre eux ont commis tellement de méfaits avec les deniers publics que leur impunité heurte les consciences citoyennes. C’est connu : en religion comme en politique, les néo-convertis sont les champions du zèle.  
Ce sont eux qui travaillent à faire dépecer, une nouvelle fois, la Constitution. «Il démissionnera devant la pression», avaient-ils garanti.  
 
Avec l’affaire de la convocation des dirigeants de l’Anoci par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, ils avaient pensé avoir trouvé la méthode radicale. Ils ont travesti les faits, dénaturé le dossier, fait dans l’amalgame le plus malhonnête et écrit leur scénario indigne même d’un auteur de Polar sans talent. Ils ont poussé le bouchon de l’ignominie jusqu’à prétendre que «Macky a convoqué nommément Karim». Ce qui était totalement faux. Il est prouvé que ce sont eux qui disent des contrevérités au Président : donc ce sont eux qui complotent contre lui.  
 
Las, ils montent d’un palier : «Puisqu’il ne démissionne pas, changeons la Constitution. Il y aura du bruit pendant quelque jours, puis ça passera.» Voilà le discours des comploteurs contre la République. De l’image du pays, de la morale et du droit, ils s’en soucient peu. Le plan Jaxaay contre les inondations est une bonne idée. Il faut aussi un plan du même genre, pour mettre le pays hors de nuisance des hommes à la petite vertu politique qui inondent de leurs méfaits les allées du pouvoir. Ce n’est pas avec eux que Wade sera retenu par l’histoire comme un grand monsieur. Ils seront les premiers, demain, à le lâcher, eux qui le lèchent aujourd’hui. L’un d’entre eux, venu donner une conférence publique à l’université en 1989, avait osé sortir ceci : «Que mes amis de ma Faculté de Droit m’excusent de le dire, mais un texte de loi, c’est comme une pièce de tissu entre les mains d’un tailleur, une majorité en fait ce qu’elle veut.» Avec une telle conception, des gens de cet acabit sont aujourd’hui auprès du Président Wade.  
 
Lors de l’affaire de la pétition d’un groupe de députés pour pousser Macky Sall à la démission, la procédure engagée aujourd’hui par Sada Ndiaye n’avait pas été utilisée. On avait tenté de passer par une pétition, acte sans valeur juridique, pour l’amener à la démission. C’est qu’on savait que ce serait un coup de force contre la République que de changer la Constitution.  
 
Le Président Wade a aujourd’hui plus à faire dans son parti qu’avec l’opposition. Dans son écrasante majorité, l’opinion publique sénégalaise est contre ce projet de viol de la Constitution. Le Pds est en proie à une secousse, risquant de voir des dizaines de milliers de personnes s’en détourner.  
 
A ce jour, deux fédérations ont prononcé officiellement leur position hostile à cette manœuvre. Le Fouta est en émoi, et le calme n’ y est assuré que grâce à une administration sur le qui-vive avec ses décisions illégales, aidée en cela par des forces publiques qui intimident les populations. Le Sine et le Saloum, dans leur majorité, ont montré leur résolution à défendre Macky Sall et ses positions républicaines. Partout dans le Sénégal et la diaspora sourdent les récriminations contre l’injustice. De très nombreux députés se disent contre ce projet de loi scélérate : ils sont, quotidiennement, assaillis par le parrain de la manœuvre avec ses arguments sonnants et trébuchants. Les pays étrangers se demandent si une telle chose se passe réellement au Sénégal… Ceux qui recevaient nos leçons de démocratie se plient de rire, alors que les autres écarquillent les yeux devant ce recul du Sénégal. Notre pays et son chef sont à la croisée des chemins. Ce pays, nous l’héritons de nos ancêtres, mais l’empruntons aussi à nos enfants. D’où le devoir qui en découle pour nous tous : le rendre aux générations futures en bien meilleur état que nous l’avons trouvé. En viendra-t-on à dire que le pouvoir de Wade aura fait moins que celui de Diouf ?  
Le monde nous regarde, le Sénégal en émoi est sur le qui-vive. Il reste à Abdoulaye Wade de décider de la voie qu’il souhaite voir son pays prendre.  
Abou Abel THIAM 
Assises nationales : le trimestre de la confirmation et de la consolidation  
09-10-2008 Les Assises nationales du Sénégal abordent, en cette période de rentrée générale, le dernier trimestre de leur terme (en principe). Cette phase est celle de la confirmation et de la consolidation des acquis accumulés depuis la mise en place de sa structure de direction le 1er juin dernier au Méridien Président, et même en deçà, depuis leur initiation par les partis politiques regroupés au sein du Front Siggil Senegaal (Fss). 
Avec l’arrivée des organisations de la société civile (syndicats, organisations professionnelles, confessionnelles, non-gouvernementales, de défense des droits de l’Homme, de femmes, de la diaspora), s’imposaient une adaptation et une restructuration indispensables à la poursuite du mouvement. Une telle mutation commandait la révision des textes initiaux conçus par des partis politiques seuls. 
 
L’opération fut conduite avec intelligence, mesure et dextérité, par des hommes et des femmes matures, et dans un esprit démocratique avancé, comme on voudrait en voir souvent dans notre continent. 
 
Un recentrage indispensable 
 
En maintenant l’objectif général des Assises (trouver une solution consensuelle globale, efficace et durable à la grave crise multidimensionnelle qui sévit dans le pays) et également ses objectifs spécifiques (dresser l’état de la situation nationale -proposer des réponses appropriées aux urgences et priorités- bâtir un consensus dynamique sur les principes essentiels de gouvernance et concevoir les mécanismes d’un dialogue périodique et pérenne à tous les niveaux), cette opération a abouti à des réaménagements des structures et de leurs modes de fonctionnement, pour répondre à l’arrivée des nouveaux partenaires. 
 
Ce «toilettage» s’est déroulé dans un esprit d’engagement ferme, mais réaliste, par des hommes et femmes conduits par leur seul patriotisme et le seul intérêt général de la Nation. Il a, au passage, permis au Assises de se débarrasser des «corps étrangers» et des «impuretés» qui s’y étaient introduits… par erreur… 
Après quatre mois d’intenses travaux de recentrage indispensable, menés dans une discrétion relative, et à trois mois de leur fin programmée, les Assises nationales voguent en véritable vitesse de croisade. 
 
A tous les niveaux 
 
Les huit commissions thématiques, embrassant tous les secteurs de la vie nationale, travaillent d’arrache-pied et avec assiduité, grâce à des compétences avérées de toutes origines, jusque-là inconnues. 
Elles sont encadrées par trois commissions transversales (scientifique - organisation - communication), un comité de pilotage et un bureau dont les membres rivalisent de degrés de participation, tant intellectuelle et morale que matérielle et financière. 
 
A la base, les citoyens se bousculent aux portes des «comités départementaux de pilotage», dont les installations se multiplient tous les week-ends pour déboucher sur les «consultations citoyennes», aujourd’hui en plein fonctionnement. Il en est de même dans la diaspora, où le sens de l’organisation se le dispute au degré d’engagement. 
 
L’enthousiasme du lancement, le 1er juin dernier, des Assises sous leur forme actuelle, qui s’était emparé de nombre de Dakarois en particulier, a, aujourd’hui, gagné des habitants de plusieurs circonscriptions du Sénégal des profondeurs et de nombreux émigrés de diverses résidences universitaires et foyers de travailleurs d’Europe en particulier, de la France singulièrement. 
 
Cette ardeur est en train de s’épandre et de s’intensifier très rapidement, élargissant ainsi le réseau des adhérents, en provenance de tous bords, sans exception ; 
L’engouement, tant au niveau national qu’à ceux des régions et de la diaspora, est justifié par les participants par le fait que les Assises nationales sont, véritablement, un cadre où tous les citoyens, de quel que bord qu’ils soient, peuvent s’exprimer librement et totalement, sans crainte d’aucunes représailles, ni d’aucun calcul maléfique. 
 
Dialogue possible 
 
Les apports multiples et diversifiés contribuent ainsi à l’acquisition de connaissances notables aux débats dont la qualité intellectuelle de haut niveau se mesure à celle des participants qui font, à tous les niveaux, preuve de disponibilité, mais aussi de compétences, d’expériences et de savoir-faire. 
 
La collaboration de familles de pensées différentes démontre que le dialogue est, non seulement possible entre Sénégalais de diverses franges de la population, mais qu’il est aussi souhaitable, dans la mesure où il est source d’enrichissement pour la République et d’apaisement social pour le pays. 
 
Le climat familial qui règne au sein des différentes structures de travail est significatif de ce que tous les Sénégalais peuvent faire ensemble, lorsqu’ils sont animés de bonne volonté et motivés par un esprit d’intérêt général de construction nationale, et non partisane, ni sectaire. 
 
Au stade actuel du déroulement des Assises, le constat est que, de plus en plus, les citoyens sénégalais sont conscients du rôle de chacun d’eux, dans la survie de leur pays et dans l’avenir de leurs enfants. C’est pourquoi, ils y accourent, pleins d’espoirs, pour apporter leurs contributions au relèvement de leurs situations personnelles propres et au redressement de toute la Nation, sachant, non seulement qu’ils seront écoutés, mais aussi que leurs apports seront pris en compte. 
 
Justin MENDY 
Journaliste 
Succession de Me Abdoulaye Wade : Arrêtez d’abuser des Sénégalais ! 
09-10-2008 La succession de Me Abdoulaye Wade à la tête du pays, au terme de son mandat, fait l’objet de débat depuis sa réélection. On comprend aisément que cela soulève des passions au sein de sa propre famille politique, voire au-delà. Mais de là à vouloir faire croire à l’opinion que Me Abdoulaye Wade veut se faire succéder directement par son fils Karim relève de l’imposture politique. 
Sur l’opportunité ou non d’un tel débat, ceux qui soutiennent qu’il est décent de parler de la succession d’un homme encore vivant, je les renvoie d’abord à la pratique courante de laisser un testament (écrit ou verbal) par tout père de famille. Cela m’amène aussi à leur rappeler que c’est le candidat Wade lui-même, juste après la proclamation provisoire des résultats de l’élection présidentielle du 27 février 2007, qui a commencé à parler de sa succession. Donc, les esprits malicieux désireux de plaire à Me Wade, en tentant d’enrober la question de sa succession du sceau de la décence, n’ont rien compris du message de leur mentor. La meilleure chose qu’ils peuvent faire aujourd’hui, c’est de prendre part à ce débat sain et normal pour dire leur préférence ou, s’ils ont une ambition présidentielle, de peaufiner leur stratégie.  
 
Cependant, ce débat sur la succession de Wade par son fils Karim est mal posé. Car on veut faire croire à l’opinion internationale et aux Sénégalais que Me Abdoulaye Wade veut se faire succéder directement par son fils à la tête du pays. La grande question est pourquoi on veut nous faire croire cela ? Me Wade a le mérite d’avoir ouvert ce débat, de libérer ses partisans en leur dressant aussi un profil pour dire sa préférence. Le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds) a le plein droit de vouloir se faire succéder par son fils dans son propre parti, ce qui, du reste, pourrait conduire Karim à la tête du pays à travers une élection présidentielle régulière et transparente, anticipée ou non, comme le veulent certains analystes.  
 
Par respect à la souveraineté de chaque parti, je me garderai de porter un quelconque jugement de valeur sur la démocratie interne du Pds ou sur le mode de dévolution du pouvoir en son sein. Mais si Karim Wade devait jamais prétendre à la succession de son père à la tête du pays, il serait d’abord et obligatoirement candidat du Pds ou d’un autre parti ou d’une coalition de partis face aux autres postulants. Et, ils seront tous sur un pied d’égalité, soumis à la sanction du suffrage des électeurs qui se chargeront de les départager démocratiquement.  
 
Il faut reconnaître que cette question de la succession de Wade, au stade politique où nous sommes, est éminemment privée, car ne concernant que son propre parti, le Pds, ses militants et responsables. On ne le répétera jamais assez, mais le mode de dévolution du pouvoir au sein du Pds ne concerne que ses membres. Nous n’avons pas le droit de juger son caractère démocratique ou non. C’est l’affaire exclusive de ses militants. Et il n’appartient donc pas à l’opinion nationale de porter le combat pour la défense des intérêts privés de quelques militants, responsables, groupes ou factions du Pds.  
 
N’oublions pas qu’un de nos plus brillants jeunes leaders politique, Cheikh Bamba Dièye, pour ne pas le citer, a remplacé ou succédé son défunt père à la tête du Fsd-Bj. Fût-il de manière démocratique ou non. Et à l’époque, personne n’a trouvé à redire au sein de l’opinion nationale et il n’y avait pas débat comme c’est le cas à propos d’un supposé projet de Wade.  
 
Je pense que l’on est en train d’abuser des Sénégalais en voulant leur faire croire que l’objet de la succession, c’est directement à la tête du pays. Non ! La succession de Wade, en dehors du cadre de l’empêchement prévu par la Constitution, sera d’abord politique avant d’être institutionnelle. C’est plutôt au sein et à la tête du Pds qu’elle va se faire. 
 
Ce débat biaisé est alimenté par ceux qui, dans le Pds, sont contre la perspective d’une succession au sein du Pds. Je les invite à avoir le courage de leurs ambitions ou positions et à se battre à l’intérieur de leur propre parti et laisser les autres Sénégalais, libres en tant qu’électeurs, se choisir leur président démocratiquement. Qu’il s’agisse de Karim Wade, Ousmane Tanor Dieng, Idrissa Seck, Moustapha Niasse, Djibo Kâ, Landing Savané, Cheikh Bamba Dièye, Mame Adama Guèye, ou de tout autre prétendant. 
 
Si ces candidats potentiels ou partisans de candidats au sein du Pds ont peur de la réaction de Me Wade ou n’ont pas le courage de leurs opinions, ils n’ont qu’à se ranger alors derrière la position de leur chef, se taire et éviter de polluer l’atmosphère des braves Sénégalais très éprouvés, aujourd’hui, par la crise alimentaire et les inondations.  
 
Ce débat rappelle, malheureusement, la confusion que certains ténors du Parti socialiste (Ps) avaient réussi à installer dans l’opinion sénégalaise concernant l’opposition, dans leur formation politique, entre les théoriciens de la Refondation et ceux de la Réforme. Les détracteurs du tout nouveau Premier secrétaire, issu du congrès de mars 1996, Ousmane Tanor Dieng, avaient réussi la prouesse de faire croire aux Sénégalais que tous leurs malheurs venaient de cet homme. Or, il ne s’agissait que d’une querelle politique dans un parti politique. Mais il leur fallait utiliser les difficultés économiques de l’époque pour diaboliser leur adversaire qui avait la faveur du Président Abdou Diouf. On se souvient que Ousmane Tanor Dieng symbolisait quelque part le diable, on l’affabulait de tous les noms d’oiseaux, on lui prêtait toutes les mauvaises intentions ; et tout ce qui ne marchait pas, l’on voyait sa main derrière. Toutes proportions gardées, les détracteurs du fils du Président Wade utilisent le même artifice en convoquant l’opinion nationale et internationale sur un supposé plan de succession «monarchique».  
 
C’est dommage de constater que certains leaders de l’opposition ont commis l’imprudence de se laisser aller dans ce jeu de dupes face aux interpellations des journalistes. Ils devraient se rappeler leur principe sacro-saint de la souveraineté des partis dans la gestion de leurs affaires intérieures.  
 
Enfin, j’estime que c’est manquer de respect aux valeureux et courageux responsables de partis de l’opposition comme de la majorité des souteneurs de Me Wade, en voulant les écarter purement et simplement du jeu démocratique constitutionnel, seule voie reconnue pour la dévolution du pouvoir d’Etat. Notre pays ne souffre aucunement de manque de démocratie. Il organise, régulièrement et de manière transparente, des élections. Le Sénégal ne peut plus connaître un dauphinat comme ce fut le cas avec Abdou Diouf.  
 
Les gens du Pds devront prendre leur courage à deux mains pour affronter directement Karim Wade s’ils estiment que le fils du président de la République constitue un obstacle sur leur chemin ou un frein à leur carrière. Idrissa Seck a montré la seule voie à suivre face à ces supposées ou intentions prêtées d’une succession de père en fils directement à la tête de l’Etat. Il n’a jamais caché son ambition présidentielle. Cela lui a coûté, quelque part, des déboires, mais il a récolté les fruits de sa détermination politique. Le suffrage l’a consacré deuxième force politique du pays au terme des résultats de l’élection présidentielle de février 2007. Il n’y a pas de secret, la voie c’est la candidature à la succession dans le Pds. Le dernier mot reviendra aux électeurs sénégalais.  
Mbaye Sarr DIAKHATE 
Journaliste  
sarbaba@hotmail.com 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 5.11.2008
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