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Je ne reconnais plus mon pays !

Le règne de la terreur  
Je ne reconnais plus mon pays. Eh oui ! Ce Sénégal qui était une référence démocratique, bascule aujourd’hui dans un régime où la terreur est érigée en mode de gestion du pouvoir. On massacre tous ceux qui bougent, surtout les journalistes. Le plus bizarre et inquiétant, c’est que la police nationale épouse au fil des événements les contours d’une police politique à la solde du Pds. Alors que l’affaire Kambel /Kara est encore vivace ; hier, ils ont pris à partie des confrères de Walf Tv venus couvrir une manifestation politique, dans un lieu privé. La police les a embarqués pour le commissariat de Dieuppeul. Vraiment regrettable. Est-ce le retour des Tonton Macoutes de sinistre mémoire ? Funeste perspective ! 
( Mor Todjangué )  
 
Nettali : Vendredi 27 Juin 2008 
EDUCATION NATIONALE – CRITIQUE : Charles Camara « il faut rompre avec l’enseignement fonctionnaire, routinier et abêtissant »  
 
NETTALI - Cérémonie empreinte de solennité que la distribution des prix aux élèves les plus méritants du Prytanée militaire de Saint-Louis qui s’est tenue ce vendredi 27 juin 2008. L’occasion a été saisie pour introduire le thème de la place du ludique dans la construction de l’excellence. Le Professeur de Lettres Classiques Charles Camara a prononcé à cet effet un discours appuyé sur le rôle et la place que le ludique joue dans la formation. Il a été rejoint dans son analyse par le ministre des forces armées Bécaye Diop qui présidait la cérémonie, en présence du chef d’Etat-major général des Armées, le général Abdoulaye Fall, de la hiérarchie militaire, de membres du corps diplomatique. 
« Le ludique au service du pédagogique, ou le périscolaire au service du Scolaire », le thème introduit par Charles Camara a été une occasion pour ce dernier de pointer du doigt la crise multiforme qui traverse l’école sénégalaise. Mais ce sera surtout pour constater que « les crises répétées de l’école (grèves des enseignants, déperditions scolaires, ect…) ne sont qu’un épiphénomène d’un malaise général, plus profond, dont les racines seraient plutôt à rechercher dans le fonctionnement rigide et sclérosé d’un système qui a du mal à se renouveler ». M.Camara qui capitalise plus de 20 ans d’expérience au Prytanée militaire de Saint-Louis et qui a formé des des dizaines de milliers de cadre ces dernières années, de professer une rupture dans l’approche pédagogique présente. En effet, estime-t-il, il s’agit de « rompre avec l’enseignement fonctionnaire, routinier et abêtissant », pour faire place « à une pédagogie plus appropriée, non pas déclinée comme une simple approche académique des catégories du savoir, mais qui prenne en charge les compétences propres à préparer chaque étudiant à la vie active ». Pour M.Camara, « cette nouvelle formule pédagogique se conçoit « comme une hygiène du mental », plutôt que comme « une accumulation de connaissances pour elles-mêmes ». 
 
Pour M Camara, les mutations profondes de la société avec les Nouvelles technologies, la culture du Hip hop qui a investi les écoles, le développement continu des médias imposent des réajustements continus dans le sens de développements d’espaces ludiques au sein de l’école en mettant « le ludique au service du pédagogique ». Le journal scolaire, que l’exposant a présenté comme « la plus grande révolution que le périscolaire a apportée dans la pédagogie » constitue aux yeux du professeur de Lettres classiques, comme « une tribune pour l’expression de leur propre fantasme ». M.Camara pense aussi que le l’arrivée du hip-hop dans constitue un saut qualitatif, « une heureuse initiative qui a réconcilié la génération rap avec l’école ». En même temps que M.Camara a fait l’apologie de l’immixtion du théâtre dans les lycées. « Le jeu de rôle est non seulement une discipline qui fédère toutes les disciplines, c’est avant tout une école de la vie ». 
 
Toutes choses qui font que l’exposant encourage les établissements scolaires à mieux prebdre en charge cette préoccupation dans les budgets car, « peu d’administrations sont disposées à allouer un budget conséquent à la promotion des loisirs », regrette-t-il. Ces réformes qui sont devenues nécessaires, selon M.Camara, ne constituent pas « la seule unique de sortie de crise », mais assurément peuvent se révéler une « voie magique » vers l’excellence. 
 
 
 
Auteur: Nettali  
 
L'Office : Vendredi 27 Juin 2008 
Cartes sur table avec Ousmane Tanor Dieng (Suite et fin) « Aujourd’hui, le comité directeur du Pds, est infesté de transhumants du Ps… »  
 
 
 
Dans cette deuxième et dernière partie de l’entretien qu’il nous accordé, Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général du Ps, aborde la lancinante question des Assises nationales, les défections qui y ont été enregistrées, les nouvelles adhésions, l’analyse qu’en fait le Front Siggil Sénégal. Le cas Idrissa Seck, l’avenir de son parti, le Ps. Sans oublier l’état de ses relations avec Abdou Diouf. Entretien. 
 
Pour parler des assises nationales, l’on a constaté un bon démarrage, mais on y a noté des défections. Qu’en pensez-vous ? 
D’abord, nous pensons comme l’écrasante majorité des Sénégalais, que ce lancement a été une grande réussite, qui a même surpris le pouvoir. Parce que Abdoulaye Wade disait que ces gens-là n’iront nulle part, ils n’ont même pas de termes de références. Nous avons les termes de références, et mis en place le comité national de pilotage. Ensuite, il dit que ces gens-là ne vont même pas s’entendre pour démarrer. On démarre ; et maintenant, il dit, « j’attends les résultats qu’ils vont produire ». Il va encore attendre, parce qu’il sera surpris, parce que nous savons où aller, et quoi faire. Nous savons travailler, parce que la plupart d’entre nous ont fait au moins un quart de siècle au service de l’Etat. On peut tout nous reprocher, sauf de ne pas connaître l’Etat. Ce que nous faisons, nous y irons de manière à ne point être reprochables, en conformité aux règles de la république. On ne peut nous reprocher de faire un complot, alors que tout se fait au grand jour. Nous invitons tout le monde, et continuons à le faire à l’endroit de Me Wade et du gouvernement. De venir, de discuter avec nous, de partager avec nous le diagnostic que nous allons faire, l’analyse que l’on va faire, les conclusions et recommandations que nous allons faire. Ils peuvent même venir, et dire qu’ils ne sont pas d’accord sur ce que nous faisons, donner leur position. C’est une invite, et l’on ne désespère que Wade et son régime reviendront à la raison pour partager avec nous ce diagnostic qui n’est point un complot. Pour dire simplement que nous ne nous faisons pas d’illusions ; parce que le gouvernement qui ne veut pas venir, fait des pressions, chantages, menaces, intimidations pour dissuader des citoyens, afin de faire échouer notre entreprise. Je crois que nous sommes comme dans un train, des gens descendent au moment où d’autres montent. De toute façon, nous irons à bon port. J’avoue que j’ai été déçu de constater le départ de gens comme Babacar Ndiaye, qui a beaucoup fait pour ce pays. Il était avec nous, avait exprimé son engagement, et travaillé avec nous. En un moment, il décide de quitter. Il est libre de le faire. Je respecte son point de vue, comme celui de tous ceux qui partiront. Sur ce plan, je salue le comportement des doyens comme Amadou Mactar Mbow, qui a tout fait pour le Sénégal, qui continue de le faire, malgré son âge ; et qui a même risqué sa jeunesse, en allant en guerre, pour apporter sa contribution à l’indépendance du pays… Je salue sa grandeur et sa sagesse. Il a servi le Sénégal au niveau international, défendu nos couleurs. Quelqu’un comme celui-là, s’il s’engage à son âge, c’est qu’il a vu une cause juste et noble. Un très grand citoyen ! Sa déclaration montre qu’il est clair, qu’il n’y a ni procès, ni complot. Tout le monde devrait être rassuré de cette entreprise. Il s’agit d’inviter les fils du Sénégal à échanger autour des crises multiples, pour chercher des solutions. C’est inédit en Afrique, au Sénégal, que des syndicats, la société civile, les politiques, se retrouvent pour chercher des solutions de sortie de crise. En soi, c’est déjà extraordinaire, et si l’on arrive à des résultats ce sera pour le bien de tout le monde, un précédent pour l’Afrique, mais surtout une manière pour le Sénégal de confirmer l’exception sénégalaise. Je comprends, c’est une initiative nouvelle, inédite, audacieuse, et c’est normal que certains ne comprennent pas les enjeux. Qu’ils nous observent, et ils comprendront que ces assises sont des bonnes choses, un renforcement de la démocratie dans notre pays.  
 
Pouvez-vous nous dire le nom des nouveaux adhérents ? 
 
J’avoue qu’il en a quatre : Yoonu Askanwi, Ferniente, l’Udf/Mbollomi du professeur Pape Demba Sy... On nous signale qu’il y en aura d’autres. Maintenant ce qui reste à faire, c’est de commencer les consultations citoyennes au niveau des départements. En ce qui me concerne, la semaine dernière, j’étais à Kaolack pour sensibiliser, écouter les citoyens et recueillir leurs préoccupations, défendre les assises nationales pour expliquer cette intoxication du pouvoir qui veut faire croire au peuple que les assises nationales sont organisées pour menacer la sécurité du pays. 
 
Certaines sources disent que le refus de Idrissa Seck de participer aux assises nationales vous a fait mal. Qu’en est-il exactement ? 
 
Non, non ! Je pense qu’un invité a le droit de ne pas venir. Nous l’avions invité parce que nous pensions qu’il pouvait venir participer à notre aventure. Il a considéré que toutes les conditions n’étaient pas réunies ; il faut que Abdoulaye Wade vienne. Que Me Wade vienne ou pas, nous continuerons à travailler, nous ne l’attendons pas. S’il ne veut pas venir, nous n’allons pas perdre du temps avec lui. Ce n’est pas juste, et l’on ne peut pas juger le caractère national d’une rencontre par la participation ou non d’un parti. La preuve, nous avions boycotté les législatives, et d’après leurs estimations, l’Assemblée nationale a été élue avec un taux de participation de 34 % des Sénégalais, et pourtant l’Assemblée a un caractère national. Ce n’est pas sérieux comme argument. 
 
D’autres disent que les assises organisées pour le Ps. Qu’en pensez-vous ?  
 
C’est une campagne d’intoxication, de fiction pour essayer de donner mauvaise conscience aux participants. Tout le monde sait que c’est une œuvre commune, nous avions pris ensemble l’initiative au niveau du Front Siggil Sénégal ; une initiative partagée par tout le monde. Les personnes qu’on a rencontrées avaient les mêmes initiatives que nous. Les syndicalistes, la Cnes, la société civile, le Cncr, Unacois, le Forum civil, etc., tout le monde avait la même idée. Notre mérite, c’est d’avoir pu détecter et identifier les préoccupations de tous les acteurs de ces secteurs en crise, de les formaliser et de tout fédérer. Aujourd’hui, le bureau des assises nationales est quasiment conduit par la société civile, formelle, ou « informelle » tel que Amadou Makhtar Mbow. Si nos entreprises, syndicats, la société civile, des retraités pour servir encore le pays, décident de lever tous les tabous, de discuter, de s’entendre, ce serait une chose extraordinaire.  
 
Comment voyez-vous l’avenir de votre parti, le Ps ? 
 
Aujourd’hui, après les élections de 2000, notre visibilité sur le paysage politique sénégalais ne souffre d’aucun doute. D’ailleurs, Abdoulaye Wade ne s’y trompe pas. Nous sommes ses adversaires naturelles, adversaires du point de vue historique. Vous savez les conditions dans lesquelles le Pds a été créé. Abdoulaye Wade est venu de nos flancs, après sa défaite à Kébémer, pour parler de parti de contribution... En plus, eux, ce sont des libéraux, et nous des socialistes, nous n’avons pas la même idéologie ; et enfin, nous sommes ses propres adversaires, parce qu’il nous a battus en 2000, et nous devons préparer la revanche. Notre travail vise la reconquête du pouvoir ; et le battre démocratiquement. La seule différence, c’est que nous, nous étions des démocrates ; et lui, comme le disait Me Ousmane Ngom, « il parle en démocrate et agit en dictateur ». 
 
Mais comment analysez-vous les départs successifs du Ps de personnalités comme Mamadou Diop, Robert Sagna, Souty Touré, Abdoulaye Makhtar Diop ? 
 
Je crois qu’il faut mesurer objectivement les mérites du Parti socialiste, parce que depuis 2000, Abdoulaye Wade a tout fait pour faire disparaître notre parti du paysage politique, avec la transhumance organisée, financée, les intimidations, les chantages, les achats de conscience etc. Ce qui a fait qu’en 2000, le tiers de notre bureau politique a transhumé vers le Pds. D’ailleurs, si je me rendais aujourd’hui au comité directeur du Pds, je n’y serais nullement dépaysé ; car il n’y a là-bas que d’anciens dirigeants du Ps. Il a tout fait pour nous liquider. Malgré tout, le parti socialiste reste un parti essentiel dans l’échiquier politique sénégalais ; et nous avons eu la possibilité de renouveler notre parti. Nous avons un réseau des universitaires dirigés par Assane Mbaye, Vision socialiste, le Mees, les femmes et le mouvement des jeunes, parmi les plus dynamiques du pays, avec Barthélemy Dias. Malgré les acrobaties de Me Wade à la veille des élections, avec les nombreux transhumants, notre parti reste, et demeure une des formations les plus importante du pays, sinon la mieux implantée. Nous avons aussi réussi l’alternance au sein du parti socialiste. Il y a eu Senghor, ensuite Diouf, et maintenant c’est moi. Aujourd’hui, la relève est assurée, j’ai 60 ans, et ceux qui ont 50, 40 et 30 ans sont là, et bien préparés, ils sont nombreux. A côté, il y a ceux qui ont fondé le parti avec Senghor. Je veux citer le Pr Assane Seck, Aboubacry Kane, Thierno Bâ… Nous, nous avons un vrai parti, différent du Pds, à la tête duquel tout appartient à Abdoulaye Wade, et s’il quitte, c’est fini ! Aujourd’hui, si je quitte, la relève est assurée. Le Ps n’appartient à personne, et n’est le patrimoine de personne. 
 
Pourtant, certains vous accusent d’avoir imposé les Tanor’s Boys, contre les dinosaures du parti ? 
 
Ils sont partis d’eux-mêmes, parce que estimant que la manière dont je gère le parti ne leur convient pas. J’ai dit ok, allons vers les renouvellements ; et c’est ce qui a été fait, devant les militants, pour qu’ils choisissent. Cela aussi, nous sommes le seul parti à le faire : déclaration de candidat, vote loin d’un congrès ; chaque coordination devant choisir son candidat pour rassembler, avec un comité électoral. On a dépouillé, et c’est dans ces conditions que j’ai été élu, contrairement à Senghor et Diouf qui ont eu à bénéficier de leur statut de président de la république, chef de parti pour influer, organiser, orienter, sur certaines décisions. D’ailleurs, ceux qui sont partis n’ont rien récolté. Quant à moi, j’ai eu conscience que si le Ps n’avait pas basculé dans l’opposition, ma formation d’homme d’Etat serait incomplète. En huit ans, j’ai encore beaucoup appris. 
 
Au-delà des crises multiformes, quel appel lancez-vous aux Sénégalais, face à la dégradation des mœurs ? 
 
Je crois que le problème le plus grave, c’est la dégradation des mœurs, c’est la déperdition aux niveaux des valeurs. Je lance un appel en ce sens pour un retour à des valeurs fondatrices de notre nation. Le « diom », le « fit », la dignité, la pudeur, ne sont pas de vains mots. Ce sont nos repères. Si chacun fait ce qu’il veut, c’est la déperdition. L’heure est à la reconstruction de l’homo-sénégalensis. D’ailleurs, nous devons bannir des termes comme « transhumance », de notre vocabulaire, des termes plutôt appropriés aux animaux. Ce qui veut dire que nous devons retourner aux valeurs fondatrices de notre société. 
 
A regarder de très près votre salon, l’on décèle un certain goût des tableaux, des arts et de la culture. Un secret ? 
 
Très jeune, et à l’âge de trente ans, j’ai eu la chance de côtoyer des hommes de valeurs comme le président Senghor. Un homme de culture... Avec lui, j’ai tout appris ? Ce qui m’a donné un certain goût de la culture et des arts. Avec lui, je me suis bonifié. Il m’a conseillé un jour d’être humble, modeste, et de croire en moi… 
 
Quels sont actuellement l’état de vos relations avec le président Diouf ? 
 
Des relations excellentes. Abdou Diouf disait, « j’ai eu raison sur tout le monde en choisissant Tanor Dieng » ; parce que tous sont partis ailleurs, et que moi je continue à croire au parti. Des relations amicales, de confiance totale. Disons qu’en langage africain, Abdou Diouf est mon grand frère. J’ai une admiration pour lui, et lui une affection en mon endroit. Il ne se passe pas un mois, sans que nous nous voyions, ou parlions...  
 
Avez-vous toujours de l’espoir pour ce Sénégal ? 
 
Je suis naturellement optimiste, et tout le monde doit croire en ce Sénégal. Un pays riche en valeurs, en ressources humaines qui n’ont d’ailleurs rien à voir avec sa taille géographique. Nous avons des ressources humaines de qualité, des hommes de sciences, de cultures, de média qui continuent de briller partout dans le monde, malgré les coups de poignard, et ruses de Me Wade. 
 
 
 
Auteur: Abdoulaye Mbow et Ousmane LY  
Ferloo.com : Vendredi 27 Juin 2008 
Une mesure énergique pour rééquilibrer sa trésorerie : La Sénélec à cœur de revoir ses tarifs à la hausse  
 
 
 
La société nationale d’électricité (Sénélec) devrait très prochainement procéder à une hausse de ses tarifs. Dit autrement, le prix du courant va augmenter. Et à un taux à deux chiffres ! Au ministère de l’Energie tout comme à la Commission de régulation du secteur de l’énergie (Crse), on préfère donner une intensité sémantique moins « électrique » à la mesure qu’on range sous le vocable de réajustement. 
« Cassez vos tirelires ! », c’est désormais - du moins ça en a tout l’air - l’injonction faite à ses abonnés par la société fournisseur traditionnel d’électricité au Sénégal. Car, en effet, la Sénélec envisage de revoir à la hausse ses tarifs. Une augmentation qui s’explique par la conjugaison de trois facteurs : la flambée exponentielle du cours du baril du pétrole brut depuis 2003, l’insoutenable niveau des subventions de l’Etat et du volume des charges de la Sénélec qui dépassent de loi les revenus de l’entreprise. Ce qui amène une source proche de la société d’électricité à dire que « son entreprise a toujours vendu à perte ». 
 
« Même si nous ne cherchons pas à faire des bénéfices, il faut quand même dire que la Sénélec a toujours fonctionné à perte », fait-t-elle remarquer, non sans souligner que « l’Etat ne peut pas indéfiniment continuer à nous subventionner ». Une autre source proche du secteur de l’Energie de préciser que « sur injonction de la Banque mondiale et du Fmi, l’Etat, après avoir fait de la résistance pour préserver le consommateur pendant plus de cinq ans, s’est finalement résolu à ne plus continuer à subventionner la Sénélec ». Et d’ajouter : « De 2003 à 2008, le gouvernement a déboursé un peu plus de 100 milliards de francs Cfa pour venir en aide à la Sénélec et tenter de contenir l’augmentation du prix du baril du brut ». 
 
Se gardant de confirmer clairement une imminente augmentation du prix de l’électricité, on se contente du côté de la Sénélec de dire qu’on attend une notification de la commission de régulation du secteur de l’énergie (Crse). « Tant que la décision n’est pas encore prise par la Crse, l’augmentation ne sera pas encore notre affaire », nous apprend cet agent de la Sénélec. Du côté de la Crse, créée pour promouvoir le développement rationnel de l’offre d’énergie électrique, même si l’on confirme effectivement une très prochaine hausse des tarifs de l’électricité, on préfère plutôt parler d’un rééquilibrage de la tarification. 
 
« Il ne faut pas parler de hausse mais plutôt d’un rééquilibrage ou encore de l’équité dans la tarification », indique une personne travaillant à la Crse qui annoncera par la même occasion l’établissement d’une nouvelle grille tarifaire. Une nouvelle grille tarifaire qui n’aura rien à voir avec le système en vigueur dégressif, qualifié « d’obsolète ». C’est-à-dire partant du principe selon lequel « plus on consomme plus la facture augmente ». 
 
« En appliquant la vérité des prix, contrairement à l’ancien système, la nouvelle tarification ne va plus faire la part belle aux gros clients qui ne payaient pas à la hauteur de leur consommation », conclut-on du côté de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse). 
 
HS/FC 
 
 
 
Auteur: Ferloo.com  
 
Nettali : Vendredi 27 Juin 2008 
PDS - AGRESSION CONTRE LA PRESSE : Walfadjri veut porter plainte, Babacar Gaye, porte-parole, présente des excuses. 
NETTALI - Le président du groupe Walfadjri, Sidy Lamine Niasse (voir photo) a décidé de saisir la justice suite à l’agression jeudi à Dakar d’un journaliste et d’un caméraman de l’organe de presse par des militants du Parti démocratique sénégalais (Pds), rapporte Sud Fm. Une caméra et un appareil photo ont été confisqués, l’équipe de télévision de Walfadjri conduite au commissariat avant d’être libérée, pour avoir couvert une bataille rangée entre libéraux organisant une séance de placement de cartes en vue des renouvellements des instances de directions « bleues ». 
« Nous comptons déposer la plainte dès demain (ce vendredi, ndlr). On a déjà contacté notre avocat. Nous considérons que M. Mangane et M. Dasylva (le caméraman, ndlr) faisaient un travail, que ce travail est prévu aussi bien par la loi que par le choix que nous avons fait de la démocratie. Donc un journaliste qui est témoin d’un évènement et qui vient immortaliser cet évènement-là, pour donner l’information, on l’empêche de faire son travail, on pense que c’est vraiment trop. C’est pour cela qu’on a décidé de porter plainte », a déclaré Sidy Lamine Niasse, président du Groupe de presse Walfadjri. 
 
A propos de l’état des deux journalistes, M. Niasse fait savoir que : « psychologiquement, c’était un peu dur pour eux », ajoutant n’avoir « pas constaté grand-chose » au plan physique. 
 
Excuses 
 
Le Parti démocratique sénégalais (Pds), par la voix de son porte-parole, a présenté des excuses. Babacar Gaye regrette toutefois la plainte et souhaite des rapports civilisés entre politiques et journalistes. « S’il y a agression de journalistes, c’est regrettable et, au nom du Parti démocratique sénégalais, je voudrais vraiment présenter une excuse de notre parti au corps des journalistes, simplement parce que ce serait inacceptable que des journalistes soient agressés dans le cadre de leur travail », a soutenu le porte-parole du Pds. 
 
Concernant la plainte que le président du groupe Walfadjri compte déposer contre eux, M. Babacar Gaye se désole : « ce serait regrettable parce que, de mon point de vue, les relations entre la presse et ce que je pourrais appeler les organisations sociales comme les partis politiques, devraient être telles que les conflits sont les moins souhaités. De mon point de vue, une plainte à l’endroit de personnalités ou de personnes qui seraient identifiées, consécutivement à ce qui s’est passé, serait regrettable aussi de la part des organes de presse. Simplement, parce que le contraire aussi pose problème. A chaque fois qu’il y a une plainte contre un journaliste, c’est une atteinte à la liberté d’expression, à la liberté de pensée. Donc, j’estime que quand aussi des organisations politiques font l’objet de plainte de la part d’un journaliste ou de la part d’un organe de presse, c’est simplement aussi une entrave en tout cas du droit de toute personne à s’organiser en association ». 
 
A en croire M. Gaye, « le Parti démocratique sénégalais n’est pas d’une part, dans une dynamique de conflit avec les médias, d’autre part, nous souhaitons que les rapports soient des rapports normés, civilisés, des rapports qui puissent permettre l’expression libre et démocratique des opinions ». 
 
Pour sa part, le Comité pour la défense et la protection des journalistes dénonce ces nouvelles exactions et annonce des actions dont une conférence de presse ce vendredi, l’organisation d’une journée sans presse. Le Comité confirme également la marche de samedi, initiée après le passage à tabac de Kambel Dieng et Kara Thioune par des policiers. 
 
 
 
Auteur: Nettali  
 
L'OBERVATEUR: 
AGRESSION DE KAMBEL DIENG et de Kara Thioune De l’excès dans la répression inutile ou de la valeur de notre citoyenneté face aux zélés et dingues éléments de la Police 
 
 
Article Par Amadou Diaw, Journaliste,  
 
 
Paru le Jeudi 26 Juin 2008 
 
Il n’est pas dans notre propos de jeter délibérément une nouvelle pelletée d’opprobre sur notre mal « aimée nationale », la police et sur son personnel grand et petit. De toute façon, sa réputation de Police aux méthodes brutales est avérée. L’élément sonore diffusé hier sur les ondes de la RFM est le meilleur baromètre et le fidèle indicateur de la brutalité inhumaine, dégradante à laquelle les policiers se sont livrés contre deux journalistes. Cette violence aveugle et sans raison valable fait froid au dos. Elle dégage aussi une saveur épique et anesthésiante. 
Où le Sénégal s’est doté d’une Police constituée de dingues solitaires, aveugles, à la main lourde et paranoïaques, qui voient des porteurs de ceinture d’explosifs partout, où la machine de prévention et de gestion des foules s’est carrément emballée, pour perdre de sa superbe. L’un dans l’autre, il reste que cette violence sur les journalistes Kambel, choque et indispose plus d’un Sénégalais. 
 
Certes, il y’a des brutes partout, mais le fait est plus terrifiant et dangereux lorsqu’on se rend compte qu’il y a chez ceux-là, investis d’une autorité qui repose sur la force légale et la détention d’une arme officielle, un penchant démesuré à casser à tout va. Surtout du journaliste, du militant politique ou de la société civile. Que d’abus ne commet-on pas en son nom. Il est vrai qu’on ne fait pas une police avec des enfants de chœur, mais n’y a-t-il pas matière à grande inquiétude quand on voit la violence aveugle et inhumaine exercée hier sur le reporter de la RFM. Il y’a aujourd’hui chez les forces de sécurité un climat d’affolement où la première règle, au nom d’une soi-disante efficacité, est l’exercice systématique d’une violence sans se préoccuper des suites. Une sorte paranoïa autour de la Police. 
 
Il y’a eu la répression de la marche initiée par l’ex-Cpc. Et l’on se rappelle de la manière dont un ancien Premier ministre a été pris à partie par un zélé élément du groupement mobile d’intervention. Il y’a eu aussi les cas Momar Ndao de l’Ascosen et Jean Pierre Dieng qui ont été victimes d’une violence inouïe alors qu’ils manifestaient contre la cherté de la vie. Il y’a eu enfin les cas de la répression de la marche contre les homosexuels initiée par le Mrds et la violence aveugle contre nos confrères de la RFM au stade Léopold Sédar Senghor. 
 
Ces trois cas isolés prouvent deux choses. Un niveau inacceptable de violence policière aveugle sur notre sol national et l’instauration d’une mécanique de la violence que n’expliquent ni le contexte, ni les circonstances encore moins les prétextes que pourraient fournir la Police.  
 
Ces brimades démesurées et sans fondement nous interpellent tous et nous poussent à la lancinante question : De quoi est faite notre citoyenneté, nous autres journalistes ? 
 
Sommes nous devenus les damnés de la République ou les nouveaux têtes de turcs d’un système qui peine à domestiquer ces « comploteurs et menteurs » de journalistes ? 
 
Quelle est l’avenir d’une « démocratie » et plus particulièrement, de la liberté de presse, quand un journaliste ou des éléments de la société civile peuvent être battus, menottés, enfermés et libérés sans motif valable et /où malgré tout, l’appareil politique et judiciaire bouge à peine. On verra à propos de la suite à donner à cette enquête diligentée par la tutelle. 
 
Ce sont ces pratiques qu’il faut combattre pour restaurer la citoyenneté des Sénégalais. Autrement, l’on aura l’impression de vivre dans une société avec à sa tête, un Etat policier qui ne fonde son action ni sur la règle de droit, qui n’assure pas son application et ne se soumet pas à cette règle de droit. Ce serait le comble. 
 
Ce sont ces pratiques que tous les hommes épris de justice doivent combattre, pouvoir comme opposition, société civile comme société religieuse, puisqu’en dernière instance, un patriote, un vrai patriote, doit toujours défendre son peuple contre son gouvernement. Et comme l’a dit Ella Wheeler Wilcox, « pêcher par le silence lorsqu’ils doivent protester transformer les hommes en lâches. 
 
Pour ma part, justice doit être rendu à Kambel. Au nom de notre citoyenneté pleine et entière de journaliste.  
 
 
 
Danger de mort 
 
 
Article Par Daouda MINE,  
 
 
Paru le Vendredi 27 Juin 2008 
 
Loin de nous l’idée de jeter le discrédit sur la police. Nous avons besoin de cette police. Composée d’hommes et de femmes. Sans qui nous ne dormirons pas du sommeil du juste. Elle a la lourde charge de veiller sur notre sécurité et sur nos biens. Telle est sa mission. Telle est son sacerdoce. Qu’il pleuve ou vente, elle a l’obligation de braver les intempéries pour nous permettre de vivre sereinement et en toute sécurité. Pour cela, nous lui devons respect, considération et reconnaissance.  
C’est parce qu’elle a ces missions ô combien difficiles qu’elle est dotée de symboles (tenues, insignes, cartes professionnelles) et de moyens (armes, matraques, menottes…). Pour permettre à ses éléments de mener à bien leur travail. Ces derniers ont le «monopole de la force légitime». Et sont protégés par les lois en vigueur. Des infractions qui les protégent (refus d’obtempérer, outrage à agence dans l’exercice de ses fonctions…) sont légion. Mais si nous avons l’obligation de les respecter, ils n’ont pas le droit d’abuser de leurs prérogatives. En aucun cas. Pourtant, certains d’entre eux se prennent pour des surhommes. Font du tabassage en règle et humilient d’honnêtes citoyens. Et quand des policiers vont jusqu’à mettre en péril la vie des personnes qu’ils ont la charge de défendre, ils foulent du pied les missions qui leur sont assignées. La police doit veiller à l’inviolabilité de l’intégrité corporelle des citoyens. Le premier élément de la protection de l’individu dont ils ont la charge. C’est en cela que l’utilisation des matraques électriques est condamnable. Surtout lorsque ceux qui en sont dotés jouent avec. Les font traîner sur les corps de paisibles citoyens. Se paient même le luxe de les frapper avec. Une inconscience caractérisée. Qui connaît les effets et les méfaits de ces armes électriques sur le corps ne joue pas avec. Jusque-là, aucun mort d’homme n’a été déploré. C’est peut-être ce que les autorités attendent pour réagir. 
UTILISATION DES MATRAQUES ÉLECTRIQUES PAR LES FORCES DE L’ORDRE SÉNÉGALAISES Des instruments qui tuent entre des mains inconscientes 
 
 
Article Par Daouda MINE,  
 
 
Paru le Vendredi 27 Juin 2008 
 
La police sénégalaise commence à avoir la fâcheuse habitude de mater les populations. Non plus à coups de crosse, de rangers ou autres coups de poing, comme ils avaient l’habitude de le faire, mais avec des décharges électriques, dotés qu’ils sont de matraques…électriques ! Ils en usent et en abusent. Jusqu’à présent, aucune mort d’homme n’a été déplorée. Mais avec la manière dont ces «armes de 6e catégorie» sont utilisées, il ne fait aucun doute que ces policiers ne connaissent pas le danger de ces «gadgets». Destinés à neutraliser des «agresseurs» et non à casser du journaliste. L’Obs s’est penché sur ce type d’armement pour attirer l’attention sur les dommages qu’ils peuvent causer au corps, histoire de pousser les autorités à prendre leurs responsabilités avant que l’irréparable ne se produise : une mort d’homme. 
La police a pour mission de veiller à l'exécution des lois, à assurer la protection des personnes et des biens, à prévenir les troubles à l'ordre public ainsi que la délinquance, et veiller à la tranquillité publique. Pour cela, elle a le monopole de la «violence légitime» et ses agents sont dotés d’armes conventionnelles pour effectuer ces missions. Ce, après une formation. De matraques en bois, puis en matière incassable, la police est dotée aujourd’hui de matraques électriques ! Malheureusement, l’utilisation qui devait être faite de ces armes est biaisée. Ils s’en servent lors des manifestations. Sans s’embarrasser de fioritures. Sans mesurer les conséquences de leurs actes. En effet, comme l’a si bien présenté le concepteur, «la matraque électrique est une arme de défense de 6e catégorie, qui délivre une décharge électrique permettant de paralyser un agresseur». Pour l’utiliser, il faut «appuyer sur le bouton-poussoir situé sur le côté de l’arme de défense électrique. Pour maintenir la décharge, appuyez sans interruption sur celui-ci», lit-on dans le manuel d’utilisation. Convenablement exécuté, on voit et entend une décharge électrique entre les 2 électrodes internes. Il faut absolument toucher le corps de «l’agresseur» pour obtenir un résultat. Et le manuel de dire que «les points sensibles sont les épaules, l'abdomen, les cuisses et les reins». Résultat : «1/4 de seconde, une courte décharge saisit l'agresseur et ses muscles se contractent. 1 à 5 secondes d’une décharge moyenne provoque une perte d'équilibre faisant tomber l’agresseur, et laissant la personne désorientée». En aucun cas, le policier qui l’utilise ne peut subir de retour de décharge sur son corps, même si celui qu’il supplicie le retient. Normalement utilisé, il ne laisse pas de traces et ses effets disparaissent au bout de quelques minutes. Délivrant une décharge électrique de 200.000 volts, il ne doit être utilisé qu’en cas de légitime défense pour neutraliser une personne sans que celle-ci soit blessée. Sa longueur de 46 cm tient l’agresseur à bonne distance, offrant ainsi une sécurité supplémentaire.  
 
Une arme redoutable 
 
De nombreux pays fabriquent ce genre d’armes à décharge électrique. C’est le cas des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la France, de Taiwan, de la Corée du Sud, de l’Afrique du Sud, d’Israël ou du Brésil. Amnesty International a identifié 856 entreprises dans 47 pays, actives dans la fabrication de ces matraques électriques que les policiers transforment en instrument de torture. «Pas moins de 150 sociétés dans 21 pays de l’Union européenne (UE) distribuent ou fournissent des matraques électriques dans le monde entier», relève un rapport d’Amnesty international. Mais cette Ong de défense des droits de l’Homme reste préoccupée par les lacunes de ces mesures, entrées en force en août 2006. En effet, la matraque électrique est un dispositif d’arme de défense qui doit être utilisé exclusivement en cas de légitime défense. Cependant, le concepteur lui-même avertit que «l'utilisation de l'électrochoc près de la tête, de la gorge et ou cœur, pourrait causer de sérieux problèmes de santé à l'agresseur». Même l’utilisateur peut se faire mal lui-même s’il n’utilise pas correctement la matraque électrique. Le manuel d’utilisation de la matraque électrique, délivré par un concepteur français, recommande de «faire attention à ce qu'aucune partie de votre main ou de votre corps ne vienne dans la zone dangereuse. Celle-ci se trouve dans un rayon de 45 mm des électrodes. Si vous ne respectez pas cette règle, vous risquez de vous électriser vous-même». Toutefois, elle ne doit être utilisée, en aucun cas, contre des enfants, des femmes enceintes, des personnes âgées ou des malades.  
 
Arme interdite en Suisse, Belgique, Italie… 
 
La Suisse a été le premier pays européen à autoriser cette arme, mais la majorité des polices, notamment celles de Genève et Neuchâtel, ont vite fait de l’abandonner. La Belgique et l’Italie interdisent également l’utilisation de cette arme sur leur territoire. L’usage de cette arme est, en effet, controversé, car elle envoie une décharge électrique et peut certes paralyser la personne visée en quelques secondes, mais les personnes souffrant de problèmes cardiovasculaires ou les toxicomanes, seraient, selon les médecins, particulièrement vulnérables.  
 
Entre de mauvaises mains, elles peuvent devenir des armes de répression civile. Exactement comme au Sénégal. Amnesty international a déjà condamné l’utilisation de bâtons électriques, au départ conçus pour lutter contre la délinquance, mais détournés à des fins de torture. Même adéquatement employée, une matraque électrique peut faire une victime, suite à une erreur d’appréciation humaine ou un mauvais fonctionnement. Là où elles assomment un adulte en bonne santé, elles pourraient tuer un enfant ou un individu âgé ou cardiaque. 
 
Les essais sur des êtres humains prohibés 
 
De même, seule une maîtrise parfaite des dosages peut garantir moins d’effets irréversibles ou mortels sur un individu. Or, dans ce domaine, la recherche médicale n’en est encore qu’à ses balbutiements, puisque les essais sur des êtres humains sont prohibés. Sur le plan du contrôle des armements, les matraques électriques rejoignent aussi la problématique des armes légères facilement transportables. En tant que nouvelle génération d’armes, elles échappent aux contrôles habituels de production ou d’exportation. Le registre des armes conventionnelles de l’Organisation des Nations Unies (Onu) qui concerne les armes conventionnelles, ne les incluent pas. Il en est de même pour de nombreuses législations nationales, dont le Sénégal.  
SIÈGE DU PDS SUR LA VDN Des journalistes de Walf TV et de Sud Quotidien agressés par des nervis 
 
 
Article Par LA REDACTION,  
 
 
Paru le Vendredi 27 Juin 2008 
 
Agression 
Décidemment, malgré tout le tollé suscité par l’abominable agression contre les journalistes, il y en a qui veulent encore taper sur des journalistes. Hier, ce fut au tour de la… “police du Pds” de se signaler tristement. Pendant que leurs militants s’adonnaient à leur exercice favori, les vigiles postés au siège du Pds sur la Vdn s’en sont violemment pris à Ousmane Mangane, encore lui, et Pierre Da Sylva cameraman de Walf Tv pour l’empêcher de prendre les images. 
 
Agression (bis) 
 
Mieux, ils ont injustement confisqué la caméra avant de le conduire à l’intérieur du siège. Prompts à nier touts leurs forfaits, ils ont voulu déclarer qu’il n’y a rien eu. Mais «li lèen wèer», c’est que la caméra continuait de filmer et d’enregistrer les insultes que les libéraux lançaient contre les journalistes. Du côté de Walf, on annonce qu’une plainte sera déposée contre “la police du Pds”. Ibrahima Lissa Faye de Sud quotidien a également été brutalisé par ces mêmes nervis du Pds. On lui a d’ailleurs confisqué son appareil photo.  
 
Marche 
 
Comme ils l’avaient promis, les journalistes de Kaolack et de Fatick ont battu le macadam hier pour manifester leur ras-le-bol et réclamer justice après l’agression sauvage contre Kambel Dieng et Kara Thioune. Bien encadrée par la Police, la marche s’est déroulée sans incidents. La société civile et les partis d’opposition implantés à Kaolack ont pris part à la marche qui s’est terminée devant la préfecture de la ville de Mbossé. Les pisse-copies ont remis au préfet Mamadou Dramé un mémorandum dans lequel ils ont consigné toutes leurs doléances. Une délégation Synpics comprenant, entre autres, Ndiaya Diop, Daouda Diouf et Babacar Fall avait fait le déplacement sur Kaolack 
 
Marche (bis) 
 
Les journalistes sénégalais établis en France entrent dans la danse pour s’indigner contre la série de violences et d’injustice contre leurs confrères au Sénégal. Et pour montrer qu’ils sont eux aussi très fâchés, les journalistes sénégalais qui sont en France comptent organiser une marche ce samedi, au même moment que ceux qui sont à Dakar. Et puisque ceux qui sont au pays de Sarko sont dans un pays qui respecte scrupuleusement le droit à la marche, la leur sera sans doute sans heurts. Contrairement à celle qui se fera à Dakar : le pays de «Baayi Meissa» est devenu allergique à la démocratie. «Waayé» les intimidations et autres menaces ne nous feront pas fléchir. La lutte se mènera jusqu’au bout. En attendant, tous à la marche ! 
 
Marche (ter) 
 
Restons dans cette dynamique de mobilisation pour révèler que du côté du pays de l’Oncle Sam aussi, on n’est pas en reste, La Nouvelle Vision Africaine, un mouvement de la diaspora des Sénégalais établis aux Usa, organise elle aussi demain samedi une marche de protestation devant l’ambassade du Sénégal à Washington et devant la Maison Blanche. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la vague de contestation contre l’agression dont sont victimes les journalistes. Mieux, ils comptent saisir la commission des droits de l’Homme des Nations Unies, lui donnant une copie de la bande sonore qui passe en boucle sur la Rfm depuis quelques jours et qui montre le degré de la barbarie de notre Police. Pour «nak» y mettre fin et montrer que «Policiers-yi moomùnù dëk bi». Tous à la marche ! 
 
Condamnation 
 
Sur la Petite Côte à Mbour aussi les journalistes se sont réunis hier 26 Juin dans les locaux de Sud Fm pour condamner les exactions policières dont ont été victimes les journalistes Boubacar Kambel Dieng de la RFM et Karamoko Thioune de la Wadr. Ils considèrent que de tels faits sont graves et constituent une atteinte à la liberté de la presse, à la démocratie et aux droits de l’Homme. Les journalistes interpellent l’Etat à prendre des mesures énergiques à l’endroit de ces policiers, car force doit rester à la loi et nul n’est au-dessus de la loi. Lors de cette réunion, ils ont décidé d’envoyer deux journalistes à la marche prévue samedi à Dakar. «Waawaaw !» Tous à la marche ! 
 
Anps 
 
En parlant d’ailleurs de la marche de samedi, soulignons que l’Association Nationale de la Presse Sportive (Anps) exhorte tous ses membres, qui seront bien sûr présents à la marche, à arborer des brassards rouges pour exprimer qu’ils sont les plus outrés par ce qui est arrivé à leurs «éléments». «Na safa safa saf !» Bù ken dess ! Tous à la marche ! 
 
Soutien 
 
À l’instar de nombreuses organisations, le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) vient s’associer à la lutte pour la protection des journalistes.Le Saes déplore vivement les agressions perpétrées contre les journalistes Boubacar Kambel Dieng de la Rfm et Karamokho Thioune de WDAR lors du match Sénégal-Libéria. Joint au téléphone, Moustapha Samb porte-parole du Saes, a déclaré que les enseignants du supérieur compatissent et soutiennent sans faille le comité de défense et de protection des journalistes. De même, Yéroh Deh, responsable de la Ld / Mpt et en fonction à la République du Congo de Kabila a appelé à Futurs Médias pour condamner cette barbarie policière et soutenir le combat de la Presse. « Lii lë !!! »  
 
Rouge ! 
 
La mode est au rouge dans les maisons de presse. Après que l’immeuble Élimane Ndour, siège du Groupe Futurs Medias est au rouge depuis mercredi, le siège de l’hebdomadaire Le Témoin est aussi tout en rouge, en guise de protestation contre la barbarie policière. Les travailleurs de cet hebdo se sont aussi mis à la mode brassard rouge. Avant de passer à la prochaine étape de la lutte. En attendant, tous à la marche ! 
LE QUOTIDIEN: 
Agression sauvage de journalistes : la dérive de la terreur 
 
 
L’indignation est à son comble. Les vampires sortent maintenant en plein jour, à visage découvert, pour bouffer du citoyen en lui imposant de ne point broncher. Autrefois, quand un rat avait la malchance de se promener dans la cour d’une maison à la vue des habitants, il était lapidé à coups de gourdins, de pierres… Même s’il ne dérangeait personne, on le poursuivait jusqu’au seuil de son trou pour y déverser des seaux d’eau, afin de l’asphyxier ou de l’obliger à ressortir à l’air libre pour recevoir encore et encore des coups de toutes sortes. Le tuer devenait une véritable corvée familiale. Cette bestialité me mettait toujours en boule. Lorsque nous avons entendu cette meute de gangsters s’acharnant comme des forcenés sur des êtres humains à coups de matraques, d’insultes et autres bottes de cruauté, comme si leur vie en dépendait, nous nous sommes demandés au fond, qui sommes-nous ? Dans quel pays sommes-nous ? Et pour y faire quoi ? A cause d’un paludisme, je n’ai pas pu cracher ce jour-là mon profond dégoût sur papier, pour le partager avec tous les citoyens heurtés dans leur cœur.  
 
Sommes-nous des moutons de Panurge dans un pays dirigé par des individus qui ont perdu le contrôle de leur esprit, pour y vivre d’humiliations et d’actes de barbarisme au quotidien? Le Sénégal est un pays de paix… pour qui ? Le Sénégal est un pays de droit… pour qui ? Le Sénégal est un pays de foi… quelle foi ? Le Sénégal est un pays de démocratie… pour qui ? Mais puisqu’une frange importante de notre société s’est muée en niche d’hypocrisie, aucun commentaire sur sa définition de la paix, du droit, de la foi, de la démocratie! C’est une véritable dérive de la terreur à laquelle nous assistons.  
 
Lorsque d’honnêtes citoyens ne sont plus à l’abri du ventre vide, des coups et blessures, des tentatives d’assassinat, d’assassinats, de menaces de mort, pouvons-nous parler de paix sans verser dans l’hypocrisie ? La Bourse du travail, la libération insolite des meurtriers du juge Maître Sèye, Balla Gaye, Talla Sylla, Pape Cheikh Fall et la liste n’est pas exhaustive. Aujourd’hui, des journalistes sportifs viennent d’être la proie de la méchanceté, de la folie de policiers, dont la vocation est de protéger les habitants de ce pays et leurs biens. Ces derniers viennent de franchir le Rubicon du cynisme. Ils viennent de ternir l’image d’un corps où de véritables patriotes œuvrent pour le bien de leur patrie. L’autorité compétente a le devoir de sanctionner les coupables sans délai, sous peine de conforter le discrédit souvent jeté sur l’impartialité de la justice.  
 
Dans un pays où l’impunité devient la règle et la sanction l’exception, peut-on y parler de droit sans verser dans la fausseté ? Il semble de plus en plus, qu’il suffit d’appartenir au clan des dirigeants pour faire ce qu’on veut sans risque d’être puni. Cette sorte de justice à double vitesse fréquemment décriée par les citoyens, ne rime pas avec pays de droit. On se souvient encore de la convocation de l’Anoci à l’Assemblée nationale pour un débat sur sa gestion des chantiers qui lui ont été confiés. Le président de l’Assemblée avait failli y perdre son poste. Depuis, aucun contrôle effectué par les élus du peuple sur ces milliards décaissés. D’autres chantiers avaient plongé en prison des gens finalement libérés. Le droit du peuple de choisir ses élus conformément au calendrier républicain n’est plus respecté. Des menaces ont été proférées pour dissuader des citoyens de prendre part à une réflexion citoyenne. Des syndicalistes ont été menacés pour avoir déposé un préavis de grève. Le droit du peuple à un mieux-être est compromis par le coût très élevé de la vie, dont certaines sources sont l’absence de transparence dans la gestion de nos deniers publics, le train de vie impressionnant de l’Etat, la fiscalité trop élevée… Des transporteurs préfèrent acheter l’essence en Gambie parce que le litre y est de 200 francs Cfa moins cher qu’ici. De quel droit parle-t-on ?  
 
Le Sénégal est aussi un pays de foi… mais d’une foi de plus en plus mercantile. La voix des chefs religieux, à quelques exceptions près, ne s’élève plus pour condamner des dérives telles que ces agressions dont sont victimes Boubacar Kambel Dieng et son collègue. Elle ne s’élève plus pour prendre la défense du peuple contre la vie chère, le sabotage de l’agriculture, du système éducatif, les atteintes aux libertés individuelles et collectives, le vote de lois amorales par l’Assemblée. Mais elle s’élève généralement pour remercier les tenants du pouvoir pour avoir tenu ses promesses lors de certaines cérémonies dites religieuses ou pour se rappeler à leur souvenir. C’est triste ce qui se passe chez nous ; Cependant, comme Daniel Illemay, nous gardons espoir car «il y a ceux sur qui l’ont peut compter/ et qui ont toujours fait fi/ des intrigues des prétentieux guides». Mame Abdou Aziz Sy Dabakh nous manque énormément. Le Sénégal est un pays de démocratie alors qu’on tripatouille à longueur d’année la Constitution, de façon unilatérale, selon les intérêts politique d’une clique. Au lieu de s’occuper de la résolution de nos pénuries de gaz, de riz, d’électricité, d’eau, de nos problèmes de santé, d’emploi, de sécurité, de faim en milieu rural et dans la plupart des ménages dans les villes, d’éducation, d’emploi, de la liberté de presse, on pense à violer une disposition de la Constitution en catimini, pour faire passer par l’Assemblée la modification du mandat présidentiel de 5 à 7ans. De quelle démocratie parle-t-on ? Le Président doit réfléchir sur le choix de ses priorités et de ses collaborateurs. Chercher à rayonner sur l’international alors qu’au niveau national son équipe, par des actes insensés, peine à redorer son blason est du gâchis grotesque. Président, écoutez les plaintes de votre peuple. N’écoutez pas les mensonges de ces laudateurs qui ne s’agitent que pour satisfaire leur bedaine. Ici, «A chaque lever du soleil/ Le soleil devient un soleil éhonté». Président, méditez ce propos du poète haïtien Denizé Lauture. Il n’est jamais trop tard… Nous souhaitons un bon rétablissement aux journalistes.  
 
Tafsir Ndické DIEYE – Ecrivain - Auteur de polars et de poésie dont Odeur de sang (polar) et Silence ! On s’aime (poésie) - Editions Le Manuscrit, Paris, mars 2008  
 
REUNION - Gouffre économique, pénurie des produits de consommation : La Ld dénonce un pouvoir «insensible aux souffrances des Sénégalais» 
 
 
Les populations sénégalaises doivent se mobiliser afin de sortir le pays «du gouffre économique dans lequel l’a plongé la gestion calamiteuse de Wade», a déclaré le Secrétariat permanent de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (Ld/Mpt), à l’issue de la réunion qui s’est tenue, mercredi dernier, sous la présidence de son secrétaire général Abdoulaye Bathily. Le secrétariat interpelle les citoyens sur l’indifférence du pouvoir et cela, au moment où les conditions d’existence des populations se dégradent et où la pénurie des produits de consommation courante commence fortement à se faire sentir. «Le pouvoir est insensible aux souffrances des Sénégalais», a ainsi fustigé la Ld/Mpt, avant d’appeler les populations à «conjuguer leurs efforts pour faire échec aux prédateurs qui ont ruiné toutes les ressources du pays». Concernant la crise de l’Asecna, la Ld/Mpt tient pour unique responsable «le régime affairiste de Wade». La crise a ainsi été voulue et entretenue par le régime, afin de faire «main basse, sans scrupule, sur les redevances et le patrimoine foncier de l’Asecna», soutient le secrétariat.  
 
La réunion a abordé l’affaire des récentes violences exercées contre des journalistes par des agents de la police nationale. La Ld condamne sans réserve «cette agression sauvage et barbare, digne des pires régimes de terreur». Elle exige la mise en place d’une commission d’enquête indépendante, «seule capable d’identifier les coupables et les commanditaires». Dans un registre plus optimiste, le parti s’est félicité d’une part, de la grande mobilisation des femmes à l’Assemblée générale du Mouvement national des Femmes, qui s’est tenue à Pikine, dimanche 22 juin. Mais aussi, du succès de la réunion du Bureau des Assises nationales. Le secrétariat réaffirme l’engagement sans faille de son parti à tout mettre en œuvre pour la réussite de ces Assises.  
 
 
Par Marie BERNARD 
CA 2007 - Tentative de modification de l’article 27 : La Constitution, un «cahier de brouillon de Wade» 
 
 
Cette semaine, la Conférence des leaders de la Coalition alternative 2007 a mis l’accent sur le projet de modification de l’article 27 de la Constitution. D’après son porte-parole, Massène Niang du Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu), par cette tentative, le chef de l’Etat «veut encore violer la Constitution en passant par son Assemblée nationale, son Sénat et sa Cour constitutionnelle». M. Niang fait remarquer que Me Wade considère la Charte fondamentale comme son cahier de brouillon qu’il rectifie à sa guise, sans aucun respect des principes républicains. Seulement, pour cette énième modification de la loi, Me Wade «n’ose pas passer par référendum», soutient M. Niang. En effet, il «a battu tous les records d’impopularité de président de la République dans toute l’histoire du Sénégal». Massène Niang croit savoir que l’argent ne manque pas pour organiser un référendum, pour quelqu’un qui peut distribuer 1400 tickets pour le petit pèlerinage dans les lieux saints de l’Islam. C’est pourquoi la Ca 2007 soutient que cette tentative n’est qu’une diversion : «On connaît Abdoulaye Wade : il clignote à gauche et passe à droite.»  
 
La Ca 2007 a, par ailleurs, condamné l’agression des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. Seulement, estime M. Niang, c’est «l’Etat qui est complice et derrière tout cela». Sinon, comment comprendre qu’il cherche à arranger les choses dans l’impunité, en demandant aux journalistes de renoncer à leur plainte. La Ca 2007 appelle tous ses militants et les populations, épris de justice, à se joindre aux manifestations de la presse pour lutter contre la violence policière.  
 
 
Cheikh Fadel BARRO 
 
Sachons faire la part des choses 
 
 
Depuis l’agression que des policiers ont commise sur des journalistes, après le match de football Sénégal-Libéria, on assiste à des interventions malheureuses, voire même dangereuses de certains de nos compatriotes, qui saisissent cet acte pour jeter l’opprobre sur les policiers en les traitant de tous les noms d’oiseau. Il faut savoir raison garder. Les bavures commises sont condamnables et doivent être condamnées. Seulement, il ne faut pas oublier que ce sont quelques éléments de la police qui en sont les auteurs et non la police dans son ensemble. En effet, dans toutes les sphères de la société, il y a des «brebis galeuses» : un membre d’une famille qui emprunte une mauvaise voie en devenant un voyou, est-ce à dire que sa famille doit être traitée de tous les noms ? Un avocat qui perçoit les dommages et intérêts de ses clients pauvres et qui utilise l’argent à ses propres fins, est-ce à dire qu’il faut dire du n’importe quoi sur tous les avocats? Un journaliste qui reçoit de l’argent et publie de fausses informations préjudiciables à un citoyen- est- ce à dire que tous les journalistes sont pareils ?… Les exemples sont nombreux, dans tous les corps de métier publics ou privés, il y a des dérapages isolés.  
 
Je me suis évertué à faire des recherches sur Internet et j’ai tapé dans un moteur de recherche «bavures policières», les résultats sont effarants à travers le monde même dans les pays dits de grande démocratie tels que la Fran-ce, les Etats-Unis. Mais, en règle générale, les procédures sont mises en branle et les fautifs sanctionnés selon les dispositions régissant le corps de métier incriminé.  
 
Il faut donc éviter de faire l’amalgame et mettre dans le même sac tous les policiers qui font un excellent travail et qui sont parmi les meilleurs en Afrique. Chacun d’entre nous a besoin de la police et, au moment où nous dormons, eux ont les yeux ouverts pour veiller sur notre sécurité. Il faut savoir faire la part des choses.  
 
 
Moustapha SENE / senemoustapha78@yahoo.fr  
ViolencePar Madior FALL | SUD QUOTIDIEN | vendredi 27 juin 2008  
« La liberté d’expression et la liberté de la presse sont sévèrement réduites par les meurtres, les enlèvements, les pressions, les intimidations, l’emprisonnement injuste de journalistes, la destruction des équipements, les violences de toutes sortes et l’impunité dont jouissent les coupables ; il faut enquêter sans délai sur ces actes et les punir sans faiblesse » (Déclaration de Chapultepec, paragraphe 4) 
Cette proclamation de 2007 à l’occasion de la journée internationale de la presse reste malheureusement d’actualité ici au Sénégal. Y parvient-on cependant à « enquêter sans délai sur ces actes et les punir sans faiblesse » ? Rien de moins sur. Désormais dans ce pays qui se voulait « jadis » une vitrine de la démocratie,-vitrine bien craquelée si cela se trouve,- ceux-là qui sont chargés de fournir protection et soutien aux journalistes dans l’exercice de leur profession, de veiller à l’intégrité physique et morale des personnes et de leurs biens, parce que c’est leur devoir régalien, leur sacerdoce républicain, attentent impunément à la libre activité si ce n’est tout bonnement à la vie. Le cas de Kambel Dieng et de Karamoko Thioune est éloquent. 
 
Que dire maintenant de ces « civils » qui ne veulent que s’offrir du journaliste mais ne savent souffrir d’un quelconque traitement qu’ils jugent défavorable, de l’information ? Sinon qu’ils s’en donnent à cœur joie en cassant à qui mieux mieux du journaliste, chaque fois qu’un papier ou une émission ne les agréé. D’autant plus qu’ils pensent même en devoir de le faire ayant l’onction du Premier protecteur des Arts et des Lettres, donc des journalistes, qui ne rate aucune occasion « médiatique » pour ravaler la presse de son pays. 
 
Les journalistes sénégalais sont devenus depuis quelque temps de véritables parias chez eux après avoir été, il y a seulement huit ans en arrière, de véritable héros de la démocratie, les hérauts de l’alternance et de la transparence électorale. Pis, « l’espèce » est en voie de disparition depuis qu’hommes politiques du haut de leurs positions de pouvoir, marabouts, courtisans de tout acabit, lobbyistes invétérés ont décrété que la profession était un délit, l’exercer un crime. 
 
Cependant cette violence que l’on exerce et/ou cherche à exercer au quotidien à l’encontre des journalistes, d’une corporation que l’on juge assurément empêcheuse de gouverner en paix, de « magouiller » en paix, de courtiser en paix, de détourner en paix, de bluffer en paix peut facilement déborder. Vieille exigence de la démocratie libérale, l’emploi de la force doit être proportionné à la gravité du trouble à l’ordre public. Sinon la violence politique est le terrain de prédilection des jugements de valeurs et des comportements irrationnels qui entraînent le plus souvent ou favorisent les situations de chaos. On le sait : la menace, ou l’usage effectif de la force est une ressource politique courante. En abuser est simplement suicidaire. 
 
Il est loin certes, le temps où les chefs de guerre concédaient à leurs troupes le sac des villes. Mais on trouve encore traces tenaces de tels comportements et de telles concessions dans nos vécus contemporains. Les sbires, impunément, sacquent la ville. Les honnêtes citoyens, une fois, le pouvoir de leur Seigneur et maître décrété, souffrent de leur béotienne conduite. 
 
Lorsque, face à la contestation intérieure, l’Etat déploie son appareil de contrainte, la préoccupation d’éviter les “bavures policières” est souvent chez les gouvernants, un objectif de premier plan en raison des conséquences politiques négatives susceptibles d’en surgir. Il faut croire qu’au Sénégal, depuis 2000, ce souci sommes toute rationnel, n’effleure pas les esprits de ceux-là qui nous gouvernent. Ils pensent certainement nous diriger par la seule volonté du Tout Puissant. Ils ne se sentent nullement délégataire du peuple qui aura choisi les urnes pour. 
 
La valorisation de l’exploit physique crée une propension à admettre, le cas échéant, la violence à mains nues (cas de Talla Sylla). Elle n’en explique pas moins le dysfonctionnement du système politique. En vérité “quant à vouloir s’imposer à ses concitoyens par la violence, c’est toujours chose odieuse même si l’on se donne pour but de réformer des abus ». 
L’intellectuel a-t-il une responsabilité politique ?SUDONLINE.SN | vendredi 27 juin 2008  
« Tous les hommes sont intellectuels ; mais tous les hommes ne remplissent pas dans la société la fonction d’intellectuels » (Antonio Gramsci, Cahier 12, paragraphe 1). La valorisation du citoyen ordinaire et de son action au service de la démocratie et de la paix durable est la marque de la pensée gramscienne. La position tranche avec la diffusion au sein de l’espace public – au moins dans le cas sénégalais, d’une attitude conjuguant hémiplégie intellectuelle et élitisme politique. 
 
Cette vision a ainsi entraîné une interprétation unilatérale et appauvrissante de la pensée de Gramsci : réduction de l’hégémonie à l’action des « appareils idéologiques d’Etat » ou à une « intériorisation de la domination par une frange de la classe politique », assimilation de l’intellectuel organique à un porte-parole d’une élite au pouvoir. L’hémiplégie intellectuelle dont je parle, et qui consiste à flatter toute opposition et société civile politique et à dénigrer systématiquement tout pouvoir légitimement constitué, est aujourd’hui « l’épizootie » la plus redoutable ! 
 
L’intellectuel doit s’engager. Il a une responsabilité politique au sens Athénien du terme .Il doit oeuvrer à déconstruire l’idéologie de la classe dominante, si celle-ci entrave les droits et libertés des populations. L’intellectuel doit donc « dessiller les yeux » de la masse afin de rendre possible la lutte politique. Les intellectuels n’ont, pas plus que les autres citoyens, de vocation politique. Leur activité spécifique, pour la plupart d’entre eux, n’a rien à voir avec la politique et doit se confondre au rôle de sentinelle de la paix et de la démocratie. 
 
Parlant du rôle de l’intellectuel, Paul NIZAN, déplore leur silence coupable et mesquin, ils n’avertissent pas, dit-il. Ils ne dénoncent pas. Ils n’alertent pas. Ils ne bougent point. Ils restent du même côté de la barricade. Tous ceux qui avaient la simplicité d’attendre leurs paroles commencent à se révolter, ou à rire. (Paul Nizan, Les Chiens de garde, réédité par Agone, Marseille, 1998.) 
 
C’est donc dire que, pendant longtemps, les intellectuels engagés de la trempe de SARTRE, ZOLA, etc., ont pris la parole et se sont vus reconnaître le droit de parler en tant que maître de vérité et de justice, mais également comme représentant de l’universel. Etre intellectuel, s’est être un peu la conscience de tous. Il y a bien des années qu’on ne demande plus à l’intellectuel de jouer ce rôle. 
 
Les intellectuels sénégalais pour la plupart ont pris l’habitude de travailler non pas dans l’universel, l’exemplaire, le juste et le vrai pour tous, mais dans des secteurs déterminés, en des points précis où les situaient soit leurs conditions de travail, soit leurs conditions de vie, et ils ont rencontré là des problèmes qui étaient spécifiques, non universels, différents souvent de ceux des masses. C’est ce que Michel Foucault appelle intellectuel spécifique par opposition à l’intellectuel universel. (Michel Foucault, Dits et écrits II, 1976-1988, Gallimard, Paris, 2001). 
 
Dans un autre registre, nombre de travaux historiques ont montré le rôle qu’ont joué les think tanks dans la production et l’imposition de l’idéologie néolibérale qui gouverne aujourd’hui le monde ; aux productions de ces think tanks conservateurs, groupements d’experts appointés par les puissants, nous devons opposer les productions de réseaux critiques, rassemblant des « intellectuels spécifiques » (au sens de Foucault) dans un véritable intellectuel collectif capable de définir lui-même les objets et les fins de sa réflexion et de son action, bref autonome. 
 
Cet intellectuel collectif peut et doit remplir d’abord des fonctions négatives, critiques, en travaillant à produire et à disséminer des instruments de défense contre la domination symbolique qui s’arme aujourd’hui, il peut par exemple soumettre le discours politique dominant sous nos tropiques (nationalité ou non des assises de l’opposition) à une critique logique, mais aussi à l’argumentation ; il peut aussi le soumettre à une critique sociologique, qui prolonge la première, en mettant à jour les déterminants qui pèsent sur les producteurs de ce discours. 
 
Mais il peut aussi remplir une fonction positive, en contribuant à un travail collectif d’invention politique. 
 
Toute la pensée politique critique est donc à reconstruire, et elle ne peut pas être l’œuvre d’un seul, maître à penser livré aux seules ressources de sa pensée singulière, ou porte-parole autorisé par un groupe ou une institution pour porter la parole supposée des gens sans parole. C’est là que des intellectuels collectifs que nous sommes, peuvent jouer ce rôle, irremplaçable que personnes d’autre n’assumera à notre place. (Pierre Bourdieu, Contre-Feux 2, Raisons d’agir, Paris, 2001). 
 
La théorie de la dualité de pouvoir élaborée avec succès par le Front des Citoyens pour la Défense de la République (FCDR), fonctionne exactement comme une boîte à outils. Il faut que cette théorie serve à élucider les enjeux du moment, et à comprendre les mécanismes de renversement ou de déstabilisation d’un pouvoir dont la légitimité n’est plus à l’ordre du jour, du fait de son maintien sans équivoque. Cette théorie de la dualité doit fonctionner comme une lanterne accrochée non pas à l’arrière, mais au devant d’un véhicule, pour éclairer sa marche en avant (Lao Tseu), contrairement à la conception saugrenue de certains journalistes mercenaires Bolloristes , qui sont allé trop vite en besogne, en demandant notre audition. 
 
Mais en quoi consiste la dualité du pouvoir dont on parle depuis quelques temps, dans ce contexte politique marqué par la tenue d’Assises non inclusives de la Population, de la Majorité, de l’Opposition et de la Société Civile. Leur succès et éclat, comme le dit l’autre, ne seront garantis qu’avec la présence de tous. C’est là un fait dont il faut saisir la portée avant toute tentative de dénigrement hasardeux et de prestidigitations inopportunes du courant Bolloriste qui prend forme à travers ses ramifications dans la presse rebelle à tout esprit critique ! Il est impossible d’aller de l’avant, de cerner les contours de cette imposture sans l’avoir compris. 
 
Les partisans des « Assises » doivent à mon humble avis, corriger les vieilles « formules » du bolchévisme mal tropicalisé, car si elles se sont révélées justes dans l’ensemble, leur application concrète s’est révélée différente selon les pays. 
 
La dualité du pouvoir veut dire qu’à côté des institutions républicaines et légales, s’est formé un autre gouvernement (gouvernement des assises), faible, embryonnaire, mais qui n’en a pas moins une existence réelle, incontestable. Quelle est la composition de classe de ce deuxième gouvernement ? 
 
La haute bourgeoisie, l’élite politique et intellectuelle. Quel en est le caractère politique ? 
 
C’est une dictature révolutionnaire, c’est-à-dire un pouvoir qui s’appuie directement sur un coup de force révolutionnaire, sur l’initiative directe, venant d’en bas, des masses populaires, telle que définie dans ses fameux termes de références et non sur une loi édictée par un pouvoir d’Etat centralisé. Ce pouvoir est tout différent de celui qui existe généralement dans une république démocratique. 
 
C’est une chose qu’on oublie souvent, à laquelle on ne réfléchit pas assez, alors que c’est là que réside le problème (Coow laa ngok) ! Ce type de pouvoir est comparable à la Commune de Paris de 1871, type dont voici les principales caractéristiques : 
 
1) la source du pouvoir n’est pas la loi, préalablement discutée et votée par un Parlement, mais l’initiative de membres de l’opposition radicale, pour la plupart, initiative directe, locale, pour employer une expression courante ; 
 
2) la police et l’armée, institutions au service du peuple, sont remplacées par une stratégie d’armement contestataire et subversif du peuple tout entier. Maintenant devons nous laisser le ver dans le fruit durant tout le temps des assises pour pouvoir se convaincre du degré de pourriture de celui-ci ? En tout cas le leader politique qui a publiquement soutenu « qu’après les assises, wade doit de soumettre ou se démettre », ne nous inspire pas confiance. On peut être contre la politique Wadienne, la gestion Wadienne, le système Wadien, la famille Wade, mais nul n’a le droit de s’autoproclamer représentation nationale susceptible de créer des dysfonctionnements. 
 
Notre problème avec ces initiateurs des assises, ces remarquables leaders qui ont beaucoup donné à leur pays, est que nous redoutons l’usage de moyens illicites à des fins politiques. Qu’ils nous le concèdent ! Si demain nous recevons de la part de ces derniers, toutes les garanties de stabilité, de paix et de sécurité pour notre cher Sénégal, nous partagerons sans conteste avec eux et les tenants du pouvoir actuel, notre vieux projet d’« assises citoyennes », qui date de 2006, dont la boite noire a été volée et vendue. Des assises citoyennes couronnées par un Condensé des urgences Citoyennes, constituent la seule alternative pour sortir notre pays de cette zone de turbulence et raffermir les cœurs et les esprits ! La politique est d’abord citoyenne avant d’être partisane, avons-nous l’habitude de dire. Elle est partout. 
 
Donc, nous n’avons pas peur d’un quelconque étiquetage arbitraire ou malveillant. On ne peut lui échapper en se réfugiant dans le royaume de l’art pour l’art et de la pensée pure, pas plus d’ailleurs que dans celui de l’objectivité désintéressée ou de la théorie transcendantale. L’intellectuel doit fournir ce que l’anthropologue Wright Mills appelle des « démasquages » ou encore des versions de rechange, à travers lesquelles il s’efforcera, au mieux de ses capacités, de dire la vérité et toute la vérité. 
 
L’intellectuel, au sens où nous l’entendons, n’est ni un pacificateur ni un bâtisseur de consensus, mais quelqu’un qui engage et qui risque tout son être sur la base d’un sens constamment critique, quelqu’un qui refuse quel qu’en soit le prix les formules faciles, les idées toutes faites, les confirmations complaisantes des propos et des actions des gens de pouvoir et autres esprits conventionnels de l’opposition. Non pas seulement qui, passivement, les refuse, mais qui, activement, s’engage à le dire en public. 
 
Le langage de la vérité s’impose au peuple ! Le choix majeur auquel l’intellectuel est confronté est le suivant : soit s’allier à la fausse stabilité des vainqueurs et des dominateurs (ce qui n’est pas notre orientation), et c’est d’ailleurs le chemin le plus difficile ; soit considérer cette stabilité comme alarmante, une situation qui menace la vie des populations, des oubliés du régime, du fait de la nullité civilisationnelle d’une équipe au pouvoir, pour paraphraser certains politiciens en quête de légitimité. (Edward W. Said, Des intellectuels et du pouvoir, Seuil, Paris, 1996.). Face à cette situation, nous avons choisi la juste mesure, celle qu’aurait choisi Kooc Barma et tous les parangons de vertu : (être avec le peuple, pour le peuple, dans le respect du fonctionnement des institutions légales). 
 
Kally Niang 
Sociologue 
Pour la GOANA, je m’engage !Par | | vendredi 27 juin 2008  
RESOLUTION DE LA CRISE A L’AEROPORT DE DAKAR 
Le Syndicat des techniciens sollicite l’intervention de Me WadePar Moctar DIENG | SUD QUOTIDIEN | vendredi 27 juin 2008  
La situation explosive qui prévaut au niveau de l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar du fait du bras de fer opposant le personnel et le ministère de tutelle, en l’occurrence celui des Transports aériens et de l’artisanat dirigé par Farba Senghor, depuis la décision dudit ministère de reprendre la gestion de ses aérodromes et aéroports des mains de l’Asecna, a fait l’objet d’une sortie véhémente du Syndicat démocratique des techniciens du Sénégal (Sdts). 
Dans un communiqué dont nous avons reçu copie, la structure syndicale s’est en effet vivement attaquée, à la sortie d’une réunion extraordinaire de son secrétariat exécutif tenue le lundi 23 juin, au mode de gestion de cette crise qui agite le secteur aérien au Sénégal. 
 
Après avoir ainsi dénoncé avec fermeté, selon les termes mêmes du communiqué, « les informations tendancieuses du ministre Farba Senghor en matière de redevances de survol, de taxes d’atterrissage et de balisage », le Sdts a condamné avec énergie les intimidations avec parfois des menaces de mort, et surtout les violations des libertés syndicales consacrées par les conventions 87 et 98 de l’OIT ratifiées par le Sénégal ». 
 
Pour les membres du secrétariat exécutif du Bureau national du Sdts qui s’étonnent en outre « du mutisme incompréhensible du Gouvernement, et particulièrement du Premier ministre et du ministre de la Fonction publique dans une crise grave et complexe », il urge que toutes les autorités et les institutions du pays s’impliquent dans le règlement du problème. Pour autant, le Sdts qui précise avoir entretenu de longs échanges avec les membres du secteur d’activités professionnelles de l’Aéronautique civile (Sap/Asecna) a invité le Gouvernement comme l’Assemblée nationale et le Sénat à s’investir pour le dénouement de la crise de l’Aéroport de Dakar. 
 
A ce niveau, ont précisé par ailleurs les membres du Bureau national du Sdts, l’intervention diligente du Président de la République est particulièrement souhaitée pour trouver une solution de sortie de crise et cela, « dans le respect des idéaux panafricanistes dont il est porteur », selon le communiqué. Pour finir, le Sdts qui a renouvelé son soutien sans failles à la lutte du Sap/Asecna, s’est insurgé contre « les manœuvres de déstabilisation et discrédit » orchestrées contre la direction du Sap/Asecna. 
 
Des manœuvres qui seraient le fait, selon le communiqué du Sdts, « d’un groupuscule de travailleurs à la solde de responsables politiques qui ont voulu faire main basse sur le syndicat en vue de le dompter et de l’instrumentaliser au mépris des intérêts des travailleurs ». 
 
 
 
1 Message 
Le Syndicat des techniciens sollicite l’intervention de Me Wade 
27 juin 09:32, par pass  
J apprécie le rationalisme et le professionnalisme syndicale de l Asecna qui essaye juste de démontrer que le ministre des transports et son ministère n ont pas ou ne gère pas ce problème de manière responsable. Car l ASECNA dans son ensemble au Sénégal est menacée avec tout le personnel et c est justement là l occasion pour que le président WADE montre le panafricaniste qu il est supposé. Vive l ASECNA et le regroupement sous régional en Afrique. 
BONNE GOUVERNANCE FINANCIÈRE ET ÉCONOMIQUE 
Les fortunes diverses du SénégalPar Bakary DABO | SUD QUOTIDIEN | jeudi 26 juin 2008  
Les efforts consentis par le Sénégal dans le respect de la bonne gouvernance financière et économique ne sont pas totalement satisfaisants. Les partenaires au développement ont appelé le pays à des réformes dont l’accélération du vote des textes devant permettre aux députés de mieux contrôler la manière dont sont gérées les ressources de l’État. 
Le ministre d’État, Garde des sceaux, ministre de la Justice, Me Madické Niang, procédant à l’ouverture officielle de la journée de réflexion sur la bonne gouvernance financière que la banque mondiale a tenu, ce mercredi 25 juin, a rappelé des mesures prises dans ce sens notamment l’élaboration et l’adoption en 2002 du document stratégique portant Programme national de bonne gouvernance (Pnbg). Il a fait savoir que l’État du Sénégal a beaucoup fait pour asseoir les bases d’une gouvernance de qualité et booster les performances économiques en réduisant en conséquence la pauvreté. Il a par ailleurs, rappelé que beaucoup de choses restent à faire. 
 
Ce qui a permis au représentant résident du Fonds monétaire international (Fmi) de soulever des manquements dont souffre le système mis en place pour lutter contre la contre la corruption et asseoir une bonne gouvernance économique et financière. Malgré les avancées qu’il a notées, le représentant résidant du Fmi pense que : « il reste beaucoup de choses à faire ». Sur l’obligation de rendre compte de la gestion budgétaire, Alex Ségura juge problématique le fait que la dernière loi de règlement votée et qui est un instrument que le Parlement utilise pour évaluer l’accomplissement du budget de l’État, date de 1998. A son avis, « il faut vraiment accélérer les votes des règlements qui pourraient permettre au Parlement de savoir comment les ressources de l’État ont été utilisées ». 
 
L’autre impair relevé par Alex Ségura est relatif au fait que : « aujourd’hui, on pense que le système du Sénégal est parmi les meilleures en Afrique avec beaucoup de réformes faites, mais il y a une réforme majeure qui manque, c’est celle de transférer la charge de recouvrement des impôts directs du trésor publique à la Dgid ». Selon lui, « lorsqu’il s’agit des impôts directs, le rôle est envoyé au secteur privé par la Dgid mais le paiement se fait au Trésor ». Et puis, a-t-il ajouté, « entre ces deux administrations, parfois on ne parvient pas à retrouver si les entreprises ont payé le montant dû. C’est une autre réforme clé qui devrait contribuer à améliorer la transparence dans la gestion des affaires publiques ». En outre, il a fait remarquer qu’il y a d’autres possibilités qui consistent à réfléchir sur la nécessité de renforcer les pouvoirs de la Commission de lutte contre la corruption. 
 
Les bons points 
 
Entre autres grands dossiers de l’État gérés dans la transparence, Alex Ségura a énuméré l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) avec tous les montants, partenariats et copies de contrats disponibles sur le site internet du ministère de l’Economie et des finances. M.Ségura a reconnu que : « on commence à adopter la même démarche par rapport à la Zone économique spéciale intégrée ». A l’en croire, « le gouvernement est entrain de renforcer les efforts de communication sur ces sujets ». Avant de rappeler que tout ceci entre dans le cadre des engagements que le pays a pris avec le Fmi. « Il y a beaucoup d’efforts mais nous encourageons l’État à poursuivre par rapport à certains sujets clés ». 
 
Se félicitant des efforts consentis par le gouvernement, le représentant résidant du Fmi pense qu’il y’a une avancée exceptionnelle avec la mise en place d’un nouveau cadre institutionnel dans la passation des marchés publics devant réduire de façon drastique les marchés de gré à gré qui augmentent toujours le risque d’inefficacité et de manques de transparence. M. Ségura a également évoqué les avancées par rapport au système intégré de gestion des finances publiques. « Aujourd’hui, la chaîne de la dépense des finances publiques est liée à l’engagement jusqu’au paiement. On peut faire un suivi exhaustif de la chaîne de dépenses ». 
 
Sur cette lancée, le Directeur des opérations de la Banque mondiale, Madani Tall, a réitéré son engagement à appuyer l’État dans les actions visant à faire émerger ou à consolider des institutions capables, entre autres, de fournir un servir public de qualité, de limiter la corruption et d’instaurer des règles de fonctionnement claires et efficace des marchés. Un ensemble de démarches qui, de l’avis de Madani Tall, exige des réformes parfois complexes et coûteuses qui ne peuvent se faire avec succès et dans les délais raisonnables sans des partenaires stratégiques avec clés comme le secteur privé, la société civile et les autres partenaires au développement. 
 
Ainsi, le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la Justice, Madické Niang, a fait part de la révision des textes ayant trait à la bonne gouvernance financière pour les adapter aux exigences. Ce qui devra s’accompagner par une réflexion à la mise en place d’une nouvelle carte judiciaire. Le ministre de la Justice a jugé opportun le renforcement de capacité des magistrats avec des spécialisations sur l’évolution de l’aspect économique et financière. 
WALFADJRI: 
Les don Quichotte de la plume 
 
 
La polémique suscitée par les Assises nationales continue encore d'alimenter les débats au point que les nombreux problèmes auxquels les Sénégalais sont confrontés, qui seront sans doute au cœur de ces mêmes Assises, sont malheureusement relégués au second plan dans la vie de tous les jours. Le clan des anti-Assises, obnubilé par un je ne sais quel complot qui se tramerait, a cru devoir mettre en branle toute la grosse artillerie de ses plumitifs pour mener une vaine bataille médiatique contre un ennemi invisible dans le seul dessein de le diaboliser. 
Après qu'un grand transhumant a houspillé ses frères pour les exhorter à mouiller le maillot afin de défendre le chef suprême, voilà qu'on les pousse à mouiller la plume pour secourir la monarchie en péril. C'est ainsi qu'un journaliste du quotidien ‘national’ s'est empressé de rédiger l'oraison funèbre des Assises nationales dans l'édition du vendredi 20 juin 2008 sous le titre : ‘La nécrologie des assises (sic) est déjà écrite’. Ce journaliste commence par jubiler en comptant déjà les démissions (deux) et en y ajoutant une ‘rebuffade’ du président de Rewmi, ‘invité-surprise de dernière minute’ (sic) (ça sent le pléonasme à plein nez !). Petite mise au point : le bureau des Assises a rétabli la vérité des faits, M. Seck était demandeur, il ne pouvait donc se prévaloir de la qualité d'invité stricto sensu. Quant à ce consumériste (comment s'appelle-t-il encore ?), il n'a emporté que sa veste, tous les autres membres de son groupe sont restés.  
 
Le journaliste poursuit son homélie sur les défauts des leaders du Front Siggil Sénégal, leur supposé antipatriotisme, leur antidémocratisme etc., lesquels leaders ‘espèrent tirer les marrons du feu’ (re-sic). Soit dit en passant, cette expression ne signifie pas ce que ce journaliste croit, c'est-à-dire tirer un bénéfice d'une situation donnée, c'est tout le contraire. ‘Tirer les marrons du feu’, qui signifie courir des risques pour le profit des autres, a pour origine la fable de la Fontaine ‘Le Singe et le Chat’. La règle d'or du journaliste - et de tout écrivain d'ailleurs - est de prendre garde d'employer des expressions dont il ignore le sens, de veiller à être sûr de ce qu'il avance, sinon un Abdoulaye Wilane est toujours là, embusqué pour surveiller l'orthodoxie ou un Souleymane Jules Diop pour dévoiler la supercherie des citations plagiées. Notre journaliste termine en ces termes : ‘… Laisser Amadou Makhtar MBow et les autres… se reposer tranquillement… entourés de l'affection de leurs enfants, petits-enfants, voire arrière-petits-enfants…’ Au lieu de s'être arrêté en si mauvais chemin, il aurait pu ajouter ‘et laisser notre président ‘à la fleur de l'âge’ continuer tranquillement à nourrir son peuple de rêves pendant qu'il se serre la ceinture.’ Il ne sert non plus à rien de s'époumoner à porter des accusations grotesques urbi et orbi pour ensuite se débiner devant l'huissier : je veux parler de notre sociologue national ; hélas pour ce pauvre intellectuel, ses ralliements ne s'effectuent qu'en fin de règne ! En lieu et place de la nécrologie des Assises, c'est celle du parti de notre journaliste qui est déjà écrite dans le plus ou moins long terme ; pense-t-il que les Sénégalais continueront plus longtemps de supporter la misère dans ce pays qui manque de tout, sauf de coups de matraques électriques ?... 
 
En lisant cette ‘nécrologie’, on croirait lire un quotidien bien connu de la place dont le directeur n'est d'ailleurs pas en reste ; ce dernier ne cesse de déverser sa bile haineuse sur le Front Siggil Sénégal…Le bonhomme, qui semble n'avoir appris que le point d'exclamation d'entre tous les signes de ponctuation (observez les manchettes de son quotidien, presque jamais sans le sacro-saint point d'exclamation, ce qui est un état d'esprit), a-t-il mesuré la portée de ses propos maladroits quand il insistait sur une prétendue sous-représentation de l'Eglise aux Assises nationales ? Ignore-t-il ce que représente un vicaire épiscopal dans la hiérarchie du clergé ? Sur les familles religieuses musulmanes, le mensonge était encore plus grotesque ; alors que la loge des religieux était pleine à craquer, il a persisté à nier l'évidence. Soit c'est un ignorant (il ignore le sens du mot représentant), soit il est de mauvaise foi ou les deux à la fois.  
 
Cet ancien islamiste qui, dès son retour d'‘exil’ du Maroc, a tourné le dos aux valeurs islamiques qu'il prétendait défendre, volte-face qui a curieusement coïncidé avec l'alternance, nourrit une haine farouche à l'égard du Fss. Notre oustaz est devenu un vrai ‘intégriste laïc’ après avoir voué à la géhenne tous ces régimes qu'il qualifiait d'impies. Ses prêches enflammées à la mosquée inachevée de Yoff et dont les archives audio-visuelles sont toujours disponibles, résonnent encore dans nos oreilles. Il aimait particulièrement dire : ‘La préservation d'intérêts égoïstes et la sauvegarde de la foi sont incompatibles.’ Savez-vous comment il a traité les hommes politiques lors de la campagne électorale de 1993 ? ‘Tous pareils, qu'ils s'appellent Abdou ou Ablaye !’ L'allusion était claire. Son engagement pour la défense de l'Islam l'avait poussé à qualifier le droit qui nous régit de ‘droit négatif’ et non positif ; et ne lui demandez rien de ses accusations fantaisistes contre l'ex-Sonees, qui lui ont valu un petit tour à la Dic. 
 
Quant à la ‘rebuffade’ de l'ancien Premier ministre, s'il est établi qu'il a usé d'artifices pour se faire inviter aux Assises nationales et ensuite s'adresser à la presse pour un effet d'annonce à la grande satisfaction du camp présidentiel, alors, qu'il sache que cela ne l'honore pas du tout et que c'est tout simplement du ‘Maréchal, nous voilà !’…Pour la petite histoire, la condition qu'il a posée, ressemble fort à celle des habitants de Thamud du temps du prophète Salih (Psl). Quand ce dernier les invita à croire en Dieu, ils répondirent : ‘Nous croirons, à condition que cette montagne là-bas accouche d'une chamelle’. Et quand Dieu accomplit le miracle en faisant accoucher la montagne d'une chamelle et de son chamelon en même temps, ils refusèrent de croire. Exiger la participation du président de la République comme condition de la sienne équivaudrait à demander à M. Mbow et aux autres membres du bureau de ‘faire passer un chameau par le trou d'une aiguille’, ce que Dieu a fixé comme condition pour que les mécréants orgueilleux et les riches arrogants puissent entrer au Paradis. (Coran V, 40 ; Evangile (Luc, XVII, 25).  
 
Yatma DIEYE Professeur d'anglais Lycée Abdoulaye Sadji Rufisque yatmadieye@orange.sn 
Quand la police s’attaque sauvagement à des journalistes et citoyens aux mains nues ! 
 
 
Me Wade est le premier à ne pas respecter les lois du pays dont il est le premier gardien, en en faisant ce qu’il veut, ce qui lui plaît et quand il le veut. Dès lors, il n’y a plus lieu de s’étonner de ces policiers qui sont en grande partie d’anciens calots bleus et des miliciens de Me Wade quand il était dans l’opposition. L’arme du Pds a toujours été la violence et la brutalité. Arrivé au pouvoir, il en fait simplement un argument massue pour s’y maintenir à tout prix. A mon sens, il est du devoir et de la responsabilité des vrais policiers patriotes et républicains, de les dénoncer pour éviter qu’on ne les mette tous dans le même sac, à savoir confondre la bonne et la mauvaise graine. Leur silence pourrait être synonyme de complicité et contraire à la déontologie de leur corps. Alors, même si c’est anonymement, les policiers patriotes qui n’approuvent pas de tels actes barbares propres aux voyous et tontons macoutes, devraient dénoncer les auteurs et responsables de telles pratiques, car ils les connaissent très bien et sont facilement identifiables par le service. 
Mais, nous n’avons encore rien vu. Ceci n’est que le début d’un régime fascisant qui est en train de prendre ses marques. Une fois qu’il aura assis ses propres institutions et recruté ses hommes de main, il passera à la vitesse supérieure en procédant à la ‘liquidation physique’ si nécessaire. Ne soyons pas naïfs ou surpris demain ! Ce régime n’est en rien au service de son peuple. C’est pourquoi, tout soutien qui lui est apporté dans son entreprise de destruction de la société sénégalaise, par qui que ce soit, pourrait être considéré comme un acte de trahison à notre peuple. Globalement, les forces de ‘l’ordre’ sont le bras armé du régime libéral pour exécuter toutes ses forfaitures. Presque tous les actes pris par Me Wade et son équipe sont contraires aux intérêts bien compris du peuple sénégalais, toutes origines confondues. De ce point de vue, nous sommes tous en liberté provisoire et prenez bien cela pour du vrai, car nul d’entre nous, citoyen digne de ce nom, qui garde encore les valeurs de la République, ne sera épargné à l’avenir. Le plus dur est à venir !  
 
Wade et Mugabe sont tout à fait identiques, le premier est sur les traces du second. Pour Me Wade comme Mugabe, aucune disposition d’une Constitution ne pourra les arrêter dans leur volonté de s’ériger en véritables monarques ‘républicains’. Il est remarquable de constater que, de fil en aiguille, le Sénégal s’achemine vers la perte de sa Constitution si ce n’est déjà fait, par une volonté inavouée de Me Wade de changer tout ce qui ne lui convient pas dans cette Loi fondamentale, bien qu’il en soit le principal promoteur. Comme disait l’autre, l’Afrique est véritablement malade de ses dirigeants, j’y ajoute archaïques. 
 
C’est pourquoi, tous les citoyens épris de justice et de paix, dignes fils de notre pays le Sénégal, doivent apporter leur appui, leur soutien et leur contribution en tout genre pour la réussite des assises nationales avant que l’irréparable ne se produise. Ces assises nationales peuvent constituer une planche de salut et permettre à notre peuple de se retrouver sans dommage autour de l’essentiel et de nous sortir d’une crise grave qui menace toute la nation sénégalaise dans ses différentes composantes. 
 
Tous les Sénégalais et à tous les niveaux, de toutes conditions sociales, ont l’obligation de prendre leur responsabilité pendant qu’il est encore temps, car demain il pourrait être trop tard. L’indifférence, l’attentisme, la résignation, l’intimidation, le ndigueul de ceux qui partagent le gâteau avec le pouvoir, les graves menaces sur la cohésion nationale, les épineux problèmes fonciers sur l’ensemble du territoire national qui peuvent imploser à tout moment, les injustices sociales et économiques et j’en passe, tout ceci n’a que trop duré et il est temps d’y mettre un terme. Un peuple uni autour de l’intérêt général, de par sa volonté, est capable de surmonter bien des difficultés momentanées, dressées sur son chemin. 
 
Nous avons déjà beaucoup subi et enduré depuis huit ans de terribles souffrances, qui continuent et se poursuivront, tant que ce régime sera à la tête de notre pays. C’est l’évidence même : ils sont incapables de faire mieux et plus que ce qu’ils sont en train de faire. 
 
L’agression sauvage et lâche perpétrée par des ‘policiers’ sur des journalistes dans l’exercice de leur fonction, qui ne sont du reste armés que d’un micro, est l’illustration parfaite d’une police qui manque de maîtrise et d’intelligence, incapable de faire la différence entre un agresseur et un paisible citoyen, qui est libre de vaquer à ses occupations dans l’ensemble du territoire national. Il est loisible à tout un chacun d’ailleurs de constater que les agresseurs, dans notre pays, sont plus à l’aise pour perpétrer leurs forfaits car ils ne rencontrent nulle part sur leur chemin, cette police armée de matraques électriques qui s’attaque aux honnêtes citoyens sans arme. Honte et lâcheté ne peuvent être plus grandes !  
 
Mandiaye GAYE BP 1600 DK RP Gayemandiaye@hotmail.com 
Lettre-réponse de Idrissa seck à Amadou Makhtar Mbow : Un stratagème pour rejoindre Wade, selon la Ca 2007 
 
 
Lecture et analyse de la lettre-réponse de Idrissa Seck relative à sa non-participation aux assises nationales. C’est à ses tâches que la Ca 2007 s’est adonnée hier. Et c’est pour tirer la conclusion que le président du Rewmi a voulu ‘utiliser les assises’ pour négocier avec Abdoulaye Wade. A en croire Massène Niang et son camarade Madior Diouf qui faisaient face à la presse, c’est à sa demande que Idrissa Seck a rencontré, à Paris, Amadou Mactar Mbow. La même démarche a été adoptée par ‘ses camarades qui ont été reçus par certains membres du comité préparatoire des assises’. ‘Nous déplorons que toutes ses rencontres soient utilisées dans le but de rejoindre Abdoulaye Wade’, déclare Massène Niang. 
Sur la participation aux assises d’Abdoulaye Wade et de son régime que Idrissa Seck semble poser comme condition, les alliés indiquent que la non-participation du chef de l’Etat ne peut en rien ôter aux assises leur caractère national.  
 
Les camarades de Moustapha Niasse ont, par ailleurs, abordé le projet de révision de l’article 27 de la Constitution. Selon le porte-parole de la Ca 2007, il s’agit ‘purement et simplement’ d’une violation de la loi constitutionnelle, laquelle prévoit pour toute révision, la voie référendaire. Selon Massène Niang, le président de la République veut ‘utiliser son Sénat, son Assemblée et sa cour constitutionnelle pour violer la loi’. Toutefois, les leaders de cette coalition promettent que l’opposition va riposter à la hauteur de ‘cette grave violation de la loi suprême’, déclare le camarade de Mamadou Dia. ‘Nous n’écarterons aucune voie de riposte et élaborerons un programme d’action pour combattre politiquement cette décision’, prévient-il.  
 
En outre, la Ca 2007, à l’instar d’autres partis politiques, condamne l’agression dont ont été victimes les journalistes Boubacar Kambel Dieng et Karamoko Thioune. D’ailleurs, les opposants au régime de Wade accusent le pouvoir d’être derrière cet ‘acte barbare’ et plaident pour l’interdiction de la matraque électrique.  
 
Sur la situation du monde rural, la Ca 2007 prédit un échec concernant les prochaines récoltes. La cause : l’insuffisance des intrants. Et, M. Niang de citer comme exemple la distribution de l’engrais. A en croire le patron du Msu, ‘l’Etat donne seulement 50 kg d’engrais par carré’. S’y ajoute, poursuit-il, la faim qui menace les paysans en ce début d’hivernage. Le riz, le mil sont presque inexistants, informe le porte-parole des alliés. ‘Le gouvernement n’ayant pas respecté ses engagements en matière de subvention, les importateurs ont bloqué leurs stocks de riz’, a-t-il fait savoir.  
 
Yakhya MASSALY 
XALIMA: 
La marche de Wade… Par Fatou Diop 
La loi 42-2008 du 11 juin 2008 portant modification de l’article 27 de la constitution est sur la table de l’assemblée Nationale. Wade avait juste (...) 
La loi 42-2008 du 11 juin 2008 portant modification de l’article 27 de la constitution est sur la table de l’assemblée Nationale. Wade avait juste reculé pour mieux sauter. Dans le stade olympique de l’arbitraire où il détient les records de violation de la loi, il a décidé d’augmenter la durée du mandat du Président de la République de 5 à 7 ans, sans passer par la voie référendaire. 
 
Les constitutionnalistes, financièrement indépendant, ont été unanimes pour dire que cette loi n’était pas interprétable. Le référendum est la seule issue. Même dépassant la lettre pour plonger dans l’esprit de la loi, le Professeur Demba Sy, constitutionnaliste qui avait participé à la confection de la constitution signale que c’est justement « pour qu’un président ne puisse pas faire plus de 10 ans au pouvoir que le mandat était limité à 5 ans renouvelable une seule fois. » 
 
Wade est encore dans son élément. Il a l’habitude de satisfaire ses moindres caprices de monarque républicain en faisant fi de la charte fondamentale de notre pays. Les débats sur la légalité ou non de ses actes sont laissés aux amuseurs de galeries. Il n’a pas le temps de les écouter, il continue son bonhomme de chemin. Ce qui compte pour lui, c’est la stratégie qu’il va développer. Au moment de la préparation des élections présidentielles et législatives il avait pris la responsabilité, sur lui, de nommer d’une manière discrétionnaire les membres de la CENA sans s’enquérir de la position des partis de l’opposition. Puis il a avalisé leur prestation de serment ns tenir compte des récusations faites sur la personne de certains d’entre eux. Il a fait passer la décision de coupler les élections en augmentant la durée du mandat des députés en parfaite violation de la constitution qui limite le mandat à 5 ans (art 60). Il a fait voter, à travers sa majorité, la loi Ezzan, protégeant des commanditaires d’un crime de sang et ne se gêne pas pour mettre sur la table la somme de 50 millions des contribuables pour trouver les assassins de Mamadou Lamine Badji. 
 
Wade est dans une logique qui n’a rien à voir avec la république. C’est de la « wadocratie » diront d’aucuns. Les libertés individuelles et collectives sont constamment bafouées. Boubacar kambell Dieng de la rfm vient de faire les frais de la furie policière d’un état policier après la famille Dias, les leaders de l’opposition, les défenseurs des consommateurs, les étudiants… L’impunité est à son paroxysme. Les agresseurs de Pape Cheikh Fall courent toujours de même que ceux de Talla Sylla. Les responsables des attaques du convoi de Idrissa Seck et de sa maison sont aussi dans la nature de même que les responsables des menaces de mort contre Dansokho, Abdou Latif Coulibaly… 
 
La boulimie foncière continue son bonhomme de chemin. Une stratégie de patrimonialisation du domaine nationale suit son cours. La GOANA est, le prétexte trouvé, pour attribuer des milliers d’hectares à des proches, des marabouts et des partisans. La boulimie foncière n’épargne aucun coin de la capitale. Mêmes des espaces déjà construits et utilisés depuis des années sont visés. L’hôpital Aristide Le Dantec, le camp Lat Dior, le stade Assane Diouf et le Lycée Lamine Gueye entrent dans ce cadre. 
 
La quête à l’argent liquide pour remplir les poches de proches et souteneurs politiques n’a pas épargnée la sécurité de notre pays. L’asecna est ciblée avec des risques d’accidents aériens. La BCEAO sommée de reverser son excédent aux pays membres. Les 800 millions de dollars de la FAO, publiquement réclamés à Rome. « Donner moi le budget de la FAO et laissez moi faire » disait Wade. 
 
Le train de vie élevé de l’Etat constitue un goulot d’étranglement pour les pauvres contribuables mais Wade en à cure. Il a récemment augmenté le nombre de ministres et multiplie ses voyages de prestige. Il a trouvé le cynique plaisir de tout mettre sur le dos des contribuables. Les charges fiscales soutirent aux goorgorlous leurs maigres ressources. Au sénégal le prix du litre d’essence est de 823 franc tandis qu’à la même période, au Benin, il est de 430 francs d’après le Témoin N° 911 du 11 au 17 juin 2008. 
 
Tout en déployant une stratégie de maintien au pouvoir qui ne dit pas son nom, Wade excelle dans la promesse et inscrit son peuple dans la logique du mirage. Il nous avait promis la venue avant fin 2005 d’un tramway à Dakar, le dégagement, chaque année, de 60 milliards à répartir en investissement entre quatre capitales régionales ; la construction d’un chemin de fer Dakar-Ziguinchor ou plutôt Ziguinchor-Dakar, « c’est-à-dire que la construction commence par Ziguinchor vers Tamba et Dakar. » disait-il, une autosuffisance alimentaire pour le Sénégal, Un tunnel sous la Gambie, la venue de sept (7) Trains à grande vitesse (Tgv), faire du Sénégal le premier pays exportateur de Pétrole, la réinsertion des jeunes avec : « le chantier des jeunes inactifs des quartiers », le décollage du 1er avion du nouvel aéroport en février 2006, la fin totale des délestages le 15 octobre 2006 etc.. 
 
Il faut l’arrêter pendant qu’il est encore temps. Les assises nationales ne doivent pas constituer un espace de concentration des énergies de l’opposition. Ce n’est qu’une réflexion. Nous n’arrêterons jamais de le dire. Le diagnostic qui se fera ne sera pas plus éloquent et plus pertinent que le constat quotidien que font les sénégalais : Wade déraille et continue sa marche vers l’abîme. Il n’y a pas de maux plus profonds que le mal vécu. Le pays le suit, malheureusement. Nos institutions légalisent ses actes, le peuple laisse faire. Il ne faut pas s’asseoir quand l’arbitraire emprunte les artères de notre nation. Wade n’a pas un contre-pouvoir qui lui fait réfléchir aux conséquences de ses actes. Il se croit tout permis. Il n’hésite pas à franchir le pas devant sa volonté de magnifier le ridicule et de légaliser la bêtise. La première priorité de l’opposition devrait être de trouver les voies et moyens de limiter ses dérives. Il faut le pousser à réfléchir à deux fois avant de nous lancer une injure républicaine. Nous l’avions dit, en ces termes, dans notre proposition adressée aux assises : « la troisième proposition consiste à mettre sur pied des structures de veille. Les assises nationales dureront le temps qu’il faudra mais entre temps les dérives de Wade ne risquent pas de s’estomper puisqu’il en a déjà fait son jeu favori. Des structures qui pourront se former compte tenu des affinités et positions politiques mais qui veilleront de manière concertée sur le respect de la démocratie et de la justice. Les actes illégaux de Wade devront être combattus par tous les moyens. Toutes les formes de luttes pacifiques devront être exploitées pour maintenir Wade dans le respect de la légalité et de la démocratie en attendant qu’une solution démocratique, à son débarquement, soit trouvée. » 
 
La seule initiative qui fera reculer Wade c’est de lui faire face. La détermination des jeunes de l’opposition pour lui imposer de respecter le droit de marche a payé. « Autorisation ou pas nous allons marcher » avait dit Barthélemy Dias 
 
Wade est la machine à problèmes du Sénégal. Si nous mettons toutes nos énergies à diagnostiquer les problèmes, nous aurions réussi à ignorer le virus pour se concentrer sur la maladie. 
 
Fatou Diop 
 
fatouivon@yahoo.fr 
Frénésie répressive des éléments de la police : Le Ps dénonce le recrutement politicien des calots bleus 
Source :ferloo.com L’agression des journalistes, samedi dernier, a été un prétexte pour le bureau politique de faire la genèse des violences (...) 
Source :ferloo.com L’agression des journalistes, samedi dernier, a été un prétexte pour le bureau politique de faire la genèse des violences policières depuis l’accession de Me Abdoulaye Wade. Et c’est pour lui trouver un lien avec le « recrutement politicien des calots bleus, connus pour leur violence, autant que pour leur ignorance ». 
 
Le bureau politique du Ps s’est exercé à la méthode de stratification afin de trouver les causes des répressions policières depuis l’accession de Me Wade au pouvoir. Cette démarche sociologique a permis aux camarades d’Ousmane Tanor Dieng d’identifier les causes de la flambée de la violence policière. Elle serait, si l’on en croit les socialistes, « liée à l’infiltration des calots bleus dans la police ». Et pour cause, explique Youssouf Mbow, porte-parole du jour, « la frénésie répressive des éléments de la police est liée au recrutement politicien des calots bleus, connus pour leur violence autant que pour leur ignorance ». Allusion faite à la mort de Balla Gaye… Ce qui lui faire dire que l’agression des journalistes, en l’occurrence, Boubacar Kambel Dieng et Karamokho Thioune n’est qu’un élément « de la furie répressive ambiante qui porte la signature du pouvoir en place (…), et qui a dévoyé la mission de la police ». Le bureau politique du Ps a, toutefois, dénoncé « les méthodes et les instruments de répression inadmissibles dans un Etat de droit », avant de condamner avec la dernière énergie, « la frénésie répressive des éléments de la police qui se l’agression injustifiée et inqualifiable de journalistes dans l’exercice de leur profession ». Aussi, tout en manifestant leur solidarité aux journalistes Boubacar Kambel Dieng et de Karamokho Thioune, victimes de la bêtise des éléments de la Bip , les « Verts de Colobane » exigent, avant toute enquête au fond pour situer les responsabilités, la mise en œuvre des mesures administratives pertinentes par la mise aux arrêts de tous les éléments identifiés sur les lieux de cette agression ». Dans le même registre, ils invitent la police « à renouer avec la légalité républicaine afin de préserver sa crédibilité auprès des citoyens ». Non sans mettre en garde le régime d’Abdoulaye Wade contre « toute tentative d’instrumentalisation des forces de l’ordre dans une répression gratuite des citoyens ». Ils ont, également, appelé « à la mobilisation de l’opinion pour éradiquer la spirale de la violence légalisée décrétée et inspirée par de hautes autorités de l’Etat afin de faire droit à la protection de l’intégrité physique des citoyens garantie par l’article 6 de la constitution ». ... 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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