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Le VIN du POUVOIR les a rendus...

Mouthbane2002@yahoo.fr; 
Redaction Xalima, jeudi 17 juillet 2008 
Source :loffice.sn 
 
Les lébous de Ouakam, menacent d’en découdre avec l’Etat du Sénégal. Et pour cause. Ils ont été expropriés de leur terrain de plus de 20 ha, estimé à plus de trois milliards de francs Cfa, sans remboursement jusqu’à ce jour, alors que des promesses fermes leur avaient été faites par les autorités. Depuis, rien, malgré les multiples correspondances aux autorités par le biais de leurs conseils. Ils ont finalement adressé un ultimatum à l’Etat. Mais si cette démarche se révèle infructueuse, ils promettent de se défendre par tous les moyens. 
 
Les faits remontent au 14 juillet 2006, quand Me Wade, pour les besoins del’élargissement de la corniche sur le tronçon Bloc des Madeleines-cabinet Atépa à la mosquée de la Divinité, a signé le décret N° 2006-634 déclarant cessible le titre foncier appartenant à la collectivité de Ouakam, pour une superficie totale de 20.395 mètres carrés. On était alors en pleine préparation du sommet de l’Oci. Après avoir vérifié la régularité du titre foncier, la Commission de Contrôle des Opérations Domaniales avait émis un avis favorable, en vue d’une indemnité portant sur la rondolette somme de 3.059.250.000 de Francs Cfa, à raison de 150.000 francs Cfa le mètre carré. Des propos rapportés par Me Mbaye Jacques Ndiaye, pour le collectif des avocats. 
 
Les trois milliards de la discorde… 
 
Seulement, en dépit de ce que prévoit la loi, en des cas similaires, L’Etat comme l’Anoci restent toujours devoir à ladite collectivité. « C’est compte tenu du caractère important du projet, que la collectivité de Ouakam a accepté de se déposséder des terres avant ladite indemnisation ». Ces propos émanent de Me Mbaye Jacques Ndiaye, pour le collectif des avocats de la collectivité de Ouakam. En effet, les faits remontent au 14 juillet à la suite d’un décret signé par Me Wade et portant le N° 2006-634 déclarant cessible le titre foncier de la collectivité de Ouakam. Un terrain d’une superficie totale de 20.395 mètres carrés. Seulement, après avoir vérifié la régularité dudit titre, à la date du 17 décembre 2007, « notamment la pleine propriété », que « la Commission de Contrôle des Opérations Domaniales avait émis un avis favorable en vue de l’indemnisation de la collectivité jusqu’à concurrence de 3.059.250.000 francs Cfa, à raison de 150.000 francs Cfa la mètre carré ». Dans la même foulée, que les propriétaires du terrain en question ont voulu une solution à l’amiable, dont une première moitié payable immédiatement, et le reliquat à la meilleure convenance de l’expropriant. Cependant, notent propriétaires et avocats, « à ce jour, ni l’Etat ni l’Anoci n’ont cru devoir s’acquitter desdites sommes, alors surtout que la Constitution garantit son règlement préalable ». Surpris par une telle démarche, ils avanceront « qu’il y a lieu de souligner que l’Etat ainsi que l’Anoci, qui n’ont pas donné de suite, ont pourtant bien réglé d’autres personnes expropriées dans les mêmes circonstances de temps et lieu ». C’est dans ce registre qu’ils défendro nt sans ambages, « c’est la raison pour laquelle, notre mandante en a été d’autant plus surprise, qu’elle nous avait donné mandat de saisir M. le juge des Référés en vue de l’arrêt des travaux, car il y a eu rupture d’égalité devant les charges publiques ». Chose qui a été faite, compte tenu, disent-ils du caractère urgent et imminent du sommet de l’Oci. Par la suite, « le directeur de l’enregistrement et des domaines, demandait à l’Anoci de mettre à sa disposition ledit montant à défaut de le consigner », dixit le collectif. Cependant, malgré des correspondances adressées à toutes les autorités liées à cette affaire, la collectivité de Ouakam court toujours derrière ses 3.059.250.000 de Francs Cfa. 
 
Ce que prévoit la loi pour les procédures d’expropriation Certaines dispositions liées à l’expropriation pour cause d’utilité publique sont prévues par la constitution de janvier 2001 en son article 8 garantissant le droit de propriété. C’est cette même disposition qui précise qu’il ne peut y être porté atteinte que dans le cas de nécessité publique légalement constatée, sous réserve d’une juste et préalable indemnité. Une exception permettant l’expropriation d’un bien immobilier. Sur le même fil, la loi 76-67 du 2 juillet 1976 en son article premier prévoit, « la procédure par laquelle l’Etat peut, dans un but d’utilité publique et sous réserve d’une juste et préalable indemnité, contraindre toute personne à lui céder la propriété d’un immeuble ou d’un droit réel immobilier ». Compte tenu de tous ces faits, et de la loi qui est acquise à la cause de la collectivité de Ouakam, les lébous ont décidé de rentrer dans leur droits. A défaut, ils descendront dans la rue ; et défier l’Etat. En d’autres termes, une intifada à la sénégalaise pourrait bientôt surgir à Ouakam. 
 
Abdoulaye Mbow. 
REMISE DES PRIX DU CONCOURS GENERAL : Me Abdoulaye Wade veut un forum sur l’enseignant  
Source :lesoleil.sn La tenue d’un forum sur l’enseignant et l’encouragement des initiatives privées d’éducation et de formation ont été les (...) 
 
Source :lesoleil.sn 
 
La tenue d’un forum sur l’enseignant et l’encouragement des initiatives privées d’éducation et de formation ont été les propositions délivrées, hier, au cours de la traditionnelle cérémonie du concours général, par le chef de l’Etat, pour venir à bout du paradoxe que vit présentement l’école sénégalaise. Mais, également et surtout, enseigner les valeurs de la citoyenneté. 
 
Le système éducatif sénégalais vit un réel paradoxe. Aussi bien le chef de l’Etat que Madame Léna Sène, professeur de philosophie qui a eu l’honneur de lire le discours d’usage du concours général 2008, célébré hier au théâtre Daniel Sorano, ont été unanimes à reconnaître ce fait : le gouvernement consacre annuellement 40 % de son budget de fonctionnement à l’éducation et, pourtant, le système est régulièrement secoué par des troubles. Une situation de crises récurrentes qui, aux yeux du président de la République, paraît « incompréhensible » face aux efforts considérables du gouvernement dans le secteur éducatif. Et dans une première réaction à ce fait, Me Wade a fustigé l’attitude de « certains enseignants » consistant à prendre en otage les enfants et leurs copies. Ce qui est, d’ailleurs, à l’encontre du droit reconnu à l’enfant par la Constitution de prétendre à l’éducation et à la formation. 
 
Forum sur l’enseignant 
 
Confiant en l’avenir prometteur des enfants, le président soutient qu’ils sont les ressources humaines sur qui il faut s’appuyer pour développer un pays. C’est pourquoi, qualifiant de multiforme la crise traversée par l’école  
laise, le chef de l’Etat propose d’ores et déjà la tenue d’un forum où il sera l’occasion de dialoguer avec l’enseignant. « Dans ces journées, rappelle le chef de l’Etat, on se penchera sur la situation sociale et les préoccupations de ce dernier. Cela va me permettre de mieux me situer ». Egalement, le forum auquel il prendra part sera le moment, d’après Me Wade, « de réfléchir ensemble, de comprendre et de corriger les erreurs inhérentes à la situation de l’enseignant sénégalais ». En s’inspirant du modèle éducatif des pays occidentaux et surtout des Etats-Unis où la création des universités est presque dévolue à des privés, le chef de l’Etat estime qu’il est temps d’encourager les écoles privées sénégalaises au même titre que les établissements publics. Car pour le président Wade, « l’Etat ne peut pas tout faire. Je vous demande Monsieur le ministre, de soutenir l’Ecole privée ». Et, dans ce sens, il a exhorté le ministre de l’Education à être « ouvert à toutes les initiatives d’éducation et de formation », tout en prenant en compte cependant les « contraintes de qualité ». Loin d’être un renoncement de l’Etat à son soutien à l’école, le chef de l’Etat a indiqué que cela s’impose. Car le système enregistre cette année 50.000 candidats au Bac. Ce qui signifie, selon le chef de l’Etat, qu’environ 30 à 40.000 étudiants, si l’on se fie au taux normal de réussite au Bac, vont frapper en même temps aux portes de l’université. Un impératif d’insertion de tous ces bacheliers s’impose à l’Etat. Aussi, Me Wade a précisé qu’il ne cédera pas à la tentation de réduire le budget de l’Education. « L’éducation, indique-t-il, est l’affaire de tous. L’Etat doit prendre en charge tout ce qui n’est pas pris en charge par le privé. Il a une très grande responsabilité d’accompagner, d’aider et de réparer les injustices ». C’est parce que le Sénégal a placé l’éducation au cœur de ses préoccupations qu’il faut privilégier ce secteur, a dit Me Wade. « Je ne vais pas céder à la tentation de réduire le budget du ministère de l’Education. Il faut privilégier l’éducation, quel que soit le prix. Il n’y a pas de développement sans ressources humaines de qualité pour supporter la croissance », défend le président de la République, Abdoulaye Wade. 
 
Enseigner la citoyenneté 
 
Répondant aux interpellations de Mme Léna Sène ayant introduit le thème : « l’Ecole et les valeurs au Sénégal », le chef de l’Etat a indiqué que la notion de citoyenneté, prise dans le sens de « rattachement à un Etat » doit être inculquées aux enfants pour leur permettre d’être des « citoyens actifs » contribuant à faire avancer leur pays. Et, selon le chef de l’Exécutif, la philosophie de l’école sénégalaise doit incarner les bonnes valeurs héritées de notre culture. Des valeurs comme le joom (l’abnégation, le courage) et surtout la solidarité. A côté de ces bonnes valeurs, il existe aussi, selon Me Wade, des « valeurs négatives » de notre culture dont il faut se débarrasser. Il en est ainsi des préjugés sur les castes et la discrimination sur les sexes, entre autres. « Nous avons reçu des « valeurs positives » de nos sociétés et aussi des « valeurs négatives » comme le problème de caste. Il faut aller vers une mobilisation sociale pour détruire ces valeurs négatives. Et l’école est « un facteur de mobilisation sociale qui a un rôle à jouer dans le sens », indique le chef de l’Etat. Faisant le commentaire des performances du concours général de cette année, Me Wade a reconnu la prédominance des disciplines littéraires. Et une absence de progrès dans les mathématiques. « C’est moins un problème d’élève qu’un problème d’enseignement », a soutenu Me Wade pour qui il faut mener la réflexion pour faire aimer les maths. 
 
Maguette NDONG 
LE JOURNALISTE ET LE POLITIQUE. 
Par : BA Moussa , jeudi 17 juillet 2008 
 
LE JOURNALISTE ET LE POLITIQUE Je vous livre ici une réflexion, substance d’une discussion sur les sites d’information sénégalais avec un compatriote étudiant sénégalais comme moi. Notre discussion est partie des sites d’information sénégalais qui pullulent sur le web et que je ne nommerai pas ici et qui prétendent nous livrer quotidiennement des analyses s sur la situation politique au Sénégal. Comme tous bons sénégalais, prompts à fustiger, la discussion a vite débordé sur la pauvreté des (...)  
LE JOURNALISTE ET LE POLITIQUE 
Je vous livre ici une réflexion, substance d’une discussion sur les sites d’information sénégalais avec un compatriote étudiant sénégalais comme moi. Notre discussion est partie des sites d’information sénégalais qui pullulent sur le web et que je ne nommerai pas ici et qui prétendent nous livrer quotidiennement des analyses s sur la situation politique au Sénégal. Comme tous bons sénégalais, prompts à fustiger, la discussion a vite débordé sur la pauvreté des informations qu’ils nous livrent ; Arguments à l’appui. Personnellement, je me réjouis de voir tous les sites d’informations qui se développent et donnent en temps réel l’actualité politique au Sénégal. Mais là où le bât blesse, c’est qu’aucun travail d’analyse sérieux n’est fait pour mettre en perspective cette information. Nous y lisons à longueur d’articles, des déclarations, contre-déclarations et annonces tonitruantes qui auraient leur place dans la rubrique fait divers. Le travail de réflexivité qui est le propre du journaliste politique, est minimaliste sur ces sites. A mon sens, le travail d’un journaliste doit être de savoir prendre du recul face à des déclarations politiques pour se donner le temps de l’analyse, de la mise en perspective. Se laisser happer par le tourbillon de l’actualité a comme résultats, les articles mal ficelés que nous lisons à longueur de journée sur ces sites ; je vous épargnerai les fautes d’orthographes, de syntaxe et de grammaire digne d’un élève de sixième… Oui, n’est pas journaliste qui veut. C’est un métier ! Je ne remets pas en cause seulement leurs compétences mais la méthode de travail : courir derrière l’information avec pour seul impératif, la faire publier le plus rapidement possible n’est pas compatible avec le travail d’analyse sérieux du journalisme. Mais, il faut aussi dire à la décharge de ces sites que la pauvreté de leurs articles est à l’image de la vie politique au sénégal. La guerre des petites phrases, les disputes de chapelles par médias interposées ont fini de vider la substance de la vie politique : les débats sur les enjeux de société, la confrontation des idées, les propositions concrètes… J’aimerai entendre les partis ou responsables politiques lancer des débats de société sur la corruption au Sénégal, échanger des idées sur la façon de réduire la pauvreté, des mesures concrètes pour améliorer la vie des citoyens… Mais à notre grand désespoir, les échanges de petites phrases si ce ne sont pas des insultes rythment la vie politique au Sénégal. Sans doute, est ce plus facile que les propositions concrètes et les projets de société. C’est ainsi qu’il en est de la relation entre le journaliste et le politique dans la vie politique : chacun a besoin de l’autre pour exister. Mais le niveau du débat politique au Sénégal est finalement si bas qu’on ne peut condamner uniquement les journalistes : quelque soit le talent de l’artisan, quand la matière première est de mauvaise qualité, le produit fini s’en ressent. Moussa BA Etudiant en Science politique, Lyon ... 
L’OBSERVATEUR : 
ADOUBE PAR ME WADE Pape Diop se positionne dans la bataille pour sa succession 
 
Article Par SERIGNE SALIOU SAMB,  
Paru le Jeudi 17 Jui 2008 
 
Présenté par certains comme un candidat potentiel à la succession de Wade, le président du Sénat est en train de gagner du terrain par rapport à ses principaux adversaires qui sont dans la galaxie Wade et qui ont noms : Karim Wade, Macky Sall et Idrissa Seck. Reste à savoir si Pape Diop ira jusqu’au bout de sa logique qui consiste à vouloir réclamer sa part d’héritage du wadisme.  
En accordant la préséance au Sénat, au détriment de l’Assemblée nationale, le président de la République a donné un sérieux coup de pouce à Pape Diop éclipsé ces derniers temps par Macky Sall. Au grand dam de l’esprit de confiance et de complémentarité qui doit régir les rapports entre les deux chambres du Parlement sénégalais. Le maire de Dakar, jusqu’ici discret et très prudent dans ses faits et gestes, signe ainsi son entrée en force dans le club des «dauphins» de Wade. Ses partisans, qui ont toujours interprété son éviction de l’Assemblée nationale comme une «promotion-sanction», peuvent jubiler. Convaincus qu’ils sont de la mise a l’écart progressive de Macky Sall Mais, selon Seydina Oumar Touré, Directeur de cabinet de Pape Diop, c’est son mentor qui a toujours bénéficié, constitutionnellement parlant, de la «fonction de suppléance en cas de vacance du pouvoir». Refusant d’entrer dans des «polémiques inutiles», il précise que le débat sur cette question est tranché depuis longtemps. Mais, à l’Assemblée nationale, des élus acquis à la cause du maire de Fatick, soutenus par leurs collègues de l’opposition, ont promis de battre le rappel des troupes pour conserver la prééminence des députés sur les sénateurs. Mais à l’état actuel des « combinazzione », seule l’attitude de Pape Diop pourrait faire basculer les choses. Va-t-il se battre par procuration comme le fait Macky Sall ? Rien n’est moins sûr. Surtout quand on sait que l’édile de Dakar est toujours tenaillé entre sa casquette, réelle ou supposée, de «pro-Idy» et ses affinités avec Karim Wade. Autant dire que la place qu’il occupera dans l’après-Wade dépend en grande partie des actes qu’il va, désormais, poser.  
 
 
 
SAMUEL SARR PROMET 19000 T DE GAZ BUTANE POUR LE ...05 AOÛT ENCORE 20 JOURS D'ENFER POUR LES MÉNAGES!!! 
 
Article Par JEAN-PIERRE MANE,  
Paru le Jeudi 17 Jui 2008 
 
Le ministre de l’Energie, Samuel Sarr a annoncé hier, l’arrivée entre les 5 et 7 août prochains de plus de 19 000 tonnes de gaz butane. Ce qui permettra le retour à la normale de l’électricité. Autant dire que les ménages vont encore galérer pour une vingtaine de jours.  
Le Comité de suivi et de supervision des approvisionnements du marché en denrées alimentaires s’est réuni hier, pour faire l’état du marché. L’occasion pour le ministre de l’Energie, Samuel Sarr, de révéler que des livraisons de différents bateaux sont programmées entre le 19 et le 23 juillet 2008. Mais aussi entre le 5 et le 7 août, 16 à 19 000 tonnes de gaz butane seront déchargées à Dakar, a annoncé le ministre. Ce qui permettra le retour à la normale de l’électricité. Sur un tout autre registre, le directeur du Commerce intérieur, Amadou Niang, a dressé le tableau des stocks de riz sur le marché sénégalais. M. Niang informe : « Jusqu’à la date du 6 juillet dernier, nous avions un stock sous douane de 70 000 tonnes et un stock arrière boutique de nos importateurs de plus de 31.000 tonnes ». A la date du 14 juillet, renseigne-t-il, les stocks sont de 75 000 tonnes au niveau import et de 84, 4 tonnes au niveau sous douane. « Cela veut dire qu’en 7 jours, nous sommes en train d’opérer une bonne reconstitution des stocks », se réjouit le directeur du Commerce intérieur. Amadou Niang souligne que (son) département a tenté, aidé en cela par tous les départements ministériels concernés, de faire des opérations spéciales d’importation avec des opérateurs capables de réagir vite et de procéder rapidement à la livraison du produit. Une commande assez importante de 42 000 tonnes dont le déchargement se poursuit normalement, se félicite t-il.  
CONSEIL D’ADMINISTRATION DES ICS Les actionnaires chambrent l’Etat du Sénégal à Paris 
 
Article Par JEAN-PIERRE MANE,  
Paru le Jeudi 17 Jui 2008 
 
Le Conseil d’administration des Ics tenu à Paris du 30 juin au 1er juillet 2008 a déploré le management de l’entreprise, notamment la Direction générale et les directeurs de sites. Dans la foulée, l’instance de délibération a fustigé le manque de volonté de la part des autorités étatiques du Sénégal pour améliorer la production des entreprises. Malgré les gros moyens annoncés depuis la recapitalisation de la société en avril dernier à hauteur de 45 milliards.  
Les membres du Conseil d’administration des Industries chimiques du Sénégal ont rué dans les brancards lors de leur dernière rencontre à Paris sur la marche de l’entreprise, apprend-on d’une source proche de la direction des Ics. Le forum des actionnaires de la société constate, pour le déplorer, le manque d’amélioration sur la production malgré les gros moyens annoncés et les déclarations politiques des autorités étatiques, renseigne notre interlocuteur. «L’entreprise produit à 30% de ses capacités réelles de production, soit un bateau d’acide par mois. Les membres du Conseil ont chambré l’Etat du Sénégal, la Direction générale de l’entreprise et les directeurs de sites avant de leur demander de tout faire pour que la production revienne à la normale et profiter du cours du prix de l’acide qui a connu une hausse de 400 dollars la tonne, soit 180.000 Fcfa/t», ajoute notre source. «La direction des industries et les directeurs de site ont, pour leur part, rappelé qu’ils ont toujours exprimé leurs besoins (pièces de rechange pour la réparation des machines, engins de terrassement, camions pour évacuation des minerais). Malheureusement, ils n’ont jamais eu de répondant pour la reprise effective de l’entreprise », informe notre interlocuteur.  
La direction dégage en touche  
Joint par téléphone, le Directeur général des Industries chimiques du Sénégal rejette en bloc ces informations. Pour Alassane Diallo, les membres du Conseil d’administration n’ont parlé que des problèmes de production, des relations avec les banques sénégalaises et de la marche quotidienne de l’entreprise. «C’est vraiment déplorable que de telles informations fausses soient données par des gens qui n’ont même pas participé au Conseil. S’il y a problème avec l’Etat, il est directement discuté entre les partenaires et l’Etat. Et d’ailleurs, il n’y a aucun problème, le Conseil a été bref et personne n’a parlé de l’Etat , précise le Dg des Ics. Sur le fonctionnement de l’entreprise au ralenti, Alassane Diallo confie : «Les machines sont construites d’abord, commandées puis acheminées vers la destination et dédouanées. C’est donc normal que cela mette un peu de temps».  
LE QUOTIDIEN : 
Terrassement d’un vaste espace de la route de ngor aux mamelles : Razzia mystérieuse sur les terres de l’Asecna. 
17-07-2008  
Une activité diurne de terrassement et d’excavation se passe dans l’enceinte de l’aéroport international de Dakar, mais les seuls à ne pas s’en rendre compte sont les personnes justement chargées de veiller à la sécurité des personnes et des aéronefs. Pris de cécité et de surdité, ils ne se rendent pas compte que le terrain est en train d’être morcelé pour des intérêts bien mystérieux. Par Mohamed GUEYE 
 
Il y a des mystérieux travaux de déblayage qui s’exécutent sur le terrain de l’aéroport, à quelques centaines de mètres de la piste d’atterrissage et de décollage des aéronefs. Au moins trois gros tracteurs et environ trois gros camions, déplacent de la terre et de gros morceaux de pierraille et de caillasse, en plein jour, et dans la plus totale ignorance des personnes chargées de veiller à la sécurité de ces lieux hautement stratégiques. Le Quotidien a pu se rendre sur les lieux, a constaté la noria des véhicules, qui circulent à quelques mètres de la piste, et qui pourraient parfaitement être aperçus de la tour de contrôle, et a remarqué qu’un nouveau mur est en train d’être élevé à l’intérieur de l’aéroport, comme si l’on voulait réduire la portion destinée aux travaux aéronautiques. 
 
Ignorance totale 
Pourtant, personne ne semble savoir ce qui se trame. Ni les voisins qui, des maisons qui bordent le mur d’enceinte du côté de la route de Ngor, aperçoivent parfaitement les travaux ainsi que les manœuvres qui s’y adonnent, ni bizarrement, les responsables de l’aéroport. Le colonel Mouhammadou Moustapha Diawara, directeur de la Haute autorité de l’aéroport, déclare au téléphone, de manière très claire : «Personnellement, je ne suis pas au courant de ces choses-là.» Il ajoute même : «Je m’occupe uniquement des questions de sûreté, à savoir les contrôle de l’accès à l’aéroport, pour empêcher par exemple que les gens ne se dirigent vers la piste et puissent accéder aux avions, ou fassent entrer des produits dangereux ou prohibés, par exemple. C’est cela, mon rôle.» Même quand on lui fait remarquer que des travaux qui se feraient sur le terrain de l’aéroport, pourraient concerner les questions de sécurité, il ne change pas de disque. Tout au plus, consent-il à suggérer de voir du côté de l’Agence des Aéroports du Sénégal (Ads) ou de l’Agence nationale de l’aviation civile du Sénégal (Anacs), beaucoup plus compétentes en la matière, assure-t-il. 
Malheureusement, les autorités de ces deux structures ne semblent pas mieux informées que M. Diawara. La responsable de communication des Ads, qui a parlé au nom de M. Mbaye Ndiaye, appelé en consultation par son ministre de tutelle, a affirmé au journal Le Quotidien, que ce type d’affaires ne relève pas du tout des compétences de son agence. «Essayez plutôt de vous informer du côté de l’Anacs. Je crois qu’ils seraient les plus à même de vous informer», conseille la dame. Mais, comme déjà indiqué plus haut, cette dernière structure ne semble pas logée à meilleure enseigne. 
M. Papa Atoumane Fall, présenté comme le directeur de la Navigation aérienne dans l’agence, va dans un premier temps, être catégorique : «L’Anacs ne gère pas l’aéroport. Nous ne sommes au courant de rien de ce qui s’y passe.» Obligeant, il voudra nous renvoyer auprès des Aéroports du Sénégal, mieux à même de répondre à cette préoccupation, selon lui. La réponse selon laquelle c’est ladite agence qui nous a aiguillé vers lui, ne va pas changer grand-chose à sa déclaration. Il ne sait rien, l’Anacs n’est pas au courant des travaux qui s’effectueraient sur le terrain de l’aéroport, du côté de Ngor et des Almadies. On se quitte au téléphone avec des remerciements désolés. 
 
Operation de depecage 
Moins de cinq minutes plus tard, M. Fall rappelle pour compléter et préciser ses propos : «Nous recevons effectivement des demandes, par exemple, concernant des restrictions pour ce qui concerne des hauteurs de constructions, à cause de la circulation aérienne. Car cela concerne les servitudes de dégagement pour la circulation aérienne, et nous veillons à les préserver. Souvent, nous descendons sur le terrain, et nous vérifions si la demane est conforme à la sécurité, et nous donnons notre avis à la Direction de l’urbanisme, pour ou contre la construction projetée.» Très bien, mais qu’en est-il des travaux actuellement en cours ? Une demande a-t-elle été transmise ? Quel est l’intérêt de la nouvelle clôture, qui va presque ceinturer de près les aires de stationnement qui donnent du côté de Ngor et des Almadies ? Le Directeur Fall ne se souvient pas avoir reçu de demande sur ce sujet. Comme il réaffirme son ignorance de quelques travaux, ou de la présence d’engins de terrassement en action, sur le terrain de l’aéroport. 
 
Securite 
Pourtant, au-delà de la version officielle, des sources anonymes parlent tout simplement d’un début de morcellement du terrain de l’aéroport. Ces personnes citent même des noms de personnes bien placées dans les cercles du pouvoir, et qui détiendraient des titres de propriété sur des centaines d’hectares sur ce terrain de l’aéroport. Le nouveau mur, érigé à l’intérieur de la clôture originale, servira de nouvelle délimitation de l’aéroport. Un de ces barons du pouvoir commente : «Les gens sont impatients, car Me Wade a donné le signal de départ. Avec la construction de l’aéroport de Diass, les gens considèrent que l’aéroport Léopold Sédar Senghor est en train de vivre ses derniers jours, et chacun veut être parmi les premiers à se servir.» Pourtant, l’Apix a mis en place une structure qui doit gérer le devenir de cet espace, une fois l’aéroport délocalisé à Diass. 
Au-delà de leurs dénégations, les responsables contactés ne semblent pas gênés quand on leur fait remarquer que leur ignorance déclarée est un signe de manque de fiabilité pour l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Même le colonel chargé officiellement de la sécurité, n’a rien trouvé d’autre à répondre à cette interrogation, que sa fameuse rengaine : «Je ne suis pas au courant de tout ça», sans se demander si cela ne tendrait pas à reconnaître une certaine incompétence. mgueye@lequotidien.sn 
 
ZIGUINCHOR - L’Afp dresse le bilan du régime dans la région : 100 mois après l’alternance. 
17-07-2008  
La délégation du Bureau politique de l’Alliance des forces de progrès (Afp) présidée par Moustapha Niasse a séjourné dans la capitale du Sud le week-end dernier pour les besoins de l’Assemblée générale de la coordination de Ziguinchor. Une occasion pour revenir sur les maux de cette région toujours secouée par l’enclavement et la rébellion armée.  
 
«Promesse de paix en 100 jours par Abdoulaye Wade, voilà 100 mois que le Sénégal et la Casamance scrutent l’horizon de la paix !» A Ziguinchor, la délégation du Bureau politique de l’Alliances des forces de progrès (Afp) a constaté avec ses structures de base, l’échec du régime de l’alternance dans la région. La résolution qui a sanctionné les travaux du week-end dernier dans cette partie du pays, parvenue à la rédaction, «engage le gouvernement à tenir des discussions sincères et sérieuses avec le Mouvement des forces démocratiques du Sénégal (Mfdc), en dehors de toute démagogie et de structures budgétivores, dans le respect de l’intégrité territoriale de notre pays». L’Afp de Ziguinchor estime que le sang a trop coulé et la Casamance aspire à la paix sans laquelle tout développement est illusoire. D’autant plus que «les mines antipersonnelles continuent de faire leur lot de victimes, dont le seul tort est de rechercher la pitance quotidienne». 
L’enclavement de la région Sud reste d’actualité malgré l’acquisition du bateau Aliin Sitoé Diatta, dont la gestion est attribuée «de façon nébuleuse à un groupe d’homme d’affaires sénégalais», fait-on remarquer dans la résolution. En effet, les populations attendent toujours la réalisation du pont sur la Gambie, promis par le régime au moment où la route Ziguinchor-Kolda et Nioro-Kaolack sont dans un état de dégradation avancée. «Les travaux de la boucle du Bluff traînent en longueur, pendant que des milliards de francs ont été engloutis par l’Anoci, de façon opaque, pour des travaux sur la Corniche de Dakar.»  
Sur le plan de l’industrie, la seule unité qui existe en Casamance, la Suneor de Ziguinchor, est depuis trois mois en arrêt de travail, informe l’Afp qui attire l’attention du pouvoir sur le sort «des milliers de pères de famille plongés dans le chômage». Les entreprises de pêche ne sont pas à l’abri. L’Afp se demande toujours «où sont passés les 500 millions investis à la Sosechal, après le tapage publicitaire». Dans le même temps, les barrages de Guidel et d’Affiniam sont en mauvais état. «La langue salée envahit chaque jour des centaines d’hectares, privant les paysans de leur seule ressource». L’Afp croit savoir que, dans de telles conditions, la Goana (Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance lancée par le Président Wade) n’a aucune chance de donner les résultats escomptés par son initiateur.  
Revenant sur le dossier du bateau le Joola, les «progressistes» de Ziguinchor constatent que «les pupilles de la nation sont devenus des adolescents laissés à eux-mêmes». Le dossier n’a jusqu’à présent pas connu son épilogue, après une gestion politicienne. Aujourd’hui, «c’est la débandade ; les rats quittent le navire».  
S’agissant de l’Education, la crise du système s’est accentuée dans la région de Ziguinchor. En effet, avec l’installation précoce des pluies, les potaches n’ont pu bénéficier de cours de rattrapage comme parout ailleurs dans le pays. Et l’Université de Ziguinchor, construite dans la précipitation, est une source de vives inquiétudes, se désole l’Afp. Il n’y a toujours pas de campus social, malgré les multiples promesses et le manque criard d’outils pédagogiques qui fait des étudiants de Ziguinchor, des «cobayes d’une expérience mal maîtrisée».  
 
delfa@lequotidien.sn  
 
CRISE SOCIALE - Les «progressistes» tirent la sonnette d’alarme : Attention, «le peuple rumine ses frustrations. 
17-07-2008  
Par Cheikh Fadel BARRO 
 
Attention danger ! Le peuple «rumine ses frustrations». C’est en substance ce que dit le communiqué du Bureau politique de l’Alliances des forces de progrès (Afp) cette semaine, «en portant un regard serein sur l’état de la Nation». Et il tient Me Wade et ses affidés pour responsables «des conséquences de l’impasse périlleuse dans laquelle ils ont mis le Sénégal et ses populations». Les «progressistes» suggèrent à Me Abdoulaye Wade de se rappeler de ses propres mots plus que jamais actuels en ce meeting d’un après-midi du 26 janvier 2000, quand il disait : «Il y a beaucoup de nuages ; il va pleuvoir.»  
L’Afp remarque que le peuple continue à s’interroger sur la spirale inflationniste infernale et les pénuries qui se poursuivent au moment où «le mensonge d’Etat est toujours de rigueur». L’Etat continue sa gabegie, désignant les commerçants comme les boucs-émissaires tout désignés pour masquer son incapacité à assurer la subvention destinée à stabiliser les prix. «En plus, la distribution du pain va bientôt connaître une perturbation, du fait du dilatoire interminable du régime de Me Wade, qui opte pour la politique de l’autruche, face au prix de revient du pain.» 
C’est qu’en voulant être souverain à la place du peuple, «Me Wade construit fébrilement le puzzle éphémère dont tous les éléments, sans exception, sont teintés de violence», dénonce le Bureau politique de l’Afp. En effet, les agressions frontales contre les libertés, la misère aggravée par la mal gouvernance ou le verbe toujours plus haut qui tente en permanence d’étouffer la vérité, sans exclure le harcèlement de ceux-là même qui, courageusement, comme Abdou Latif Coulibaly et Madiambal Diagne, s’emploient à le dénouer pour les populations, l’illustrent bien. C’est dans ce registre qu’il faut ranger l’affaire Kambel Dieng et Kara Thioune, dans laquelle «le cynisme du gouvernement est apparu au grand jour». Le communiqué scandaleux du ministère de l’Intérieur rappelle «la période la plus sombre des dictatures du Tiers Monde dans les années 70, notamment en Amérique latine où des manifestants pacifiques fauchés par la mitraille devenaient miraculeusement, le lendemain, à la une des quotidiens gouvernementaux, des agresseurs qui justifient une légitime défense». 
En tout cas, l’Afp met en garde le chef de l’Etat et appelle tous les citoyens épris de valeurs républicaines à s’opposer contre la volonté de faire passer la modification de l’article 27 par l’Assemblée nationale.  
delfa@lequotidien.sn  
 
I- Le Sénégal, Idy, Wade et ses Wadaillons : Les Sénégalais serrent la ceinture, les tenants du pouvoir. 
17-07-2008  
Incontestablement, Me Abdoulaye Wade, Secrétaire général national du Pds, est l’homme politique le plus redoutable du pays. De tous les temps. C’est un athlète politique adepte des courses de fond sur longues distances, inscrites dans la durée. Il ne lâche jamais. A moins que ses adversaires ne brandissent le drapeau blanc. C’est une bête politique. On le lui reconnaît. Mais depuis sa brillante réélection (il faut le reconnaître) en février 2007, il offre l’image d’un homme perdant toutes ses facultés politiques. Si on épie de très près les actes qu’il pose dans plusieurs domaines. A y voir de plus près, on a l’impression que Wade ne cherchait qu’à être réélu. Objectif atteint, le chef de l’Exécutif sénégalais s’offre tous les excès et semble oublier ses compatriotes, ses militants aussi.  
Dans tous les domaines, les Sénégalais bavent. Politique interne, économie, social, syndical, liberté de presse. En dehors de la lutte traditionnelle, rien ne marche dans ce pays. Et le dire, revient à aider le Président en exercice. Gaston Mbengue, Petit Mbaye, Modou Niang, Ndèye Ndiaye «Tyson» et les autres ont du mérite. Au moins, ils participent à la régulation de la société. Ils font oublier pour quelques jours, les affres qui taraudent les Sénégalais.  
Le Sénégal a connu un Président poète, grammairien, grand intellectuel, homme de Lettres, membre de l’Académie française aux moments où l’intégration de cette élite occidentale était sélective. En dépit de toutes ses connaissances encyclopédiques, Senghor n’a pu faire émerger le Sénégal du lot. Le contexte international concourait pourtant en sa faveur, car le baril du pétrole n’était pas au niveau qu’il est aujourd’hui, 147 dollars US. Mais rien, au terme de ses mandats en 1981. 
Le Sénégal a connu un Président technocrate qui n’avait pas de base politique le jour de sa prise du pouvoir. Un pur produit de l’Administration sénégalaise. Un administrateur civil pur jus, gouverneur, ministre, Premier ministre, Président. Un homme de dossiers. Mais en 2000, Diouf n’a laissé entre les mains de son successeur qu’un Document stratégique pour la réduction de la pauvreté (Dsrp). Qui est l’auteur de cette pauvreté ? Après 40 ans de gouvernement ! Tout ceci après un rigoureux Plan d’ajustement structurel (Pas) et ce fameux Plan Sakho/Loum du nom des anciens ministres des Finances et du Budget sous l’ancien régime. D’ailleurs, le dernier était devenu Premier ministre, le dernier de Diouf. On se rappelle son livre blanc, très critiqué. 
Diouf part, le plus diplômé de tous les Présidents du Monde arrive. Me Abdoulaye Wade. 
Après 8 années d’exercice du Pouvoir, on se demande si effectivement, les diplômes sont utiles ou nécessaires pour être un bon Président ? Wade est certes diplômé, mais la ménagère, le paysan, le diplômé chômeur, ne profitent pas des nombreux diplômes du Président, attestant son excellence dans des domaines aussi riches que variés. A quoi servent les diplômes donc ? Qui de Senghor, Diouf et Wade est le mieux pour les Sénégalais ? Je donne ma langue au chat. 
L’entourage est tout aussi important que les compétences propres de celui qui exerce les fonctions de Président. 
Mais un constat apparaît. Un Président de la République, c’est celui qui a un bon entourage. L’entourage est tout aussi important que les compétences propres de celui qui exerce les fonctions de Président. L’exercice du Pouvoir c’est une combinaison permanente de plusieurs compétences dans différents domaines de la vie de l’Etat, de la Nation. Aucun Président au monde n’est compétent en tout, dans tous les domaines. Le chef est complété par ses Conseillers en Economie, en Agriculture, en Education, en Communication etc. 
Malheureusement, en Afrique, nos Présidents sont des compétents en tout. D’où la source de nos nombreux problèmes de tous ordres.  
Le Président Wade s’est fait entourer des nouvelles têtes, d’anciens démissionnaires du Pds ou des militants des premières heures, mais qui ont la malchance d’être des agents incompétents et encombrants aux yeux de Wade, qui ne peut pas se débarrasser d’eux. Ce sont les soldats du Sopi qui possèdent des «armes», mais ne savent pas s’en servir. Ils sont donc des dangers permanents pour le «Pape du Sopi» et pour le Peuple. Que faire donc ? 
Face à cette situation, Wade agit tout seul et se trompe tout seul comme l’a dit son premier Premier ministre, Moustapha Niasse dans le livre de Latif Coulibaly : Wade un opposant au Pouvoir, l’aternance piégé. Dans l’intimité, Wade reconnaît qu’il n’est entouré que par des tocards. «Ils ne savent rien», «Ne me parle pas de ces gens-là», fulmine-t-il très souvent en s’adressant à son entourage. C’est d’ailleurs ce qui le pousse à agir seul.  
L’ancien Président du Sénégal, Abdou Diouf, disait dans le livre de l’ancien ministre de l’Intérieur, le Général Lamine Cissé : «Wade est un homme généreux, il est bon, mais son seul défaut c’est qu’il n’écoute que le premier venu.» Ce constat de Diouf est tellement avéré que certains des anciens proches de Wade en ont souffert et continuent d’en souffrir. Car la plupart de ses collaborateurs jouent sur ce registre pour dresser Wade contre telle ou telle personne. Toute personne qui veut vivre longtemps sous l’ombre de Wade, devra tout faire pour être le premier à le voir chaque matin au moment du petit déjeuner et le dernier à être reçu le soir après le dîner. Beaucoup de ses collaborateurs le comprennent. Aux moments du petit déjeuner et après le dîner. Ce sont les moments opportuns pour influer sur les grandes décisions de Wade.  
Ce défaut de Wade qu’évoque Diouf, Idrissa Seck en a souffert, Macky, Sourang, Latif Aïdara, ancien chargé de mission sur le dossier de la Casamance, Mme Fatou Gaye Sarr, ancien ministre chargé du Développement rural, Moustapha Cissé Lô, Me El Hadji Diouf, Serigne Béthio Thioune, Pierre Goudiaby Atépa, le Colonel Malick Cissé (à un certain moment), Gadio (mais, il tient toujours), Souleymane Ndéné Ndiaye, Pape Diop (mais, Wade refuse de croire aux détracteurs du maire de Dakar), Mahmouth Saleh et beaucoup d’autres autorités. 
Depuis son élection en 2000, Wade n’a jamais fait une tournée économique nationale 
Wade est isolé. Il voyage beaucoup et quand il rentre au Sénégal c’est pour présider un Conseil des ministres, recevoir des délégations officielles et quelques ministres pour ensuite repartir.  
Depuis son élection en 2000, Wade n’a jamais fait une tournée économique nationale. Quand il va à Wack Ngouna, à Diourbel, Ziguinchor, Saint-Louis, c’est pour des meetings politiques. S’il ne va pas à Touba ou à Tivaouane à la veille du gamou, Wade est dans les airs ou dans son Palais. Médina Baye, Ndiassane, Yoff, Thiénaba, Bogal, Pire ne voient le Président qu’en période électorale. Et pourtant, c’est en ce moment que le Président devrait aller à l’intérieur du pays pour renforcer le moral des paysans, des femmes, des enseignants, des pêcheurs face à cette crise qui les démobilise. On s’arme de moral pour pouvoir «serrer la ceinture». Mais Wade est totalement coupé du reste du pays. Dites au Président que le pays va mal. Ceux qui font croire à Wade que les cris de désespoir qui viennent de l’intérieur du pays, résultent d’une propagande insipide de l’Opposition, le mènent en bateau. Les vrais renseignements, les vraies informations sont celles qui viennent de l’intérieur du pays. Allez dans les marchés, les champs, la banlieue, jamais le régime de Wade n’a été autant décrié et contesté. En cas d’élections anticipées, Wade serait battu dès le premier tour. Parce que la crise est profonde et il ne reçoit pas les bonnes informations.  
A SUIVRE 
 
Mouth BANE - Journaliste politique / Mouthbane2002@yahoo.fr  
 
Bara Tall, ou comment rester Sénégalais au Sénégal ? 
17-07-2008  
L’affaire Bara Tall prend l’ampleur qu’elle mérite, et que mérite l’entrepreneur si tant est, comme je le crois, que c’est le cœur meurtri qu’il a dû prendre la décision de «délocaliser» ses entreprises vers la Gambie et ailleurs, comme en a rendu compte la presse, et que son objectif était moins de faire un coup d’éclat – je ne le sais pas adepte des gestes amples juste pour leur ampleur - que d’annoncer que nous, les Sénégalais avec et par nos représentants, étions à l’origine de la sorte de rupture du contrat qui le liait à nous et que, par devoir, il avait l’ingrate obligation de la rendre publique. 
D’abord, Bara Tall, dont je vais parler, avec l’affaire qui le projette au devant de l’actualité, non sans difficulté, parce que c’est un ami, est un Sénégalais qui ne connaît que le Sénégal. Il a fait ses études primaires, secondaires et supérieures à Thiès. Sorti ingénieur de l’Ecole polytechnique de Thiès, il a été engagé par les entreprises Jean Lefebvre qu’il n’a jamais quitté jusqu’à en devenir le patron. 
Dans son adresse aux Sénégalais, il a expliqué le parcours qui l’a mené aux commandes de cette entreprise. Avec sobriété, sans forfanterie, façon Bara, quoi ! Et pourtant, ce qui a mené Bara Tall à cette position, qui n’est pas une station où l’on atterrit, comme nommé du ciel (je dis bien nommé), procède d’une détermination, d’un engagement et d’une compétence reconnus, non seulement par ses anciens patrons, mais aussi par ses pairs ingénieurs, dont certains l’avaient précédé dans la boîte. 
Soucieux de la perpétuation du nom de leur entreprise, les Français qui partaient, avaient, il faut le dire, depuis longtemps, porté leur choix sur Bara Tall pour lui vendre la société, parce qu’ils avaient l’assurance que celui-ci en garantirait la survie. Il l’a expliqué lui-même dans son adresse aux Sénégalais, avec pudeur, comme pour s’excuser de devoir nous dire que de tous ses pairs, c’est lui que son ancien employeur avait consciencieusement préparé à prendre les rênes de l’entreprise : 
«Tout d’abord, je sollicite la compréhension de tous ceux qui me liront ce jour et certainement m’entendront parler les jours à venir à la première personne du singulier, dérogeant ainsi au principe de silence médiatique que je me suis toujours imposé. C’est la situation qui l’exige, car beaucoup doivent savoir, à partir de maintenant. De ma propre plume, de ma propre bouche. 
L’entreprise Jean Lefebvre est installée au Sénégal depuis 56 ans, donc avant ma naissance. Bien que de droit français, son agence fut confiée, en 1987, à des cadres sénégalais qui avaient fini d’y faire leurs preuves et j’eus la chance d’en être le premier Directeur non français.  
Moins de dix ans plus tard, en 1996, cette agence de droit français fut transformée en filiale de droit sénégalais avec ma prise de participation dans le capital, et, quatre ans plus tard, après en avoir fait un des leaders du Btp dans la sous-région, j’en deviens l’unique propriétaire, avec la bénédiction et le soutien de mon ancien employeur français, le Groupe Vinci, N°1 mondial du Btp.» 
Ces Français qui avaient un attachement sentimental ou autre pour leur affaire tant qu’ils ne posèrent qu’une condition de type moral à Bara Tall lors de la vente (Conserver le nom de l’Entreprise), savaient qu’ils avaient affaire à un homme à qui on pouvait faire confiance. 
Or, cette confiance, l’homme l’avait gagné, mérité, par sa compétence et son engagement sur le terrain, son amour du travail, son humilité. Et ce ne sont pas que des mots. Alors qu’il était loin d’imaginer qu’un jour, il serait mis ainsi sur la sellette, que les évènements le projetteraient sous les feux de la rampe au point que je puisse prendre ma plume pour en parler, il m’a raconté les nuits pluvieuses passées sur des chantiers, dans la brousse, sans que rien ne l’y oblige, sinon la conscience professionnelle ; ses repas partagés alors, dans le même bol, avec les ouvriers, sans que rien ne l’y oblige, sinon son humanité et son humilité (je ne parlerai jamais de générosité pour dire le sens du partage de Bara Tall : la générosité a des airs supérieurs que je ne reconnais pas dans le type de bonté vu chez Bara). 
Longtemps après qu’il était devenu le patron, Bara continua à être le dernier à quitter de ses chantiers partageant les tâches ingrates avec ses employés qu’il n’a jamais regardé de haut. Il aime et respecte les gens, c’est tout, comme il aime et respecte le travail sérieux.  
Il y a très peu d’années, l’affaire étant depuis longtemps dans la poche, la confiance des banques gagnés, les chiffre d’affaires se déclinant en milliards, l’Etat Ps déjà faisant appel à ses préfinancements pour réaliser des routes, j’ai été témoin d’une scène peu ordinaire, je demande à mon très cher ami de me pardonner de la raconter.  
Un jour dans la salle d’attente de ses bureaux du Point E, j’attendais d’être reçu quand sortit de la pièce, suivi de Bara, un vieil homme habillé du bleu de chauffe (en l’occurence, ici, le vert) des ouvriers de Jean Lefebvre. Il était assez vieux pour être à la retraite depuis longtemps, il prodiguait des prières recevant les tapes amicales et les congratulations chaleureuses de Bara avec un plaisir évident.  
En ayant pris congé de son hôte qu’il avait raccompagné loin dans le couloir, le Pdg m’entraîna avec lui en retournant à son bureau. Une fois à l’intérieur, bien évidemment, je m’enquerrais de la signification de la scène que je venais de vivre. Elle était belle. Le vieux, un ouvrier que Bara avait trouvé dans la boîte quand il y entrait, et qui lui était très attaché, en plus d’être un travailleur consciencieux, était effectivement à la retraite depuis quelques années. Une retraite un peu mal vécue qui fit qu’il venait rôder autour des chantiers. 
Bara s’en occupera en lui expliquant avec la bienveillance qui convainc, la nécessité pour lui de se reposer ; y ajoutant la générosité de lui proposer de passer chaque mois prendre son salaire. Dans le bureau de Pdg, de sa poche, pas chez le comptable. 
J’ai mis le mot «délocaliser», entre guillemets, parce que dans sa substance, ce terme à consonance manœuvrière mercantiliste, tendu vers des objectifs de rentabilisation d’une entreprise sans trop de considérations éthiques, ne rend en rien compte de la décision grave du patron de Jean Lefebvre-Sénégal, et ne lui ressemble pas en tant qu’homme, et en tant que manager. Ce que nous venons de voir, l’atteste avec éclat.  
Il n’y a, ici, dans ce que la presse a vulgarisé sous la dénomination de «délocalisation» ni élan vers un commerce inéquitable, ni course au surprofit par la compression des coûts d’exploitation ou autre joyaux concept capitaliste. Bara est un exilé économique, concept non opposable à exilé politique dans le contexte qui l’a vu arbitrairement connaître la prison dans l’affaire des Chantiers de Thiès, puis l’asphyxie économique de ses entreprises dans le prolongement de celle-ci.  
Je crois que la décision de Bara de transférer «certaines» de ses activités en dehors du Sénégal où elles ne sont plus en sécurité, procède moins de la volonté d’engager un bras de fer avec qui que ce soit que d’une stratégie bien pensée de survie économique. Quant à la plainte contre l’Etat, elle devrait flatter l’Etat, flatter la Justice de ce pays – elle indique que les Sénégalais, et pas des moindres, gardent, malgré tout, confiance dans leurs institutions. Elle devrait aussi convaincre tout le monde que Bara Tall ne se bat que pour rester Sénégalais -mais à part entière -, au Sénégal. 
 
Papa Samba KANE - Journaliste  
SUD QUOTIDIEN : 
LA LIBERTE DE PRESSE A L’EPREUVE DE LA DERIVE DESPOTIQUE  
La Violence et l’Etat de Droit 
Par | | jeudi 17 juillet 2008  
Par Mamadou Ablaye NDIAYE &Alpha Amadou SY Philosophes-Ecrivains 
Ordre autoritaire, démarche liberticide, obstination à vouloir créer une société unidimensionnelle. Sur ces chemins, depuis des années, le pouvoir issu de l’alternance au sommet de l’Etat cherche à engager le. le Sénégal. Non sans mal. Un obstacle se dresse en effet, la Presse. Mamadou Ablaye Ndiaye et Alpha Amadou Sy, philosophes-écrivains expliquent comment la liberté d’expression qui fonde la démarche des médias est ici, à l’épreuve de la dérive despotique. Dans la première partie de leur contribution publiée dans notre édition d’hier, mercredi 16 juillet 2008, ils reviennent sur la violence exercée contre la presse sous le magistère de Me Abdoulaye Wade. Mamadou Ablaye Ndiaye et Alpha Amadou Sy ne se limitent pas à dresser l’inventaire des actes posés sur les plans symbolique, moral et physique pour réduire au silence, un contrepoids qui équilibre le jeu démocratique. Ils remontent le cours de l’histoire des relations heurtées entre les journalistes et les responsables libéraux reviennent sur le martyr dont ont souffert Boubacar Kambel Dieng, Karamokho Thioune, Ousmane Mangane, Pierre Dasylva et Ibrahima Lissa Faye et renseignent sur le droit à l’information en péril. Peut-il en être autrement, s’interrogent-ils, avec l’exhumation du ministère de l’information dont le titulaire de la charge est en même temps porte-parole du gouvernement Et comme si cela ne suffisait pas, un ministre-conseiller à la Présidence de la République, porte la parole du chef de l’Etat, secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds) dotée d’une commission chargée de la mobilisation et de la propagande. 
En minorant ainsi la gravité des faits incriminés, l’autorité politique pêche sans aucun doute par laxisme et par Ponce-pilatisme. Ces deux travers sont symptomatiques d’un fait majeur : l’impunité est un des modes de fonctionnement de l’arbitraire du despotisme. 
La véracité du délit est fonction de l’appréciation exclusive de l’autorité, elle est le produit de sa lecture du fait, car le délit est dépouillé de toute charge d’objectivité et relève du pouvoir discrétionnaire, qui est le lieu de séjour du despotisme dans la République. Dès lors, après réception des conclusions provisoires de l’enquête qu’il a demandée, Cheikh Tidiane Sy, ministre de l’intérieur a pris des « mesures conservatoires » : les agents reconnus coupables de manquements dans l’exécution de leur mission seront redéployés vers d’autres unités de la Direction générale de la sûreté nationale en attendant la fin de l’enquête en cours. (Le populaire 28-06-2008). 
En effet, cette démarche du ministre de l’intérieur trouve son répondant dans l’attitude du ministre de l’information porte-parole du gouvernement apportant sa protection aux tortionnaires dans les termes suivants : si vous (le comité) allez au Tribunal, vous allez me voir avec ma casquette de ministre de la République protégeant ses agents. Si demain les journalistes vont ester en justice comme ils le disent, ça va être eux contre nos agents et nous avons aussi droit de protection judiciaire de nos agents…Mais devant le juge, ils exerçaient leur mission et à ce titre l’Etat a droit de les préserver. 
De ce point de vue, ça va être des avocats des journalistes contre les avocats des policiers (populaire 30-juin 2008). Mais le ministre Aziz Sow élude dans son plaidoyer un paradigme de l’Etat de droit qui assigne à celui-ci la mission de protéger les droits de la personne humaine dont la sacralité est reconnue par la Constitution du Sénégal. Ce principe est pris en charge par le collectif de 30 avocats chargé de défendre les victimes de la police en introduisant le 26 juin 2008 une plainte « pour coups et blessures volontaires, actes de torture et d’entraves à la liberté de travail ». La crise s’exacerbe quand le ministre de l’intérieur emboîte le pas au ministre de l’information en organisant la protection des policiers coupables de sévices sur la base d’une enquête interne dont les conclusions sont douteuses. 
Le ministre dans un communiqué de presse du 20 Juillet 2008 incrimine les journalistes Karamokho Thioune et Boubacar Kambel Dieng d’avoir provoqué les affrontements en assenant des coups de poing à l’officier de police à l’injonction duquel ils ont refusé d’obtempérer. Les policiers ont fait usage de la force pour les neutraliser sans faire usage de la matraque électrique (Sud Quotidien du 10 Juillet 2008). En disculpant ainsi les policiers, le ministre de l’intérieur suscite une véritable levée de boucliers. Le Comité pour la protection et la défense des journalistes prend le contre-pied des allégations des autorités qu’il considère comme des contrevérités. Son porte-parole Yakhame Mbaye estime que cette démarche honteuse et non surprenante a pour objectif de parasiter l’enquête judiciaire enclenchée par le procureur de la République le 8 Juillet, ce qui était déjà annoncé par le ministre de l’information. (Sud Fm 10 Juillet 2008) 
En effet, le fait de considérer les journalistes sportifs comme les agresseurs des policiers est une démarche qui renverse l’ordonnancement des faits et inverse l’ordre des responsabilités des protagonistes du conflit. Elle transmute le bourreau en victime non sans lui garantir l’impunité. Dans cet ordre d’idées, John Locke, précurseur du libéralisme politique, considère que la fonction exclusive de l’Autorité politique est la défense et la protection des biens civils, à savoir ; les droits inaliénables, au nombre desquels figurent, en bonne posture, la protection du corps contre la douleur, la vie, la liberté. 
Ce principe du philosophe anglais préfigure l’interdiction de la torture par l’Etat de droit, la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1946, les Conventions et Traités internationaux auxquels l’Etat du Sénégal a souscrit. En effet, le Sénégal a ratifié le Code de conduite des Nations Unies et le statut de Rome qui fait observer l’interdiction du recours à la menace, à l’usage de la force à des desseins qui sont aux antipodes de la quête de la paix et de la justice. 
Sous ce rapport, l’Autorité politique doit protéger la personne et les biens de tout citoyen, sous peine de pécher par forfaiture. Le drame, dont l’espace médiatique est le théâtre avec le lynchage de deux journalistes sur la place publique, a une signification qui dépasse la simple censure de l’information. Il a pour soubassement la dérive despotique dont la finalité est la création d’un ordre autoritaire où la liberté de conscience n’a pas droit de cité. 
Le démantèlement de ce paradigme de l’Etat de droit passe par la mise au pas de la presse libre qui assure au citoyen l’information plurielle indispensable pour faire un jugement crédible. Pour mieux asseoir la propagande politique qui hypostasie l’image du Prince dans la conscience collective, le pouvoir s’efforce de corroder la liberté de presse. 
L’essence du drame du journaliste renvoie à la tragédie de la démocratie dont le pan géant : la liberté de conscience fait l’objet du torpillage des tenants de l’ordre despotique. A cet égard, la force la plus puissante du pouvoir, le pouvoir despotique s’entend, n’est pas, selon Maurice Godelier, la violence, mais le consentement des dominés à leur domination. Le pluralisme médiatique, en brisant l’unilatéralisme idéologique du pouvoir, ruine ce consentement et dans le même mouvement constitue une force centrifuge 
Dès lors, prend forme l’anathème contre la presse, dont les hommes sont jetés en pâture aux bourreaux de la liberté de conscience laquelle requiert le concours actif de tous les citoyens. Effectivement, la liberté de presse fait partie des conditions de possibilité de la liberté de conscience, c’est la raison pour laquelle elle est revendiquée par tous les démembrements du corps social. Certes, le droit à l’information plurielle des citoyens est consacré par la Constitution du Sénégal en son article 8. Mais ce droit, à l’instar de tous les autres qui fourmillent la Charte fondamentale, est soumis à la critique corrosive de la dérive despotique. 
Les investigations faites par Wilhem Reich sur ce terrain meurtri par la violence ne manquent pas de jeter le trouble et l’angoisse dans les esprits. Le philosophe allemand fait observer, avec la plus grande stupeur, que le sadisme primaire du soldat de la Wehrmacht et de l’agent de la Gestapo est le produit du nazisme hitlérien dont l’Etat totalitaire mobilise le sadisme latent, des hommes victimes de l’inhibition sociale, et les redéploie dans des expéditions guerrières comme l’Anschluss. 
Dès lors, l’exercice de la violence véhémente est toujours le mode par lequel s’épanchent les énergies refoulées qui trouvent enfin une voie royale balisée par l’ambition du politique, pour s’extérioriser. L’Etat totalitaire se nourrit de ces immenses ressources pulsionnelles qui sommeillent dans les bas-fonds du lumpen-social. Qui plus est, les investigations faites par Engels sur ce même terrain ne rassurent guère les citoyens. L’auteur de « Guerre de paysans en Allemagne » fait observer que, cette cohorte de masse humaine est capable de tout. Elle peut sévir sur tout homme pour survivre, au prix de s’exercer au métier de sbire. 
Un tel péril hante la République avec le recrutement de « calots bleus » dans la police nationale dés le début de l’alternance en 2000. Avec l’insertion de cette garde prétorienne, une structuration autoritaire s’opère dans les démembrements de la police où ses éléments sont déployés. Ces derniers fonctionnent selon une logique politicienne qui met entre parenthèses la loi et les procédures réglementaires relatives à sa mise en œuvre. Ils arborent la posture du militant politique dans l’exercice de leur mission républicaine, en considérant toute force centrifuge comme un fauteur de trouble de l’ordre public. 
A ce sujet, Barthélemy Dias, un des responsables du Parti socialiste (Ps), victime de la violence politique fait remarquer « le rôle du policier est de protéger et non d’agresser des citoyens. La police sénégalaise est devenue une police arrogante et cela suite à l’infiltration des « calots bleus » en 2000. Je n’ai pas espoir par rapport à la suite de cette affaire parce que nous savons tous aujourd’hui qu’à la tête de ce pays, il y’a des agresseurs identifiés par rapport à différents appuis. 
Et les citoyens doivent savoir qu’ils ont une responsabilité c’est d’assurer leur propre sécurité ». Populaire 30 juin 2008. 
Cette idée est corroborée par Abdoulaye Bathily, le Secrétaire général de la Ligue démocratique/ Mouvement pour le parti du travail (Ld/Mpt), lequel a cheminé avec Me Abdoulaye Wade sur les longues routes escarpées qui mènent au Palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor. 
Lors de l’émission « Objection » de Sud-fm du 04-07-2008, il estime que les « calots bleus » ont infiltré la police en y apportant les méthodes de terrorisme politique. Certains d’entre eux sont promus au grade d’officier comme celui de Capitaine. Edifié, par son incarcération arbitraire en 2006, du péril du terrorisme d’Etat, Barthélemy Dias estime qu’aucun citoyen n’est à l’abri de la violence. La véritable raison de cette psychose réside dans le fait que les dirigeants politiques sont des fossoyeurs des droits et libertés, d’autant plus qu’ils souffrent d’un déficit démocratique. Ainsi la liberté et la sécurité des citoyens sont hypothéquées par la volonté de puissance. 
A l’époque, la presse avait fait état de la tentative des autorités politiques d’introduire les calots bleus dans la gendarmerie nationale. Cette requête avait fait l’objet du refus de la hiérarchie sur la base de l’éthique républicaine qui et en avant les critères de la compétence et du mérite lesquels disqualifient les préposés du politique. Cependant, la police, plus poreuse a offert ces structures d’accueil à ce contingent politique. Ainsi, l’espace public devient le cadre où est logée une milice privée, ce qui dénote d’un glissement vers l’avènement de la police politique. 
Portant, Achille Mbembé avait invité les autorités politiques d’Afrique dès 1990 à asseoir la sécurité et la paix civile en démantelant les infrastructures de la mort, à savoir brigade présidentielle, garde prétorienne, police politique. Ce glissement du pouvoir de l’alternance dans l’univers de la répression se révèle dans le rôle assigné à la Division des investigations criminelles (Dic) jusqu’ici encline à mener ces opérations dans la régularité républicaine. Le pouvoir issu de l’alternance tourne le dos aux procédures légales et use des méthodes de harcèlements, de bannissement pour venir à bout de la résistance de l’adversaire. En mettant la police au cœur de cette préoccupation, il l’enlise dans le jeu politique en en faisant le bras séculier du Prince dont les adversaires politiques font l’objet d’expéditions punitives. 
Des hommes politiques, des directeurs de société, des journalistes, des entrepreneurs, sont convoqués, assiégés,, humiliés, retenus dans les locaux de la Dic ou emprisonnés. Moustapha Niasse, Mame Less Camara, Abdou Latif Coulibaly, Alioune Fall, Thierno Talla, Abdoulaye Ndiaga Sylla, Ndèye Fatou Sy, Madior Fall, Omar Diouf Fall, Ousmane Tanor Dieng, Amath Dansokho, Abdourahim Agne, Idrissa Seck, Nafissatou Diop, Ibrahima Sene, Madiambal Diagne Jean Paul Dias, Barthélemy Dias, Bara Tall, Abdoul Aziz Tall, Ndeye Mariéme Diagne, Mbaye Diouf, la liste n’est pas exhaustive, sont tous victimes des abus de la police qui prend les allures d’une brigade présidentielle. 
Dans ce contexte macabre où l’espace public se réduit à un No man’s land, tout ce qui est possible est permis, partant, le plus fort peut donner libre cours à sa puissance et anéantir l’autre sans autre forme de procès. Ainsi la liberté de conscience est annihilée par la violence politique. L’œuvre artistique de Talla Sylla à savoir ; Ablaye « abal nû » a fait l’objet de la critique de marteau. Le journaliste-ecrivain Abdou Latif Coulibaly est l’objet de menace de mort. Certains hommes du sérail, dont l’âge mental est celui de l’inquisition, avait fait le serment de briser sa plume satanique, après la publication de son livre : « Wade un opposant au pouvoir, l’alternance piégée ». Cette effervescence de la force brutale est le signe avant-coureur du déclin, elle participe du chant du cygne d’un régime entrain d’épuiser son processus dialectique. 
L’histoire atteste de cette loi implacable qui rythme le cycle des sociétés et la vie des régimes politiques. En vérité tous les pouvoirs sont mortels c’est pourquoi aucun pouvoir n’est absolument absolu. L’alternance survenue le 19 mars 2000 relève de cette césure que l’Histoire opère sous le sceau du principe selon lequel : au tribunal de la dialectique tout ce qui est, mérite de mourir. 
Jean Jacques Rousseau, en faisant sien ce principe, avait mis en garde les tenants du pouvoir contre la fantasmagorie de la force que charrie l’exercice du pouvoir dans ces termes : « le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le Maître, s’il ne transforme pas la force en droit et l’obéissance en devoir ». 
Nul n’ignore que cette thèse cardinale a balisé la voie royale qui mène à l’Etat de droit, lequel arrime l’exercice de la force à la distribution démocratique de la justice. Une telle démarche s’inscrit en faux contre le despotisme vers lequel dérive le Sénégal. Force, est de faire remarquer que ce phénomène pervers n’est pas exclusif au régime issu de l’alternance. Il traverse tous les pouvoirs politiques, car fait corps avec l’Etat au moment où celui-ci prend forme. Ce faisant, il doit être considéré comme un problème fondamental inhérent au hiatus entre l’exercice du pouvoir, nécessairement autocratique et l’intérêt fondamental des masses populaires. La presse rend compte de cette contradiction de façon régulière, mettant à nu l’incurie du pouvoir. 
Cependant, l’épaisseur de la culture démocratique qui porte le politique en Occident permet de gérer rationnellement le contentieux qui oppose le pouvoir et la presse afin qu’il ne dégénère pas en crise. 
La vacuité de la culture démocratique dont souffrent les tenants du pouvoir politique dans les « démocratures africaines » est la base de l’aversion que ces derniers éprouvent à l’égard de l’exigence de transparence. Même si ce principe est inscrit sur le registre de la Constitution, il est considéré par le Prince comme une hérésie qui mérite un sévère châtiment. 
Il est tout à fait évident que dans une telle situation, le droit à l’information est mis à rude épreuve, d’autant plus que le journaliste, dont la mission est de le rendre effectif est poursuivi, pourchassé et puni à cause de ses investigations qui sont vues d’un mauvais œil par ceux qui opèrent dans les dédales du labyrinthe. Le recours à la violence politique est tributaire de l’infléchissement du cours démocratique en Afrique où les vieux démons du patrimonialisme ont resurgi dans l’espace politique en compromettant les acquis de la démocratisation enclenchée dans les années 90 sous la double impulsion de la Conférence nationale et du Sommet de La Baule. 
A l’orée de ce mouvement novateur, Achille Mbembé avait fait une réflexion qui garde toujours sa portée : la question centrale qui se pose en Afrique est celle de la transformation des rapports de pouvoir entre l’Etat et la société, transformation qui devrait découler de l’abandon des formes de gouvernement par le parti unique. Elle acquiert d’avantage de signification lorsqu’elle est inscrite dans une démarche visant à rompre avec le projet qui a ruiné jusqu’à présent les énergies africaines : la création par la violence d’un ordre politique autoritaire fondée sur l’improduction économique. 
(Fin) 
SOLUTION CONTRE LA HAUSSE DES DENREES 
L’Ue propose une facilité de 6,5 milliards de F Cfa 
Par Bakary DABO | | jeudi 17 juillet 2008  
 
Les initiatives contre la flambée des denrées de premières nécessité poursuivent leur cour. L’Union européenne opte pour l’augmentation de la production des agriculteurs des pays en développement. 
La Commission européenne propose de créer une facilité d’un montant de un milliard d’euros pour aider les agriculteurs des pays en développement à augmenter leur production. L’information est contenue dans une télécopie « urgente » de la délégation de la Commission européenne en république du Sénégal. Un document signé par les commissaires Louis Michel (en charge du développement et de l’aide humanitaire) et Mariann Ficher (en charge de l’agriculture et du développement rural) rappelle que cet apport financier exceptionnel devrait permettre notamment aux agriculteurs de disposer de semences et de fertilisants en plus grande quantité et de meilleure qualité. 
La Commission européenne reconnaît que les récentes augmentations des prix des denrées alimentaires ont essentiellement frappé les populations des pays en développement. Selon elle, la pauvreté s’est aggravée pour des centaines de millions de personnes en dépit des promesses globales qui ont été faites pour régler ce problème dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). 
La Commission européenne plaide pour une « révolution verte » en Afrique qui, selon elle, peut jouer un rôle fondamental dans la résolution de la crise actuelle des prix alimentaires. Avant de préciser que ses objectifs de financement sont de favoriser l’augmentation de la production agricole et la sécurité alimentaire dans les pays bénéficiaires, diminuer les taux de malnutrition et contribuer à réduire l’inflation du prix des denrées alimentaires. 
La Commission européenne assure qu’elle va coopérer en priorité avec les organisations internationales pour assurer que son action prenne effet rapidement et efficacement. Pour elle, « cette facilité de financement a essentiellement pour but de faire en sorte que les agriculteurs des pays en développement disposent des outils qui leurs sont nécessaires pour améliorer leurs récoltes… » 
A son avis, il importe également de reconnaître que cette action a aussi une importance autre que monétaire. Avant de rappeler que ce nouveau fonds représente une valeur fondamentale de l’Union européenne. Pour elle, « c’est un exemple de solidarité entre l’Europe et les pays en développement ». En raison de la hausse des prix des denrées alimentaires, a-t-elle ajouté, « l’Union européenne dépense moins que prévu pour les mesures d’aides au marché agricole, ce qui nous permet d’offrir cette facilité unique ». 
La Commission européenne pense que l’actuelle crise des prix alimentaires peut être transformée en une opportunité par les nations en développement. Elle pense que « si les agriculteurs de ces pays parviennent eux aussi à répondre à l’accroissement de la demande sur les marchés mondiaux, ils pourront profiter de la hausse des prix ». Et de concéder que : « les communautés rurales pourront commencer à sortir de la pauvreté et la vie de centaines de millions de personnes s’en trouvera améliorée ». 
COMMENTAIRE 
En pensant aux APE 
Par SOMBEL FAYE | SUD QUOTIDIEN | jeudi 17 juillet 2008  
 
C’est bien d’aider les pays pauvres à accroître leurs productions, encore qu’une aide, qu’elle quelle soit, doit être cohérente et son efficacité étudiée dans tous ses aspects. Voici que l’Union européenne, à travers sa Commission, organe exécutif de l’UE, se manifeste soudain par une « générosité » pécuniaire qui suscite, encore une fois, quelque circonspection. 
C’est cette même Commission européenne qui, dans le cadre des fameux Accords de partenariat économique(Ape), assujettit, avec forces chantages, son aide financière à la signature par les pays Acp, des Ape. Ces accords par lesquels l’intégration régionale tant prônée risque de se transformer en désintégration et tensions régionales sous nos cieux africains. 
Aussi, elle a raison la commission européenne lorsqu’elle estime que la crise alimentaire actuelle peut être une opportunité pour les pays pauvres. Elle doit l’être, d’ailleurs, crise ou pas, pour que la production dans nos pays soit accrue considérablement au point d’approvisionner d’abord de manière suffisante les marchés locaux, mais aussi de dégager des surplus afin de répondre à la demande sur le marché mondial. 
Seulement, dans la perspective d’un Ape vers lequel cette même commission européenne fait tout pour nous pousser, tout accroissement de la production serait voué au même sort que la production actuelle qui est en proie à la concurrence des produits importés. Et pourtant, la Commission européenne soutient mordicus que nos frontières doivent être béantes tandis que dans leurs sempiternelles propositions, des contingentements sous différentes formes demeurent quant à l’accès de nos produits au marché européen. 
WALF FADJRI : 
Le ‘regard’ louche d'un doyen 
 
 
Ça y est! On l'attendait, il est venu Il n'osait pas manquer à l'appel; il n'a pas pu réfréner ses élans; l'affaire Boubacar Kambel Dieng et Karamoko Thioune lui en a donné l'occasion.  
Il, c'est l'ancien Dg du quotidien Le Soleil sous le régime Ups-Ps, celui-là même qui a réussi la prouesse inégalée d'avoir été Senghoriste puis Dioufiste et devenir, on ne sait par quelle alchimie, Wadiste avec l'alternance.  
L'homme, qui a mangé goulûment à tous les râteliers de la République durant sa carrière interminable, vient, une fois de plus, d'enfoncer un poignard dans le cœur de ses jeunes confrères. Ce coup de poignard est d'autant plus douloureux qu'il survient au moment où les autorités viennent de blanchir avant la lettre les bourreaux de Kambel et Karamoko et d'inverser les rôles en les faisant passer pour les agresseurs.  
Le cadre qui a servi à cette traîtrise est, bien évidemment, ce quotidien dont il a été le maître incontesté sous Senghor et Diouf et dont il s'est servi tant de fois pour pourfendre celui qu'il élève maintenant aux nues sans sourciller le moins du monde. Dans la rubrique Regard du samedi 12 juillet 2008 et sous le titre ‘Arrêtons d'être excessif’, il s'en est pris à presque tous les journalistes de la presse privée insoumise; leurs protestations, leur compassion pour leurs confrères torturés ainsi que leur soif de justice sont perçues comme un ‘manque de rigueur morale et des excès en tout’. Il écrit : ‘Le Sénégal, tout au moins une partie des Sénégalais, est aujourd'hui tombée (sic) dans le piège du manque de rigueur morale et des excès en tout.’ Ignore-t-il que la proposition incidente, isolée par des virgules, ne commande pas l'accord du participe ? Elémentaire, mon cher doyen. Et ce n'est pas, loin s'en faut, la moindre impropriété de langage dans un texte si court, mais je m'en tiens là, car comme le dit le fabuliste, ce ne sont pas là mes affaires.  
Selon lui, les dures conditions de vie actuelles ‘fournissent l'occasion rêvée tant attendue –’admirez’ la redondance- pour organiser des marches d'insubordination’, etc. Ces marches de protestation, expression d'un droit constitutionnel, seraient-elles une ‘insubordination’ ? Aurait-il donc oublié les prières du mardi dont Le Soleil faisait ses choux gras du temps de sa toute-puissance ? Il suggère de ‘vivre démocratiquement notre ‘opposition’ comme cela se vit dans les pays civilisés, c'est-à-dire sans haine, sans vociférations injurieuses, sans excès.’ Soit. Mais dans les pays civilisés, la justice ouvre son temple aux justiciables, ne se détourne pas d'eux, ne les laisse pas lui courir désespérément après. Dans ces pays civilisés, le pouvoir ne crée pas une presse d'égout pour injurier et calomnier d'honnêtes citoyens. Il poursuit : ‘Quand on a la prétention de s'adresser tous les jours aux milliers de professeurs, de magistrats… quand on est lu par des milliers de philosophes, d'intellectuels de très haut niveau que compte le Sénégal, on fait preuve d'humilité…’ Fort bien; mais on doit aussi soigner son style, savoir employer le mot juste en évitant des lourdeurs telles que ’faire partir…l’actuel président de la République de ses fonctions’ … ’Faire preuve d'humilité’, c'est aussi éviter de regarder ses jeunes confrères avec condescendance du haut d'une sorte d'Olympe en se prenant pour le Jupiter de la presse.  
Mais, ce qui gêne le plus chez notre ‘octogêneur’, c'est son amnésie sélective, impénitente et ingrate. Quand il parle ‘d'une certaine opposition, plus nostalgique de la jouissance d'un pouvoir qu'elle a perdu par incompétence, manque de visions et de rigueur… ’ ne parle-t-il pas du PS, son ancien parti qui l'a couvé, choyé et fait de lui ce qu'il est ? La Rochefoucault a raison : ‘On ne trouve guère d'ingrats tant qu'on est en état de faire du bien.’ Et de conclure : ‘la volonté populaire aurait-elle déserté les bureaux de vote et les urnes pour se réfugier dans la seule rue ?...’ On se croirait en 1988… Vous avez bien raison, ‘il se fait tard’, il est même trop tard peut-être pour refaire ce pays, doyen.  
Yatma DIEYE, professeur d'anglais, Rufisque yatmadieye@orange.sn  
Union pour la Méditerranée  
 
 
L'Europe, qui se barricade autour de la Mare Nostrum pour exclure les barbares noirs, oublie que le Moyen Orient croît de 100 000 individus par an qui chercheront mieux ailleurs. Ajoutez à cela que les responsables, au plus haut niveau, hésitent à apparaître aux yeux de leurs populations auprès des responsables israéliens et vous comprendrez pourquoi Sarkozy, le Français, n'est pas au bout de ses peines avec son impossible union pour la Méditerranée.  
Il n'y a pas Photo  
L'alignement de la France sur les positions marocaines, dans le dossier interminable du Sahara espagnol, n'a pas irrité outre mesure Alger, face au projet d' ’Union pour la Méditerranée’ (Upm) du président français, Nicolas Sarkozy : après quelques hésitations et des rencontres de couloir au Japon, en marge du sommet du G8, Abdou Aziz Boutéflika a avalé le morceau en donnant son accord, le 7 juillet, de sa présence en France le 12 pour le sommet du 13 sur la Méditerranée, ultime tentative d'isoler cette partie du reste de l'Afrique noire à laquelle elle s'identifiait difficilement, d'ailleurs.  
Par contre, le Maroc a laissé planer le doute jusqu'au 12 juillet, pour finalement se faire représenter à un niveau second par le frère du roi Mohamed VI. Rabat ne veut pas renoncer au statut avancé qu'il négocie avec l'Union européenne (Ue) et qui opte pour une coopération renforcée au niveau de la Méditerranée occidentale dans le cadre du dialogue 5+5 (1).  
Ulcéré il a plus de 30 ans par le coup de force d'Edem Kodjo avec l'admission du front populaire pour la libération du Sahara espagnol et du Rio de Oro (Polisario), Hassan II avait suspendu toute participation aux rencontres de l'Organisation de l'Unité africaine (Oua). Les ruptures stratégiques opérées par Mohamed VI avaient permis un retour prudent au sein de la communauté africaine où Rabat essaie d'exercer une influence, quelque relative qu'elle soit, au moment où il essaie de sortir du ghetto fondamentaliste confortablement installé dans des espaces sablonneux sans fin.  
Un autre dirigeant africain, directement enveloppé par la proximité du projet, n'a pas fait le déplacement non plus, estimant trouver là les germes d'une nouvelle colonisation. Le guide libyen y est en effet allé avec la dureté de ton qu'on lui connaît : ‘Nous ne sommes ni des affamés ni des chiens pour qu'ils nous jettent des os’, avertissait-il dès le début, au cours d’un mini-sommet arabe à Tripoli au cours duquel il a qualifié le projet d’Union pour la Méditerranée d’ ’affront’. Se voulant conséquent avec lui-même en tant que Africain et Arabe, il invitait l'Europe à coopérer avec la Ligue arabe ou l'Union africaine et non ‘avec un seul groupe’ de pays.  
Le président Wade du Sénégal avait adopté quelques jours auparavant la même attitude en exhortant l’Union africaine à dénoncer le projet d’Union pour la Méditerranée de Nicolas Sarkozy, estimant que cette union est ‘une barrière qui va isoler l’Afrique au sud du Sahara’. Pour le président sénégalais, en effet, les pays africains doivent réfléchir sur ces projets d’union qui visent certaines parties du continent avec d’autres territoires. S'appuyant alors sur un certain empirisme, il note les échecs qui ont entouré les tentatives antérieures, comme le Grand Moyen-Orient de Bush. ‘L’idée d’une Union méditerranéenne, si elle se fait, va permettre à l’Afrique du Nord d’être arrimée à l’Europe : c’est une barrière qui isole l’Afrique au sud du Sahara et il faut que les Africains en soient très conscients’.  
Les alternatives sont très nombreuses, a encore dit Me Wade, qui a donné l’exemple des pays d’Amérique latine, qui nous proposent une sorte de communauté avec l’Afrique au sud du Sahara. ‘Le Brésil, le Venezuela, tous ces pays se tournent vers l’Afrique. Ils nous proposent même des institutions financières comme une banque du Sud qui pourrait aller jusqu’à l’Inde, voire jusqu’à la Chine’, avait-il indiqué. ‘L’Europe se défend de l’entrée des Africains, Schengen n’est pas autre chose. A qui Schengen empêche de rentrer en Europe’ ? Aux immigrants, en particulier aux clandestins ; et il faut en effet déplorer tout ce cirque pour seulement... 1,6 % de la population de l'Union européenne : les clandestins représentent en effet un total de 8 millions sur 490 millions d'Européens et ne sauraient, en conséquence, constituer un danger pour l'Europe où il faut compter 61,25 résidents pour un immigré clandestin, ce qui est loin de constituer un déséquilibre démographique sociologiquement signifiant pour représenter un danger réel (2) Les pays arabes expriment des réticences à propos d'une ‘Union’ qui les regroupe avec Israël et soutiennent que ‘ce n'est pas l'Upm qui doit faire la normalisation [des relations] entre Israël et les pays arabes’, une question relevant plutôt de ‘l'Initiative de paix arabe’ proposée par l'Arabie saoudite et adoptée à l'unanimité par le Sommet de Beyrouth de la Ligue arabe en février 2002. L'Upm vise à établir un partenariat entre les 27 pays de l'Ue et les 13 membres du Processus de Barcelone (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Mauritanie, Jordanie, Israël, Turquie, Liban, Syrie, Albanie et Palestine). Elle est une initiative de coopération, proposée initialement par le président français Nicolas Sarkozy en mai 2007 (à l'issue du second tour de l'élection présidentielle française) avant d'être adoptée, à la suite d'une période de tâtonnement et d'hésitation, par le Conseil européen, en mars 2008. Ce projet a été élaboré pour compléter la politique de voisinage de l'Union européenne (Ue) et le partenariat euro-méditerranéen, dit processus de Barcelone, amorcé en 1995 dans le dessein de définir une aire commune de paix, de stabilité, de développement économique et de rapprochement entre les deux rives. Elle repose sur trois principes de fonctionnement : la complémentarité, l'inclusivité et l'égalité.  
La complémentarité signifie que l'Upm n'a pas vocation à se substituer aux procédures de coopération et de dialogue qui réunissent déjà les pays riverains de la Méditerranée (Dialogue méditerranéen de l'Otan, le Dialogue 5+5, le partenariat euro-méditerranéen, le Dialogue méditerranéen de l'Osce et le processus de paix au Proche-Orient), mais à les compléter, à renforcer leur visibilité en leur donnant une impulsion supplémentaire, soit une impulsion politique. Le principe de l'inclusivité tient au fait que cette initiative est fondée sur une logique de coopération et non d'intégration. Elle a vocation à se substituer à de futures étapes d'intégration de pays méditerranéens situés encore aujourd'hui dans la marge méditerranéenne de l'Ue et prétend intégrer tout un ensemble de conflits politiques et mêmes militaires bien connus au Maghreb et au Proche-orient.  
Quant à l'égalité ou à la parité, l'Upm exige - à la différence du processus de Barcelone - que les projets soient définis et proposés conjointement par les pays de la rive sud et de la rive nord, et ce, afin d'éviter de reproduire des rapports de dominants et de dominés pour plutôt assurer une coopération d'égal à égal qui ne consiste pas, pour l'Europe, à offrir son aide, à formaliser des rapports de prestataires à clients. En outre, cette Union sera co-dirigée par un pays du Nord riverain de la Méditerranée et un autre du Sud (3).  
Mais il faut simplement noter que de profonds désaccords existent entre, d'une part, les pays européens ayant une façade sur la Mare Nostrum des Grecs et des Romains et, d'autre part, ceux qui accordent plus d'intérêt aux pays de l'Europe de l'Est, comme l'Allemagne et la Pologne.  
Par Pathé MBODJE, Journaliste, sociologue  
Notes  
(1) Brahim Saidy, Professeur au département de science politique de l'Université du Québéc à Montréal (Uquam), in ‘Le Devoir’, Edition du samedi 12 et du dimanche 13 juillet 2008  
(2) Voir notamment l'excellent dossier de Wal Fadjri n° 2513 du 31/07/ 2000, Le Soleil n° 9076 du 31/08/2000, Page 16 et, pour une explication rafraîchie du phénomène migratoire en Europe, Le Messager n° 319 du 22 septembre 2004 qui révèle que la seule Italie aura besoin de quelque 120 millions d'immigrés d'ici à cinquante ans. De manière générale, l'Occident serait incapable de survivre sans renfort extérieur ; ceci explique peut-être cela.  
(3) Idem 1  
Education nationale : Wade lance les signaux de la privatisation  
S’achemine-t-on tout droit vers la privatisation de l’enseignement au Sénégal ? Le président de la République en a, hier, donné les signaux. Il a, en effet, dit que l’appui étatique au secteur va s’arrêter un jour. Il a, aussi, plaidé en faveur de l’enseignement privé. 
 
La cérémonie solennelle de remise de prix aux lauréats du Concours général de cette année a été l’occasion pour le président de la République de jeter un pavé dans la mare de l’enseignement privé. Dans son discours, le chef de l’Etat qui faisait allusion aux efforts de l’Etat dans le secteur de l’éducation a semblé donner le ton. L’Etat va certes poursuivre cette politique d’appui mais, elle ‘s’arrêtera un jour, lorsque les parents auront les moyens de prendre en charge’ l’éducation de leurs enfants. Officiellement, le Sénégal consacre 40 % de son budget à l’éducation. Selon Me Abdoulaye Wade, cette politique ‘n’est pas éternelle’ et va certainement changer. Le président de la République ne s’est pas arrêté là. Il a, par ailleurs, encouragé l’initiative privée dans le secteur de l’éducation, en invitant les Sénégalais à ‘créer’ des écoles et des universités du moment que ‘l’Etat ne peut pas tout faire’. ‘Il faut considérer l’école privée comme un moyen de construction’, a dit le président de la République qui a invité le Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré, à ‘aider et à soutenir l’école privée’. Parmi les 38 établissements représentés au concours général de cette année, les 15 sont des privés. La meilleure élève de l’année scolaire 2007-2008, Rokhaya Ndiaye Sy, vient du Cours Sainte Marie de Hann, une école privée. Le Sénégal consacre, officiellement, 40 % de son budget à l’éducation, en particulier à l’enseignement public. Ce dernier est constamment marqué à la fois par des revendications et des perturbations qui ne sont pas sans conséquences chez les enseignés.  
Pour la présente édition du concours général - sur laquelle a plané la mémoire de Rose Dieng, une ancienne lauréate du concours général décédée récemment à Paris - 100 prix et autres accessits ont été remis aux lauréats. Ils viennent pratiquement de toutes les disciplines (séries), à l’exception de la mécanique générale. Le Prytanée militaire Charles Ntchoréré de Saint-Louis s’est distingué en arrivant en tête avec un total de 12 prix et accessits. Cet établissement qui est maintenant un habitué du concours général est suivi du Lycée Seydina Limamoulaye de Pikine. Toujours dans le registre des majors, les meilleurs élèves des classes de terminale et de première sont respectivement Hamidou Samba Ba et Abdou Aziz Niane du Prytanée Militaire. Le premier a remporté le premier prix de Philosophie et le premier accessit de Citoyenneté et Droits de l’homme et le second, le premier prix d’Espagnol et le cinquième accessit de Français. Ce sont donc des établissements qui n’ont pas connu beaucoup de perturbations durant cette année scolaire. Les élèves primés dans le cadre de l’édition 2008 ont comme parrain, l’écrivain martiniquais et homme politique Aimé Césaire, un des chantres de la Négritude et par ailleurs enseignant. Le concours général est initié, au Sénégal, depuis 1962 par la présidence de la République. Il vise à récompenser les élèves des classes de première et de terminale ayant au moins une note de 14 sur 20 dans les matières où ils sont primés. Outre le ministre de l’Enseignement secondaire, des Universités et des Cur, le Pr. Moustapha Sourang, il y avait à la cérémonie le Premier ministre, Hadjibou Soumaré, et le président de l’Assemblée nationale, Macky Sall. Les lauréats et leurs proches ont eu droit à un exposé de Léna Sène sur le thème : ‘L’école et les valeurs au Sénégal’.  
Aly DIOUF  
Djibril WAR, membre fondateur de la Cis : ‘L'effronterie, l'arrogance et le complexe du nouveau riche, voilà ce qui va perdre le Pds’ 
S’il était aujourd’hui député, Me Djibril War serait dans le camp de ceux qui réclament la démission de Doudou Wade de la tête du groupe parlementaire. Cet administrateur judiciaire, membre fondateur de la Cis et responsable politique de la section Pds de Biscuiterie, clame haut et fort que le seul mérite de Doudou Wade, c’est d’être le neveu du chef de l’Etat. Farouche défenseur de Macky Sall, Me War appelle au retour des valeurs authentiques du Pds pour éviter à son parti une fin triste. Ce qui l’a amené à créer le courant pour ‘ la sauvegarde et la restauration des valeurs du Sopi ’. 
 
Wal Fadjri : Vous avez été impliqué, il y a quelques jours, dans des scènes de violence vous opposant à certains responsables du Pds à propos des renouvellements dans votre commune. Qu’en est-il exactement ?  
Me Djibril War : Vous me permettrez tout d’abord de faire une petite genèse. Il est vrai que le parti n’a pas connu de renouvellements depuis 1996. Et les derniers renouvellements qui avaient été faits à l’époque étaient plus ou moins dictés par des questions d’urgence parce que c’était l’avènement des communes d’arrondissement (…). Concernant la commune de Biscuiterie, il y avait une section de consensus. Les anciens étaient là, il s’agissait en fait d’une section-pilote qui a joué un rôle très important dans l’histoire du Sopi. Géographiquement, ce n’est pas une grande commune, mais de par la qualité et la conviction des anciens (les vieux Mass Dia, Assane Diallo et consorts), Biscuiterie a toujours été très respectée dans le parti. Et n’oubliez pas que Biscuiterie, c’est le fief de la famille du président Abdoulaye Wade. Alors, les renouvellements n’ayant jamais été faits, nous avions pensé pouvoir les faire au lendemain de l’alternance. Malheureusement, l’effervescence de la victoire a fait oublier ces renouvellements. Les renouvellements sont prévus par les statuts du parti. Ils doivent se tenir tous les deux ans. Donc depuis 1996, le parti n’a pas fait de renouvellements. A chaque fois que le secrétaire général national sent le besoin de procéder à des renouvellements, certains responsables dans son entourage, en mal de popularité, font tout pour l’en dissuader. Ces responsables savent que les militants leur ont tourné le dos. La bande à Doudou Wade, Oumane Masseck Ndiaye, Ablaye Faye, a aujourd’hui peur du verdict des renouvellements. Pour la bonne et simple raison qu’ils ont été rejetés par les militants. Ils sont carrément coupés de la base qu’ils snobent.  
Wal Fadjri : Vous voulez dire que ces grands responsables n’ont pas de base politique ?  
Me Djibril War : Ce que je dis peut surprendre les lecteurs, mais pas les militants du Pds. Au commencement du Sopi, il y avait l’image emblématique de Me Wade entouré de certains responsables dont la plupart ne sont plus de ce monde. C’est cette locomotive qui a donc entraîné les wagons. C’est l’image de Wade qui faisait bouger les foules. Sans lui à l’époque, il faut oser dire qu’on n’en serait pas là. Donc, c’est pour dire que j’ai mal en voyant aujourd’hui des gens comme Doudou Wade faire croire qu’ils représentent quelque chose au Pds.  
Wal Fadjri : Reconnaissez quand même que Doudou Wade est un haut responsable de votre parti. Ne serait-ce que par les postes de responsabilité qu’il occupe.  
Me Djibril War : Quand je parle des responsables, il faut être trop indulgent pour citer Doudou Wade. Ce monsieur est venu au Pds, juste après le décès de son père Adama Wade qui est le frère de Abdoulaye Wade et qui se donnait corps et âme au parti. Mais, pendant qu’il accompagnait son jeune frère dans les moments difficiles, son fils Doudou Wade, un obscur employé de la Société nationale de conserverie du Sénégal (Sncds) -aujourd’hui en faillite - lui mettait les bâtons dans les roues. Doudou Wade avait même le complexe de se réclamer de Biscuiterie. Chaque matin en allant prendre son ‘car rapide’ à pied à Niary Tally pour aller au Port, Doudou Wade faisait un crochet chez les vieux du parti pour leur dire ceci : ‘vous êtes franchement des vieux irresponsables. Pendant que Abdoulaye Wade est en France, vous occupez la rue alors que ses enfants sont au frais. Vous êtes en train de perdre votre temps’. Ce que je dis là, vous pouvez le vérifier auprès des responsables du parti. Doudou Wade n’est jamais descendu dans la rue avec les militants du Pds. D’ailleurs quand on arrêtait son papa, il ne trouvait rien de mieux à dire que de le sermonner. Je dis ici que dans la famille de Me Wade, hormis Ndèye Sakho sa nièce ,Assane Ndiaye, le fils de Fatou Wade et Lamine Faye son petit- fils, il n’y a aucun autre qui a été à ses côtés pendant les moments difficiles. C’est pourquoi les Doudou Wade et autres proches qui parlent aujourd’hui devraient garder le profil bas. Pendant qu’on se battait aux côtés de son papa, Doudou Wade militait au Parti socialiste… Aujourd’hui le problème de Me Wade, c’est Doudou Wade. Quand le seul mérite d’un militant, c’est de se réclamer neveu du président, c’est grave. Le cas de Doudou Wade est symptomatique. C’est un cas qui relève plutôt de la psychanalyse comme pas mal de responsables du parti. Il a un ego démesuré qui ne reflète pas ses valeurs intrinsèques. Quand je l’entends dire que son plus beau cadeau d’anniversaire, c’est la démission de Moustapha Cissé Lô qui, en peu d’années au Pds, a abattu un travail considérable, c’est grave et pathétique. Que serait devenu Doudou Wade sans l’alternance ? Il aurait grossi les rangs des chômeurs de la Sncds.  
Wal Fadjri : Revenons à ce qui s’est passé l’autre jour dans votre commune. Que s’est-il réellement passé ?  
Me Djibril War : Le président Wade a demandé des renouvellements. Sentant qu’ils sont impopulaires, sans base politique, certains responsables font tout pour les saboter, en installant partout la violence. Ce qui s’est passé l’autre jour est de la faute de Doudou Wade et de ses acolytes. Le jour des renouvellements, Doudou Wade et Lamine Dia ont recruté des nervis qui se sont accaparés de toutes les cartes. Les 7 500 cartes distribuées à Biscuiterie ont été réparties entre les partisans de Doudou Wade, Lamine Dia et Kader Sow dans une moindre mesure. A l’heure où je vous parle je n’ai eu que 300 cartes.  
Wal Fadjri : On vous a pourtant cité parmi ceux qui ont provoqué la violence à Biscuiterie. Vous auriez même brandi un pistolet et forcé la porte de la salle où se tenait la réunion de la commission.  
Me Djibril War : Je vais rétablir la vérité des faits. Les statuts ont été très clairs en matière de renouvellements. Il y a une commission qui doit veiller au bon déroulement de toutes les opérations ayant trait à ces renouvellements. Cette commission doit être composée du secrétaire général de la section, du responsable des jeunes, du responsable des femmes et du responsable des vieux en plus des personnes qui ont une certaine représentativité. Il se trouve que toutes ces personnes de la commission sont des sous-fifres de Doudou Wade. Que ce soit Lamine Niane, Thierno Diallo et consorts… Donc comment peut-on opérer des renouvellements avec une telle commission ? Il s’est trouvé par ailleurs que la commission a tenu compte des représentants de Lamine Dia et de Meissa Sall, mais sans tenir compte de mon représentant. Alors quand j’ai avisé le commissaire sur instruction du superviseur, j’ai amené mon représentant. A ma grande surprise, le commissaire me demande d’attendre 5 minutes, le temps de demander l’avis des membres de la commission pour que mon superviseur puisse accéder à la salle. Ainsi, les nervis de Doudou Wade et de Lamine Dia, sous prétexte d’assurer la sécurité des lieux, ont commencé à s’en prendre à mes militantes. C’est en ce moment que j’ai dit : ‘vous qui avez pris l’option d’être des esclaves de Doudou Wade et de Lamine Dia, je ne vous laisserai jamais importuner mes militantes’. Je crois que la légitime défense est plus qu’un droit naturel. Je n’avais pas affaire à des militants, mais à des nervis armés jusqu’aux dents. N’oubliez pas qu’il y a deux ans, tous les meetings que j’avais organisés avaient été sabotés par ces gens.  
Le problème de la violence est récurrent dans le Pds du fait de certains responsables ayant peur d’être mis en minorité à chaque fois qu’on parle de renouvellements . C’est le cas à Keur Massar, à Rufisque, à Biscuiterie et ailleurs... Ce que Abdoulaye Wade ignore malheureusement, c’est le comportement de ces responsables en mal de représentativité. Aujourd’hui, ces soi-disant responsables ne sont là que pour leurs propres intérêts, ignorant les militants. Allez dans n’importe quel coin du Sénégal vous vous rendrez compte que les plus pauvres sont d’anciens militants du Pds.  
Le jeu favori de Doudou Wade, c’est faire inutilement du mal aux gens. Mais je sais que les renouvellements vont sonner le glas de toute cette bande. Que ce soit à Dakar, Saint-Louis ou à Kaffrine, ils vont tous partir, parce qu’ils desservent le président Wade. C’est pourquoi ils feront tout pour bloquer les renouvellements. De toutes les façons, nous demandons aux commissaires d’être vigilants car nous n’accepterons pas des tripatouillages. Actuellement, ils sont en train de mettre sur les listes des enfants de 16 ans sous prétexte de massifier le parti. Tout en ignorant que la majorité électorale c’est 21 ans. C’est exceptionnellement qu’on a permis aux enfants de 18 ans de voter.  
Wal Fadjri : Ne craignez vous pas que ces renouvellements connaissent le même sort que ceux qui avaient été entamés sous la direction de Macky Sall ?  
Me Djibril War : On s’attend à tout. Il y a même certains qui disent que les renouvellements sont l’occasion bénie pour poursuivre la purge des amis de Macky Sall au Pds. Mais nous les attendons calmement. Je crois que Me Wade voudrait avoir un parti présidentiel qui va regrouper le maximum de personnes. S’il veut vraiment en finir avec ces roublards, ces trompeurs, ces menteurs, ces flagorneurs qui ne vivent que du mensonge et de la délation, l’occasion est donc là. Il pourra voir qui est qui dans le parti et qui fait quoi dans les sections. Un Doudou Wade, quand vous l’entendez dans les médias, aux yeux de certains Sénégalais, c’est une figure emblématique du Pds. Alors que si on s’en tenait au bon vouloir des populations de sa commune Biscuiterie, il ne serait même pas un chef de quartier. Doudou Wade n’a pas ce charisme, ni ce vécu historique, encore moins cette courtoisie. Au physique comme dans l’intrinsèque, il n’aime que faire inutilement du mal aux gens.  
Wal Fadjri : Comment analysez-vous cette nouvelle fronde à l’Assemblée nationale contre Doudou Wade à la suite du renouvellement du bureau ?  
Me Djibril War : Toutes ces histoires, depuis la fameuse audition de l’Anoci, la destitution de Macky Sall de son poste de numéro deux du parti, participent d’un même dessein : la dénaturation des valeurs qui faisaient la fierté du Pds. Valeurs autour desquelles des ménages se sont défaits, des personnes y ont laissé des vies. Ces valeurs avaient pour noms : dignité, justice, fraternité. Je plains le président Wade et sa famille. Et même Karim Wade que je considère comme une victime plutôt qu’un coupable. Quand dans un système, des gens croient que la seule voie de promotion, c’est de faire mal à l’autre, c’est le mensonge, l’aplatissement, la reptation, c’est grave. Le mal du Pds, c’est la méchanceté, la jalousie. Le problème de Moustapha Cissé Lô n’est que le cheminement d’un plan ourdi par des gens tapis dans l’ombre qui ne peuvent pas accepter que Macky Sall puisse être l’homme qui pourrait prendre demain les destinées du parti.  
Wal Fadjri : Voulez-vous dire qu’on est en train de combattre Macky Sall à travers le député Moustapha Cissé Lô ?  
Me Djibril War : Bien sûr. Le combat contre Macky Sall n’a jamais cessé. Le président Wade n’a aucun problème puisqu’il n’est pas rancunier. S’il ne tenait qu’à lui, il n’y aurait jamais eu de problèmes. Mais ce sont des gens qui sont même des anciens dans le parti qui ne peuvent pas digérer que Macky Sall soit le numéro deux du parti. Et la plupart de ces gens sont des hommes à tout faire de Idrissa Seck qui les a toujours terrorisés. Ils ne peuvent donc pas accepter que Macky Sall puisse, par son charisme, sa courtoisie, son intelligence être dans le cœur des Sénégalais. La personne de Macky Sall dépasse actuellement le cadre du parti. Son passage à la Primature a été d’un grand apport pour le Sénégal et pour le parti. Sans lui, on n’aurait pas gagné les élections. Ce sont les chantiers du chef de l’Etat qu’il a rendu visibles qui nous ont permis d’obtenir de bons scores aux élections.  
Wal Fadjri : Vous semblez donner raison aux députés qui réclament le départ de Doudou Wade de la présidence du groupe parlementaire ‘libéral et démocratique’.  
Me Djibril War : Encore une fois, je demande au président Wade de m’écouter : ‘De grâce monsieur le président de la République, Doudou Wade est votre neveu, mais il détruit plus qu’il vous rend service. Il y a beaucoup de Sénégalais qui vous en veulent à cause de Doudou Wade.’ Comment peut-on pousser à la démission un responsable de la trempe de Moustapha Cissé Lô ? Il est certes venu tardivement dans le parti, mais c’est un homme qui s’est fait tout seul. Qui a toujours eu le courage de ses idées. Doudou Wade n’a personne derrière lui. Je suis complètement en phase avec ces députés El Hadji Diouf, Moustapha Cissé Lô à qui je rends hommage pour leur courage et leur dignité. Des valeurs qui sont aujourd’hui rares chez certains responsables du Pds. C’est pourquoi j’ai beaucoup de sympathie pour certains responsables de l’opposition qui étaient avec nous pour le combat de l’alternance.  
Wal Fadjri : Me Wade est dans une dynamique de réconciliation avec ses anciens ‘fils’ qui avaient quitté la maison. Il ne manque plus que Jean Paul Dias et Idrissa Seck. Cela va-t-il consolider votre parti ?  
Me Djibril War : Personnellement, je n’ai rien contre le retour de certains ‘fils’ à la maison du père. Pour ce qui est de Idrissa Seck, je voudrais rappeler que nous sommes en train de payer ses forfaitures. Il a trouvé un Etat de Droit au lendemain de l’Alternance, mais il a tout brisé. On n’aurait jamais connu tous les problèmes actuels si on était encore avec nos alliés comme Abdoulaye Bathily, Moustapha Niasse, Madior Diouf, Amath Dansokho. Mais la cohabitation avec ces gens ne faisait pas son affaire. C’est pourquoi il n’a jamais supporté que ces gens aux compétences avérées puissent émettre des critiques sur sa gestion. Pour Idrissa Seck, il fallait se taire ou quitter le gouvernement de l’Alternance. La gabegie en cours n’aurait jamais pu prospérer avec Niasse qui est un homme d’Etat. Les Dansokho, Bathily et Madior Diouf ont fait leur apprentissage avant l’alternance. Ce sont des hommes intègres. Donc s’il y a quelqu’un qui doit répondre au tribunal de l’histoire du Sopi, c’est Idrissa Seck. La transhumance, c’est lui. Il avait cru pouvoir affaiblir ainsi le Ps. Il est donc allé chercher au Parti socialiste des gens à la moralité douteuse pour les avoir à sa merci et bloquer la promotion des cadres du parti en disant à Me Wade qu’il n’y en avait pas dans le Pds. Ce qui est totalement faux.  
Ce qui me dérange chez Idrissa Seck, c’est moins le côté immoral que le côté amoral. Il ne faut pas oublier que Idrissa Seck s’était ligué avec nos adversaires à la veille de la présidentielle. Donc au soir du 25 février 2007, si ses plans avaient réussi, il serait aujourd’hui avec les Ousmane Tanor Dieng au pouvoir et Me Wade serait de l’autre côté. Une personne qui dit publiquement que ‘j’ai pris des fonds politiques que j’ai utilisés à des fins personnelles’, une personne que la modestie n’étouffe pas, qui va présenter des condoléances à bord de véhicules Hummer, je ne peux plus partager des valeurs avec lui. Et je dis que le Pds dans le temps risque d’être poursuivi pour recel de malfaiteurs. Je l’ai déjà dit au président Wade. Le jour où un autre régime viendra ici, certains responsables répondront de leurs actes. Tout le monde constate comment ces gens se sont subitement enrichis, les immeubles fleurissent partout alors qu’au soir du 19 mars, il y avait des ordonnances d’expulsion pour certains responsables. Il y a des gens qui, avant l’alternance, quand on les réveillait de leur sommeil pour leur dire : voilà un vélo, ils n’y croiraient pas. Aujourd’hui ils prennent les avions comme on prend les Ndiaga Ndiaye avec des maisons ‘en-veux-tu en voilà’. Tout cela sur le dos du contribuable. Certains prennent même le plaisir à aller en vacances avec leurs bonnes et leur chat. Tout ça c’est grâce aux sacrifices du peuple qui nous a accompagnés. Il ne faut pas oublier que le Pds n’était pas majoritaire en 2000. Donc je crois que le malheur du Pds, c’est le manque de pudeur et de décence républicaine. Et ça, tôt ou tard, on le paiera. Et les premières notes commencent à se faire sentir. L’effronterie, l’arrogance, le complexe du nouveau riche, voilà ce qui va perdre le Pds. On n’a même pas l’humanisme de se souvenir de nos anciens frères disparus comme Boubacar Sall, Coumba Bâ, etc. La nouvelle génération de libéraux qui ont pour noms Mohamed Lamine Massaly, Mamadou Lamine Keïta passent tout leur temps à insulter Macky Sall. Des gosses qui parlent à la première personne du présent en disant : ‘c’est moi qui a (sic)’. Le Pds ne mérite pas cela. J’ai dit aux jeunes libéraux de démystifier ces gens et de ne plus accepter qu’ils vous dirigent. Le malheur de Me Wade - et Saleh qui a parlé de vermines et de sangsues est un peu indulgent - c’est cette race de rats qu’on doit combattre de la manière la plus énergique. Ces personnes ne sont ni des exemples pour le parti ni pour le peuple encore moins pour les générations futures. J’ai écrit dans plusieurs articles en disant : ‘Monsieur le président, il faut nettoyer les écuries d’Augias’.  
Wal Fadjri : Que vous inspire la modification de l’article 27 de la Constitution relatif à la prolongation de la durée du mandat présidentiel ?  
Me Djibril War : Je vais vous donner d’abord mon approche juridique sur la question. Sur le plan juridique, les dispositions figurant dans la Constitution n’ont pas voix prépondérante par rapport au libellé du journal officiel. Je crois que c’est même un délit de tenter d’interpréter cette disposition. Les choses sont claires. Le mandat du président est de cinq ans et renouvelable une seule fois. Cette disposition ne peut être modifiée que par voie référendaire. C’est clair et net. La loi interdit même de dénaturer une disposition légale claire. Tous les juristes ont droit de dire que du point de vue strictement juridique, l’Assemblée ne peut pas voter cette loi.  
Ensuite, en tant que citoyen, je ne vois pas pourquoi modifier cette loi. Le président a été élu pour cinq ans. A l’issue de cette durée, s’il veut se représenter, il est libre de le faire. Avec tout le respect que je dois au président, je lui dis ici qu’il n’y a pas péril en la demeure. Il n’est pas opportun de modifier la Constitution et donner ainsi des arguments à nos adversaires. En tant qu’inconditionnel du chef de l’Etat, ça me fait parfois mal qu’on m’oppose des choses face auxquelles je n’ai aucun argument pour me défendre. Il ne s’agit pas de dire que le président de la République est entouré de juristes émérites. Ce n’est pas ça le problème puisque ‘science sans conscience n’est que ruine de l’âme’.  
Wal Fadjri : Des voix s’élèvent de plus en plus pour demander à Karim Wade de descendre dans l’arène politique. Est-ce votre cas ?  
Me Djibril War : Ces gens qui tiennent ce discours, je les méprise. Dans un pays comme le Sénégal, Karim Wade qui est majeur et vacciné, n’a pas besoin de ces griots, de ces petits esclaves de la trempe des Daour Niang Ndiaye, Adama Bâ et autres pour faire ce qu’il veut. Je veux que les populations de ces localités sanctionnent ces vassaux de la manière la plus dramatique. Je le redis ici, Karim Wade est plus une victime qu’un coupable. Par contre, partout où ils seront, ces opportunistes qui se cachent derrière Abdoulaye Wade et Karim, s’ils tentent de porter atteinte à l’intégrité physique des personnes, je vous assure que j’userai de mon droit de poursuite sans hésiter. C’est valable pour tous ceux que je viens de citer. S’ils enlèvent leurs casquettes républicaines pour devenir des roturiers, je vous assure que je les suivrais sur ce terrain. Par ailleurs, je dis : ’Monsieur le président, méfiez-vous du ressac !’. Tous ceux qui s’agitent autour de vous, préparent le terrain à Idrissa Seck. Tous ceux qui disent œuvrer pour l’avènement de Karim Wade travaillent pour Idrissa Seck. Que ce soit Maniang Faye, Adama Bâ, Daour Niang Ndiaye, Bocar Sédikh Kane, ils ont tous été des valets de Idrissa Seck. C’est pourquoi j’appelle Me Wade à la vigilance. En lui disant que ces gens sont en train de labourer, non vos champs et ceux de votre fils, mais ceux de Idrissa Seck.  
Propos recueillis par Georges Nesta DIOP  
Viré du palais : Mahmout SALEH persiste et signe  
Même s’il réaffirme son ancrage dans la majorité présidentielle, Mahmout Saleh n’est pas prêt à dévier de sa ligne de conduite. Celle qui consiste à tirer la sonnette d’alarme chaque fois qu’il en sent la nécessité. 
 
Son limogeage du poste de ministre-conseiller du président de la République n’y changera rien. Mahmoud Saleh restera plus que jamais, fidèle à sa ligne de conduite. Le patron du Nouveau parti l’a fait savoir, hier, au siège de son parti, dans sa déclaration en réaction à cette éjection : ‘je resterai fidèle à notre ligne de conduite, celle du Nouveau parti, en continuant à assumer mon appartenance à la majorité présidentielle et à la Cap21, sur la base de nos principes et nos convictions’. Et, c’est, en restant fidèle à leur orientation politique ‘clairement exprimée et déclinée’ lors de la cérémonie de présentation du Nouveau parti le 10 juillet 2008, que M. Saleh et ses camarades comptent poursuivre leur combat. En quoi faisant ? En assurant ‘la continuité politique et organisationnelle de cette vaste et noble ambition portée par tout un peuple qui a abouti à l’avènement de l’Alternance le 19 mars 2000 que des prévaricateurs et ennemis du peuple tentent de pervertir pour la trahir’. Tout en restant ‘ferme et vigilant contre toute velléité de dévoiement de ce processus historique, qui sans nul doute, saura trouver les moyens d’achever son cours vers un Sénégal démocratique, indépendant et social’.  
Au chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, l’ancien ministre indique : ‘je lui resterai fidèle et dévoué et ce, sur la base des principes et des convictions que nous avons toujours partagés et qui sont à la base de nos relations’. Le leader du Nouveau parti d’ajouter, parlant de Wade, ‘je serai toujours présent à ses côtés pour le défendre et le soutenir’. Le président de la République rappelle-il ‘m’a fait l’honneur durant deux années de me confier des responsabilités à ses côtés en me témoignant, à tout moment de sa confiance, de sa considération et surtout de son affection’.  
C’est le lundi dernier que Mahmoud Saleh a été limogé, par décret présidentiel, de son poste de ministre-conseiller du président de la République. Le patron du Nouveau parti semble faire les frais de sa sortie fracassante contre l’entourage de Wade qu’il avait traité ‘ de parasites, de vermines et de sangsues qui sucent le sang du peuple’. Ses critiques sont allées aussi, à l’encontre de l’Anoci qui, selon lui entretien des rapports ‘douteux’ avec le Trésor public.  
Yakhya MASSALY  
SENEWEB : 
Fantômas et les journalistes  
Souleymane Jules Diop Jeudi 17 Jui 2008  
« L’enfer est tout entier  
dans ce mot : solitude » 
Victor HUGO 
 
Savez-vous ce qui a fait la célébrité de Fantômas ? L’enlèvement d’un journaliste ! Le personnage de Marcel Allain et Pierre Souvestre voulait punir Fandor d’avoir écrit qu’il « n’existait pas ». Mal lui a en pris. Fantômas, en plus de l’enlever, va se mettre dans la peau du journaliste pour commettre des crimes. Pardonnez mon jeu de mots, mais il m’arrive de me demander si celui que nous avons élu le 19 mars 2000 pour nous sortir de la misère sociale n’était pas devenu un simple… fantôme. 
Le président de la République nous avait habitués à des déluges de mots. Même dans le vide, il parlait. Quand une question préoccupait, il prenait les devants pour l’expliquer aux Sénégalais. Il nous emplissait le ventre de paroles. Il livrait ses ouailles à pilonnage permanent. Chaque mouvement de son menton était examiné sous tous ses angles. Nous pensions notre héros du 19 mars trop intelligent pour dire des sottises. La machine à parler s’est arrêtée. D’un seul coup. Maître de lui-même, le président de la République n’aurait pas dénoncé l’agression de Kambell et Karamokho. Il se serait défendu. Mais se défendre lui est devenu impossible. Il délègue tout. Les commerçants à Mamadou Diop Decroix, les journalistes à Cheikh Tidiane Sy. L’équipe de communication du palais de la République n’en revient pas. Restrictions dans les voyages, interdiction de faire des gros plans, contrôle des plans coupés, écoute minutieuse des déclarations du chef de l’Etat avant diffusion. « Jusqu’à ce qu’il se remette de sa fatigue ». A Paris, il a fait peur à son entourage, « parce que sa perte de conscience a duré trop longtemps ». Mais couper la parole à Abdoulaye Wade pendant une cérémonie aussi solennelle que le Concours général, il fallait du culot pour le faire ! Des directeurs sont partis pour avoir raté un bout de phrase ou une poignée de main. Quel changement alors ! En matière de prise de parole, ce n’est plus le chef de l’Etat qui décide. On décide à sa place. Personne ne sait qui est ce « on ». C’est une variable parmi les nouvelles inconnues du palais de la République. Mais « on » décide de tout.  
Nous vivons une révolution dans l’exercice du pouvoir d’Abdoulaye Wade. Le président de la République était un parleur compulsif. Il en disait tellement qu’il en disait trop. Au point où ces dernières années, chaque réunion du Conseil des ministres était devenu un discours d’investiture d’un président qui se mettait à neuf toutes les semaines. Il n’y avait rien, des bassins de rétention au projet Yakalma, qui ne relevait pas de sa compétence. Puisqu’il annonçait tout avant tout le monde, il devait s’occuper de tout avant tout le monde. On lui annonçait une menace de famine dans le monde rural qu’il plantait son ministre de l’Agriculture à Dakar pour se retrouver le lendemain en milieu rural avec un stylo et une feuille. Chaque cérémonie funéraire était une occasion de parler « des problèmes du pays ». Ce n’est plus le cas. Wade fait des disparitions et des apparitions inattendues. Le chef de l’Etat qui savait tout ne dit plus rien. « On lui dit ». Et dans ce rôle, Farba Senghor n’est plus le seul Maure du village. Il est entré en conflit avec d’autres réseaux d’influence comme celui d’Abdoulaye Baldé, le secrétaire général de la présidence. L’énarque a baissé la garde et du jour au lendemain, s’est retrouvé attaqué en Casamance. Ce sont les petites crottes que Viviane lance dans le jardin des « enfants », quand elle n’a pas les services qu’elle souhaite.  
Wade voulait tout « reprendre en main ». L’Etat et le parti, qu’il avait laissés à Idrissa Seck puis à Macky Sall. Il perd finalement la main sur tout. C’est dans son entourage, parmi ses plus proches, qu’on lui porte les coups les plus violents. Karim Wade veut qu’il accélère les réformes institutionnelles « avant que quelque chose n’arrive ». Le président pressé qui entrait en action avant de réfléchir veut maintenant réfléchir avant d’agir. Il a piqué une de ces colères qu’on ressent quand on voit son propre pouvoir menacé. Le ramoneur qui curait les cheminées est devenu une simple potiche. Il a demandé à son fils comment il compte diriger le pays s’il n’est pas capable de construire un petit tunnel au bout de quatre années de labeur. Avec un budget de 8 milliards, tenez-vous bien. Embarrassé, Karim Wade s’est rendu à Soubédioune avec son casque « d’ingénieur » pour constater l’état d’avancement des travaux. La mauvaise nouvelle, ce n’est pas la fermeture d’une des voies d’accès. L’eau s’est infiltrée dans la structure et menace le béton qui tient l’édifice. Avec autant d’incompétence et de mécontentement dans la rue, c’est impossible de bétonner une succession. Commentaire d’un membre de l’entourage présidentiel : « le président veut, mais il sait que son produit n’est pas fini. Le pays n’en veut pas encore. Le dilemme, c’est qu’il sait que ça peut arriver à tout moment ».  
Ce n’est pas seulement une question de « contexte ». Pas seulement une opposition trop forte à sa son projet monarchique. C’est dans le Pds que le président de la République rencontre la plus farouche opposition à son projet de réforme. Il a tenté de contourner la question en mettant ses sénateurs nommés au-dessus de l’Assemblée élue, mais les députés ont décidé de se battre. « Au bulletin secret, il est battu », jurent ceux qui sont prêts à lui faire subir l’humiliation s’il essaie de leur forcer la main.  
La fronde contre Doudou Wade n’est pas seulement une opposition au président du groupe libéral. C’est une opposition à l’évènement de Wade II. C’est le sens du combat que mène Macky Sall avec un groupe de députés, et je pense qu’ils méritent d’être soutenus. Enlever aux députés un pouvoir qu’ils ont obtenu au suffrage universel pour le confier à des sénateurs nommés est un coup d’Etat constitutionnel. Ce n’est pas une opposition entre Macky Sall et Pape Diop, c’est une opposition entre la légalité et la forfaiture. En dépit de tous les changements intervenus au niveau des hommes et des institutions, Pape Diop est et reste depuis 6 ans le seul successeur du président de la République. Pourquoi ? Parce qu’il est le seul à avoir un poids électoral sans avoir d’ambition. Il n’a jamais disputé les prérogatives de celui qui le nomme. Karim Wade le méprise avec ses souliers blancs et ses cravates noires. C’est cette impuissance qui le rend digne de confiance.  
Mais le vrai pouvoir, Wade ne l’a plus. En attendant qu’il le cède à son fils, Karim Wade le lui a pris. Dès que le président de la République pose les pieds sur terre, on lui met du kérosène dans l’avion pour une nouvelle destination, jusqu’à ce qu’il s’épuise. Le dernier n’est pas mal inspiré. C’est un groupuscule « affilié » à une association de journalistes noirs américains comme savent en trouver les relais de Cheikh Tidiane Gadio à Washington. Pour discuter d’environnement ! Le ministère des Affaires étrangères leur a monté tout un dossier selon lequel le président de la République aurait construit des maisons « écologiques » à prix modique appelées « Jaxaay ». C’est pour ceux qui invitent. Pour « rehausser » l’invité, ils lui ont fait croire qu’il est le premier chef d’Etat à se rendre à cette « grande rencontre ». Ils lui avaient fait le même coup à Petra. La vérité est que Wade est le seul chef d’Etat dans le monde à embarquer aussi facilement dans un avion. On croirait qu’il a des réacteurs sous les pieds. En 2003, un groupe d’étudiants lui a fait faire l’aller-retour Dakar-Oxford-Dakar pour un « doctorat Honoris-Causa ». Il a trainé sa tunique dans une salle lugubre à deux heures de Londres avant de rentrer bredouille à Dakar. Les responsables de la prestigieuse université n’étaient même pas au courant de son déplacement. C’est une association d’étudiants qui avait abusé de son penchant pour les « distinctions honorifiques ». Cette « irresponsabilisation » du président de la République relève d’un cynisme bien calculé. Plus il va s’éloigner dans les airs, moins il aura de contrôle sur la gestion du pays et sera obligé de signer une « procuration » à son fils. Dès qu’il finira sa « prestation » de Chicago, il reprendra l’avion pour Paris, puis le Canada. Le pays ne le verra plus que de loin, avec sa lourde charge. Ce sont ses sbires qui arrêtent, interrogent, torturent, menacent. Mais ils ne font que répéter ce que le maître leur a appris. C’est sa malédiction. 
SJD 
Auteur: Souleymane Jules Diop  
African Global News : Jeudi 17 Jui 2008 
Mame Less Camara : " Les Espaces De Liberté Ont été Considérablement Réduits Depuis L’alternance "  
Mame Less Camara, journaliste, chroniqueur, Directeur de la radio Océan FM, ancien secrétaire général du Synpics, à la lumière des derniers évènements (tortures de deux journalistes par des policiers) analyse les rapports presse et pouvoir, journalistes et policiers. Il met aussi les pieds dans le plat en ce qui concerne nos tares. Des éclairages rafraîchissants et utiles… 
La Sentinelle : comment se portent les relations entre la presse et le pouvoir ? 
Mame Less Camara : Comme tout le monde peut le constater, il y a cette sorte de malentendu entre l’Alternance et la presse. Sur les rôles que journalistes et formations politiques ont joués dans l’avènement de nouvelles forces politiques à la tête du pays. Certains journalistes étaient convaincus que leur rôle était primordial dans le processus qui a mené à la prise du pouvoir, notamment dans l’éveil de la conscience politique citoyenne, et, dans le contrôle de la procédure de vote. Parce que l’intervention des journalistes, notamment des radios, a court-circuité la route par laquelle passait la fraude électorale. En donnant les résultats avant qu’on ne puisse manipuler le contenu des urnes, les journalistes ont coupé l’herbe sous les pieds des fraudeurs habituels. Les politiques leur ont concédé cela au début et ont pensé que c’était l’amorce d’un compagnonnage une fois l’alternance effective. Evidemment, cette attente n’a pas été réalisée. Quand les journalistes ont commencé à jeter un regard critique sur ce que faisaient les nouvelles autorités issues de l’alternance, celles-ci en ont conçu une certaine surprise, presque de la peine de voir non seulement des compagnons les quitter, mais aussi les critiquer. Cette déception est devenue plus tard une hostilité. En vérité, ce n’est pas la presse qui est hostile au pouvoir, mais c’est la pouvoir qui a transformé son incompréhension en offensive pour neutraliser quelque chose qu’il concevait comme une force capable de lui nuire à un moment où il avait besoin de se concentrer sur ce qu’il faisait, c’est-à-dire apprendre à gouverner. 
La Sentinelle : Et intervint cette cassure en 2003. Comment en est-on arrivé là ? 
Il y a eu cette cassure et les autorités ont très tôt utilisé la police pour neutraliser la presse. La première structure à entrer en jeu, c’était le BNS (Bureau national de sécurité). C’était contre l’hebdomadaire « Le Témoin », à propos de déclarations que le Président Wade aurait faites contre le chef de l’Etat mauritanien, Ould Taya. Dès 2000, le défilé des journalistes devant la Division des investigations criminelles (Dic), a commencé. Les journalistes se sont plus ou moins rendus compte que la rupture était consommée et qu’au fonds, le malentendu était levé ; il ne s’agissait plus d’une presse d’accompagnement, mais d’une presse qui retournait simplement à ses bases habituelles de travail. Ce que les médias disaient à l’époque du pouvoir pouvait être d’autant plus féroce que les tenants du pouvoir, qu’ils le veuillent ou non, n’étaient pas venus en experts. C’étaient des gens qui apprenaient et qui faisaient énormément de bévues. Et chaque fois qu’une gaffe était relevée dans les médias, le président, son entourage, percevaient cela presque comme une trahison, une attitude pas très loyale. 
La Sentinelle : Pour en revenir à ce malentendu, le président Wade évoque dans « Une vie pour l’Afrique », biographie qui lui est consacrée, que cette presse qui l’a soutenu lui a subitement tourné le dos en 2002/2003. Que s’est-il passé ? Est-ce la faute aux autorités ou aux journalistes qui ont surestimé leur rôle dans l’avènement de l’Alternance politique ? 
Non, je pense que ce que le chef de l’Etat n’a pas dit de façon claire, c’est qu’il avait tenté de s’allier avec certaines franges de la presse. Et il généralise à l’ensemble des médias une rupture avec certains groupes de presse, certains individus avec qui les relations étaient plutôt bonnes (…) 
Je pense aussi que le Président a subjectivisé à l’excès ses relations avec la presse, pensant que c’est lui que les gens critiquaient alors qu’on vivait pour la première fois un changement de personnels à la tête de l’Etat par suite d’un processus démocratique. Les critiques visaient plus le nouveau cours des choses que les hommes eux-mêmes. Evidemment, on ne peut pas critiquer la gestion sans donner un nom, et c’était l’œuvre de l’Alternance. Je ne pense pas qu’il y ait eu une sorte de découplage global et général entre la presse d’une part et le pouvoir politique d’autre part. Cependant, le pouvoir issu de l’Alternance a essayé de capturer et de satelliser certaines « forces médiatiques », et, à un certain moment, ce compagnonnage qui était voulu s’est rompu. Cela dit, Il n’y a pas eu de position unique de la presse vis-à-vis du pouvoir, sauf lorsque les journalistes se sont rendu compte qu’ils étaient en train de devenir une cible politique pour le pouvoir en place. Evidemment, à ce moment-là, l’instinct de conservation a pris le pas sur un certain nombre d’autres considérations. 
La Sentinelle : En parlant d’instinct de conservation, faites-vous allusions aux récentes bavures policières sur deux confrères et la marche de protestions qui s’en est suivie ? 
Oui, mais c’était déjà le cas avec « l’affaire Madiambal Diagne ». On a vu les grands rassemblements que cela a occasionnés. Autre chose qui a conforté le pouvoir dans le fait que la presse, à défaut de basculer dans l’opposition, au moins, a une sorte d’idéologie hostile au pouvoir, c’est que quand la presse est agressée comme dans ces cas, il n’y a pas que les journalistes à se mobiliser. Il y a aussi des personnalités de la société civile, avec leur franc-parler, mais également les partis politiques qui utilisent ces moments pour renforcer leurs positions vis-à-vis du pouvoir. Evidemment dans ce genre de situations, le pouvoir n’hésite pas à accuser l’opposition de manipulation. Mais naturellement, c’est plus le délire sécuritaire de tous les pouvoirs que la réalité. 
La Sentinelle : Ces derniers temps on a peut-être atteint des pics avec cette violence policière sur des journalistes dans l’exercice de leur travail. Vous avez été secrétaire général du Sympics, qu’est-ce que cela vous inspire comme commentaires ? 
On n’a jamais atteint le niveau de violence policière contre les journalistes, que celui que nous connaissons actuellement. Je me souviens que les problèmes que nous avions, avant l’alternance, c’était plutôt comment faire pour désamorcer ce qui risquait de se produire. Il y avait justement lors de manifestations, des journalistes qui étaient brutalisés par les forces de sécurité (…). Mais à l’époque, ce n’étaient pas les journalistes qui étaient ciblés comme tel. Mais aujourd’hui, il y a une cible journalistes pour les forces de police et cela est dû à l’imprudence des propos des politiques. Certaines forces organisées comme la police et la gendarmerie fonctionnent sur la base d’ordres. Si ces ordres ne sont pas clairement édictés, ces forces peuvent capter certains discours et peuvent les prendre comme des ordres implicites. La récurrence du discours d’hostilité contre les journalistes qui sont « nuls », qui sont « nuisibles », et ces discours lorsqu’ils viennent de chefs religieux de tous bords, des différents niveaux de la hiérarchie du pouvoir, finissent par désigner des cibles, les journalistes, mais aussi à dire qu’il serait bien « qu’on les mette à leur place ». Et si les forces de l’ordre ne sont pas normalement instruites, elles finissent par capter des messages qu’elles croient décrypter, même si la hiérarchie policière ne donne pas des instructions. Et puis, qui sont ces policiers ? Ce sont des gens comme vous et moi. Ils sont sensibles à ce que disent les autorités politiques, les religieux aussi parce qu’ils appartiennent à des confréries. Il y a d’autre part l’opportunisme ordinaire et humain qui ferait que, croyant qu’il y a des gens qui gênent le pouvoir et les chefs religieux, leur taper dessus ne pourraient leur valoir qu’au moins les félicitations de ceux qui dirigent et ceux qui bénissent. 
Le fait que le pouvoir semble s’occuper particulièrement d’équiper la police par la création de nouvelles unités, amélioration des conditions matérielles des forces de répression avec entre autres, l’acquisition de ces affreuses matraques électriques. Tout cela fait que ces gens se sentent revalorisés et qu’en retour ils veulent être dignes de la confiance et de l’intérêt que leur manifestent les autorités. Il y a un effet psychologique assez pervers ; on ne leur explique pas que c’est pour la sécurité de la Nation. Ils confondent souvent sécurité publique et défense de l’image des autorités politiques. 
La Sentinelle : Est-ce que la réaction de la presse, de la société civile et des responsables politiques n’a pas été tardive face à cette violence policière si on sait que des chefs de partis d’opposition ont été violentés lors de marches ? 
Je crois qu’il y aurait eu peu de chance que Kambel et Kara se fassent tabasser comme ils l’ont été si la presse avait perçu dès la répression de cette marche de l’opposition que l’intérêt, c’était moins de décrire de manière féroce les humiliations et les violences exercées sur ces leaders de l’opposition, mais chercher le lien avec les organisations de défense des droits de l’homme. Il fallait s’arrêter et non pas seulement dénoncer pour en finir le lendemain. Le danger dans tous les pays où les dérives policières n’ont pas été arrêtées à temps, c’est que celles-ci finissent par faire boule de neige et il finit par s’installer une mentalité de justiciers qui transforme la police en son contraire. Je ne dis pas que le Sénégal en est sur la voie, mais c’est une évolution possible qu’il faut d’ores et déjà envisager pour pouvoir la stopper. Certains pays comme le Brésil ont connu ces périodes. 
La Sentinelle : Justement pour faire face à tout cela, on se mobilise dans la presse. Les autorités promettent d’éclaircir les choses et de punir, au besoin, les coupables. Qu’est-ce qu’il faut aussi entreprendre pour mettre le holà sur ces dérives ? 
Il faut parler aux policiers. Il ne faut pas rejeter la police dans son ensemble parce qu’il y a des dérives. Il faut que la presse prenne l’initiative de parler à la police, par des rencontres directes ou des séries d’articles…, en tout cas avec le format exhaustif qui conviendra. Il s’agit de leur faire comprendre que les journalistes ne leur en veulent pas. Au contraire, ils ont besoin d’eux comme tout autre citoyen. Mais il ne faut pas s’arrêter à accuser le coup parce que la police, j’imagine aujourd’hui, est sous pression, se sent menacée, vilipendée et cela n’est pas une position confortable. Au contraire, cela peut même renforcer certains secteurs radicaux de la police dans le fait qu’il faut traquer et taper les journalistes. L’esprit de corps chez les gens de tenue est connu. D’autre part, avec ces histoires de matraques électriques, il faut que l’on s’approche des Parlementaires, dont beaucoup de tout bord étaient à la marche du samedi 28 juin, afin de faire voter des lois afin que la police ne puisse plus faire usage de ces instruments de torture. 
La Sentinelle : Ce combat est-il seulement celui des journalistes quand on sait que ce ne sont pas eux qui ont été victimes de ces violences policières ?  
Non pas du tout. Comme je l’ai dit tout haut, les premiers sur qui on a testé ces matraques électriques, ce n’était pas les journalistes, mais les leaders de l’opposition. 
La Sentinelle : Et quel est le rôle des autorités politiques dans cette mission de veille, puisque c’est d’elles que proviennent ordres et instructions ? N’ont-elles pas besoin d’une introspection sur elles-mêmes ? 
Je suis content que vous utilisez le terme « introspection », parce que le chef de l’Etat l’avait lancé, mais en pensant que l’introspection ce sont les autres qui doivent la faire. Alors que ceux qui sont interpellés au premier chef, ce sont ceux qui ont des fonctions dirigeantes. 
La Sentinelle : Beaucoup de gens, les autorités politiques, en particulier, stigmatisent la médiocrité des journalistes, le manque de formation etc. La presse ne devrait- elle pas commencer par balayer devant nos portes ? 
Oui, depuis quelques temps, les journalistes, surtout les plus jeunes sont attirés par un métier qui présente le double avantage d’être prestigieux, même si cela n’est pas tout à fait fondé, et d’accès facile. Ce qui fait que beaucoup font l’économie d’une formation, tandis que d’autres commencent très vite à avoir des responsabilités éditoriales. Je ne dis pas qu’il faut nécessairement avoir une éducation, au sens anglo-saxon du terme. La formation est une exigence dans tout métier. Mais vu la situation actuelle du personnel des médias, cette exigence devient une urgence. C’est une absolue priorité de reformater les journalistes. Dans les pays où on donne accès au journalisme à des personnes sans formation, on exige d’eux des diplômes universitaires. C’est un premier palier de sélection. Il faut donc des procédures internes à la corporation et non pas des autorités. Parce que si l’autorité décidait des procédures, elle déciderait aussi en fonction de ce qui l’intéresse. Il faut absolument reformater les journalistes. On a, nous aussi nos justiciers ; des gens qui dégainent de la plume et qui disent des fois des choses affreuses sur les gens ou les attirent dans des studios de radio et de télévision pour leur faire subir ce qui ressemble à de l’humiliation. Mais là, il y a un aspect partagé, la vie politique « se peopolise », les hommes politiques vont là où il y a les plus grandes audiences, c’est-à-dire les émissions populaires. Et comme dit un journaliste français, « quand on ratisse large, on vise bas », et ça se reflète aussi bien dans les contenus que dans les mentalités. Et on le sait, les politiciens ne peuvent pas résister à une tribune. 
La Sentinelle : Pour assainir le secteur de la presse, il y a l’autorégulation avec la mise en place du Cred, un ordre des journalistes est agité. L’Etat met en chantier une maison de la presse. 
Des structures comme le Conseil respect de l’éthique et de la déontologie (Cred) est une forme très répandue dans les pays démocratiques. Cela permet de donner corps à l’un des aspects contenu dans tous les codes de déontologie, c’est-à-dire le tribunal des pairs. Le journaliste ne connaît en matière professionnelle que le jugement de ses pairs. Ce jugement est prononcé par un tribunal qu’est le conseil de presse qui peut s’autosaisir (…). Il manifeste son existence par des avis. Chaque fois que c’est nécessaire, tancer un organe de presse, dire à un journaliste que son travail n’est pas professionnel etc. 
La Sentinelle : Quel avenir pour la presse ? 
Malgré tout, c’est une presse pleine d’avenir. Parce que d’abord elle a la chance d’exercer dans un pays où les gens accordent encore de l’intérêt à la presse, même si le pouvoir d’achat est faible. Les radios qui sont d’accès libre sont très écoutées. De plus la vitesse avec laquelle ces informations atteignent l’opinion, montre que celle-ci est attentive et réceptive, qui cultive depuis un certain temps une sagacité, une capacité à s’agacer ou à s’enthousiasmer à partir de ce qu’elle a compris de l’information. Tout cela, pour dire qu’on a une presse qui, du point de vue de la demande populaire, a de l’avenir. Le problème, c’est comment cet avenir s’articule t-il avec ses capacités de survie. La publicité n’ayant pas suivi cette évolution rapide de la presse et les autorités ne s’étant pas rendu compte que l’un des derniers secteurs à offrir des métiers, c’est la presse. Dans ce cadre, il serait bon de faire le listing de certaines réussites extraordinaires qui n’auraient jamais pu avoir lieu sans la presse. 
La Sentinelle : Vous avez dû voyager beaucoup en Afrique. Avec l’expérience qui est la sienne, pensez-vous que cette presse sénégalaise, jugée moribonde par certains, est-elle à la traîne par rapport à celles d’autres pays de la sous-région en particulier ? 
Je pense que si les autorités sénégalaises du moment devaient cohabiter avec certaines presses que je connais dans la sous-région, les ¾ des journalistes seraient, soit en prison, soit dessaisis de leur carte professionnelle. Ce n’est pas de l’auto flagellation, on n’a pas une presse idéale. Je peux comprendre que les autorités, pour réduire le pouvoir de la presse, la stigmatise, l’accable, mais notre presse est loin d’être la dernière et s’il y avait un classement, nous pourrions prétendre aux premières places, malgré toutes nos tares. Et c’est une raison supplémentaire de lutter contre tout ce qui pourrait nous ramener vers le bas. Que ce soit du fait de nos propres négligences (déficit de formation, entrée trop libre, autorégulation laxiste), mais aussi du fait des autorités qui essaient de réduire les espaces de liberté, parce que le grand constat, c’est que pour les journalistes, les espaces de liberté ont été considérablement réduits depuis l’Alternance. En tout cas moi, Mame Less Camara, en tant que journaliste, je me sentais plus libre en tant que chroniqueur politique (il signait sous le pseudonyme Abdou Sow dans le quotidien Wal Fadjri, ndrl). Maintenant, c’est plus difficile ; le moindre article peut vous valoir une convocation à la Dic. 
La Sentinelle : L’opprobre que certains tentent de jeter à la presse, n’est pas une spécificité sénégalaise. On a vu les rapports heurtés entre le président Sarkozy et les médias, la récente sortie contre les médias de l’ex-Premier ministre Dominique Villepin, pour ne citer que ces cas. Mais quand les rapports entre la presse et le pouvoir sont conflictuels, c’est une chose. Cela veut dire que la presse fait bien son travail, que les journalistes sont en train de se bagarrer pour l’indépendance de la presse. Même s’il peut arriver quelques fois sur un ou des sujets que les journalistes aient tort, c’est le processus qui compte. La divergence est saine quand elle oppose hommes politiques et journalistes. 
Auteur: Cheikh Lamane DIOP  
Ferloo.com : Jeudi 17 Jui 2008 
Pénurie de gaz et des denrées de premières nécessités : Les ministres mettent tout sur le dos des commerçants " véreux. 
Les raisons des multiples pénuries que vivent notre pays ne sont à chercher nulle part ailleurs que chez les commerçants "véreux". C’est en tout cas, la conviction du trio ministériel en conférence de presse, hier. 
 
Préférant jeter l’anathème sur une certaine catégorie de commerçants, Aziz Sow, ministre de l’Information et ses collègues (Ibrahima Sarr et Samuel Sarr) ont tenté de se dédouaner relativement aux multiples pénuries qui sévissent dans notre pays. Et cette opération de dédouanement fera dire au ministre du Budget, Ibrahima Sarr "qu’une marchandise d’une valeur de plus de 253 millions de francs Cfa a été saisie par les forces de police, de la gendarmerie et de la douane". "Après la pénurie observée au début du mois de juillet, nous avons réussi à travers des opérations de surveillance à faire une saisine de 1600 tonnes, des amendes de 61 millions de francs Cfa et 1857 procès-verbaux", ajoute le directeur du commerce intérieur, M. Amadou Niang qui parlera également d’une saisie de 200 bonbonnes de gaz et de plus de 5 tonnes de lait. Mais loin de ces chiffres portant sur la saisine, le ministre de l’Energie lui, s’expliquera d’une manière lapidaire sur la pénurie de gaz. Et c’était pour dire que "la tension du gaz est sur le marché international". Ces explications des différents ministres, n’empêchera pas Momar Ndao de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen) de s’interroger sur la disponibilité du riz. "Le riz est disponible, mais il reste introuvable", souligne-t-il, avant d’interpeller le gouvernement sur la traçabilité et le circuit commercial du riz. Son collègue Me Massokhna Kane quant à lui, invitera les Sénégalais à dénoncer les commerçants véreux qui profitent de la crise pour se sucrer. 
 
Auteur: Hamidou SOKOMO  
 

 

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Modifié en dernier lieu le 18.07.2008
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