ARK NETWORK reference.ch · populus.ch    
 
  
Contre la transmission patriarcale de la destinée  
 
 
Rubriques

ATTENTION !!!
Vu par la Press
PETITIONS
lettre ouverte
MISERE POLITIQUE
Karim se montre
abdoulaye m.diop
lobs n°1068
Wade:1/2 mandat
les O.N.G
Karim,au palais?
4è PR un Wade
REQUIEM
Incohérences
en attendant que
LE DROIT CLOUE
Karim dans la
ces autres
nvlle opposition
tocard
SOUTENEURS
DIAGNOSTIC
L' OEIL DU
POURQUOI
La perversion
GUERRE DE
ARITHMETIQUE
PARITE
Controverse
PANCARTES
DEFENDRE
PENURIES
Sacré SENEGAL
Valeurs Suprêmes
coût de la vie
Abd.BATHILY
Vote Projet Loi
Accroissement
Toute bleue
Quête de
presse:dérives
SENAT
le temporel
LA GUERRE
LES DEPITES
KARIM courtise
J e vote donc
Inquiétude
Prééminence
ENTRE MALAISES
Les incohérences
REFONDATION
landing savané
souverrainnet2
Moins d'Etat
KARIM propulsé
Réél sursaut
Le mal politique
Enjeux
Débat d'idées
militaires par
sueurs froides
UN VOTE
Législatives:
l'OCDE
Elections législ
Le Forum Civil
Dépit amoureux
Iba der Thiam
boycott
Intellectuels
SENATEURS
Réformer la Jus
la Révolution
la Flambée
le bon choix
Marcher sur
babacar justin
Entre Malaise
ENJEUX vrais
contributions
le sénégal
Elections du 3/
indifférence
Fiasco complet
LE PDS
énervement
rupture
Talla Sylla
conséquences
La Presse
absence
le 11 juin2007
Les 12 & 13 juin
le 14 juin 2007
le 15 juin 2007
BATAILLE autour
Karim interdit
5è gouvernemen
SERMON
de mal en pis
chemin balisé
ATTENTION
TRINITE
RIMKA
Sarkozy à Dakar
succession
Le RETOUR
testament
Ticket Karim/Id
le 06 août 2007
ce 10 Août 207
recomposition
le festin des
grave
crimes en série
assises national
quel pays
Le coup d'piston
7urgences afric
pierre goudiaby
sauver le sénéga
leardership
leardership
opposition
La famine
sommes-nous
Hua beitong wei
PAS UN MOT
à quoi sert un
issue aléatoire
au fil du temps
à très grande
Ni Dieu
guerre de
Premier Ministre
A la jeunesse
rien ne sert de
l'aveu
changement
Le mouvement
corruption
le Journal des
2 pays
situation exacte
Wade
restructuration
dommages &
Rentrée
Endormir
pas d'accord
fréquences TV
pas la mentalit
front citoyen
17 octobre 2007
18 octobre 2007
19 octobre 2007
20 OCTOBRE 2007
22 Octobre 2007
23 octobre 2007
24 &25 octobre
25,26 &27 octobr
29 octobre 2007
31 octobre 2007
trahisons
vie chère
Grève générale
grave crise
quelle gouvernan
Sénégal
report
Rimka
institutions
corruption
L'alternance
ce jour
celà ne va pas
La réalité
élect° locales
lavage
monde rural
L' ECHEC
to day
observatoire
incapacités
g° du concret
remettre à
La Gc tisse
assises
surveillance
RIZ: catastrophe
autosuffisance
Développement
pas de destin
les chants
Albert bourgi
boulimie foncièr
Disette
mutins
Zoom
plan reva
l'exception
dysfonctionnemen
today
O.C.I :stand
l'IMPASSE
difficile
l'INFORMEL
situation
chère la vie
abime social
constitution
BILAN de 8 ans
sénégal
insouciance &
incompétence
Retour aux
La constitution&
dure réalité
ciel bleu azur
Rue publique
sacré
une opposition
ce RIZ qui va
au Royaume
autorisation
DETRESSE
interminable
LA FAIM
sunureew
quel pays!
ventres creux
bombe à
le réveil
GOANA,
IMPLOSION
HOPITAL
1er Mai
EDUCATION
Illégalité
DIVERTISSIMO
DESARROI
GREVE GENERALE
le VOLCAN
opportunisme
quel Président
ATTEINTES
wade
Goana
Constitutionnite
F.M.I
l'opposition
20 mai 2008
21 mai 2008
22 mai 2008
23 mai 2008
24 mai 2008
26 mai 2008
27 mai 2008
28 mai 2008
29 mai 2008
30 mai 2008
31 mai 2008
1er Juin 2008
02 juin 2008
03 juin 2008
04 juin 2008
05 juin 2008
06 juin 2008
7 &8 juin 2008
9 juin 2008
11 juin 2008
12 juin 2008
13 juin 2008
14 ,15 juin2008
16 juin 2008
17 juin 2008
18 juin 2008
19 juin 2008
20 juin 2008
21 juin 2008
23 juin 2008
24 juin 2008
26 juin 2008
27 juin 2008
28 juin 2008
30 JUIN 2008
1er Juillet 2008
02 juillet 208
03 juillet 2008
04 juillet 2008
07 juillet 2008
05 juillet 2008
08 juillet 2008
9 juillet 2008
10 juillet 2008
11 juillet 2008
12 juillet 2008
14 juillet 2008
15 juillet 2008
16 juillet 2008
17 juillet 2008
18 juillet 2008
19 juillet 2008
21 juillet 2008
22 juillet 2008
23 juillet 2008
24 juillet 2008
28 juillet 2008
29 juillet 2008
30 juillet 2008
1er Août 2008
02 août 2008
05 août 2008
06 août 2008
07 août 2008
11 août 2008
13 août 2008
14 août 2008
03.09.2008
26.09.2008
02 octobre 2008
03 octobre 2008
05 oct 2008
06 oct 2008
07.10.2008
08.10.2008
09.10.2008
14.10.2008
01 nov 2008
05 nov 2008
06 nov 2008
07 nov 2008
11 nov 2008
12 nov 2008
14 nov 2008
15 nov 2008
17 nov 2008
187 nov 2008
19 nov 2008
20 nov 2008
21 nov 2008
24 nov 2008
25 nov 2008
26 nov 2008
27 nov 2008
28 nov 2008
29 nov 2008
30 nov 2008
1er déc 2008
02 déc 2008
04 déc 2008
05 déc 2008
06 déc 2008
10 Déc 2008
11 Déc 2008
13 déc 2008
16 déc 2008
17 déc 2008
18 déc 2008
19 dec 2008
20Déc 2008
22 déc 2008
23 déc 2008
26 déc 2008
27 déc 2008
29 déc 2008
30 déc 2008
31 Déc 2008
1er Janv 2009
03 JANV 2009
05 janv 2009
02 janv 2009
06 janv 2009
7 & 8 Janv 2009
09 janv 2009
10 & 11 janv 200
12 janv 2009
13 janv 2009
14 janv 2009
15 janv 2009
16 janv 2009
17 & 18 Janv2009
19 janv 2009
20janv 2009
21 janv 2009
22 Janv 2009
23 janv 2009
25 janv 2009
26 janv 2009
27 janv 2009
28 janv 2009
29 janv 2009
30 janv 2009
31 janv & 01 fév
02 fév 2009
03 fév 2009
04 fév 2009
05 fév 2009
06 fév 2009
07 fév 2009
09 fév 2009
10 fév 2009
11 fév 2009
12 fév 2009
13 fév 2009
14 fév 2009
15 fév 2009
17 fév 2009
18 fév 2009
19 fév 2009
20 fév 2009
22 fév 2009
23 fév 2009
24 fév 2009
28 fév 2009
1er Mars 2009
02 mars 2009
03 mars 2009
04 mars 2009
05 mars 2009
06 mars 2009
7 & 8 mars 2009
09 mars 2009
11 mars 2009
12 mars 2009
13 mars 2009
14 mars 2009
15 mars 2009
16 mars 2009
17 mars 2009
18 mars 2009
19 mars 2009
20 mars 2009
21 mars 2009
23 mars 2009
24 mars 2009
25 mars 2009
26 & 27 mars 200
28 & 29 mars 200
30 mars 2009
31 mars 2009
03 avril 2009
02 avril 2009
06 avril 2009
08 avril 2009
09 avril 2009
10 avril 2009
11 avril 2009
03 MAI 2009
12 mai 2009
13 mai 2009
14 mai 2009
15 mai 2009
16 mai 2009
18 mai 2009
19 &20 mai 2009
21 mai 2009
22 mai 2009
23 mai 2009
24 mai 2009
25 mai 2009
26 mai 2009
27 mai 2009
28 mai 2009
29 mai 2009
30&31 mai 2009
02 juin 2009
03 juin 2009
04 juin 2009
05 juin 2009
06 juin 2009
09 juin 2009
10 juin 2009
11 juin 2009
12 juin 2009
13 juin 2009
15 juin 2009
16 juin 2009
17 juin 2009
18 juin 2009
19 juin 2009
20 juin 2009
22 juin 2009
23 juin 2009
24 juin 2009
25 juin 2009
26 juin 2009
27 juin 2009
13 juillet2009
14 juillet 2009
15 juillet 209
19 juillet 2009
20 juillet 2009
21 juillet 2009
22 juillet 2009
23 juillet 2009
24 juillet 2009
26 juillet 2009
27 juillet 2009
28 juillet 2009
31 juillet 2009
1er Août 2009
03 Août 2009
10 Août 2009
17 août 2009
22 Août 2009
24 août 2009
25 août 2009
UN MINUS HABENS
es mathématiques
ANOCI
régime affairist
ma triste Afriqu
Le ROI
sous Wade
Wade family
monument
tout à refaire
les périls
RENTIERS DU REGI
INONDATIONS
dialogue nationa
présidentielle
livre de Latif
d'hier à aujourd
le FONCIER
Qui ?
ces Statues !
Dialogue ! ?
Maths au bac
Pluies & économi
«Intouchables»
ces Prédateurs
mali-sénégal
Karim Wade
arguments’
Formation Emploi
Les inondations
JEUNESSE ET DEVE
Gestion ANOCI
CLARIFICATIONS
Les WADE
quatre réponses
véhicules ANOCI
régler le problè
Attention
Mobilisons nous
OPPOSITION
Paris manifeste
un présidentiabl
maillon faible
Barça ou Barsax
sénégal malade !
Des centaines de
émeutes électriq
triste destin
Etat endetté
Le chaos
sans électricité
LA GABEGIE
naufrage
otage
L' ENFER
reconstruction
grogne
urgence
police des mœurs
La Rurakaroise
Renaissance !
A vau l'eau
CRISES
Chefs Religieux
vrai chantier
grandesquestion
pari perdu
délire continu
asphyxie
Ndoumbélane
question référe
désastre humain
TARDIF....
Défit africain:
opposant
Combattant
Le discours et
Tout est obscur
raison et force
L’alternance ou
Dation paiement
Du néon au néant
les coupables
Mon espérance
Ils reviennent
SCANDALE
Les 270 milliard
?
éthique
DAA BAAX
Mort
inondations
Youssou NDOUR
Au-delà du
la vraie voix
mythologie
vente d'idée
Restitution
tracteurs inadap
pertinence de
L’AEROPORT LSS
ILLEGALITE
déficit
audit ou bilan
sortie de scène
Cris du cœur
l’Etat crée
As du BLUFF
les4 oppositions
DIVERSION
Sopi décevant
Wade assure
une affaire
CANDIDATURE
tromperies
le rejeton
Nous parlerons!
honte et
quelle gouv
Mourir pour des
vers l’abîme
déjà en campagne
Chance ou mérite
promesse
Le petit toubab
Ce feu qui couve
Trous noirs
«On n’ira pas
BLANCHIMENT
REMINISCENCE
La cloche a sonn
le couteau
le FMI n'a pas
la révolte
SOS
SENEGAL
Opposition
Guinée :
Le dégénéré
maître absolu
Perspectives
la peur de
le suspect n°1
Présidentielle
Evocations noire
ARGENT DOUTEUX
Basta !!!
‘J’accuse
les tâlibés
Les nervis
Témoignages
CONFRERIES
Le vieil
nombreuses bourd
la solution
GARE à
QUELLE EDUCATION
menaces
Démystifier
grâce à Dieu
spéculateurs
la plus grande
Le Droit
le Mouridisme
subordination !
Trop c’est trop
l’apologie
Appel
l’Etat de droit
dérives
parrain
une calamité
calvaire du peup
Le gouffre
COUPURES
un nouvel ordre
Vendredi noir
la barbarie
LA BANLIEUE
Résister
sursaut citoyen
danger
Atteinte
L’ignorance
Cet Etat,
CHATEAU DE SABL
Levéritable pion
Pilotage à vue
trous de mémoire
Cris du coeur
STOP!!! KARIM
Ouf !! Karim
L’enseignement s
La grande bévue
DIALOGUE POLITIQ
La gauche
L’ombre de 2000
F.M.I/Sénégal
15 milliards
L’enseignement
Rue Publique
Plaintes et Comp
Dérives
combattre
Un REGIME
Touche pas à leu
candidature
Un Nobel
L’ens. supérieur
cuisine étrange
la continuité ou
Promotion
le temps du peup
« Scandalite »
rocambolesque
institutions de
DISTORSIONS
L’argent
LOI DE FINANCES
Un piège
Les médias:
Garder
l’article 32
Cumul
DIPLOMATIE
Alerte :
un canular :
Destins décroisé
Les leçons
Le Sine
La faim :
CULTURE
12 MILLIARDS
Le scandale
citoyenneté
vieil homme
PASSION
La République
Un management
santé publique
Dialogue politiq
LE CHOMAGE
Incha Allah
« Du boulot ! »
transformer
Liquidation
Accommoder
Dénonce et comba
DIALOGUONS:
bluff
La corruption
journalistes
Un président
désinvolture
CHANGER DE REGAR
La COLA
le F.M.I
Falsification
G R A V E
Ces scandales
N O N
BAKHCHICH
Liberté Presse
tentative de
le culte de la
A F F A I R E
Le deuxième tour
référendum
Le corrupteur
Etat corrupteur:
Chronique :
FMI et L'AFRIQUE
Seguragate
LES FRONTIERES
une désinvoltur
IMAGE ternie
LA BCEAO :
Le monument
le mensonge,
The “Seguragate”
Cet Etat,
Savoir partir
‘Wade délire’
D E R I V E S
LES MALLETTES
dégénérescence
133.000 euros
Les inondations
Peuple oublié
Renoncez
Vous avez dit...
Manifestations
Internet
Wade,
Syndicalisation
grand mépris
profondément mal
sans diplôme pro
Péril
Indignation
HONTE
Aux positions
L’argent
la mallette
le ventre mou
Wade doit partir
85 ans révolus
déni de gestion
la survie
2012 en référend
l’Affaire Segura
MON NEGRE A MOI
On prend les mêm
La tortuosité
pouvoir /opposit
Pourquoi
Sénégal - Fmi
La démocratie
L’Empereur
2012 :
difficultés
ou périr
descendre dans l
la mal gouvernan
D E C L I N
GRAND’ HEURE
Plaidoyer
Le scandale
couvert
Wade-Idy :
L’AVEU
un amateurisme
çà suffit !
le vaudeville
Détails…
doyna - ça suffi
une hérésie
Le S.Gl.National
chances de Thiès
Au théâtre
Une candidature
On m’écarte, je
valeur ajoutée
DERNIÈRE CARTE
Ne jouez pas
Du pouvoir
LATHEATRALISATIO
C’EST POSSIBLE
EMIGRATION ESTUD
Suspicions
l’énergie
RISQUES
Renaissance
le ‘généreu’ Wad
Dépenses fiscale
second souffle
impossibilité
forêt libérale
Détrompez-vous
Averse
projet politique
grands bandits
L’incroyable
malaise
Ali Baba
Segura/Delsey
«Mii Rew»
quadrature du ce
Faut-il
Crise génralisée
POURVU QUE
Délit d’initiés:
l’Université
« Dans notre sys
SENELEC
Et la jeunesse ?
Les frontières
Pour qui voter
Il est temps
partons !
arachide
Transformer
TOUCHE PAS
la règle des «l
la basse-cour
LES ENTRAVES
L’IMPUNITE
Méta-économie
Si l’enfant
est-il toujours
La renaissance a
Il n’y a pas de
DEGAT COLLATERAL
l’infecte gouver
Ce monsieur
Merci Latif
c’est choquant
Observons juste
les hyènes
L’ultime sacrifi
en danger
Trois fois Non !
sauver la planèt
APPEL
Ces honteuses
il faut agir
Quelles solution
les voleurs
La banlieue
la liberté d'exp
L’ERREUR
La République
Tous derrière Ka
murs «inabattabl
kadialy
unique objectif
migration
la «Waddenzee»
indigence
MANŒUVRES
LE FILS
La majorité
Les Wades
TRANSITION
le Cardinal
’’dommage’’
LA RESPONSABILIT
Essai de lecture
réponse politiqu
L’appel
L’incohérence
Eviter de
NTIC
sopi pour demain
leurres et lueur
un coin du voile
Sociologues ?
Tel père,
pour ou contre
Wade III
Est-ce que
WADE – IDY
Un devoir
gagne-pain
MCA
RÉFORME
“arti-faux”
TELE
protection exorb
le grand perdant
CONNAÎTRE
Questions focale
Dérives :
A-t-on oublié
l’espace public
NEGLIGENCES
les vraies opti
Les IMAMS
Un modèle
Un autre
« mœurs légères
AMERS CONSTATS
DU THEATRE
Cheikh Abdoulaye
“woyaan”
raison !
Atouts
le vieil homme
erreur monumenta
guides religieux
pas normal !
conciliation
Que faire ?
ping-pong
sauver Karim ?
tralala… là ?
sondages
Adieu
Non
formation
interpelé !
Déficit
les dérives
Centre Ville
Roue libre
espoir
le civil
contradictions
De la sociologie
Les colosses
République laïq
le paradoxe
s’indigner
Du bon Dieu
étudiants
Hommage
Histoires
Polémique
PARTIR
L'Eglise, la sta
Derniers Mohican
à Dakar
le vice-présiden
La MECQUE
VOEUX 2010
Mondialisation
Faudrait-il
Pèlerinage
l’école
Le pacte
MAMADOU DIA
INSULTES
raison garder
fin d’année 
L' INFECTE
DIS-MOI
Arrêtez
Nouvel eldorado
Quand l’outsider
TOUJOURS
L’ANTECHRIST* !
Sénile Esprit !
Bargny
GUEST EDITO
le fanfaron
LA FIN
grand réveil
année dé-sculpté
Transparency Int
unis contre Wade
Le mythe
de l’hypocrisie
Afrique :
Archives
LA FOLIE
Me Wade
Ensemble
humilité
mauvais procès
TOUT VU
UNE IDOLE
Wade na demm
Une crise
renaissance afri
Wade et l’Eglise
sans mémoire
S’interdire
Réponse
Triste destin
Sénégal :
culot
NON
nouveau pacte
ENSEMBLE
Attaque Wade
ERREUR
Ces statues :
francs-maçons
QUESTIONS
LE DEBAT
responsabilité
Sunugal
logique consensu
l’homme des tas
LE MONUMENT
Elégance
OTAGES
Bonnes feuilles
TELEVISIONS
Les éditeurs
structures fermé
African Leaders
EDUQUONS
Amateurisme
La NATION
MESSAGE
S’il vous plaît
“ Sauve qui peut
FIN DE REGNE
Haïtiens
Les dérapages
GTI
les controverses
péril
finit… mal
griotisme
Sommes nous
PREDATEURS
LE FEU
Une statue
le Coran
35 pour CENT
Monarchie
SENEGAL:
MEDIOCRITE
Quel pays
Rapport 2008
Rapport Fij 2009
DEFICIT
Une vaste arnaqu
La risée
maître du ‘Je’
ALERTE
La Wadocratie
ABDOULAYE WADE :
THIEYE Lii
Changer ou périr
Halalli
M. le Président,
chaotique
Frénésie
perdre le pouvoi
Pays à la dérive
Le père
RESTAURATION
LA DEMOCRATIE
espoir. fatalité
des « recyclés »
ciseau libéral
L’échec
STATUE
Bâtir
La recette japon
R O I
Les provinces
BENNO
GORILLES
malgré tout
Pitié
candidature uniq
SCANDALES
MONUMENT BI
L’Alternance
L’affaire Artp
Lettre ouverte
KARIM
Indépendance
L’Homme
Ibrahima Fall
LA DECEPTION
DIX ANS
ORDRE ancien
ALTERNOCES
WADE DECEVANT
An 10 de l’Alter
Les festivités
Bons Impayés
prix du loyer
Saint d'ESPRIT
NON, Monsieur
Le franc CFA
leader politique
Marchés publics
dialogue politiq
Farba Senghor
LA PAIX
OTAGE
Casamance
INDEPENDANCE
le passager clan
délit de presse
enseignement de
Ô Sénégal,
LE JOUR OU
50 ans de l’Indé
déboulonner
O R D R E
dix ans de l’alt
Cinquante temps
la ferraille
du gâchis»
Quand la publici
De qui se moque
Indépendance
système éducatif
La tragédie
pillage
DEMAIN
la mutation
BASES FRANÇAISES
ARCHIVES
les salaires
Questions & rép
unique adversair
destin bancal
Je proteste !
Eau potable
demi siècle
Youssou Ndour
L’Indépendance
P.D.S
ARACHIDE
LA POLITIQUE
innover !
enfant mendiant
le mirage ou ...
SI JAMAIS il...
dépense publique
enseignement
violation
Le Peuple,
Le débat ne peut
Politiques
POURRITURE
Les fondements
televisions
Les marquises
La précarisation
Ce dialogue
ELECTRICITE
sous le joug
ABIDJAN
J O N C T I O N
front pour la Ré
AGIR
BANLIEUE
Le 1er Mai
tragique
ruse
acharnement
C.T.Gadio
succession ?
« Leneen »
VIOLENCE
Une comédie
LA PARITE
POLITICIENS
PARITE 2
Un peuple
Enseignement
RETENUE
fetichisme
DEMAIN !
Que prépare Wade
CINEMA
Genre-parité
Coup de patte
URGENCE
HARO
Les bus de DDD
DIVERS
ÉTATS-UNIS
le mouvement cit
B O U R D E
DANSOKHO
E N F I N
Et après ?
terrorisme
TRANSMISSION
DERISIONS
POSSIBLE
Doyna sëk
catastrophe
Indépendances
Pouvoir et Oppos
IMPOTS
2è TOUR
Usa-sénégal
L'alternoce
Karim
Par devoir citoy
Corruption :
L'usure (riba)
INONDATIONS
50 ANS INDEPENDA
Fichier électora
auditer fichier
Normalisation
Bourgui Wade
Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
La grève
indifférent
mépris inaccepta
PROVOCATION
PRESSE
D E S T I N
délires et de ra
SYNDROME 2007
Fonctionnaires
VOLAILLE CHAUVE
FAUSSE PISTE
Une mallette
ne gouverne pas
L’humilité
l’argent
Ministre
CARRIERES
L’opposition
2012
MEDITEZ
CIRCULEZ
Téléphonie mobil
Le solaire rural
SOWETO
CALIGULA WADE
Sénégal de 2012
un homme passif
le crépuscule
Présidentielle
SYNDICATS
le lumpenproléta
Dernier rempart
Délestages !
Karim Wade,
Le mérite ne se
Quelle solution
Non, Karim,
quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
Vente des terres
Les masques tomb
théorie fumeuse!
Mademba Sock ?
TOURISME
Le vent de révol
AU -D E L A
une priorité
P E R I L
La petite erreur
mon pays ?
Electricité
L’ultime coup de
Sondages politiq
qui croire ?
TROISIEME MANDAT
patriotisme ?
Benno Siggil Sen
l'ivresse du pou
Kandide Wade
pour manipuler
récurentes inond
Le dernier homme
L’identité afric
quelle Républiq
Sans Ethique
Global Voice
Très chère
A chacun
la méritocratie
Ces Seigneurs
ELUS
ne contrôle plus
LES RICHES PAUVR
TRAHISON ?
PDS:FONCIER
barbarie ?
Latif Coulibaly
Globale Folie
grande arnaque
véritables enjeu
Mépris ou mépris
Stade suprême
vers une dynasti
Ambassadeurs
advienne que pou
Appel de détress
La ruse
exceptionnel
mendicité
Au secours !
encore 1waderie
apprivoisement
Une « curiosité
CINQ Exploits
courage politiqu
Quel candidat
AU NOM DU
TOURMENTE
totalitarisme
E R R E U R
Collectivités Lc
un prix à payer
Rompre enfin
que la LUMIERE
trop c’est trop
marchandage
Karim Méga Watt
IGNORANCE
Etonnant Wade
E T H I Q U E
Crise de l’Energ
Machiavel
CHAOS
L’Etat a t-il
hors course
NATION ALITEE
La mouche
père & fils
Tsunami
Que reste-t-il
CORRUPTION
pâle copie
UBUESQUE
TOUS
Terminus 2012
DEMONS
la révision list
danse du scalp
WADE MALADE
3éme mandat ?!
le triste sort
la croissance
SYNDROME
HERITAGE
T R O P
des institutions
COTE D'IVOIRE
fesman3
aides allouées
«Y en a marre »
immolations
Le 19 Mars 2011
Y ' EN A MARRE !
Le choix de Madi
moribond
Le temps révèle
Coups d’état
statut victimair
HOMME D’ETAT ?
AU MOT
Le prix de la ra
ndoumbélane
Improbité social
Mouvements citoy
LA SECURITE
un défi à releve
Terminus2012
la République
T I C K E T
Wade GO
L'assommeur
23 JUIN 2011
Quel enseignemen
P A I X
Le paradoxe
JEUNESSE
«Si les > Sénéga
De l’Indignation
LEçONS
REPONSES
SUNUGAL
N O N
Sale temps
« QUART BLOQUANT
sortie de crise
implosion social
«par devoir !»
A l’attention
WADE DEGAGE
Où est l’Etat ?
CONFLAGRATION
TRAGEDIE
la montagne
PEUR BLEUE
MENSONGES
Me WEDDI
SORTIE
A DIEU
que faire ?
ce que la rue
Bennoo a initié,
TEST
TRIBUNAL
Faillite
Autocratie
Citoyens et patr
Subordination
Conseil constitu
de mal en pis !
Impasse
pour le REPOS
S E U L S
exigence populai
une génération g
L’élection prési
PSERIGNE DIOP
la postérité
G A L E R E
en DANGER
Ce que Wade
LE PARADOXE
le péché origine
Quand les mouton
FAUX DEBAT POLIT
Les Mercenaires
Et si le préside
Ces exorcistes
LA METHODE
Abdoulaye Wade :
Le Président Wad
le Sénégal méri
Cour des comptes
PROGRAMME
Macky Sall :
Bennoo : tout ça
Mauvais présage
quelles conséque
Présidentielles
contentieux cons
Candidature de
candidat consen
Macky
incertitudes
le Sénégal tombe
facebook s'invit
DESENGHORISER
nonagénaire grab
Réagir ou Périr
Mes chers compat
Le vieillard et
L' IMPUNITE
DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
Violences scolai
dernier combat
candidats déclar
IMPROBABLE
‘Nguur kenn du k
Emploi au Sénéga
libéralisme wadi
la ‘cécité de Be
Nihil Obstat
Département d’Et
vieille démocrat
Quelle paix ?
A S S U M E R
RESPONSABILITES
Le soleil se lev
S T O P
D E F I A N C E
peuple gibier
WAKH WAHET
De l’art de (mal
SE L E V E R
Le bien public
ADRESSE AUX REPU
conscience citoy
FORFAITURE
IMPOSSIBLE
à feu et à sang
T E N S I O N S
Qu'avons-nous fa
12 MORTS
A U T O C R A TE
WADE (KARIM)
un DEVOIR
M A I T R E
La voie/voix du
A T Y P I Q U E
wade DEGAGE
U R G E N T
Cabochard Polit
nouveau Presiden
V O T E Z
PESTE OU CHOLERA
WADYNASTIE
A L E R T E
différemment
YAO NDRE
contentieux élec
UN
le 25 mars 2012
DIGNITE
REPUBLIQUE
Quatre appuis
L' A R G E N T
PARDON
DISCORDE
TAM-TAM
F I N

 

Liens

 Home  | Livre d'Or  | Album-Photo  | Contact

Bennoo : tout ça pour ça ?

Le peuple sénégalais vient d’être, une nouvelle fois, abusé par Bennoo Siggil Senegaal. En effet, après leur percée dans certaines grandes villes lors des élections locales de 2009, la plupart des Sénégalais se sont réveillés étonnés de voir à la tête de leur commune trôner d’anciens recyclés du Ps ou de l’Afp. Alors que ces (anciens) nouveaux maires pour la plupart ont été chassés de ces communes pour incompétence et manque de vision lors des élections locales de 2002. 
Aujourd’hui, le constat est là, beaucoup de ceux qui leur avaient fait confiance leur ont tourné le dos. Ceux qui restaient les plus inconditionnels ont reçu le coup de grâce avec le spectacle de mauvais goût déroulé sous leurs yeux sur la candidature unique (utopique) de Bennoo. 
 
En effet, comment peut-on, après plusieurs mois de réunions d’élaboration, de stratégies ponctuées de plusieurs rounds de reports, se lever et dire tout de go que cette candidature unique ne constitue plus ce pourquoi une partie des Sénégalais pensaient donner un sens à leur engagement politique. On se demanderait même qu’en est-il de ces fervents défenseurs des Assises nationales qui claironnaient partout de l’émergence d’une nouvelle vision politique. 
 
Cette double trahison a fini de discréditer ces responsables du Bennoo. Mais, est-ce qu’il ne pouvait en être autrement venant d’hommes que tout oppose et qui n’ont pas eu le courage de très tôt pendre leur responsabilité. Plutôt, ils disaient, comme chez des enfants, que si on déclare très tôt notre candidat il sera descendu par Me Wade. Motif ne pouvait pas être aussi farfelu. 
 
Aujourd’hui le Bennoo est devenu Noonno. Mais, cet épisode honteux de notre histoire politique doit nous faire réfléchir sur la nécessité d’appréhender nos responsabilités quant au choix de celui à qui on va confier notre destinée. Le Sénégal n’est pas ce bateau en dérive que l’on veut nous faire croire. Il n’a pas besoin de ces vendeurs d’illusions, ceux-là qui croient qu’ils sont prédestinés à diriger ce pays. De cette élite qui passe la majeure partie de son temps à l’étranger et n’attend que les échéances électorales en croyant naïvement que le candidat à la présidence est un produit qu’il faut lentement vendre aux Sénégalais. 
 
Le Sénégal n’a pas non plus besoin de ces frustrés. Ceux-là qui ne fondent leurs engagements que sur la déception et la haine, conséquence de leur incapacité à dépasser et à surmonter leur échec dans le cadre de leur parcours politique. 
 
Le Sénégal a besoin d’un capitaine ayant une grande expérience, crédible et suffisamment conscient des enjeux d’un monde qui est actuellement sujet à de multiples crises. La réalité est que cet homme est incarné par le Président Wade. 
 
Pape FALL, Prof de Math, militant Pds à Golf-Sud 
La politique des revenus au Sénégal : réflexions sur la politique d’emploi 
 
 
A l’ère du 21e siècle, les pays qui seront compétitifs sont ceux qui seraient capables d’offrir des salaires élevés nécessaires à l’accroissement du niveau de vie de leurs populations. Les pays qui connaîtront alors une régression économique seront ceux qui offriront des salaires faibles voire médiocres. De fait, la politique d’emploi doit être une priorité pour tout gouvernement qui a pour ambition de gagner des parts de marché au niveau international. La politique de rémunération des salariés doit être, par conséquent, efficace et assurer une certaine marge de sécurité aux travailleurs et cadres de la nation. 
Cependant, il est à noter que la rémunération brute d’un salarié est constituée, en plus du salaire net, d’un ensemble de prélèvements obligatoires ou facultatifs au profit des administrations publiques ou des organismes sociaux. L’impôt et la cotisation sociale constituent alors deux poids d’une même balance. En cas de crise ou de récession économique, si la cotisation sociale ne fonctionne pas bien, on augmente la fiscalité pour financer le problème. Or, cela ne fait que modifier le phénomène. Tout ceci peut jouer négativement sur la compétitivité d’un pays donné. 
 
Le Sénégal, en tout cas, semble afficher une situation inquiétante et très injuste car, en plus de l’impôt général sur le revenu retenu pour le compte de l’Etat, l’employeur supporte des charges sociales constituant une contribution de sa part aux prestations familiales, aux prestations à court et long termes ainsi qu’à la formation professionnelle. 
 
Nos cadres se sentent surimposés au regard de la liquidation de l’impôt (au niveau de la déduction des charges) ou de son recouvrement (par voie de rôle). En effet, n’étant pas maître de leurs déclarations fiscales, ils n’ont pas la possibilité de déduire les frais engagés pour les besoins de leur travail (transport, soins, nourriture). Autres inconvénients, ils sont prélevés à la source. Or, les prélèvements à la source sont contraires à l’effet psychologique de l’impôt. Cette pratique permet à l’Etat de réduire sa tâche dans la collecte des impôts. C’est donc un outil de simplification du travail que devait effectuer l’administration fiscale. Mais, ce type de prélèvement n’agit pas sur la psychologie du contribuable puisqu’il permet une suppression du décalage entre la création du revenu et le prélèvement fiscal. 
 
Notre étude a montré qu’un cadre sénégalais (sans ménage) qui gagne annuellement un salaire 8 000 000 FCFA, paie 28,87 % de l’IR de son salaire brut. Ce taux est de 31,5 % pour un salaire annuel de 12 000 000 FCFA. Au regard de ce barème de l’IR composé de dix tranches, les revenus semblent être très concentrés surtout au niveau de la septième tranche. Un cadre ayant un revenu situé dans cette tranche est fortement imposé par rapport aux autres. Par exemple : un revenu compris dans la septième tranche paie un droit progressif annuel de 1 438 499,65 FCfa (119 874,9708/ mois) alors que le cumul des six premières tranches totalisent un impôt progressif annuel de 796 298,8 FCfa. 
 
Conséquemment, cet autre cadre qui gagne 300 000 FCfa/mois, paie plus de 20,43 % de son salaire à l’Etat alors qu’il est de 26,71 % pour un salaire mensuel de 600 000 FCfa. Les revenus annuels compris entre 3.500.000 FCfa et 7 600 000 FCfa sont imposés au taux progressif de 35 %. Ce taux correspond au taux maximum de la Tunisie alors que le Maroc applique un taux marginal de 38 % (passant de 52 % en 1990 à 38 % en 2010). 
 
Au Sénégal, nous remarquons encore que les taux augmentent faiblement avec des différences de 2 à 3 points jusqu’à la septième tranche où ils augmentent brusquement avec une différence de 5 à 15 points. Par contre, en Tunisie, les taux augmentent avec des différences de 5 points et les tranches sont aérées. Ainsi, avec un taux marginal d’IR de 50 %, le Sénégal apparait comme le pays le moins compétitif, comparé à certains pays comme la Tunisie (35 %) et le Maroc (38 %). De même, le passage d’un seuil minimal exonéré au seuil maximal fait apparaître un écart entre les deux seuils (21 fois). Cet écart dépasse 33 fois celui de la Tunisie, 23 fois la Turquie et 6 fois celui du Maroc ; c’est-à-dire qu’il faut multiplier le barème d’imposition de la Tunisie par 33 fois pour être imposé au Sénégal. Ce qui remet ainsi en cause l’équité et l’efficacité de notre fiscalité. 
 
L’Etat sénégalais doit ainsi revoir la concentration de la septième tranche du barème de l’IR pour la recherche d’une fiscalité équitable, rentable et efficace. En effet, notre étude montre que plus de 80 % des revenus sont imposés dans cette maudite tranche. La suppression de certaines tranches (de 10 à 5) et la réduction du taux marginal à 38 % permettrait à l’Etat de lutter contre le chômage, d’élargir la base imposable et d’encourager le pouvoir d’achat des travailleurs. De même, le législateur doit mettre l’accent aussi sur les revenus des professions libérales (Avocats, pharmaciens, médecins) pour une meilleure justice fiscale. En effet, cette discrimination qui existe entre les cadres et professions libérales peut sérieusement grever les recettes de l’IR. D’ailleurs, les statistiques ont montré que la part de l’IR dans les recettes fiscales est passée de 11,9 % à 13,9 % entre 2003 et 2008 (Dpee, 2009). Cette faible augmentation de 2 points est due à l’étroitesse de la base imposable, car beaucoup de contribuables (les professions libérales) échappent à l’impôt alors que les salariés subissent des retenus à la source. Tout ceci peut avoir des effets très néfastes sur la compétitivité de l’économie sénégalaise, puisque la loi permet à certains contribuables de tricher ou d’échapper à l’impôt alors que d’autres non. Les professions libérales doivent aussi s’acquitter de l’impôt sur leurs plaques publicitaires. 
 
Enfin, il faut reconnaître que la politique des salaires est toujours liée à l’impôt payé par l’entreprise (Is). Ceci étant, la baisse de l’Is (25 %) décidée par le Conseil présidentiel de l’Investissement en 2006, devait être combinée avec la baisse de l’IR, pour des raisons de neutralité fiscale. Malheureusement, tel n’a pas été le cas. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle dans notre étude, nous avons assimilé cette mesure à une fausse incitation fiscale à l’investissement. A priori, il est donc insensé voire incongru d’étudier sa corrélation avec l’investissement puisque l’expérience a toujours montré que, dans une économie ouverte, tournée vers l’extérieur, les entreprises ont l’habitude de transférer le montant partiel ou intégral de l’impôt sur les sociétés vers les salariés (Hasset et Mathur (2006), Dessai Foley et Hines (2007), Moore et Kasten (2000)). De même, les entreprises disposent toujours de certaines techniques (déductions fiscales) qui leur permettent de minorer le montant de l’impôt dû. Dans ces conditions, la baisse du taux d’impôt sur le revenu doit être une priorité pour l’Etat du Sénégal, car plus le taux d’IR est élevé, plus la charge du salaire brut supportée par l’entreprise est importante, plus les salariés qualifiés sont défavorisés, et plus la compétitivité des industries sénégalaises est menacée. 
 
Face à l’inquiétante chronicité du chômage, l’Etat du Sénégal doit envisager à l’avenir, le renforcement de sa politique d’emploi à travers, entre autres, la création de primes de remboursement sous forme de salaire mensuel versé à toute entreprise qui recrute un jeune diplômé ou cadre ayant chômé plus de douze mois par exemple. 
 
Samba Bambado GUISSE, Doctorant en 3ème année à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah (Maroc- Fès) Laboratoire de recherche en Management, Finances et Economie Sociale : E-mail : sambaguiss@yahoo.fr Tel : 773309620 
Pour que meure le franc Cfa ! 
 
 
Il y a bien le proverbe Ouolof qui dit kuy nanngou gnou dila diri, doo taamou fouça ndong didal autrement dit ‘si on accepte de se faire trainer par le collet, on ne choisit pas l'endroit où on cogne sa nuque’.Autrement dit, qu'est ce qu'il y aura de surprenant à ce que l’Europe, la France procède à une dévaluation du Cfa d’une monnaie dont elle assure la garantie.Si cette même France est présentement étranglée pour ne pas dire asphyxié par la morosité économique faite de dettes et de déficits difficiles à maitriser, elle ne va pas continuer à supporter indéfiniment le poids que représentent des économies aux performances hypothétiques et aléatoires comme les nôtres pour les beaux yeux d’on ne sait qui.Quand, de surcroit, on sait que les pays n’ont pas d’amis mais uniquement des intérêts, les questions qui devaient être posées et les seules sont celles-ci : 
1) -Comment peut on comprendre avoir réclamé l’indépendance et ensuite aller quémander un quelconque parapluie (militaire et financier notamment) à l’ancienne puissance coloniale ? 
 
2) -A quoi sert donc d’avoir réclamé l’indépendance et de la commémorer chaque fois pendant que les liens structurels de dépendance et de soumission par rapport à l’ancienne métropole demeurent intacts ? 
 
Et le plus cocasse c’est que ce n’est pas seulement en Afrique que la France a compté des colonies. Comment se fait-il que les anciennes possessions françaises d’Asie aient choisi de donner un contenu entier à leur indépendance alors que celles d’Afrique courent encore derrière la France ? Ce qui conforte l’assertion de certains analystes pour qui la France - forte de cette sollicitude - se croit être une puissance africaine, ce qui l’autorise à se comporter comme en pays conquis donc à faire du n’importe quoi en Afrique. Les exemples de l’ile de Mayotte, de la Côte d’ivoire et de la Libye sont assez parlant à cet égard.Et cette outrecuidance française résulte du seul fait de l’allégeance que lui vouent des élites lui étant totalement dévouées et prêtes à toutes les compromissions pour s’éterniser au pouvoir.Ces individus ne peuvent, dès lors, pas reconnaitre que battre une monnaie (nationale ou régionale non dépendante du Trésor français) aurait une double signification : politique et économique.En effet, battre une monnaie nationale, régionale, charrie une signification politiqué car il est l’affirmation d’une souveraineté, d’une volonté de prise en main de son propre destin.Battre une monnaie nationale, régionale charrie une signification économique car la monnaie est aussi un facteur de stimulation économique donc de soutien à la créativité et à la productivité. 
 
Un exemple : rappelez-vous lors de la campagne agricole qui a suivi la Goana. Les bonnes performances dans la production arachidière devraient permettre aux paysans d’engranger des revenus exceptionnels mais la plus grande part de la récolte leur est restée sous les bras. Car l’Etat, limité par le corset du Cfa, n’a pas pu réunir des ressources pour leur acheter la production. Alors que, dans le cadre d’une monnaie nationale, l’Etat aurait recours - sil le faut - à la planche à billets pour acquérir les excédents de production. 
 
Depuis cinquante ans, le Cfa n’a servi qu’à hypothéquer notre souveraineté (de même d’ailleurs que les bases militaires) qu’à nous nous enfoncer dans l’économie mondiale, qu’à financer nos besoins d’une consommation extravertie mais jamais à bâtir de vraies économies de création et de production, des économies de performances et de compétitivité. 
 
Que meure donc le Cfa ! 
 
Que vive la monnaie régionale ! 
 
Mamadou NDIAYE Serigne Bada, mnsb1951@gmail.com 
La danse des guignols au bal des seigneurs - Réflexions autour des candidatures aux présidentielles de 2012 
Qui pour diriger le Sénégal en 2012? La liste des candidats est longue. Des profils d'espoir et de rêve aux candidats du chaos et de la confusion. Tout le monde s'y met. L'enjeu est à la mesure du réveil des fibres patriotiques les plus solides d'une part, et des ambitions les plus démoniaques d'autre part. Chacun y va avec ses prétentions. Mais le tout est, comme s'interroge la malienne Aminata Traoré (L'Afrique humiliée, fayard, 2008), « de savoir si nos hommes politiques, qui ne se passionnent que pour la conquête du pouvoir, sont capables et désireux de ne pas prendre l'ombre pour la proie ». 
 
2012, un tournant dans notre histoire politique. Que faire donc? Être en veille, s'impliquer et prendre part. C'est le devoir de tout citoyen quelles que soient ses convictions, sa dimension, sa position géographique. C'est parce que nous sommes là que nous devons témoigner et témoigner c'est aussi dire à l'instar de Mme Traoré : « Pour ma part, je suis inépuisable parce que je sais que nous devons être un certain nombre à rester ici, les pieds solidement ancrés dans les valeurs de société qui ne se voient pas... ». Témoigner c'est agir comme le vrai sage qui « avertit de l'imminence du désastre pour l'empêcher d'avoir lieu », tel l'écrit Boubacar Boris Diop (Les petits de la guenon, Philippe Rey, 2009). 
 
C'est seulement dans ce sens que la déclaration du chanteur Youssou Ndour « Je vais me libérer à partir du 2 janvier pour entrer dans l'arène politique » revêt tout son sens. Là, il prend un risque pour ses idées et « un homme qui ne sait pas se battre pour ses idées ne devrait pas avoir droit à la parole » pour reprendre le grand écrivain sénégalais B.B. Diop. Nul ne doit être en reste parce que le Sénégal ne peut ni rater ce virage, ni manquer ce rendez-vous avec l'histoire. Tous dans l'arène politique? Oui. Autrement la politique nous met dans le trou du désespoir et nous boute hors du temps et de l'histoire. Mais pas pour briguer tous, en même temps, le suffrage universel. Pour 2012, il y' a déjà suffisamment de guignols qui se prennent au sérieux pour en rajouter, tout comme il y' a suffisamment de ''bons candidats'' pour rallonger confusément la liste. 
 
De toute évidence, nul ne peut dénier à des leaders d'opinion et dignes fils du Sénégal comme Youssou Ndour le mérite et la légitimité de solliciter la confiance de ses compatriotes pour présider à leur destin. Et le chanteur a sans doute raison de s'interroger en ces termes « dans quelle université on apprend à être chef de quartier, ministre ou président? » anticipant ainsi les attaques sur son curriculum vitae au cas où il se risquerait à esquisser des pas de danse au bal des seigneurs. Au regard du contexte, il gagnerait davantage à descendre dans l'arène politique pour aider ses compatriotes à se mobiliser, à s'assumer, à s'engager, à ouvrir les yeux sur les guignols, les tartuffes et les vendeurs de rêve, et à opérer le choix intelligent de l'homme de la situation et du meilleur programme pour l'avenir. L'engagement du chanteur, et surtout de l'homme d'action, doit être de faire prendre conscience à son peuple, comme Nguirane Faye à son petit fils Badou dans les petits de la guenon de Boris Diop, en lui montrant que « Mon devoir est de te protéger du Malin. Je ne t'impose rien... Le Malin profite du chaos pour repartir à la chasse et plus personne n'a envie d'entendre les balivernes de l'Emerveilleur ». Mais Youssou Ndour reste seul maître de ses options. Et à ce niveau, beaucoup se trompent d'engagement. Si tout sénégalais qui est fier de son parcours se sent les ailes pour voler vers le palais, il en restera une infime minorité suffisamment assailli par des prétentions et balivernes de toutes sortes pour savoir identifier le meilleur hôte pour le palais. 
 
Pour 2012, il n'y a que trois perspectives sérieuses. Tout le reste n'est que confusion, imposture, témérité, marketing et positionnement. Il n'y a que l'opposition classique, la mouvance présidentielle avec ses alliées et excroissances, et la troisième voie ou celle de l'alliance vertueuse. Tout le reste n'est que chimère, divertissement et, pire encore, insulte à l'intelligence des sénégalais. 
 
Une perspective est celle de l'opposition classique autour de Benno siggil Sénégal notamment. Sa légitimité est dans la diversité des partis qui la constituent, dans l'expérience de la gestion du pouvoir avec ses avantages et inconvénients, dans les figures historiques qui la composent, et dans le long combat politique de nombre de ses dirigeants. Amadou Moctar Mbow, Abdoulaye Bathily, Amath Dansokho, Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Maguette Thiam et j'en passe. Mais tous ne sont pas candidats. Fort heureusement! La crédibilité de cette opposition sera dans sa capacité de proposer un nom et un programme de gouvernance inspiré des conclusions des assises nationales. Ce qui semble peu probable parce que benno est rattrapé par les dissensions du passé dans les rapports opposant certains de ses leaders. Et pourtant, que ne ferait l'affaire un Tanor plébiscité candidat de cette coalition et soutenu par Niasse avec son capital d'expérience et ses moyens financiers! Ce dernier pourrait merveilleusement se tirer d'affaire et se remettre au service de son peuple comme futur premier ministre ou président de l'assemblée nationale. Niasse, n'a plus vraiment rien n’à prouver aux sénégalais sauf de les servir davantage. Son soutien à Tanor serait donc de taille et son retrait de la course à la mesure de sa grandeur. Les négociations en cours au sommet de benno, frisant le ridicule au risque de la discorde, ne sont donc que pur perte de temps pour la coalition et, au final, facteur d'échec pour tous ceux qui la soutiennent. La commission de facilitation risque de se rendre à l'évidence : constater deux ambitions en conflit. Niasse et Tanor seront-ils à la hauteur des attentes? Seront-ils mériter l'acte d'hommes comme Abdoulaye Bathily, Maguette Thiam et autres se retirant de la course en leur faveur? Seront-ils finalement capables de mettre l'intérêt suprême du Sénégal au delà de toute autre considération? Seront-ils capables de ne pas confondre l'ombre et la proie? A voir... 
 
Une autre perspective est celle de la mouvance présidentielle avec ses alliées et excroissances. Ils sont au pouvoir depuis 12 ans et sont par conséquent comptables du bilan qu'ils devront défendre pour être sanctionnées positivement ou négativement. N'en déplaise à Idrissa Seck, Macky Sall, Cheikh Tidiane Gadio ou Aminata Tall, nous les plaçons dans cette mouvance. Tous, tant qu'ils sont, ont un long vécu avec Wade et un bilan à assumer. Trois candidats en sortiront au moins: Idrissa Seck avec Rewmi, Macky Sall avec l'APR et le candidat du PDS avec ses alliés. Idrissa Seck, résolument décidé à être le quatrième président du Sénégal, est parfaitement conscient de l'avantage qu'il pourrait tirer du discrédit de Macky Sall. D'où les raisons, sous prétexte des 7 milliards de Taïwan, des hostilités ouvertes à l'encontre de ce dernier qui se positionne lentement, mais sûrement, parmi ses anciens camarades, au sein de la diaspora et auprès des indécis. Dès son divorce avec Wade, Macky a, contrairement à la stratégie de Idy à ses heures, adopté une posture de rupture évidente et s'y est tenu avec constance. En outre, hormis celle de maître Wade, toute autre candidature du PDS risque de faire voler en éclat ce qui reste de l'alliance au pouvoir. On voit bien la difficulté du président de lâcher le morceau pour se conformer à la constitution. Mais le respect de la constitution doit être un impératif catégorique. Ses meilleurs dauphins sont devenus ses pires adversaires. Personne pour assurer sûrement la relève. Mais la voie de Souleymane Ndéné Ndiaye n'est pas à négliger. Trois anciens premiers ministres dans une même compétition pour représenter, bon gré mal gré, une seule mouvance et succéder au maître. Qui dit mieux? Les sénégalais auront-ils la mémoire? Le meilleur de cette mouvance sera t-il un simple succédané de Wade en cas de victoire ou une vraie révélation? Le meilleur est devant nous… 
 
Enfin la dernière perspective après celle de l'opposition classique et du pouvoir en place est celle de la troisième voie. La voie des candidats indépendants et de quelques leaders politiques comme Talla Sylla, Cheikh Bamba Dièye, Mamadou Lamine Diallo ou Mbaye Niang, qu'ils se réclament de benno ou non. Cette voie regroupe des leaders d'opinion d'une bonne crédibilité à l'image de Mansour Sy Djamil, Mansour Ndiaye, etc. des technico-politiques de haute facture comme Ibrahima Fall, Jacques Diouf, Lamine Diack, Moussa Touré, etc. et des militants de la société civile comme Amsatou Sow Sidibé, Moubarak Lô, etc. Dans le cadre d'une alliance patriotique autour d'un pacte éthique, cette voie pourrait très fortement créer la surprise. Une personnalité se dégage : Ibrahima Fall. L'homme est réputé honnête, compétent, expérimenté. Qui dit mieux? Nul ne doute de sa capacité à présider convenablement aux destinés du Sénégal. Son parcours en offre l'argument le plus éloquent. Un handicap cependant. Il ne serait pas connu de la jeune génération. Mais que serait ce handicap avec le soutien de Talla Sylla, Cheikh Bamba Dièye, Mansour Ndiaye, Mansour Sy Djiamil, Mbaye Niang, etc.? Des hommes d'action, une alliance éthique. Que serait ce handicap avec le soutien de Jacques Diouf, Lamine Diack, Moussa Touré, Arona Ndoffène Diouf, Moubarak Lô, Amsatou Sow Sidibé? Des hommes et femmes d'expérience et de compétence, une alliance vertueuse. Tous, portés vers l'avenir, autour d'un programme qui plébiscite non pas un homme, mais une voie pour l'espoir, autour d'un pacte vertueux qui permet à chacun selon ses compétentes de se retrouver à la place convenable pour, pendant cinq ans, servir le Sénégal au mieux. Une alliance patriotique avec un seul vainqueur, la nation. Et autant de victorieux que de contractants. Les anciens qui s'engagent pour la gravité de l'heure atteindront leur objectif. Et les plus jeunes pourront davantage affûter leurs armes pour l'avenir. Qui dit mieux? Ces hommes et femmes, d'une capacité d'indignation et d'engagement certaine, seront-ils capables de s'élever au dessus de leur propre personne pour penser l'émergence et agir pour le Sénégal. Isolés, la plupart tomberont ridiculement dans le piège du loup qui, comme le dit le prophète de l'islam, ne dévore du bétail que la brebis égarée. 
 
2012, un peu de politique fiction s'il vous plaît ! Imaginons, au soir du 31 décembre 2011, le Président de la République annoncer solennellement se retirer de la course présidentielle et se porter garant d'un scrutin qui fera triompher le meilleur aux yeux du peuple. Le monde applaudit, le Sénégal aussi, fier de son président qui sort, comme il est rentré, par la grande porte. Imaginons à partir de cet instant une campagne électorale opposant principalement Ousmane Tanor Dieng, Macky Sall, Ibrahima Fall, Idrissa Seck et Souleymane Ndéné Ndiaye ou Djibo Leyti Kâ. Chacun soutenu par des hommes et des femmes aussi méritants, mais cédant la place pour l'intérêt collectif. Voilà une confrontation digne. Idées contre idées. Programme contre programme. Ambition contre ambition pour le Sénégal. Si des leaders d'opinion comme Youssou Ndour, Bara Tall, Abdoulatif Coulibaly, le M23, le groupe Y'en a marre et bien d'autres jouent convenablement leur partition, aucun de ces candidats, s'il remportait le suffrage, n'oserait prendre le Sénégal pour otage et ne se permettrait non plus de développer la logique de l'accaparement pire fléau contre le développement de nos pays. Le bouclier du peuple sera au rendez-vous, renforcé par une maturité démocratique qui décourage les usurpateurs. 
 
En tout état de cause, la vigilance du peuple est requise. L'homme qui doit succéder à Wade ne peut être choisi avec légèreté. Il doit être un homme d'une expérience éloquente, d'une compétence avérée, d'une moralité rigoureuse et d'une honnêteté au dessus de tout soupçon. Il doit être un homme de transition, donc élu sur un engagement fort, un pacte avec le peuple, pour un seul mandat autour d'axes forts déclinant un programme ambitieux, réaliste, clairement mesurable et largement inspiré des conclusions des assises nationales; un programme qui ne peut occulter la question de l'éducation, de l'énergie, de l'emploi, de la création d'activités et de l'investissement. 
Ni rêveur, ni vendeur de rêves, encore moins émerveilleur ou guignol qui cherche un nom en venant perturber le fameux bal des seigneurs. 
 
Saliou DRAME 
saliou.drame@gmail.com 
Auteur de Le musulman sénégalais face à l’appartenance confrérique, Paris, L’Harmattan, 2011. 
Au nom du changement, du vrai 
Si on veut réellement mettre fin au régime libéral, l’urgence et la noblesse de cette mission doivent nous inviter à une prise de conscience libératrice et à une objectivité courageuse au nom de notre cher Sénégal. Le Sénégal ne peut plus attendre et on ne peut plus se bercer d’illusions. Nous le savons tous, le régime libéral avec sa gestion catastrophique est à bout de souffle. 
Par des pans entiers, notre économie, nos institutions, nos industries, nos valeurs culturelles et cultuelles s’effondrent. Au moment où des fils de baron du régime libéral dérobent des millions et se la coulent douce à Dakar, des innocents tombent sous les balles à Diagnon. Au moment où Karim Wade inaugure le tronçon de la «trouée» (plus de 2 milliards pour 0,9 km de route), la banlieue patauge dans les eaux immondes des inondations. Au moment où son père offre au «lion» de Guédiawaye des mil­lions, le Lycée Limamoulaye dresse ses tentes pour accueillir ses élèves. Au moment au Sindiély Wade gas­pil­le des milliards pour une festivité fol­k­lo­rique, des bébés meurent à Zi­guin­chor faute de groupe électrogène.  
Autant de décalages qui attestent que l’approche libérale de Wade, si l’on peut qualifier ainsi sa politique, ne se limite pas au laisser-faire sans savoir-faire, au culte de l’argent. Elle est aussi mal gouvernance, mauvaise gestion des deniers publics, accaparement des terres, corruption et malversation : de l’avoir, rien que de l’argent. 
Heureusement que la crise économique mondiale que nous traversons nous rappelle que l’avoir ne peut se concevoir sans l’être et son développement. Le profit ne peut être accepté que s’il est orienté vers le «développement de l’Homme chez tous les hommes», pour reprendre Senghor. Cette tautologie est en soi possible, car elle est encore portée par quelques hommes politiques au Sé­né­gal. C’est une aubaine qui se dessine et qui est fort malheureusement ignorée par une certaine force politique qui excelle dans l’immobilisme. 
Face aux souffrances sociales, il y a donc plusieurs attitudes possibles. Certains vont se résigner et dire qu’il y a eu et qu’il y aura toujours de l’injustice au Sénégal. D’autres vont dire que notre société peut être organisée autrement afin qu’elle soit plus juste et plus humaine. C’est cette attitude que le Parti socialiste a toujours défendue. 
 
Aujourd’hui, nombreux sont les pères de famille qui, soit dit en passant, n’emprunteront jamais la Corniche la plus belle mais aussi la plus coûteuse de l’Afrique de l’ouest, et qui sont nostalgiques de l’époque où le kg du riz ne coûtait pas 300 francs Cfa. Plus de justice sociale, c’est donc possible. Il suffit de diminuer le budget du Palais, celui de Karim Wade, de diminuer le nombre de ministres et d’ambassades pour subventionner les denrées de première nécessité. Car qu’on le veuille ou non, la politique n’est pas seulement un métier. C’est également des valeurs et des convictions fortes. Il s’agit d’aller vers l’idéal tout en comprenant le réel pour reprendre Jaurès. Et cet idéal qui place le Sénégalais au centre de toute action est la marque de fabrique du Parti socialiste. 
Le régime libéral a certes, pendant ces 11 années, réalisé des infrastructures. Mais toutes ces réalisations reposent sur des malversations avérées qui accentuent les inégalités sociales au Sénégal. Aujourd’hui, les trois repas quotidiens sont devenus un luxe à la seule portée de quelques privilégiés. C’est cela le libéralisme sous toutes ses déclinaisons, qu’il soit rewmiste ou apériste. Des «responsables» qui, de malversation en malversation, sont devenus subitement milliardaires. 
 
La justice sociale que nous prônons, nous Socialistes, s’adresse aux goorgoorlus, aux Sénégalais qui travaillent dur pour joindre les deux bouts, ceux qui pataugent dans les inondations, ceux qui s’entassent dans les cars rapides et qui suffoquent dans les embouteillages pour regagner la banlieue de Dakar. Il est de notre devoir, nous Socialistes, au moment où les Sénégalais sont appelés à faire un choix important et historique, de leur rappeler nos valeurs. Il est de notre devoir de rappeler aux Sénégalais que quand nous quittions le pouvoir en 2000, le prix du kilo de riz était à 250 francs Cfa. Aujourd’hui il est à 400 francs Cfa. Le litre d‘huile est passé de 450 à 1 250 francs Cfa. Toutes les denrées de première nécessité ont connu une terrible augmentation. Oui, il est de notre devoir de rappeler que la justice sociale que nous véhiculons régulait le prix de ces denrées. 
Il est de notre devoir de rappeler qu’au-delà de ces valeurs de justice sociale et d’égalité des chances, notre parti a réussi sa mutation et s’est débarrassé de ses feuilles mortes sans conviction. Car nous sommes conscients que désormais, rien ne sera plus comme avant. 
 
Il est de notre devoir de rappeler que le Parti socialiste est le seul parti qui n’a aucune responsabilité dans le bilan catastrophique du régime libéral. Toutes les forces politiques qui sollicitent le suffrage des Sénégalais sont d’une manière ou d’une autre comptables de la déstructuration de notre Etat de droit. 
Il ne serait donc pas compréhensible, ni historiquement justifiable, je l’avais dit en 2007, je le répète aujourd‘hui, que le Parti socialiste soit absent à la prochaine élection présidentielle. 
Oui, le Parti socialiste nouveau avec son identité, ses valeurs, son histoire et son capital en ressources humaines, riche de son expérience de parti au pouvoir puis à l’opposition, doit être la locomotive de Bennoo. 
Ayons le courage de l’objectivité. Ne serait-ce que par principe de dé­mocratie, le candidat du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, adossé au programme des Assises nationales pour une perspective de gouvernance améliorée, a le meilleur profil pour incarner la candidature de l’unité et du rassemblement pour une alternative socio-démocratique en 2012. 
 
Lamine DIOUCK - Agora des Socialistes Sénégalais de France

 

(c) coalition contre la transmission patriarcale de la destinée nationale sénégalaise - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 3.12.2011
- Déjà 5544 visites sur ce site!