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le 23 décembre 2
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« Qui peut nous sauver » par ADAMA DIOUF 
Le Sénégal s’enfonce dans la glaise, la république se délite et s’effrite, les frictions et frissons s’enchevêtrent, les rancunes et rancoeurs se (...) 
 
Redaction Xalima, lundi 27 août 2007 
Le Sénégal s’enfonce dans la glaise, la république se délite et s’effrite, les frictions et frissons s’enchevêtrent, les rancunes et rancoeurs se ratatinent, la tragédie et la comédie se mêlent, la polémique prend le dessus sur le dialogue, la parlote prend le relais sur le débat. Bref on est au royaume des querelles, des inepties et des broutilles. Tandis que son Président Abdoulaye Wade se la coule douce sur l’autre versant du bassin franco-valdo-genevois contemplant et admirant avec joie et allégresse la verdure de la Roseraie du parc La Grange et le Square du Mont-blanc et dévorant les grands classiques de la littérature française, mais pas africaine. 
 
Le président Wade ressemble à un pilote de formule 1. C’est un adepte de vitesse, il aime le péril, il va vite comme un bolide Il n’a rien à envier aux deux stars de McLaren, Fernando Alonso et Lewis Hamilton. Il va plus vite que les pendules et les événements. Il les domine et il anticipe sur eux. Il est partout, il veut rien manquer. Voici une illustration parfaite de WTGV (Wade Très Grande Vitesse), top chrono, c’est parti : On est au mois d’août 2007 Wade est en vacance en Genève, mais Paris qui lui a toujours tenté et illuminé le cœur exerce en lui une forte attraction. Après deux jours passés à Genève, Wade emprunte l’avion et prend la direction de l’aéroport « Charles de Gaulle ». A paris il rencontra le chef rebelle soudanais, sûrement c’est là bas qu’il sait procurer du célèbre roman épistolaire de Jean Jacques Rousseau : dont il affirme de pouvoir lire pendant les vacances. Il ne durera pas en capital parisien, le ciel aoûtien n’est pas clément, Catherine Laborde la présentatrice vedette de la météo sur TF1 annonce des journées orageuses. Hélas pour notre Président, il reprend la direction de Genève, là bas il s’ennuie, il faut qu’il bouge pour dégourdir ses jambes. Et c’est le Congo Brazzaville de Denis Sassou-Nguessou qui lui offre l’occasion de la ballade aérienne pour le compte des festivités de son « independance day » du 15 août. Le président Wade est accueilli comme un grand prince charmant, il ravit même la vedette à celui qui l’avait invité. Il sera présenté au public qui voit en lui un grand séraphin. Il ne restera pas longtemps à Brazzaville, il fait très chaud, et là, cap sur la ville paradisiaque de Genève où le Président à déposer armes et bagages avec sa garde prétorienne. A peine que le Boeing foule le tarmac de l’aéroport, le Président sort son agenda. Dans ses tablettes, il y a le Gabon de l’éternel président Omar Bongo, qui célèbre le 17 août l’anniversaire de son accession à la souveraineté nationale. Deux jours suffissent à wade pour se mettre à vert. 17 août, tôt le matin, Wade est au Gabon, un accueil chaleureux lui est réservé par le peuple gabonais et par la communauté sénégalaise résidant au pays du pétrole de Port Gentile et de la célèbre et richissime forêt de Mayombé. Après les cérémonies d’honneur le Président s’engouffra à nouveau dans un boeing pour rejoindre sa terre de repos, Genève. Fin de série. Impressionnant Wade, il vole de pays en pays, de continen t en continent en un temps jamais égalé. 
 
Sans doute Wade incarne l’hyper président, un président « passe-partout », un président des « bourdes » et des « boulettes ».Faut-il en rire ou pleurer. En tout cas telle est la triste réalité qu’offre notre « Bien mal aimé » Président. N’oublions pas aussi son style rabelaisien qui lui fait une grande bourrique. La rentrée politique de Wade sera un non événement parce qu’avec lui c’est la redondance : les problèmes sont toujours là, les sénégalais, ont toujours soif et faim, ses ministres s’enrichissent toujours illicitement, son fils dilapide et brade comme bon lui semble notre tissu économique et industriel. Farba Senghor et Pape Samba Mboup se caractérisent toujours par une insolence et un banditisme effréné et impuni. Wade se dit et se dédit toujours. Il croit dur comme fer que « Dieu est toujours avec lui » tel pensaient les croisés. Il se voit doter d’un pouvoir intarissable et impérissable tel est son péché capital. Il se croit un souverain suprême parce qu’il y a beaucoup d’agenouillements et de courbettes auprès de lui. Ce qui est sûr et certain, l’alternance a échoué, Wade, Karim et compagnie l’ont capotée. La question qui est sur toute les lèvres est : « qui peut sauver le Sénégal ? » Ousmane Tanor Dieng ? Non, il est aussi pire que Wade, il a montré ses limites prouvé son incompétence et avoué sa partialité lorsqu’il était aux manettes. Moustapha Niasse peut nous sauver donc ? Non l’enfant de « Keur Madiambal » c’est une dérivée de Senghor, Senghor, de même qu’ Abdou Diouf qui le connaissent mieux quiconque d’entre nous, lui ont jamais fait confiance dans l’exercice du pouvoir suprême du pays. En plus son parti est le repli de la vielle garde baronne socialiste toujours affamée des délices et des attributs du pouvoir. Peut –on espérer avec Bathily et Dansokho ? Non même s’ils sont plus crédibles que les deux cités, ils n’ont aucune popularité politique, aucun charisme pour faire vibrer les masses paysannes et ouvrières dont ils se réclament volontiers d’être leurs défenseurs. Ils sont en panne d’idées, ils sont à l’image du vieux communisme réfractaire à la pensée philosophique. 
 
Où aller trouver le sauveur donc ? Faut aller le chercher dans la cour de l’intelligentsia honnête, crédible, humble, propre et sérieuse. Mais faut que nous tous, nous nous attelions pour aller le chercher le plus vite possible pour en terminer définitivement avec cette « racaille de politique politicienne ». 
Source © : ADAMA DIOUF 
Mascarade intellectuelle ! par ADAMA DIOUF 
Depuis un certains temps une certaine fausse érudition sous le couvert de la « société civile » et une certaine presse sous le couvert de fausse (...) 
Redaction Xalima, vendredi 31 août 2007 
Depuis un certains temps une certaine fausse érudition sous le couvert de la « société civile » et une certaine presse sous le couvert de fausse neutralité ne cessent de vouer aux gémonies le peuple sénégalais du fait d’avoir accordé un second mandat à Me Abdoulaye Wade. Il ne se passe pas un jour que cette presse dilettante stipule dans ses colonnes cette boulette : « que les sénégalais se taisent, ils ont choisi Me Abdoulaye Wade comme Président de la République, ils doivent assumer, donc ils ne doivent ni rouspéter, ni s’alarmer de la manière dont Wade conduit les affaires du pays et de la cherté des produits et denrées de premières nécessités ». Quel idiotisme pour un « savant » de la plume de penser de la sorte. . A chaque fois que cette presse parle de hausse de denrées, elle conclut bêtement : « que personne ne pleurniche, que personne ne parle, c’est vous (le peuple) qui l’avait choisi ». Voilà un idiotisme doublé d’amateurisme pour des soi disant professionnels de l’information. 
 
Les sénégalais avaient un choix entre Wade et l’opposition (Niasse, Tanor etc.), autrement dit entre la peste et le choléra, deux fléaux séculaires avec leur cohorte de malheurs et de détresse. Finalement ils ont opté pour le premier. Jamais dans l’histoire du Sénégal, un choix aussi chaotique et effrayant s’est offert aux électeurs. Donc un grand dilemme s’était imposé et il fallait l’assumer, et le peuple l’a assumé, contrairement aux opinions de certains olibrius. Le peuple sénégalais a assumé son choix. Assumer son choix ne  
ut pas dire que « fermer sa gueule », au contraire assumer son choix signifie élever la voix à chaque fois qu’il y a défaillance ou obstruction sur ton choix. Et c’est ça que le peuple est en train de faire, il le fait avec éthique, respect. Donc ceux qui doivent fermer leur gueule, c’est ceux qui passent à longueur de journée de nous tympaniser sur les ondes des radios. 
 
Ce qui est grave dans tout cela, la presse a entraîné dans ce chantage, notre élite, qui affirme avec éloquence et maladresse, « que le peuple ne doit rien dire à Wade parce que c’est son choix ». C’est grave pour un intellectuel de tenir des propos aussi ostentatoires et insultants à l’égard du peuple. 
 
Pourquoi refuse t-on au peuple ce qu’on a accepté à Me Boucounta Diallo, et à Souleymane Jules Diop. Le premier a défendu corps et âme Idrissa Seck qui avoue publiquement d’être enrichi avec l’argent du pauvre contribuable sénégalais. Le second a défendu avec zèle et ardeur Idrissa Seck, tout en vantant ses valeurs morales et cardinales. Aujourd’hui Souleymane Jules Diop est le plus grand détracteur de Idy et ses amis du PDS. Si cette logique s’impose à Souleymane Jules Diop, elle devrait être pareille chez le peuple. C’est tout à fait logique que le peuple décrie celui à qui il confie ses destinées. Si le Sénégal ne marche pas, ce n’est pas la faute du peuple, c’est la faute de Wade. Le peuple choisit, Wade décide. C’est Wade qui est aux manettes, c’est à lui d’assumer l’entière responsabilité de ce qui se passe. La situation du pays est tant que telle, le silence du peuple serait complice. Donc laissez le peuple agir, parler. Tous ceux qui s’agitent par ci, par là, sont imbus de leurs propres intérêts. Ils ont tenté d’une manière à une autre de se rapprocher avec Wade. S’ils sont déçus ce n’est pas la faute du peuple. Le peuple sénégalais n’est pas un godillot pour permettre des soi disant intellectuels d’accéder à leurs besoins. Beaucoup d’intellectuels sont comptables dans ce qui se passe dans ce pays, ils ont tous la plupart fleurté avec le « saint », Wade et lorsqu’ils sont en disgrâce avec lui, il devient le « diable », ils le traitent de tous les noms d’oiseaux en y adjoignant même le peuple. Ils critiquent la passivité et l’immobilisme du peuple. Qu’ils nous disent ce qu’ils veulent. Veulent ils envoyer le peuple à la charnière ? Et eux tous, qui gazouillent, vous ne les verrez jamais dans un cortége de marche ou de protestation. Leur voix s’arrête aux ondes, c’est tout. Ils cherchent à être des stars, ils veulent parler à la place du peuple. Comme Wade ils veulent réduire le peuple à la loi du silence qu’ils laissent le peuple sénégalais en paix. Empêcher la voix du peuple de s’exprimer relève d’une pure mascarade intellectuelle. 
Source © : Adama Diouf 
 
« Les Incapables » 
Ils ne connaissent rien, ils ne savent rien, ils ne comprennent rien. Ils ne peuvent rien faire de bon, ni de concret. Ils ne savent ni géré, ni (...) 
Ils ne connaissent rien, ils ne savent rien, ils ne comprennent rien. Ils ne peuvent rien faire de bon, ni de concret. Ils ne savent ni géré, ni résoudre un problème. Ils sont passifs, laxistes, et immobiles. Ils s’en foutent de la misère, de la souffrance, de la faim et de la soif de la population. L’éducation, la santé, l’agriculture, le sport, bref j’en passe, ils s’en moquent complètement. Par contre ils peuvent mentir, tromper, ruser, voler, violer et même tuer. 
 
Ils, c’est Wade et compagnie ministérielle, conseillère et collaboratrice. 
 
Leur seule préoccupation réside dans la recherche du profit privé. 
 
Quant à leur Chef Wade, il se soucie plus des médaillons, de gloire, d’honneur, de titre, de distinction honorifique, des louanges, des flatteries fantasmagoriques, que du lot et cortége de malheur qui habitent le peuple Sénégalais, qui est en train de vivre sans nulle doute les heures les plus pénombres et les plus dures de son existence et vécu quotidien, avec la hausse inexorable des prix des denrées alimentaires et de première nécessité et du train de vie de l’Etat hautement cher. 
 
Ses ministres et collaborateurs, n’en parlons pas. Ils sont même pires que lui. Ils se rivalisent dans l’art de la flagornerie au « roi » Wade, dans l’art de la médiocrité, du piètre, du mauvais, du mal, de la bassesse sans gêne, de la délinquance et du banditisme, bref dans l’art de la « wadolatrie ». Il ne se passe pas un jour qu’un ministre ou collaborateur de Wade soit mouillé dans des affaires criminelles, malsaines,  
é dépravation de mœurs sociales, de détournement et de trafic d’argent. Avec Wade on a vu des ministres accusés de « Gorjiggen », de « pédophile », de « travers sexuels », « d’écart de conduite », « d’alcoolique ». Bref on a tout vu avec le Papi Wade. 
 
Les « Incapables » c’est la série d’un film qui se passe nulle part ailleurs qu’au Sénégal. Vous n’avez pas besoin d’aller à Hollywood, ni à l’Opéra de Paris, ni à Sorano, ni à Vox pour le regarder. Le film est une série de chrono 24h sur 24h non stop, ça ne s’arrête jamais, ça se déroule comme un TGV sans limite de visite et sans destination. Il va vite, il écrase tout sur son passage. Il sen fiche des règles de la bonne conduite. L’essentiel qu’il se fasse remarquer heureusement ou malheureusement, importe peu le qualificatif. 
 
« Les Incapables » (le film) se passe en plein jour comme en pleine nuit, ils mettent en scène une bande d’indigents, de nervis, de voyous, bref une horde de gourou qui après avoir conquis l’Etat, pillent tous ses biens matériels, financiers et industriels et toutes ses valeurs sociales et morales. 
 
« Les Incapables » mettent le Sénégal en bas et en ruine. Ils ont su instaurer ruse et d’une manière éhontée, le culte du mensonge, de la violence, de la dépravation des mœurs, de l’incompétence et de l’insuccès. « Sans honte et Sans vergogne, Allez les Incompétents » tel est le slogan favori des « Incapables ». Combien de fois nous a-t-on promis la fin des coupures répétitives et parfois à longueur de journée du courant ? Combien de fois des lois contraires à l’éthique morale et religieuses ont été votées à l’assemblée ou promulguées par Wade ? Combien de fois des affaires de corruption et de détournement se sont révélées ? Combien de fois des ministres se sont comportés dans le haut sanctuaire symbolique de la République comme des voyous et des brigands ? 
 
On a tout vu au palais présidentiel : des insultes, des quolibets, des railleries, des agressions. 
 
Des ministres peureux, complexés, qui n’ont même pas le courage de jeter un regard furtif à Karim, le fils de Wade lorsqu’il rencontre celui-ci dans les couloirs de palais. Ils s’agenouillent devant le petit Karim en lui chantant les « bienfaits » de son père, de sa maman et de ses réalisations. Personne parmi eux n’ose critiquer l’immixtion de Karim dans les affaires du pays. 
 
Ils se contentent de dire communément que « Karim est mon petit frère ou un ami ». Devant Karim, leur mélanine se transforme rouge. 
 
Des ministres qui se font tancer publiquement par Wade. Des ministres et des responsables jugés incapables par Wade d’assurer la relève. Seul Karim, « son fils toubab » peut assurer la succession dans « un pays nègre » dans sa pensée, dans sa culture. 
 
Aujourd’hui avec le régime de Wade tout est permis, personne n’a peur du chef. Les commerçants ou les vendeurs de mauvaise foi augmentent comme bon leur semble les prix des denrées alimentaires et des articles. L’Etat avoue son incapacité et son impuissance face à cette pagaille et indiscipline notoire sur la flambée des prix. C’est faux, de nous faire croire que celle-ci est liée au contexte économique international. Il n y a ni hausse de prix chez nos voisins frontaliers. Le problème en est qu’on est dirigé par des « Incapables », des incompétents, des tocards, des nullards, des médiocres qui sont dépassés et accablés par la cherté de la vie. Il est temps qu’ils bougent leur c… par respect je m’arrête là. 
Source © : Adama Diouf Chroniqueur sur Xalima.com 
 
Une nouvelle génération d’hommes politiques ?  
Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, trois présidents en un demi siècle. Le rythme n’est certes pas effréné mais si les deux premiers (...) 
Redaction Xalima, vendredi 13 juillet 2007 
Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, trois présidents en un demi siècle. Le rythme n’est certes pas effréné mais si les deux premiers ont chacun à leur tour présidé deux décennies le Sénégal, le troisième est bien parti pour n’en faire qu’une. Ce qui augure à notre avis l’espoir de voir un Sénégal changeant de pouvoir au rythme des élections. Mais doit on laisser les mêmes hommes occuper l’espace politique sénégalais ? 
 
Cette question mérite d’être posée d’autant plus que les grands partis d’aujourd’hui ne sont dirigés que par ces hommes qui occupent l’espace politique depuis plus de vingt ans. Ils ont tous dirigé ce pays d’une manière ou d’une autre : Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Idrissa Seck, Amath Dansokho, Abdoulaye Bathily etc…Parmi eux beaucoup ne dirigent pas un parti significatif même s’ils sont bien présents dans les médias. En d’autres termes, ils n’ont pas beaucoup de militants. 
 
Le pays a besoin d’une nouvelle génération d’hommes politiques. Le prochain changement au Sénégal doit être générationnel. Talla Sylla a montré que sa génération a mis du temps avant de prendre les devants. Aujourd’hui, nous devons rompre avec toutes ces pratiques qui consistent juste à critiquer parce qu’on est dans l’opposition ou tout embellir du fait qu’on est proche du pouvoir. C’est la logique, serions nous tenté de dire !!! Mais qu’en serait-il des analyses socio économiques ? Nos hommes politiques n’éduquent pas la population à commencer par leurs propres militants. Toute la politique de communication  
à occuper certains médias et ne pas aller à l’intérieur du pays afin de leur aider à tracer des pistes de réflexion. Tout ne doit pas revenir au parti au pouvoir. Ce n’est pas à ce dernier d’être imputé tous les maux du pays. Et dans l’exemple du Sénégal, tous nos grands leaders ou la plupart ont déjà flirté avec le pouvoir, s’ils n’ont pas occupé un poste ou dirigé un gouvernement. 
 
Une nouvelle génération est nécessaire pour apporter d’autres solutions par rapport à la paix sociale, l’économie dans le pays. Une nouvelle manière penser, de gérer l’espace politique, telles sont conditions sine qua non pour changer véritablement le pays. La plaie du Sénégal s’appelle la Casamance. Ce désir de séparation prôné par certains régionalistes alors que le monde dans sa globalité n’a qu’une idée : l’union. Cela témoigne comment certaines théories archaïques freinent le pays et le continent africain. 
 
Néanmoins, ces dernières élections ont montré non pas cette nouvelle génération mais une autre classe politique. Me Adama Gueye, ainsi que tous ces candidats issus de la société civile, n’appartenant à aucun parti politique, a inauguré une nouvelle forme de campagne électorale, dans laquelle sont nées de nouveaux systèmes de communication. Ces candidats ont tenté de rectifier certaines erreurs de la classe politique traditionnelle en leur expliquant le système économique, politique et social aussi bien national qu’international. 
 
Dés lors, une question s’impose : qu’en sera-t-il de l’après Wade ? 
 
L’actualité sénégalaise est marquée par la naissance d’un mouvement : génération du concret. La question n’est pas de savoir si le fils doit prendre la place du père ou pas car, comme tout citoyen, il a le droit et peut avoir un mouvement politique comme n’importe quel sénégalais. La naissance d’un tel mouvement fait part du désir d’une jeune génération d’occuper l’espace politique et d’en poser les actes. Il ne s’agira point d’un simple changement de génération mais aussi d’idées. Ou du moins que cette dernière soit le soubassement de la politique qui permettra la naissance d’autres visions politiques, économiques et sociales. Cette perspective est loin d’être une « spécifité » sénégalaise. La France en est un exemple concret. Que l’an 2000 soit marqué par une série de transhumant !!! 2012 devrait en être autrement. Comme me l’a fait remarquer un ami : les idées sont plus solides que les hommes. Quelque soit les hommes du futur espace politique, il faudra nécessairement de nouvelles idées. 
 
L’exemple du Sénégal est en même temps celui de l’Afrique serait on tenté de dire. 
 
Et nous nous posons même la question à savoir : l’Afrique refuse – t elle le développement ? 
 
L’Afrique ?justement parlons en. Nous avons besoin d’une paix sociale, dans laquelle le séparatisme et la prise du pouvoir par les armes seraient bannis. 
 
Au moment où l’on parle d’un état ou d’un gouvernement africain, le temps est venu de changer notre manière de faire la politique. Et même, d’avoir une autre génération d’hommes politiques. Les guerres ethniques et tribales ont déjà assez ruiné le continent : Côte d’ivoire, Congo (ex zaïre), Niger, Soudan pour ne citer ceux là ont besoin d’assise politique et démocratique avant de parler d’un état africain. A cela s’ajoute le fait que certains pays qui disposent d’une paix sociale ne vivent pas dans la démocratie. Certains chefs d’état sont au pouvoir depuis plus de trois décennies. Il n’existe pas de partis d’opposition dans ces pays. Comment pourrait- on interdire un dialogue démocratique dans son pays et se l’autoriser au plan continental ? Paradoxe !!! Un état africain ne pourrait se faire sans démocratie avec un leadership bien reconnu. 
 
L’Europe doit nous servir d’exemple. Elle nous a montré que poser les jalons économiques est on ne peut plus aisé. Cependant les ambitions politiques et sociales sont plus difficiles à réaliser. La constitution européenne est loin d’être une réalité, encore mieux, elle n’est plus à l’ordre du jour. On parle aujourd’hui de traité européen. Et pourtant l’union européenne est devenue un objectif depuis le début des années cinquante. Un demi siècle durant lequel les européens travaillent pour l’union sans y parvenir totalement. 
 
L’Afrique quant à elle, en parle depuis prés d’un demi siècle sans pour autant poser les jalons. Vouloir à tout prix mettre sur pied un état africain signifierait à notre avis, aller trop vite en besogne. Accordons une paix sociale doublée d’une démocratie dans nos pays, interdisons nous l’accession au pouvoir par les armes. Renforçons les pouvoirs de l’Union Africaine afin qu’elle soit un préalable à ce rêve d’état africain. 
 
Chers africains, changeons notre de mentalité et notre manière de faire la politique !!!! 
Source © : Mayacine Diop Chroniqueur sur Xalima.com 
Le noble, l’affranchi et l’esclave !  
[Redaction Xalima.com] Le Sénégal est un pays unique au monde. Il charme autant qu’il étonne. Certains sont sympas, adorables, simples et faciles, (...) 
Redaction Xalima, mercredi 4 juillet 2007  
 
Le Sénégal est un pays unique au monde. Il charme autant qu’il étonne. Certains sont sympas, adorables, simples et faciles, d’autres sont arrogants, orgueilleux et hautains. Certains se disent plébéiens, d’autres se disent nobles par leur descendance. Le spectacle médiatique que se sont offert Ahmed Khalifa Niasse et Cheikh Tidiane Niasse, fils de Moustapha Niasse, leader de l’AFP est un aspect révélateur de la crise profonde de conscience de l’homme sénégalais. C’est quoi ces histoires, de « noble », d’ « affranchi » et d’« esclave » ? Rien, que des inepties. Ces idées appartiennent aux temps archaïques, reculés et des attardés mentaux. Dommage que les présupposés nobles ressuscitent ces mots et maux de l’Europe féodale et de l’Afrique des empires. Le noble est une pire création d’une minorité oligarchique visant à asseoir et prévaloir sa domination sur une majorité servile et asservie par la même minorité. Certaine exégèse de la religion musulmane renvoie le terme noble à la connotation morale et non sociale. Le noble est celui qui est vertueux et non celui qui est riche où qui vient d’un lignage ancestrale ou religieuse. Le noble n’est ni l’apanage de la famille des « Niasse » de Kaolack, ni non plus celui des « Sy » de Tivaouane, ni pour autant celui des « Mbacké-Mbacké » de Touba. Personne n’est noble par la « barbe » ou par le « sein », on est noble par la droiture, la dignité et l’honnêteté. . Le noble s’acquiert par des actes et pratiques saines et saintes. Le noble est celui qui est honnête, sérieux, droit,  
pieux. Mais pas celui qui se range derrière une lignée ancestrale, où d’un apparenté social ou religieux avec un saint pour exploiter la misère et le fanatisme aveuglant de certains dogmatiques. Donc que Cheikh Tidiane Niasse dit à Ahmed Khalifa Niasse qu’il est un d’esclave affranchi et Moustapha est son maître relève d’une pure absurdité, d’une grande ignorance et d’une grande bassesse. 
 
Le Sénégal noble, n’appartient ni à son père Moustapha Niasse, ni à son rival Ahmed Khalifa Niasse, ni à lui-même. Le Sénégalais noble est celui qui ressemble à Talla Sylla, à HOuraichy Thiam. Voilà des gens malgré l’occupation des fonctions politiques, ont pu faire face à la dure réalité de l’Etat et au grand charme et attrait de l’argent pour garder leur honnêteté et dignité. C’est ça le noble. 
 
Ce débat « je suis noble » et toi l’ « esclave » ou l’ « affranchi » n’a aucun sens, c’est insipide et puéril. C’est même insultant de la part du peuple sénégalais. On s’en fou que Moustapha Niasse, ou Ahmed Khalifa Niasse appartiennent à la classe nobiliaire. On s’en tape vraiment. Ces termes sont sources de division, de conflit et de querelle. Donc ça ne nous intéresse pas, 
 
Ce qui nous intéresse, c’est la personne, ce sont ses actes, ses pratiques et ses méthodes. Que celles-ci soient transparentes et claires. Comment quelqu’un peut se réclamer noble et il est accusé de fraude, de triche, de vol et d’asservissement. 
 
On peut être descendant de Baye niasse, de Mame Cheikh Amadou Bamba, de Mame El hadji Malick Sy et ne pas être ou se comporter comme eux. 
 
Donc arrêtez et parlez nous autres choses. 
Source © : Adama Diouf Chroniqueur sur Xalima.com 
Wade tient le pays en otage  
[Redaction Xalima.com] Me Abdoulaye Wade sévèrement averti lors des législatives du 3 juin, marqué par un taux de participation absolument faible, (...) 
Redaction Xalima, mardi 19 juin 2007 
Me Abdoulaye Wade sévèrement averti lors des législatives du 3 juin, marqué par un taux de participation absolument faible, tarde à réagir face à la montée des périls et de la forte demande sociale. Il minimise, il dédramatise, il provoque et joue même la comédie face au cri de détresse du Gorgolou sénégalais. Le Sénégal va mal, le peuple est fatigué, très fatigué. Tout est cher : riz, huile, sucre, lait, électricité, essence etc. L’état de santé des hôpitaux est délabrant, pas d’eau potable pour les populations de Fissel comme tant d’autres communautés rurales. Les sénégalais sont laissés à la merci de la pauvreté chronique et de la débrouillardise. 
 
Pis même ceux qui gouvernent sont malpropres et souillés par des actes de détournement, de crime et d’assassinat. La morale politique n’y est plus, la vertu sociale est bafouée, le prestige religieux est rabaissé et honni, la blasphème est récurrent, les repères culturels sont écrabouillés, démolis et foulés au pied, la légende dorée des ancêtres et l’épopée magnifique des héros sont brisées par les louanges et flatteries adressées au chef avide de gloire et d’honneur. Dans le royaume de Wade, rien ne mérite, tout s’arrache, tout se vole, tout se dispute, tout se corrompt, il suffit d’être comme le maître griot Iba Der Thiam, comme les voyous Farba Senghor, et Pape Samba Mboup, comme le transhumant Mbaye Jacques Diop et comme le félon Abdourahim Agne pour réussir. On est bel et bien dans le pays des chefs voleurs, des truands confirmés et des criminels organisés. Rien ne se tire au  
lair. On tripatouille la constitution, on couvre de lauriers des bandits et des assassins, on élève en grade des incompétents, on chante l’éloge et l’épopée des nuls et des tueurs en série, on fait l’apologie des félons et des transhumants politiques. On recase et on blanchit des politiciens sans vergogne et sans scrupule. On est dans le pays où le mensonge, la ruse, la tromperie sont les valeurs cardinales. Les mots n’ont plus leur sens. Il faut écouter et se taire parce qu’on connaît la suite. La suite c’est qu’il y a rien, rien qui bouge au Sénégal. Les clignotants sont au rouge, les locomotives sont aux arrêts. C’est la marque d’un marasme économique, d’une désagrégation sociale, d’une dépravation culturelle et éthique. En d’autres termes l’avenir est martelé au fer rouge, l’horizon s’assombrit, le crépuscule demeure, l’aurore tarde à faire jour, c’est le règne de l’apocalypse et de l’hypothèque. Les lueurs et les leurres se télescopent, l’espoir et le désespoir s’assemblent et se ressemblent. Bref c’est le flou, le désordre, et l’informel telle la marque wadienne. 
 
Face à cette nébuleuse situation, Me Abdoulaye Wade, ferme ses yeux et persévère dans l’inertie et dans l’immobilisme, dans la rhétorique et dans la fantasmagorique, dans l’illusion et dans la dépression. Quelle cécité politique ! 
 
Aujourd’hui l’heure est grave et il n y a plus de temps à perdre. Le mal est identifié, il faut l’attaquer et l’éradiquer. Voilà la mission que les Sénégalais ont confié à Wade en le réélisant hautement le 25 février dernier. Une mission qui peine à se concrétiser, parce que les lignes restent figées, elles restent sur place, c’est le statu quo total. Les pauvres hommes restent toujours dans les ministères, les directeurs laxistes dirigent toujours les entreprises nationales et stratégiques. Il y a urgence, urgence de changer les hommes, les méthodes, les pratiques, urgence aussi de diminuer le coût élevé des alimentaires et des premières nécessités, urgence de diminuer le train de vie de l’Etat tout en faisant dégringoler d’abord le nombre exorbitant de ministres. A l’heure où nous sommes rien de tout cela n’est fait. Pourquoi Wade hésite à former un nouveau gouvernement ? Il est temps de s’acquitter à ce rite républicain, soit il maintient Macky dans ses fonctions primatoriales ou le remplace par un autre ou une autre, le sexe importe peu, parce que dans les démocraties et les régimes politique comme notre pays, le Premier ministre est une sorte de canisse du Président, il n’a aucun droit prérogative. L’essentiel est qu’il soit compétent. L’essentiel aussi que les impies soient déversés dans des fosses septiques parce qu’il y a beaucoup d’excréments dans le gouvernement Wadien. 
 
On s’en tape d’un premier ministre femme, ou masculin. Ce qui est important c’est l’action, l’action concrète et efficace du Président de la République. Depuis qu’est lancée l’idée de renouvellement de gouvernement, c’est l’expectative et la débandade dans les départements ministériels, rien ne bouge, tous les ministres se rivalisent d’ardeur dans l’art de la flatterie, de et d’allégeance à Wade. Ils ne font plus rien. Bref c’est la léthargie viscérale au sommet de l’Etat, ou le sommeil a atteint son summum au moment où le peuple désespéré s’impatiente que des changements importants soient opérés au niveau de la cour royale mais surtout au niveau de leurs conditions de vie quotidienne. Mais pour l’instant c’est un silence de cimetière, seul le chef parle et gesticule, on dirait qu’il a envie de nous enterrer. C’est une véritable prise en otage. 
Source © : Adama Diouf Chroniqueur sur Xalima.com 
Karim Wade futur président du Sénégal ? 
Pourtant son père n’est ni mort, ni dans le coma, ni dans l’agonie et ni dans une fin de règne et pourtant sa succession fait l’objet d’une rage (...) 
Redaction Xalima, samedi 24 mars 2007 
Pourtant son père n’est ni mort, ni dans le coma, ni dans l’agonie et ni dans une fin de règne et pourtant sa succession fait l’objet d’une rage débat par média interposé et dans les coulisses. Et dans l’hypothèse des prétendants Wade fils, qui se prénomme Karim figure dans la liste pressentie par le père. Vrai ou faux, en tout cas la lourde tendance semble être favorable à l’enfant métis du point E. Le débat pour la succession de Wade est un faux débat et ne cadre pas dans les règles et dispositions qui régissent la constitution du Sénégal. Le Sénégal n’est ni un royaume, ni une monarchie, c’est une République démocratique dont la transmission se fait par le suffrage universel direct et non par la barbe ou par le sein, comme le fut le grand royaume manding du Kaabou. Et là le Président Wade s’est mis gravement porte à faux avec la constitution qu’il avait fait adopter le peuple sénégalais en 2001 en relaçant publiquement et solennellement le débat sur sa succession. Karim Wade est un citoyen sénégalais, il a le droit comme lui confère la constitution sénégalaise de briguer un mandat présidentiel comme tout bon sénégalais. Mais son accession à la haute magistrature suprême du pays doit être un combat de lutte hautement démocratique mais pas un forcing, un parachutage, ou une imposition totalitaire. Abdoulaye Wade ne doit en aucune mesure sous prétexte que ce soit donner les rênes du pouvoir à son fils sur un plateau d’argent et doré. Passé à un tel acte relèverait de pur arbitraire, et de grande insulte à la  
ie sénégalaise dont il est une des figures de prou et emblématique. Ça serait un grand bond en arrière vers l’obscurantisme et le népotisme politique. Me Abdoulaye Wade oserait t-il porter un tel lourd fardeau politique et moral qui lui hanterait à éternité son esprit et sa conscience ? Quoi qu’on puisse dire, Karim Meissa Wade a flirté avec les grands princes et rois pétroliers d’Arabie et Magrébins qui l’ont certes contaminé le virus du pouvoir et de la monarchie. Au-delà des bonnes relations que le royaume chérifien entretienne avec le Sénégal par le biais de la confrérie TIJANIA, Karim Wade entretient d’excellentes relations avec Mohamed VI. La cordialité de leur relation n’est ni factuelle, ni circonstancielle, elle est liée à l’histoire. Mohamed VI a toujours voué une grande estime à Me Abdoulaye Wade, estime qui a pris racine lors des moments d’opposant de l’actuel président sénégalais, estime que le pouvoir a raffermi et consolidé. En plus l’amitié entre Karim et M6 ne date pas aujourd’hui, elle remonte depuis les amphithéâtres de l’université Sorbonne. Par le contact de son ami roi, des émirs koweïtiens et des rois saoudiens Karim veut t-il goûté à la succulente sauce du pouvoir ? 
Source © : Adama Diouf Chroniqueur sur Xalima.com 
ESTIMANT QUE LES SENEGALAIS VIVENT « UN CALVAIRE DANS TOUS LES SECTEURS » 
La « Coalition Alternative 2007 » exige le retour de Me Wade au bercail 
vendredi 31 août 2007, par Nettali /  
Le Ppopulaire.La « Coalition Alternative 2007 », qui s’est réunie hier à son siège, à Sacré-Cœur I, sous la présidence de Moustapha Niasse, Secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp), exige le retour du président Wade au bercail, estimant que « les Sénégalais vivent un calvaire dans tous les secteurs ». 
« Les populations sont confrontées à des difficultés de toutes sortes. La dette intérieure est très élevée et n’est pas encore payée. Le gouvernement dit des contrevérités sur la situation de l’hivernage et ne dit mot sur le déficit vivrier qui sévit chez les paysans. Les Sénégalais vivent un véritable calvaire dans tous les secteurs. Pendant ce temps, les divisions au sein du Pds et les luttes internes pour la présidence du Sénat illégal et illégitime occupent les médias pour détourner l’attention des Sénégalais », dénonce Massène Niang, porte-parole de la « Coalition Alternative 2007 ». Enfonçant le clou, le Coordonnateur national du Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu) estime que « les problèmes des populations n’intéressent pas nos gouvernants. Ce qui les intéresse actuellement, c’est de savoir qui va être président du Sénat ? Pourquoi on est contre Pape Diop ? Ils ne s’occupent que de palabres politiciennes ». Par conséquent, la « Coalition Alternative 2007 », par la voix de son porte-parole, souligne que « les Assises nationales sont une nécessité évidente pour évaluer la situation et échanger sur des solutions possibles et les mécanismes acceptables pour les mettre en œuvre concrètement. Les Assises nationales sont une trouvaille pour permettre aux Sénégalais de se mettre autour d’une table. Nous n’excluons personne ». Dans le même registre, Massène Niang tient à faire des précisions, suite à la sortie de la Convergence des actions autour du président de la République pour le IIIe millénaire (Cap21) et celle des cadres libéraux. « Nous avons toujours dit que le pouvoir peut venir pour qu’on évalue les problèmes du pays. Mais, il n’y a rien de diable. Tout ce que les gens ont dit, ils l’ont dit à titre personnel. Mais, au niveau du Front Siggil Sénégal et de la Coalition Alternative 2007, nos voix sont claires : nous appelons à une concertation nationale où toutes les composantes de la nation seront présentes pour évaluer ensemble et d’une manière démocratique. Personne n’aura le privilège de la vérité. Qu’on évalue ensemble et qu’on trouve des solutions ensemble. Les Assises nationales sont une solution adaptée aux problèmes de notre pays », indique-t-il. Par ailleurs, Moustapha Niasse et compagnie continuent de réclamer que toute la lumière soit faite sur les 52 milliards qui avaient été votés à l’Assemblée nationale pour les besoins du « Plan Jaxaay ». Un plan qui, selon le porte-parole de la « Coalition Alternative 2007 » a « radicalement échoué, parce que les zones inondées sont restées les mêmes ». 
Cheikh Hamidou Kane à propos du manque de dialogue politique entre l’opposition et le pouvoir 
« Nos élites doivent revenir à nos valeurs et pratiques de notre culture » 
jeudi 30 août 2007, par Nettali /  
Dans une interview accordée à Laurence Gavron parue dans le site internet spécialisé dans l’information culturelle "wootico.com", l’auteur de ‘’L’aventure ambiguë’’, Cheikh Hamidou Kane évoque la situation politique actuelle du Sénégal marquée par un dialogue de sourds entre le pouvoir et une partie de l’opposition. Homme de culture, Cheikh Hamidou Kane qui est poète, romancier, philosophe, économiste, a eu à occuper le poste de ministre au Sénégal. Fonctionnaire international, il vient de céder la présidence du Conseil d’administration de l’Ong internationale, Enda Tiers-monde. 
Cheikh Hamidou Kane explique ainsi pourquoi, malgré tous les problèmes que connaît le Sénégal, le pays n’a jamais connu de guerre, de conflit ethnique ou encore de coup d’Etat. Pour l’auteur du célèbre roman ‘’L’aventure ambiguë’’ qui constate pour le déplorer l’absence de dialogue entre le pouvoir et l’opposition au Sénégal, les « élites » de notre pays ne se souviennent « pas de ce qu’ont été les valeurs et les pratiques de notre culture ». Or, « aussi loin qu’on peut remonter dans le temps, notamment depuis que nous sommes en contact avec l’Occident, on doit constater que la pratique politique, la pratique sociale, dans notre pays, a toujours été nourrie des valeurs de dialogue que porte notre culture traditionnelle, de "palabre", pour, à la place des conflits violents, susciter des dialogues ». Et ce ne sont pas les exemples qui manquent aux yeux de Cheikh Hamidou Kane qui cite les exemples de Cheikh Ahmadou Bamba et d’El Hadji Malick Sy. C’est ainsi que soutient-il : « un homme comme Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie des mourides, a inquiété les colonisateurs à cause de sa popularité grandissante. Ils ont essayé de l’intimider, l’ont provoqué de toutes les manières possibles, le convoquant à Diourbel, le convoquant à Saint-Louis, le menaçant d’exil et finalement l’envoyant en exil. Face à tout ça il aurait pu réagir par la violence, mais il n’a pas choisi cette solution. La même chose pour El Hadj Malick Sy, qui n’a jamais voulu prêcher la guerre sainte. Ahmadou Bamba et El Hadj Malick Sy étaient vraiment des Musulmans très orthodoxes. L’un et l’autre se sont inspirés de la tradition culturelle sénégalaise, associative, les classes d’âge, ainsi de suite, pour prêcher l’Islam, prêcher le travail, prêcher la solidarité. Voilà une manière de réagir à un défi, autre que la violence. Ça, ce sont des choses dont l’Histoire de notre pays est remplie ». La même règle demeure valable sur le plan politique ainsi que sur le plan syndical, selon Cheikh Hamidou Kane. « Aussi loin que l’on remonte, à partir du moment où la population noire du Sénégal a eu voix dans le domaine politique, on a vu des leaders politiques comme Blaise Diagne, puis Galandou Diouf, Lamine Guèye, puis Senghor, Mamadou Dia, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, se disputer le pouvoir politique, et on pourrait faire la même constatation en ce qui concerne le mouvement syndical au Sénégal, il y a toujours eu des leaders, des groupes, et des partis, des chefs d’État nombreux, qui ont coexisté, qui ont dialogué et qui se sont mesurés, et ça s’est toujours bien déroulé. Ça, c’est un passé que nous devons à notre culture, et pour rien au monde il ne faut mettre un terme à ça. Je pense que c’est à ça que nous devons de ne pas avoir eu de coup d’État militaire, un des seuls pays d’Afrique où il n’y en a pas eu ». Autant de choses qui renforcent Cheikh Hamidou Kane dans sa conviction que c’est à cette culture traditionnelle sénégalaise qu’il faut recourir. Pour lui, « il faut dialoguer pour la compétition pour accéder au pouvoir, mais il faut aussi élever le débat, l’élever et l’approfondir en même temps. Et en même temps qu’on débattra pour savoir qui va être président, député, maire, il faudra débattre pour savoir quelle est la meilleure éducation, quelle sera la place des langues nationales dans l’éducation, quelle est la meilleure politique agricole, étant donné ce pays en particulier, il faut élever le débat et l’approfondir, et c’est de cette façon que le Sénégal pourra continuer à vivre en paix mais aussi pourra offrir une espèce de modèle pour son intégration. Et je dis que le Sénégal est doté des cadres qu’il faut, des intellectuels qu’il faut, de la population qu’il faut pour ça, des ressources humaines qu’il faut. Mais pour ça, il faut entre autres que nous jouions le jeu ». N’empêche, l’auteur de ‘’L’aventure ambiguë’’ se veut optimiste, car il garde l’espoir que les choses évolueront de façon plus raisonnable pour le Sénégal, mais également pour tout le continent. D’ailleurs, il se dit heureux d’avoir entendu le président Wade, lors de la commémoration du 150ème anniversaire de la mairie de Dakar « dire qu’il fallait maintenant que les leaders politiques s’inspirent de l’Histoire de leur pays, de leur passé ». Un discours que lui a toujours prôné. 
Pour une identité africaine noire 
Cheikh Hamidou Kane reste un ardent défenseur d’une identité africaine noire et s’en explique. « Je ne veux pas dire par là que les autres Africains ne sont pas du continent, mais je considère qu’il y a entre les Noirs, des valeurs identitaires communes qu’il ne faut pas écarter sous prétexte qu’on ne veut pas apparaître comme étant raciste ou qu’on ne veut pas diviser le continent. Je crois que les Noirs d’Afrique ont un certain nombre de caractéristiques communes, quelques-unes d’ordre culturel, par exemple le fait qu’ils appartiennent tous à une culture de l’oralité. On peut me dire que tous les peuples du monde ont commencé par là, c’est vrai. Mais il se trouve que de tous les peuples du monde seuls les Noirs d’Afrique sont encore au XXe siècle, et même au XXIe siècle, massivement dans la culture de l’oralité, même si, aujourd’hui, on est en train de transcrire les langues, d’utiliser les alphabets pour les transcrire et les moderniser. Et je suis tout à fait pour ça, et pour enseigner ces langues, à tous les niveaux. Mais il reste qu’il y a là une caractéristique commune entre tous les peuples d’Afrique noire. Je ne veux pas dire par là qu’il n’existe qu’une seule langue africaine orale, il y en a des milliers. Mais, malgré la multiplicité de ces langues, quand on réfléchit et quand on les examine on se rend compte qu’il y a de profondes similitudes entre ces diverses langues, leur structure, une manière d’utiliser la langue, la parole, pour exprimer l’identité, qui est commune à tous ces peuples. Donc ça, c’est une caractéristique commune aux pays d’Afrique noire. Et je crois aussi que si on collecte les traditions orales, les épopées, les contes, les proverbes, en usage dans tout le monde noir, on se rendra compte qu’il y a beaucoup de similitudes qui définissent une culture noire. Il y a donc un patrimoine culturel commun au monde noir, qu’il s’agira de faire ressortir clairement. En troisième lieu, le monde noir a en commun la manière dont il a été traité par l’Europe et l’Occident européen, depuis les grandes découvertes de l’Afrique, à partir du moment où il a existé des contacts et des échanges inégaux, et des relations qui ont été injustes dès le départ, et le fait que la traite négrière a concerné tout le continent noir, traite négrière dont les auteurs, les initiateurs, au départ, sont des blancs, d’Europe ou d’Asie, je veux parler des Arabes ». Sur tous ces aspects et sur tant d’autres, avec leurs côtés positifs et négatifs, Cheikh Hamidou Kane appelle la conscience politique africaine à s’y abreuver en tirant les leçons. Il pense à la division du continent par le colonisateur blanc. Et martèle : « C’est par rapport à cette réalité-là que les Africains devraient comprendre que pour devenir vraiment indépendants, il ne suffit pas de se subdiviser en 53 petits États conformes au schéma que les Occidentaux en avaient fait, après le congrès de Berlin de 1884, et que nous ne serons vraiment indépendants, nous ne retrouverons véritablement l’identité africaine que lorsque nous aurons l’unité africaine. Il n’est pas normal que la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie divise la communauté haalpulaar en deux, les Peuls du Sénégal et ceux de Mauritanie. Au point que, lorsque les Maures ont des problèmes avec les haalpulaar de Mauritanie, ils les chassent et ils se réfugient au Sénégal. C’est aberrant... », regrette-t-il. 
A propos de l’enrégimentement de l’espace médiatique  
Par | | vendredi 31 août 2007  
Selon Amadou Mohtar Mbow le nouvel ordre de l’information doit prendre forme déjà dans le contexte national avant de triompher à l’échelle mondiale. Effectivement, le pluralisme médiatique est le pendant du pluralisme politique à ce titre, il est une pièce maîtresse de la démocratisation en cours en Afrique. 
Dès lors on comprend l’engagement de toutes les forces sociales dans la lutte pour faire triompher la liberté de presse laquelle est encore menacée par l’enrégimentement de l’espace médiatique qu’organise le pouvoir encore tributaire de la culture du parti unique. 
I - Le pluralisme médiatique et le combat pour la démocratie 
L’oblitération de la liberté de presse par le pouvoir reproduit purement et simplement l’idéologie du parti unique laquelle commande l’instrumentalisation de la presse par le politique. 
Ce dernier considère comme une sérieuse anomalie l’existence d’un espace médiatique qui échappe à sa juridiction. Ainsi use-t-il des méthodes prédatrices pour venir à bout d’un tel danger. Une telle hostilité à l’égard du monde de la presse nous a suggéré le concept d’infophagie lequel rend compte de la violence que déploie le pouvoir pour démanteler l’infrastructure médiatique. 
Déjà, le président Léopold Sédar Senghor éprouvait beaucoup de difficultés pour accepter le recrutement de citoyens par trop libres dans les médias d’Etat. Ces derniers étaient souvent considérés comme des membres de l’opposition qui pêchent en eau trouble. 
A ce propos, Bara Diouf l’ex-Directeur Général du Soleil éclaire notre lanterne en ces termes : Senghor m’a dit qu’il paraît que le Soleil recrute les hommes de l’opposition ? Penses-tu ? Je lui dis que c’est vrai monsieur le Président. Ils sont là. 
A la question du pourquoi je lui dis que le CESTI est une école nationale universitaire et les Sénégalais qui en sortent avec leurs diplômes ont le droit de travailler. Quand vous me nommez Directeur Général du Soleil, vous ne m’avez pas dit de demander la carte du Parti avant de recruter les journalistes. Néanmoins, je lui ai fait savoir que ce sont des gens qui tiennent compte de la ligne rédactionnelle du Soleil. C’est ainsi que Senghor organisait ma défense devant le Bureau Politique. 
La démarche mise en évidence dans ce passage illustre l’emprise du pouvoir sur la presse pour des raisons d’endoctrinement politique. Il s’agit là du fil d’Ariane qui relie la conception impériale de Senghor au sujet de l’information à la démarche liberticide du pouvoir de l’alternance dont l’ambition est de corroder le pluralisme médiatique. 
En effet, cette réaction politique découle de l’illusion que véhicule le pouvoir qui confond information et propagande. 
Il est tout à fait évident que cette illusion témoigne d’ l’ostracisme dont Maître Wade fait montre à l’égard de la liberté d’expression dont la liberté de presse est un mode d’effectuation. 
Un tel déficit démocratique peut s’expliquer par la culture du Parti unique qui irrigue la vision du Chef de l’Etat dont le séjour dans le senghorisme a eu pour effet son ancrage au monolithisme politique. 
Dès lors la politique de communication du pouvoir issue de l’alternance est mise en œuvre sur la base des canaux de la propagande. 
Sur ce terrain, Maître Wade, mieux que Abdou Diouf fait redoubler dans l’espace médiatique la démarche de Senghor qui avait plombé le pluralisme médiatique non sans faire la chasse aux sorcières dans les médias d’Etat contre les journalistes mal pensants. Ces derniers étaient simplement considérés comme des militants de l’opposition qui sont nuisibles à la bonne marche des Institutions de la République. Sur la base de cet anathème, ils étaient bannis et privés de leurs droits fondamentaux dans les sphères de l’Etat, où certaines fonctions bien que relevant de leur compétence ne leur fussent pas conférées. Bara Diouf éclaire notre lanterne à ce sujet en ces termes : "j’accepte la pluralité des idées : l’essentiel c’est qu’on me respecte dans mon journal…Quand on vient demander un travail au Soleil on sait que ce journal est du service public, qu’il a une ligne rédactionnelle et par conséquent il faut respecter ses positions. Il y a des gars que je n’envoierai jamais aux Bureaux Politiques du PS ni aux Congrès Socialistes. Quand Senghor voyageait, j’envoierait un autre. Je ne pouvais pas leur donner des postes officiels au sein du Soleil sinon les socialistes auraient tiré sur moi. » (Soleil 1er octobre 2003) 
Cette démarche politique, hostile à la libre expression et réfractaire au pluralisme dans le régime de Senghor, a ressurgi, sur le registre de la négation de la négation hégélienne sous les oripeaux d’un renouveau médiatique initié en 2000. Cette nouvelle dynamique politico médiatique a hypothéqué les sérieuses conquêtes de la liberté de presse engrangée sous le pouvoir de Abdou Diouf. Force est, de noter que le prédécesseur de Maître Wade avait fait montre de plus de clairvoyance et de sens de la transcendance pour poser des actes décisifs au grand bonheur du pluralisme médiatique. 
S’arrachant à la pesanteur politique que charriaient à la fois son parti et son gouvernement, Abdou Diouf a fait œuvre nouvelle en accordant une fréquence pour la première fois à un groupe de presse indépendant en occurrence le groupe Sud Communication. Qui plus est il peut se targuer de n’avoir jamais mis dans les fers pour délit de presse un journaliste. A l’inverse, il n’est pas exagéré d’établir une analogie entre l’agression de la liberté de presse perpétrée par le régime de Wade et la démarche réductrice de la liberté de presse du régime de Senghor. Ces deux derniers dans une identité de vue parfaite considère la presse comme le vecteur privilégié de la propagande officielle ainsi partagent-ils la même intolérance à l’égard des hommes de la presse libre et indépendante. 
Dans cet ordre d’idées il est facile de relever les cas de maltraitance des hommes de la presse, entre 2000 et 2007 les exemples font légion. Récemment, le groupe Sud Communication a fait l’objet d’une agression policière sans précédent dans l’histoire du Sénégal. Les autorités politiques ont par la suite ordonné la fermeture de Sud FM et dans le même mouvement interdit la parution de Sud Quotidien. Cette escalade repose sur l’alibi de mauvais aloi selon lequel l’interview accordée par le groupe Sud Communication au rebelle Saliou Sadio porte atteinte à la Sécurité nationale. Cet état de fait a suscité de vives protestations. Le peuple sénégalais dans ses différents segments a réagi avec véhémence pour exprimer son indignation et ainsi interpelle les autorités pour qu’elles fassent observer scrupuleusement le principe de la liberté de presse. 
Le collectif des journalistes sénégalais pour la défense de la liberté de presse a fait sien ce combat démocratique en organisant une marche pacifique de concert avec le synpics. 
Cette manifestation civique est destinée à 
protester contre la fermeture de Sud FM le 17 octobre 2005 
dénoncer les menaces sur la liberté de presse 
demander l’arrêt des poursuites engagées par l’Etat contre les journalistes. 
La société civile dans son entièreté a fait chorus avec le monde des médias pour s’impliquer dans ce combat dont l’enjeu est la préservation des paradigmes de la démocratie au Sénégal. 
A l’unisson les diverses forces sociétales dénoncent la dérive autoritaire du pouvoir et mettent en demeure celui-ci dans son ambition de créer un ordre médiatique unidimensionnel. La société civile met en évidence le caractère démocratique du pluralisme médiatique et invite tous les citoyens à s’impliquer dans le combat pour la liberté de presse. 
Pour mieux apprécier la pertinence de cette réplique il suffit de prendre en considération la lettre ouverte que la société civile a adressé au président de la République : « le peuple sénégalais unanime reconnaît la contribution majeure de la presse sénégalaise à l’élargissement des libertés et des conquêtes démocratiques. Monsieur le Président de la République votre gouvernement malgré les promesses que vous avez faites au peuple au lendemain de votre accession à la magistrature suprême ne cesse d’exercer diverses pressions sur la presse. Nous condamnons cette escalade de violence et d’atteintes aux droits et libertés d’informer et d’être informé garantis par notre constitution et les textes fondamentaux auxquels le Sénégal a souscrit. 
Les forces sociales du monde rural ont apporté leur solidarité aux journalistes, en faisant leur le combat pour la liberté de presse, grâce à laquelle leur espace de travail est sorti de l’enclavement et de l’oubli. L’émission Waar-Wi de Sud FM est une tribune libre des paysans, des pêcheurs et des éleveurs. 
Le CNCR (le Comité National des Conseillers Ruraux) avec ces 22 fédérations de producteurs ruraux soutient le combat du group Sud Communication d’autant plus que ce dernier donne aux problèmes du mondes rural une grande visibilité. 
DU BIEN -FONDE DES ASSISES NATIONALES. 
Par | | mercredi 29 août 2007 | 
« Heureux celui qui joint la santé à l’intelligence ». Cette phrase de Ménandre n’est pas applicable au Sénégal qui est malade de son économie et de ses institutions inintelligentes ! 
Lorsque le colonisateur français termina la pacification de ce qui deviendra le Sénégal « moderne », il implanta les institutions du XIX es de son pays : l’Etat jacobin avec les idéologies de l’Europe industrialisée (socialisme, libéralisme, marxisme léninisme) et les partis politiques sans les deux phases essentielles à l’évolution de sa société. Les idéologies sont mortes avant qu’on ait véritablement réglé les questions liées à ces phases. De quoi s’agit t-il ? 
1. Le XVIe siècle ou Renaissance a vu à travers la « révolte » luthérienne ou la Réforme, l’individu redéfinir sa relation avec l’Eglise, reconquérir sa conscience par une remise en question de l’obscurantisme sans aboutir forcément à ce que Michel Vovelle appelle la déchristianisation. Vous savez la religion chrétienne, à l’époque exerçait son magistère sur les consciences (il suffisait d’acheter, par exemple, des indulgences- au prix fort- qu’on accrochait, ensuite, à la devanture de sa maison pour espérer entrer au Paradis !), interdisait jusqu’au rire ; c’est ce que Rabelais a essayé de tourner en dérision dans son roman, Guarguantua en parlant de la fonction thérapeutique du rire. C’est cette phase très importante qui structure toute la pensée d’un auteur qu’on aime bien citer au Sénégal, Max Weber. La Réforme libéra l’individu. En d’autres termes, dans l’évolution des sociétés, les remises en question et les réflexions internes à une sphère donnée comme celle du religieux peuvent contribuer à faire avancer les choses. Nous avons l’habitude de dire que c’est à l’intérieur des monastères que prit naissance le siècle des Lumières. 
2. La Révolution de 1789 sépara le politique du social, l’Etat de la société civile : Marx le dira comme Burke qui a compris le principe organisateur du social qu’était la Déclaration des Droits de l’Homme. La démocratie nécessite une certaine abstraction et l’universalisme de la citoyenneté. L’élection présidentielle de février 2007, par une approche du comportement citoyen nous a fait beaucoup réfléchir : cerner ce citoyen sénégalais qui a voté en février 2007 est extrêmement difficile, il échappe à une certaine rationalité. La pauvreté et la vénalité peuvent - elles tout expliquer ? Quelle est la part de revanche des forces féodales, traditionnelles conscientes ou manipulées sur les élites ? La citoyenneté reste à construire au Sénégal. 1789 a laissé émerger un citoyen jaloux de ses prérogatives, prêt à se battre pour conserver son autonomie et ses droits. 
Ces deux phases consolidées par le besoin de reconstruction après les deux guerres mondiales constituent le socle sur lequel repose la démocratie libérale occidentale en faisant du citoyen, une personne souveraine et respectée. Nous ajoutons simplement que les grandes démocraties se solidifièrent à travers des luttes, des batailles d’idées mais aussi par le courage dont leurs élites firent montre pour résoudre leurs contradictions criardes. Ainsi en Angleterre, la Grande Charte structurée autour de Jean Sans Terre, en 1215, par les magnats ne constituerait pas aujourd’hui le ciment de cette démocratie libérale s’il n’y avait pas la longue lutte entre les Whig et les Tories ou entre les travaillistes et les libéraux, ceci dans le respect des citoyens. Un autre exemple non dénué d’intérêt pour le Sénégal est celui des Etats unis d’Amérique : l’Américain entretient une relation quasi religieuse avec la Constitution de l’Etat fédéral, pourtant que de luttes, de débats entre l’indépendance des 13 colonies en 1776 et le Mouvement des « civil rights » dirigé par Martin Luther King dans les années 60. Au XIXe siècle, les politiciens et universitaires américains se sont surtout focalisé sur la relation entre « Church and state », Etat et religion. 
Si nous convoquons l’histoire, c’est pour mettre en exergue toute la complexité de la situation du Sénégal qui exige un nouveau départ, un nouveau contrat social. Personne ne peut nier l’existence d’une véritable crise de légitimité qui se manifeste à travers la caducité du « contrat de confiance » devant structurer tout fonctionnement démocratique. Dès lors, les assises nationales trouvent toute leur justification. Au-delà, du blocage du dialogue politique entre pouvoir et Front Siggil Sénégal (FFS), le Sénégal qui selon les termes de Momar Coumba Diop (Politique africaine n° 104, décembre 2006) se situe à la Croisée des Chemins. Nous allons simplement attirer l’attention sur quelques éléments : 
1. Au Sénégal, on ne gouverne pas, on règne. Un phénomène que tous les démocrates ont souvent déploré depuis 2000 car les institutions sont souvent vidées de leur substance par des mécanismes divers qu’on peut résumer par l’absence d’autonomie des différents pouvoirs, la cannibalisation de tous les autres pouvoirs par l’Exécutif, la création d’institutions sans leur magie parce que contestées dès le départ ou sans grand impact (CENA, CNRA, Commission contre la corruption ou les grands corps de contrôle de l’Etat, etc.), l’ impuissance d’institutions importantes comme le service des impôts et domaines face à la gestion foncière, le Conseil constitutionnel déclaré souvent incompétent, etc. tout ceci débouchant sur une forte tendance de recomposition de l’autoritarisme avec des velléités dynastiques . Mieux à la place d’un Exécutif arbitre, on a plutôt un Président partisan qui favorise la reconstitution d’un parti-Etat en restant lui-même à la tête de son parti. Cette tendance à l’autoritarisme s’accompagne d’une liquidation des forces politiques par le phénomène exacerbé de la transhumance ou le contrôle et la limitation de la démocratie par la création de partis suscités ou financés par le pouvoir. Comment peut –on décider d’avance que tel ou tel parti va régner 50 ans à la tête du pays, ou qu’on va remporter les élections avec 56% des suffrages exprimés dans un pays démocratique où les citoyens ont atteint un certain degré de maturité et de liberté ? 
2. La remise en question de l’essence du consensus par le triomphe d’une seule volonté, celui du Président de la république, l’absence de concertation, de dialogue sur des questions d’intérêt national (par exemple, on peut circuler sur la voie de contournement de Thiès de d’un bout à l’autre sans croiser une seule voiture, par conséquent, les chantiers de Thiès étaient t-ils vraiment prioritaires ?) ou le processus électoral, empêchent la démocratie sénégalaise de se positionner comme modèle en Afrique. Il faut impérativement un débat politique sur les lois devant garantir la transparence du jeu électoral. 
3. La permanence des pesanteurs socioculturelles : une confusion terrible règne entre les multiples identités chez le Sénégalais qui est à la fois talibé ou marabout, citoyen (dans une moindre mesure), les sphères n’étant pas clairement délimitées. Cette situation se trouve renforcée par les logiques communautaires, outre la religion et la confrérie, on peut mettre en exergue l’ethnie, la région (cf. les différents remaniements ministériels et les récriminations qui s’ensuivent). On assiste de plus en plus à la dissolution du ciment de la nation 
4. L’absence de mobilisation face aux questions essentielles : le combat économique, la crise énergétique, l’immigration clandestine des jeunes, la dislocation de notre tissu industriel, les difficultés du monde paysan et les banlieues de Dakar, le chômage endémique (300 000 salariés pour tout le Sénégal ?), la santé, l’éducation… il y a assez à faire pour tout un chacun. On peut continuer à évoquer les problèmes mais la dénonciation des dysfonctionnements par l’opposition comme par la société civile n’est plus opératoire car ne débouchant sur aucun changement notoire. Dès lors, que faire à un moment où on assiste à une marginalisation plus en plus marquée des élites intellectuelles, économiques et politiques de ce pays ? Le pouvoir se caractérise par une incapacité d’impulser le débat d’idées. Autour du Président de la république, on a son parti le PDS, qui a comme ambition de phagocyter des formations politiques de moindre envergure ; mais les rares débats émanant de cette formation politique tournent autour des privilèges à se partager, les sinécures, les querelles de préséance et aucune idée structurante pour le devenir de la nation. Dans ce cas, lorsqu’ on conquiert le pouvoir, c‘est pour quoi faire ? Cette situation se trouve renforcée par l’inexistence d’espaces de discussions comme fut le Club Nation et Développement ou de figures intellectuelles de proue comme Babacar Sine et ses chroniques, naguère. Hormis le Président de la république et le Professeur Iba Der Thiam qui malheureusement est plus perçu comme un partisan malgré ses compétences intellectuelles indéniables, on ne peut compter sur personne d’autre autour du pouvoir pour apporter des réponses intellectuelles aux questions qu’on se pose. Le plus grave, est que les vrais intellectuels ont capitulé ; par exemple lorsque nous entendons notre sœur Awa Thiam, une pionnière dans le militantisme au PDS mais aussi, au niveau de la réflexion féministe faire l’éloge de Wade dans les radios, on ne peut que fustiger cela car dans le régime PDS, elle peut mieux faire. 
Quant à la Convergence autour du Président de la république ou CAP 21, même si elle essaie de combler le vide, ses prises de position polémiques, le caractère bigarré de sa composition ont fini par installer le doute chez la plupart des citoyens. Pourquoi, ses membres doivent t-ils suivre le Président de la république dans toutes ses prises de décision ? Vont-ils appuyer les velléités d’instaurer le dauphinat, par exemple ? Peut-on compter sur eux pour défendre la démocratie sénégalaise ? Ne sont-ils mus que par leurs propres intérêts ? 
Il est vrai que les partis rassemblés autour du front Siggil Sénégal ont fait quelques erreurs stratégiques en étant complices de la temporisation symbolisée par le couplage ou découplage, avec son corollaire, la prorogation du mandat des députés et des élus locaux et leurs tergiversations au moment de prendre les décisions idoines. Ils restèrent à l’Assemblée mais le boycott du 3 juin les a réhabilités ainsi que leur ouverture vers les forces vives de la nation. Le fort taux d’abstention aux législatives a jeté le doute sur la présidentielle de février et le discrédit sur le parlement qui finalement n’est élu que par moins de 35% de l’électorat. Pire, à l’Assemblée nationale, il n’existe qu’un seul groupe parlementaire, fait unique depuis que le multipartisme est instauré à partir de 1976. Mieux le Sénat tant décrié n’est rien d’autre qu’un pouvoir de plus entre les mains du Président de la République puisqu’il nomme 65% de ses membres. 
Ce que disait Madièye Mbodj en caractérisant la crise qui secoue sa formation politique, And Jëf peut être appliqué à une échelle plus vaste, celle du Sénégal qui traverse lui aussi « une crise d’identité et de perspectives » (Walf du samedi 25 août 2007). Si on y ajoute la dimension éthique et morale, le tableau est complet. 
Oui les assisses nationales peuvent être la réponse. S’il revient aux politiques de leur donner une direction, il appartiendra à la société à travers toutes ses élites (intellectuelles, religieuses, économiques, syndicales, etc.) de leur donner un contenu. Car avec ces assises, en dehors de la crise politique et institutionnelle, il faudra réfléchir aussi sur : 
Les mécanismes de renforcement du potentiel de ressources disponibles ; comment réduire la marginalisation, la pauvreté ? 
Le champ symbolique : quels systèmes de signes, quels mythes et quels lieux de mémoire sélectionner pour outiller l’univers psychique collectif par rapport aux projets de sociétés (on n’en a bien besoin pour lutter contre l’immigration clandestine, pour consommer sénégalais,…) ? 
Philosophique : comment créer les conditions d’émergence d’une société de confiance capable d’éradiquer la corruption et de mettre l’intérêt national au dessus de tout ? 
Les universitaires doivent prendre leurs responsabilités car il ne s’agit pas simplement d’avoir des diplômes mais il faut savoir accompagner les besoins de mutations d’une société car « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » pour répéter Rabelais. Tous les cadres de ce pays, surtout ceux qui ont eu à assumer des responsabilités ou l’exercent encore devront s’impliquer. 
A tous ceux qui expriment leur scepticisme quant à l’applicabilité des conclusions des assises, nous répondons par la force de pénétration des idées en s’appuyant surtout sur Barrès, dans son ouvrage intitulé un homme libre : « il n’ y a pas d’idées personnelles, les idées même les plus rares, les jugements même les plus abstraits, les sophismes de la métaphysique la plus infatuée sont des façons de sentir générales et apparaissent nécessairement chez tous les êtres d’un même organisme assiégés par les mêmes images. Notre raison, cette reine enchaînée, nous oblige à placer nos pas sur les pas de nos prédécesseurs ». Nous aussi au Sénégal, nous avons besoin de notre petite révolution copernicienne. En avant pour les Assises nationales ! 
Penda Mbow 
Présidente du Mouvement citoyen 
1 Réaction 
·  
29 août 2007 11:47  
Je suis d’avis que l’élite intellectuelle devrait se défier des politiques au risque de se compromettre et de tomber dans leurs travers. Mais je voudrais surtout faire quelques observations sur les développements de Mme Mbow. Vous convoquez une période de l’ère moderne de l’Histoire selon l’Occident et posez comme modèle de référence la démocratie libérale occidentale. 
Mes observations à ce propos consisteront à rappeler que l’Afrique a été exclue de cette Histoire décrite selon une perspective occidentale (l’histoire écrite par le vainqueur), l’histoire d’un Occident déterminé depuis 1492 à imposer sa volonté de puissance à tous les peuples du monde. Il faudrait faire une lecture critique de cette Histoire et y inscrire la notre. N’est-ce pas ce que Cheikh Anta avait entamé ? Nos historiens ont beaucoup de pains sur la planche. 
Pour mettre en exergue, le modèle démocratique occidental, vous évoquez les exemples anglo-saxons installés dans de longues traditions, seulement vous oubliez presque de signaler que notre référence est la France : une Grande Révolution puis la Terreur (1° république), puis deux empires, la royauté, puis la 2°, la 3°, ..... puis la 5° République. Pourrait-on mieux parler d’instabilité institutionnelle ? Les critiques politiques français reprochent à la 5° d’avoir institué un Président qui est un véritable monarque dans la république : c’est ce qui est reproché à notre modèle. Fanon disait que "Le Nègre veut être Blanc". C’est peut-être la preuve que nous avons à nous décoloniser et nos historiens devraient nous aider à cela. 
L’élite intellectuelle se doit de garder une bonne distance de neutralité vis-à-vis des politiques, à moins de s’engager courageusement dans ce champs pour y porter la révolution copernicienne à laquelle vous appelez et non une révolution populaire comme certaines dérives tentent de nous y mener. 
Attention au délit d’omission 
 
 
Elle ne revendique aucun privilège ; même pas celui de l'antériorité pour avoir vu le jour le 27 mars 1970 dans un contexte où, sous l'effet d'un parti dominant et dominateur, alors considéré comme la seule soupape de sûreté, peu de cadres sénégalais osaient s'aventurer dans ce qu'il est convenu d'appeler de nos jours la société civile. Oui ! C'est dans ce contexte pollué par la politique au lendemain d'un mois de mai particulièrement chaud qui, depuis les bords de la Seine, avait sérieusement ébranlé le régime de Senghor, que fut créée au côté du Club nation et développement l'Association sénégalaise pour les Nations-Unies, plus connue sous le sigle Asnu.  
Il suffit de se référer à la liste des membres fondateurs de cette association (1) et de jeter un regard sur les objectifs poursuivis par ce mouvement (2) pour se rendre compte que la seule chose qui intéresse l'Asnu est la consolidation d'un Sénégal de paix dans un monde immergé dans une atmosphère de paix. Pour ceux qui savent lire en se débarrassant de leurs préjugés, le combat mené par l'Asnu lui aura valu d'une part, d'être élevé par décret 486 du 14 juillet 1986 au rang d'une Ong reconnue d'utilité publique et, d'autre part, d'être choisie depuis 1988 par le secrétaire général des Nations Unies comme messager de la paix. Ce double statut dont l'Asnu est créditée, justifie amplement son engagement à servir la paix au-dedans et au dehors du Sénégal.  
Charité bien ordonnée commençant par soi-même, le mouvement que nous avons hérité de feu le procureur général Abdoulaye Mathurin Diop a largement contribué à façonner l'esprit ‘société civile’ au Sénégal. Son combat mené aux côtés des rares partis d'opposition de l'époque aura largement contribué au vote de la loi du 5 mai 1981, première tentative - certes timide - d'ouverture des médias d'Etat aux porteurs d'une pensée non-conformiste. De là est partie l'idée de la création d'un organe de régulation des medias, dont la dernière version est le Conseil national de régulation de l'audiovisuel (Cnra).  
Au plan international, l'action de l'Asnu en tant que messager de la paix du secrétaire général des Nations-Unies, aura permis directement ou indirectement la résolution de nombreux conflits dont le plus connu des Sénégalais est celui qui avait éclaté entre notre pays et son voisin du Nord. C'était en avril 1989. Pour être plus précis, c'est suite à notre action que feu Cheikh Al Islam Abdoul Aziz Aïdara (Rta) a pris publiquement fait et cause pour le Sénégal contre son pays d'origine. Cette prise de position, venant d'un homme de Dieu, de surcroît descendant de Cheikh Saad Bou, aura émoussé les velléités belliqueuses d'une Mauritanie forte du soutien de Saddam Hussein et qui était prête à en découdre avec le Sénégal.  
Armé de ce soutien de taille, il m'a suffi de quelques minutes pour rallier le président Eyadéma à la cause du Sénégal, alors que ce dernier, déjà en brouille avec le président Diouf, venait de subir un véritable lavage de cerveau de la part d'un envoyé spécial du président Taya reçu juste avant moi. J'étais porteur d'un message du président Diouf qui se plaisait à me présenter comme son ‘chef de la diplomatie populaire’. En m'affublant d'un tel titre sur un air de provocation, le président Abdou Diouf savait parfaitement ce qu'une Ong peut apporter à l'action d'un gouvernement.  
Pour m'en tenir à l'actualité du moment, aucune Ong n'aura investi plus que nous pour favoriser le dialogue entre le pouvoir et l'opposition regroupée au sein du Front Siggil Sénégal. De l'opération Tanku Jamm au dernier congrès de l'Asi (3), en passant par la table ronde organisée sous la bannière du Rafet et de l'Institut des droits de l'homme et de la paix du professeur Amsatou Sow Sidibé, que d'initiatives prises isolément ou conjointement pour en arriver à ce dialogue tant souhaité. A l'ignorer - peut-être involontairement - donnant ainsi l'impression de snober la doyenne (après le mouvement sénégalais de la paix) des Ong sénégalaises dont la vocation est la paix, le front Siggil Sénégal qui multiplie les rencontres avec les forces vives de la nation, pourrait se rendre coupable d'un délit d'omission.  
Mais entendons-nous bien, l'Asnu n'est pas un mouvement qui se drape dans un manteau de la société civile alors que le gilet qu'elle porte est nimbé de préoccupations partisanes. C'est dire que par rapport aux enjeux de l'heure, notre discours ne sera pas forcément celui des politiciens. Nous le dirons le moment venu.  
Pour la paix par le dialogue, nous vaincrons.  
El Hadji Babacar KEBE Président de l’Asnu  
1 - Outre feu A. M. Diop, on peut citer de bric et de broc Moustapha Niasse, feu Alioune Sène, Barra Diouf, feu Alioune Badara Paye, Assane Masson Diop, les ambassadeurs Ibra Déguéne Kâ, Saloum Kandé et l'auteur de cette contribution.  
2) - Promouvoir les idéaux de paix qui sont ceux des Nations unies et les ancrer dans l'esprit des Sénégalais.  
3) - Quatrième congrès de l'Action de solidarité Islamique marqué entre autres par une communication du président de l'Asnu sur le thème : “Paix et gestion du pouvoir politique par le dialogue”.  
 

 

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