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DERISIONS
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L'alternoce
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Dakar Dem Dikk
Mamadou Dia
désinfecter
Les 3
La grève
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PROVOCATION
PRESSE
D E S T I N
délires et de ra
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Le mérite ne se
Quelle solution
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quelle pertinenc
l’irresponsabili
apocalypse
que force reste
Karim Wade en li
Monsieur le prés
régime libéral
Vente des terres
Les masques tomb
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AU -D E L A
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qui croire ?
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quelle Républiq
Sans Ethique
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Très chère
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TRAHISON ?
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véritables enjeu
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Ambassadeurs
advienne que pou
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La ruse
exceptionnel
mendicité
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TOURMENTE
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E R R E U R
Collectivités Lc
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L'assommeur
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JEUNESSE
«Si les > Sénéga
De l’Indignation
LEçONS
REPONSES
SUNUGAL
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sortie de crise
implosion social
«par devoir !»
A l’attention
WADE DEGAGE
Où est l’Etat ?
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PEUR BLEUE
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SORTIE
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TRIBUNAL
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L’élection prési
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la postérité
G A L E R E
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Abdoulaye Wade :
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le Sénégal tombe
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DRAMATIQUE
le 23 décembre 2
Violences scolai
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pirouettes,girouettes &courbettes libérales

LE REGARD DE FALLOU Si j’étais «frère» du Président… 
Article Par Fallou Mbacké Diallo, fmdiallo1@yahoo.fr,  
Paru le Lundi 29 Oct 2007 
 
 
A son valet qui lui demande ce qu’optimisme veut dire, «Hélas ! répond Candide, c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal». C’est précisément cette rageante attitude, que depuis quelque temps, adoptent nos dirigeants. Face aux supplices de toutes sortes, qui désormais, font le quotidien et l’ordinaire de notre vie de citoyens. Mais que pourtant, nous aurions été fort aises de supporter, si dans le comportement des autorités, se manifestait, ne serait-ce qu’une volonté d’assistance. Car, supporter ensemble un mal, en atténue forcément les effets. Au lieu de cela, l’on enjambe l’implacable réalité, pour chercher et trouver dans le confort des mots, des explications. Justifiant nos souffrances. Légitimant leurs réjouissances. Et poussant la désinvolture jusqu’à nous inviter à cultiver une vertu, que certainement, après 26 ans de privation dans l’opposition et seulement 7 ans d’opulence au pouvoir, ils ont fini par oublier : la patience ! Comme si depuis la colonisation, à laquelle succédèrent 40 ans de monolithisme socialiste, puis 7 ans de réjouissances libérales, les Sénégalais avaient jamais cessé d’être patients. C’est ce que des citoyens ont voulu faire entendre au Président. C’est ce que le Président n’a pas voulu entendre. Lorsque jeudi dernier au Cices, enflammées par la flambée des prix, des militantes libérales venues l’accueillir, lui ont crié, fort civilement, que la vie était devenue invivable ! Et, pour toute réponse, il nous demande, encore plus civilement, de nous armer de patience ! En attendant que du pétrole, dont il révèle la découverte au large de Saint-Louis, soit exploité ! Comme si, d’ici là, il nous était possible de n’avoir point faim. Comme s’il était possible de vivre, sans avoir de quoi manger à sa faim. Pendant que les libéraux, eux, mettent en œuvre cette forme de générosité dont La Rochefoucault dit que «c’est la vanité de donner». De ne donner qu’à ceux qui en ont assez. Dans un tel contexte, il est inacceptable d’offrir (pour une valeur de 60 milliards Cfa), des véhicules de luxe, (en plus de ceux toujours flambant neufs de la dernière législature), à des députés totalement vassalisés. C’est ce politicisme forcené, et la fuite en avant qui en découle du point de vue de l’exercice du pouvoir, qui sous-tendent la dernière sortie de la Cap 21. Nous rappelant la «nécessité» d’acquérir un avion de commandement. Pour «72 milliards Cfa» ! En vérité, il ne s’agit que d’un discours d’anesthésie, destiné à nous faire avaler cette gigantesque couleuvre en milliards. Ainsi en a usé Abdoulaye Baldé. Lorsque dans une interview accordée à l’Observateur, il parle de «surcoût», (précision purement sémantique), pour expliquer et non réfuter le «dépassement» de 8 milliards, signalé par un rapport d’audit dans l’exécution des chantiers de l’Anoci. «Surcoût» ou «dépassement», le constat est que 8 milliards Cfa de plus ont été mobilisés, dans des travaux jusque-là inachevés. Et dont la qualité technique laisserait à désirer. C’est dans ces circonstances, que la tragédie de l’émigration clandestine s’est rappelée à notre souvenir. Par le spectacle macabre de 7 cadavres, que vendredi dernier, les Espagnols sont venus nous rendre. Malgré le Frontec, le phénomène reste donc entier chez les jeunes. Car, l’envie de partir ne mourra en eux que quand on leur donnera des raisons de rester. Malgré tout, les «frères» du Président continuent de le persuader qu’il est «la seule constante». Dont les avis, les faits et gestes sont toujours «infaillibles». Tirant sur tous ceux qui s’avisent de lui rappeler ses promesses de toujours. Dont la plus constante, et qui nous a fait le plus rêver, est celle du kg de riz à 60 frcs ! Aujourd’hui que le prix de ce kg a quadruplé, nous croyons toujours rêver. Et demandons juste au Président de cesser de nous faire rêver. En travaillant à nous faire sortir de ce mauvais rêve. C’est précisément pour cela qu’il a été élu, puis réélu. Et non pour acheter un avion à «72 milliards Cfa», comme le lui conseillent ses alliés de la cap 21. Pendant que les citoyens manquent de tout. En tant que président de la République, c’est-à-dire, premier citoyen de notre République, il aurait mieux fait d’écouter et d’entendre ce conseil de Boileau à tous les grands hommes, soucieux de ne jamais oublier qu’ils ne sont que des hommes. «Faites-vous des amis prompts à vous censurer. Qu’ils soient de vos défauts les zélés adversaires. (…). Aimez qu’on vous conseille et non pas qu’on vous loue». Dans les circonstances actuelles, c’est ce que je dirais au Président. Si j’étais son «frère»… 
Gc, ou la Génération des couards  
Le peuple avait élu Wade, croyant que son arrivée à la tête de l'Etat améliorerait leurs conditions d'existence. Mais aujourd'hui, il le regrette amèrement, surtout une bonne frange de la jeunesse. Dans les meetings de Wade, opposant, on ne voyait que des jeunes, presque toutes les personnes âgées soutenaient qu'il n'est pas l'homme de la situation. Elles n'avaient pas confiance en lui. Les jeunes qui s'étaient battus pour son élection, se jettent maintenant à la mer pour une vie meilleure. D'autres jeunes, inconnus du landernau politique et universitaires, sortent du néant pour s'autoproclamer pompeusement Génération du Concret. Trop facile, non ? Concret dans l'opportunisme, oui ! Ils roulent maintenant carrosse, s'inventant un cursus scolaire extraordinaire. Ça aussi, c'est du concret. Ce pays était concret bien avant le régime libéralo-maoïste dit de l'alternance, loin du larbinisme, de la couardise, de la félonie, érigés aujourd'hui en système de vie. C'est le règne de la Gc , ou Génération des couards. 
( Mor Todjangué )  
 
BATAILLE ENTRE LE NUMERO DEUX DU PDS ET LE PALAIS 
Menacé de mort, Macky Sall porte plainte à la Dic 
mercredi 31 octobre 2007  
Macky Sall victime de menaces de mort. C’est le journal Le Quotidien qui donne l’information dans son édition de ce mercredi 31 octobre 2007. Le Président de l’Assemblée nationale, selon Le Quotidien, a reçu deux fois de suite, des menaces sous forme de sms sur la messagerie d’un de ses numéros de téléphones portables. Selon Le Quotidien qui donne l’information, l’entourage de l’actuel numéro deux du Parti démocratique sénégalais a essayé d’étouffer l’information. 
Macky Sall a déjà porté plainte à la Division des investigations criminelles (Dic). La victime de ces menaces s’en est-il ouvert au Président Wade ? Deux versions circulent dont l’une consiste à dire que le chef de l’Etat a déjà été mis au parfum par Macky Sall en personne alors que la seconde version dit qu’il devrait s’en expliquer dans les tout prochains jours auprès du Président de la République. 
La source qui a envoyé ces deux messages a fait allusion à Karim Wade, demandant au Président de l’Assemblée nationale, d’arrêter de s’en prendre à Karim Wade s’il veut rester en vie. Les messages livrent des informations sur leurs auteurs qui se sont présentés comme des professionnels qui peuvent mettre fin à sa vie s’il continue à braver Karim Wade. Le Quotidien ajoute qu’un des gardes du corps de l’actuel Président de l’Assemblée national a reçu les mêmes messages. Le numéro de téléphone à partir duquel Macky Sall aurait reçu ces menaces de mort est une puce d’abonnement Tigo que ce dernier utilise pour de rares appels. Sans doute pour s’assurer une certaine confidentialité. 
Au début du mois d’août 2007, Aïda Mbodj était victime de menaces de mort. La plainte qui s’en était suivie avait fait déclencher une enquête au niveau à la Brigade des affaires générales de la Division des investigations criminelles (Dic). Ce démembrement de la police judiciaire, après des investigations minutieuses et des réquisitions faites à la Sonatel, avait transmis les résultats de son enquête aux autorités, identifiant clairement la source des appels incriminés. Mais l’enquête n’a jamais été suivie d’effet. 
EFFETS COLLATÉRAUX DU SECRETAIRE GENERAL DE L’UNIVERSITÉ DE DAKAR 
Le recteur Abdou Salam Sall annonce l’arrivée d’une Police universitaire au campus  
mardi 30 octobre 2007  
Le Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), Abdou Salam Sall a annoncé l’arrivée prochaine de la Police dans le campus universitaire. Il réagissait ainsi après une audience accordée à l’Intersyndicale des personnels administratif et technique (IPAT) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), à la tête de laquelle se trouvait Aboubacry Niane, Président de la dite structure. 
Abdou Salam Sall a révélé au terme de la rencontre qu’un conseil interministériel a dernièrement eu lieu dans le sens de restaurer la tranquillité à l’Ucad. Annonçant l’arrivée d’une police universitaire, il déclare que décision a été prise par l’Etat « d’assurer la sécurité des hommes mais aussi des biens dans l’enceinte de l’Université ». Le prétexte de ces mesures, c’est la séquestration du Secrétaire général de l’Université, le 20 septembre dernier. « Nous n’accepterons pas que cela soit impuni », a t-il dit. Le Recteur annonce dans la même mouvance une plainte du Sg de l’Ucad alors que le Rectorat devrait se constituer partie civile, annonce Abdou Salam Sall. 
Aboubacry Niane, Secrétaire général de l’Intersyndicale des travailleurs de l’Ucad a pour sa part déploré qu’aucune mesure n’ait été prise malgré cet acte grave que constitue selon lui, la séquestration du Sg de l’Université. Il s’est dit « extrêmemnt déçu » que les personnes qui sont derrière cette affaire, bien que connues ne soient soient inquiétées alors que les faits remontent au mois de septembre dernier. Il soupçonne un dilatoire et promet une mobilisation pour que cette affaire ne soit pas rangée dans les tiroirs. 
GESTION DES ORDURES MENAGERES 
Le contrat de Veolia prorogé en catimini jusqu’en fin décembre  
vendredi 26 octobre 2007  
Le Populaire - Contrairement aux concessionnaires qui ne disposent d’aucun contrat, la société Veolia Propreté, elle, bénéficie de faveurs et d’avantages incommensurables. Pour preuve, le contrat-test de trois (03) mois qu’il avait contracté avec l’Entente Cadak-Car le 1e février 2007 a été prorogé jusqu’en fin décembre, sans que cela ne soit officialisé. 
Après la rupture du contrat d’Ama Sénégal pour défaillance, le 26 juillet 2006, la gestion des ordures ménagères était exclusivement assurée par les concessionnaires, sous le contrôle du ministère de l’Environnement. Mais, le 05 octobre 2006, l’Entente Cadak-Car signe un contrat-test avec la société française Veolia Propreté pour une durée de trois (03) mois. Et ce n’est que le 1e février 2007 que Veolia Propreté s’est substitué aux concessionnaires dans les secteurs de Médina et Plateau, moyennant la rondelette somme de 215 277 148 F Cfa par mois. Neuf (09) mois après, Veolia continue à opérer alors qu’officiellement son contrat est arrivé à terme. Interpellé hier sur ce mystère, lors du séminaire organisé par l’Entente intercommunautaire Cadak-Car sur « la gestion des déchets solides urbains de Dakar », le directeur de ladite structure, Lakhssane Cissé, révèle : « Après les trois mois d’essai, nous avons décidé de proroger le contrat de Veolia jusqu’en fin décembre ». Seulement, du côté des concessionnaires, l’on s’interroge sur la pertinence d’une telle prorogation : « Les conditions dans lesquelles Veolia a été mise en selle et les résultats escomptés contrastent ». Un fait qui confirme l’article publié dans le Populaire du lundi 30 avril 2007 et qui a pour titre : « Des bizarreries d’un contrat léonin ». Parce que c’est le maire de Dakar, Pape Diop, par ailleurs président du Sénat et le président de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique, Karim Wade, qui avaient procédé à la signature de ce contrat entre l’Etat du Sénégal et la société Veolia Propreté, en mettant à l’écart le ministre de l’Environnement de l’époque, l’ancien ministre Thierno Lô. 
Lamine Dia, maire de Biscuiterie, dénonce « une mafia » et demande à Pape Diop de se décharger 
Le séminaire organisé hier au Méridien Président par l’Entente Cadak-Car et portant sur « la gestion des déchets solides urbains de Dakar » a été l’occasion, pour les participants, de mettre les pieds dans le plat en décriant la gestion des ordures. Moment saisi par le maire de la Commune d’arrondissement de Biscuiterie, Lamine Dia, siégeant au niveau de l’Entente Cadak-Car, pour faire la leçon au maire Pape Diop et révéler que des gens ne veulent pas que la question des ordures soit réglée. 
Les tares et insuffisances de l’Entente intercommunautaire Cadak-Car chargée de la gestion des ordures de la région de Dakar ont été mises hier à nu par la plupart des intervenants lors du séminaire tenu au Méridien Président. Seulement, les attaques les plus cinglantes sont venues de l’intérieur même de l’entente. En effet, le maire de la Commune d’arrondissement de Biscuiterie, Lamine Dia, qui siège au niveau de l’Entente Cadak-Car, n’a pas mis de gants pour crever l’abcès : « Nous démarrons lentement, il reste des choses à faire. Il y a des gens qui ne veulent pas que le problème des ordures soit réglé, il y a une mafia ». Poursuivant sa diatribe, M. Dia d’inviter le président de l’Entente Cadak-Car, le maire de Dakar Pape Diop, à se décharger : « Quand des gens n’ont pas de temps, ils doivent se décharger. Depuis six mois, on n’arrive pas à se réunir pour délibérer sur des choses importantes ». Le maire de Biscuiterie s’est également offusqué du fait que les maires des communes d’arrondissement ne soient pas associés à la gestion des ordures ménagères dans leur localité. 
Embouchant la même trompette, le premier adjoint au maire de la Commune d’arrondissement de Dakar-Plateau, Demba Diop, par ailleurs concessionnaire qui dit être présent par devoir, alors qu’il n’a pas été convié à la rencontre, estime qu’on ne peut pas donner la primeur aux expatriés et oublier les nationaux. S’inscrivant en faux contre le président de l’Entente Cadak-Car, qui a révélé dans son exposé qu’il y a un problème d’organisation, il déclare : « Il existe bel et bien un schéma d’organisation, sinon les ordures ne seraient pas enlevées quotidiennement ». Même son de cloche du côté du représentant du ministère de l’Environnement et de la Protection de la nature, le Directeur adjoint de l’Environnement, Ndiaye Cheikh Sylla, qui est d’avis qu’on ne sait plus qui est le responsable dans la gestion des ordures. Toutefois, il invite l’Entente Cadak-Car à envisager la fermeture de la décharge de Mbeubeuss et l’ouverture de Sindian. Sur ce point, il a été rejoint par le vice-président de l’Entente Cadak-Car, le maire de Rufisque Ndiawar Touré qui a présidé les travaux en l’absence du maire de Dakar, Pape Diop. « Dans le respect des principes du développement durable, des solutions pourront être envisagées, pour désamorcer la ‘bombe écologique’ que constitue la décharge de Mbeubeuss », a-t-il soutenu. Par contre, l’adjudant-chef Alla Ngom du Service d’hygiène a plaidé pour un accroissement des moyens de ce corps de contrôle, avant d’appeler à un toilettage des textes et à une fusion entre la Cadak-Car, pour dit-il, éviter la dualité. S’agissant du règlement définitif de la gestion des ordures, le docteur Abdoulaye Fall, biologiste-consultant estime qu’il y a nécessité d’enclencher une réflexion pour la valorisation des déchets. Considérant que jusqu’ici l’Etat n’a fait que du rafistolage, le spécialiste indique que « les déchets sont une mine d’or et l’Etat doit vendre les ordures à des privés et ne plus débourser un sou ». 
UNIVERSITE D’HIVERNAGE DE AJ/PADS 
Wade sème la discorde chez les follistes 
Par Ibrahima Lissa FAYE | SUD QUOTIDIEN | mercredi 31 octobre 2007  
 
Les dissensions refont surface au sein de And jëf/Parti Africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads). Le président de la République, Abdoulaye Wade qui devait prononcer la leçon inaugurale de Université d’hivernage des « Follistes » initialement prévue les 27 et 28 octobre, a fait resurgir les démons de la division. Le groupe des frondeurs a estimé que cela apparaît comme « une provocation aux yeux de nombre de militants ». 
« L’Université d’hivernage du parti, initialement convoquée pour le week-end des 27 et 28 Octobre 2007 autour du thème du gouvernement continental, semblait être spécialement conçue pour le président Wade qui devait prononcer la leçon inaugurale, et apparaissait comme une provocation aux yeux de nombre de militants », ont indiqué les frondeurs dans un communiqué reçu hier, mardi 30 octobre. Et d’ironiser : « elle a finalement été reportée sine die, comble de l’humiliation, pour raison d’indisponibilité du Président ». Suite à cela, le groupe des dix a souligné qu’il s’attendait, « en effet, à ce que le parti s’engageât, en dépit de cette absence, à relever le pari de la réussite de cette manifestation, programmée officiellement par les instances du parti ». 
« Pourtant, à ce propos, le communiqué du BP du 27 octobre 2007 se contente pudiquement d’indiquer ceci : « Le Bureau Politique s’est aussi penché sur l’Université d’Hivernage pour se féliciter du thème choisi cette année portant sur le gouvernement de l’Union Africaine et de l’invitation adressée au Président de la République pour donner la Conférence inaugurale de cette importante manifestation panafricaniste », ont expliqué les frondeurs. Selon eux, « il fait ainsi l’impasse sur le plus essentiel, à savoir le report de cette Université d’hivernage du fait que le grain de sable de l’indisponibilité du président Wade a bloqué le sablier de l’horloge du parti, suspendant ainsi cette activité considérée pourtant comme l’une des plus importantes de la période ». 
Très amer, le groupe des dix de faire constater « qu’on le voit donc, cette Université d’hivernage n’était en fait qu’une simple tribune offerte à Wade et non une instance visant à mobiliser les ressources des cadres de AJ/PADS et des démocrates, pour consolider les idéaux et positions du parti sur les enjeux actuels du panafricanisme tout en nous confrontant avec des points de vue différents des nôtres, dans le prolongement du Forum panafricain organisé périodiquement à l’occasion des congrès du parti ». 
Pour ces partisans de la ligne dure de Aj/Pads, « le partenariat avec le Pds, s’il a un sens quelconque, doit être fondé sur la préservation de la souveraineté et de la dignité de chaque parti. A défaut de quoi, il se réduit en vérité à un simple activisme de la part d’un noyau de dirigeants visant à se draper de l’aura du parti, pour se maintenir dans la mouvance du pouvoir, en donnant périodiquement au PR des gages de bonne volonté qui pourtant, rabaissent quotidiennement le parti ». 
Le groupe des dix follistes n’a pas fait dans la dentelle. Il est revenu sur la « flambée » des produits de consommation courante. « Dans la même lancée, prenant les allures d’une agression organisée contre le pays, une économie politico lignagère d’accaparement et de gaspillage s’instaure ; un flot de richesse est détourné dans des dépenses tout à fait inutiles et de prestige, comme l’achat d’un avion présidentiel dans le contexte actuel. La corruption, la concussion et la spéculation foncière font rage. L’éthique est plus que jamais malmenée à travers les scandales politico financiers à répétition qui n’épargnent pratiquement aucun secteur », ont-il fait remarquer. 
Devant un tableau si sombre, ont indiqué les frondeurs, « l’obstination de quelques uns des dirigeants de Aj/Pads à arrimer le parti au char d’un prétendu partenariat ne procède t-elle pas de leur volonté de participer à ce projet d’hégémonie et d’exclusion au détriment de la cause du peuple ? Cela n’explique t-il pas la désertion des luttes des sphères des masses qui devraient constituer la base sociale du parti ? Tout comme le silence complice face à l’accroissement des difficultés des familles démunies dont les interpellations ne trouvent point d’échos à la dimension de leur gravité ? » 
Ils n’ont pu s’empêcher d’évoquer l’exclusion de leur camarade Kadeza Sabaly à l’occasion du dernier Bureau politique convoqué à « la hâte est tout simplement un abus de pouvoir de la part de la direction ». Le groupe des dix a estimé que « cet acte arbitraire traduit l’échec de manœuvres d’encerclement perpétrées depuis longtemps à Mbour par certains dirigeants du parti, avec les résultats que l’on sait ». Et de poursuivre ainsi, « l’orchestration de cette grossière provocation ne détournera pas l’attention des militants et démocrates, du report scandaleux, car sans raison acceptable, de l’Université d’hivernage qui rappelle une certaine audience au palais présidentiel ; encore moins ne parviendra-t-elle pas à masquer la peur panique qu’inspire à leurs auteurs les critiques croissantes et légitimes contre les pratiques d’allégeance ». 
« Cette mesure inique nulle et non avenue, n’engage que leurs inspirateurs, dans la mesure où elle est, dans son esprit et ses méthodes, non seulement une remise en cause des directives du dernier SEP portant sur les modalités de résorption de la crise du parti, mais encore plus grave, constitue une violation flagrante de la légalité et des dispositions statutaires du parti », ont-il avancé. 
Prochaine réunion du comité directeur du Pds : Karim Wade prépare une embuscade contre Macky Sall 
Macky Sall sortira-t-il indemne de la prochaine réunion du Comité directeur du Pds ? La ‘Génération du concret’ lui a tendu une embuscade dans laquelle Mouhamed Lamine Massaly joue la ‘chair à canon’. Le jeune libéral, Pca de la Société des infrastructures de réparation navale (Sirn), est chargé d'ouvrir les hostilités contre le président de l'Assembée nationale, avant que les autres affidés de Karim Wade ne s'engouffrent dans la brèche pour lui porter l'estocade. 
 
La prochaine réunion du Comité directeur du Pds promet d'être chaude pour Macky Sall. En effet, la ‘Génération du concret’, qui compte pas mal de membres dans le saint des saints du parti de Me Abdoulaye Wade, lui prépare un coup fourré. Dans cette offensive du camp de Karim Wade contre le numéro deux du Pds, Mouhamed Lamine Massaly, selon une source digne de foi, a été désigné pour ouvrir les hostilités. Grimace de l'histoire : Mouhamed Lamine Massaly est dans le même rôle qu'Aliou Sow, alors au service des faucons du Palais, quand il s'était agi de combattre Idrissa Seck.  
Devenu un inconditionnel du chef de file de la ‘Générataion du concret’ depuis que ce dernier lui a permis d'occuper ses fonctions de Pca de la Société des infrastructures de réparation navale (Sirn) - alors qu'il était certain que c'est Macky Sall qui avait mis le coude sur son dossier - le jeune libéral est chargé, dès l'entame de la réunion, de descendre en flammes le secrétaire général national adjoint du Pds. Les diatribes de Massaly visent ainsi, indique notre interlocuteur, à mettre à nu devant Me Abdoulaye Wade, la supposée gestion ‘népotiste’ du Pds par Macky Sall et ses éventuelles ‘incartades’ dans la conduite des affaires publiques. Hormis l'épisode de l'audition de l'Anoci, qui a valu au président de l'Assemblée nationale une lettre salée, sans circonvolution dans le propos, de la part du président de la République, d'autres griefs pourraient être étalés contre le numéro 2 du Pds lors de la réunion du Comité directeur du Pds. Il sera rappelé, entre autres, poursuit notre source, à l'ancien Premier ministre le marché de réfection de la gouvernance de Thiès qui aurait été cédé dans des conditions qui jurent d'avec les règles établies par le Code des marchés, au frère de son épouse.  
Après les diatribes de Massaly contre Macky Sall, ce sera autour des autres affidés de Karim Wade, dont Khoureïchy Thiam, de s'engouffrer dans la brèche. Mais, toutes ces manœuvres ne visent, selon nos sources, qu'à démontrer à la face du président Wade que la situation est devenue ingérable et que seule la démission de Macky Sall peut faire revenir le calme et la sérénité dans les rangs du Pds. La sortie d'Abdou Fall, qui ‘conseille’ au président de l'Assemblée nationale et numéro 2 du Pds de rendre le tablier, rentre-elle dans cette logique ? Cette sortie fait suite à celle de Khoureïchy Thiam - emboîtant le pas à la fédération libérale de Tambacounda - qui demande, sans ambages, à Macky Sall de se démettre de ses fonctions de secrétaire général national adjoint du Pds et de président de l'Assemblée nationale. Autrement, promet le vice-président de l'Assemblée nationale, ‘d'autres voix plus autorisées s'élèveront pour demander sa démission’.  
Macky Sall trouvera-t-il quelqu'un au sein du Comité directeur du Pds pour plaider en sa faveur ? Tout porte à croire qu'il est sur la corde raide car, il est de tradition au Pds que les naufragés trouvent rarement un bras pour venir à leur secours. Surtout que le numéro 2 du Pds s'est mis à dos certains caciques du Pds comme Pape Diop dans son opération de maillage du Pds. Macky Sall devra donc compter sur lui-même, sur sa capacité à se défendre, s'il ne veut pas passer à la trappe.  
Amadou DIOUF  
Crise à And Jef : Les frondeurs reprennent du service  
La crise à And Jëf est loin de s'estomper comme a voulu le faire croire Landing Savané, au cours de sa dernière conférence de presse. Du moins, si on se fie à la seconde sortie du groupe des douze ‘frondeurs’ qui ont repris du service à travers une déclaration intitulée : ‘Quand la capitulation ajoute l'autoritarisme à son arc’. La raison de leur courroux s'explique par le renvoi sine die de l'université d'hivernage de leur parti, mais aussi par l'exclusion prononcée récemment contre leur camarade Kadeza Sabaly. Une mesure jugée inique, nulle et non avenue. 
 
Dans leur seconde déclaration aussi incendiaire que la première, ‘le groupe des dix’ frondeurs d’And Jêf estime que l'université d’hivernage du parti, initialement convoquée pour le week-end des 27 et 28 octobre 2007 autour du thème du gouvernement continental, ‘semblait être spécialement conçue pour le président Wade qui devait prononcer la leçon inaugurale, et apparaissait comme une provocation aux yeux de nombre de militants. Elle a finalement été reportée sine die, comble de l’humiliation, pour raison d’indisponibilité du président’. En effet, poursuivent les dix signataires, ‘l’on s’attendait à ce que le parti s’engageât, en dépit de cette absence, à relever le pari de la réussite de cette manifestation, programmée officiellement par les instances du parti’.  
Les ‘rebelles’ d'Aj/Pads s'indignent surtout du fait que le communiqué de leur Bureau politique du 27 octobre 2007 occulte carrément les véritables raisons du report sine die de cette université d'hivernage, considérée pourtant comme l’une des plus importantes de la période. ‘Le partenariat avec le Pds, s’il a un sens quelconque, doit être fondé sur la préservation de la souveraineté et de la dignité de chaque parti’, estiment Alassane Guissé et ses camarades. A défaut de quoi, disent-ils, ‘il se réduit en vérité à un simple activisme de la part d’un noyau de dirigeants visant à se draper de l’aura du parti, pour se maintenir dans la mouvance du pouvoir, en donnant périodiquement au président de la République des gages de bonne volonté qui, pourtant, rabaissent quotidiennement le parti’. Suffisant pour les signataires de la déclaration de conclure que ‘cette Université d’hivernage n’était en fait qu’une simple tribune offerte à Wade et non une instance visant à mobiliser les ressources des cadres d’Aj/Pads et des démocrates, pour consolider les idéaux et positions du parti sur les enjeux actuels du panafricanisme …’  
Et pourtant, indiquent les ‘frondeurs’ d'Aj, ce ne sont pas les questions essentielles qui manquent avec la situation des populations qui ‘n’a cessé d’empirer avec le renchérissement continu du coût de la vie’. Dans le monde rural, ajoute le groupe des dix, ‘la chute des revenus réels, l’inadéquation des politiques agricoles face aux besoins des masses dont près de 80 % vivent en dessous du seuil de pauvreté, constituent des entraves structurelles au développement’. Dans la même lancée, ces follistes dénoncent ce qu'ils appellent ‘l'agression organisée contre le pays, une économie politique-lignagère d’accaparement et de gaspillage’ qui s’instaure, ‘un flot de richesses détournées dans des dépenses tout à fait inutiles et de prestige, comme l’achat d’un avion présidentiel dans le contexte actuel. La corruption, la concussion et la spéculation foncière font rage. L’éthique est plus que jamais malmenée à travers les scandales politico-financiers à répétition qui n’épargnent pratiquement aucun secteur’. Devant un tableau si sombre, s'interrogent toujours Alassane Guissé et ses neuf autres camarades, ‘l’obstination de quelques-uns des dirigeants de Aj/Pads à arrimer le parti au char d’un prétendu partenariat ne procède-t-elle pas de leur volonté de participer à ce projet d’hégémonie et d’exclusion au détriment de la cause du peuple ?’  
Par ailleurs, les signataires de la déclaration constatent que les remaniements institutionnels permanents traduisent une crise latente. La résurgence du Conseil économique et social et du Sénat, la mort annoncée de ce ‘machin hybride qu’a été le Craes’, une Assemblée ‘quasiment mono partisane’ et la crise du système judiciaire sont, aux yeux des dix, ‘autant de réalités qui jettent le doute sur la crédibilité du système institutionnel et démocratique du pays, pour l’essentiel perçu comme un réseau de prébendes au service d’individus, de groupes et de clans simplement attachés à des privilèges, en lieu et place de mandataires soucieux du bien public et de la défense des intérêts de leurs mandants’.  
Sur un tout autre chapitre, les ‘rebelles’ d'Aj se posent une série de questions : ‘Une concertation nationale entre les différents acteurs politiques et sociaux est-elle réalisable dans le sens de l’adoption d’accords minimaux ? Ne s’achemine-t-on pas plutôt, au rythme où vont les choses, vers la convocation de législatives anticipées, non pas pour enclencher une telle dynamique de dialogue, mais plutôt pour régler les blocages institutionnels liés à la guerre de succession qui fait ouvertement rage à l’intérieur du Pds jusqu’à menacer de nouveau l’architecture institutionnelle du pays ?’ Alassane Guissé et ses camarades estiment en effet que si la direction d’And Jëf tient coûte que coûte à donner un sens au partenariat avec le Pds, il faudra alors oser aborder ces graves questions-là en priorité.  
Georges Nesta DIOP  
Idrissa Seck, vous nous êtes cher, mais la vérité nous est plus chère 
 
 
Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une fronde, mais d’une rigoureuse monographie sur le mode de gestion de RewmiI qui se propose de relater sans états d’âme ni sentimentalisme les erreurs, les manquements et les impertinences des options politiques du parti. Et donc nous assumons totalement les propos de la lettre n° 1.  
M. Seck, le destin d’un homme politique est d’une insignifiance absolue face aux intérêts supérieurs de la nation. Vu sous cet angle, nous disons à l’intention de tous ceux qui ont osé s’acharner sur ’Le manifeste des 3’, que notre club est devenu le manifeste des 25. Les réactions sont venues de partout et beaucoup de membres de Rewmi, en l’occurrence des jeunes, ont rejoint notre manifeste et comptent participer à toutes nos actions.  
Nous voulons bien interpeller nos détracteurs en leur demandant : quels sont ces jeunes qui badigeonnaient les murs de Dakar et entreprenaient partout des actions cavalières en vue de la libération du frère Idrissa Seck ? Quels sont ces jeunes qui, par leur vitalisme, animaient les manifestations de la Pcl ? Quels sont ces jeunes qui, par leur dynamisme, faisaient resplendir les Fidel ? Quels sont ces jeunes guerriers qui allaient porter le message du président de Rewmi dans leurs bases respectives et qui se livraient à un marathon éprouvant avec la caravane ‘Dekkal Yaakar’ ? Tous les trois signataires de la première lettre étaient au-devant de la scène et jouissent d’un leadership incontesté.  
Cela dit M. Seck, nous portons à votre connaissance que ce fut particulièrement scandaleux et amer pour nous d’entendre certains des vôtres parler de ‘négociation’ pour qualifier les démarches entreprises par Rewmi auprès du secrétaire général national du Pds, Me Abdoulaye Wade. Voilà une maladresse hautement préjudiciable, car le mot ‘négociation’ est un concept commercial qui suggère l’idée de vente, de profit et d’échanges intéressés.  
C’est ce genre de bourde qui arrive à un entourage carrent, intellectuellement et financièrement dépendant de son patron politique qui permet à des chasseurs de primes tel que le colonel Cissé de s’épanouir dans un activisme politique malveillant.  
Frère Idrissa, nous vous rappelons qu’au moment où la fameuse dualité au sommet de l’Etat menaçait de paralyser le pays, vous ne cessiez d’émettre des témoignages d’affections à l’endroit de votre patron politique d’alors dont celui-ci : ’entre Abdoulaye Wade et moi, la distance ne saurait être grande, même pas l’épaisseur d’un papier de cigarette’. Plus récemment, alors que vous étiez en détention à Rebeuss, dans un contexte social et politique surchauffé, vous n’avez jamais hésité à renvoyer les émissaires de Me Wade ; car vous estimiez à juste raison qu’il n’y a jamais eu d’intermédiaires entre celui-ci et vous, et donc il n’était pas question d’accepter les bons offices de qui que ce soit après plus de trente ans de compagnonnage avec Wade. Cette démarche que vous avez toujours adoptée dans vos rapports avec le président pendant les moments de braises doit plus que jamais rester intacte pour envoyer au chômage certains apprentis sorciers et prestidigitateurs qui espèrent que leurs hâbleries pourraient leur valoir des lauriers.  
Idrissa, lors des dernières consultations électorales, les Sénégalais ont mis à votre crédit un score honorable, témoignage de l’estime qu’ils vous portent et de la confiance qu’ils placent en votre personne. Désormais, votre statut de second homme politique du Sénégal et de premier après Wade doit vous disposer à des options justes et à des ‘actes d’abnégation’, comme le recommande Francis Fukuyama. Aujourd’hui, alors que le sentiment de doute et d’incertitude des Sénégalais sur vos intentions politiques monte crescendo, et cela à la faveur de votre silence assourdissant, la décision courageuse que nous attendons de vous, c’est de reprendre les activités politiques de Rewmi et d’imprimer au parti un élan nouveau. Cette décision serait largement préférable à l’inaction et au silence qui ramollissent et énervent vos militants. A ce titre, nous vous demandons de méditer ces propos hautement symboliques d’Alexis De Toqueville : ‘Les manifestations politiques ne sont rien d’autre que les signes les plus visibles d’une démocratie saine qui se refuse à sombrer dans l’aphasie’.  
Par ailleurs, Idrissa, le cachet le plus réconfortant que peuvent avoir vos actions politiques, c’est de relever le parti de son inaction et de l’organiser pour qu’on puisse avoir un appareil politique huilé. Il s’agit effectivement d’une renaissance politique de la famille libérale qui sera d’abord marquée par la retraite politique de Me Abdoulaye Wade, ensuite par une organisation pyramidale commençant à la base et progressivement jusqu’au sommet dans un libre jeu électif de tous les militants. Cette renaissance aura le double avantage de régler la succession de Me Wade au pouvoir, mais aussi de rompre avec la règle despotique d’un Pds qui voudrait que tous les dividendes politiques que peuvent y posséder un responsable lui soient attribués par la seule constante autorisée, Me Wade.  
M. Seck, il est important que vous reconnaissiez et acceptiez qu’on n’élit pas domicile dans une passerelle, soit on est au pouvoir et là nous allons mourir de notre belle mort, soit on est dans l’opposition et on se bat, car l’acte majeur qu’on est appelé à proposer est de préparer l’après Wade en dehors du Pds et pour cause, il semble, aujourd’hui, inopportun de mijoter quelque plan que ce soit tendant à vous ramener au Pds : votre ex-famille libérale n’est que trop divisée. En plus de cela, nous vous rappelons M. Seck que le président n’est ni un allié sûr, ni une solution face aux terribles et multiples difficultés des Sénégalais.  
M. Seck, considérant votre statut politique actuel, au vu et su de l’immense espoir que vous avez suscité pour le peuple sénégalais, vous devez vous positionner comme une alternative crédible au régime de Wade. Ainsi, vous ne pouvez vous démettre du devoir historique de vous réapproprier de votre destin politique : plus vos négociations avec Wade tirent en longueur, plus sera irritante et asphyxiante l’attente de vos militants et autres électeurs.  
Recadrez donc l’option politique du parti et cherchez à ramener des dissidents comme Awa Guèye Kébé et la bande à Abdou Souley Kidiéra. Ranimez le parti, car le mythe Idy s’effondre petit à petit et donnez plus de responsabilités aux jeunes, surtout les diplômés. Ainsi, vous allez vous débarrasser de vos ‘généraux’ béni oui-oui, dont l’incurie n’est plus à démontrer ; vos collaborateurs là n’ont aucun esprit de créativité, ni d’innovation, encore moins d’anticipation.  
Encore une fois, Idrissa vous nous êtes cher, mais la vérité nous est plus chère. Idrissa, les roues de l’histoire ont tourné, les choses doivent changer, les Sénégalais s’impatientent !  
Le Manifeste des 25 Eric Bernard NDOUR Ancien secrétaire exécutif des Jdi Alioune Badara CISS Ancien président du Meef Papa Elimane FAYE Ancien porte-parole de la Pcl  
Famine au Sénégal : Hamath Sall rejette en bloc 
Il n’y a pas de famine au Sénégal. La déclaration est du ministre du Développement rural et de l’Agriculture, Amath Sall, qui réagissait ainsi aux membres du Cadre régional de concertation des ruraux (Crcr) de Louga. Ils avaient déclaré que la misère frappait à la porte de leur département, surtout dans sa partie nord où la famine et la sécheresse ont fini de s’installer.  
 
Les membres du Cadre régional de concertation des ruraux (Crcr) de Louga avaient récemment déclaré que la misère frappait à la porte de leur département, surtout dans sa partie nord où la famine et la sécheresse ont fini de s’installer. Malick Sow et ses camarades sont allés même jusqu’à affirmer que la zone nord du département a fini de sombrer dans la famine, notamment avec la perte récurrente du bétail due, pour l’essentiel, à l’absence de la pluie.  
Une thèse que le ministre du Développement rural et de l’Agriculture a réfutée lors du séminaire sur l’évaluation de la campagne 2006-2007 et la mise en place d’un schéma consensuel de collecte et de commercialisation de l’arachide en 2007-2008. ‘J’ai parcouru le pays, et à aucun endroit, je n’ai vu des populations me dire qu’elles sont victimes de la famine, encore moins de misère’, fait-il savoir.  
Même s’il admet que des populations ont attiré son attention sur le fait que l’hivernage n’a pas totalement répondu à leurs attentes et qu’il est possible que, d’ici la prochaine campagne, elles rencontrent des difficultés. Et sous ce rapport, Amath Sall estime qu’il est difficile de parler de famine dans ce contexte. Voulant prendre le taureau par les cornes, il révèle que les pouvoirs publics ont décidé de mettre en place des provisions céréalières dans tout le pays.  
Profitant de ce moment, le ministre a fait part des ambitions du gouvernement pour le secteur. Ambitions dont le premier jalon consiste à la maîtrise de l’eau. ‘Aujourd'hui, il nous faut aller vers la maîtrise de l'eau. Nous ne pouvons plus continuer à dépendre de la pluie. Il y a une (ou deux pluies) qui manque et on voit que cela a une répercussion sur les rendements’, confesse Amath Sall.  
De son avis, c’est la voie de salut pour sortir notre agriculture de son état embryonnaire. Et il a promis que son département s'investira davantage dans la perspective d'une maîtrise de l'eau, seule gage de sécurisation de notre secteur agricole.  
Le ministre du Développement rural et de l’Agriculture a, en outre, rappelé que, depuis les années 1980, la filière arachidière est caractérisée par des crises successives. Crises marquées par une baisse des superficies emblavées, une chute de rendements et de la production, une réduction des approvisionnements des huileries. Une situation qui a pour conséquence la baisse de revenus des populations rurales, une des causes du maintien, voire de l’accélération de l’accroissement de la pauvreté en ce milieu. Et que sous cet angle, le gouvernement opte de définir une politique volontariste pour remédier à cette situation, notamment en concevant et en mettant en œuvre un programme de relance des productions agricoles.  
A cet effet, un plan de relance de la production arachidière s’appuyant sur les moyens du Stabex a été mis en place avec comme dispositions essentielles pour les semences, un programme de reconstitution du capital semencier sur les trois prochaines années et pour les périodes transitoires, l’appui des producteurs pour disposer de semences écrémées subventionnées par l’Etat, essentiellement renforcées par des importations spéciales de variétés de semences d’arachide de bouche avec une meilleure implication des producteurs et des opérateurs privés en collaboration avec les services techniques. Il s’agit aussi de la disponibilité de matériel de collecte et de commercialisation, accompagnée d’une politique de renforcement des capacités des acteurs de la filière.  
Ibrahima DIAW  
Entretien avec… 
Fatou Binetou TAYA NDIAYE (Ministre de la solidarité nationale) : ‘La demande sociale est très pressante au Sénégal’ 
Chaque jour, ils sont quelque trois cents Sénégalais à taper à la porte du ministère de la Solidarité nationale à la recherche d’un soutien ou d’une assistance. Un nombre impressionnant qui fait dire au ministre de la Solidarité nationale que ‘la demande sociale au Sénégal reste pressante’. A travers l’entretien qu’elle nous a accordé, Fatou Binetou Taya Ndiaye, revient sur le débat soulevé sur la légèreté des mœurs de certains ministres, au lendemain de leur nomination. Un débat qu’elle a déploré tout soutenant n’avoir jamais été mannequin, contrairement à la rumeur qui a couru. Elle est, par ailleurs, revenue sur le programme ‘Ndogou sur le fil’ que son département avait initié, pendant le mois de ramadan, pour permettre aux usagers de la route de couper leur jeûn en pleine circulation. Entretien. 
 
Wal Fadjri : Durant le mois de Ramadan, votre département a initié une opération appelée ‘Ndogou sur le fil’. D’où vous est venue l’idée d’une telle opération ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Nous avons développé ‘Ndogou sur le fil’ simplement parce que nous avions pensé qu’avec le ramadan, la population, surtout celle active travaillant à Dakar, sera confrontée aux problèmes d’embouteillage. Du fait qu’à cette période, dès 16 h, les gens commencent à se presser pour rentrer chez eux afin d’arriver avant l’heure de la coupure. Une précipitation qui causait souvent des accidents et autres accrochages. Il s’agissait alors, pour nous, d’œuvrer pour remédier à ces précipitations et éviter les accidents. Ainsi, pendant la première semaine, nous avons, pour un test, essayé de faire quelques stands et nous avions vu que la population appréciait. C’est ainsi qu’ensuite, nous avons essayé de l’étendre partout sur Dakar, jusqu’à sa périphérie. Nous sommes même allés jusqu’à Rufisque.  
Wal Fadjri : Sur quelle base avez-vous choisi les lieux d’implantation des stands ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Les critères, c’était là où il y avait une forte concentration de voitures. Nous avons essayé de prendre les endroits les plus stratégiques où l’embouteillage reste dense à l’approche de l’heure de coupure. Il fallait avoir le maximum de cibles et ne pas se limiter à une catégorie de personnes. ‘Ndogou sur le fil’ était ouvert à toute catégorie de personnes : cadres, ceux qui étaient dans des bus, les cars rapides, en 4X4, à vélo, les piétons…  
Wal Fadjri : Et quel en est le bilan ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Satisfaisant. Les populations ont salué cette initiative. Evidement, les régions de l’intérieur se sont plaintes en disant que nous nous sommes limités à Dakar. Mais notre idée de départ, c’est un problème d’agglomération - circulation et embouteillage. Une chose que l’on ne trouve qu’à Dakar. Mais il reste qu’après, nous avons étendu l’opération jusqu’à Rufisque. Seulement, c’est un programme qui arrange les gens et que les populations apprécient. Faisant que nous allons essayer de le pérenniser et de l’étendre aux autres régions. Et comme nous avons le programme Némékou derrière cela, les actions qui se feront dans les régions seront orientées suivant les besoins de chaque région. Surtout que Némékou est un autre programme qui est beaucoup plus dynamique et de grande envergure. Avec Némékou, ce sera la proximité auprès des populations. Nous ferons un état des lieux, voir quels sont les besoins des populations pour essayer d’y apporter les réponses adéquates. Nous disons que c’est très bien d’assister les gens, mais faudrait-il que l’assistance à leur apporter réponde à leurs besoins sociaux.  
Wal Fadjri : Et au-delà de cela, quel autre contenu allez-vous donner à votre ministère pour mieux prendre en charge la question du développement ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Par rapport à ma mission, nous sommes là pour les populations, pour les onze millions de Sénégalais. Peu importe leur situation ou catégorie sociale, nous sommes là pour leur apporter soutien et assistance. Par ailleurs, quand nous faisons de la proximité, les populations ne parlent que de leurs problèmes ponctuels. Mais, pour éradiquer ces questions, il convient de s’appuyer sur les programmes de développement durable pour éliminer complément la pauvreté. C’est l’objectif, entre autres, du Document stratégique pour la réduction de la pauvreté 2 (Dsrp 2). Ainsi, au niveau de mon département, nous essayons de mettre en place des infrastructures socio-communautaires de base, étant entendu que tout développement commence par les infrastructures, notamment par l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux soins, l’éducation… C’est le fondement que les gens ne voient pas souvent.  
Wal Fadjri : Avec tout cela, êtes-vous sûr que l’on réussira à éliminer la pauvreté d’ici à 2015 ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : C’est cela l’objectif. Il s’agira, pour nous, de tout faire pour que, d’ici là, chaque Sénégalais puisse avoir le minimum vital.  
Wal Fadjri : Votre mission est d’assister et de soutenir les populations. Mais qu’avez-vous fait pour les sinistrés des inondations ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : D’aller les visiter, faire l’état des lieux, en nous s’appuyant sur les agents du ministère de l’Intérieur pour la limitation des dégâts… Après cela, nous leur apportons une assistance en vivres et leur donnons certains matériels. Nous les écoutons et intervenons, pour eux, auprès des autres ministères puisque nous sommes le ministère transversal. Et puis, nous saisissons le ministère de l’Habitat et de la Construction pour voir dans quelle mesure des sinistrés peuvent intégrer le plan Jaxaay.  
Wal Fadjri : Quel est votre rôle dans le plan Jaxaay ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : C’est vrai qu’à un moment donné, il dépendait du ministère de la Solidarité nationale mais, maintenant, il dépend directement du ministère de la Construction, compte tenu du fait que le ministère de la Solidarité ne construit pas. En fait, cela a été très bien pensé de le laisser au ministère de la Construction qui reste, quand même, en contact avec nous pour le recensement des populations et autres.  
Wal Fadjri : Mais les sinistrés, ce ne sont pas que les gens de Dakar, les populations des régions en ont aussi souffert, notamment les habitants de l’Ile-à-Morphil, d’Ourossogui…  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Absolument ! Et pour eux, nous avons fait les mêmes choses. Même si pour cause d’absence, je ne m’y suis pas rendue, des gens de mon département et les collègues ont fait la même chose. Il y a eu d’abord le secours du ministère de l’Intérieur et une assistance très pointue a été déployée du fait du sérieux de la situation. Nous avons fait une assistance en vivres aussi et éventuellement un programme Jaxaay sera établi sur place. Nous sommes toujours en contact avec eux et jusqu’à présent, nous faisons l’état des lieux avec les autorités administratives qui nous envoient, chaque semaine, un fax détaillé de la situation.  
Wal Fadjri : Lors de votre visite au Centre Talibou Dabo, vous avez émis l’idée de la création d’un grand centre de réadaptation sociale pour enfant à besoins spécifiques. Où en êtes-vous avec ce projet ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Ce projet est pratiquement terminé. Il ne reste plus qu’à aménager ces locaux. On est presque à la fin. Profitant de l’occasion, je vais vous dire qu’au niveau de Talibou Dabo, un état des lieux a été fait et la réfection du centre est prévue. Ce qui permettra de résoudre le problème de l’état des murs qui étaient délabrés et il y avait aussi un problème d’étanchéité qui va aussi être résolu. Le centre sera complètement réfectionné. Et il continuera à récupérer les enfants qui y passent les journées et les centres que l’on fera, développeront la possibilité d’interner certains qui ont un degré de handicap tel que leurs familles ont du mal à les gérer. Ils seront scolarisés et l’on développera aussi, entre autres, la formation pour eux. Il s’agira surtout de multiplier les disciplines.  
‘Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes de tout le monde en un seul jour. Nous essayons de trouver des solutions selon les circonstances et les besoins. Mais les priorités restent les personnes âgées, les handicapés, les orphelins et les urgences d’accès aux soins’  
Wal Fadjri : En dehors des soutiens et assistances organisées, vous arrive-t-il de mener des actions à l’endroit des individuels ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Ah oui ! C’est en permanence et sans arrêt. Au Sénégal, la demande sociale est très importante, très pressante. Nous recevons, à longueur de journée, des cas de personnes qui ont des problèmes d’accès aux soins. Sans arrêt, nous recevons toutes sortes de demandes sociales.  
Wal Fadjri : Et par mois, combien de demandes recevez-vous à peu près ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Pas moins de trois cents par jour. Il reste qu’il a parfois des abus. Certains écrivent parce que le besoin est là. Comme l’on dit, dès que c’est gratuit, tout le monde devient nécessiteux. Et je tiens à dire que les gens qui sont sûrs qu’avec le minimum, ils arrivent à vivre, doivent laisser la chance aux autres qui en ont vraiment besoin. A notre niveau, nous essayons de faire une sélection, de répondre à tout le monde, si nous le pouvons. Pour ce qui me concerne, j’essaye de recevoir le maximum de personnes et d’intervenir à chaque fois que nous le pouvons. Seulement, nous ne pouvons pas résoudre les problèmes de tout le monde en un seul jour. Au fil du temps, nous essayons de trouver les solutions selon les circonstances et les besoins. Mais, les priorités restent les personnes âgées, les handicapés, les orphelins et les urgences d’accès aux soins. Dans ces cas, quelle que soit la situation, nous essayons de trouver des compromis avec les hôpitaux.  
Wal Fadjri : Jusqu’ici, votre ministère n’a pas de budget. Alors, comment faites-vous pour exécuter tous ces programmes et développer toutes ces actions ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Le problème qui se pose n’est pas spécialement un problème d’argent. Et puis, quand on a la volonté, les solutions sont toujours là. Je ne peux pas trop parler de cela maintenant parce que nous préparons, en ce moment, les plénières pour les budgets. Mais ceci dit, nous avons la volonté et nous essayons de trouver les solutions. Nous jonglons avec le ministère des Finances et à chaque fois qu’il y a un problème, il y a toujours une solution qui est là. Pour ce qui est du programme ‘Ndogou sur le fil’ qui pouvait être coûteux, j’ai eu un partenariat avec des sociétés, notamment les agro-alimentaires qui nous ont beaucoup soutenu. L’Etat ne peut pas tout faire. Il faut développer des partenariats et faire en sorte que l’effort de solidarité soit accepté par les Sénégalais. C’est seulement avec cela que l’on arrivera à résoudre beaucoup de problèmes. Je suis arrivée à réussir des opérations seulement parce que j’ai eu des partenariats.  
Wal Fadjri : Lors de la formation du gouvernement, on a eu à dénoncer la légèreté des mœurs de certains ministres. Vous étiez-vous sentie visée par ces dénonciations ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Personnellement non ! Mais je pense que ce n’est pas décent ne serait-ce que par respect à l’institution. C’est très grave de raconter des choses qui ne sont pas justifiées sur qui que ce soit au niveau du gouvernement, surtout des femmes. Ce n’est pas correct. L’essentiel est qu’elles soient à la hauteur de la mission qu’on leur a confiée. Nous sommes dirigés par un Premier ministre technocrate compétent qui ne croit qu’au travail et le président de la République est connu pour son ambition pour le Sénégal. Par conséquent, je crois que l’on ne doit pas spéculer au-delà de la manière dont les ministres exécutent leur travail. J’ai trouvé ces considérations lamentables.  
‘Après mon Bac au Sénégal, je suis allée en France faire mes études supérieures. J’ai fait au moins l’université et je suis sortie avec mes diplômes. j’ai été recrutée par les Français pendant dix ans. J’étais cadre de banque, classée VI et c’est moi qui ai décidé de rentrer chez moi. Je n’ai jamais eu le temps d’être mannequin’.  
Wal Fadjri : Mais n’étiez-vous pas mannequin ainsi que l’a soutenu une certaine rumeur… ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Ça, c’est leur vision. Je veux dire que l’apparence est souvent trompeuse, mais je n’ai jamais été mannequin de ma vie. Après mon Bac au Sénégal, je suis allée en France faire mes études supérieures et j’ai travaillé dix ans dans la Banque. J’ai fait au moins cinq ans d’université et je suis sortie avec mes diplômes. J’étais cadre de banque, classée VI. Ce qui n’est pas donné à n’importe qui. J’ai eu cette chance. Et j’ai eu mes diplômes sans difficultés, j’ai été recrutée par les Français pendant dix ans et c’est moi qui ai décidé de rentrer chez moi. Je n’ai jamais eu le temps d’être mannequin.  
Wal Fadjri : Vous gérez un ministère, considéré comme un levier politique et vous n’en faites pas. Alors comment faites-vous pour gérer ce paradoxe ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Ce qui m’intéresse le plus, c’est de passer à l’acte, faire des actions. On ne me connaissait pas sur la scène politique, c’est certain. Mais ce poste me convient, du fait que j’aime faire la proximité, discuter avec la population, me rapprocher d’elle et trouver des solutions. Je ne fais pas de politique politicienne, mais je fais de la politique dans le sens de résoudre les problèmes des populations. Faisant que la Solidarité nationale, ce n’est pas seulement de la politique. C’est d’abord une assistance des personnes qui sont dans le besoin. Et la meilleure façon de faire de la politique, ce sont les actions.  
Wal Fadjri : Et pensez-vous vous engager politiquement dans un parti ?  
Fatou Binetou Taya Ndiaye : Je ne peux pas répondre pour l’instant à cette question. En tout cas, je suis dans le gouvernement. J’essaie de mener à bien ma mission, en trouvant le maximum de solutions. Ceci dit, nous ne sommes ni en année de campagne ni en élection, je n’ai pas d’ambition et je ne peux pas, sincèrement, dire ce qui se passera à l’avenir. En tout cas, j’aimerais bien satisfaire les personnes qui ont confiance en mes compétences, en accomplissant la mission qu’ils m’ont confiée.  
Propos recueillis par Elh Saidou Nourou DIA  
Cacophonie au sommet de l’Etat 
 
 
Après les déclarations et sorties tonitruantes des thuriféraires d’Abdoulaye Wade, réclamant la démission de Macky Sall, première autorité élue de l’assemblée, il n’y a plus d’hésitation possible : Notre pays est plongé dans une crise politique, économique et institutionnelle sans précédent. En se donnant le droit d’exiger la démission de Macky Sall, autorité élue, président de l’Assemblée, ceux-là n’offrent-ils pas l’opportunité et le droit, à d’autres citoyens de demander la démission de Abdoulaye Wade, autorité élue, président de la République, seule constance du Pds et seul manipulateur ? Il ne doit pas en être autrement du reste.  
Les proportions que reflètent les ‘nuages’ entre le législatif et l’exécutif, qui s’amoncèlent de jour en jour depuis le départ forcé de Macky Sall de la primature, sont assez alarmantes et graves pour que tous les Sénégalais, patriotes et démocrates, soucieux de la paix civile et du devenir de notre pays se mobilisent pour le sauver d’une catastrophe imminente. L’éjection de Macky Sall, Premier ministre, surprenante et violente, avait suscité les déclarations va-t-en guerre de son directeur de cabinet, M. Sitor Ndour, qui auguraient d’une évolution conflictuelle virulente inévitable.  
Ndjombor est pris dans le piège de son propre jeu de ruse. Lui et ses amis d’ici et d’ailleurs, doivent trembler devant l’évidence que la situation d’animosité créée par Wade lui-même rend impossible toute hypothèse de léguer le pouvoir, par quelques artifices que ce soit, au fils Karim, dépourvu de nos valeurs ancestrales, sans expérience politique et de militantisme. Une hypothèse qui semble même dangereuse pour la sauvegarde des ‘arrières’ d’après règne. La situation exige une solution radicale qui, différée, provoquera des conséquences graves ne laissant personne indifférent.  
Trop c’est trop ! Wade-Idy, Karim-Macky, il y en a assez ! Ce tintamarre qui n’est autre chose que des manœuvres entre ‘gangsters’ et dont le seul objectif est bel et bien la succession d’Abdoulaye Wade. Celui-ci, très tôt, a eu le souci bien intéressé de la sécurisation des chefs d’Etat africains véreux, incapables et mafieux. C’est bien Wade qui, opposant d’alors, proposait d’offrir aux chefs d’Etat une protection juridique et même constitutionnelle à la fin de leur mandat pour faciliter l’alternance. Personne n’a soutenu ce débat, même au niveau des chefs d’Etat. Aujourd’hui qu’est devenue évidente la fin de son règne, il déborde de peur et met les bouchées doubles pour déblayer le chemin au fauteuil présidentiel à celui qui, logiquement, est le seul obligé capable d’assurer la sécurité et la tranquillité à sa famille au départ du Palais. Tout le monde comprend maintenant que celui-ci ne peut être personne d’autre qu’Idrissa Seck (…) Cette hypothèse est confirmée par l’aveu du colonel Cissé, intermédiaire entre les deux acteurs et mieux informé que nous tous, qui a déclaré qu’à la présidentielle 2007, Idrissa Seck ‘roulait pour Abdoulaye Wade’. Ndjombor et Ndjomborton sont soudés par ce ‘que personne ne sait et qu’ils ne nous diront jamais’ Le meeting projeté de Khombole, dit de réconciliation en présence de Pape Diop du Sénat, Idrissa Seck de Rewmi et Karim de la présidence ne sera qu’une deuxième séquence de la dernière phase du grand théâtre.  
Au vu du déroulement du feuilleton Wade-Idy, l’histoire donne raison à Moustapha Fall ‘Che’ dans son refus de participer, à côté d’Idrissa Seck, dans toute coalition ou alliance de l’opposition. La leçon n’est pas à négliger et les démarcations idéologiques et programmatiques doivent être rigoureusement observées afin de barrer la route à tous ceux qui s’assemblent. Tous doivent ‘rendre gorge’ pour tous leurs actes dépravateurs et de gabegie. A posteriori, il apparaît que la candidature controversée d’Idy, sa position dans les résultats ‘électroniques’ à la présidentielle n’étaient que tactique de justification et de légitimation future de la promotion et de l’accession de Ndjomborton à la station suprême.  
On le voit bien, le peuple et ses dirigeants n’ont pas les mêmes urgences, les mêmes intérêts. La situation est catastrophique et intenable pour les populations des villes comme des campagnes. Ceux qui, hier, portaient à la bouche le slogan ‘Abdou Diouf dë fa aye gaff’, doivent comptabiliser à ce jour tous les malheurs qui se sont abattus sur notre pays et sur ses populations sous leur règne et s’approprier ce slogan qualificatif qui colle parfaitement à leur peau.  
S’il est possible de réclamer aux personnalités institutionnelles élues, de rendre le tablier confié par le peuple, ce serait bien que Wade démissionne ! Il urge de se mettre en ordre de bataille, d’encadrer et de mobiliser les masses pour une résistance populaire vigoureuse et soutenue.  
Pour nous militants marxistes de toutes obédiences et de tous les âges, voilà que notre histoire de cinquante ans de lutte nous rattrape et nous interpelle. Tous, debout comme à notre habitude, assumons notre fonction de porteurs d’initiatives et de lutte, dans les quartiers des villes et des villages, dans les entreprises, les marchés, les syndicats de travailleurs, à l’intérieur de nos partis pour arrêter la machine inhumaine et intolérable des libéraux de Wade. C’est dans notre mobilisation et dans la lutte qu’apparaîtront aussi les solutions aux maux du mouvement marxiste sénégalais et des forces de progrès. C’est en construisant un puissant pôle de gauche composé de marxistes, de patriotes, des forces de progrès et de tous ceux qui aspirent à un changement réel, profond et déterminé que nous pèserons et renforcerons la démocratie et la formation d’une coalition de gauche plurielle victorieuse qu’appelle l’histoire. Et en conséquence, nous devons d’ores et déjà, nous convaincre et les autres avec, que la convergence et l’unité d’action recherchées posent de façon incontournable la réflexion autour d’objectifs minimums : La révision de la constitution et l’instauration d’un régime parlementaire, la refondation consensuelle du code et processus électoral et le consensus autour d’un programme de gestion et de développement économique et social.  
Moctar Fofana NIANG Matafofana39@yahoo.fr  
A “Diam-Bougoum”, on ne dort plus sur ses deux oreilles 
 
 
Les habitants du village traditionnel de “Diam-Bougoum” situé dans la Commune de Ngékhokh, dans le département de Mbour, ne dorment plus sur leurs deux oreilles à cause de la psychose qui les habite, engendrée par le coup de force que les autorités communales tentent de leur imposer. Après avoir procédé au lotissement de leur quartier sans les avertir, ni leur demander leur avis alors qu'ils ont fondé ce village depuis 1964, elles promettent aussi de distribuer lesdites parcelles en octroyant celles qui se trouvent en bordure de la route nationale n° 1 à de riches commerçants, à des agents d'affaires ou à des personnalités influentes à leur détriment, eux qui l'ont fondé depuis plus de 30 ans. Ces derniers s'étant opposés à l'injustice, ont porté le litige à la connaissance des plus hautes autorités du pays, allant du préfet du département de Mbour à l'époque, en passant par le maire lui-même ainsi qu'à tous les ministres qui ont eu la charge de l'administration des collectivités locales depuis l'alternance.  
D'ailleurs, le président et l'honorable député Iba Der Thiam a posé le problème en question orale à l'Assemblée nationale en 2003-2004, mais cela n'a pas permis le dénouement heureux du conflit. Mieux, lors d'une réunion avec les habitants, le maire avait accepté de leur octroyer les 28 parcelles qui se trouvent face à la route pour partager les 62 restantes entre les autres demandeurs dans le but de régler définitivement ce problème qui n’a que trop duré. Mais curieusement, la semaine dernière, il revient sur sa décision quant aux conclusions de la reunion. Parce que, tout simplement, il a demandé au curé de la paroisse de lui céder une partie du terrain qui appartient à la mission catholique et que celui-ci n'a pas accepté lui faisant part des différents projets qu'il prévoit sur ce site au profit de ses administrés. Alors, puisqu'il en est ainsi, s’est dit le maire, en sa qualité de magistrat de la commune, il va procéder de force et à sa guise à la distribution des parcelles sans demander l'avis de personne et sans respecter le protocole d'accord.  
Pour mettre fin à ce bras de fer qui perdure et qui constitue une bombe à retardement aux conséquences imprévisibles, il urge pour les autorités étatiques de prendre les mesures idoines avant qu'il ne soit trop tard.  
François DIENG  
LE REGARD DE FALLOU Si j’étais «frère» du Président… 
Article Par Fallou Mbacké Diallo, fmdiallo1@yahoo.fr,  
Paru le Lundi 29 Oct 2007 
 
 
A son valet qui lui demande ce qu’optimisme veut dire, «Hélas ! répond Candide, c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal». C’est précisément cette rageante attitude, que depuis quelque temps, adoptent nos dirigeants. Face aux supplices de toutes sortes, qui désormais, font le quotidien et l’ordinaire de notre vie de citoyens. Mais que pourtant, nous aurions été fort aises de supporter, si dans le comportement des autorités, se manifestait, ne serait-ce qu’une volonté d’assistance. Car, supporter ensemble un mal, en atténue forcément les effets. Au lieu de cela, l’on enjambe l’implacable réalité, pour chercher et trouver dans le confort des mots, des explications. Justifiant nos souffrances. Légitimant leurs réjouissances. Et poussant la désinvolture jusqu’à nous inviter à cultiver une vertu, que certainement, après 26 ans de privation dans l’opposition et seulement 7 ans d’opulence au pouvoir, ils ont fini par oublier : la patience ! Comme si depuis la colonisation, à laquelle succédèrent 40 ans de monolithisme socialiste, puis 7 ans de réjouissances libérales, les Sénégalais avaient jamais cessé d’être patients. C’est ce que des citoyens ont voulu faire entendre au Président. C’est ce que le Président n’a pas voulu entendre. Lorsque jeudi dernier au Cices, enflammées par la flambée des prix, des militantes libérales venues l’accueillir, lui ont crié, fort civilement, que la vie était devenue invivable ! Et, pour toute réponse, il nous demande, encore plus civilement, de nous armer de patience ! En attendant que du pétrole, dont il révèle la découverte au large de Saint-Louis, soit exploité ! Comme si, d’ici là, il nous était possible de n’avoir point faim. Comme s’il était possible de vivre, sans avoir de quoi manger à sa faim. Pendant que les libéraux, eux, mettent en œuvre cette forme de générosité dont La Rochefoucault dit que «c’est la vanité de donner». De ne donner qu’à ceux qui en ont assez. Dans un tel contexte, il est inacceptable d’offrir (pour une valeur de 60 milliards Cfa), des véhicules de luxe, (en plus de ceux toujours flambant neufs de la dernière législature), à des députés totalement vassalisés. C’est ce politicisme forcené, et la fuite en avant qui en découle du point de vue de l’exercice du pouvoir, qui sous-tendent la dernière sortie de la Cap 21. Nous rappelant la «nécessité» d’acquérir un avion de commandement. Pour «72 milliards Cfa» ! En vérité, il ne s’agit que d’un discours d’anesthésie, destiné à nous faire avaler cette gigantesque couleuvre en milliards. Ainsi en a usé Abdoulaye Baldé. Lorsque dans une interview accordée à l’Observateur, il parle de «surcoût», (précision purement sémantique), pour expliquer et non réfuter le «dépassement» de 8 milliards, signalé par un rapport d’audit dans l’exécution des chantiers de l’Anoci. «Surcoût» ou «dépassement», le constat est que 8 milliards Cfa de plus ont été mobilisés, dans des travaux jusque-là inachevés. Et dont la qualité technique laisserait à désirer. C’est dans ces circonstances, que la tragédie de l’émigration clandestine s’est rappelée à notre souvenir. Par le spectacle macabre de 7 cadavres, que vendredi dernier, les Espagnols sont venus nous rendre. Malgré le Frontec, le phénomène reste donc entier chez les jeunes. Car, l’envie de partir ne mourra en eux que quand on leur donnera des raisons de rester. Malgré tout, les «frères» du Président continuent de le persuader qu’il est «la seule constante». Dont les avis, les faits et gestes sont toujours «infaillibles». Tirant sur tous ceux qui s’avisent de lui rappeler ses promesses de toujours. Dont la plus constante, et qui nous a fait le plus rêver, est celle du kg de riz à 60 frcs ! Aujourd’hui que le prix de ce kg a quadruplé, nous croyons toujours rêver. Et demandons juste au Président de cesser de nous faire rêver. En travaillant à nous faire sortir de ce mauvais rêve. C’est précisément pour cela qu’il a été élu, puis réélu. Et non pour acheter un avion à «72 milliards Cfa», comme le lui conseillent ses alliés de la cap 21. Pendant que les citoyens manquent de tout. En tant que président de la République, c’est-à-dire, premier citoyen de notre République, il aurait mieux fait d’écouter et d’entendre ce conseil de Boileau à tous les grands hommes, soucieux de ne jamais oublier qu’ils ne sont que des hommes. «Faites-vous des amis prompts à vous censurer. Qu’ils soient de vos défauts les zélés adversaires. (…). Aimez qu’on vous conseille et non pas qu’on vous loue». Dans les circonstances actuelles, c’est ce que je dirais au Président. Si j’étais son «frère»… 
L’occultation du Sine Atlantique du département de Fatick : 
impertinences des politiques et malaises des populations 
Il était une fois, il fallait diviser afin de régner et développer, aujourd’hui, plus que jamais avec la décentralisation, unir pour régner et développer reste un impératif catégorique pour des régions comme Fatick suffisamment faiblie. Quand même il serait difficile de nos jours d’être la bouche de ceux qui n’ont point de bouche sans qu’on t’indexe ou qu’on ne te cherche une inspiration bacchanale ou partisane, il est toutefois sincère et humain de prendre sa plume et de défendre des populations hypnotisées par le paradoxe d’une colère amère, et la ferme volonté de soutenir son excellence Maître Wade. 
Le Département de Fatick, bastion sérère, qui accueille royalement toutes sortes d’ethnies est historiquement et géographiquement divisée en trois zones. La première très humide, fertile et productive, appelée aussi Sine Atlantique va de Diosmone à Palmarin en passant par Goyé, Diofior, Ndagane. La deuxième, par sa position est le Sine Centre englobant la Mairie de Fatick. La troisième, enfin, le Vieux Sine, regroupe Diakhao, Niakhar, Diarrekh. Les autres villages, communautés rurales, arrondissements et Communes se greffent dans l’une de cette tripartition.  
Si anciennement cette division était naturelle, et par conséquent les zones s’inter- dépendaient et se traitaient égalitairement pour le bien être de ses populations, elle est aujourd’hui balkanisée et colonisée pour des intérêts politiques et la phobie de se voir rivaliser. Mais, un sage et stratège chinois, Sun Tse dans son traité L’Art de la guerre recommandait vertueusement de ne pas négliger de prendre un petit avantage s’il est accessible sûrement et à bon compte. La somme de ceux que vous n’aurez pas saisis occasionne souvent de grandes pertes et d’irréparables dommages. Un leader, qui subirait un échec pour avoir ignoré ces connaissances, aurait tort d’accuser le ciel de son malheur. Il ne devrait s’en prendre à lui et à son entourage. 
Ainsi, ce découpage qui aurait put être le filon de développement et d’unité politique demeure malencontreusement facteur qui sous développe de la région. Ses artères naturelles étant dissoutes, une restructuration opportuniste imposée l’essouffle et l’étouffe par des choix des infrastructures, des élus politiques injustifiés qu’il convient ici de rappeler. 
D’abord au niveau des implantations et des rénovations des infrastructures. Certes, on ne saurait refuser à la zone Centre que regroupe la Mairie de Fatick d’être équipée, et encore un équipement de qualité, mais le bon sens et l’intérêt général voudraient, pour une région à genou, comme la nôtre qu’on ait d’abord pensé aux zones d’intérêt économique, aux pôles de développement. Et là, nos décideurs ont fermé les yeux en laissant enclaver l’axe Diosmone-Palmarin, dont la richesse en poisson, le volume des récoltes et le nombre important de touristes auraient pu booster l’économie de la région si elle avait une infrastructure routière praticable. 
Il est désolant que le grand poids des poissons qui y est péché soit commercialisé et consommé par et dans d’autres régions. Les récoltes céréalières et fruitières tant volumineuses et diverses pourrissent faute d’infrastructures transformatrices et de routes. Le secteur touristique, fleuron et grand employeur, tombe en disgrâce cause de non assistance et de non soutien des politiques, pour ne citer que cela. 
Ensuite, dans le choix politique des élus : députation et sénatorial. La main mise de Macky Sall et de son entourage, qu’il ne veut ni éclairer ni brider à la manière gentleman, font de cette zone, qui pourtant s’est battue, sa jeunesse au premier rang pour faire de Fatick une région bleue, le parent pauvre de l’alternance. Aucun député au moment où le Centre et le Vieux Sine capitalisent tout. Aucun Sénateur, quand même tous nos espoirs y seraient portés. On pourrait multiplier ainsi les exemples. 
Pourtant, les statistiques ne nous démentirons pas. Du carrefour de Diosmone jusqu’aux îles de Palmarin, valorisé par le poids démographique de la Commune de Diofior, de l’Arrondissement de Fimela et de la Communauté rural de Djilas…, le Sine Atlantique, poumon économique, pèse, si elle est rentabilisée, plus que le Centre et le Sine Sel réunis.  
C’est là une injustice jamais égalée et qui dégraisse et appauvrit malencontreusement notre région. Mais, même si la nature généreuse a fait que les nombreux cadres de ce Sine Atlantique n’ont jamais sentit le besoin de se battre pour revendiquer de vive voix leur part dans la représentation et la gestion politique régionale, pour l’intérêt que cette zone suscite, si bien sûr ses cadres aux diplômes académiques ne constituent pas des rivaux pour les leaders de Fatick, il urge de reconsidérer la donne dont toute la région souffre. Voilà, en somme, le pan qui tire Fatick irrémédiablement vers la roche qui submerge tout effort de développement et asphyxie économiquement Fatick. Les populations en pâtissent et les malaises économiques et sociaux deviennent des bâts blessants. 
Il est temps qu’on sache que le vernis de développement ne saurait être un développement durable. Les populations de Fatick ont besoin d’apprendre à pêcher que de recevoir chaque matin un poisson. 
Il est temps que ceux-ci acceptent l’expertise de l’axe Diosmone Palmarin en évitant d’occulter et de zapper ses cadres et en y construisant des infrastructures de facture moderne. Faut-il le rappeler, le Sine Atlantique à elle seule peut assure au Département de Fatick son auto- suffisance alimentaire. Pourquoi alors refuser de le prendre en compte dans des rencontres à Saly, au Petit Palais ou ailleurs. Res, non verba (des réalités, non des mots). Où nous pousse t-on à réclamer notre appartenance à la région de Thiès voisine ? Ou bien à être concret dans notre isolement? C’est là un signe d’agoraphobie doublé de macrocéphalie.  
Par conséquent, notre Département, qui était présenté comme multi-ethnique, celui qui, dans l’émule traditionnelle, était arrivé au but de la grandeur mystique avec des bastions comme Faoye, Simal, Djilor, Diakhao, cette mine de sources et de ressources naturelles multiples et multidimensionnelles, unie et dynamique, cercle économique des grands cultivateurs, de pécheurs au bord de l’Atlantique, cites touristiques, rampe difficilement, du point de vu vécu quotidien, dans l’ère juteuse de l’alternance. Malaisé, difficile, mais vrai. Fatick vit à l’état fœtal des socialistes.  
Somme toute, même si aujourd’hui, le parti socialiste n’est qu’une histoire passée, dans les coins et recoins de notre très cher Département, voire de notre chère Région, il est regrettable de voir ses habitants regretter que le vent unitaire, solidaire, de développement qui a soufflé sur Thiès, Dioubel, Louga, Ziguinchor, Saint Louis… et qui dynamise actuellement Dakar en plein chantier, soit demeuré plus léger, plus bref et sectaire, en conséquence, inconséquent et improductif sur Fatick, le laissant inchangé du point de vu géographique, économique, des infrastructures entre autres. Voilà Fatick sous l’alternances : chantier mal réparti, pire arrêté ; leaders capables négligés, Communes, Arrondissements, Communautés rurales et village laissés pour compte.  
Mais enfin, retenons que le développement ne devient réel et durable que dans le champ considérable où l’intelligence des rapports de forces trouve intérêt à s’exercer de façon organisée et unitaire dans l’égalité et le respect des sujets. Il nous faut appeler la jeunesse fatickoise à des idées et des actions révolutionnaires et progressistes. Il nous faut appeler la jeunesse fatickoise au non suivisme et au non conformisme parasitaire. Il nous faut appeler la jeunesse fatickoise à ne pas sacrifier ses études, à ne pas être d’éternels chômeurs. Il nous faut garder notre dignité pour demain gagner la confiance de nos parents car le Fatick et le Sénégal d’aujourd’hui comme ceux demain nous appartiennent. 
Cet article veut juste faire comprendre que nous ne supporterons plus aequo animo les coups de l'adversité. Sinon à défaut de renouveler notre génération de leaders politiques qui perdra son huile à force de ramper à contre courant de l’intérêt des populations, il nous faut leur dire la vérité vertement pour que le salut du peuple soit la suprême loi à Fatick, partant au Sénégal. A qui sait comprendre peu de mots suffisent. 
Ousseynou THIAM, 
Unité des Jeunes 
de l’Axe Diosmone-Palmarin,  
Doctorant Lettres Modernes, UCAD, 
ouzinother@gmail.com  
 
 

 

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