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La ruse
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trop c’est trop
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IGNORANCE
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La tragique extinction de la vie publique au

La tragique extinction de la vie publique au Sénégal  
Quand la République et son école sont asphyxiées par la «religion» Pour ne pas être coupable de complicité silencieuse, le citoyen que je suis, a le devoir de dénoncer ce que sa modeste conscience ainsi que son statut d’intellectuel en quête de science et de vertu considèrent comme une aberration politique et sociologique. Le Sénégal en tant que République laïque est en train de voir ses fondements être quotidiennement pilonnés par des comportements inciviques, immoraux et ouvertement irrationnels, d’individus qui prétendent agir au nom et pour le compte de la religion. La notion d’espace public est totalement évacuée de la conscience de beaucoup de citoyens à cause d’une rare cupidité dans l’occupation de l’espace public à des fins communautaristes. La société n’est pas seulement une coexistence d’individus, elle est également un lieu de coexistence de plusieurs communautés dont le devoir est d’échanger des biens et des valeurs, de respecter la différence et de cultiver la tolérance positive : ces communautés sont les ethnies, les races, les religions, les confréries, etc. Le bon sens suffit pour convaincre tout individu normal de la prééminence et de la primauté de la société sur les communautés car, ces dernières ne peuvent exister que sous le mode de l’exclusivisme. L’essence et la vocation même de la société est de garantir la coexistence pacifique de ces différentes communautés par l’institution de normes et de principes aptes à réaliser leur «commun vouloir de vivre ensemble». La société et l’Etat ont pour vocation d’aménager et d’assainir un espace de rencontres et d’échanges dont la sacralité réside dans son caractère public : sans ce caractère public, c’est-à-dire non exclusif, l’espace géographique comme l’espace sonore sont immédiatement privatisés par les individus et les communautés.  
Au Sénégal, un pays qui prétend être une République laïque, il n’y a presque plus d’espace public ; tellement le chauvinisme confrérique et ethnique est devenu arrogant et asphyxiant. Le dernier rempart et l’unique pépinière de la République, à savoir l’école est aujourd’hui usurpée ouvertement au vu et au su de tout le monde par des forces confrériques honteusement tapies dans l’ombre de la convoitise et de l’instrumentalisation de jeunes et fragiles citoyens. Ces derniers, abasourdis par une crise multidimensionnelle et multisectorielle, sont à la merci de la rapacité sournoise d’adultes qui ont ingénieusement travesti la religion et les confréries en modes de production au sens marxien du terme. Des modes de production pires que celui capitaliste : voilà ce que sont devenues les confréries dans notre pays ! Le capitalisme, lui au moins, a tourné le dos à l’obscurantisme. Dans les lycées et collèges de mon pays, les élèves ont, sous l’impulsion d’enseignants désœuvrés et mal inspirés, créé une toute nouvelle forme de scolarité : des représentants de leur confrérie dans l’espace scolaire ! L’espace scolaire a perdu son caractère républicain dès lors qu’il est devenu un espace où chaque confrérie s’est arrogée le droit de circonscrire dans l’enceinte même de l’école une zone de prêche où de fanatiques disciples se rencontrent durant les heures de pause pour vivre, disent-ils, leur foi : ils discutent, font la prêche et entonnent des chants religieux.  
Depuis quand l’école est-elle devenue un lieu de culte ? Au nom de quoi la République devrait-elle entretenir des lieux et ses occupants pour la propagation des confréries ? On me répondra que l’école est un lieu d’éducation des enfants et cela doit prendre en charge leur religiosité. Voilà un argument dont la superficialité est manifeste : l’école a d’abord pour vocation une éducation civique et si elle doit dispenser une éducation religieuse, cela doit être fait de manière institutionnelle et rationalisée. Il y a des centaines et des centaines de daaras (écoles coraniques) disséminés dans le pays : qui n’a jamais vu dans ces écoles coraniques des talibés (apprenants) se regrouper par affinités confrériques ? Pourquoi ce qu’aucune école coranique ne permet ni ne tolère devrait-il être permis par l’école de la République ? C’est ahurissant, ce qui se passe présentement dans l’espace scolaire : des dizaines voire des centaines d’élèves regroupés par confrérie sous les bâtiments, quotidiennement et en toute liberté, sans que l’Administration ne réagisse. Qui pourra demain arbitrer et solder les luttes d’influence et les conquêtes de territoire physique qui, inéluctablement, opposeront les différentes forces en présence sur le terrain ? A quelle heure de la journée de tels élèves fréquenteront-ils les bibliothèques ? 
Tout le monde sait que derrière ces agissements, il y a une course effrénée vers l’acquisition de disciples dont on ne se soucie ni de la destinée ici bas ni du salut dans l’au-delà : ce n’est ni Dieu (Swt) ni les saints auxquels ces bouffons de la religion se réfèrent et prétendent servir qui motivent leurs actions. Tous leurs agissements sont motivés par l’avidité pour le prestige et pour l’argent facile : il y en a dont la vacuité intellectuelle est tellement anormale que la seule façon qu’ils ont de l’occulter est d’aller snober et abrutir de jeunes enfants. Il faut que l’école soit défendue et sauvée de ces prédateurs doublés de canailles. Emma Goldman, féministe et anarchiste américaine, a raison de dire que «le pêché impardonnable dans toute société est la liberté de pensée» : tous ceux qui observent le profil bas face à ce fléau savent bien qu’ils n’ont aucune raison de se taire si ce n’est le défaut de courage. On ne peut pas continuer à laisser l’école être squattée par les religions et les confréries, il y va de la survie de notre société et de notre République. 
Il y a une sorte de morbidité confrérique ou confessionnelle dont le mode opératoire est la frilosité accompagnée d’une sorte de névrose religieuse qui s’exprime par le tapage et l’occupation illégale, intempestive et intempérante de la voie et de l’espace publics. Notre rapport avec la religion est tellement trouble et occulte qu’on ne peut sentir sa foi qu’en la faisant sentir bruyamment aux autres. Personne ne peut plus dormir au Sénégal, personne n’a la quiétude si nécessaire à la piété authentique et à l’élaboration d’œuvres intellectuelles de valeur parce que simplement, dans chaque quartier, il y a toujours de faux dévots qui s’assemblent tous les jours pour exécuter des prestations indignes des piètres clowns. Au nom de quoi une dizaine de personnes doit-elle s’arroger le privilège insolent d’ameuter tout un quartier sous le prétexte qu’elle organise une cérémonie religieuse ? Si le Saint Coran et les sublimes écrits (poèmes et traités théologiques) des saints de ce pays étaient constamment lus et appris, y aurait-il autant de tapages ? C’est justement l’ignorance qui se voile et la paresse intellectuelle qui se nie qui sont les véritables raisons de ces dérives religieuses. On n’a pas besoin de sonorisation pour faire cette insipide comédie qui n’est ni religieuse ni civique : les dahiras ont pour vocation de forger des hommes, de les éduquer, pas de les divertir ni de les abrutir. Il est temps que les pouvoirs publics, les intellectuels, les parlementaires et les citoyens de ce pays délibèrent de façon globale et approfondie sur la laïcité et sa signification pour que l’enfermement dont certains citoyens sont victimes de la part d’autres soit levé. Il faut réglementer, légiférer, dans toutes les sphères de la société pour combattre l’anarchie toujours aux aguets et prête à usurper le moindre espace équivoque. Quand la République chancelle face à la religion et aux communautés, c’est déjà l’extinction de toute vie publique.  
Les hommes sont ainsi faits que tant qu’on les laisse faire, ils ne s’astreignent pas de limites raisonnables, leur cupidité et leur nature fourbe ne les inclinent qu’à l’excès tant qu’ils ne rencontrent pas d’obstacles. Dans Les Lois, Platon fait dire à l’athénien ceci : «Les hommes doivent nécessairement établir des lois et vivre selon des lois, sinon rien ne permet de les distinguer des bêtes les plus sauvages à tous égards. La raison en est la suivante : aucun être humain ne possède, en vertu de sa nature, le don de connaître ce qui est le plus profitable aux hommes en tant que citoyens ; et même s’il le connaissait, il ne serait pas toujours en mesure de vouloir et de faire le meilleur.» Au lieu de perdre du temps à délibérer sur des futilités politiciennes entre camps politiques que seul l’intérêt oppose, les citoyens de ce pays doivent occuper l’espace médiatique pour défendre les principes apolitiques mais absolument indispensables. C’est au Sénégal seulement qu’on entend un muezzin faire l’appel à la prière à quatre heures du matin pour une prière qui se fait à six heures (6) du matin ! C’est au Sénégal seulement qu’on voit cette absurdité consistant à émettre à la radio de la mosquée, à partir de 4 heures du matin, des versets du Saint Coran que nul, y compris celui qui met le disque, n’a la lucidité et la présence d’esprit d’écouter convenablement. C’est quoi cette tartufferie ?  
On voit donc que le dérèglement de l’école n’est que le prolongement du dérèglement de la société et que l’usurpation de l’espace scolaire par les religions et les confréries n’est que l’écho de l’insociabilité dont nous faisons montre dans nos quartiers en occupant unilatéralement l’espace public. Puisque l’école est financée par la République, elle doit être le reflet de celle-ci et non l’appendice des confréries, ces dernières peuvent se circonscrire des espaces d’actions étrangers à l’espace scolaire. Si elles sont incapables de prêcher sur leur terrain, ce n’est pas dans l’école qu’elles doivent se compenser : celle-ci doit cesser d’être un vivier de disciples de confréries. Ces élèves qu’on manipule n’habitent pas à l’école, ils n’y dorment pas : ils ne viennent à l’école que pour recevoir des enseignements laïcs et scientifiques, on a tout le temps de les recruter dans les dahiras de quartier et de village, le reste n’est qu’ostentation puérile.  
 
Alassane K. KITANE - Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck -Thiès  
 
 
Un appel à Youssou Ndour  
Vous êtes un citoyen libre d’avoir des ambitions politiques. C’est tout à fait légitime.  
 
 
Vous êtes un artiste de renommée internationale dont les performances dépassent les seules frontières nationales du Sénégal.  
 
 
Vous vous êtes forgés une carrière riche et éclatante dans le monde musical grâce à vos talents personnels et à votre leadership.  
 
 
Vous avez, tout au long de votre parcours exceptionnel, porté votre choix sur des thèmes de société et sur des sujets d’actualité que vous avez harmonieusement mariés avec de belles mélodies qui forcent le respect et l’admiration.  
 
 
Vous continuez à remplir les salles de spectacle d’où vous rejoignent, avec un grand bonheur, une foule de personnes, de toutes nationalités et professions confondues, prêtes à savourer la richesse et la diversité de votre patrimoine culturel et musical.  
 
 
Votre dernier album, Dakar-Kingston, vient confirmer, une nouvelle fois, votre fidélité aux valeurs intrinsèques qui lient l’Afrique et la Diaspora.  
 
 
Votre parole et vos chansons sont porteuses d’espoirs et véhiculent des messages dont la crédibilité est fortement liée à votre personnalité et à votre liberté d’expression.  
 
 
Vos réalisations multisectorielles sont nombreuses. Vos succès sont indéniables. Vous êtes une référence dans ce que vous savez faire le mieux. Ce n’est pas rien que vous portez le titre prestigieux de Roi du Mbalax, que vous avez reçu plusieurs distinctions de marque et que vous êtes investi de missions humanitaires, avec rang d’Ambassadeur de bonne volonté.  
 
 
Votre combat pour les droits de l’homme, la paix, la justice, la dignité, la solidarité et la tolérance est noble. Il peut être amplifié à travers l’art que vous savez si bien nourrir de vos belles chansons.  
 
 
S’il vous plaît, Youssou Madjiguéne, n’entrez pas dans l’arène politique sénégalaise.  
 
 
Fraternellement, 
 
Mamadou Lamine Seck 
 
 
BENNO OU LA METAPHORE DE L’ESPOIR : Le pont et la porte  
Écrit par Amadou Sarr Diop  
Jeudi, 06 Mai 2010 12:41  
Le débat sur l’alternance est chez beaucoup de sénégalais un débat de conscience, du fait qu’aux yeux de tous, y compris les vaincus du 19 mars, l’alternance de 2000 était synonyme de rupture historique, une sorte d’élan vital pour redonner espoir. Que retenir de cette aventure extraordinaire, de ce grand réveil pour le peuple sénégalais, si ce n’est un brouhaha historique, un projet avorté qui a fait plus de bruit que de bien. L’alternance a fini par accoucher un monstre. Les élections locales de mars dernier ont, non seulement, attesté que l’alternance a fait plus de bruit que de bien, mais elles ont indiqué à l’opposition la voie tracée en perspective des élections de 2012.  
 
L’esprit de Benno est devenu une exigence ; le cadre unitaire qui l’incarne représente pour beaucoup de sénégalais, au-delà de ses composantes politiques, une alternative viable pour une transition apaisée et intelligente qui aura comme cadre référentiel les conclusions du dialogue inclusif des Assises nationales. Benno prend du coup le sens de la métaphore de l’espoir que je traduis par le dualisme simmelien : le pont et la porte. Dans le dualisme du sociologue Georg Simmel, le Pont symbolise la continuité et le cheminement, la Porte symbolise la rupture et prend le sens d’une évolution positive. Le pont représente la dynamique unitaire des trahis de l’alternance qui en étaient des acteurs principaux et les socialistes qui n’ont pas répondu aux sirènes de la transhumance. La Porte représente la maturation de ce processus qui a fini par se cristalliser en un véritable cadre organisationnel qui trouve dans les Conclusions des Assises nationales un schéma programmatique pour une transition alternative au pouvoir de Wade. Voilà, pourquoi, selon le mot de Mody Niang, « Benno vaut tous les sacrifices ». Il est le pont de la continuité, du rêve de 2000, malgré la présence en son sein des vaincus de Mars 2000. Il est aussi la porte qui s’ouvre vers un avenir meilleur. 
 
Contexte politique actuel et les scénarios probables : contextualisation et signification politique 
Dans le contexte politique et sociologique du moment, on assiste à une reconfiguration du champ politique où se décline une bipolarisation Benno/Pouvoir avec comme toile de fond l’oubli des identités partisanes, la marginalisation des partis politiques comme entités autonomes. Le confinement d’une bipolarisation entre Benno et Wade constitue le prisme à travers lequel se conjuguent les attitudes, les positions politiques et, éventuellement, la distribution de l’électorat. Dans ce contexte, ainsi décrit, se joue un avenir politique qui préfigure quatre scénarios possibles.  
Le premier scénario, auquel adhère la majorité des sénégalais, est le renforcement de Benno Siggil Sénégal pour le compte de deux objectifs : le départ de Wade et la réalisation d’un consensus dans le cadre d’un programme de transition et de rupture. Dans cette dynamique unitaire, l’opposition aurait réuni à la fois la majorité sociologique et politique en sa faveur pour faire, non seulement partir Wade en lui imposant un rapport de forces qui pourrait le dissuader à vouloir procéder à la confiscation du pouvoir par tous les moyens, mais créer les conditions d’une gouvernance de rupture. Le second scénario est l’éclatement de Benno, préfigurant un renforcement du camp présidentiel et le maintien du PDS au pouvoir. 2012 n’étant pas demain, Wade dans ce cas peut avoir les ressorts et toute la latitude pour inverser la tendance actuelle de l’échiquier politique issue des élections de Mars dernier. La refondation du PDS autour d’un projet fédérateur d’un grand parti libéral est, au-delà de sa mise en scène pour propulser son fils, une des tentatives de renversement des rapports de forces politiques avant les prochaines échéances électorales dont la date dépendra en partie des situations et des rapports de force sur le terrain. Procéder à des candidatures plurielles, en misant sur un deuxième tour, du reste peu probable, où le candidat de l’opposition le plus placé pourrait fédérer autour de sa personne et battre Wade, constitue le troisième scénario. Il est l’option de ceux qui ont une lecture simpliste du contexte politique actuel. Avec l’éclatement de Benno, Wade peut miser sur des soutiens éventuels de vastes franches de l’opposition qui seraient issues des dissidences des partis qui n’auraient pas vu leur candidat accéder au deuxième tour. Mieux, le plus probable est la manipulation des institutions par Wade et son régime pour la suppression du deuxième ou la mise en place d’un dispositif de fraude électorale du fait de la dispersion de l’opposition « en quête de positionnement avant, durant la campagne électorale et durant le s scrutin du premier tour ». Le quatrième scénario, celui de la catastrophe pour notre pays, serait l’affrontement ouvert entre le pouvoir et l’opposition en dehors des canaux traditionnels pour le règlement pacifique des conflits. Le Sénégal peut aujourd’hui basculer dans le chaos et la violence à tout moment, du fait de la conjonction des facteurs d’une crise dont l’ampleur et la profondeur ont fini d’atteindre un seuil critique. 
 
L’impératif d’une majorité politique et sociologique  
S’il y a un débat qui mérite de focaliser les forces de l’opposition, c’est celui qui se joue dans le registre des considérations porteuses d’avenir pour le peuple sénégalais. Ousmane Tanor Dieng a raison de dire qu’aucun sacrifice ne sera de trop pour sauver le Benno. L’avenir du Sénégal se joue dans la mise en œuvre des conclusions des Assises nationales dont le caractère national et inclusif se situe plutôt dans leur portée historique et la qualité des hommes de valeur qui les ont conduites que dans la participation de toutes les composantes politiques. Pour cela, une majorité politique et sociologique doit être un impératif auquel doit aspirer Benno pour alterner l’alternance et se donner les moyens de gouverner ensemble. La majorité politique et sociologique qu’il faudra réaliser pour mener à fond les réformes nécessaires ne peut se réaliser en dehors d’un cadre unitaire, dans une large concertation. Il faut œuvrer pour la jonction entre Benno et les mouvements citoyens. Dans cette dynamique unitaire, comme impératif politique pour marquer l’histoire et redonner espoir au peuple qui a fait de Benno un cadre identitaire, les partis de Benno doivent être ensemble pour gagner en 2012 et gouverner ensemble. L’idée est majeure pour deux raisons : d’une part, cela permet de créer un cadre organisationnel adossé à un programme de mandature pour redresser ce pays et d’autre part, trouver une équipe autour d’un leadership de groupe pour donner à cette équipe les bases sociologiques et politiques dont le Sénégal aura besoin pour changer de trajectoire. 
Ne pas commettre l’erreur de 2007 doit être le credo de l’opposition. Ceux qui ne prennent pas en considération les leçons de l’histoire sont condamnés, comme le dit, Georges Santayana, à la répéter. La recherche d’un messie qui a été la donne en 2000 et la perspective d’un deuxième tour qui a guidé les options en 2007 sont les deux leçons que Benno devra méditer en 2012. 
 
Suppression du second tour : la politique de l’autruche de la minorité intellectuelle 
 
 
L’actualité est dominée, ces derniers jours, par le débat sur la suppression ou non du second tour de l’élection présidentielle. Et comme toujours, à l’origine se trouve une minorité d’intellectuels, qui pensent avoir raison avec leurs argumentations, en oubliant exprès certaines données essentielles pour cette question. Le Sénégal est un pays où l’on vote depuis de très nombreuses années avec une tradition de second tour bien ancrée dans les masses populaires qui représentent la plus grande partie des électeurs. 
Nous ne reviendrons pas longuement sur les arguments qui mettent l’accent sur l’économie de quelques milliards à faire avec la suppression du second tour, car la démocratie a un prix beaucoup moins élevé que le prix d’un tripatouillage ou d’une élection fantaisiste. L’autre disait que l’éducation est chère, c’est vrai, mais il est encore vrai qu’une personne non éduquée coûte beaucoup plus cher à la société de par ses errements. 
 
Cependant au-delà des aspects économiques, très minimes, il est urgent de se pencher sur le charme de deux tours d’élections en démocratie et les éclaircissements que cette ‘gymnastique’ peut nous apporter pour une bonne lisibilité de la carte politique de notre pays. Ce qui n’arrange naturellement pas quelques ‘politiciens professionnels’ qui n’ont de base que l’espace médiatique. En effet, le maintien des tours est l’occasion d’éclairer l’opinion sur le poids électoral de chaque acteur politique et de chaque mouvance à partir de données réelles issues du premier tour de l’élection. Aujourd’hui ici, comme partout ailleurs, des personnalités politiques ont des bases bien définies, où ils ont une confiance locale avant de prétendre à des ambitions nationales. Cette confiance locale se traduit par une bonne représentativité aux travers des joutes électorales régulières. Il faut souligner que le représentant, en politique, est celui qui incarne le représenté et celui qui agit en son nom. 
 
Dans un ‘Etat représentatif’, ‘le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants’, déclarait l’abbé Sieyès, déjà dès le 7 septembre 1789, résumant ainsi de manière saisissante cet étrange tour de passe-passe. L’enjeu reste le même : il est celui de la ‘trahison’, toujours possible, du représenté par le représentant. Il le trahit dès lors qu’il ne lui ressemble pas (au sens où une reproduction ‘trahit’ l’original). Il le trahit également dès lors qu’il ne traduit pas correctement ses volontés. Dans les démocraties modernes, c’est bien la ‘représentativité’ des gouvernants, condition de la légitimité de leur action, qui se trouve mise à l’épreuve dans une sorte de procès permanent. 
 
Ce qui nous permet de se pencher sur le second argument des détracteurs du second tour, c’est-à-dire empêcher ou limiter les ententes et les négociations entre parties politiques et individualités entre les deux-tours. Cette position est le symbole même d’un ‘anti démocrate’, si vous permettez l’expression. En effet, la démocratie est le régime politique ou, plus largement, un corpus de principes philosophiques et politiques, voire le phénomène social égalitaire, dans lequel le peuple est souverain et détient le pouvoir collectivement. On résume souvent ce corpus à la formule d’Abraham Lincoln : ‘Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple’, qui a été introduite dans la Constitution de 1958 de la Ve République française. En bon démocrate, le temps entre les deux tours est l’occasion d’échanger, de discuter sur des principes de bonne gouvernance une fois arrivé au pouvoir. 
 
Ces principes de bonne gouvernance ne veulent nullement dire seulement un programme de gouvernement et le partage des responsabilités, mais le respect de la parole donnée aux populations lors de la campagne électorale et le respect des lois et règlements trouvés sur place. Le changement d’une des lois fondamentales de la République ne peut pas toujours se faire par une minorité intellectuelle ‘bien pensante’.  
 
Encore une fois, la démocratie n’a pas de prix et retourner la parole au peuple souverain est un acte élémentaire pour une démocratie qui se veut grande !  
 
Mbaye Babacar DIAGNE ababacarmbaye@yahoo.fr/babacar.diagne@imsp-uac.org Tél : 776562810  
 
 
 
 
Plus important que la candidature unique, l’indépendance de l’Assemblée nationale  
Le Sénégal, pour rendre ses institutions fonctionnelles et consolider sa démocratie, doit changer le mode de scrutin des Législatives. Pour jouer pleinement son rôle de représentant du peuple, la seule valeur personnelle du député ne suffit pas. Il faut lui donner plus de légitimité par son mode de désignation. Quand le citoyen sénégalais va voter aux Législatives, dans les faits, il accorde, par sa voix, un quota de députés à un parti politique (liste nationale ou départementale). Il n’intervient pas à proprement parler dans le choix des hommes. Il est réduit à accorder sa voix à un groupe présenté par un parti politique. 
Pour dire les choses crûment, le député sénégalais n’est pas élu. Il est désigné par son parti. Le vote du citoyen n’intervenant que pour départager les partis politiques en compétition. 
La conséquence la plus néfaste de ce mode de désignation est que le député n’est pas le député et le représentant du peuple, il est à la solde du parti politique qui a décidé de sa position sur ses listes. S’il est placé par son parti en début de liste, ses chances d’être élu augmentent proportionnellement. S’il ne répond plus aux mots d’ordre du parti, il pourrait se retrouver relégué en queue de liste (au mieux), perdant toute chance d’être réélu.  
Et, comme dans la plupart des partis politiques sénégalais, un homme seul (le chef-propriétaire du parti) use de son pouvoir de définir et d’imposer les listes, alors le député, en définitive, est le député de cet homme ! C’est ainsi que l’on a entendu un député dire, sans sourciller, qu’il est le député du Président Wade. Voilà à quelle sorte de perversion peut aboutir notre mode de désignation des députés. 
Rendre le député responsable devant le peuple, c’est la condition à remplir pour réduire sa dépendance vis-vis du parti politique. Le député doit être le député d’une circonscription électorale, devant laquelle il sera responsable. Cela augmentera sa légitimité et sa dignité et ceci, même dans son propre parti politique. Cependant il aura toujours besoin de la solidarité de son parti pour des raisons pratiques de mise en commun de moyens de communication, d’élaboration et de cohérence de discours politiques ou autres ; mais il n’en sera plus l’obligé obtus et déresponsabilisé. 
A mes concitoyens sénégalais, je lance un appel pour réclamer une Assemblée nationale indépendante de la tutelle écrasante des partis politiques, une Assemblée de représentants authentiques du peuple. Changer le mode de scrutin des députés pour une Assemblée de représentants du peuple et non une Assemblée d’affidés aux partis politiques. 
 
Mamadou DIOUF - maddiouf@live.fr 
 
Sécurité publique : la prévention de la délinquance  
Dans un article intitulé « Évolution de la criminalité au Sénégal », Sud Quotidien a pu réactiver la politique de communication du Haut commandement de la Gendarmerie, à travers le résumé d’un document intitulé « statistiques descriptives » de ses activités pour l’année 2009. Ce document de haute facture, à caractère scientifique, donne aux sénégalais une meilleure lecture de la criminalité dans notre pays afin d’aider les autorités étatiques et les élus à lutter efficacement contre ce phénomène. 
 
 
Néanmoins, les autorités de la gendarmerie ont eu le courage de cerner les limites de leurs actions en préconisant des efforts allant dans le sens de la prévention des infractions par le décèlement précoce des tendances criminelles, notamment par le renforcement des dispositifs de renseignement pour rendre plus opérationnel les services de sécurité voire de défense de notre pays. 
 
Notre contribution d’aujourd’hui a pour but de relever le niveau du débat sur la sécurité publique, par la proposition de mesures innovantes pour la prévention de la délinquance à la place de la répression pour la paix sociale dans notre pays. 
 
La prévention de la délinquance comme une politique publique permanente 
 
Dans le cadre de l’évolution globale de la société sénégalaise, les autorités étatiques devraient réfléchir à une loi consacrée à la prévention de la délinquance comme une politique publique permanente. Pour l’inscrire dans la durée et lui donner les moyens de se développer de façon cohérente et efficace, des innovations institutionnelles et administratives seront nécessaires. 
 
Dans cette perspective, un comité interministériel de prévention de la délinquance pourrait être créé par décret. Présidé par le Premier ministre ou, par délégation, par le ministre de l’intérieur, il pourrait être composé, outre le Premier ministre, les ministres chargés de l’intérieur, de la défense, de la justice, des affaires étrangères, des transports, de la famille, de l’éducation nationale, de la santé, de la décentralisation et de la jeunesse. Il fixera les orientations de la politique gouvernementale en matière de prévention de la délinquance et veillera à leur mise en œuvre. Il coordonnera l’action des ministères et l’utilisation des moyens budgétaires consacrés à la politique de prévention de la délinquance. 
 
Il pourrait disposer d’un Secrétariat Général du Comité Interministériel de Prévention de la Délinquance (SGCIPD) qui aura pour rôle de préparer les travaux et les délibérations du CIPD, de rédiger chaque année le rapport au Parlement retraçant les résultats de la politique de prévention de la délinquance et exposant les orientations de l’État en ce domaine. Il animera et coordonnera la politique de l’État en matière de prévention, encouragera et financera les initiatives locales dans ce domaine au moyen d’un fonds interministériel. Il organisera l’échange d’information sur les pratiques les plus efficaces et favorisera l’expérimentation, avec l’aide de la société civile et des partenaires au développement. 
 
Sous la conduite du Secrétaire général du CIPD, les administrations concernées prépareront conjointement la loi relative à la prévention de la délinquance, ses décrets d’application et les circulaires interministérielles. En plus de ces missions transversales, le SGCIPD concentrera son action sur les thématiques suivantes d’essence interministérielle : la prévention de la délinquance (publication de l’ensemble des textes d’application, sensibilisation à l’utilisation des dispositions législatives nouvelles et mise en place de mécanismes d’évaluation), le développement de la télédétection et de la prévention situationnelle, le renforcement des dispositifs de suivi individualisé des publics les plus exposés à la délinquance, et une approche prospective de la prévention de la délinquance pour diminuer les actions en justice ou de réduire le volume de travail des greffes des cours et tribunaux voire la population carcérale. 
 
L’élaboration d’un Plan national de prévention de la délinquance et d’aide aux victimes 
 
Le Premier Ministre pourrait fixer les objectifs suivants au Comité interministériel pour l’élaboration d’un Plan national de prévention de la délinquance :  
prévenir plus efficacement les actes de malveillance dans les lieux de la vie quotidienne et développer la prévention situationnelle ;  
consolider les partenariats locaux de prévention et favoriser leur coordination en positionnant le maire au centre du dispositif ;  
prévenir la délinquance des mineurs dès l’école, la maison ou le quartier ;  
mieux protéger les victimes et améliorer la prévention des violences intrafamiliales. 
 
Dans cet optique, il reviendra au Secrétaire général du CIPD d’assurer, au niveau national, la coordination et le suivi du plan, en rapport avec les maires et les services de sécurité voire de défense. 
 
La création d’un Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance 
 
L’État pourrait créer une l’Agence nationale de Prévention de la Délinquance qui disposera d’un fonds interministériel destiné à financer la réalisation d’actions dans le cadre des plans de prévention de la délinquance, à inscrire dans le code général des collectivités territoriales et dans le cadre de la contractualisation mise en œuvre entre l’État et les collectivités territoriales en matière de politique de la ville. Ce fonds pourrait recevoir la part des crédits délégués par l’État à cette agence, destinée à financer des actions de prévention de la délinquance, ainsi qu’un montant prélevé sur le produit des amendes forfaitaires de la police de la circulation. 
 
Aussi, le comité interministériel de prévention de la délinquance fixera les orientations et coordonnera l’utilisation des crédits de ce fonds. En application de ces orientations, le conseil d’administration de l’agence approuvera les programmes d’intervention correspondants et répartira les crédits entre les départements. Ces crédits seront délégués au représentant de l’État dans le département. Annuellement, il est fait rapport aux instances territoriales de prévention de la délinquance des actions financées par le fonds, en regard des moyens financiers engagés et des objectifs poursuivis. Une synthèse de ces rapports pourrait être présentée une fois par an au comité interministériel de prévention de la délinquance. 
 
Un décret, validé par le pouvoir judiciaire, déterminera les conditions d’application d’une présente mesure. 
 
Un Partenariat efficace pour la Prévention de la Délinquance 
 
Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) a été créé en 1994 à titre d’organisation non-gouvernementale (ONG). Son siège se situe à Montréal (Canada). Le CIPC constitue l’unique instance internationale réunissant des acteurs de tous les continents, spécialisés dans le domaine de la prévention de la délinquance et de la criminalité urbaine. Le CIPC est aussi un centre de ressources pour la communauté internationale en rassemblant et diffusant des informations relatives aux pratiques et politiques de prévention et de sécurité. Il a pour mission d’aider les pays et les villes à améliorer la sécurité des collectivités et à réduire la criminalité et la violence par la mise en œuvre de politiques, stratégies et actions de prévention efficaces et durables. 
 
Pour se faire, l’État pourrait solliciter le concours de United Nations African Institute for the Prevention of Crime and the treatment of Offenders, (UNAFRI), Afrique. En effet, l’UNAFRI est membre du CIPC . Il a été créé afin d’offrir des services visant à répondre à des problèmes croissants de prévention et de répression de la criminalité dans la région africaine. Son travail consiste notamment à promouvoir les activités de collaboration et une action concertée pour s’attaquer aux problèmes prioritaires de criminalité dans le contexte du développement ; fournir une base empirique pour la prise de décisions grâce à des recherches en matière de politiques ; encourager la mise en commun et l’échange d’expertise, d’expérience et d’information ; et aider à la promotion de méthodes autochtones et de solutions innovatrices en s’inspirant des traditions et des orientations africaines. 
 
Enfin, l’Organisation Mondiale des Frontières, BORDERPOL regroupe plusieurs experts en matière de sécurité des frontières, notamment de la Police, des Douanes, de la Gendarmerie, de la Sécurité des transports terrestres, maritimes et aériens, des spécialistes de stratégie et de géopolitique et des opérateurs des sociétés qui exercent une activité en rapport avec le franchissement des frontières. Son siège est à Ottawa (Ontario) au Canada. Il pourrait aider l’État à décliner des stratégies pour une meilleure protection des frontières tout en facilitant les connections entre personnes et pays frontaliers. 
 
Au regard de ce qui précède, n’est-il pas urgent de revoir notre politique de sécurité publique par la coordination des actions de l’État, des collectivités territoriales et des services de sécurité et de défense voire des ONG spécialisées pour la paix sociale dans notre pays ? 
 
Par Malick Cissé,  
Consultant expert  
E-mail : malickcisse82@yahoo.fr 

 

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Modifié en dernier lieu le 7.05.2010
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