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Cet homme qui nous dirige… 
A la page 221 de la conclusion de mon premier livre Me Wade et l’Alternance : le rêve brisé du Sopi, février 2004, j’écrivais ceci :  
«La gestion de l’alternance m’a profondément déçu, mais je suis bien loin de regretter son avènement. L’alternance, même dévoyée, trahie, violée, garde des aspects positifs. Elle nous aura au moins révélés à nous-mêmes. Nous savons maintenant qui est qui et qui peut faire quoi (…). Nous nous connaissons mieux, désormais, et savons faire la part entre la bonne graine et l’ivraie politiques et / ou religieuses.»  
En effet, en sept ans huit mois d’alternance libérale, nous avons beaucoup découvert sur nous-mêmes. Nous connaissons surtout mieux l’homme qui nous dirige depuis ce fameux 1er avril 2000. Nous le connaissons mieux, parce que nous avons mis sur la table, au grand jour, ses engagements formels et porteurs d’espoirs d’avant le 19 mars 2000, et sa pratique du pouvoir. J’ai tenté, dans mon deuxième livre1, d’illustrer abondamment, en 310 pages, la faille large et profonde qui sépare nettement les engagements du Me Wade d’hier et les réalités de sa nauséabonde gouvernance.  
En plus de sa «générosité» ostentatoire, sélective et aussi dévastatrice qu’un tsunami, cet homme compte sur un autre atout de taille : notre penchant coupable à être indifférents à tout et à vite oublier. Je fais constamment des efforts pour ne pas tomber dans ce travers. Il m’arrive, à mes heures perdues, de parcourir en diagonale mes maigres archives, qui me livrent des secrets sur la vraie nature de Me Wade. C’est notamment le cas, quand je suis tombé sur l’intéressant compte rendu fait par Sud Quotidien du 11 mars 2000, sur la première conférence de presse commune organisée par le Front pour l’Alternance (Fal), qui soutenait la candidature de Me Abdoulaye Wade, au second tour de l’élection présidentielle du 19 mars 2000. Cette conférence, à laquelle prenaient part tous les candidats qui s’étaient présentés contre Diouf sauf Djibo Kâ, s’est tenue à l’Hôtel Indépendance de Dakar2. Ce jour du 11 mars 2000, Me Wade s’est nettement prononcé sur beaucoup de questions, notamment sur ses relations avec Moustapha Niasse, à propos desquelles il déclarait :  
«(…) Avec Moustapha Niasse, j’ai eu à traiter d’autres questions, notamment celle relative à nos rapports. Si je n’avais pas de bonnes relations avec (lui), je ne lui aurais pas proposé le poste de Premier ministre. J’ai toujours eu de bonnes relations avec lui. Ce sont les relations humaines d’amitié et de confiance qui sont importantes. J’apprécie l’homme Moustapha Niasse au plan moral, de la compétence et de ses relations internationales. Même si je ne lui avais pas proposé le poste de Premier ministre, il m’aurait soutenu. Avant de le choisir, j’en ai discuté avec les alliés. Niasse et moi, nous avons des engagements venant de la France et des Etats-Unis.» On connaît la suite. Me Wade élu, nomme effectivement Moustapha Niasse Premier ministre. Mais, dès les premiers mois de sa gouvernance, le nouvel élu montre de quel bois il allait se chauffer : deux de ses plus proches collaborateurs d’alors, Idrissa Seck et Modou Diagne Fada, tirent à boulets rouges sur le pauvre M. Niasse, qui sera remercié sans état d’âme onze mois après. Il avait rempli la seule mission que Me Wade attendait de lui : l’aider, avec ses 17 %, ses moyens financiers et ses bonnes relations internationales, à accéder à la magistrature suprême.  
Dans son discours du 11 mars 2000, Me Wade avait tenu à préciser que s’il n’avait pas de bonnes relations avec M. Niasse, il ne lui aurait pas proposé le poste de Premier ministre. Rien n’est moins sûr. Maintenant que nous connaissons mieux l’homme, nous sommes convaincus que, même si ses relations avec Niasse étaient exécrables, il mettrait tout en œuvre pour le nommer quand même, et bénéficier ainsi de ses 17 % et de tous les autres atouts qu’il représentait.  
Me Wade révélera, également, au cours de cette conférence, qu’il avait signé des accords avec Moustapha Niasse et Djibo Kâ. Des accords au terme desquels le financement du second tour est partagé avec eux deux et qu’il a hautement appréciés, parce qu’il ne s’attendait vraiment pas à cela.  
Le candidat Wade se prononcera, également, sur ce que devait être le Sénégal au lendemain du 19 mars 2000, après la victoire du Fal, et sur le sort qui attendait les Socialistes. «Notre gouvernement, lancera-t-il, ne va pas les brimer. Il n’y aura pas de grenades lacrymogènes. Le Ps aura toute l’attitude de s’opposer et prétendre à nouveau aux responsabilités étatiques. Nous avons enterré la grenade lacrymogène. Aucune grenade n’éclatera, désormais, à l’Université. Aucun uniforme n’y entrera plus. J’ai été triste, quand je suis allé à l’Université, de constater des pierres. Avec cela, on continue de dire que Abdoulaye Wade est violent.»  
C’est bien Me Wade qui s’exprimait ainsi. Que valent ces engagements ? Les étudiants des Universités de Dakar et de Saint-Louis, les organisations de travailleurs et de la société civile, les leaders de Partis de la Cpa, les associations d’anciens militaires blessés de guerres, tous ceux et toutes celles qui ont eu à manifester au Sénégal après le 1er avril 2000, sont invités à répondre à cette question. Ils sont invités à se manifester et à dire publiquement s’ils accordent, désormais, le moindre crédit aux engagements de cet homme qui nous dirige. Me Wade s’est prononcé aussi sur la corruption en ces termes :  
«Les corrupteurs socialistes se partagent l’argent de l’Etat comme l’autre jour au Petit Palais. S’agissant de Abdourahim Agne qui me diabolise, je peux vous dire qu’il a exporté des centaines de millions de francs Cfa à la Bnp de Paris. Je peux donner d’autres noms de personnes, mais ils se taisent contrairement à Agne qui me diabolise.»  
Je n’ai rien inventé : c’est bien Me Wade qui s’exprimait ainsi. Les Socialistes qui se partagent l’argent de l’Etat ! Le bon M. Agne qui le diabolise et, forfait plus grave encore, «a exporté des centaines de millions de francs Cfa à la Bnp de Paris» ! Ce fringant M. Agne qui, malgré les lourdes ardoises qu’il traîne, est aujourd’hui ministre de Me Wade ! On ne sait vraiment plus où donner de la tête avec ce Me Wade-là, qui ne cesse de nous désorienter. Nous ne comprenons vraiment rien quand, à propos de cumul de fonctions, ce même Me Wade déclare : «Le cumul des mandats a entraîné le cumul des votes. C’est un citoyen qui en vaut deux. Tout cela sera traité dans la Constitution.»  
C’est terrible ! C’est proprement inouï ! Lui-même est président de la République, secrétaire général national du Pds. Son homme de paille, Papa Diop, a été, pendant toute une législature, président de l’Assemblée nationale et maire de Dakar. Sans compter son autre homme de confiance Abdoulaye Faye qui cumule encore ses fonctions de ministre d’Etat et de président du Conseil régional de Dakar ! Waaw, est-ce vraiment cet homme-là qui incarne l’institution la plus prestigieuse du Sénégal ?  
Je suis vraiment fondé à me poser cette question si je considère la position du candidat Me Wade sur la taille du gouvernement et de l’Assemblée nationale. Voici ce qu’il déclarait, à ce propos, pour rassurer ses alliés de l’époque et les électeurs en général :  
«Au lieu d’avoir une trentaine de ministres qui se serrent les coudes en Conseil des ministres, nous allons réduire la taille du gouvernement. Nous allons discuter du nombre optimum de députés. Nous sommes tous d’accord sur la suppression du Sénat. Nous allons réviser la Constitution pour installer un régime parlementaire afin de dégraisser la Présidence de la République de ses pouvoirs exorbitants. Le secrétariat d’Etat à la Présidence de la République va devenir un simple secrétariat (il s’agissait sûrement du Secrétariat général de la Présidence de la République).»  
Est-ce vraiment cet homme-là qui nous dirige depuis le 1er avril 2000, qui continuera probablement de nous diriger jusqu’en 2012 et peut-être, bien au-delà, jusqu’en 2017 ? Que peut-on raisonnablement attendre de cet homme, en matière de morale et de vertus républicaines ? Me Wade a exactement fait tout le contraire des engagements contenus dans les propos ci-dessus exprimés. En moins de cinq ans, il a grillé cinq Premiers ministres. Le dernier gouvernement qu’il a nommé est lourd de 39 ministres, sans compter les ministres conseillers dont personne ne connaît le nombre exact. Quand, jeudi ou vendredi soir, le journaliste présentateur de l’insipide journal télévisé nous lit le communiqué du Conseil des ministres, ces derniers, dont on a bien du mal à mettre un nom sur le visage de nombre d’entre eux, défilent de façon interminable sous nos pauvres yeux fatigués. Je peux affirmer, sans risque de me tromper, que dans aucune démocratie, un chef d’Etat ou de gouvernement n’a nommé autant de ministres que Me Wade en presque huit ans de pouvoir.  
Je passe sous silence la discussion qu’il a eue avec ses alliés sur «le nombre optimum de députés», comme son accord sur la dissolution du Sénat. Je suis tenté de m’appesantir, par contre, sur cet autre engagement du candidat Wade : «Nous allons réviser la Constitution pour installer un régime parlementaire afin de dégraisser la Présidence de ses pouvoirs exorbitants.» Je vais résister : je ne m’appesantirai vraiment pas sur cet engagement. Je n’ai pas, non plus, la force de le commenter. J’en laisse le soin aux lecteurs de cette contribution. Je souhaiterais surtout que la plupart d’entre eux soient des partisans de Me Wade. Un régime parlementaire, avec la Présidence dégraissée de ses pouvoirs exorbitants ! Il y a vraiment tout un abime entre cet engagement et ce que nous vivons au Sénégal avec le Président Wade. Comme quoi, les engagements et les promesses les plus solennels de cet homme ne sont que du vent. Il les fait avec la ferme intention de ne pas les respecter. De même, ses attitudes par rapport à certaines questions ne sont que de circonstance. Elles ne traduisent jamais une forte conviction. Illustrons cette assertion.  
A une question de Sud Quotidien du mardi 26 octobre 1999, relative à l’appel lancé par le Président Abdou Diouf pour des élections transparentes, le candidat Wade répondait ceci :  
«Vous savez ce que je pense des serments de Abdou Diouf. Je n’ai pas souvenance qu’il ait respecté un seul de ses engagements publics, tant auprès des partis que des Sénégalais en général. Epargnez-moi d’avoir à vous donner des détails d’illustration, car tout le monde les connaît. Abdou Diouf est partisan et il l’a toujours reconnu. N’est-ce pas lui qui a dit : “Je ne vais pas scier la branche (le PS) sur laquelle je suis assis”. Et il a toujours mis son pouvoir au service de son parti. Pourquoi voulez-vous que l’on accorde plus de crédit à ses promesses d’aujourd’hui, alors qu’il nous a habitués à ne pas respecter celles d’hier ? Au demeurant, il est mal placé pour prétendre jouer les arbitres. Il est comme un capitaine d’équipe de foot qui prétendrait être en même temps arbitre. Il faut que quelqu’un d’autre nous départage (…).»  
Le lecteur ne rêve pas du tout : les propos que voilà sont bien de Me Wade. Me Wade qui reproche à Abdou Diouf de ne pas respecter ses engagements publics, d’être partisan, de mettre son pouvoir au service de son parti, de déclarer qu’il ne scie pas la branche sur laquelle il est assis ! C’est vraiment le monde à l’envers ! Tous les reproches qu’il a faits ainsi au Président Diouf, se retrouvent aujourd’hui réunis dans ses comportements, déclarations et initiatives de tous les jours. Pour s’en convaincre, le lecteur est invité à prendre connaissance de cette autre déclaration de l’homme caméléon, extraite d’une longue interview qu’il a accordée au Quotidien n° 150 du mercredi 17 mars 2004, page 5 :  
«(…) S’il y a des gens qui ne veulent pas que je sois président de la République et chef de parti, ils se fatiguent pour rien. J’ai déjà donné ma position là-dessus et je ne varierai pas d’un seul iota. La Constitution du Sénégal le permet. Alors, pourquoi je ne le ferais pas ? J’ai cheminé avec les membres du Pds et des sympathisants depuis 1974 ; je ne vais pas les lâcher maintenant que je suis le chef de l’Etat. Je ne vais pas scier la branche sur laquelle je suis assis. Je suis en train, petit à petit, de reprendre en main mon parti et sous peu vous verrez les mesures extrêmement importantes que je prendrai.»  
Voilà l’homme Wade ! Lui n’est pas partisan. Lui respecte ses engagements publics, ne met pas son pouvoir au service de son parti et scie proprement la branche sur laquelle il est assis. Il est bien placé pour jouer les arbitres, car lui est parfaitement au-dessus de la mêlée. Sacré Abdoulaye Wade !  
Je pourrais consacrer, sans les épuiser, dix, vingt, trente contributions ou bien plus encore aux engagements et déclarations sans lendemain de Me Wade. L’homme n’a finalement aucun respect pour nous. Et peut-être, ni pour lui-même d’ailleurs. C’est pourquoi, j’ai failli tomber à la renverse quand, un jour, j’ai entendu un de ses affidés de la Cap 21 déclarer sans sourcilier que «Me Wade fera mieux que Mandela». Quel sacrilège ! Les deux hommes n’ont strictement rien, vraiment rien de commun : ils sont comme Yalla ak yaali.  
1 Qui est cet homme qui dirige le Sénégal ?, L’Harmattan, janvier 2006. Ce livre et une dizaine d’autres sont, malheureusement, bannis des frontières nationales, pendant que Me Wade et ses mille courtisans consacrent de tonitruantes séances de dédicaces à leurs publications. Séances copieusement couvertes par leurs minables télévisions.  
2 Cette absence remarquée du leader de l’Urd annonçait déjà ce qui allait se passer trois jours seulement après : son appel inattendu à voter pour le candidat Diouf qui allait, si son vœu avait été exaucé, différer l’alternance de plusieurs années et réinstaller Me Wade, cette fois pour de bon, dans une pénible traversée du désert.  
Mody NIANG /modyniang@arc.sn – 
Génération du concret : du n’importe quoi. 
Par | | jeudi 18 octobre 2007 
Octobre 2007,quelques années après qu’un autre premier ministre suite à une « brillante prestation » devant des bailleurs de fond annonçait une pluie de milliards au Sénégal, voila qu’à la suite d’une réunion avec le groupe consultatif de paris,l’actuel premier ministre nous promet avec cependant moins de bruit une cyclone de milliards à recevoir d’ici 2010(retenez bien la date).Applaudissons encore et disons tout haut que la cyclone a fait moins de bruit que la pluie.Si certains justifient ce paradoxe par la nature très différentes des deux premiers ministres,nous osons croire que monsieur Aghibou soumaré a compris l’idée précise que le peuple au nom de qui et pour qui a été négocié ces 2500 milliards s’est fait de la probable destination de cet argent qui pourtant a été décroché grâce à un DSRP à faire fantasmer les bailleurs les plus sceptiques. 
En effet, l’année 2010 se trouvant par hasard à quelques encablures de 2012 la question que tout le monde se pose actuellement est de savoir est ce que cet argent ne servira pas à financer un DFAFP (Document pour le Financement d’une Accession Facile au Pouvoir) qui est probablement entrain de dormir tranquillement dans les tiroirs de l’ANOCI plutôt qu’un DSRP ? 
La pertinence de cette question qui est capable de torturer les méninges de plus d’un, réside sur le fait que depuis quelque temps, le paysage politico-mediatique sénégalais est pris en otage par une génération qui se dit du concret avec à sa tête le fils du président qui en s’immisçant dans tous les grands dossiers de l’état a du mal à cacher la vacuité de sa vision qui est d’accéder coûte que coûte au sommet.Cette génération spontanée qui s’active depuis qu’il a commencé à être question de succession du président wade à a l’espace de deux années,battue tous les records de scandales politico affairistes. 
Par le biais de l’Agence pour l’Organisation de la Conférence Islamique (ANOCI), Karim Wade s’est taillé une aura autour de sa personne. Au-delà, il est connu et reconnu pour être au début, au milieu et à la fin de nombre de négociations pour le compte du Sénégal. L’une des meilleures illustrations reste le rôle combien important qu’il a joué dans l’adjudication du terminal à conteneur au profit de Dubaï Port World, ou encore la troisième licence de téléphonie au groupe Sudatel. 
En fait disons simplement que sa responsabilité est engagée partout où on parle de milliards ce qui est très regrettable pour un pays qui se respecte et qui se dit doté d’une administration engagée et compétente mais qui aujourd’hui ne semble être que l’ombre d’elle-même car voyant toutes ces compétences être transféré clandestinement et à grande échelle à l’ANOCI,bras séculier de la génération du concret. 
Malheureusement les concepteurs de cette génération du concret ont aujourd’hui compris que dans ce pays on a pas besoin d’être un expert dans la compréhension de la psychologie de l’homo sapiens sénégalensis pour comprendre le rôle que joue l’argent dans notre société où il suffit d’être parrain d’une organisation féminine, de verser une obole de 10millions à une organisation de jeunes ou d’offrir gracieusement des tonnes de riz et des billets de la Mecque à une association religieuse pour se voir plébisciter comme futur homme fort du pays par des opportunistes.Ces derniers, thuriféraires, larbins devant l’éternel et grands ennemis du Sénégal trouvent pourtant des mots pour présenter Karim comme un brillant expert financier capable de nous faire profiter de ses relations ce qui est d’ailleurs assimilable à une insulte à l’intelligence de tous les Sénégalais car tout le monde sait qu’on n’a pas besoin d’être plus qu’un courtier pour,avec l’attestation de filiation présidentielle en guise de sésame se voir ouvrir comme disait l’autre les portes du monde des affaires.N’importe quel businessman de colobane serait apte à faire autant, sinon plus. 
En terme plus clair,Karim est loin d’être meilleur que tous ces fonctionnaires qui après de brillantes études se sont asservis à la cause du peuple préférant de loin des salaires exagérés qu’ils peuvent avoir à l’étranger et dont on ne parle jamais parce qu’ils ne sont fils de personne et qui parfois même après avoir gravi tous les échelons de notre administration subissent toutes sortes d’humiliation en étant obligé de baisser le chignons devant des personnes en général moins instruits mais qui n’ont que le mérite d’être membre de la génération du concret ou tout simplement proche de karim.Qu’est-ce que donc Karim a prouvé comme compétence pour susciter une telle pamoison ? Rien et j’ose même affirmer à mon avis même si le choix des Sénégalais ne doit pas se limiter à ces deux probables futurs candidats, qu’il devrait,dans la perspective de succession de wade être logiquement loin,très loin même derrière Macky Sall qui lui au moins se vantera d’avoir occupé successivement sans même pour autant le quémandé (c’est le président qui le dit) les postes combien stratégique de ministre de l’intérieur,de premier ministre et aujourd’hui de président de l’assemblée nationale mais qui me semble malheureusement avoir perdu tout espoir de succéder à wade lui qui à travers l’assemblée nationale veut prendre la responsabilité historique de vouloir auditionner l’ANOCI ce que lui a probablement inspirée le palais mais qui n’est rien qu’une petite partie mais combien importante des stratégies visant à crédibiliser un candidat à la succession de wade.Parcequ’il me semble qu’il sera bien plus probable qu’on nous dise que tout est bien,que l’ANOCI est une maison tout en verre et cela servira évidemment a grand-chose dans la bataille de succession d’autant plus que c’est un autre candidat à cette même succession qui le dit. 
S’il est bien vrai qu’on ne dira jamais assez ce que Macky disait déjà en juillet 2006 dans télésud que « C’est pas parce qu’il est de teint clair qu’il n’est pas sénégalais. C’est Karim Meissa Wade, il s’appelle. Pourquoi il n’aurait pas droit à assumer une fonction publique au Sénégal ? ». Il demeure cependant que Karim qui n’a rien de plus que tous les Sénégalais ne doit nullement se servir de son statut de président de l’ANOCI pour faciliter son ascension vers le sommet.Lui qui est loin de faire mieux que tout ces techniciens des ministères des infrastructures, de la santé, de l’éducation…. qui ont ficelés puis exécutés tous ces projets qui ont été réalisés hors de Dakar et tendant à réduire la souffrance de la population de ces zones reculées du Sénégal,que dire de Macky sall qui en tant que premier ministre à superviser tout cela.Penser à Youssou ndour,Serigne mboup…me pousse a me poser la question de savoir ce que la génération du concret a fait pour freiner l’immigration clandestine ? En tout cas rien, comparé à ces investisseurs, ces hommes d’état des temps modernes. 
La vérité est que Karim est loin de boxer dans la même catégorie que ces hommes qui sont capables de nous faire voir le bout du tunnel et qu’il ferait mieux de trouver ses alter égaux dans les directions des différentes agences tels que ARTP, AATR, ASER et APIX sinon même moins car ces agences contrairement à l’ANOCI se sont inscrites dans une dynamique de long terme et font atteindre leurs tentacules jusqu’à Mbadakhoune, berceau du Sénégal des profondeurs. 
Fort de tout cela,je crois alors qu’il est grand temps qu’on arrête ce grand théâtre qui se prépare autour des chantiers de l’ANOCI car il est plein de danger, le Sénégal n’est pas le Togo et les Sénégalais sont tout sauf des congolais, il se trouve simplement qu’on est dans une période où le pays traverse une grave crise d’identité caractérisée par la perte des valeurs morales et religieuses crée et entretenue par un conglomérat de personnes réunis autour de clans repliés sur eux-mêmes, ayant un sens très élevé de la culture du clientélisme et du larbinisme donc méprisants à l’égard de toutes personnes compétentes et ambitieuses. 
Dans cette situation je demeure convaincu qu’une concertation s’impose peut être des assises mais celle de la valeur c’est-à-dire une rencontre où tout le monde reconnaîtra les efforts du Président wade pour un Sénégal émergent mais où on lui dira aussi haut et fort que dans une grande démocratie il n’est pas décent qu’un président soit remplacé par son fils UNIQUE,oui je crois à mon humble avis que le peuple dira jamais non à des assises où nombre de politiciens demanderont pardon au peuple d’avoir été l’unique cause de tous nos maux et où le peuple souverain exigera à son tour le repos de la vieille garde histoire de céder le paysage politique à la génération d’après indépendance plus jeune et plus consciente du rôle qu’elle doit jouer pour le développement du Sénégal. 
Je crois que cela reste l’unique alternative qui nous reste et qui nous permettra de ne pas baisser la tête lorsque dans l’au-delà nous croiserons Maba diakhou, Lat Dior,Alboury ndiaye,Oumar foutihou tall,Mame Abdoulaye niass, Cheikh Ahmadou Bamba,Limamoulaye, El hadj Malick…. Ces valeureux pères du Sénégal embryonnaire qui a coup sùr ne reconnaîtront plus le Sénégal qu’ils nous ont légués. 
Pour tout membre de la génération du Sénégal valeureux. 
Pour tout membre de la génération des mains propres. 
• Papa Malick Ndour  
• Etudiant en Maîtrise d’analyse et de politique économique  
• Délégué à la Faculté des sciences économiques et de gestion-UCAD.  
• tobepresident@hotmail.fr 
 
REVIREMENT - Nomination d’un représentant américain en Casamance : L’Ambassade précise 
Après que la presse a annoncé la nomination d’un représentant américain en Casamance, l’Ambassade du pays de l’Oncle Sam à Dakar est revenue sur les déclarations de certains de ses membres faisant état de cette nomination pour préciser qu’il n’en est rien. Ce qui ne remet pas en cause les comptes rendus faits par la presse à ce sujet.  
La presse en a fait ses choux gras hier mardi : Washington a nommé un représentant en Casamance. Il n’en est rien, selon les Américains, dans un communiqué de leur représentation diplomatique à Dakar, parvenu hier au journal Le Quotidien. «Le gouvernement des Etats-unis n’a jamais désigné d’individu comme un représentant spécial ou présidentiel en Casamance et n’a aucune intention de le faire. (Il) n’a pas non plus, jusqu’à présent, demandé au gouvernement sénégalais la permission d’ouvrir des bureaux diplomatiques ou consulaires à l’extérieur de Dakar», clarifie-t-on.  
Pourtant, la conseillère aux affaires publiques de l’Ambassade des Etats-unis d’Amérique à Dakar, Robin Diallo, faisait savoir devant la presse locale à Ziguinchor, dimanche dernier, que son pays a choisi quelqu’un de sa représentation diplomatique basée à Dakar «qui va se charger uniquement de la Casamance où il passera le plus clair de son temps, pour mieux connaître la région et pour avoir une meilleure coopération casamanço-américaine».  
Le conseiller en communication de l’Ambassade américaine à Dakar, M. Watt, a conforté Mme Diallo, dans ses propos en soutenant qu’«il a récemment été décidé d’envoyer un officiel américain en Casamance qui sera chargé au niveau de la mission américaine de la situation en Casamance dans le cadre du développement économique et du processus de paix» dans la région (Voir Le Quotidien n° 1436).  
C’est quand-même étonnant que toute la presse régionale fasse une telle «confusion» qui, comme lit-on dans le communiqué de l’Ambassade américaine, «n’a pas vraiment reflété les intentions de la Représentation diplomatique américaine au Sénégal».  
Pourquoi alors M. Watt a-t-il déclaré que ce «représentant est déjà arrivé à Dakar et qu’il sera bientôt en Casamance» ou encore que «dès qu’il sera dans la zone, nous ferons tout pour que vous le sachiez, pour que vous le rencontriez et le connaissiez, pour pouvoir l’approcher, quand vous aurez des questions par rapport à l’intervention américaine dans la région» ? De telles questions méritent d’être posées car, quoi qu’on puisse avancer, les propos tenus devant nos confrères de Ziguinchor viennent de hauts responsables américains. Même si, rappelle-t-on, diplomatiquement, que tout le personnel américain accrédité au Sénégal est basé à l’Ambassade des Etats-Unis à Dakar.  
Hamath KANE  
FILIGRANE - Bourde de sonde ? 
Mme Robin Diallo est conseillère aux affaires publiques de l’Ambassade des Etats-Unis à Dakar. Elle est actuellement la deuxième personnalité de la représentation diplomatique américaine après le Chargé d’affaires, Jay Smith, en attendant la nomination d’un nouvel Ambassadeur américain au Sénégal, pour remplacer Mme Jacobs qui a terminé sa mission à Dakar, depuis plusieurs mois. C’est dire que la voix de Mme Diallo est une voix autorisée de la diplomatie américaine. Mieux, Mme Diallo comprend et parle bien le français. Elle a épousé un Guinéen né à Saint-Louis du Sénégal et qui a fait ses principales études dans la langue française. Aussi, durant sa vie de volontaire du Corps américain de la Paix, Mme Robin Diallo a-t-elle passé plusieurs années aux Niger, au Bénin, en Guinée. Robin Diallo est rompue aux questions diplomatiques, car elle a intégré la diplomatie américaine depuis 1995 et a servi dans de nombreux pays comme le Surinam, le Malawi, l’Inde. Robin Diallo n’avait donc pas l’excuse d’être une néophyte en diplomatie comme elle ne saurait, comme un ancien Ambassadeur au Sénégal, battre sa coulpe alléguant un problème de traduction. Elle ne saurait dire n’importe quoi, faire n’importe quelle déclaration. Mais, sa sortie lundi dernier à Ziguinchor annonçant la nomination d’un fonctionnaire de la mission diplomatique «qui va se charger uniquement de la Casamance où il passera le plus clair de son temps, pour mieux connaître la région et pour avoir une meilleure coopération casamanço-américaine» (sic), pose problème. Que l’ambassade américaine au Sénégal fasse un communiqué pour plus de précision ne change en rien la déclaration faite sur le terrain. C’est devenu donc une grosse bourde. Cette bourde de l’Administration américaine grosse d’enjeux politiques et diplomatiques n’a pas manqué d’inquiéter. On s’est demandé si les Etats-Unis avaient sollicité l’avis, pour ne pas dire l’accord, préalable des autorités sénégalaises. Le cas contraire, à tout le moins, le chargé d’affaires de l’Ambassade américaine à Dakar aurait dû être appelé en consultation par les autorités sénégalaises.  
Ingérence ? Le mot n’est pas de trop. La bourde ne constitue pas moins un précédent dangereux. Il sera facile d’extrapoler en disant que les Etats-Unis ont lancé un ballon de sonde pour avoir un représentant en Casamance pour ne pas dire «leur agent diplomatique». Et dans les faits, ce sera le cas surtout que les bureaux et la résidence du diplomate américain bénéficieront de l’immunité diplomatique en vertu du principe de l’extra-territorialité. La bannière étoilée flottera sur le toit de certains immeubles à Ziguinchor.  
Au-delà de l’effet psychologique qu’une présence quasi permanente d’un diplomate américain en Casamance pourrait avoir sur le moral des indépendantistes, il serait loisible à toute personne d’aller se réfugier dans cette ex-croissance de la représentation diplomatique.  
Et puis qu’est-ce que ce «Monsieur Casamance» pourra savoir sur cette région que les Américains ne savaient pas déjà avec tous leurs moyens d’informations sur le terrain, à Dakar et dans les pays limitrophes ? Force est de dire qu’à partir de Dakar, les Américains avaient toujours un suivi de l’évolution du dossier de l’irrédentisme en Casamance.  
Combien de programmes d’appui économiques et sociaux ont été initiés et réalisés avec succès, depuis plusieurs années en Casamance, sous l’égide de la coopération américaine, soit par les services de l’ambassade ou de l’Usaid avec un centre de décision à Dakar et des pôles opérationnels en Casamance ? «Le Monsieur Casamance» serait plus acceptable s’il était simplement un chef de projets économiques et sociaux, mais il fera de la diplomatie, de la médiation, travaillera pour «aider le processus de paix».  
Franchement il n’y aurait pas de pas plus décisif sur la voie de l’internationalisation du conflit casamançais, en attendant des pourparlers de paix entre belligérants à Washington ou que la question soit inscrite à l’ordre du jour d’une session de l’Onu. Dans le même ordre d’idées, et si tel était le cas, qu’est-ce qui empêche les Etats-Unis de nommer un représentant au Sahara occidental, au Pays basque espagnol, en Corse, au Sud Soudan, dans les zones de rébellion touareg, entre autres théâtres de conflits irrédentistes ?  
Aujourd’hui, la meilleure décision que Washington pourrait prendre concernant le Sénégal est d’y nommer un Ambassadeur. On comprend difficilement que le poste d’Ambassadeur des Etats-Unis à Dakar reste vacant aussi longtemps, et curiosité du hasard des mouvements de personnel au Département d’Etat, les principaux responsables de la mission diplomatique américaine après l’Ambassadeur ont quitté Dakar après avoir terminé leur mission.  
Jay Smith, chargé d’affaires, vient fraîchement de débarquer au Sénégal en provenance de Haïti. Il est arrivé en même temps que la conseillère aux affaires publiques ainsi que le chef de la mission économique et le conseiller culturel.  
Fort heureusement la chancellerie américaine a remis les pendules à l’heure concernant cette bourde. Si tant est que cela en soit réellement une.  
Madiambal DIAGNE 
Les ICS peuvent lever des fonds en titrisant des créances futures en devises fortes. 
Par | | jeudi 18 octobre 2007  
Par Serigne Saliou Ibn Mustapha Fall * 
Base de référence : créances de 80 milliards de francs des ICS : les banques refusent de se faire hara-kiri. Walf Fadjiri / n 4665 mercredi 3 octobre 2007 p.5/Johnson Mbengue. 
« Rien n’est encore perdu pour sauver les ICS. Si tout le monde y met du sien, les 2500 travailleurs pourraient retrouver le sourire. » C’est au complet la substance du contenu de la base de référence précitée ; la dernière phrase en guise d’appel patriotique Enfin les propres propos du journaliste servant d’introduction à cet article d’obédience technique. Les experts sénégalais de la finance internationale sont interpellés et doivent répondre à l’invite professionnelle. Tel est l’élan de réponse de ma part. L’outsourcing est une stratégie de gestion. 
Il est superflu de remettre à jour les facteurs qui ont conduit ce fleuron de l’industrie nationale dans cet état larmoyant dont en relief une situation d’endettement excessive. Lesquels facteurs, la presse ne nous en informe à la quotidienne preuve à l’appui. Les maux des ICS et ses conséquences sont portés au public et connus par les autorités publiques de tutelle. Monsieur Madicke Niang, le ministre des mines et de l’industrie après avoir mentionné les erreurs de gestion des ICS a déclaré dans le quotidien du mercredi 3 octobre 2006 p.8 :« Les ICS sont une préoccupation importante de l’état nous sommes obligés de trouver des solutions qui tiennent la route de l’Etat ...Nous avons livré une garantie de 68 milliards de francs CFA, il faut que tout le monde se sacrifie et que les bailleurs de fonds acceptent de perdre une partie de leurs créances et participer à la restructuration ». Il reste que les autorités en charge de pourvoir en fonds les ICS veuillent reconduire leur recette classique qui d’ailleurs ont montré leurs limites : endettement au prés des banques. 
Deux grosses incertitudes préoccupent les banquiers : l’évolution du dollar par rapport à l’euro (les ventes des ICS sont libellées en dollar) et le prix du souffre. L’attente des ICS est de ne point fermer boutique. Le terrible mal qui en découlerait aurait des conséquences sociales sans commune mesure. La pauvreté aura rapidement trouvé un terrain propice chez les travailleurs et dans la fermeture des PME dépendantes des activités industrielles des ICS .Les retombées négatives pourraient entrainer des troubles sociaux difficiles à circonscrire. 
« Beaucoup d’efforts devront être fait par l’Etat et nous allons le faire » a dit Maitre Madicke Niang le ministre de tutelle. » 
L’auteur des lignes qui suivent apportent des éléments technico-financiers comme réponse à la problématique de pouvoir en liquidités fraîches les ICS, en identifiant sur la base d’une expertise en la matière une recette managériale à visage ingénierie financière au chevet des ICS : La titrisation des recettes et/ou créances futures. C’est une application pratique de la finance pour une intermédiation financière non génératrice d’endettement, propre à lever des fonds sur les marchés internationaux de capitaux voire attirer de nouveaux investisseurs sur la base d’un contrat de partenariat à somme positive, aux antipodes du contrat en vigueur, qui torture les ICS et amenuise toutes ses chances de sortie de crise. 
La titrisation des recettes et/ou créances futures. C’est le fruit d’une expertise véhiculée par les Managers hors pair de la Finance internationale (FI), ignorée par les praticiens classiques dont le style obsolète est à l’opposé de la mondialisation de la finance. 
Le concept de la titrisation se définit comme est une technique financière qui transforme des actifs illiquides en titres liquides. Elle peut prendre de multiples formes et être utilisée pour satisfaire des besoins divers. Mode de financement développée à la fin des années 1980, la titrisation a évolué pour devenir à la fois un instrument de gestion du bilan, de gestion des risques et de création de valeur A la base, le concept est relativement simple : Par exemple, une entreprise financière, industrielle ou commerciale, lève des capitaux sur la base des flux financiers qui seront générés dans l’avenir par des actifs ou des droits tout en conservant la gestion quotidienne desdits actifs ou droits. Afin de faciliter l’analyse du risque lié au portefeuille, c’est-à-dire de prévoir les flux financiers, les actifs ou droits cédés seront de préférence de même nature, tel que les ventes futures de la production des ICS. 
L’investisseur participera à l’opération et acquerra les obligations non pas sur la base de la capacité de remboursement de l’entreprise qui a créé ou rassemblé les actifs, mais exclusivement sur la base des flux financiers futurs des actifs des ICS, qui garantissent le remboursement des obligations. Chaque investisseur acquiert en quelque sorte une fraction du portefeuille d’actifs titrisés. Les obligations acquises par les investisseurs sont dites « adossées » au portefeuille d’actifs : on parle d’Asset Backed Securities (ABS). On appellera une entreprise à la base de ce type d’opération l’« originateur » (qui a origine ou créé les actifs) ou le « cédant » (elle cède son droit sur les flux futurs).dans notre cas les ICS cède sa production future En règle générale, afin d’assurer à l’investisseur la bonne fin de l’opération, la titrisation impliquera l’interposition, entre cédant(s) et investisseurs, d’une société qui sera créée pour l’occasion, ou société ad hoc Véhicule de titrisation spécifique VTS (en anglais, « Special Purpose Véhicule » ou Special Purpose Company, « SPV » ou « SPC »). La nouvelle société rachète alors les actifs titrisés. 
Le fait que tout passe à travers la SPC assure l’indépendance de l’opération du cédant et des actifs. Même si celui-ci tombe en faillite, la SPC continuera à exister et les investisseurs sont assurés d’avoir accès aux flux financiers générés par le portefeuille d’actifs. En effet, les créanciers d’un cédant ne pourront pas récupérer les actifs. Afin d’assurer la pérennité de la SPC en cas de faillite du cédant, toute une série d’intervenants professionnels sont utilisés dans l’opération, tels que des sociétés spécialisées dans la gestion de société de type SPC. 
Schéma de base d’une titrisation 
Une banque, le cédant, souhaite lever un financement basé sur un portefeuille de crédits .la banque cède à la SPC, créée pour l’occasion, le portefeuille de crédits ainsi que tous les droits attachés. .la SPC émet des obligations dont les intérêts et les remboursements en capital seront assurés exclusivement par les flux financiers du portefeuille de crédit ; .avec le résultat de l’émission obligataire, la SPC paie à la banque le prix de vente du portefeuille. 
Économiquement, tout se passe pour la banque comme si elle avait obtenu le financement « en direct » et elle s’est assuré un financement sur base de la qualité du portefeuille de crédit. 
Juridiquement, il n’y a aucun rapport entre l’investisseur et la banque, puisque la SPC est interposée entre les deux : la faillite ou le défaut du cédant n’aura d’effet ni sur l’opération, ni sur les investisseurs. La titrisation cette voie, est d’autant plus opportune que les créanciers (banques locales) se posent la question de la viabilité de la dette, malgré la garantie de l’Etat. Les banques concernées refusent d’abandonner des créances qui se chiffrent en milliards. Si les banques épongent les créances les fonds propres de certaines banques de la place risquent de fondre comme beurre au soleil 
Nous convenons certes avec les banquiers, qu’une dette est jugée viable s’il est prévu que l’emprunteur sera en mesure de continuer d’assurer son service, sauf forte correction probable du solde de ses revenus et dépenses. A l’inverse, une dette devient est non viable lorsqu’elle continue de s’accumuler plus rapidement que le capital de l’emprunteur à assurer le service. Pour déterminer quel niveau d’endettement est viable, il faut prévoir l’évolution des engagements et établir des hypothèses pour les taux d’intérêts, les revenus, unité de transaction, le volume monétaire. Un terrain d’exercice pratique sur lequel le banquier excellent. L’instrument financier énoncé, la titrisation des créances futures s’adapte comme montage financier dans l’espèce : les ICS 
*B.A.A (banque). M. Economies. UQUAM Canada. 
Diplomas - Investing and money management Diploma  
Crédit management. 
Ancien fonde de Pouvoir Principal de Banque. 
Administrateur délégué Africa Finances Consulting. ssfallconsultant@yahoo.fr 
AUDITION DE L’ANOCI PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE 
Karim Wade accepte le principe et plaide pour une large diffusion de la séance 
jeudi 18 octobre 2007, par Nettali / 
Le Populaire - Les responsables de l’Agence nationale de l’organisation de la conférence islamique (Anoci) ont décidé de répondre à l’invitation de l’Assemblée nationale afin d’y être auditionnés. En outre, Karim Wade et compagnie, « dans un souci de transparence » et pour « la bonne information des Sénégalais », disent souhaiter que « cette séance d’audition soit filmée par la télévision » et « fasse l’objet d’une large diffusion ». C’est l’une des principales conclusions de la réunion du Conseil de surveillance de ladite structure qui s’est tenue hier. 
L’Anoci, qui a réuni hier son Conseil de surveillance, sous la présidence de son président, Karim Wade, a décidé de répondre positivement à la séance d’explication de l’Assemblée nationale. Et contrairement à ce qui a été avancé dans la presse, faisant état d’un ajournement de cette séance d’audition, les responsables de l’Anoci tiennent à se présenter devant les députés. « Les membres du Conseil ont été informés de la décision de l’Assemblée nationale d’auditionner les responsables de l’Anoci et de la volonté du président et du Directeur exécutif de l’Anoci de répondre à cette invitation de la représentation nationale. Mieux, dans un souci de transparence et pour la bonne information des Sénégalais, ils ont souhaité que cette séance d’audition soit filmée par la télévision et fasse l’objet d’une large diffusion ». Une décision qui a agréé le Conseil de surveillance qui, selon le communiqué qui a sanctionné sa réunion, a « vivement salué cette disponibilité des autorités de l’Anoci qui traduit leur attachement aux principes de transparence et de bonne gouvernance ». S’agissant d’ailleurs de bonne gouvernance, le Conseil a « examiné » et « adopté » le rapport sur les marchés passés de 2004 à 2006. Et c’est pour relever « avec satisfaction que plus de 98% des marchés de l’Anoci sont passés par appel à la concurrence ». Les membres dudit organe de contrôle se sont aussi « réjouis des dispositions arrêtées par l’Agence nationale de l’Oci en vue de se conformer au nouveau Code des marchés publics avec notamment l’élaboration d’un plan de passation des marchés transmis à la Cnca depuis le mois de juillet 2007 ». Le Conseil a aussi « examiné » et « adopté » le projet de budget de l’Agence nationale de l’Oci pour l’année 2007. Dans la même veine, il a « approuvé les comptes de l’Anoci, ainsi que le rapport d’exécution du budget pour l’année 2006, à la suite du rapport du Commissaire aux comptes attestant de la régularité et de la sincérité des comptes de l’Anoci ». 
« Les hôtels de catégorie 5 étoiles luxe seront livrés dans les délais requis » 
Il faut par ailleurs relever que le Conseil de surveillance de l’Anoci a « passé en revue les rapports d’activité du Directeur exécutif, Abdoulaye Baldé » et « pris connaissance de l’état d’exécution du programme de construction des infrastructures routières et hôtelières de l’Anoci ». Et c’est pour noter « avec satisfaction » que « les hôtels de catégorie 5 étoiles luxe Radisson SAS Dakar (ex-Sea Plazza), Baobab Cap Manuel et Baobab Mamelles sont déjà en phase de finition et seront livrés dans les délais requis ». De plus, ledit communiqué renseigne qu’« à la demande du Royaume d’Arabie Saoudite, le Complexe Sa Majesté King Fahd-Méridien Président fait l’objet d’une réhabilitation et d’une extension. Ces travaux financés par l’Arabie Saoudite et confiés à la société saoudienne Saudi Binladin Groupe (SBG) ont pour objectif de faire de ce réceptif de référence un complexe hôtelier 5 étoiles ». Les membres du Conseil de surveillance estiment en outre que « la construction de nouveaux hôtels permettra d’une part l’arrivée de nouvelles enseignes hôtelières au Sénégal (Sheraton, Radisson, SAS, NH Hôtels) et d’autre part, de donner une nouvelle orientation au secteur du tourisme. En plus du tourisme balnéaire, le programme hôtelier de l’Anoci dont la réalisation se poursuivra au-delà du Sommet de l’Oci, favorisera le développement d’un tourisme d’affaires et le positionnement du Sénégal comme une destination privilégiée entre le Maroc et l’Afrique du Sud », peut-on également lire dans le communiqué signe par le porte-parole, Baïdy Agne, président du Conseil national du patronat. Dans la même lancée, l’Anoci, « en vue de répondre à la forte demande et à l’instar de ce qui se fait à l’occasion de l’organisation des grandes rencontres internationales comme le G8 », révèle que « le Sénégal mettra également à la disposition de ses hôtes un bateau de croisière de 1275 chambres ». Une décision qui a rencontré l’assentiment des membres dudit Conseil, estimant que cela « témoigne du sens de l’anticipation des autorités de l’Anoci ». Pour ce qui concerne les infrastructures routières, le Directeur exécutif de l’Anoci a, toujours selon le communiqué signé par Baïdy Agne, « fait le point sur l’état d’avancement des travaux d’extension et d’embellissement de la Corniche Ouest et de la Voie de dégagement Nord ». Abdoulaye Baldé a également informé ledit Conseil de la décision du Fonds saoudien de « financer les travaux d’extension et d’aménagement des routes de Ouakam et de l’aéroport ». Il a toutefois tenu à préciser que « compte tenu des délais très courts, ces travaux ne seront entamés qu’à la suite du Sommet de l’Oci ». Aussi le Conseil a « approuvé la décision de la Commission des marchés de l’Anoci de déclarer infructueux l’avis d’appel relatif à ce marché ». Le Conseil de surveillance de l’Anoci n’a pas manqué de se féliciter « du niveau de réalisation des travaux routiers et hôteliers qui ont déjà permis la création de milliers d’emplois et l’amélioration de la mobilité urbaine, notamment sur la Corniche Ouest et la Voie de dégagement Nord ». Il a également exhorté la Direction exécutive à « redoubler d’efforts pour une bonne exécution desdits chantiers ». Avant d’appeler à « l’observation rigoureuse des chronogrammes d’exécution des travaux pour une livraison à bonne date des infrastructures hôtelières et routières ». À cet effet, le Conseil a « salué la décision des autorités de l’Agence de l’Oci de s’attacher, par appel d’offres international, les services du cabinet SECPI/SGI en qualité d’Assistant à Maître d’Ouvrage ». 
 
ELECTIONS DE REPRESENTATIVITE 
Où est passé le budget destiné à l’organisation du scrutin ? 
Par Mamadou Mika LOM | SUD QUOTIDIEN  
 
Les élections de représentativité qui sont prévues le 21 novembre prochain, soit dans un peu plus d’un mois, vont-elles réellement avoir lieu à cette date ? 
Pour quelques leaders syndicaux membres de la commission électorale nationale, rien n’est moins sûr. Et ce qui risque de retarder une fois de plus le déroulement de ce scrutin tant attendu depuis 2002 par les acteurs sociaux c’est la question de son financement. 
Car si l’on en croit des sources proches des dix huit centrales syndicales impliquées dans la préparation et l’organisation de ce rendez-vous historique pour le monde du travail sénégalais, l’organisation de ces élections va nécessiter un coût global de 350 millions de nos francs. Et depuis 2002 l’Etat aurait débloqué le fonds en trois tranches ( 250 millions et 100 millions et 50 millions) destinés donc au financement de l’organisation et du déroulement du scrutin. 
C’est dire que sur la question des moyens, le chef de l’Etat semble avoir honoré son engagement vis-à-vis des organisations syndicales même si par ailleurs personne ne peut dire jusque-là, à en croire certaines sources syndicales, ce qui a été fait avec cet argent par les différents cabinets ministériels qui se sont succédé à la tête du département depuis 2002 et qui ont eu à gérer directement le dossier. 
Ainsi se pose alors la question de savoir si l’Etat va débourser de nouveaux fonds pour la consultation. Ce qui, du reste n’est même pas exclu, même si l’Etat n’est pas disposé, faute de moyens, à débourser d’un seul coup le montant global demandé. Il va plutôt procéder par compte goutte. Or du point de vue de Sidya Ndiaye, Secrétaire de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (Fgts), sans le budget global prévu pour l’organisation de cette consultation, on va vers l’impasse. 
Car il va falloir reporter pour une énième fois la tenue de ces élections dont l’issue est capitale pour la gestion de l’avenir du mouvement syndical Sénégalais. C’est pourquoi, sûrement la rencontre prévue ce mercredi avec la nouvelle ministre du travail et des organisations syndicales, dont l’ordre du jour porte sur un point unique qui est relatif aux élections de représentativité, sera déterminante pour l’organisation de cette consultation à date échue. Déjà au sein du mouvement syndical, d’aucuns expliquent cette lenteur par la seule volonté des tenants du pouvoir de donner la chance aux organisations syndicales qui leur sont proches de pouvoir pour mieux se préparer. Vrai ou faux ? 
La réponse à cette question sortira des dispositions prises par la nouvelle ministre du travail pour organiser ou pour reporter à une date ultérieure cette élection. 
II - Le choléra au Sénégal : L’impératif de conduire des stratégies multisectorielles 
 
 
Dans l’optique de stratégies de prévention agissant sur le milieu, sur la base d’une rationalité exclusivement scientifique, on comprend que l’enjeu de la prévention soit sans fin, car tout se passe comme si l’exigence infinie de mesures préventives et curatives adressée au ministère de la Santé et de la Prévention, se trouvait transférée dans des attentes à l’égard du milieu. Il a fallu interdire la vente des sachets d’eau sur la voie publique, ce qui procède d’une logique de prévention totalisante, car subordonnant toute l’organisation sociale à la rationalité médicale. En dehors des politiques favorisant la promotion de la santé et qui mettent l’accent sur les relations réciproques entre population, environnement, mode de vie et santé, le ministère de la Santé et de la Prévention médicale s’évertue, d’une part, à améliorer l’accessibilité des soins de qualité par des investissements massifs dans les infrastructures et dans les ressources humaines et, d’autre part, à encourager des modifications organisationnelles et institutionnelles qui vont dans le sens d’une meilleure accessibilité des soins pour tous.  
La définition des politiques en matière de santé s’est trouvée souvent limitée par le caractère multidimensionnel des déterminants et par la difficulté d’intervenir sur les causes structurelles, alors que l’action publique se déployait plus facilement à travers des mesures ciblées sur des populations défavorisées. La question qu’on peut se poser aujourd’hui c’est comment, et notamment, à des fins de prévention et d’intervention publique, ordonner et articuler les différents déterminants des inégalités de santé dans notre pays. Le choléra souffre encore d’une approche trop sectorisée et finalement imperméable aux véritables relations de cause à effet évidentes qui, dans la réalité, déterminent la maladie. Du point de vue du personnel, de l’expérience et des compétences, le ministère de la Santé n’est pas en mesure de supporter la charge supplémentaire que représentent les tâches intersectorielles pouvant influer sur la mortalité maternelle. L’impératif de conduire aujourd’hui des stratégies multisectorielles visant une gestion efficiente des ressources est reconnu par tous et pourtant bien des obstacles s’y opposent qu’il faut s’efforcer de circonscrire : certains d’ordre idéologique ou politique, d’autres scientifiques et conceptuels.  
Très souvent, cloisonnement et stratification restent le modèle de l’administration sénégalaise, dont des secteurs importants, déterminants de santé sont encore très peu perméables à des logiques qui impliquent un décloisonnement des appareils. La difficulté liée à la collaboration intersectorielle dans le secteur de la santé tient aussi à l'absence des mécanismes systématiques permettant d'identifier et d'analyser les effets ou l'impact sur l'état de santé des mesures prises par d'autres secteurs apparentés à la santé. Des politiques claires, énoncées au plus haut niveau de décision, et des cadres juridiques et institutionnels pour une action intersectorielle dans le domaine de la santé font encore défaut dans notre pays. Il faut noter aussi l'absence de consensus sur les priorités entre différents secteurs ; la faiblesse du secteur de la santé dans les négociations, l’absence de méthodes et mécanismes fermement établis qui reposent sur la planification et la mise en œuvre plurisectorielle. Il faut aujourd’hui montrer en quoi les pratiques et les théories appliquées au développement sanitaire, notamment en termes de multisectorialité, de superposition des territoires et des systèmes d’acteurs sont nécessaires pour la construction d’une gestion territoriale des risques liés au choléra.  
Au niveau déconcentré, la mise en place de ces derniers se fera derrière les représentants de l’Etat que sont les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets. A ces éléments structurants de l’action sanitaire à l’échelle locale, il reviendra de faire en sorte que le secteur de la santé soit associé au relevé des différentes articulations qui, dans le contexte des programmes de développement économique, existent entre la santé et son environnement. Il devra s’agir en somme d’une mise ensemble cohérente des structures administratives, des fonctions et des techniques en vue d’une meilleure utilisation des ressources disponibles pour atteindre le meilleur état de santé possible. Ces espaces permettront de favoriser une culture de santé publique locale qui donne une place de plus en plus importante à une approche privilégiant la promotion des comportements favorables à la santé au détriment d’une approche uniquement curative, et qui favorise l’amélioration de l’efficacité de l’éducation pour la santé et la sécurité sanitaire dans la région. Cette affection a toujours révélé un énorme besoin des populations de participer, à travers des cadres de concertation originaux, aux différentes activités du ministère de la Santé et de la Prévention. Les autorités ayant compris aussi qu’elles ne peuvent se réserver la responsabilité d’élaborer ou de mettre seules en œuvre, les mesures qu’appelle l’hygiène de l’environnement, elles ont donc établi de nombreux partenariats afin que les questions de l’hygiène du milieu deviennent la responsabilité conjointe de tous les individus et de tous les groupes qui vivent dans le même environnement. L’intégration des communautés dans la prise en charge des problèmes de santé a été ainsi renforcée aussi bien en termes d’opportunités, d’amélioration des systèmes existants, de collecte de données au niveau le plus périphérique que de mobilisation collective pour les questions liées à l’environnement, notamment la gestion des ordures et des eaux stagnantes.  
La politique de la santé et de la prévention se découvre alors à travers une multitude de faits, qui ne relèvent pas à proprement parler des politiques de santé et de prévention. L’ordre politique qui s’est ainsi constitué autour du choléra ne s’est pas constitué seulement à travers, d’un côté le pouvoir de guérir que représentent les techniciens de la santé, et de l’autre, le gouvernement auquel on identifie les institutions. Il a fait également intervenir l’usager qui n’est ni détenteur de compétence, ni pourvu d’une autorité particulière. Ce dernier tire sa légitimité de l’autorité de la cité. La prévention opère et produit dans le champ de la praxis, et ce champ n’est pas clos ; elle ne saurait exister indépendamment des pratiques sociales auxquelles elle s’alimente et dans lesquelles elle intervient. Une définition élargie de la prévention non limitée, comme c’est souvent le cas, aux seuls aspects médicaux et prenant en compte les déterminants environnementaux, sociaux et culturels d’état de santé, permet de jouer sur les causes, plus que sur les conséquences sanitaires. Ce qui permet de penser que la pertinence des mesures de prévention mises en œuvre du seul fait de cette maladie, se révèle infiniment plus complexe qu’elle n’apparaît.  
Dans l’optique d’une politique de prévention agissant sur le milieu, sur la base d’une rationalité exclusivement scientifique, on comprend que l’enjeu de la prévention soit sans fin, car tout se passe comme si l’exigence infinie de soins adressée à la médecine curative caractérisant cette épidémie, se trouvait transférée dans des attentes à l’égard du milieu. Il faudra que les programmes développés insistent sur la nécessité pour chacun de se réapproprier sa propre santé et adosser cet engagement à la citoyenneté en matière de prévention à de nombreuses mesures qui en favorisent l’exercice : éducation alimentaire et formation à l’hygiène. En dehors du fait que chacun doit prendre conscience du patrimoine que représente sa santé. Il faut aussi décliner la responsabilité de chacun. Pas de droit à la santé, sans démarche active et responsable de chacun. Pas de logique de droits sans logique de devoirs.  
Au cours de cette épidémie, de nouvelles interrogations ont surgi auxquelles nous ne pouvons répondre que par un dialogue national : comment fonctionne le complexe pathogène lié à cette maladie ? Quels sont les risques que le choléra devienne épidémo-endémique du fait de la situation épidémiologique qui prévaut dans la sous-région ? Comment faire pour que les acquis en termes de comportements se pérennisent ? Dans quels espaces sociaux se construisent aujourd’hui les normes et les pratiques qui ont des effets différenciés sur la santé ? Comment se diffusent ces normes ? Etc. Il faudra des regards croisés pour comprendre une réalité sur laquelle s’exercent plusieurs logiques et qui appelle une action multisectorielle et concertée s’exerçant au niveau de plusieurs angles d’attaque. (Fin)  
Professeur Oumar FAYE Directeur de la Santé  
Le faux débat sur la dévaluation du franc Cfa  
 
 
Depuis le mois d’avril, notre collègue Serge Michaïlof a multiplié les articles sur ‘l’impérative nécessité de dévaluer le franc Cfa’ dont la parité avec un euro toujours plus fort et un dollar toujours plus faible, ‘étrangle’ ou ‘plombe’ les exportations des pays africains de la zone franc. Pèle-mêle, il amalgame, certainement trop rapidement, la situation catastrophique des cotonculteurs africains, les déficits massifs du commerce avec la Chine pour en définitive rendre l’arrimage du franc Cfa à l’euro comme responsable de toutes les mauvaises performances. En toute logique, il faut dévaluer pour rétablir toutes les compétitivités et dans tous les domaines. Pour aller plus haut et plus vite, il faut, implicitement ou explicitement, un éclatement salutaire de la Zone franc : la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale par exemple n’a plus aucune raison d’y rester, elle doit en sortir et créer sa propre monnaie.  
L’auteur est un scientifique respectable, un décideur engagé et un technicien favorable à la cause africaine. Toutefois, en dehors des effets de style, du reste propres à tous nos collègues de sciences-po, spécialiste des discours bien construits et souvent bien inconsistants, son analyse est restée techniquement insuffisante sur toute la ligne et politiquement dangereuse. Il manque à cette évaluation une solide base théorique et une évaluation chiffrée consistante. Sans doute, cela justifie largement le propos indigné et désappointé du Gouverneur de la Banque de France Christian Noyer qui déclare qu’il ‘n’arrive pas à comprendre pourquoi (l’idée d’une dévaluation) revient sans arrêt et sans raison fondamentale, ni économique, ni politique’. Aucun des problèmes soulevés par Serge Michaïlof comme l’amélioration du double déficit des finances publiques et de la balance commerciale, l’appréciation des cours des matières ou l’industrialisation ne trouvent leur solution dans les manipulations monétaires.  
Versons un peu dans l’anecdotique : bien vrai qu’avec la dévaluation, les ‘Mercédès’ et autres ‘4 /4’ coûteront plus cher, mais les usines aussi ainsi que les autres biens d’équipement. Egalement, si les pays développés continuent de subventionner leurs agriculteurs, à quel taux faut-il dévaluer le Cfa pour prendre des parts de marché ? Si la grande usine du monde, en l’occurrence la Chine, a besoin des matières premières africaines, pourquoi les lui offrir à faibles prix ? Si les factures pétrolières et céréalières augmentent de façon exponentielle (rattrapage par rapport au dollar faible), alors comment faire face ? En effet, malgré la baisse du dollar, les subventions au secteur énergétique par les Pays non producteurs de pétrole ont induit une perte de croissance de 1,8 % (selon nos estimations, soit plus de 400 milliards de francs Cfa). Qu’en serait-il si le dollar était à un niveau plus élevé ? Ne tombons pas dans les travers des évaluations d’artificier et sachons regarder sereinement, techniquement la portée et la limite de la dévaluation comme mesure de politique économique dans la contexture actuelle des pays africains de la zone franc où, malgré tout, la croissance économique est revenue, les déséquilibres internes et externes s’améliorent, l’inflation est mieux maîtrisée et les avoirs extérieurs augmentent. La dévaluation peut-elle booster cette situation ou alors, serait-elle plutôt contre-productive ?  
Pour rappel, l’ouverture internationale d’un pays est profitable lorsque ses produits sont compétitifs et pour mesurer celle-ci ainsi que ses variations, on utilise généralement le Taux de change effectif réel (Tcer), qui apprécie la variation du taux de change effectif nominal (Tcen) par rapport au taux d’équilibre. Le Tcer donne une bonne estimation des conséquences sur la balance extérieure des variations du Tcen, liées aux modifications de prix résultant des changements d’efficacité du système productif. Il procure une bonne appréciation de l’évaluation des coûts de production domestique des biens internationaux, ceux qui font l’objet d’une demande mondiale et qui doivent guider la spécialisation. Pour que l’indice de compétitivité reste stable, il faut que les coûts nationaux de production des biens échangeables restent proches de ceux des autres pays concurrents, et donc que l’inflation interne reste voisine de celle des pays partenaires. Ce qui signifie, faut-il le rappeler sous une autre forme, que toute hausse des prix internes qui serait supérieure à la hausse des prix internationaux, pondérés par le taux nominal, entraînera une baisse du Tcer, c’est-à-dire une surévaluation du taux réel, et donc une perte de compétitivité que l’on corrige de trois manières en terme de politique économique : diminuer le taux nominal, c’est-à-dire dévaluer la monnaie nationale ou baisser les prix domestiques ou encore, augmenter les prix internationaux, par exemple grâce à la production aux frontières.  
La dévaluation dite réparatrice, comme celle de 1994, était intervenue suite à la surévaluation du Cfa qui a fortement contribué au creusement des déficits externes qui ont alors amplifié les déséquilibres internes (accroissement du déficit des finances publiques et de l’endettement ; menace d’insolvabilité) pour en définitive compromettre la croissance. Ce cercle vicieux est alors corrigé par modification du taux de change effectif réel pour obtenir un effet de ciseaux sur les exportations (stimulées) et sur les importations (comprimées). Au niveau strictement théorique, dans la globalisation financière caractérisée par la désintermédiation, la déréglementation et le décloisonnement, la dévaluation n’a plus cette efficacité technique d’antan. Est-on sûr de pouvoir gagner des parts de marché par simple création de grands écarts de parité ? Aucun technicien au monde n’ose, aujourd’hui, recommander une dévaluation pour prétendre améliorer quasi automatiquement la balance commerciale. Si l’on ne tient compte ni du théorème des élasticités croisées, ni des coûts de production, ni des capacités compétitives. Le risque est grand de s’installer dans un cycle infernal et incontrôlable de dévaluation en cascade sans incidences économiques positives, mais avec des effets sociaux catastrophiques.  
C’est pourquoi la dévaluation est rarissime et ne peut être entreprise qu’après une analyse factuelle minutieuse des grandes masses de la balance commerciale, des flexibilités et rigidités structurelles du système productif, du niveau d’inflation, de l’état des avoirs extérieurs. Après quoi, il restera aux études d’impact de définir l’échelle du taux de la dévaluation. Ces précautions théoriques et pratiques ne sont nullement observées dans les divers articles à sensation qui nous sont servis dans la presse.  
Il faut savoir que les mécanismes monétaires ne sont pas créés pour eux-mêmes. Ce sont des instruments qui facilitent la production et les échanges. En conséquence, ils doivent refléter les mécanismes productifs et s’y conformer. La stabilité d’une monnaie peut être défendue par sa banque centrale, mais pas indéfiniment. A long terme, la stabilité de la monnaie d’un pays dépend de la convergence de son économie et de la coordination de sa politique avec celles de ses partenaires. Dans les pays en voie de développement, la difficulté s’accroît avec la nécessité de donner à cette politique des objectifs à plus long terme. Il ne s’agit plus seulement de rétablir l’équilibre extérieur par la politique macroéconomique traditionnelle, mais d’assurer une croissance durable de l’économie et d’initier une véritable politique de développement.  
Globalement, personne ne met en doute que les avantages substantiels (stabilité, confiance, attractivité, incitation, rigueur de la gestion de la monnaie commune, etc.) du système de la zone franc. Il faut simplement dire que certaines mutations sont arrivées à maturité et doivent, en toute conséquence, être introduites. Sur ces réformes, les universitaires avaient déjà ouvert le débat à Abidjan, lors d’un colloque présidé par le Professeur Mamadou Koulibaly (président de l’Assemblée nationale). J’étais l’un des parrains de cette manifestation (mon texte est disponible dans mon site) avec les Professeurs Ondo Ossa, Tchetche Nguessan, Tounamama et Pascal Salin, dont la contribution était de taille. La diversité enrichissante des échanges avaient débouché sur la proposition d’une réforme globale et concertée qui aboutirait à la mise en place d’un mécanisme de gestion du taux de change qui tienne compte des contraintes de compétitivité des différents pays membres au regard de l’ensemble de leurs relations commerciales et financières avec le reste du monde. Egalement, il a été largement discuté la question de la monnaie unique en Afrique de l’Ouest dans la perspective de la création de la seconde zone monétaire dans le cadre de la Cedeao.  
Je reste toujours surpris de nous voir conseiller d’entamer des réflexions par des collègues français totalement inattentifs (ignorants) à nos recherches sur des questions qui engagent notre propre avenir. Il ne s’agit rien de moins qu’un mépris culturel absolument inexplicable : Léopold Senghor doit se remuer mille fois dans sa tombe ; il nous avait pourtant prévenus.  
Professeur Moustapha KASSE Président de l’Ecole de Dakar www.mkasse.com  
Par Mamadou Oumar Ndiaye 
Éditorial : Pourriture... 
samedi 16 décembre 2006, par Nettali /  
Quel pays ! Sommes-nous donc des Robinson Crusoe vivant sur une île lointaine, coupés du monde entier ? Voilà en tout cas un pays, le Sénégal, où les scandales ne révoltent plus personne à force d’être récurrents, répétitifs, généralisés. On n’a pas encore fini de parler de ce fameux « butin » qui aurait été à l’origine de la guerre entre le président de la République et son ancien Premier ministre, M. Idrissa Seck, de l’affaire des six milliards de francs cfa offerts par la République de Taïwan à notre pays et versés dans le compte chypriote du fils d’un conseiller spécial du chef de l’Etat, que voilà un autre scandale qui éclate. 
Cette fois-ci, il s’agit d’un conseiller spécial du chef de l’Etat en charge des Nouvelles technologies de l’information et de la communication qui est pris en flagrant délit de corruption. Ce conseiller spécial qui n’est autre que le fils du ministre de la Justice a touché visiblement au moins 300 millions de nos francs versés par la société britannique Delarue. Laquelle n’est autre que celle-là même qui a gagné le marché de l’informatisation du fichier électoral national, ainsi que de la fabrication des cartes d’identité numérisées. Des cartes tellement mal faites qu’il est difficile de reconnaître leurs titulaires à partir des photos qui y sont apposées. Et dont la durée de vie ne devrait pas excéder deux ans, contrairement aux précédentes dont certaines ont dépassé allègrement le cap des 15 ans. Voire des 20 ans ! Cette société Delarue, donc, a gagné le marché de l’établissement du nouveau fichier électoral et de la fabrication des cartes d’identité sans qu’il y ait eu réellement compétition. Seules trois sociétés auraient été consultées dans des conditions obscures, sans appel d’offres ouvert au motif que les sociétés retenues auraient à manipuler des données extrêmement confidentielles qu’il n’était pas prudent de mettre dans n’importe quelles mains. Et le tour était joué ! Officiellement, ce marché s’est monté à 14 milliards mais par la suite il y aurait eu divers avenants pour le porter à 20 milliards de francs généreusement payés par le contribuable sénégalais. Et comme pour tout contrat de ce genre, des commissions royales ont dû être distribuées. Si l’on sait que le pourcentage normal dans ce genre d’opération, c’est 10 %, ce sont donc des sommes variant entre 1,4 et 2 milliards de nos francs qui ont dû être débloquées par la société Delarue dont la gérante est si soucieuse de discrétion, comme elle a tenu à le faire savoir à nos confrères du « Quotidien » qui ont décroché ce scoop de l’année. Des confrères à qui nous tirons bas notre chapeau. Dans les milieux informés de Dakar, on parle de quatre à six milliards de francs qui n’auraient pas été perdus pour tout le monde. En fait, dès que ce marché nébuleux avait été attribué, certains journalistes savaient de sources sûres que des commissions faramineuses avaient été touchées par ceux-là qui avaient attribué le marché. « Synopsis », la seule société sénégalaise qui avait gagné un lot dans ce marché, n’avait pas eu plus de 500 millions de francs.Il paraît qu’elle court encore derrière le reliquat de son argent, alors que Delarue avait reçu des milliards de francs cfa d’avance avant même le début des travaux. 
Quoi qu’il en soit, les journalistes avaient noté dans leurs calepins que l’affaire Delarue était un des plus gros scandales de l’Alternance et cherchaient discrètement des preuves depuis. Mais comme toujours dans ce genre d’exercice, la difficulté pour le journaliste, c’est de disposer des preuves écrites. Et voilà donc que des chèques émanant de Delarue atterrissent dans les comptes bancaires de deux rejetons du ministre de la Justice. Lesquels racontent des histoires à dormir debout pour expliquer l’origine de ces fonds. 
Dans l’affaire révélée par Le Quotidien, il paraît évident que M. Thierno Ousmane Sy et son frère Arona ont reçu leur part des commissions distribuées par Delarue. Et ce même s’ils n’ont touché à l’évidence que des miettes, d’autres s’étant servis plus royalement qu’eux. Il n’en reste pas moins que, comme le montrent les reçus de versement publiés par le confrère, c’est bien le Thierno Ousmane Sy, conseiller spécial à la présidence de la République , qui a reçu les fonds. Et le plus scandaleux, c’est que ce monsieur en charge des Ntic n’ait pas démissionné immédiatement de ses fonctions. Car c’est bien le moins. Au lieu de quoi, il nous sert des déclarations pseudo-vertueuses genre « lorsque j’ai été nommé à la Présidence , j’ai confié ma société à mon frère pour éviter des conflits d’intérêts ». Mon oeil ! Pourquoi donc, dans ce cas, des chèques destinés à la société Genesis, qui lui appartient mais qu’il fait gérer par son frère, se sont-ils retrouvés dans son compte bancaire personnel ? Et pourquoi ce cheminement tortueux des chèques - qui ont dû passer par une société écran créée par un collaborateur qu’ils avaient licencié - si nos deux frères n’avaient rien à cacher ? Et puis pourquoi, après avoir viré ce collaborateur pour « indélicatesse » - il aurait fait chanter un fournisseur chargé du nettoiement du siège de « Genesis » - financer ensuite les activités de la société qu’il a créée à coups de centaines de millions de nos francs ? Bref, les deux frères Sy s’empêtrent dans la mélasse de leurs contradictions. Et puis, pour moins que ça, M. Ibrahima Touré dit Ito, l’expert qui gérait les sociétés de l’ancien Premier ministre, a passé plus d’une semaine au violon, échappant de justesse au mandat de dépôt pour la prison de Rebeuss. 
Dire que voilà deux charmants jeunes gens dont le ministre de la Justice de père fait preuve d’une sévérité implacable à l’endroit des détourneurs de deniers publics, ou supposés tels, dans l’affaire des chantiers de Thiès, et qui touchent des commissions dans un marché de l’Etat ! À tout le moins, M. Cheikh Tidiane Sy est mal placé pour être neutre dans cette affaire pendante devant la Justice et dans laquelle ses enfants sont partie prenante. Comment voulez-vous que la Justice puisse être rendue de manière impartiale dans ce dossier où les propres fils du ministre de la Justice sont les plaignants ? Et ce même si la corruption n’est pas le chef d’inculpation retenu. Pour le moment... Car il faudra bien qu’une information judiciaire pour corruption puisse être ouverte rapidement. Pour une fois que le président de la République , qui prétendait ne jamais disposer de preuves de corruption, a une occasion de montrer sa détermination à éradiquer ce fléau chez nous, on espère qu’il ne s’en privera pas. Pour une fois que la commission de lutte contre la corruption, la concussion et la non-transparence est au courant de cette affaire, on attend donc que la Justice soit saisie et qu’on aille jusqu’au bout. De même, Transparency International, Aide Transparence, le Forum Civil, la Raddho et d’autres organisations du genre doivent se saisir de cette affaire et lui donner le retentissement international qu’elle mérite. Nous savons la Justice anglaise intraitable pour tout ce qui touche à la corruption, qu’elle soit active ou passive, et nous espérons qu’elle sommera les responsables de Delarue de s’expliquer et de dire tout ce qu’ils savent sur ce marché des cartes d’électeurs et d’identité numérisées passé par le ministère de l’Intérieur du Sénégal. Mais négocié à la présidence de la République ! La mobilisation doit se poursuivre jusqu’à ce que la Vérité éclate au grand jour et que tous les responsables qui ont touché des commissions soient punis. En attendant, M. Thierno Ousmane Sy et son père, le ministre de la Justice , M. Cheikh Tidiane Sy - qui a jeté en prison injustement le grand patron Bara Tall - doivent démissionner. Telle est notre position par rapport à ce scandale... 
Mamadou Oumar NDIAYE 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 18.10.2007
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